Activités artistiques (peinture)

Je pensais que la peinture était derrière moi et voilà que le destin m’offre de nouvelles occasions (on sait qu’on ne dit pas « opportunités » en français, c’est un anglicisme !). On peut néanmoins dire que l’occasion est venue à un moment opportun.

J’ai hésité à introduire cette dernière catégorie parce que j’avais déjà fait le montage des seize autres catégories et que cela m’obligeait à refaire des tableaux. Mais « contra la forza del destino » on ne peut rien ! Je vais reprendre certains des travaux que j’ai encore ou des photos et les introduire dans ma plateforme.

Julien Elzingre. En fait, lorsque j’ai fait la connaissance des trois artistes plasticiens, Julien m’a demandé si j’avais une plateforme avec mes travaux. C’est comme cela que je me suis dit que j’allais mettre à jour mes activités artitiques.

Voici ce que j’ai fait en peinture :

  • décors en tissu pour le Bureau international du Travail (Genève) ;
  • échapes pour homme et foulards pour dame en soie (cousus et peints) ;
  • maquillage fantaisie ;
  • marque-pages (j’en fais encore pour des occasions très spéciales). Je mets les motifs ici en bas ;
  • masques ornementaux ;
  • murs et meubles sur commande ;
  • t-shirts en coton avec un motif devant et le même ou une variante derrière ;
  • rue des Chavannes ;
  • tableaux.

Le destin. Je disais que le destin m’avait offert de nouvelles occasions. Cela s’est fait tout seul et quand les choses viennent, je prends et cela m’amène de jolies choses. Voici les deux événements en question :

Voici quelques signets ou marque-pages :

Ils ont ma signature en bas, mais ici c’est invisible…

Les dimensions et quelques détails : Ils mesurent 2,5 cm X 18 cm et sont peints sur du carton noir. Il y a deux versions pour chacun : mat et brillant.

Liste de tous mes articles.

Rue des Chavannes – commerce au centre-ville.9

Participer une nouvelle fois à la peinture de la rue des Chavannes me fait revivre une ancienne vie et me fait vivre une nouvelle vie. Une fois de plus, la notion du temps se présente : passé et présent = un !

Mes articles sur le commerce au centre-ville ont, jusqu’ici, été liés à des commerçants. Cette fois-ci, c’est l’une des rues qui accueille des commerçants qui en est l’objet.

Un peu d’histoire d’abord. La rue des Chavannes est fort ancienne. Il semble qu’il y ait deux lectures possibles quant à l’origine de son nom :

  • lorsque l’on a construit la rue des Moulins et ses bâtiments, il a fallu des ouvriers qui se sont installés dans des sortes de cabanes ou baraques et l’endroit a pris le nom de vicus cabannarum (village de cabanes) ;
  • des granges, des écuries et autres bâtiments du même genre auraient eu la forme de cabanes.

Quoi qu’il en soit, au xive siècle, (voir note plus bas au sujet de l’écriture des siècles) c’est un quartier qui prend forme, les habitations deviennent mitoyennes de part et d’autre de la rue qui porte le nom des Chavannes depuis 1353.

Il faut encore imaginer qu’à l’époque, la ville était entourée d’une enceinte et qu’en haut de la rue il y avait une tour, dite la tour des Chavannes qui a vécu jusqu’en 1864.

Depuis que je suis à Neuchâtel, j’ai vu bien des magasins dans cette rue. Dans les années 1980, Anne Monnier, l’une de mes amies, avec un groupe de jeunes dont je faisais partie, a proposé de peindre la rue. J’ai une photo quelque part, mais n’arrive pas à mettre la main dessus pour le moment, de l’un des projets d’Anne avec moi en train de peindre un motif.

Cette rue m’est aussi chère parce que Pierre Schwaab, le grand complice d’Anne, et Laurent Perrenoud habitaient en vis-à-vis dans la rue et avaient suspendu un fil pour se passer des messages. À l’époque, nous étions très liés et le groupe était venu prendre des cours de danse, le dimanche matin, dans ma Cave perdue, tout près du Château.

Actuellement, j’ai un faible pour le magasin Au Pêcheur qui se trouve dans cette rue et où j’ai trouvé un article qui me rend bien service. C’est le magasin de pêche le plus ancien de Suisse et son propriétaire, Denis Demange, est le digne successeur de son fondateur, M. Paul Savoie-Petitpierre. La date ? 1882 !

