Thomas Wälti ou des orgues à Berne

Berne. C’est une ville qui me remplit toujours de joie lorsque je la vois. J’aime m’y promener. En plus, c’est la ville où A. Einstein a vécu et qui lui a donné la tranquillité d’esprit nécessaire pour qu’il mette, en collaboration avec sa femme Mileva, ses fameuses équations sur le papier.

Église du Saint-Esprit. Voilà que vendredi dernier, je sors de la gare, entre dans la rue principale et vois les portes de l’église ouvertes. Je n’y suis jamais entrée. La curiosité l’emporte et je vois des gens assis, ainsi qu’un monsieur qui distribue des papillons. Je me dis que quelque chose se prépare et décide de m’asseoir. Je suis attirée par la voûte de la nef que je trouve très belle. Je la prends en photo et me dis que je vais l’utiliser dans mes cours sur les os, c’est une magnifique structure. J’apprends que l’église date de 1729. J’aime le baroque et cette voûte me comble.

Concert d’orgue. Je suis bien tombée, c’est l’un des concerts prévus dans le cadre des événements organisés pour fêter les 40 ans de l’orgue. Le concert dure 30 minutes et on entend trois fantaisies du compositeur Krebs jouées par un organiste de Constance, M. Stefan Johannes Bleicher. La musique pénètre tout mon être. On ne se rend pas toujours compte, mais tout ce qui nous entoure et touche nos sens résonne en nous.

Exposition. Ensuite, le monsieur qui a distribué les papillons, soit l’organiste de l’église, M. Marc Fitze, annonce qu’un facteur d’orgues, M. Thomas Wälti, va expliquer au public comment fonctionne un orgue et qu’il est aussi l’auteur des peintures exposées dans les nefs latérales et dont le thème est l’orgue.

Tableaux. Il n’y a pas besoin de donner des explications. Le sujet est clair, mais dans ces tableaux y a de la poésie, du rêve, on sent le vent, l’air, l’envol : on voit des formes, des chandeliers, des navires. On pense même à les utiliser pour raconter des histoires.

Mes photos. Les peintures sont encadrées sous verre réfléchissant et on voit parfois le reflet des fenêtres de l’autre côté. Je ne sais pas ce qu’en pense le peintre, mais cela ajoute un effet parfois heureux.

Position des orgues dans les tableaux. J’ai demandé au peintre pourquoi les orgues « penchaient ». Il a dit que parfois les gens le critiquaient pour cela mais que de peindre un orgue tout droit était « langweilig », ennuyeux. Il n’a pas eu besoin de m’en dire plus, car justement c’est le charme de ses tableaux. Je voulais une confirmation. J’ai été servie !

C’est un festival, un feu d’artifice ! On félicite ceux qui ont organisé l’exposition et, naturellement, le peintre pour ces rêves exposés.

Parenthèse. M. Wälti a raconté bien des choses sur la construction d’un orgue et des effets recherchés. Bien que le récit ait été fait en suisse-allemand, j’ai pu suivre et me dire qu’il y avait beaucoup de physique dans les tuyaux et pressions d’air. Mais, ce sont ses mains qui ont attiré mon attention. Il a aimablement posé pour moi. Quelle chance !

Et on finit avec un autre tableau avec un orgue qui nous invite à monter sur lui, tel un navire, et à partir dans un monde onirique.

Le plus surprenant. Je vis une période de ma vie où bien des choses, en apparence sans lien, s’unissent pour faire un tout ou m’apporter des réponses. Je n’ai pas compris pourquoi le destin m’avait poussée dans cette exposition. J’avais le souvenir d’avoir entendu le mot « Roumanie », mais n’avais pas vraiment compris. Je retourne à Berne et là, je comprends que le facteur d’orgues a été en Roumanie et qu’il y a, sur les douze « orgues » peints, la moitié se trouve en Roumanie (ce sont les photos 1, 2, 4, et 6, l’autre ne figure pas) ! Voilà que la Roumanie se rappelle à ma mémoire et je me rappelle de la première fois où je suis entrée dans l’une des églises dont l’orgue est reproduit par M. Wälti. Là, je respire parce que cette exposition fait partie d’un pan de mon histoire ! La Roumanie c’est ma formation en danse classique et bien des choses qui m’ont construite.

