Je ne cesse de m’émerveiller de la richesse de l’esprit humain !
Conversations 1. Je vais vous expliquer pourquoi les Phéniciens ont introduit le P dans l’alphabet !
Dans un supermarché. Je dis à l’un de mes vendeurs préférés que je suis rentrée de Paris où j’ai vu, à l’institut du monde arabe, le premier alphabet de nos langues : le proto-cananéen.
Alphabet protocanéen : il est l’un de nos plus anciens alphabets et ancêtre de nos alphabets cyrilliques et latins. Je lui dis que c’était curieux parce qu’il était composé de 19 lettres mais n’avait ni le P ni le S ni le T. Sa réponse ?
Réponse : « Normal, c’est quand ils ont su que je viendrais au monde qu’ils ont pensé au P ! ». Une telle réponse ne peut que me combler. Notre ami s’appelle Paolo et il a un esprit de répartie qui ne peut s’apprendre même si vous faites un doctorat à l’université. C’est une richesse innée.

Création de l’alphabet. Le premier alphabet s’est inspiré des hiéroglyphes égyptiens. Au lieu d’avoir des images et des sons, les Cananéens ont eu l’idée de ne garder que le premier son de l’image. Ensuite, les Phéniciens se sont dit qu’ils devaient préparer la venue de Paulo et ont donc introduit le P.
Conversation 2. On va rester dans le langage et passer au calembour.
Dans le même supermarché. Il y a une caissière dont l’esprit est plein de gentillesse, de joie, de bonne humeur. Elle est très aimable même avec les personnes qui ne disent ni bonjour ni au revoir et il y an a ! Quand je le lui fais remarquer, elle dit : « Oh, mais ils ont des préoccupations. »
La bonté. C’est parce que je lui faisais voir combien elle était au-dessus de toutes ces choses-là qu’elle m’a dit qu’un client lui avait dit qu’elle était comme une théière : pleine de « bon thé » (bonté). Ah, j’aimerais bien connaître ce client si imaginatif. C’est tout simplement magnifique.

De brèves rencontres-conversations. Je descends la rue du Château et rencontre des ados qui vont faire une visite en haut de la ville et deux d’entre elles me disent : « Que vous êtes élégante, madame ! » Je leur réponds avec un sourire pour leur dire que je les remercie et que je leur veux du bien. Au bas de la chaussée de la Boine, une dame d’un âge certain me dit qu’elle trouve que j’ai de belles couleurs et qu’elle aime. Je lui réponds que l’on ne peut résonner avec quelque chose que si on l’a. Elle répète que j’ai de belles couleurs, qu’elle me voit souvent et que j’ai un style particulier. Puis, un peu plus haut, je rencontre une autre dame du même âge qui me dit que je suis élégante. Je lui dis qu’elle aussi (elle porte une belle blouse noire et une veste rouge vif qui vont bien avec ses cheveux blancs. Elle me dit que non, qu’elle me voit souvent (elle aussi… Je n’ai pourtant pas l’impression qu’on me voit) et que j’ai trouvé mon style personnel et finit par me dire : « Je vous congratule ! ». Je suis soufflée et ai de la peine à sortir des mots pour lui dire : « Je vous souhaite une belle vie. » Je me sens comme dans un conte.
Un seul point d’appui. Cette rencontre est à la suite des précédentes. Juste avant d’arriver chez moi, je vois un monsieur qui attend le bus et il a une attitude si particulière que je lui dis :

Fin de la conversation : je suis reconnaissante à ce monsieur pour son appréciation et lui dis que j’ai une plateforme et que je vais y mettre le tout. Je lui donne ma carte. Je bus arrive, je rentre chez moi et il part. Voici la photo :

Un seul point d’appui suffit : oui, n’est-ce pas extraordinaire de voir cette longue figure, tenir sur un pied et n’appuyer le tout que d’une main ? Qui admirer ? Le constructeur du mur ou la confiance du monsieur ou le créateur de l’être humain, ou les trois ? Cette photo va me servir dans mes cours. Ce n’est que maintenant que j’y pense.
Lien vers d’autres conversations :
- Conversations à Paris.6 ;
- Conversations de rue en patchwork ;
- Conversations.3 ;
- Conversations.4 ;
- Conversations.5 ;
- Conversations.7.
Une tout à fait à part : conversations whatsapéennes.
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