Roger rend visite à Zully et la prend en photo

J’avais prévu de faire une série de spectacles intimistes en cette période de confinement, mais même si on est trois personnes en tout, ce n’est pas possible. Alors, je travaille seule et profite pour monter un prochain spectacle. Je demande à Roger Peeters, celui qui fait les films de mes danses, de venir faire quelques photos.

Centre commercial Bucur. La dernière fois que je suis allée à Bucarest, je suis allée à ce centre et y ai acheté du tissu rouge pour faire un rideau parce que j’ai l’intention de faire des danses sur un tel fond. Le tissu est magnifique. Pour le moment, je n’ai suspendu qu’un pan.

Musique dérangeante. Je précise que dans ce centre commercial on entendait de la musique – selon les endroits c’était trop fort – toute la journée et certains vendeurs avaient mal à la tête, étaient de mauvaise humeur et lorsqu’ils rentraient à la maison, un rien les énervait.

J’ai expliqué l’affaire au directeur. Cela s’est passé il y a près de deux ans, au mois de novembre. Il m’a expliqué qu’ils allaient faire quelque chose mais après Noël. Au printemps suivant, je suis allée et la promesse avait été tenue. Je félicite ce directeur commercial qui a compris la problématique. C’est plutôt rare.

Les choses se lient les unes les autres dans mon monde. Cela se passe tout seul. J’ai présidé une association qui s’est occupée de nuisances sonores et autres incivilités à Neuchâtel et donc je connais le sujet. J’ai même créé une fédération car des habitants d’autres villes ont été confrontés à la même expérience engendrée par des émissions sonores trop fortes. Le bruit de ce type n’a rien de subjectif. Les effets des vendeurs du centre commercial de Bucarest en font partie, n’importe quel médecin vous le dira. Alors, quand je suis entrée dans le centre, je n’ai pas eu besoin de beaucoup d’explications. J’ai pu intervenir et c’est un soulagement.

Voici les photos de Roger ; montage fait par moi.

Entrée au temple.

Les danses. Pour en revenir aux danses que je pensais monter sur un fond rouge, je trouve peu à peu l’inspiration. L’une sera « Entrée au temple » et une autre sera une danse de cour. Mais, pour le moment, il faut que je puisse suspendre les deux autres pans du rideaux et, quelle chance ! Roger va me donner un coup de main car il faut percer un trou dans le mur qui est en pierre calcaire.

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Un garçonnet de trois ans et l’eau du lac de Neuchâtel

Je courais le long du lac pour aller me baigner et j’entends une maman dire à son garçonnet d’environ trois ans de ne pas aller dans la flaque d’eau. Je m’arrête et l’enfant montre toujours des signes d’aller vers l’endroit interdit. La maman répète et l’enfant poursuit. Je vais vers le garçon et lui dis que s’il écoute maman, je pourrai alors lui apprendre quelque chose sur l’eau.

L’enfant doit se demander pourquoi j’interviens. On ne se connaît pas. Je lui demande s’il voit l’eau qu’il y a dans le lac (le lac est légèrement agité même s’il n’y a pas de vent ou alors, je ne le sens pas). Je lui dis que l’eau bouge et que dans le corps on a aussi de l’eau et qu’elle bouge comme celle du lac. En fait on a aussi des lacs qui bougent dans notre corps. Il regarde son corps et fait non de la tête. Je comprends qu’il me dit qu’il ne voit rien bouger. J’explique qu’on ne voit rien parce qu’on a de la peau dessus, mais qu’on est vraiment comme le lac et que même quand on dort, l’eau bouge. L’enfant désigne d’un petit doigt la flaque d’eau. Je comprends qu’il me dit que l’eau de la flaque ne bouge pas et je lui dis, c’est vrai, dans la flaque l’eau ne bouge pas. Il me montre une autre flaque et je le félicite parce qu’il a compris que l’eau de son corps est comme celle du lac et pas comme celle de la flaque. Je dis au revoir et il fait signe avec la main.

Au revoir avec la main, en fait l’enfant bouge tout son bras. En regardant son geste, je profite pour lui dire que lorsqu’on bouge le corps, l’eau de nos lacs bouge encore plus et lui montre un endroit où le petit Seyon va se répandre dans le lac et lui dis que c’est comme cela. L’enfant dit quelque chose que la maman interprète et lui répond, non, ici il n’y a pas d’orques. L’enfant dit encore quelque chose et la maman traduit « les orques mangent les phoques ». Je dis au garçon que je ne savais pas que les orques mangeaient des phoques et le remercie de m’avoir appris cela. On le sait, il n’y a pas d’âge ni pour apprendre ni pour enseigner.

Aujourd’hui. Deux jours sont passés et je rencontre le petit gaçon avec sa maman et son papa. Il s’arrête et la maman me sourit. Je lui dis que j’ai pensé à lui et aux lacs de nos corps. Je dis à la maman que grâce à ce que j’ai dit au petit garçon, je vois mieux mes lacs et que c’est pour cela qu’il faut porter une attention particulière lorsqu’on enseigne, car tout nous revient. Il ne faut jamais enseigner juste pour un salaire. Je le sais mais je suis toujours étonnée de la prise de conscience chaque fois plus profonde qui se fait en moi toutes les fois que j’explique quelque chose. D’ailleurs, il en va ainsi de tous les mots et de toutes les pensées que nous avons.

Une boule en chocolat. Le garçonnet ouvre sa main droite et me montre une boule en chocolat enroulée dans du papier alluminium violet. Un magnifique violet. Je le prends comme un signe, lui dis que c’est très beau et on se dit au revoir.

Un de ces jours, je ferai une photo de l’endroit où le Seyon va se jeter dans le lac.

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Le marché de Neuchâtel. Le monde de Zully ne saurait exister sans les autres mondes (en cours de rédaction)

C’est une évidence, personne n’existe tout seul. On est tous reliés, interdépendants. Cela me rappelle le professeur Jean-Pierre Gern de l’université de Neuchâtel (faculté des sciences économiques) qui parlait du sujet il y a… des années et nous, les étudiants, on se disait… je ne sais quoi, car il était évident que l’économie se nourrissait de chiffres, de nombres, de pourcentages, de rapports et que les relations humaines ne figuraient qu’à la fin des équations sous forme de résidus… De plus son cours n’était pas une branche principale. Or, la qualité des interactions est l’une des bases de notre économie, un de ses signes de bonne santé. Notre vie, notre instinct nous le dit et pourtant… qu’est-ce qui guide les dirigeants des entreprises ? Qu’est-ce qui fait la puissance d’une nation ? Vous connaissez la réponse. Espérons que cela change.

Toujours est-il qu’au marché de Neuchâtel, je trouve cette interdépendance, de l’amitié, du respect, de la chaleur dans les échanges ; je suis dans mon monde et je peux respirer librement ! Pour moi, le marché est l’une des racines puissantes de la ville. Ce marché, je l’avais toujours vu à la Place du Marché. Le nom de la place… On voit dans la première photo du bas qu’il est question de « La Place du Marché » et dans la suivante « Place des Halles »… Après enquête, j’apprends que le marché se tenait tout au début, au Moyen Âge, à la Croix-du-Marché, carrefour de la rue qui mène au Château (autrefois le château seingeurial) et de celle qui mène au centre de la ville basse. Cela s’explique aussi parce que le Seyon et le lac formaient un estuaire. Je n’ai pas trouvé de photo ou image. Dommage.

Mais, comme déjà dit, j’ai toujours connu le marché à la Place du Marché et les grands parents de mes amis y allaient là pour acheter des produits frais. Cela fait plus d’un siècle, raison pour laquelle, je sens le marché comme une racine. C’est simple. Si on change d’endroit le marché… Mais, restons encore dans cet environnement et voyons quelques unes des photos des premiers marchés photographiés de la ville :

J’ai agrandi la date : 1901.
On voit qu’il y avait déjà une boulangerie à l’angle de la rue du Coq-d’Inde. Quand je suis arrivée à Neuchâtel, c’était la boulangerie Knecht. Ici, je me demande qui la tenait à cette époque. Je ne peux même pas demander au photographe, son nom est tronqué… bon, même si je l’avais, il y a fort à parier qu’il est dans un autre monde.

Mes ralations au marché. Les stands où je vais sont des stands où je trouve des aliments qui nourrissent mes canaris qui sont chez moi en volière intérieure et extérieure. Mes oiseaux connaissent la pluie, le soleil, la neige qu’ils picorent. Certains ont même dormi sur le balcon par -9° ! Ils ont également des conversations avec des moineaux qui viennent leur rendre visite le matin, la journée et juste avant d’aller se coucher. J’aime mes oiseaux et essaie de leur procurer ce qu’il y a de mieux. Bref, si un stand vend des brocolis, des endives, des salades, du cresson et si en plus il a des fanes de carottes, c’est le rêve (voici une image) ! C’est le premier critère de choix d’un stand. Ensuite viennent des choses pour moi. N’étant pas une cuisinière passionnée, j’achète des légumes que je mets dans ma casserole dans une rosette pour faire cuire à la vapeur et basta. Mais, c’est sans compter avec certains horticulteurs et vendeurs passionnés par leur métier qui me font découvrir des aliments qui me permettent de mieux me nourrir.