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Zully photographie des jambes. Deux ados.

Je rentre après avoir donné mon dernier spectacle intimiste de danse et je vois deux jolies jambes… Ni une ni deux, je demande si je peux les photographier et la jeune fille accepte. Sa copine participe aux poses et finalement, je les prends toutes les deux. Malheureusement, elles avaient rendez-vous et ont dû partir. Mais, elles ont ma carte et on devrait se revoir. Je me réjouis, car le courant était passé.

Arrivée à la maison, je prends mes photos et m’aperçois que je me suis focalisée sur les jambes et que le sol est… plein de taches, de chiclets, de cigarettes, bref, il dépare avec les jolies jambes. J’ai dû faire un montage. Voici ce que cela donne.

Deux genres bien différents et pourtant ils vont bien ensemble !

La photo et le français. Ce qui est passionnant dans ma vie c’est que les domaines qui m’intéressent se recoupent. Dans le cas présent, je vérifie l’orthographe du mot « chiclet, chiclette » et vois que le mot existe en Belgique et en Suisse, mais pas en France. En France, on accepte « chewing-gum ». Je me dis que c’est un mot plus américain que français. En France, toujours, on accepte « gomme à mâcher parfumée », je trouve l’expression tellement jolie que je ne peux l’associer aux vilaines taches qu’on trouve par terre. Ce produit qui dessert la digestion n’est pas coupable de se trouver par terre, se sont les « mâcheurs » qui jettent la chose après usage sans aucune élégance !

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Mes clefs et la lolette de bébé !

Drôle d’histoire

Pandémie et fortes pluies. Je reprends mes courses au bord du lac après un relâchement des normes sanitaires et les pluies diluviennes qui ont rendu le bain au lac périlleux.

De prime à bord, je ne vois pas grand différence sinon que le niveau du lac est comme il y a quelques années, assez haut.

La puissance du lac. Je fais comme d’habitude et à un moment donné, je m’éloigne de la rive et là, j’ai une sensation étonnante, je sens la puissance de l’eau, la puissance de l’eau dont le volume a réellement augmenté et qui agit sur moi. Je me dépêche de retourner au bord. Mais, cette puissance continue de m’habiter, même maintenant que j’écris. Je n’avais jamais senti vivre en moi une puissance, c’est chose faite maintenant.

J’avais un sac Ikea pour mettre des graminées qui poussent au bord du lac et qui plaisent tellement à mes canaris. Entre temps, je rencontre Thomas Pohl, un musicien de rue allemand que je n’ai vu depuis longemps. On parle de cette période de pandémie et de tout ce que cela implique dans nos vies. On se donne rendez-vous pour plus tard. Puis je rencontre une jeune maman avec un magnifique bébé qui se trouve sous une tante miniature, je félicite bébé et maman et m’en vais cueillir des graminées plus loin.

Plus de clefs ! En arrivant à la maison… pas de clefs. Me vient une image de sac Ikea ouvert au moment où j’ai voulu y introduire les graminées… Je retourne sur place… rien. Je me dis que je les ai peut-être perdues lorsque j’ai pris mon bain plus loin.

Ma pensée. Je ne cesse de me dire que j’avais fait tout le chemin en pensant à ma pensée au et voilà qu’à un moment qui a dû m’échapper la pensée m’a échappé – on le sait la pensée est quasiment instantannée – et les clefs avec. Je me dis que je vais les retrouver. Je ne cesse de me dire que j’ai pensé à ma pensée.

Bébé et sa lolette. Je recroise maman et bébé que papa a rejoint. Je raconte que j’ai perdu mes clefs, je regarde par terre et vois une jolie lolette. Je leur demande si c’est celle de bébé. Effectivement, tout le monde cherchait la fameuse lolette. Je la donne et dis à bébé : tu diras, quand tu seras grand que c’est Zully qui a trouvé ta lolette. Bébé ri de tout son corps. C’est joli à voir. Juste avant de continuer mon chemin je dis :

J’espère que je n’ai pas fait tout ce chemin uniquement pour trouver la lolette de bébé !

