La valse comme chemin de vie. Apport des participants.1 (en cours de rédaction)

Il est clair que pour valser, il faut s’accorder sur un certain nombre de conventions. Il en va de même dans tout : lorsqu’on construit une maison, il faut savoir où l’on va mettre la porte, lorsqu’on écrit un livre, il faut lui donner un titre, lui trouver une police, savoir s’il y aura des chapitres. Il en va de même dans la valse.

Lors du dernier cours, donné dans le cadre de la « Fête de la danse » il a fallu s’accorder sur qui va « mener » la valse, qui avance, qui dirige, qui suit, qui recule, d’autant plus qu’il n’y avait pas toujours un partenaire féminin et un masculin. Cela a été intéressant de voir comment chacun définissait son rôle et comment il acceptait celui de l’autre. C’est l’accord essentiel, ensuite il a fallu suivre la musique et pas tout le monde entend le même rythme, pas tout le monde peut suivre la vitesse de la musique. En soi, dans ce genre d’atelier, ce n’est pas important, il faut seulement savoir que l’on n’est pas dans le rythme et qu’on valse « autrement », c’est intéressant et on peut trouver un rythme où tout le monde est « sur la même longueur d’onde » !

L’une des participantes s’est félicitée d’avoir assisté au cours-atelier car elle pensait être trop âgée, craignait de ne pas pouvoir suivre. Or, tout s’est bien passé. Elle a pris son temps, mais la vie nous le donne quand on sait voir, et elle a été ravie de constater qu’elle pouvait suivre.

À un moment donné, la vitesse de la musique a été tellement grande que seul un couple a pu suivre. Cela a aussi été intéressant, car une trop grande vitesse, soit l’abus, abus au sens large et symbolique dans notre vie – cadence de travail, rentabilité, pouvoir, etc. – ne peut conduire à l’harmonie.

Personne n’avait suivi de cours de valse et tous ont été contents de connaître un peu de l’histoire de cette danse si élégante qui prend en compte tellement d’éléments. En cours de route, les uns ont demandé comment on fait lorsqu’on voit que quelqu’un d’autre arrive tout près, si pour avancer il faut toujours le faire avec la même jambe, bien des questions qui ont permis de tout mettre en place et qui m’ont fait savoir que la présence des participants était totale.

En conclusion : l’exercice a été réussi !

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Atelier de mouvement du corps et de l’esprit. Apport des participants.1

Ce qui est fabuleux avec ce genre d’atelier, c’est la diversité de réactions des participants alors qu’on examine un même texte. En effet, je présente un poème de ma composition avec la possibilité de l’interpréter de trois façon différentes :

  • une interprétation uniquement verbale ;
  • on choisit l’un des éléments du poème et on l’interprète avec le corps et l’esprit. On devient corps avec lui  et on vit l’histoire racontée dans le poème ;
  • on assimile le poème à une histoire vécue et on l’interprète.

Soutien musical : le poème est soutenu par une musique en consonance. Cette fois-ci, j’ai eu la permission d’utiliser des morceaux joués par le grand flûtiste roumain Ion Bogdan Ștefănescu, un de mes bons amis.

Seule règle : il faut avoir une fin qui soit satisfaisante, heureuse, apaisante. Cette fois-ci, lors de l’atelier présenté dans le cadre de la « Fête de la danse » – Neuchâtel, j’ai montré les  deux poèmes suivants :

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Apport des participants : certains se sont imaginés au bord de l’eau, l’une a joué avec une flaque, une autre a trouvé très difficile d’imaginer quelque chose, un autre s’est dit qu’il fallait imaginer quelque chose, une forêt est venue et des feuilles se sont mises à tomber, une autre a été le nuage et le soleil a été là tout le temps, pour une autre le soleil est venu diviser les nuages et apporter la lumière, pour une autre encore l’image était le printemps, pour un autre un élément perturbateur lui est venu à l’esprit mais il a pu changer le résultat, une autre encore a vu le miroir est entré dans le miroir car il y avait un paysage printanier, elle s’y est promenée et quand la cloche a sonné elle s’est demandé si elle était dans une réalité ou dans le reflet et la question est restée ouverte. Finalement que sait-on de la réalité ?

Rappel de la règle, il faut finir avec une pensée, une sensation qui nous satisfasse. C’est important car nous portons tous nos messages dans notre corps, ceux en surface et ceux enfuis, ceux qu’on désire, avec raison ou sans raison et ceux qu’on ne désire pas avec raison ou sans raison ! Comme vous le voyez, c’est tout simple !

Non, c’est vrai, ce n’est pas simple, mais la pensée est un élément essentiel dans notre vie et on devrait ne nourrir que les pensées qui nous rendent heureux et qui rendent les autres heureux. Il n’est pas simple de dire non plus si ce qui nous rend heureux est bon pour nous ou non, mais la pensée devrait nous aider à construire notre vie et celle des autres. On le sait, la pensée surgit en nous, c’est ensuite que commence le vrai travail.

La raison de cette diversité d’interprétations tient au fait que nous avons tous des vécus différents ; cela implique que personne n’a tort et que chacun a raison. C’est quand même assez particulier. Ensuite, il faut quand même que l’expérience soit vécue comme nourrissante, et on en revient au rôle de la pensée.

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