Le gingembre : c’est le dernier aliment à être entré dans ma courte liste d’aliments. J’ai rendu je ne sais quel service à Michaël, l’un des horticulteurs dont la famille tient un stand depuis 1900 (!), et il m’a remerciée avec un rhizome de gingembre. Chose curieuse, je venais de découvrir chez Lidl des biscuits au gingembre que j’avais beaucoup aimés et voilà que Michaël m’offre du gingembre. Je ne peux refuser, c’était dans la logique des choses – la vie a des logiques qui nous échappent mais qu’on ferait bien de suivre. Le voici :

Michaël me l’a offert avec un tel sourire (derrière le masque, mais c’était visible) et il me l’a tellement vanté que je me suis dit qu’il me voulait du bien. Alors, j’ai pris.

Gengis Khan ! Le soir, en faisant je ne sais quoi, je me dis que c’est le moment de boire de l’eau chaude avec un peu de citron – cela je le fais souvent – et, suivant le conseil de Michaël, de lui ajouter un tout petit peu de gingembre. J’ai donc râpé un rien de gingembre et j’ai bu. C’est allé. À un certain moment, je laisse passer dans la bouche un rien de gingembre, je le mâche et là… c’est Gengis Khan le conquérant, l’envahisseur asiatique de terres qui envahit mon système lacrimal. Tonneau, que c’est fort ! J’envoie un mot à Michaël pour lui parler de ce conquérant et il m’envoie une description des vertus de la plante. Après quoi je réponds qu’effectivement, ils avaient oublié de parler de Gengis Khan. On a bien rigolé.

Taxe douanière. Maintenant que je sais qui est Gengis Khan déguisé en gingembre ou l’inverse, dès que me dents le trouvent, il passe tout droit sans payer de douane !

Voici quelques unes des têtes des horticulteurs et vendeurs du marché avec lesquels je traite :

Certains horticulteurs n’aimant pas les photos n’y figurent pas. Je les comprends, moi pas toujours non plus.

Au milieu : Michaël. C’est d’abord avec sa grand-mère que j’ai traité. Avec cette histoire de pandémie, je ne la vois plus et je le regrette. Elle a en tête le nom de chaque client, le prénom du fils ou du petit fils et pense même à mes canaris. J’ai beucoup d’affection pour tous les horticulteurs du marché, mais avec elle c’est particulier.

À droite : Pierre-André. Il y a un humour particulier. J’aurais dû noter « ses sorties ». Il faudra attendre la prochaine. Son stand en période de pandémie est très élégant, de plus c’est lui-même qui l’a construit. Chapeau ! J’ai réussi à faire une photo qui figure en bas de l’article. Les panneaux qu’il y a mis permettent au client de voir les produits mais les empêchent de les toucher. Chose que j’apprécie énormément. Il ne sert à rien de raconter des choses déplaisantes, mais l’hygiène des gens laisse très souvent à désirer. Point.

À gauche : on y voit Steve et Loïc. C’est le stand où travaille Paul, un étudiant toujours souriant, ici sur la photo à droite, portant un bac où il y a un sac avec du cresson et du pourpier qui feront les délices de mes canaris ! La photo est la reproduction fidèle de Paul. Je lui dois de grands services. Le stand où il travaille est le plus grand du marché. Un autre lien s’est établi lorsqu’une partie du personnel de ce stand est venue voir l’un de mes spectacles de danse. J’organise avec une élève des spectacles intimistes pour des amis et j’en ai fait un pour eux. À ce moment-là, Steven (à gauche sur la photo d’en haut) ne faisait pas encore partie du groupe et comme il a manifesté le désir de voir ce que je faisais, j’organise un autre spectacle pour la bande. On verra quand cela sera possible.

La communauté formée par les stands. On peut réellement dire qu’ils forment une communauté. Quand le marché était uniquement à la Place du Marché, je voyais l’un des horticulteurs aller vers un autre pour lui dire qu’il lui manquait tel ou tel produit et je voyais qu’il était dépanné. C’était très joli. Il y avait une réelle entraide. C’était plus que joli, c’était magnifique et c’est comme cela que nous devrions tous fonctionner. Maintenant que le marché est dispersé – je présenterai la chose plus loin – l’harmonie et unité qui se dégageait de l’endroit est aussi dispersée. Disons que je ne la sens plus, car je vois quand même aller un horticulteur vers l’autre pour se rendre des services. On me dira que tout change et notre corps, l’air, la nature sont toujours en mouvement, mais on a aussi des choses stables, la main droite reste toujours à droite, par exemple.

Neuchâtel, ma ville, Ma ville, change et la Ville applique une politique regrettable. Comme je le disais plus haut, on me dit que tout change et je répète que si changement nécessaire il y a, des repères, des points stables sont nécessaires, c’est pour cela même que la main droite, une fois de plus, reste à droite. Il devrait en être ainsi de Mon marché. Je n’aime pas les polémiques, mais il y a des constats à faire Je me dis que le marché était là le premier et qu’il devrait y rester. Il apporte une stabilité à cette ville, laquelle – comme bien d’autres – subit de grands changements dans sa zone commerciale et sociale. Ce que j’ai entendu dire de la part de bien des horticulteurs c’est qu’on leur a fait comprendre qu’ils n’étaient que locataires des places occupées. Avec ces changements, ils constatent que s’il y a plus de monde dans la zone piétonne, ils ont aussi moins de clients, donc moins de ventes qu’auparavant. clients peu imaginatifs aussi, faut-il le dire… car ils sont inconséquents.

Clients inconséquents. On le sait, on se fait une clientèle avec le temps. Maintenant qu’il y a ces changements, les horticulteurs et vendeurs remarquent qu’une partie de leur clientèle n’est plus là. Je fais partie de la clientèle d’avant, mais je vais chercher Mes stands, où qu’ils soient ! Ils ne sont plus à la place A, je vais à la place B ou C ou encore ailleurs. Cela me semble logique. Pour bien d’autres, déboussolés, ce n’est pas le cas et doivent avoir trouvé d’autres solutions, je ne sais lesquelles, car aucun des horticulteurs avec lesquels j’ai parlé ne s’en sort mieux qu’avant. C’est ici qu’on rejoint le début de cet article : l’interdépendance. Comment désirer que dans notre vie les choses se déroulent bien si lorsque nos horticulteurs sont dispersés on ne va pas les chercher pour que leur vie continue de bien aller ?

Les restaurateurs ne sont pas en reste ! Je vais dans un supermarché acheter une salade mixte qui plaît spécialement à mes canaris et… en plein après-midi, il n’y en a plus. Je parle avec l’un des vendeurs et il m’explique que des restaurateurs viennent s’en servir. L’endroit où se trouvent les fondues est aussi vide… Même commentaire. Je comprends qu’une fois ou l’autre on procède ainsi par manque de réserves, mais le faire de manière régulière et ne pas acheter au marché, même en cette période et surtout en cette péridode, me semble inélégant. Je discute avec l’un des horticulteurs que je connais bien et il me dit que les restaurants traditionnels neuchâtelois continuent d’acheter chez eux mais que d’autres…

Ces travers me rappellent une grande usine allemande. Les faits m’ont été rapportés par un ancien professeur d’économie d’entreprise : ladite usine a mis à la porte le personnel dit « ancien », car il « coûtait » plus cher – salaires et peut-être d’autres charges – et a engagé des « jeunes ». Mais, les jeunes ne possédaient pas le savoir-faire des « anciens ». Les dirigeants se sont vus contraints de rappeler les « anciens » qui ont demandé que leur salaire soit versé en intégralité jusqu’à la retraite en échange de leur transmission du savoir. Magnifique ! Belle leçon d’interdépendance. On peut féliciter l’intelligence des uns et des autres.

Les horticulteurs et les sacs à provisions. Les horticulteurs réfléchissent au remplacement des sacs en plastique. En effet, on trouve dans la nature, soit en ville, dans la forêt et au lac un tas de sacs en plastique. Je précise que ce n’est pas le plastique qui est « fautif » en l’occurrence, c’est l’usage que les gens en font ou plutôt, le mésusage. Ici non plus cela ne vaut pas la peine de rappeler les nombreux actes de négligence et de manque de conscience qu’on voit. Le plastique a son utilité.

Voici deux stands :

Autrefois, dans les grands magasins qui vendaient des produits alimenatires frais, il y avait un « étalagiste », il faisait de très jolis montages et un vendeur vous servait. Personne d’autre ne touchait la marchandise. La suppression de ce personnel n’a pas été une bonne décision. Point.

Le stand le plus ancien. Pierre-André l’a repris de son père qui est venu pour la première fois avec son stand à Neuchâtel en 1957. Mais la famille de Pierre-André fait son apparition de l’autre côté du lac en 1537. C’est précis. Comment le sait-il ? À l’époque, ceux qui tenaient des registres étaient les prêtres, les mariages, les baptêmes, les décès, bref, les principales étapes familiales. D’ailleurs, lorsque l’État voudra faire son premier recensement officiel, il va se baser sur les registres tenus par les religieux. Pierre-André dit que depuis cette époque-là, sa famille paternelle a toujours travaillé la terre et son père est le premier à se dédier uniqument à l’horticulture.

