Spectacle de Noël 2022

Depuis quelques années, à cette période, je présente une série de spectacles à des amis et connaissances. Cette année est un peu particulière et je me suis trouvée avec moins de spectacles. Les gens sont occupés jusqu’à fin janvier, début février. Cela me fait bizarre et ai l’impression d’être déjà proche du Noël de 2023 alors que celui de 2022 n’est pas encore là !

Le 24 décembre, je me dis que je vais quand même faire mon spectacle, pour ceux qui m’ont aidée dans la vie et qui ont changé de dimension. En y allant, je rencontre un petit garçon qui me parle. Je m’arrête et il me dit « bonjour ». Je lui répods de même et précise ensuite que c’est le soir, qu’on devrait se dire « bonsoir », mais qu’il a raison de dire « bonjour » car dans le coeur c’est toujours « bonjour » ! La maman intervient et j’apprends que c’est une famille polonaise qui habite à Neuchâtel depuis une année. Polonais ? L’un de mes principaux maîtres de ballet était polonais, maître Anton Romanovski, et son anniversaire venait juste de passer, le 21. Pour moi, il me fait signe !

  • Vous dansez ? me demande la maman.
  • Oui.
  • J’ai baucoup joué du piano. Je cherchais un spectacle de danse pour amener mes enfants, mais n’ai rien trouvé.
  • Ah ? Je vous invite demain à un spectacle. J’ai mon studio tout près. Vous voulez le voir ?

Mon studio. La maman, le papa, la fillette de sept ans et le garçon de quatre ans sont tombés sous le charme. Le papa m’a demandé si le local faisait partie d’un château. Il a dit cela à cause du mobilier, des décors et des murs (du rocher). Les enfants sont allés explorer à droite et à gauche. J’ai raconté l’histoire de mon studio et dit que je les attendais le lendemain à 17 h.

Répétition du spectacle. La chose se vérifie à chaque fois : quand je travaille pour moi, quand je fais mes répétition, tout se passe normalement, mais quand je sais qu’il va y avoir un spectacle… le trac… et forcément, j’oublie une partie de la danse, je ne sais plus où j’en suis et le temps file plus vite que je ne le voudrais ! Bref, 17 h sonnent au clocher et voilà mes ainvités qui arrivent. Je me demande si le petit garçon va pouvoir rester tranquille les 45 minutes du spectacle.

Spectacle. J’ai un avantage, c’est que je peux adapter mon discours ; oui, car pendant mes danses ou avant une danse ou aprés, je parle, je fais des commentaires, donne des pistes et je peux m’adapter à tout public. C’était la première fois, depuis que je présente à nouveau mes spectacles toute seule, que j’avais des enfants.

Danse avec un lotus. Ne sachant pas exactement si la fillette savait ce qu’est un lotus, je lui ai dit que j’allais danser avec une fleur et qu’elle pouvait la voir comme elle voulait et que je lui demanderais après comment elle l’avait vue. La danse finie, je lui demande comment elle était : « Une petite fleur rose ». Je lui dis que le rose est la couleur de l’amour et que je suis contente qu’on partage une telle chose. Maman, qui parle français, dit que sa fleur était violette et papa, qui parle anglais, dit qu’elle était « purple » (violette). Que c’est beau, ces deux personnes sont vraiment faites pour vivre ensemble !

Déroulement du spectacle. Mon spectacle est intimiste et donc le public assiste à la préparation des décors et changements de costume. À aucun moment, je n’ai entendu bouger le petit garçon, sinon papa lui expliquer en polonais ce que je disais tantôt en français, tantôt en anglais.

Ce public m’a ravie. En général, après le spectacle, j’offre un verre et l’on passe directement aux réjouissances terrestres… Je ne demande pas ce qu’il a aimé ou pas. Les gens parlent spontanément. Cette fois-ci, je me sens en pays conquis. Je veux dire que le public des pays dits de l’Est a une forme de culture qui est la mienne et on parle au même niveau.

Joli, magique ! Ce sont les mots du petit garçon à la fin de ma dernière danse. La fillette a aussi dit qu’elle avait aimé la magie – effets de lumière lors des danses. Tous les quatre ont aimé la danse avec les voiles qui les a fait penser à des méduses et celle du piano. Le père a dit que le moment culminant avait été celui des voiles qui pouvaient devenir comme des feux. Les deux enfants ont mis l’accent sur la dernière, celle où je danse avec des gants et où l’on dirait qu’ils dansent tout seuls.

