Une journée à la RTS : rencontre particulière.20

Résumé :

  • j’ai vu travailler MM Daniel Bertusi, le chef du secteur post-production image, Blaise Piguet, réalisateur et Jacques Ansermet, monteur truquiste. Des personnes très aimables, prêtes à répondre à mes questions et avec des années d’expérience. C’est si important, l’expérience ;
  • j’ai appris à regarder différemment les émissions télévisées ;
  • j’ai trouvé des similitudes, toutes proportions gardées, avec certaines choses que je fais et lorsque j’écris ou compose cet article, j’utilise certains « effets » avec un certain plaisir, une certaine conscience, un savoir plus solide grâce à ce stage. Je ne cesse de le répéter, nous nous nourrissons des autres, d’où l’importance de faire au mieux chaque chose.

Voici le début de mon aventure :

Après avoir vu, pour la deuxième fois, une réclame sur Zattoo disant que si l’on désirait se former dans les métiers de l’audiovisuel, il fallait prendre contact avec la RTS, je me suis dit que c’était pour moi et qu’il fallait agir. J’ai téléphoné, mais les services qui ont répondu n’en avaient connaissance. Il y avait cependant des stages et je suis tombée sur un collaborateur de la RTS des plus aimables, M. Daniel Bertusi. À ce moment-là, je ne connaissais pas encore son titre.

Zully, élève répétante. M.Bertusi m’explique qu’il reçoit parfois des classes avec des élèves qui aimeraient embrasser le métier, mais qui voudraient en connaître un peu plus sur sa pratique. Je lui dis que j’ai filmé et fait le montage audiovisuel de mes spectacles pendant des années sur Revox, que j’aimerais filmer mes danses et ajouter des effets et que l’on pourrait me considérer comme une élève répétante. Quelle chance, M. Bertusi est ouvert d’esprit et rendez-vous est pris ! J’ai aussi saisi l’occasion pour remercier une fois de plus la TSR, devenue RTS, pour l’émission de Franc-parler1 avec feu mon ami André Oppel.

Programme de la journée : le matin, je pourrai voir le montage d’une émission et l’après-midi, je pourrai poser des questions.

Arrivée. Comme pour Rome, bien des chemins nous y conduisent. J’ai pris la Rue des Bains. Je trouve le nom joli et me dis qu’il devait y avoir un établissement pour les bains. Il a disparu mais je vais me baigner dans le traitement de l’information.

La photo est un peu floue, ce doit être les vapeurs qui flottent par là…

Le bâtiment a été construit à la fin des années 1960 ; la tour comprend dix-sept étages et trois sous-sols. L’architecte, Arthur Bugnat, a été assisté par des chefs techniques de la TSR MM Ernest Pittet, Yves Dunand et Charles Python. Je trouve que le fait d’avoir été assisté par du personnel de la TSR est un point très important. Il n’y a que celui qui a l’usage d’une chose qui peut donner un avis pertinent. Cela manque dans bien de nos immeubles locatifs et commerciaux. Ah ! Cela me rappelle que notre hôpital a été rénové et que lorsqu’on veut entrer dans une chambre, il ne faut pas que la porte de la salle de bains soit ouverte parce qu’elle bloque l’entrée ! Il faudra que j’aille vérifier si c’est toujours le cas.

À sa droite (en réalité, le bâtiment est un peu en retrait), un bâtiment de cinq niveaux, à l’origine destiné pour la technique et qui maintenant abrite les émissions des magazines. C’est-à-dire qu’on y fait les montages. Je me posais des questions au sujet de la différence de style entre les deux bâtiments. Il me semble que l’architecte dit dans une émission dédiée à la construction et que les archives de la TSR mettent à disposition que pour isoler les services techniques du bruit, il fallait une bonne épaisseur. Ce doit être cela.

Cela a dû être quelque chose à l’époque, un bâtiment si grand ! L’architecte a dit qu’il choisissait une couleur de façon à ne pas trop détonner dans le paysage. Voici la vue depuis le 16e étage. Pour des raisons de sécurité, on ne peut plus avoir accès à la terrasse du 17e. Je me dis qu’on est à Paris et que le xvie 2 arrondissement me convient très bien ! Voici la vue :

Quand on est à cet étage, les autres maisons et bâtiments semblent être des maquettes. C’est l’une des facettes de la relativité des choses. Ici tout est objet de réflexion.