L’autre stand, le plus grand du marché est tenu par Xavier et autrefois par M. et Mme Reubi. Ces derniers ont été mes premières amours dans ce marché. Pourquoi ? Parce qu’ils m’amenaient du mouron, plante considérée comme une mauvaise herbe, mais qui doit avoir ses qualités que seuls mes canaris connaissent. Ils se précipitent dessus lorsqu’ils l’aperçoivent. M. et Mme Reubi me l’ont introduite sous son nom allemand « Vogelmiere », très joli. J’avais trois amours : le couple Reubi, Mme Hélène Pellet et Mme Brodard. Cette dernière vient encore au marché avec ses confitures et des fleurs pour mes oiseaux (pas les confitures, les fleurs !). Je note que les Reubi sont venus au marché en 1976.

La photo du stand de Mme Pellet mère me manque. J’en avais avec toute la famille, trois générations, et par de mauvaises manipulations sur mon téléphone, je les ai perdues. Je le regrette à chaque fois que j’y pense.

Une histoire : on le sait, en période de récolte, il y a besoin de main-d’oeuvre et souvent ce sont des étrangers qui viennent. Les expériences des uns et des autres vont dans tous les sens, mais je tiens à relever celle de Mme Hélène Pellet, grand-mère de Michaël. Il s’agit d’un Polonais, Andreas ; il avait une fiancée et voulait arranger la maison en vue de son mariage. Ayant besoin d’argent, il est arrivé chez les Pellet pour travailler. Il a été très soigneux à tout point de vue, tant de sa personne que des autres et du matériel. C’est vrai, on engage quelqu’un qu’on ne connaît pas et les habitudes des uns ne sont pas celles des autres. On le voit avec les clients au marché. Bref, le gaillard a eu un comportement exemplaire dans tous les domaines, il « n’allait même pas aux filles à Fribourg, comme certains ! », commente Michaël. La saison passe et le Polonais rentre chez ; un jour les Pellet reçoivent une invitation pour le mariage d’Andreas. Avec le métier de la terre, difficile de partir en voyage tous ensemble ; alors, c’est Mme Hélène Pellet qui décide d’y aller. Au retour elle a raconté qu’effectivement, Andreas avait bien arrangé sa maison qui, en plus, était la seule, dans son village, à avoir du goudron devant elle ! C’est une belle histoire.

« J’ai assez travaillé !  » Ce sont les mots que la même dame, Hélène Pellet, a dit à la famille il y a quelque temps lorsqu’elle est entrée dans les serres. J’imagine la scène et ma tendresse pour elle ne fait qu’augmenter.

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Liens vers des articles liés au commerce au centre-ville :

Maestrul Anton Romanovski

21 decembrie. Astăzi este ziua Maestrului Romanovski și îmi permite în sfârșit să-i spun mulțumesc.

Pe Maestrul Anton Romanovski l-am cunoscut spre sfârșitul vieții lui. M-a adus la el o prietenă de la Opera din București, Marta Herzeg, o balerină care dansa cu plăcere, executând fiecare mișcare cu atenție. Era o tehniciană bună și o ființă fină, caldă, o prietenă. N-am văzut-o niciodată fără un zâmbet, indiferent prin ce trecea.

Maestrul Romanovski ieșise la pensie cu mult timp în urmă. Mă primea la el acasă și îmi dădea lecții șezând pe un scaun. Dacă cumva aveam piciorul drept la spate, spunea : piciorul drept în față ! Nu înțeleg cum știa pentru că el nu prea vedea bine, totuși… Mi a explicat cum să țin mâinile că să arate cât mai frumoase ; o mână alungită este una dar dacă mai și întorci un pic degetele că să dai impresia că mâna ta merge la nesfârșit… este altceva ! De aceea Anna Pavlova, care a dansat cu el la Londra, i-a spus că nu văzuse niciodată un bărbat cu mâini atât de frumoase ! Mai spunea că « la studio era bine să faci trei sau patru piruete, dar pe scenă întotdeauna una mai puțin că să fii sigur unde mergi « ! O lecție de diplomație de neuitat. Mi-a mai explicat că « dacă cumva cineva, pe stradă, te striga, nu te întoarce pentru că să strigi în gura mare pe stradă nu e politicos; iar, dacă cumva cineva te cheamă din spate, întoarce doar capul, nu mai mult ! » Chiar și azi îmi aduc aminte de sfaturile lui. Apoi, de la el am învățat la gargouillade, pas care doar se face în Giselle, în actul I. La Școală, pe vremea aceea, nu s-a vorbit de acest pas.

Lecția cea mai importantă învățată de la dânsul și pe care încă acum o aplic în viața mea este legată de situația în care o variație executată pe scenă nu iese bine. Spunea Maestrul « dacă cumva ceva nu iese bine la o variație, termin-o cu brio ! Vei dovedi că domini situația și publicul va fi cu tine ». Asta este o lecție pe care o aplic de mai mult în viață, dar fără să fiu conștientă.

Acum, de fapt, înțeleg că m-am însușit fraza Maestrului Romanovski. În clipă în care scriu aceste rânduri îmi dau seama cât de adînc au pătruns cuvintele lui în mine. Explic : când am de înfruntat o situație grea, chiar dacă la început sunt deranjată, pusă la încercare sau « dată peste cap », rămân în picioare, îi fac față. Îmi spun mereu că în viață toate lucrurile sunt legate între ele, iar decizia de a scrie acum acest articol este un exemplu foarte potrivit. De mult voiam să o fac și amintirile mele legate de Maestrul Romanovski vin să dovedească fraza dinainte despre relația dintre lucruri de-a lungul vieții fiecăruia dintre noi.

De ce ? Nu știu de câte ori oamenii au considerat ciudat că sunt economistă și că fac balet în același timp. Motiv pentru care uneori nu m-au luat în serios, dar de fapt mi au făcut un bine. Da, la mine lucrurile merg de la sine, se prezint, le primesc și merg mai departe fără să mă gândesc dacă este util sau nu, dacă merită sau nu, dacă îmi aduc ceva sau nu. Doar simt că îmi place și atunci mă implic. Fraza asta nu doar o aplic ci chiar o și predau. Mereu spun : dacă ai o greutate, ceva complicat în viață, trebuie să rămâi în picioare. Am avut acum câtva timp o mare problemă legată de studioul meu de balet și mi- am zis : dacă n-am încotro voi face cum decid ceilalți dar până în ultima clipă dansez ! Și am montat spectacole pentru un public restrâns, prieteni, cunoștințe. Culmea a fost că lucrurile s-au schimbat de la sine și-am rămas cu studioul. Nu totdeauna soluția care vine este cea pe care o dorim, de aceea trebuie să rămânem deschiși și să facem ce ne stă în putere fără compromisuri sau diverse tertipuri. Un alt exemplu : păstrăm niște desene lăsate de prietenul meu înainte de a părăsi lumea asta. Mi s-a spus că n-avea rost să le păstrez, însa viața a legat niște fire de pe aici și de pe acolo, a scos o persoană-două în drumul meu și, pînă la urmă, desenele lui au ajuns la Musée d’Horlogerie du Locle și despre ele s-a făcut chiar o emisiune specială la televiziune. Așadar, aplic ceea ce Maestrul mi a predat. Îi datorez multe lucruri din viața mea.

Să revin la Maestrul Romanovki. Îi mulțumesc pentru tot ceea ce am învățat de la el, de timpul prețios pe care mi l-a oferit. Am avut onorarea să fiu ultima lui elevă ! Eram în Elveția când și-a încheiat viața pe pământ, dar cu câteva zile înainte mă gândisem la el și începusem o scrisoare. A doua zi după plecarea lui, doamna Elena Oprescu, secretara Operei – o altă persoană căreia îi datorez enorm – m-a sunat să mă anunțe vestea. Îmi amintesc acel moment ca o poză dintr-un album temporal. A fost ca și cum aș fi știut. Când m-am întors la București i-am adus scrisoarea doamnei Romanovski care m-a invitat să dorm la ea și am dormit în patul Maestrului. Știu, mulți oameni sunt superstițioși, dar eu nu mă tem de nimic de genul astă. Faptul a fost doar că la ora 7 dimineața am auzit un « toc-toc », am zis « da ? » și din nou am auzit un « toc-toc ». M-am dus la ușă, am deschis, nimeni ; m-am dus la camera unde dormea doamna Romanovski care… dormea. Am înțeles că Maestrul îmi dăduse un semn. Am fost foarte fericită. De fapt, eu îl pomenesc de fiecare dată când am un spectacol.

Ileana Iliescu este balerina care mi l-a amintit cel mai mult pe Maestrul Romanovski : ținuta ei, tehnica ei, viteza ei la chaîné, sfârșitul variațiilor ei, eleganța ei pe scenă și în viață sunt o prelungire a învățămintelor Maestrului. Am asistat la orele ei predate cu un sens artistic elegant și cu multe poze. Apoi, când am văzut baletele montate de Luly la Iași, am remarcat că fiecare pas clasic și de caracter are viață, un scop, o plastică, o armonie. Am avut totdeauna greutăți cu dansurile de caracter care sunt o tradiție dar și o obligație. Ce punea viața acolo era plăcerea dansatorilor. La Luly, dansatorii se joacă păstrând în același timp caracterul specific. Totul este legat, interesant, frumos, dansant. Luly a adus în meseria ei de balerina, de profesoară si de coregrafă tot ceea ce a însușit de la Maestru.