Il y a quelques jours, en descendant le long de cette rue, je vois un groupe de trois jeunes en train de peindre la rue. Je demande s’ils acceptent une volontaire. Ma demande s’est faite spontanément, réellement, je ne me suis pas posé de question, c’est parti tout seul, et la réponse a été « oui ». J’ai commencé le lendemain.

Le passe et le présent = 1. C’est curieux de revivre certaines situations bien que de façon très différente. Je n’ai pas l’impression de revivre un passé, simplement je sais que j’ai déjà vécu l’histoire, mais en même temps, je la vis comme si c’était la première fois. Cela est bien fascinant pour moi.

Je suis arrivée au moment où le groupe qui peint, soit Jean-Thomas Vannotti, Martial Hunkeler, Julien Elzingre, tous trois artistes plasticiens, allait rédiger le communiqué de presse et que écrire, composer fait partie de l’un de mes derniers métiers. L’utilisation des mots, leur sens, la structure de la langue, est une passion chez moi. Là aussi la chose s’est passée tout naturellement.

Dans le communiqué envoyé à la presse il est indiqué que « l’oeuvre représente une cascade de carrés qui ondule le long de la rue des Chavannes de façon aléatoire ». C’est vraiment le cas.

Avant d’aller plus loin : le titre de l’oeuvre est Memphis ; elle est un clin d’oeil au mouvement de concepteurs (en anglais « designers ») italiens des années 1980 qui se sert de la couleur comme d’un élément primordial ; Memphis est aussi un clin d’œil au constructivisme russe des années 1910 qui s’inspire souvent du carré.

Tout le monde sait ce qu’est un carré, avec ses quatre côtés égaux et ses quatre angles droits. Cette forme géométrique élémentaire représente l’ordre, la règle, le dépouillement, la stabilité. D’ailleurs le nombre 4 correspond à la structure. C’est intéressant, car on a tous besoin de structure.

La disposition des carrés dans la rue des Chavannes, si carrés soient-ils, mène le promeneur à la rêverie du fait de la composition du dessin ; les enfants, quant à eux, peuvent jouer avec les couleurs, aller d’un carré à l’autre, s’inventer des histoires, des jeux. D’ailleurs, dès qu’un bout de la rue a été rendu au public, les enfants ont tout de suite commencé à jouer. C’est tellement merveilleux, le monde des enfants. Ils ne se posent pas mille et une questions, ils vivent ce qui leur est proposé. Le philosophe ou le scientifique, quant à lui, pourra se dire que s’il entre dans le carré, il trouvera une forme, une matière, des pixels, des atomes et arrivera à une nouvelle dimension. Cela aussi est passionnant.

Et pourquoi le carré ? vous direz-vous. Parce que c’est une forme simple et que notre société tend à tout simplifier. On le constate partout. Mais, l’esprit de l’homme est riche et avec la simplification on peut créer une effervescence, une cascade, un cheminement qui nous mène à l’harmonie. En fait, toute règle, tout problème, une fois bien expliqué est simple.

Jusqu’ici c’était l’association des commerçants qui commanditait l’oeuvre, cette fois-ci, c’est la Ville qui a pris la relève. En cette période si hors du commun de notre histoire, la Ville comprend que les commerçants ne s’en sortent pas avec la pandémie et prévoient de lancer au mois d’août une grande campagne où les musées et les différentes associations de commerçants seront réunis. C’est beau de voir une politique prendre soin des siens.

Reprenons l’oeuvre. La composition, les carrés ne tombent pas tout seuls. Il y a tout un travail derrière ce qui nous est présenté.

J’aime la minutie. Je me dis que tout dans l’univers a un sens et que rien n’est de travers. Je ne comprends pas les gens qui font les choses « à peu près » et qui ajoutent « c’est pas grave ». Déjà, du point de vue de la langue ce n’est pas fameux ! Quant au contenu… c’est simple, il n’y en a pas. J’ai eu beaucoup de plaisir à donner une belle allure au carré. Quelqu’un m’a dit qu’il fallait beacoup de patience pour cela. Je ne sais que dire, la patience c’est justement quand on n’en a pas et qu’il faut recourir à la patience pour faire quelque chose. Dans le cas présent, je ne me pose même pas la question, je fais, je « suis » (du verbe « être ») la forme dont je prend soin. En fait, je prends soin de moi, les autres sont « moi ».