M. Daniel Bertusi me reçoit et me fait visiter les divers locaux de travail. En premier lieu, on entre dans des studios, lieux où l’on enregistre les émissions.

Voici le grand studio, le studio 4, est celui qui a 900 m2 de surface et une hauteur de quatre étages (considérable !). On voit l’une de ces caméras qui sont comme des bras de grues pour s’approcher de tel ou tel endroit. On y a tourné, par exemple, Les coups de coeur d’Alain Morisod et maintenant c’est le 52 minutes. A J’ai aussi vu le studio 1, plus petit, où l’on tourne les émissions Dans la tête de, 36.9‘ et À bon entendeur.

Pour la première fois au monde ! C’est la TSR qui la première à monté un studio où tout est numérisé. Il n’y a plus de décor physique lourd. Je tiens cette information du réalisateur Julien Nicole-Kay. En très peu de temps on peut entièrement changer le décor et tourner une autre émission. Ce sont les panneaux (comme celui de droite) qui par leurs lumières led créent le fond. C’est un autre monde !

Des décors quand même ! J’aime les métiers qu’on avait « de mon temps » ! J’aime faire des choses avec mes mains et j’aime les travailleurs manuels. J’aime sentir : on prend une matière, on la modèle, on la transforme et on crée quelque chose. Voici les décors vus :

J’ai été contente de retrouver un peu du monde que je connais. Et les dents dans la photo à droite… cela me rappelle un travail que j’ai fait avec une adolescente. Elle aurait dû porter un appareil dentaire à l’âge de 12 ans et en suivant les conseils et exercices d’une ostéopathe, après une année, ses dents ont été parfaitement alignées.
Cette enseigne, sur le plateau de la RTS, me rappelle celle faite par feu mon ami André Oppel pour l’un de mes spectacles. Je l’expose dans mon studio avec une horloge faite aussi par lui. Quand même, les décors ainsi faits ont un charme certain.

Ah, Charlie Chaplin ! J’ai vu une magnifique photo de Chaplin en train de filmer. Je ne sais qui a pensé à mettre cette photo à cette place, mais je le remercie. C’est très touchant. Chaplin avait beaucoup de talents auxquels on ne pense pas toujours.

Box de montage. Mon guide m’amène dans un box de montage où je fais la connaissance du réalisateur Blaise Piguet et du monteur truquiste Jacques Ansermet. Je me sens vraiment dans un « chez nous » avec ces noms si suisses. Je demande à Jacques Ansermet s’il est lié à l’ancien chef d’orchestre Ernest Ansermet. Oui. J’ai l’impression qu’il est présent d’une façon ou d’une autre. Je vous le dis, je suis dans en quelque sorte « chez moi ».

Voici Jacques Ansermet, monteur truquiste. C’est son titre. Je regarde la définition dans un dictionnaire : responsable des trucages cinématographiques. C’est un joli nom. Il travaille avec Blaise Piguet, le réalisateur de l’émission qui est montée. Chacun a l’émission devant l’écran de son poste de travail. Blaise fait des commentaires sur son travail et Jaques entre dans la pensée de Blaise. Je dis cela parce que Blaise disait : « Là il faudrait un gros plan, ceci est ce qui correspond à l’animatrice de l’émission, ce profil est meilleur que celui de telle place », et que Jacques faisait des manoeuvres sur son clavier comme s’il était dans le cerveau de Blaise. Puis, Jacques disait qu’à tel endroit on voyait on ne voyait pas telle chose et Blaise, à son tour, était d’accord. Pas un ton plus haut que l’autre, pas une remarque désagréable. Tout était « soft », pour parler français3 !

J’oubliais de dire que les animateurs de l’émission sont venus voir le montage et que là aussi tout a été « soft ».

Le temps s’écoule et tout à coup c’est passé midi. On discute de choses et d’autres, on en arrive à parler de la position du corps lorsqu’on passe longtemps sans vraiment bouger et là, nous nous avons un autre sujet qui nous intéresse tous parce que depuis quelques années, je donne des cours sur le sujet (@3m. ossature et @articulations – jouons avec elles).