O frază care venea ceas la ore și la repetiții : Proastă balerina care nu cade niciodată ! Într-adevăr, uneori când ne pierdem echilibru avem tendința a ne controla corpul și ne rânim, în loc să-l lăsăm în voia lui, pentru că atunci căderea va fi ca la copii, ceva natural. Fraza asta, cu accentul Maestrului Romanovski este gravată în memoria fiecărei balerine care a lucrat cu el.

Dacă cumva cei sau cele care citesc acest articol au fotografii sau amintire de studii, repetiții cu Maestrul Romanovski, aș fi fericită să-le includ aici.

Mie mi a plăcut totdeauna să păstrez poze. Regret că am dat una, cu autograful Maestrului, unui student care nu mi-a mai restituit-o. Dar datorită Lilianei Cojanu, am mărit colecția mea :

Îmi place că Maestrul Romanovski și soția lui se privesc.

Am și ultimul autograf din partea lui, 24 ianuarie 1971, dar astă îl păstrez pentru mine.

Fiind ziua Maestrului Romanovski, am băut un pahar de Mauler rosé într-o cupă de șampanie, una din cele cumpărate împreună cu Luly la Iași, în cinstea lui.

În spate se vede felicitarea de Crăciun și de Anul Nou primită de la Luly. Suntem în familie.

Autograful Maestrului este în limba poloneză, ceea ce îmi da ocazia să spun că el s-a născut la Varșovia, așadar era polonez. Pentru a descifra autograful am primit un neobișnuit și amabil ajoutor din partea Primului Secretar al Ambasadei Poloniei, D-ul Jakóbiec Wojciech. Scrie Maestrul : Na pamiątkę p. Perecia… ofiaruje A. Romanowski. Traducerea : Ca amintire domnului Perecia (numele incomplet), din partea lui A. Romanowski. De observat că Maestrul își scria numele cu « w », dar mai târziu numele lui s-a scris cu « v ».

Posed și toată biografia Maestrului și faptele sunt verificate după arhivele acestuia dar mi se pare mai interesant să împărtășesc câteva din amintirile mele legate de Domnia Sa. Dacă altcineva are o altă idee…

Adeseori am căutat informații despre Maestrul Romanovski pe Internet fără să dau de ceva interesant. Astăzi am avut noroc și nimerit peste un site unde sunt reproduse niște mărturii. Cuvintele care corespund cel mai mult intențiilor mele – felul cum lucra Maestrul și referințe precise – sunt ale lui Luly, care mi-a dat voie să-le reproduc aici. Am văzut un număr de telefon al acelui site și am sunat. M-am explicat și am dat de o persoană extrem de caldă și de amabilă care și ea mi-a permis să transcriu mărturia lui Luly. De fapt, nici nu s-ar fi putut altfel, cei interesați să cunoască aportul celor care au construit baletul și cultura noastră în general sunt deschiși și amabili. Am să-i cer permisiunea de a-i menționa numele ei.

Mărturia Ilianei Iliescu (extracte) :

  • avea un profil de medalie și o ținută impecabilă, în ciuda vârstei lui înaintate, ținută pe care, trebuie să recunosc, am moștenit-o; dar nu numai atât, ci și port de bras-urile elegante, expresive și o tehnică virtuoză care mi-a permis să abordez roluri de mare forță. Succesele carierei mele le datorez acestui admirabil dascăl și maestru ;
  • n-o să uit niciodată sfaturile sale în toate domeniile de viață și de artă care mi-au fost călăuză neprețuită. Nevorbind corect limba română, îmi spunea ,,Draga, în viață să nu faci niciodată excese în niciun domeniu, așa vei trăi mult și bine, până îți vei atinge țelul de a fi în vârful piramidei artistice – nu logodnici, nu distracții, numai studiu, casă, odihnă și viață echilibrată din toate punctele de vedere” ;
  • acesta a devenit și crezul meu, iar el m-a ajutat să mă desăvârșesc și să-mi ating toate aspirațiile, devenind prim-balerină a scenelor românești și internaționale. Nu pot să uit că Romanovski ne dădea să facem multe relevé-uri, pe care le considera ,,pâine cu unt” pentru balerine, pentru că întăreau gleznele și astfel poantele deveneau o joacă.

Această ultimă frază este extrem de interesantă și profundă. Meseria și plăcere trebuie să meargă mână în mână. Publicul simte și publicul a simțit-o foarte bine pe Luly pe scenă.

Destinul mi-a fost favorabil, căci am descoperit încă o poză a Maestrului în arhiva mea. Este din 1927 și corespunde primei lui perioade profesionale la Opera Română, când a fost angajat ca prim balerin și maestru de balet (1925 – 1928).

Fostografia ni-l înfățișează în deplinătatea forțelor vârstei. Este superb !

P.S. Cu mare plăcere spun că textul a fost revizuit de prietena mea Liliana Iacob, care pe vremea când eram la Școală și la Operă, se numea Liliana Ștefănescu. Transcriu cuvintele ei « Text revizuit (cu interes și plăcere) ». De fapt cu ea împart pasiunea pentru cuvinte, dragul limbilor. Ea este o traducătoare excelentă din spaniolă în română. Nu pentru că e prietena mea, dar asta este. !. A recunoscut-o și Uniunea Scriitorilor din România, din partea căreia a primit Premiul „pentru o traducere de vis″ a romanului Colecționarul de sunete al spaniolului Fernando Trías de Bes.

Sunt convinsă că printre cei care citesc acest articol sunt unii care au citit o carte tradusă de Liliana.

Dacă mai rămâne câte ceva necorect este doar vina mea pentru că trece ziua Maestrului (apoi am mai adăugat câteva paragrafe pe care ea nu le a văzut încă) ! Este aproape 12 noaptea la mine. La mulți ani Maestre !

Legături :

Compte rendu de mon spectacle décembre 2020

Mes spectacles sont des spectacles intimistes et les propos échangés sont toujours liés à la vie personnelle des spectateurs, aux propres expériences. Cela a été une nouvelle fois le cas.

Disons d’emblée que les danses, se sont bien déroulées. Cela faisait des mois que je n’en avais plus présenté publiquement et cela fait toujours une émotion. De plus, étant seule, je dois penser à tout : costumes et chaussons en ordre, musique bien enregistrée, accessoires prêts, tout à la bonne place, impression du programme et de la fiche technique, nettoyage de la salle, disposition des chaises, préparation de la scène, mise en place des lumières, ne pas oublier d’ouvrir la porte d’entrée à la cour intérieure qui mène à mon studio car j’ai des voisins avec un chien et qu’il leur arrive souvent de faire du télétravail – il faut donc éviter de faire du bruit, sans quoi Scooby, le chien avec lequel j’ai un lien particulier, se manifeste bruyamment et interrompt le travail de ses propriétaires, sans parler de bien répéter les chorégraphies et textes de mes danses.

Les spectateurs de ce soir. C’est un couple de personnes, M. et Mme Frésard, qui sont devenus mes amis. Bien des liens de mon histoire se croisent avec les leurs : M. Frésard a été le comptable de la Fabrique d’Horlogerie Froidevaux S.A – Neuchâtel, feu mon ami André Oppel y a travaillé en tant que graphiste a laissé des catalogues et dessins de montres avant de partir au ciel sans que je puisse faire le lien avec l’entreprise, l’un de mes voisins du studio de danse est l’un des fils de l’entrepreneur Froidevaux, et quelque 15 ans après, j’ai aussi fait le lien entre les travaux de mon ami et l’entreprise de son père. René Margot, notre maître boucher qui est notre fournisseur en os pour mes cours liés à l’anatomie, est un ami de toujours du couple Froidevaux. Je l’ai appris il y a un mois. J’ai mis tout cela ensemble et ai pu donner les documents au Musée d’Horlogerie du Locle.

L’ingénieur son et lumières de ce soir, Roger Peeters, travaille dans l’horlogerie et il était la personne idéale pour s’entretenir avec mon public et pendant que je changeais de costume d’une danse à l’autre, il a bavardé avec M. Frésard de leur domaine du travail. Quand êtes-vous entré dans l’entreprise ? En 1949 et y est resté 25 ans. Et après ? Il est allé travailler pour la Confédération à un bureau qui attribuait les certificats de qualité des montres et quand ce bureau a été fermé, il est allé XXX. Combien de personnes travaillaient dans l’entreprise ? 150, dit M. Frésard et on avait plus de mille points de vente en Italie, mais il y avait aussi des relations commerciales avec la Hollande (Roger est néerlandais ; combien de montres fabriquiez-vous ? (il faudra que je demande à nouveau, je ne sais plus). Roger est admiratif. Combien coûtait une montre ? Environ 70.- francs. Combien gagnait un ouvrier ? M. Frésard dit qu’il gagnait Fr. 400.- et qu’un bon ouvrier pouvait arriver à Fr. 1’000.- Pourquoi la faillite ?