Un verre, des salés et des bisquits. J’avais préparé une bouteille de Mauler rosé, tout le monde finira par savoir que j’ai un faible pour cette boisson… Je me demande si le jour de mon départ de ce monde, je ne vais pas demander de mettre une bouteille (pleine !) à ma droite. Avant de lever le verre, j’ai voulu savoir comment s’appelaient les uns et les autres : maman c’est Karolina, la fillette c’est Helena (prononcer le « H » comme en allemand), le garçonnet c’est « Félix » et papa a un nom qu’il faudrait que je redemande, car long et jamais entendu. À mon tour, j’ai donné le mien. C’était le bon moment pour les présentations ! C’est à l’inverse de l’étiquette, mais quand enfin on se dit les noms, on peut tout de suite leur donner un contenu. J’avais une réserve de salés et une belle boîte de biscuits que les enfants ont portée, ensemble, tellement elle était lourde pour eux.

La voici. Je la trouve très belle.
No 1 ce sont des salés et no 2 les biscuits.

Le petit garçon et la danse des biscuits. Une fois la boîte ouverte, elle s’est trouvée à côté des salés. Le garçonnet passe devant les salés, en prend un et le repose pour se diriger vers les biscuits. Je lui dis que s’il a pris quelque chose, il doit le prendre… et que c’est important de bien regarder d’abord pour choisir. Le petit garçon reprend alors le salé, papa se charge de le manger (magnifique papa) et le garçon regarde les biscuits avant d’en choisir un. Lorsqu’il l’a fini, il a compris comment cela fonctionnait chez moi, il a bien regardé et a fait des choix. À un moment donné, l’un des biscuits était collé à celui d’en dessous. Il le secoue pour le séparer et ne prendre que celui du haut ; mais celui resté dans la boîte n’était plus bien placé. Le garçon le prend alors et le remet en place. Maman me regarde prête à intervenir et je dis, oui, c’est vrai, il a touché le biscuit de la boîte, mais c’était parce qu’il n’était pas en ordre ; cela dénote un fonctionnement intéressant de votre fils, l’ordre pour lui est important. Je partage son point de vue et le félicite. Ce que je m’empresse de dire à ce dernier. C’est alors que papa me dit que le gaçon s’intéresse à la mécanique et qu’il joue avec des kits pour des enfants de 8 ans. Il a tout de suite fait fonctionner un ventilateur ! Je lui parle alors de Roger, l’ingénieur en mécanique qui fait actuellement sa propre marque de montre, à qui je dois de nombreuses solutions dans mon studio, et qu’il serait bien digne d’être son fils.

Le garçon n’a pas été perturbé par ces commentaires et est allé inspecter d’autres choses. Il a vu des coussinets sur les chaises héritées de Freddy Landry, en a pris un et est venu me le montrer, j’ai compris qu’il désirait savoir ce qu’il y avait dedans parce que mis sous son nez il n’y avait pas de parfum et je lui ai dit que c’était du riz pour absorber l’humidité. J’ai alors expliqué à Helena que nos sens nous trompaient. Je lui ai montré le mur, la roche, et lui ai dit que nous croyions qu’il était très dur et infranchissable, mais qu’en réalité il y avait plein de trous, plein, plein, tout comme dans notre peau, par exemple et que l’eau de la pluie s’infiltrait dans le studio pour donner de l’humidité. Les petits sacs de riz avaient pour fonction d’absorber cette humidité (en plus d’une bonne couche de fongicide sur le cuir des chaises une seule fois ). J’ai senti les sens de Helena absorber mes mots, tout comme les coussinets absorbent l’humidité.

Les enfants. Cela fait un long moment que je ne travaille plus avec des enfants. Les raisons sont diverses, mais cela s’est fait peu à peu, il ne me reste que les enfants du Passeport Vacances auxquels je donne des cours en été. Je me rends compte que j’aime toujours travailler avec eux et que leur soif de savoir me fascine encore et toujours.

Remerciements. Il est le moment de se séparer. La famille doit encore faire ses bagages pour partir en vacances le lendemain très tôt. Maman me dit que c’était le premier spectacle des enfants, qu’ils en sont heureux et surtout que c’était la première fois que Felix restait si tranquille pendant si longtemps. Je ne pouvais rêver de meilleur compliment !

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@articulations – jouons avec elles. Cours particulier.