M. Daniel Bertusi me reçoit dans un autre studio de post-production. À ce moment-là, je ne connais toujours pas son titre. J’imagine qu’il est quelqu’un d’important, mais rien dans sa façon d’être ne le fait sentir. Ce n’est qu’au moment de la rédaction de mon article que je me rends compte que je ne le connais pas et il me le donne « chef du secteur post-production image ». Je trouve cela magnifique. La photo de M. Bertusi parle pour lui :

De la délicatesse. Je passe l’après-midi à poser des questions à M. Bertusi et il me montre diverses séquences modifiées par lui pour différentes émissions en recourant notamment à deux logiciels « FinalCutPro » et « Motion », logiciels pour Mac. Quelle chance, mon ordi est un Mac ! Je vais me les procurer. Lorsque M. Bertusi me montre ces séquences, j’ai l’impression de voir des réclames « avant » et « après ». Je vois une séquence où tout va bien et il me montre l’original où l’on voit un caméraman dans un miroir ; une autre où on voit le journaliste sur le plan où la personne qui témoigne parle. Cela me fait me rendre compte du travail qu’on ne voit pas. Ce qui m’a touchée le plus, au point d’avoir une émotion très forte de je ne sais quoi, c’est au moment où Daniel me montre le travail qu’il a fait sur une personne pour la mettre à son avantage alors qu’elle était dans une situation délicate. C’est cela la délicatesse. Je suis vraiment émue.

Comme à l’Opéra . C’est en les voyant travailler et en entendant certaines explications que je me suis dit que ce trio travaille dans la délicatesse ; je me trouve presque comme à une répétition de l’Opéra de Bucarest ou du ballet de Saint-Pétersbourg. Le « déplace l’image d’un poil à droite, passe de la caméra X à la Y, agrandis telle image, prends la prise de vue de la caméra 2, etc. » correspond au « plus à droite ; toi, allonge un peu plus le bras, mets-toi sur la diagonale 2-6, la jambe plus haute, etc.  » d’une répétition de danse. Je ne savais pas combien ces deux métiers avaient des points similaires.

Une autre remarque qui m’a touchée, c’est celle de Blaise lorsqu’il a dit à Jacques « mets tel plan juste après que la présentatrice baisse son regard ». Cela m’a, pour ainsi dire, ouvert les portes de la perspective dans les montages. J’ai quelques scènes de ma vie qui restent comme des photographies, celle-là en est une. Je n’étais pas consciente de telles subtilités.

J’avais raison de penser au bain d’information. Tout comme après un bain, on se sent régénéré, je me sens régénérée par ce bain d’information et de formation. Je n’hésite pas à répéter que nous nous nourrissons les uns des autres.

Fin de ma journée !

Notes :

  • Franc-parler1. Comme je suis en pleine formation, je me dois de compléter mes connaissances et voici ce qu’on dit à son sujet : émission d’information qui prenait la forme de courtes rencontres, entretiens ou portraits de personnalités qui exprimaient leurs convictions. Chacune avait une durée moyenne de 5 minutes. La collection complète compte 98 émissions, diffusées entre le 5 mai 1984 et le 4 juin 1988. Son producteur fut Claude Torracinta, un journaliste que je respectais ;
  • écriture des siècles2. Le logiciel de ma plateforme ne connaît pas les petites capitales et donc je me débrouille avec les moyens du bord !
  • le français3. Nous n’avons pas eu le temps de parler de ce sujet qui me passionne au point que je passe beaucoup de temps à réviser des textes dans divers domaines. C’est devenu l’un de mes métiers. J’ai envoyé, il y a une année, un mot à une émission de la RTS pour signaler une coquille et le journaliste m’avait chaleureusement remerciée.
  • Les émissions de télévision sont un moyen de transmettre la connaissance et forcément, je demande comment cela se fait que le titre de telle émission ne porte pas d’accent, que des expressions issues de l’anglais ou des mots mal utilisés fassent partie du vocabulaire des journalistes et des présentateurs, que lorsqu’on s’entretient avec une personne occupant un certain poste et qu’elle fasse des fautes, on ne reprenne pas la prise. Personne n’est parfait et les erreurs se glissent parce qu’on pense à une chose et à une autre, mais les présentateurs des émissions devraient être attentifs. Il n’y a pas que la télévision, les journaux, les politiciens, les directeurs de succursales sont de la partie. Je me demande où est passée la formation. Que diraient ces mêmes personnes si à la fin du mois leur salaire était amputé de trois cents francs ? Au fond, un 1, un 3, un 9 ce n’est pas si important. Quand on me dit que la langue évolue, je suis d’accord, elle a évolué pendant des centaines d’années, puis on a construit une grammaire, une orthographe une déclinaison verbale pour qu’on s’entende. Je suis reconnaissante lorsqu’on me dit que telle ou telle chose ne se dit pas ou devrait suivre telle règle, mais cette préoccupation n’est plus d’actualité. Dommage. Il faudra que je fasse un autre passaage à la RTS pour avoir la réponse.