Et c’est ici que la magie opère : M. Frésard dit qu’il y avait crise économique. Ce qui était vrai. On m’avait expliqué que M. Froideaux, homme très avisé en matière commerciale avait senti que l’Italie était le marché à viser après la guerre ; raison pour laquelle il y avait ses mille points de vente mais qu’il n’avait pas vu venir la crise. Je me rappelle qu’à l’Uni on nous avait expliqué que l’horlogerie avait dû faire face à la crise pétrolière, aux taux de change et au fait que l’industrie ne s’était pas adaptée aux nouvelles méthodes de production, celles en chaîne. Je viens de lire un article écrit par Pierre-Yves Donzé, journaliste au Temps, et il rappelle les causes de la crise horlogère. Pour information, l’analyse est celle que le professeur René Erbé nous a faite en cours :

  • l’horlogerie suisse est restée cantonnée dans sa technique ancestrale ;
  • l’ignorance de nouvelles technologies, notamment la montre à quartz ;
  • l’introduction tardive des chaînes de montage et surtout uniquement appliquée à des articles de bas de gamme ;
  • la production en masse, notamment au Japon, a « mangé » des parts de marché énormes du secteur d’importation des principaux partenaires commerciaux de la Suisse ;
  • le choc pétrolier ;
  • l’abandon du système de taux de change fixes et par conséquent cherté du franc suisse.

La magie intervient, parce que M. Froidevaux avait anticipé certains de ces écueils : il a été le premier horloger à commander une chaîne de montage (lire l’article) et il a produit des montres de la catégorie haut moyen de gamme. Là où il n’a pu lutter cela a été contre le choc pétrolier, les taux de change et l’indélicatesse de certains de ses proches et de certains concurrents.

Autre renseignement sorti du chapeau du temps : ce soir, je regardais un film de fiction « Des gens s’embrassent » de la réalisatrice Danièle Thomson, 2013. et j’y vois Ivry Gitlis qui fait l’acteur. Ivry, le violoniste, je l’ai rencontré à Bucarest, il y a longtemps, lorsqu’il y est allé pour présenter un concert. Cela avait été une rencontre extrêmement amicale et amusante. Je désire depuis longtemps le revoir et cela n’a pas été possible. Je me rappelle avoir hésité à voir le film car j’avais trouvé le titre bizarre. Ce soir donc, je « vois » Ivry et il parle des montres à quartz qui s’arrêtent lorsqu’on ne les porte pas pendant un certain temps. C’est là que je comprends que M. Froidevaux produisait des montres à quartz, car lorsque j’ai mis sa montre à mon poignet, elle a fonctionné à nouveau. On m’avait dit que c’était probablement une automatique. Je me dis qu’elle était alors une à quartz, mais il semble que non, c’était une automatique, mais d’excellente qualité Cela faisait 47 ans qu’elle n’avait plus fonctionné ! Tout de même, je trouve cela fantastique.

Alors, aujourd’hui le temps a réuni diverses années, diverses personnes ainsi que deux pays : feu mon ami André Oppel sans lequel rien ne se serait produit, M. Froidevaux, Ivry Gitlis, Freddy Landry (pour une raison banale, mais c’est lui qui m’a expliqué quels films étaient les films de fiction. Alors, à chaque fois que je vois ce genre de film, il me semble que Freddy me fait un clin d’oeil et me rappelle son passage lumineux dans ma vie). Quant au pays, c’est la Suisse et la Roumanie, pays où nous deux, M. Froidevaux et moi, avons vécu dans des temps différents.

Je ne l’ai pas fait exprès. La présentation du spectacle était nourrie par le fait que cette année je n’en avais présenté qu’un seul spectacle, mon intention était de pouvoir me dire que je pouvais agir malgré la situation sanitaire, que je pouvais encore faire quelque chose et voilà que j’ai trouvé des réponses qui lient divers fils de mon histoire. Je suis plus que comblée et c’est bien là le sens de mes spectacles. Pas prévisible mais qui arrive tout seul.

Anniversaire de M. Froidevaux. Je viens d’apprendre par sa fille cadette, Danièle, qu’aujourd’hui 18 décembre était l’anniversaire de M. Froidevaux. C’est à peine croyable car à la fin du spectacle j’ai bien dit « M. Froidevaux aurait aimé ce spectacle » et M. Frésard l’a confirmé. Le fameux hasard dont je parle si souvent et qui n’en est pas… Alors, j’ai fini par déboucher, chez moi, une bouteille de Mauler rosé ! J’ai bu à la santé de tout ce monde.

Une fois de plus, on retrouve la Roumanie avec une coupe achetée à Iași avec Ileana Ilisecu, ancienne danseuse étoile. De plus, les dieux de la longévité, de la prospérité et des honneurs nous, vous aussi lecteur, accompagnent.
De plus, la Russie – autre pays que j’aime – n’est pas loin avec une enveloppe d’une plaque de chocolat dont le contenu était aussi bon que l’extérieur est beau !

Programme de ce soir :

Pour laisser un commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement l’insérer au bas de cette page.

Jean-Pierre Garnier Malet : peculiar encounter. 14

FRENCH VERSION HERE

Allow me to let you know that J.-P. Garnier Malet did not participate to this article and if something goes on the wrong side, I am the only responsible ! Of course, I hope that it is not the case and I would be happy to have your opinion via my Email.

Reading books about History, I tell myself that I would have liked to be present, meet some of the characters, appreciate them while they were alive. This time I am very well served ; apart from the technological changes that I witness and that even I use, there is a peculiar person : Jean-Pierre Garnier Malet, a physicist who is interested in the way thought works and who explains to me how to use it in order not to harm anybody and in order that my life goes well. Everything we think of has an effect. Everything, absolutely everything. We don’t always think of that, or, rather, we are not aware because we have been brought up to see only external things, the material side of everything, the facade, and if we don’t see something, it does not exist for us. It is as simple as that.

Energy of thought. We ignore that a thought is energy. I am not going to play the scientist, but the one who demonstrated that is the famous Albert Einstein with his equation that everybody knows : E = mc2.

Let us take an image to see the way the thought works : the thought and a bank account. I am also economist and even if I don’t have a commercial soul, there is an image that explains it so well : the one of a bank account ; when you put money in, the account grows. If you don’t put anything in, it is empty. Well, thinking works the same way. If we think of something, the account of the thing, its energy, its presence, its field grows.

To think that the fact of thinking has no meaning is an error, an error that very often we ignore. But think of the joy that invades our body whenever we have found a solution that works for somebody who has asked us for help, and think also how our body feels when we get bad news. And if all that has a direct effect on us, it also affects those living around us . Those who pick up that the fastest are children and domestic animals ; our body is the first, but we don’t take time to listen to it.

So, how can we use our thoughts ? Contrary to popular belief, it is not enough to have « positive thoughts » ; something positive for somebody can be negative for somebody else. In this field, Jean-Pierre Garnier Malet says : « Think about doing to others what you would like others think to do to you ». If we grasp the sense of this sentence, we understand that it is not enough to say  » don’t do to others what you wouldn’t like others do to you. So, it is not enough to do something, it is also important what kind of thoughts we have at this time. Then, there is still a subtlety in there as we should not want or make something for other people just because we believe it should be so, because we don’t know exactly what is good for them. So, when we want to do some good to someone, by thought, we should add « if that is what the person needs, if it doesn’t harm him. if it doesn’t harm anybody.

I also tell myself that thoughts are alike articles in a store. We think all the time and are alike makers of articles that go on the shelves of a shop, our thoughts go, in this case, in the shelves of the store of life. The store of life as it is not only my store, it belongs to everybody, we all are linked. The thoughts that we have are present, even if we cannot see them, constitute articles available to everyone in the life store and when a consumer walks into the store to stock up, it is better that I have imagined, created, produced nourishing, beautiful and useful things – articles – instead of poison. I like to be of service, and if I produce thoughts that are of service, that help others, I am fulfilled.

The number of shelves is infinite. Voluntarily I do not describe any fact, the labels are enough for the reflection ! It is enough to think, exactly that, to think of the way we act in such or such circumstance to notice that there is a way and a way.

The shelves of the store of life. They fill up as our history passes. On the table above, I don’t mention the shelves where we could lay down the thoughts we have when we go through troubled times. This would only add items that, in fact, no one actually wants !

So, to know that I create my future gives me an enormous responsibility but also a great role to play. It goes even further, as we see on my image of the store of life, that if we create our future, we also create the future of other life consumers, of other people.

All that explains to me why I feel attracted by an Abraham-Louis Breguet, a Serge Alzérat, a Freddy Landry, an André Oppel, a Jacques Collin, a Jean-Pierre Petit, a Didier Raoult, a Pascal Hostachy (the creator of the Projet Voltaire, intended to safeguard the French language), a René Froidevaux (Watchmaker manufacture in Neuchâtel). They are people who have struggled or still struggle for ideas that improve people’s life. However, there is no need to be a character of our History, everybody participates to our adventure ; my student who thanks me because I helped her to discover something that helps her does me good and does her good ; the hotelier who prepares me a nice room, embellishes my life, the guy tho repairs my camera for the pleasure of doing it has my gratitude and the store of life is enriched with a new article. That also means that the list of the people who deserve all my gratitude has no end.

Everybody has a role to play. It is a pity that I am not an engine, a good engine for humanity, but even the employee who sells with pleasure a pen to a Garnier Malet so that he can write his equations is useful, has increased the account of pleasure, of help to others. And if the glance of the seller and of the buyer meet, they know that they are happy and that they wish each other good. I was saying that it was a pity that I am not a mover of humanity but in fact I am a mover, in my own way and when you find your way, you breath a whole different air !