Je racaonte une histoire que peut sembler ne rien avoir avec les articulations physiques mais notre corps est le reflet de notre intérieur et le discours articulé, les relations bien articulées participent de notre bien-être et de celui des autres.

Pendant le cours, nous parlons des articulations, des chaînes articulaires et musculaires, de la façon dont nous pouvons les utiliser et, selon les personnes, lorsqu’on fait tel ou tel mouvement, une remarque, une préoccupation, un souvenir surgit. C’est une clef dont il faut se servir. Cela alimente le mouvement, permet de mieux voir la situation et enrichit le cours.

Il arrive que je n’aie qu’une seule personne qui assiste aux cours que je donne. Je me dis que je ne peux pas annuler sous prétexte du peu de rentabilité ; je me dis que si j’avais été à la place de cette personne, je serais déçue. Il se trouve que dans ce genre de cas, le discours avec le participant est plus personnel, plus profond et qu’on a de jolies surprises. C’est ce qui m’est arrivé cette fois-ci. La surprise a été double parce que la participante au cours avait été étudiante lorsque j’avais été assistante à l’université de Neuchâtel. Il n’a pas fallu longtemps pour que nous nous apercevions que nous avions les mêmes valeurs – en partie dues aux professeurs qui nous ont formées, on les remercie – et qu’une de ses histoires m’inspire. Elle traite de l’envie de voir progresser les autres et de la manière dont on peut entrer en communication avec quelqu’un ce qui en moi évoque des portes que l’on peut ouvrir ou pas.

Chacun a une porte. Oui, chacun d’entre nous a un mode de fonctionnement et c’est un plaisir que de trouver la porte de celui à qui nous avons affaire et qui ouvre à ce fonctionnement. Cela fait un moment que je désire faire un article sur le sujet et je sens que le moment s’approche. Voici le genre de portes que les gens peuvent nous offrir.

Les personnages de l’hitoire :

  • Un père désespéré ;
  • Un fils plutôt rebelle ;
  • Une proche aidante très à l’écoute.

L’histoire. Un père fait appel à cette personne. Il explique qu’il n’en peut plus avec son fils et se trouve dans une situation sans solution, l’enfant a des difficultés en orthographe et ne veut rien faire. Il rend les armes ! Il demande de l’aide. L’accompagnatrice se dit qu’elle en a vu d’autres et que la gentillesse et le désir de voir progresser l’autre vont agir. Peine perdue !

Trouver la porte du fils. Mon amie se dit qu’elle doit pouvoir faire quelque chose et demande à l’enfant ce qui l’intéresse. Réponse : le foot ! Ni une ni deux, comme le garçon dessine tout le temps des terrains de foot, mon amie se dit qu’elle a trouvé et demande à l’enfant d’en dessiner un. On peut imaginer la joie du garçon ainsi que son étonnement. Mais, le plaisir l’emporte et il fait ce qu’on lui demande. C’est ainsi que les dictées sont devenues des tableaux de foot : écris tel mot au but, écris tel mot à la place de l’attaquant de ton équipe et ainsi de suite à la place de tous les joeurs. Le résultat ne s’est pas fait attendre et le garçon a réussi son année. Le garçon a grandi, réussi son école… certificat… et quand le père rencontre mon amie, il lui dit combien il lui est reconnaissant. Je trouve qu’il n’y a rien de plus beau que de rendre service à quelqu’un.

À propos du service. J’avais une amie anglaise dont la fille avait des dons de voyance. On lui a demandé ce que le destin me réservait. « Service » fut le mot qu’elle prononça. Je dois dire que je m’attendais à « artiste », « grande je ne sais quoi » et maintenant, je la remercie parce qu’en fait toutes mes activités sont au service des autres. J’aime (adorer étant réservé au Créateur) rendre service, apporter quelque chose aux autres. C’est ce que mon amie fait aussi. C’est magnifique.

Pour en revenir aux portes de cette histoire. Le fils avait une porte invisible pour le père. Elle était bloquée par une balle de foot et mon amie s’en est servie comme serrure-foot pour l’ouvrir !

Dans le cas présent, la serrure-foot est l’articulation qui a permis d’ouvrir la porte du désir du jeune garçon pour mieux utilisr les outils de ce monde, outils qui a leur tour sont devenues les articulations pour ouvrir d’autres portes et ainsi mieux vivre.