Tout demande du travail, une structure, un savoir.

Comme je le disais, il faut toute une structure pour tout.

De l’aide. Que c’est appréciable d’avoir de l’aide spontannée ! Comment dire la chose sans la dire… Les gens marchent, disons, sans trop regarder où ils marchent. Alors, on (« on » c’est la bande des trois peintres et moi) a mis des rubans de signalisation, mais d’autres gens, disons je ne sais quoi, les arrachent et il faut réparer. Anne-Claude est sortie de la boutique Calamity où elle travaille et Clémentine est sortie de sa boutique Alegria pour m’aider. Une autre commerçante, Laxmi, est aussi sortie de sa boutique Goa et a participé au déplacement des barrières, mais elle a été si rapide que je n’ai pas eu le temps de sortir mon appareil photo.

Javier et le ruban de signalisation. Comme dit plus haut, il y a des gens qui et des gens qui, pas besoin d’explications. Ce dimanche matin, en retournant au « chantier », les barrières étaient par terre et les rubans aussi. C’est normal, disent certains, car samedi soir… Pas besoin d’explications non plus. Bref, je vois un groupe de gens en début d’après-midi qui font des photos de la rue et un jeune homme a le ruban entre les mains. Ne comprenant pas ce qui se passe, je vais vers eux et le jeune homme m’explique qu’il monte la rue et profite pour monter aussi le ruban qui gisait par terre afin que les gens comprennent qu’il ne faut pas marcher sur la peinture. Je n’en reviens pas ! Je le félicite de penser aux autres, c’est si rare, et lui demande de poser pour moi afin de rendre ce moment plus long. Merci Javier !

Ruban de signalisation. Nous n’avons pas assez de ruban de signalisation et j’ai pris contact avec le service de la Voirie qui a délégué l’un de ses employés pour nous l’apporter. C’est tellement inattendu ! Je remercie le Service pour ce service qui nous rend bien service ! Et voilà en une phrase trois des acceptions du mot « service ». Je ne cesse de m’émerveiller de cette si belle langue qu’est le français.

Les escaliers devant l’ABC. Le patron a dit qu’il allait changer le motif pour qu’il ressemble aux pavés. il a aussi ajouté que son « agencement » n’abîmait pas les pavés dessous. Il reste que la hauteur des marches modifiées augmente du double…

Les terrasses temporaires. On le sait, afin d’aider certains tenanciers, les autorités ont permis que des établissements sans terrasse puissent « agencer » une terrasse provisoire pendant la pandémie. On le voit, il y a différentes façons de procéder. J’ai vu d’autres restaurants qui ont des installations mobiles et tout est rangé en fin de service. Le sujet mérite à lui tout seul un article, car les effets secondaires sont nombreux tant pour les commerces avoisinants que pour les habitants locaux.

C’est Julien qui a pris la photo. Et moi qui disais que je ne figurais nulle part du fait que c’est moi qui ai pris les autres photos de mon article ! En plus, je me trouve devant le magasin Au Pêcheur ! Je remercie Julien Je me trouve avec Jean-Thomas en train de perfectionner certains écarts dus à l’infractuosité du terrain.

Un compliment parmi d’autres. Nous avons reçu bien des compliments, mais il y en a un qui a retenu mon attention parce qu’il était bien tourné et qu’il s’adressait à moi. C’est un passant qui m’a dit : Le carré est aussi bien fait que votre rouge à lèvres est posé… et il a souri. Voilà un compliment que je garde précieusement.

Anecdote. Je passe chez Clémentine pour lui dire que j’ai commencé à écrire un article sur ma plateforme et lui demande si sa patronne est là. Elle répond : la patronne c’est moi ! Je ne sais plus pourquoi l’on parle de ses origines et elle me dit qu’elles sont diverses ; elles vont de l’ancienne Prusse à l’Algérie en passant par le Sud de la France. On parle d’héritages génétiques et de ce que cela implique pour certains. Je lui dis que ce qui importe c’est ce qu’on fait de sa vie et que lorsqu’elle affirme « la patronne c’est moi », elle est prusienne, algérienne et française. Elle éclate de rire et c’est comme si ses branches prusienne, algérienne et française de son ADN se manifestaient à travers son rire. C’est un beau moment.