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Cave perdue, notion de « kai zen » et arrière-salle.1

Ceci concerne une partie de l’arrière-salle. Ce n’est pas l’endroit que je vois le plus, mais le fait de lui donner une certaine allure c’est comme si je le faisais en moi.

La notion japonaise de kai zen ou amélioration constante. Elle s’installe ou plutôt elle a toujours été là mais elle a un nom maintenant. De plus, elle prend de l’ampleur et touche mon studio de danse, le lieu qui me représente professionnellement le plus. C’est tout une aventure !

Voici la poutre sous laquelle on passe lorsqu’on sort de la salle d’eau et qu’on se dirige vers la salle. J’ai trouvé chez XX des palmes un peu plus petites que celles de la salle d’eau, je les ai repeintes et elles ont choisi leur emplacement. Je dis qu’elles ont choisi parce que je leur ai proposé d’autres endroits, mais c’est là qu’elles se sont senties à leur place. Je les ai tout simplement suivies.

Des vertus des cartons de Mauler rosé ! On ne sait pas toujours quelles surprises se cachent derrière l’apparence. Cela fait des années que j’ai une fois ou l’autre des cartons de Mauler rosé. Cette fois, ils ont dit « Pas de recyclage dans les bennes, on désire changer de destin et entamer une nouvelle vie. Si tu nous écoutes, tu seras contente ». J’ai écouté et effectivement, je suis contente. Je les habillés et décorés. L’un contient les rouleaux de papier que j’utilise pour faire des photos ou protéger le banc qui reçoit les apéritifs que je sers lors de mes spectacles et l’autre recevra les tubes de lumière noire nécessaires à certains de mes spectacles et que je mettrai là lorsque j’utilise la scène autrement.

Caissons du CCN : la scène du Centre culturel neuchâtelois se composait d’une scène dont le plateau central pouvait tourner et on pouvait agrandir la scène en ajoutant des caissons. J’en ai gardé trois que je viens de repeindre et auxquels j’ai donné un nouveau rôle. Je ne peux m’empêcher de penser à Ernest Grize qui doit se dire que j’en prends bien soin. C’est aussi certainement lui qui m’a dit à quel moment faire « gaffe » pour qu’il n’y ait pas de coulées de peinture à certains endroits.

Dans la photo on voit un caisson devant et deux derrière dont l’ouverture est du côté de la boîte qui reçoit les rouleaux de papier. J’ai vissé des crochets et ajouté des ficelles pour pouvoir suspendre les costumes.

Voici les deux caissons du fond, l’un sur l’autre.

D’autres photos vont arriver.

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Autres articles liés à au studio Cave perdue :

@3m.ossature : cours au Jardin botanique

C’est la première fois que je donne ce cours hors de mon studio. Je suis en quelque sorte « en tournée ».

En tournée. On le sait, on part en tournée et il faut préparer ses bagages.

Le squelette « Essence », des planches d’anatomie, des balles, l’ordinateur, l’appareil photo, et encore deux ou trois choses.

Sac Grishko.

Évidemment, le sac Grishko (j’ai connu Grishko à ses débuts à Moscou et il a été le fournisseur des chaussons de danse de mon école pendant des années), noir, est sur fond noir. Mais, l’imporant est qu’il est suffisamment grand pour que j’y mette tout mon matériel.