Listening to Garnier Malet, this clever man, we realize that there is a whole lexicon to review. And for me, who loves languages, who loves words, his explanations make me happy. In French, if we take the word « amour » (love), the meaning we know comes from a wrong translation from the word « amoros » in ancient Greek. In fact « moros » concerns the one who is fool, the one who has lost his axis, his center, the one who does not control his thought ! Therefore, « amoros » means the one who has recovered reason, his axis and consequently the one who controls his thought. Amoros has nothing to do with the sense we give to amour (love)… and we perfectly see it as for us love is an emotion. And there is a bunch of these words !

There is still the doubling theory of time and space. The role of the thought is linked to it – but for that I let you attend the Jean-Pierre Garnier Malet’s workshops or read his books in order to understand that past, present and future are bound, exist at the same time but in different spaces. What is also interesting with him is that no technique intervenes, there is no technique to apply, but only vital principles that the ancients knew and that our children apply automatically.

Garnier Malet is somebody who does not climb to be here in order to enlighten the world but to remind what the ancients knew. However he is the one who put all that into equations, as, yes, the doubling theory of time and space, requires equations. This should not scare anyone ; the simple bank account of normal logic is enough. When you know that a child applies it…

To change our way of thinking implies… to change our way of thinking… is nothing but that, you change your way of thinking ! Listening to Garnier Malet, I remembered that one autumn day, wanting to help a friend who had a garden, I started to pick up the leaves fallen from the trees. There was a bunch of them. After a while I told myself that it had to mean something and that it was the opportunity for me to « pick up » my « sins » (in the sens we give to the word in our era, because the original word, just like love, has been distorted), symbolically, of course ; but there were so many that I thought that I was also picking up the sins of the whole family ! That was long ago. Listening to Garnier Malet, I notice that I was not far from the account, with the difference that the thoughts that surround us are ours, those of our family, of our society, of our temporal cycle.

More specifically, when we change our way of thinking, we can no longer blame somebody who reacts in a way, let us say, contrary to our mood or our desires. Our whole way of functioning takes another color, to take a metaphor.

For a comment, there are two ways :

  • directly by email, here : contact ;
  • if you have a WordPress website, you can easily insert your comment here down.

Links to :

Abraham-Louis Breguet : a peculiar encounter.12

Version française ; cliquer ici

Note : I still have to check some technical terms. If by chance you are quickier than me, please let me know what I should change. Thanks in advance. We can make it by Email (in contact).

The peculiar encounters about which I have written until now are focused on people I physically met and with whom I have spoken. This time it is different and it is little by little that Abraham-Louis Breguet came into my life. He is the kind of person that inspires me and I have nothing but admiration for such a personality !

The world of watchmaking entered my life in an unexpected way. I wanted to pay tribute to late my friend André Oppel. He had left some drawings, photo montages, catalogues and acronyms of the time he had worked for the industry. That marked the beginning of my love affair with the history of watchmaking, which is one of the mainstays of my adopted region (canton) in Switzerland. I realize that the watchmaking has developed powerful roots in my life. The name of’ Abraham-Louis Breguet was not unfamiliar to me as one of our streets, in Neuchâtel, bears his name.

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I ignore the reason why his first name « Abraham » was reduced to « Abram ». Lack of space ? If we take off the « H », there is more place but still not enough for the second « A »… It comes to my mind that long ago I had met in Neuchâtel a lady whose family name was « Dieu-de-Belle-Fontaine » (God-of-Beautiful-Fountain, a wonderful name, isn’t it ? She was upset with the taxes service as they used to ask her to pay for a substantial amount of taxes but her name was always truncated ! That belongs to the mysteries of the administration !

The written form Abram – Abraham : looking on the internet I found three towns that have streets with this name in Switzerland : Neuchâtel and La Chaux-de-Fonds use the name as on the picture and only Le Locle is the one which distinguishes itself with the right spelling « Abraham-Louis Breguet » ! It was also funny to see on the electronic directory that some institutions and people are listed under « Street A.-L. Breguet », which is resourceful, and even diplomatic way as they don’t make a choice !

Finally, on the streets, in Paris one sees :

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The odonym (proper names used also for lines of communication) used in Paris… according to Wikipedia, it is to pay tribute to Abraham-Louis Breguet. One cannot say that we see all the colours expression, but all spellings, yes ! The one who thought to correct « Breguet » by « Bréguet » was wrong.

I just found an answer : « Abram » was the written form at that period of time and it is also the spelling on Abraham-Louis Breguet’s certificate of baptism. Now we have solved something. But, as usually, once we have solved a question, comes another one : when did he change to the final form ? That question remains open.

The day I gave the documents André had left to the Watch Museum of Le Locle, I heard the name of Abraham-Louis Breguet associated with a lot of inventions he had made. My interest was immediately awakened.

The Breguet Museum in Paris. Upon visiting there, the guide, Mr. Richard Vassor, fed the admiration I had for the character Breguet. I suddenly felt the need to meet him… Just an illusion ? There are many ways to meet somebody, there is more than the physical dimension. Moreover, I am convinced that we have to celebrate clever, sensitive, fine people, those who bring something to the others and Breguet is a champion in this regard.

One of the first things that Mr. Vassor told me was that Breguet was one of the oldest watch brands still active. He added that the creation of the museum was due to Nicolas Hayek. Beg your pardon ? The Hayek I know is the one of Swatch. Exactly, said the guide. Mr. Hayek has a deep respect for the genius of A.-L. Breguet, as no other watchmaker has developed the branch as much as him and in so many aspects. We can consider him as the father of the modern watch industry. I tell myself that I was right to be attracted to him.

Abraham-Louis Breguet was born in the small town Les Verrières in the canton of Neuchâtel, Switzerland. Indeed it was not the first time that I had heard so much about this place since I know that my friend Freddy Landry was born there too. It is again one of these coincidences in my life. So Mr. Breguet was born there in 1747 and he left this world in Paris in 1823. In 1775 he created his manufacturing base, in Quai de l’Horloge no 39, a place that I very well know as the clock of the Palace of Justice, some meters further on, is the most ancient public clock in Paris. I have even passed in front of the former manufacturing site without knowing that.

The list of inventions and improvements of A.-L. Breguet is impressive. I am not interested in the quantity of his successes, but more on the spirit that he made them. It is a spirit of reflection, of research for his clients, of adaptation to the needs, and all of that together with technical tips combined with his own unique aesthetics.

At that time, the baroque style still reigned, a style regarded as too much rich for some ones. I must say that I very much like that style. So, at that period of time the clocks had big needles and numbers and decorations abounded.

Let us see the contributions of Abraham-Louis Breguet :

1. Aesthetics : he becomes the father of modern aesthetics putting together simplicity and functionality. The needles and numbers of his watches are fine and delicate.

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This watch belonged to James Watt, who revolutionized transport with the steam engine ! That is fascinating for me and the watch looks so modern…

2. The art of guilloche : around 1785-87 Breguet started to utilize this art : very small lines, figures, that he engraves first on the boxes and then on the dial. The pinnacle is to do them is doing them by hand ; in that way every watch is unique. This art continues until this day, but very seldom are the craftsmen to practice it.

These two elements have revolutionised the aesthetics in the watch making. Since him, we will speak of « Breguet needles » which are made out of blue steel, having towards the tip a hollow apple, called eccentric apple. We will also speak of « Breguet figures » due to their finesse. It is the Breguet’s signature !

3. His first technological contribution, the shaking system (système à secousses), the perpetual watch, the automatic watch : at that time the watches were wound up using a key and the watchmakers were looking for a more practical system ; if you forgot to wind up the watch, or if you didn’t remind any more where you had put the key, you didn’t know anymore what time it was. Breguet is the first to create a watch that can be wound up when the wearer of the watch moves !

It is interesting to know that at that time people wore the watches in a vertical position, in the pocket. Breguet created a jerking system that adapts itself to body’s movements or to its owner’s pace. That must have been a sensation !

You understood, we are speaking about the so-called perpetual watch. But Breguet does not attribute the idea nor the name to himself ; he says that they are due to a 17th century German monk. Anyway, nobody had seen such a system before him !

These perfections and inventions will draw the attention of the King and Queen of France, Louis XVI and Marie-Antoinette. She will be attracted by the stroke of the pencil, so to say, and He by the technical side. Breguet’s watches start to be in fashion and he manufactures watches, all different, for the crowned heads of Europe and other prestigious figures. We are around 1782.

Here we have a firs sample of Breguet’s customers :

  • Queen Marie-Antoinette ;
  • King Louis XVI ;
  • King George IV ;
  • Napoleon ;
  • Empress Joséphine ;
  • Charles-Maurice de Talleyrand ;
  • Selim III, ottoman sultan ;
  • Marshal Ney ;
  • Georges Washington ;
  • Queen Victoria ;
  • After Breguet’s death the personalities follow each other : Giacomo Rossini, Winston Churchill, Arthur Rubinstein, and so on.

The price of the watches range between 3 and 7 thousands gold francs… (to be verified)

Tsar Alexandre I, passionate about watchmaking, was a very good customer of Breguet.

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We see a podometer. In fact it is a military counter. A metronome gives the musical measure, the podometer gives the cadence of the soldiers’ footsteps. We are around 1820.