Note au sujet de l’écriture des siècles : on le sait, un siècle s’écrit en petites capitales. Le logiciel de ma plateforme ne connaît pas ce format. C’est dommage, mais ce n’est pas une raison pour que j’utilise des capitales. Pour mémoire, on sait aussi qu’on ne dit pas « écrire en majuscules », puisque la majuscule est la première lettre d’un mot, uniquement.

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Cave perdue – visite guidée avec un minimum de commentaires

Cet endroit, témoin de ma vie, m’est arrivé comme un cadeau. J’avais besoin d’un local pour donner mes cours. Ernest Grize, le premier régisseur du Centre culturel neuchâtelois se bat pour que je puisse occuper la Cave perdue, endroit inoccupé aprés un incendie.

Remerciements à Ernest Grize. Sans lui, je n’aurais pas pu développer mon école, je n’aurais pas pu aider plein d’élèves, de parents, un tas d’autres personnes, et n’aurais pas rencontré le compagnon de ma vie, André Oppel.

Ceux qui ont connu Ernest savent qu’il n’aurait pas été qui il a été sans Mado, sa femme, qui était partie intégrante de toutes ses aventures sur cette terre ! Et Ernest ne se serait pas battu pour moi si Jacques de Montmollin n’était pas tombé amoureux du théâtre, n’avait décidé de créer le TNP à Neuchâtel et si sa mère ne l’avait aidé à avoir le local actuel du Théâtre du Pommier. Et le reste de l’histoire remonte au début des temps. Vertinigeux !

Alors, faisons une visite virtuelle du lieu qui est devenu mon studio de danse, mon atelier, ma Cave perdue. Une fois qu’on est entré (à droite de la photo) on trouve :

  1. Le mur de droite :
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Théâtre du Passage. Les costumes exposés ont habillé les loges du Théâtre du Passage lors de son inauguration ! Les autres costumes que j’avais prêtés se trouvent aussi à la Cave perdue, on les retrouvera plus loin.

Les fils de suspension. Ils proviennent du magasin Au Pêcheur, de Neuchâtel.

Pressing Blanc-Sec. Cet ancien pressing a aussi participé à mon bien-être. Les housses en plastique qui couvrent tous mes costumes ou qui les empêchent de se salir contre le mur proviennent de ce pressing. Je remercie les patrons qui l’ont tenu.

Mes activités. Se trouve aussi, dans ce mur, un panneau avec mes activités, par ordre alphabétique :

2. On finit le mur de droite et on arrive sur la scène :

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Un écriteau composé par André. Des chaises héritées de Freddy Landry.

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Écriteau composé par André et découvert sur place quand j’en suis devenue la locataire principale.
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3. Mur de gauche :

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Une porte. Elle se trouve à la fin du mur de gauche.

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L’arcade au-dessus de la porte a été réparée par des travailleurs de l’entreprise Facchinetti. J’ai connu M. Gilbert Facchinetti et une fois que les travailleurs ont su cela, je suis devenue un membre de la famille !

Atelier de menuiserie d’Evologia. Cet atelier fait aussi partie intégrante de ma vie. Je lui dois bien des conseils avisés et des éléments de rangement pour mon local. J’ai rafraîchi cette porte avec une teinture provenant l’atelier. Je viens d’apprendre que son chef et formateur, Claude Lienher, part à la retraite. J’ai pensé qu’il resterait toujours…

Afin de donner un genre à la porte, je l’ai décorée.

L’année passée, j’ai ramené de Paris l’écriteau sur les Champs-Élysées. J’aime Paris, je m’y sens bien. Je crois bien que c’est l’écriteau qui m’a choisie et pas le contraire.

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4. Mur du sud :

On arrive au dernier mur de la salle. J’y ai accroché deux décors faits par André pour des danses de mes spectacles.

On y voit aussi quatre chaises, trouvées en ville lors d’une promenade. On y voit l’un des costumes utilisé pour l’un de mes spectacles intimistes.

Meubles dessinés par André, faits par Ernest et rajeunis par moi grâce aux conseils de M. Schneitter. Diverses peintures, produits de nettoyage, colophane proviennent de la droguerie Scneitter.