Traversée de la ville. Je n’ai donc eu que deux choses à porter, le sac et Essence, lorsque j’ai traversé la ville pour prendre le bus, les adultes se sont retournés pour me regarder porter mon « auxiliare », il en a même eu un qui a fait semblant d’être effrayé et les enfants ont souri. Je me suis aperçue que je n’étais pas invisible ! Le chauffeur de bus ne m’a pas fait payer deux places. Quelle aubaine !

Douze personnes. Je m’installe sur la terrasse du Jardin botanique est accueille peu à peu les participants. C’est une chance d’avoir du monde un samedi après-midi alors que les activités s’ouvrent partout et qu’on est au début du printemps avec les jardins qui demandent des soins. Je connaissais une seule personne ; je l’avais rencontrée en ville il y a quelques jours et elle m’avait demandé où presser dans la main pour soulager un mal de dos. Je lui montre et lui parle du cours. Elle se présente avec une amie. Je demande aux dix autres personnes comment elles ont su qu’il y avait le cours. C’est l’annonce du journal de la Ville, appelé avant « Vivre la ville », baptisé aujourd’hui « N+ ». et que vous trouvez ici. Je suis contente que le travail de la journaliste soit si bien récompensé, car les participants sont tous remarquables.

Treize à la douzaine. Au moment où j’ai compté les participants, douze, une participante a compté et a dit « treize » ; j’ai répété « douze » et elle « treize ». Une autre participante a dit « Treize à la douzaine ! ». C’est une si jolie expression qu’elle m’a mis le sourire aux lèvres. Comme pas grand monde en connaissait le sens, j’ai expliqué que du temps des arrière-grands-parents lorsqu’on achetait douze pains, on en recevait treize, mais pas seulement le pain. En cherchant sur la Toile, elle daterait du xiiie (*) siècle où le roi Henri III a instauré la loi « The Baker’s Dozen », la douzaine du boulanger. Le pain était un bien de première nécessité et les boulangers, voulant économiser la farine et donc faire des profits, faisaient les pains plus petits (je me demande s’ils n’ont pas laissé des héritiers dans nos commerces…). Les boulangers ont été obligés d’en donner 13 lorsqu’on leur en achetait 12. J’aime le français et voilà que les résonances osseuses font résonner le français ! Alors, 12 ou 13 ? Simplement, la participante a compté treize personnes et moi j’ai dénombré douze participants, pour elle, je faisais partie du groupe et c’est aussi très joli.

Le cours au Jardin botanique. Je me trouve donc avec douze personnes avec des parcours de vie différents, car on peut aussi avoir un même parcours mais des vécus différents. Exemple : même famille, même parcours, mais des membres totalement différents parce que chacun vit les choses à sa façon. Le point commun, fort prononcé, de ce groupe est celui de trouver des solutions pour le corps bien que le seul monsieur présent ait souligné qu’il accompagnait sa partenaire de vie. C’est beau de partager sa vie avec quelqu’un qui vous suit. Le participant a précisé qu’une fois c’était lui et l’autre c’était elle. Quand même, on l’a entendu s’exprimer bien des fois pendant la séance, il a été très présent !

Le rôle de la pensée. Il est primordial. Si dans mon cours on crée des résonances dans les os et autres tissus du corps, le verbe et avant lui, la pensée vont avoir un effet sur nous. C’est la façon dont nous vivons tel ou tel événement que notre corps va en garder la trace. Nous sommes tous différents et nous vivons tous de façon distincte les émotions, les nouvelles, les amours, etc. Dans le système énergétique chinois, les os correspondent aux idées. Ce n’est pas étonnant, les os correspondent à la structure, l’architecture du corps et nos idées… je vous laisse finir la phrase.

Être positif. Bien des personnes pensent qu’il faut être positif et ne voir que le positif. S’il est vrai qu’il vaut mieux pour le corps être optimiste que pessimiste, ce n’est pas tout. Une chose c’est une décision mentale et une autre un vécu, un ressenti, un accord « esprit-corps ». À ne pas confondre avec le positivisme du philosophe Auguste Comte qui cherche des réponses scientifiques aux questions naturelles et sociales.