Pour finir : cette serrure-foot est un symbole pour toutes les autres solutions dont mon amie s’est servie dans sa vie. Je lui dis que maintenant qu’elle est si à l’aise avec ses propres articulations, elle peut jouer avec elles !

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@3m.ossature. Encore d’autres participantes.

On le sait, mon cours concerne l’ossature. Et les 3 m ? Pas tout le monde lit jusqu’au bout l’énoncé. L’ossature est quelque chose que nous portons et qui parfois nous fait signe par des douleurs. On la remarque moins quand elle va bien. Alors, ces 3 m ? On peut commencer par le premier, le deuxième ou le troisième. Ils sont tous liés : mouvements, muscles, mots. Ils ont tous les trois un effet direct sur l’ossature. Mais, ce qui intéresse le plus les gens, c’est de ne plus avoir mal ici ou là.

Points communs entre les participants en général. Le fait s’assister à un même cours est en général le signe qu’au moins une chose les relie. Dans le ‘cas présent, les deux personnes inscrites ont plusieurs points communs. C’est pour moi un signe réjouissant indiquant qu’on pourra faire un travail en profondeur. Ces points sont :

  1. Du point de vue du sport, elles aiment le vélo. Pas juste du vélo en ville, du sport sérieux, à longue distance. J’ai eu du plaisir à les entendre parler de modèle et de je ne sais quoi encore lié au vélo. L’une d’elles me dit qu’en temps normal, elle a besoin d’air, qu’elle cherche des activités où elle a de l’air, mais que cette fois elle cherchait quelque chose qui soit à l’intérieur ; par « intérieur », on entend en espace fermé et dans l’intérieur de son être ;
  2. Elles sont intéressées par certains auteurs littéraires ;
  3. Toutes deux ont un caractère bien trempé. Ce n’est pas courant, d’autant plus que l’une est dans la vie active et l’autre a fini sa vie professionnelle pour entamer d’autres activités. En fait, elles sont toutes les deux actives ;
  4. Sous leur tempérament bien trempé, on trouve une belle sensibilité.

Le mouvement et les muscles. Les deux personnes étant des sportives, il n’y a pas besoin de mettre l’accent sur le mouvement ni sur les muscles. La seule chose à laquelle il faut être attentif c’est aux douleurs qui indiquent que quelque chose ne va pas. Les raisons sont multiples. Il faut s’observer et au moindre tiraillement trouver une solution car en général le corps accuse les choses et ne se manifeste que lorsqu’il a un ras-le-bol. Ce n’est pas ce qu’on a fait hier ni avant-hier ; la chose peut remonter à longtemps. Pourquoi chez les uns « la chose » se manifeste ici plutôt que là ? Les explications sont nombreuses et pas toujours faciles à comprendre.

Il est impératif de saisir que le mouvement a une incidence sur le muscle et ce dernier sur les os. Et ici, on entre dans le vif du sujet parce que les os, dans le système chinois, correspondent aux idées. Dans mon cours, je mentionne les mots, mais on sait bien qu’un mot avant de devenir mot est une pensée. C’est le point le plus important.

Les mots. On ne leur prête pas toujours attention, mais chacun a une définition et un rôle. Peu importe dans quel contexte on l’emploie. Nous avons appris les mots avec leur signification et elle est en nous. L’une des participantes raconte l’histoire d’un couple où la dame a eu un comportement et forcément des mots qui ont eu des effets tristes sur son compagnon. Cela pourrait faire le sujet d’un fait banal. Mais si on prend parti pour l’un ou pour l’autre, les effets dans notre corps sont immédiats. Cela ne résout pas l’affaire et on juge sans savoir ce qui était dans la tête de celui qui a agi ni dans celle de celui qui a subi ni dans celle de l’entourage qui aurait pu intervenir. Alors, selon ce que nous laissons entrer en nous, nous sommes marqués. Ne pas vouloir entrer dans un jeu ne veut pas dire que l’on manque d’empathie ni d’humanité. Si un tel cas se présente dans notre entourage, et si nous avons la possibilité, nous intervenons d’une façon ou d’une autre.

Notre pensée. Nous ne pouvons pas toujours la contrôler. Ce n’est pas parce que nous mangeons des fruits que notre pensée sera fruitée. Les idées arrivent pour ainsi dire toutes seules. Mais, au moment où nous en sommes conscients, on se doit d’être attentifs et de décider de les laisser sortir ou non. La preuve : lorsqu’on résout un problème en nous, lorsqu’on nous donne une bonne nouvelle, notre corps est heureux. C’est important d’y penser.