4. Pare-chute : system that protects the movements of the watch against shocks. Breguet is the first watchmaker that has this idea ! We are in 1790. At the bottom of the text you will find an anecdote on this subject as well as a note (no 6) on the spelling of its name.

After the French Revolution and the Terror period, a new class emerges, the bourgeoisie. Breguet is clever in many aspects and by instinct adapts to a new situation knows to put himself in the shoes of others in order to know what their needs are. He thinks of a practical but elegant watch that can be manufactured to a bigger scale ant of a payment system that will allow the new class to wear a watch, object that belongs from now on to the daily life. The solution is born under the name : the subscription watches!

5. The subscription watches : the price goes around 600 gold francs, an already large amount, but possible for the new social class. How the system worked : an account at the order, and the balance on delivery. The subscription watches have the minimum of elements, but they are reliable and precise ; if they have only the needle for the hours, the dial is big, very well done and you can read the time to within one or two minutes ! We are around 1797. Moreover, Breguet designed a watch that could be repaired by an average watchmaker, which was not the case with the other items he produced.

It is curious, but a single needle is enough ; the time is exact to within one or two minutes ! Thanks to the new payment system, which ensures more frequent cash inflows, Breguet was able to continue to manufacture very high-complication watches – these took much longer to be manufactured.

6. The tourbillon (whirlwind) : it is a mechanical system which makes every passionate watch dream as it improves the accuracy of time measurement by cancelling out the effects of the earth’s attraction on the watch. The mechanical watch has its movement disturbed by earth’s gravity. In addition, the movements, the motions of the watch wearer participate in the disruption of the mechanism. The tourbillon centers the watch, if we can say so, it is not any more disturbed and its precision is improved by an ingenious system (the mechanism of the watch is inside a mobile cage).

It is one of the few times that Breguet files a patent. We are in 1805. At that time five documents had to be presented and the Breguet Museum has one, written by Breguet’s son.

7. The tact watches : you must remember that in the 17th and 18th centuries people lived in the twilight. On top of that a candle cost a worker’s work week ! Even wealthy people had only a few lit candles and carried them from a room to another. So that it was difficult to know, if it was pitch dark in your bedroom, if you still could sleep three hours or one… Breguet had the idea to invent the tact watch : On the one hand we have the display with the needle or the needles and on the other one a needle in relief which gives the time by an ingenious system : you slide the needle which will lock in the time displayed on the other side ; it is synchronized with the automatic watch.

This invention was useful not only at nights but also if you had a meeting and you didn’t want to sound rude, you slept your hand into the pocket, touched the watch and you knew what the situation was, so to say. Hereby we have one of them :

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This is the medallion watch that Mme Bonaparte bought to A.-L. Breguet.

The hand is in relief, the diamonds represent the hours ; twelve, three, six and nine are indicated by bigger diamonds, noon differs by the chain. That is the system that allowed you to know what time it was by touching.

8. The travel clock : it is also an invention of Breguet : until then, when you travelled, you stopped the mechanism and you would wind it again once you would reach your destination ; you would find the time at a neighbour or in your automatic watch. Breguet invents a clock with a balance. The firs travel clock was sold to General Bonaparte (1798) ! The date at which Bonaparte went to the manufacture to collect it was three weeks before the campaign of Egypt. He is a young general. The same day he buys two pocket watches. For the record, his wives, his sister, his brothers, in short, the whole Napoleon’s family was Breguet’s customers.

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Extract from the register kept by Abraham-Louis Breguet. We distinguish « Général Bonaparte ». It is the consignment of the sale of one of the watches mentioned above. This one is at quarter repeater.

9. The alarm system : Breguet perfectionates and adapts the former system. In the museum you can see the ring watch of Count Paul Demidov (1282). Not only it is a feat to design a watch on a ring, but it has also an alarm clock watch. The time is set by the crown on the right side and the alarm clock on the left one. This system allowed the count to set the alarm at a fixed time ; then, at that precise moment, a small spike would sink into the count’s finger to make him aware that the time was over ! Again, Breguet was ingenious as this system was also practical when you had a meeting, when you were in visit and so on. I tell myself that even today it would be interesting to have ii !

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Here we have the ring watch of count Demidov (the background is not uniform as the ring is in its original box. You very well see the crowns that allowed the mechanism to work.

The more I know about Abraham-Louis Breguet, the more I admire him. He wondered how he could make more simple and more pertinent at the same time the use of the « garde-temps » (timekeeper), the watch. He not only applied what his predecessors hat invented, created, introduced, but he would also take every element of the watch and lead it to some perfection. He succeeded as some of the mechanical watches from our time have inventions that Breguet introduced 200 years ago ! As I already said, the parts of the subscription watches could easily be taken out and put again if the watch broke down by an average watchmaker, and not only in his manufacture. Breguet thought of everything !

10. Mr. Vassor is passionate by his job, I can feel it. Hearing him talk about the watches, I understand that if we wear clothes, jewelry, a watch, there is a difference with the last one : clothes, we change them, jewelry, we even forget that we are wearing them, the watch, we wear it, we consult it, we use it almost the whole day ! It is a personal item. Do you want a proof ? Madame Joséphine Bonaparte ordered a watch in 1800 and when she becomes empress, she goes back to the manufacture to adjust the size of the diamonds. It was her watch and it shall continue to be her watch ! Later, she will have it personalised for her daughter, Hortense de Beauharnais – who becomes Queen of the Netherlands – by having an H encrusted in diamonds ; we are speaking about the medalion watch we saw above.

11. The first wristwatch : here again we have Breguet who invents it for Napoleon’s sister, Caroline Bonaparte, who becomes queen consort of Naples. In the archives, it is described as a « repeating wristwatch», « repeating » meaning that it sings the hours. In the registers we read :  « Oblong shaped repeating watch on gold and hair bracelet « . It was sold in 1810. It is absolutely fabulous to think about the birth of such a watch ! We all have or have had such a shaped watch without thinking about the way it came into this world !

And now we come to the complicated watches (in the A.-L. Breguet’s vocabulary !) : they are repeating watches on demand. it means that they have a button on which you can press and which will trigger the striking of the hour close to the quarter of a hour or the minute. And yet, on the outside, these watches is as aesthetically refined as the others ! In fact, in 1783 Breguet has already invented the gong spring that will replace the gong or the bell on the watches and which shall also allow to diminish the thickness of the striking watches. He will perfect his system until the strike will match to the second after the last quarter of an hour ! The other watchmakers will follow him.

12. The marine chronometer : it is Louis XVIII who appoints Breguet « Naval Watchmaker ». At the time a strong country has a strong navy for trade and wars. Until the invention of GPS there is the marine chronometer which allows to know where the boat is on a map. Before that, a ship could calculate its position in the middle of the ocean from north to south using the position of the stars and the Sun, but it had no mean to do so from east to west. In the field of chronometer, Breguet brings also innovations to the mechanisms. He also invents the double barrel chronometer. I suppose that an expert what we are speaking about… We are in 1815, but Breguet had already manufactured chronometers for the Spanish navy. The collaboration with the French navy shall last for three generations.

The GPS and the cellphone nowadays take stock from the distance between three different satellites around the Earth and thanks to the difference in times that we shall know the time we live and where we are located.

1823 Abraham-Louis Breguet dies. But his manufacture continues to exist for three generations in the family. In 1870, the watchmaking changes : watchmakers know how to manufacture exact watches and of a good quality on a bigger scale. It is also the era of electricity and Breguet’s son will be interested in it. It is also the era of the telegraph, of the telephone. Later, Breguet’s grand son, will sell the manufacture to his foreman Edward Brown. The trade Breguet remains by the Browns for almost hundred years, that is to say until around 1970. We owe to this family the fact that the manufacture survived the first World War, the crises of 1929, and the second World War. Not easy at all. Another wonderful thing is to be mentioned : the Brown family continued to feed the archives. They really belong to the Breguet family ! Two other investors follow and in 1999 Nicolas Hayek comes with the Swatch Group.

After the death of the manufacture founder, one continues to see his descendants and allies play a big role in technological changes.

Watchmaking, telegraphy, telephony, aviation : these are the domains where they are brilliant. His son, Antoine Louis, invented the first keyless winding watch, his grand-son Louis-François Clément, the one who sold the factory, is interested by electricity, the great-grandson Antoine Breguet becomes famous with the electric dynamo and the telephone. The first telephonic call in France was made between the 1st and the 3rd floor at 39 Quai de l’Horloge ! It is not nothing ; and Louis-Charles Breguet, Antoine’s son, is the founder of the « Compagnie des messageries aériennes » (The Air Courier Company), origin of « Air France » of which he is, according to Wikipedia, his founder too !

I come back to Abraham-Louis Breguet, as he is the one that interests me. I find him fascinating and it is possible that I envy a bit Mr. Richard Vassor for he works in such a place full of History and of personalities that have left an imprint in this world. I find there is nothing more remarkable than participating in binging amenities into the life of others. We all do it but some more that others. I particularly salute Mr. Breguet for that.