Pendant le cours. Dès le début de la séance, la plupart des participants ont ressenti un picotement, une légèreté dans la partie percutée. Deux n’ont rien ressenti du tout. Cela ne fait rien, les percussions jouent leur rôle. Au moment où on aurait dû s’asseoir par terre afin de faciliter certains mouvements et surtout relâcher des tensions dans le corps, j’ai dit « flûte ! le sol… je n’ai pas fini ma phrase qu’une participante voit des coussins. Ah ! que je la remercie. J’avais vu « un tas », ou « des tas », mais comme ils étaient sous platique, je ne les avais pas identifiés et j’étais occupée à d’autres choses. Bref, on a pu se mettre par terre, et chacun a trouvé « son truc » pour être confortable. Là, les ressentis ont été plus forts et variés ; les uns avaient une sensation de fraîcheur, d’autres de la chaleur, de la légèreté, un flottement, ou simplement un bien-être.

À un moment donné, on a travaillé à deux et afin de montrer à l’une comment on massait le dos pour entrer en contact avec lui, la personne massée m’a dit de presser moins fort. Elle a dit une phrase pour qualifier son état de santé que je lui ai suggéré de remplacer par « Je suis tout en délicatesse ». C’est tellement plus joili et surtout cela ne renforce pas un état dit de faiblesse.

Au fur et à mesure des percussions faites, les ressentis ont été plus présents, même ceux qui n’ont rien ressenti au début ont eu un état plus léger et agréable dans le corps.

On a aussi rigolé. Comme on a fait un peu de réflexologie (des points en relation avec d’autres parties du corps), le participant raconte une blague : « Un patient dit au docteur, quand je me touche avec ce doigt ici, j’ai mal, ici aussi j’ai mal, là encore j’ai mal. Le patient est très inquiet. Le médecin prend le doigt, l’ausculte et dit ‘ Vous avez le doigt cassé’ « . Ce n’est pas si anodin que cela si on y réfléchit. On a eu d’autres moments où on a bien rigolé par les remarques ou ressentis des un et des autres, mais ce sont des choses du moment.

Fin du cours. C’est le monsieur qui prend la parole et qui me dit qu’il n’a pas ressenti quelque chose de très spécial, mais que je lui avais donné beaucoup d’énergie et de sérénité (il faudra que je lui demande les mots exacts). Bien sûr, j’aurais aimé avoir ce pouvoir, mais je ne l’ai pas. Mon cours traite de résonances et ce qui a résonné en lui c’était ce que je dégagais à ce moment-là, il a reconnu quelque chose qui était en lui mais qui ne pouvait sortir ou, si on prend une autre grille de lecture, je lui ai rappelé un moment où il s’est senti ainsi. De toutes façons c’est quelque chose qui lui appartient, je n’ai été que l’intermédiaire. On a toutes les solutions en nous.

Et encore. Ce qui les a marqués, c’est d’avoir appris des choses sur le corps et la façon d’agir en plus d’avoir une méthode rapide qui fait du bien. Les participants ont aussi aimé mon ton posé et le fait que lorsqu’on ne sait pas quelque chose, on ne fait pas des suppositions. Une participante m’a demandé si à l’une de ses connaissances, qui avait je ne sais plus quoi, elle devrait lui dire de pratiquer la méthode. J’ai simplement conseillé de parler de son expérience, si le moment se présente, et si la personne montre un intérêt et demande à en savoir plus, alors oui, autrement ce n’est pas la peine. Lorqu’on n’est pas prêt à entendre une chose, on n’est pas prêt, on se sent envahi.

Remerciements au Jardin botanique et à son directeur, M. Blaise Mulhauser. Sans son ouverture d’esprit et son accueil chaleureux, je n’aurais pas pu transmettre des choses qui peuvent apporter une connaissance de soi et un savoir utile aux personnes qui m’ont fait confiance pendant le cours ; je considère cela comme un privilège. Je le dis souvent, nous ne sommes rien sans les autres.

(*) Le logiciel de ma plateforme ne connaît pas les petites capitales, lettres avec lesquelles on doit écrire les siècles. Voilà l’explication du xiiie siècle.

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