Tout le monde rit.

C’est en vain que je cherche mes clefs. Je rebrousse chemin et recroise pour la troisième fois bébé et sa famille. Bébé suce sa lolette tout content et je dis : pas de clefs, mais si bébé est content…

De l’aide providentielle. En arrivant à l’endroit où j’avais cru avoir perdu mes clefs et vois trois dames dont l’une avec une robe à dessins. Je la regarde, elle parle.. Je me dis que je vais leur demander de l’aide. On est juste avant un passage de tram et les barrières vont descendre. Je me dis que si les dames passent avant, pour mes clefs c’est cuit, mais j’ai de la chance, elles s’arrêtent. Je leur demande si elles ont un oeil différent du mien pour m’aider à retrouver mes clefs perdues à tel endroit. Deux dames et moi cherchons à l’endroit où j’avais cherché en vain et la troisième, celle avec la robe à dessins, va un peu plus loin. Tout à coup elle dit : « Ce sont ces clefs ? »

Où chercher. La dame qui a trouvé les clefs dit qu’elle connaît l’histoire d’une dame qui cherche ses clefs. On lui demande si elle est sûre de les avoir perdues là et elle répond que non mais que là il y a de la lumière. Je connais une autre version mais je ne me la rappelle pas très bien. Je cherche sur la Toile et tombe sur une autre version encore mais qui explique le pourquoi du comment. Je fais les démarches nécessaire pour entrer en contact avec l’auteur et voir comment je peux le citer.

Trousseau de clefs. Mes clefs ne sont pas en or, mais elles me sont précieuses et c’est pour cela que j’ai composé cette image. Parmi les clefs de ma vie actuelle, il y a aussi des clefs du temps de feu mon ami ou même des clefs actuelles mais qu’il avait utilisées. Irremplaçables !

Fin de l’histoire : j’ai bel et bien fait tout ce chemin pour trouver la lolette de bébé !

Liens vers « Contes » :

Les clous de girofle

Je n’avais pas l’intention d’avoir une catégorie d’articles sur la santé, mais ce sont les circonstances qui commandent. Ces derniers temps, bien des personnes en ayant besoin ont croisé mon chemin.

Je n’ai rien inventé dans ce domaine. Ce que je transmets c’est le savoir d’un monsieur, M. Fr. Marti, qui était un sachant en matière de santé. Je lui dois bien des solutions naturelles pour divers problèmes et lui suis très reconnaissante.

En ce qui concerne les clous de girofle, il les recommandait pour :

  • améliorer la circulation ;
  • faire disparaître le diabète à ses débuts ;
  • enlever les varices ;
  • dégonfler les jambes ;
  • faire baisser le cholestérol LDL.

Voici la recette de la macération :

  • le matin, mettre 5 clous de girofle dans un petit verre d’eau  (grandeur du verre à cognac – le mien a 5 cm de diamètre et je le remplis à 2 cm) ;
  • les laisser macérer 24 h ;
  • le lendemain, boire l’eau sans les clous  (à jeun si possible) ;
  • recommencer avec des nouveaux clous.

Si on désire l’utiliser en même temps comme antibiotique pour les dents, laisser l’eau ou la promener dans la bouche pendant quelques minutes – le temps de faire autre chose – et ensuite l’avaler. On a l’impression qu’on a été anesthésié, on a des picotements dans la bouche et de plus, la macération entre dans le corps par les canaux qu’on a dans la bouche.

Une de mes amies, Mado. Très récemment, en discutant des clous de girofle, Mado me dit que sa maman lui mettait un clou de girofle lorsqu’elle avait mal aux dents.

En prendre pendant combien de temps ? Cela dépend de chacun. Parfois les résultats sont rapides. On prend la macération pendant trois semaines, un mois et on observe. Je le prends par périodes. On le sait, la vie prend parfois des chemins détournés et comme ces temps-ci, je rencontre bien des personnes qui en ont besoin, je me dis que le message est aussi pour moi et donc je recommence aujourd’hui.

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Il y a des articles sur des cours relatifs à des mouvements qu’on peut faire simplement et qui apportent un grand bien-être :

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