On rit passablement dans ce cours. Il y a des choses que l’on vit et qu’on peut difficilement transcrire. J’essaie quand même. La participante no 2 est un peu dyslexique. Je suis en face d’elle et il lui est plus facile de contrôler si, lors d’un exercice, elle utilise la bonne main auprès de sa collègue d’à côté. Je lui fais la remarque et elle dit : « Oui, je reconnais qu’il m’est plus facile de contrôler auprès de ma voisine, je le reconnais en toute modestie ». Elle met l’accent sur ce dernier mot. Je dis alors Modestie, avec M. On rit.

Une autre fois on est à la barre pour un exercice avec une balle. Cette même participante fait l’exercice ; elle doit se sentir à l’aise et dit « je suis la perfection, avec p minuscule ». Je lui fais remarquer qu’elle se trompe de pied, l’exercice est le bon, mais pas le pied. Elle rétorque « j’avais dit que j’étais la perfection avec un p minuscule ! » On ne peut que rire.

Une autre fois encore, je lui explique comment faire un certain mouvement et elle finit par comprendre. Je lui dis que je n’ai pas de plus grand plaisir que de transmettre quelque chose à une autre personne, l’aider à se comprendre. Elle dit « vous jubilez »! Je ne me serais pas exprimée ainsi, mais mon plaisir est vraiment grand. Il me fait sentir mon corps dilaté, c’est mon corps énergétique.

Au sujet de la façon dont on vit telle ou telle chose, la même participante, celle qui a un caractère plus trempé que l’autre m’a dit qu’elle se sentait à l’aise dans ce studio invraisemblable (Cave perdue) et qu’au cours elle ne s’ennuie jamais alors que d’habitude, elle s’ennuie rapidement. Ce sont de vrais compliments !

Un massage de la tête. J’ai introduit ce massage dans le cours. La même participante me dit qu’elle n’avait jamais soupçonné qu’elle pouvait avoir de telles sensations de bien-être dans cet endroit. Je lui ai dit qu’en fait, quand elle fait les tapotements dans son corps, il y a exactement le même effet. Elle ne le sent pas toujours. Mais une fois elle a dit qu’elle sentait son corps tournoyer et à son dernier cours, lors du tapotement du dos, elle a dit qu’elle sentait une vague de chaleur jusqu’aux pieds. C’est magnifique.

On parle de l’énergie que l’on ressent dans le corps. Les participants pensent parfois que je donne de l’énergie.J’explique que je ne peux, pas plus que quiconque, donner de l’énergie à qui que ce soit. Sans cela j’aurais réveillé d’entre les morts feu mon ami. Ce que je peux c’est réveiller ou mettre en surface ce qui est chez quelqu’un. Mais, mon cours est justement fait pour que chacun puisse le faire tout seul.

Ce que le cours leur a apporté : elles sont attentives aux mots qu’elles laissent sortir de leur bouche ; l’une surveille ce qui se passe dans ses épaules et se sent plus détendue. Le cours est arrivé à un moment de sa vie où elle avait besoin de se centrer, de faire quelque chose de régulier et qui participe à son changement de vie. Elle avait aussi besion de se sentir partie intégrante d’un tout. L’autre se déclare observtrice et peu incline à entrer chez les autres. Dans ce cours, elle a vu qu’elle pouvait être en accord à trois, qu’on pouvair rire à trois, même si on ne sait tout sur l’autre. Elle me dit que le cours lui a permi d’entrer en résonance avec les autres, et cela parce qu’elle se sentait en confiance. Vous voyez, on retrouve le mot « résonance » de mon cours. C’est un cadeau pour moi. De plus, elle adopté les clous de girofle.

Début et fin du cours : au départ il y avait l’une des participantes, la seconde s’est intégrée en cours de route parce qu’elle avait dû voyager et à lors de la dernière leçon elle sera à nouveau à l’étranger. Commentaire de l’autre participante : on a commencé à deux et on finit à deux. C’est tout à fait cela et ce qui est plus extraordinaire, c’est que dans ma vie d’artiste danseuse, j’ai commencé par des spectacles en solo et que je reprends actuellement ce même chemin. J’ai l’impression de finir un cercle. La coïncidence avec le début et la fin de ce cours m’interpelle. Il fait partie de mon tout.

