@3m.ossature : apport d’un participant particulier – Freddy Landry

Freddy Landry se trouvait à l’hôpital dans un état de santé passablement compliqué, mais sa tête fonctionnait merveilleusement bien. Je lui ai proposé de pratiquer les percussions osseuses du fait que dans son état il ne bougeait pas beaucoup et que cela lui permettait de remettre de l’ordre dans le corps. Ce n’est pas une illusion, c’est une expérience. Les muscles, tendons et ligaments sortent des os et lorsqu’on percute ces derniers, tout le corps est dynamisé. Je lui ai expliqué la théorie des chaînes articulaires et musculaires de GDS, Godelieve Denys Struyf, et ce que j’en ai fait.

F.L s’est montré curieux et à désiré en savoir davantage. On a rigolé un peu au début, car je cherchais par un raisonnement le côté gauche de son corps ; j’étais quand même devant une personnalité que je connaissais mais que je n’avais pas approchée physiquement autant. Il faut encore ajouter que lorsque j’ai des élèves de danse, elles se trouvent face à moi et que quand je leur dis de faire tel ou tel mouvement à droite, je montre avec la gauche… Il m’est arrivé, une fois ou l’autre, d’indiquer un chemin à un chauffeur et de lui dire de tourner à droite, alors que c’est la gauche et je répète « à droite »… mais sans effet ; aucune dyslexie, mais une habitude, « une translation », dit F.L. dont les cours de géométrie sont présents à son esprit. Je l’ai dit, son esprit était très présent !

Dans un cours, chacun fait ses propres percussions, étant donné la situation, c’est moi qui les lui ai faites.Voici les résultats au fur et à mesure des percussions sur son corps :

  • quand j’ai fini les percussions sur sa jambe gauche, il a senti plus le bas de la jambe que le haut ;
  • quand j’ai fini de percuter les deux jambes, c’est la droite qui a été la plus sensible ;
  • aux bras, quand j’ai fini la main gauche et qu’il l’a comparée à la droite, pas encore percutée, les vibrations étaient, a-t-il dit, extrêmement fortes. Cela a dû lui donner une drôle de sensation, car il l’a frottée avec la droite. Après les percussions dans les bras, c’est l’avant-gauche qu’il a ressenti comme le plus chaud ;
  • dans la partie avant du corps, la sensation a été encore plus prononcée dans le thorax ;
  • le dos, je ne l’ai pas percuté car il était couché et cela représentait une sorte de rupture, mais les percussions se répandent, et alors, on a pu continuer ;
  • les sensations les plus fortes, il les a ressenties dans le crâne.

Au fond, à chaque fois que j’avançais, c’était comme si le chemin avait été ouvert et que les résonances pouvaient s’exprimer avec plus de force.

Puis, il est resté silencieux un moment, les yeux fermés, faisant un voyage intérieur qui lui a fait ressentir une sorte de vibration en même temps qu’une sensation de flottement. Pour montrer cela, il a fait le signe avec les mains d’une expansion en les promenant autour de son corps. J’ai trouvé cela absolument extraordinaire, car en général cette sensation vient avec le temps et seuls les gens très sportifs, parmi ceux avec lesquels j’ai pratiqué la chose, avaient, jusque là, exprimé un tel ressenti la première fois. Nous sommes tous différentes, on le sait, tout de même c’est remarquable.

Le lendemain, lorsque je suis arrivée, il m’a dit qu’il avait fait tout seul et il a souri tout content !

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@3m.ossature : apport des participants 4

Parmi les sujets « secondaires », nous avons parlé du vide. Pourquoi le vide ? Nous sommes faits de matière en apparence. Nos atomes et molécules sont liés, retenus par des forces. En réalité, les scientifiques nous disent que plus on entre dans l’infiniment petit de la matière, moins il y a de matière. La semaine passée, j’ai fait la connaissance d’un scientifique auquel je pose la question qui m’intrigue depuis longtemps : peut-on dire que la matière qui est apparue au début de la création de l’univers est la même que celle qui nous compose ? Qu’elle ne fait que se transformer ? Le scientifique me dit oui, mais il faudrait dire « l’information » ; cela correspond mieux à la réalité.

Voilà donc que pendant le cours, je parle du vide et de l’information qui nous compose, donc de la possibilité que nous avons de la transformer. Cela permet de mieux comprendre comment nous sommes faits dans le ventre de maman, comment nous nous transformons, nous laissons nous transformer, résistons à la transformation et finalement qui nous sommes ou croyons être. L’eau est un élément important dans ce processus, elle en est l’intermédiaire.

Je dynamise l’eau que je bois et à chaque fois que je vois le vortex, cela me met de bonne humeur. Avec les explications reçues par différentes sources, je comprends que l’oxygène passe dans l’eau et l’enrichit. L’eau pourra ainsi mieux permettre les échanges dans les cellules. Je suppose que c’est pour cela que la vision de cette eau qui bouge et s’enrichit me rend de bonne humeur.

La technique de ce cours est facile à assimiler et à pratiquer. Une autre affaire est celle de la comprendre, de la faire sienne, de faire vivre le corps qui est un tout. Tout est lié dans le corps ; c’est comme dans la vie. Il n’y a rien de séparé, C’est très intéressant et plaisant de voir combien les corps ressentent de façon différente des percussions qu’ils reçoivent, combien le ressenti se fait chaque fois plus prononcé. C’est d’autant plus intéressant que les effets sont là mais qu’en général on ne les perçoit pas tout de suite et que peu à peu ils se font présents.

Cette fois-ci, nous avons porté une attention particulière au muscle « psoas » qui joue un rôle important dans la tenue du bassin et de la colonne vertébrale. On a vu que certaines références parlent de la vertèbre D12 comme point d’attache de ce muscle, que d’autres le situent sur la lombaire L5 et qu’il finit sur le petit trochanter en ayant fait un coude sur le bassin ; que pas tout le monde a le petit psoas, celui qui part de D12 – L1 ou L2 et se termine sur le ligament inguinal ; nous avons aussi vu que certains disent que le psoas est un muscle rotateur alors qu’il fait partie de la chaîne respiratoire et qu’il relie le tronc aux membres inférieurs !

À gauche le dessin d’une participante. Au milieu, on voit mieux les extrémités du psoas qui sont des ligaments – en blanc issus des corps vertébraux – et à droite le petit psoas que pas tout le monde a et qui finit sur un ligament qui passe devant le bassin mais qu’on ne voit pas sur l’image.

L’enseignement est une discipline fascinante du fait que les participants sont toujours différents et qu’en les écoutant, en leur apportant des réponses, je m’enrichis !