Notes :

  • how did all these watches arrive to the museum ? It is Nicolas Hayek and his family members who acquired them at auctions. We thank them for this wonderful action ;
  • all the watches of the museum were designed by Breguet but one, by the Brown family. The French army had launched a call for a watch for his pilotes. Breguet wins ! Fortunately the Brown had kept the name Breguet. They are worthy his successors ;
  • all the watches produced by Breguet have his signature and a number. This number appears in the Breguet’s archives where we also see the name of the owner, the specifics of the watch, the date of manufacture and purchase. The archives go back to the 18th century and the Paris museum is very proud of it ;
  •  Breguet never manufactured two same watches. One of those I saw has the phases oft he moon, it is the personal watch of Marie-Louise, the second wife of Napoleon ;
  • Breguet doesn’t keep all his inventions and improvements for him. He gives them further to his students and collaborators. He was convinced that we could only move forward through exchange !
  • here we have the anecdote about the watch system protection when a fall happens : Abraham-Louis Breguet was visiting Talleyrand and he speaks about his system. In order to proof what he says, he throws his watch against the floor and Talleyrand says : « This bloody Breguet always wants to do other than better ! »
  • in French the word that Breguet chose for « parachute » is « pare-chute », but in the dictionaries we find only the spelling like in English. The spelling « pare-chute » is made from the verb « parer » which means « protect ». All that is very interesting for me and I’ll have some discussions with specialists. I am sure that Breguet’s spelling is the right one !

As I say at the beginning, one should celebrate people who have contributed to improve our lives and it is the case of Abraham-Louis Breguet. The only thing that remains me to show is the manufacture building where I had the privilege to enter and sit in the living room and spend unforgettable moments with one of his descendants. All that gives me the impression that the spirit of Mr. Breguet is behind a door that I am unable to see but that I feel.

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One sees the windows lit. One could say that A.-L. Breguet is at his workbench thinking about one of his inventions !

I am publishing this article a 1st of March mars, the Neuchâtel Republic Day, a day that Abraham-Louis Breguet would have celebrated with joy if he had lived this historical day in 1848, as he was such an independent person. To be independent, ingenious, to bring so many nourishing innovations, that is wonderful. He passed his life exam !

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By the times I am living, I have the chance to see again some places in this world. I went back to the Breguet Museum and Mr. Vassor welcomed me again with his communicative enthusiasm and now I have the picture of Antoine Louis Breguet’s watch, Abraham-Louis Breguet’s son. The watch was manufactured between 1804 et 1817. It es mentioned that it is an experimental watch, but it is also his personal one. The son was aged between 30 and 40 years.

I am deeply thankful to Mr. Vassor for the explanations he gave me and I thank him for having allowed me to take pictures in the museum.

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Spectacle de danse 2020

Année compliquée pour les activités artistiques publiques (entre autres). Je n’ai pas présenté de spectacle cette année, mais je me dis qu’avant fin 2020 j’en présenterai pour des amis, une personne, deux ou trois. Il faut toujours faire face avec ce qu’on peut et j’ai de la chance d’avoir un couple d’amis qui va venir. Je peux aussi compter sur Roger Peeters – il a déjà travaillé dans des théâtres – et il fera le technicien de scène. C’est magnifique.

C’est un spectacle sorti du chapeau pour ainsi dire !

Photo de Roger Peters mise en scene par mes soins.

Bon, sorti du chapeau… Mon chapeau, comme celui des magiciens, n’était pas vide. En fait, je traverse une période quelque peu compliquée de restructuration – en plus la pandémie s’y est mise – et cela m’oblige à revoir bien des choses. Alors, je me dis que je peux quand même faire un spectacle, inspiré de ceux que je fais depuis deux ans avec une élève, mais cette fois-ci seule. Une fois de plus, je vois que les choses se lient les unes les autres dans ma vie et je me dis que je suis sur la bonne route.

L’idée m’est venue peu à peu, j’ai hésité et finalement me dis que j’ai une carte à jouer. On verra bien. De plus, en réfléchissant, je ne fais que reprendre une tradition que j’avais il y a fort longtemps. Le sens de cela, je vous le laisse, pour le moment, je me contente de danser !

Voici la structure :

  • Exercices danse-théâtre ;
  • Les Roses de Picardie – musique interprétée par Gille Rémy and his Jazz Band;
  • Piano fantasque – musique de Peter Kubik ;
  • Ständchen – musique de Franz Schubert.

Le tout s’accompagne de commentaires et d’interaction avec le public

Au fond, je reprends une tradition que j’avais il y a fort longtemps pour la fin de l’année. Et comme nous sommes autour de Noël, j’ajoute une belle carte de voeux que je viens de recevoir. Je la partage avec ceux qui lisent cet article : que votre vie soit celle qui vous comble le plus et de la meilleure façon possible !

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J’aime les travailleurs manuels !

Chaque fois que je vois des travaux sur la route, sur un immeuble, dans la construction, je suis en admiration et me dis que la pratique est quelque chose qui devrait faire partie de notre formation.

On le sait, j’ai un faible pour l’entreprise Facchinetti parce que j’ai connu M. Gilbert Facchinetti et que je lui dois une fière chandelle pour un travail fait dans mon studio de danse. Ici, on voit une grue Facchinetti et des travailleurs de l’entreprise dans les deux photos du haut ; dans celle du bas on voit eun travailleur du paysagiste Chopard Dolder.

Précision : l’entreprise Facchinetti travaille à la gare de Neuchâtel et l’autre monsieur refait l’entrée de « La Petite Rochette », belle villa tout près de la gare. L’ouvrier m’a expliqué qu’il y avait des creux et qu’il refaisait la surface. En effet, on oublie que la terre, la Terre aussi, bouge.

Ce qui m’impressionne chez eux c’est le soin qu’ils portent à leur travail, la minutie qu’ils y mettent. Il n’y a pas de place pour l’à peu près, le « on verra si cela tient », le « bof », le « j’essai « , etc. Bon, parfois ils pourraient faire mieux si les histoires de rentabilité n’entraient pas en ligne de compte. Mais laissons cela de côté pour cette fois. Je les remercie chaque fois que je le peux et leur dis que bien des politiciens, des « décideurs » devraient faire de la pratique dans un métier manuel pour voir que l’on doit tenir compte de bien des choses quand on fait un geste, quand on pose un élément. En fait, toutes les choses sont liées, mais on l’oublie. À chaque fois que je parle avec eux, que je leur pose une question sur leur métier, j’en sors enrichie.

Je me dis aussi que le soin que l’on met dans son travail devrait se ressentir dans sa vie privée et inversement.

Quand je prends le temps d’y penser, je vois la ville comme un corps, nous avons des os, des muscles, des artères, etc. et la ville a ses câbles électriques, ses conduites d’eau, ses jardins fleuris, ses trottoirs solides, ses artères. C’est un corps tout comme le nôtre ; nous portons un prénom et une ville porte un nom. Tout cela tient parce que des ouvriers ont respecté des normes, ont travaillé avec conscience.

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Entraide au centre-ville de Neuchâtel

Cet article fait partie de la rubrique « Questions sociales ».

Samedi passé, j’étais dans un magasin de cuir du centre-ville pour remercier le gérant qui m’avait donné un excellent conseil pour l’entretien de chaises avec du cuir qui se trouvent dans mon studio, lequel est passablement humide, lorsqu’on a entendu un bruit très fort. Nous sommes sortis et vu une remorque tombée dans le caniveau qui sert d’abri au fil d’eau du Seyon.

Je me suis dit « Il faudra appeler une dépanneuse ! »

Il ne s’en est pas fallu de beaucoup de temps pour voir affluer un tas de bénévoles pour aider la propriétaire du véhicule à trouver une solution. Je ne crois pas trop m’avancer en disant que la plupart pensaient comme moi « difficile de s’en sortir ». Mais, c’était sans compter avec les ressources de la jeune propriétaire qui a guidé tout le monde. L’opération s’est passée comme si cela avait été une répétition d’un spectacle bien rodé, personne n’a contesté les réflexions, les ordres et c’était presque comme dans un film.

Ce qui a été très beau cela a été de voir les gens venir de tous côtés pour aider : des hommes, une jeune fille qui a déposé son paquet par terre, une dame, bref, il y a eu toute sorte de gens.

La jeune femme m’a réellement épatée tant elle a gardé son sang-froid, a su analyser la situation et trouver des solutions ! Remarquable.

La manivelle à la main a été fournie par l’un des acteurs de cette scène. La jeune femme n’avait pas accès à son outil au fond de la remorque et, ni une ni deux, le gaillard est allé chercher la sienne et la lui a mise dans les mains. Je trouve cela magnifique, je me répète, mais c’est vraiment cela.

Je ne sais pas à quel moment, je me suis dit qu’il fallait prendre cet événement si hors du commun en photo, car après avoir pensé qu’il n’y aurait pas de solution immédiate, j’ai vu les résultats et ait aidé – dans la mesure de mes moyens – à faire bouger la remorque. Ce que je vois plus fréquemment c’est que lorsqu’il arrive un problème, les gens ont tendance à passer à côté sans s’en mêler. Cette fois-ci, cela a été une sorte de miracle. On aurait dit un ballet tellement la chose s’est passée en accord, en harmonie.

Encore autre chose : lorsque les gens ont vu que la remorque avait « retrouvé sa route », ils sont partis sans rien demander. Je sais bien que cela s’est passé en fin de marché et que probablement tout le monde désirait rentrer à la maison, tout de même cela est à relever.

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