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Danse classique et imagination – apport des participants.2

J’ai quatre participants, l’un désire perdre sa timidité et apprendre à danser, l’autre aime bien l’idée de danser avec l’imagination, une autre encore aimerait retrouver la danse qu’elle avait fait quant elle était enfant et la dernière se dit attirée par le titre du cours. Bon… il faudra trouver un moyen pour réunir ces désirs.

La diversité. C’est ce que je dis toujours, mes cours sont simples, ce qui les enrichit c’est l’apport des participants. Nous arrivons au terme de la sesion et on finit d’une façon que je n’aurais pas imaginée moi-même : on filme une danse !

Le titre est « Лимончики ». Ce sont des musiciens de rue, venus à Neuchâtel, qui m’ont vendu un CD. L’arrangement est fait par le studio Panoramix, Genève, et filmé par Roger Peeters, horloger avant tout mais cameraman chez Zully.

Le sujet de la danse. C’est une improvisation vers la fin du cours et comme cela l’indique, chacun y est allé de son imagination. Le cours traitant de l’eau, on peut y voir des gouttes d’eau qui se promènent dans le corps, s’unissent, se séparent mais dans la joie et la bonne humeur qui devrait toutjours en nous régner !

Le travail en cours de route : d’abord, celui des pieds. Les pieds nous portent et on ne pense pas toujours à eux. Ils sont pourtant une sorte de piste d’atterrissage et de décollage pour le système sanguin. On félicite ceux qui ont inventé la réflexologie car dans mon cours on l’utilise en plus d’autres exercices pour les pieds et ce, à tel point, qu’une participante m’a dit que je pourrais créer un cours rien que pour les pieds. Je réfléchis à la question.

Les notions : anatomie, vigilance (ce qui se passe en nous et autour de nous), posture, habitudes physisques, font partie de ce cours ainsi que des exercices de danse classique et l’imagination avec l’eau.

Difficulté ? : si on n’a jamais fait de danse, si on doit contrôler le corps (pieds, genoux, bassin, épaules, coudes, mains, tête, regard), comment penser à l’eau ? On trouve toujours moyen, mon rôle c’est de le trouver. On rit passablement à ce sujet.

La valse viennoise et classique. Après quelques éléments acquis en peu de leçons, nous sommes passés à la valse avec l’accord de tout le monde. Là aussi on a passablement ri ; mais, finalement on est arrivés à un joli résultat. Les valseurs, c’est le nom bien mérité des participants, valsent en ligne droite, en avant, en arrière et en rond, je veux dire autour d’un vortex et là aussi on a eu des situations bien drôles !

Signification de la valse : au fond c’est l’interaction entre nous et les autres, entre nous et tout ce qui nous entoure, tout, tout, tout, absolument tout. Nous avons notre propre musique, notre rythme, et les autres les leurs Si on est en résonance, la chose va de soi, sinon… c’est ce qu’on pourrait appeler les épreuves mais aussi les joies de la vie. Je vous donne un exemple.

Ce que les participants en ont tiré : je sais maintenant que j’ai deux jambes mais que je peux faire trois pas comme dans la valse. Tout au début, j’ai dit qu’il me manquait une jambe pour faire le troisième pas ! Je suis aussi touchée par l’attention que vous portez à chaque participant, c’est un travail individuel peut habituel. Moi, dit une autre participante, j’ai toujours senti l’eau et une certaine fluidité dans mes mouvements. Une autre dit que ses pieds se sont réveillés, surtout le gauche et que la musique l’a remplie. Les autres s’unissent à elle pour dire que c’est aussi leur cas. Je me dis que si la musique que je choisis pour mes cours est « normale » pour moi, je prends conscience que ce n’est pas le genre de musique que l’on entend dans les magasins et la plupart des médéias. L’autre enfin, dit qu’il a appris à bouger et à se sentir à l’aise. Il faut dire aussi que lors du dernier cours, j’ai introduit des portés, cela veut dire que le garçon porte la fille lors d’un saut. Cela a demandé cinq minutes de préparation avec lui tout seul et le reste a suivi comme un seul homme ! pour ainsi dire. Cétait fabuleux de voir l’adaptabilité de chacun en si peu de cours.

Mon conseil : nous valsons tout le temps ; que ce soit avec ce que nous désirons comme avec ce qui se présente tout seul, nous valsons tout le temps. Puisse la valse vous accompagner tout au long de votre vie.

On finit en feu d’artice – montage de Zully.

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