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Des éléments incontournables dans mes cours :

Essence : c’est le squelette. Mais, c’est un squelette qui pense. On le voit penser à droite. Il a des pensées plus ou moins en ordre. Ce qu’il y a d’intéressant ce sont les idées très ordonnées à côté, prêtes à entrer dans sa tête alors que dans sa tête il y a une pensée qui… à vous de décider « une idée qui tombe juste à pic » ou « zut, une idée qui s’en va ». C’est le genre de choses que l’on voit dans mon cours « Visitons les chambres du cerveau », cours donné au sein du Passeport Vacances.

Tout un ensemble !

J’ai des choses très diverses dans mon studio et pourtant elles participent de l’atmosphère qui y règne. Il y a une unité. Je suis moi-même un ensemble de connaissances acquises dans divers endroits et provenant de tous ceux qui ont croisé ma vie. Et pourtant, tout ce que je fais porte mon empreinte. Je ne serais pas qui je suis sans les autres et sans les choses qui ont traversé ma route. Je suis de l’avis que tout est important et qu’on doit prendre soin de tout, tant des choses que des gens. Je remercie tous ceux et toutes les choses qui ont traversé ma vie.

Articles en lien avec la Cave perdue :

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Le coq de mon dentiste : réparations = mettre de l’ordre en soi.6

Je le dis souvent, les choses n’ont pas besoin d’avoir un « propriétaire » pour que je m’intéresse à elles et en prenne soin. Il en va ainsi du coq de mon dentiste.

Je pense encore et toujours que lorsqu’on répare quelque chose, on le fait aussi en soi et cela se traduit par un certain ordre dans notre monde intérieur. Cela fait que les réparations, dans mon monde, doivent se faire au mieux car tout a une résonance en nous.

Chez le dentiste. Les dents, c’est précieux. Tout est précieux dans notre corps, mais les dents… Le hasard, ce fameux hasard qui me suit comme mon ombre et qui en fait n’existe pas, fait que je sois obligée d’aller chez un dentiste de la place, et pas n’importe lequel, car il est excellent. Il ne s’occupe que des cas compliqués. Lorsqu’on a un objet en porcelaine à faire réparer, l’apprenti peut prendre les objets du quotidien, mais le vase ming ou de l’époque Ming sera confié au maître. C’est une image, bien sûr. Pas besoin d’explications. Il me traite avec grand soin et je lui demande s’il a toujours le coq que j’avais vu la dernière fois. Je voudrais le réparer.

Comme dans les réclames pour la lessive ou d’autres produits qui promettent mots et merveilles, on aura une photo de « avant », une autre photo de « pendant » et celle de « après ».

1. AVANT

Le coq. Si on ne peut pas dire qu’il manque de plumes, manque de matière. On observe aussi que les yeux ne sont pas pareils. C’est comme chez l’être humain.

2. PENDANT

Le coq a l’ait tout étonné… comme je le comprends ! Les réparations, remises en état, révisions, sèment souvent le désordre. Quand on va ranger un tiroir, il vaut mieux tout sortir et en apparence il y a plus de désordre que le contraire. Dans la vie c’est pareil. Il faudra que le le dise au coq !

3. APRÈS

Le coq doit se dire que cela valait la peine. En tous les cas, son propriétaire l’a trouvé très beau !

Tout cela pour dire que je prends soin des choses. Il arrive que je me trouve dans un magasin et que des clients remettent mal les choses en place, laissent les vitres coulissantes des frigidaires mal fermées, qu’ils ouvrent les portes, prennent un produit pour lire tout ce qui est écrit, etc. Je me permets de fermer les vitres, d’attirer l’attention sur le fait que toute la marchandise subit des changements de température ; je dis aussi parfois « oh ! le pull est tombé ! », « je crois bien que l’article n’est pas à la bonne place », etc. Je ne me fais pas toujours bien voir et reçois parfois des remarques. De quoi me mêlé-je ? Ben…

Un second conq. Coq no 2 voyant arriver Coq n0 1 en si bonne forme lui demande comment il a fait. Celui-ci lui raconte et Coq no 2 se dit prêt à faire de même. Je suis si touchée que je ne peux résister et le prends chez moi.

Des plumes à retordre. On sait bien qu’un coq, fut-il celui d’un dentiste, n’a pas de fils (dans le sens de l’expression  » du fil à retordre »), mais des plumes. Cela n’a pas été facile. Une fois un bout réparé, un autre apparaissait ou revenait. C’est aussi mon savoir-faire qui était en jeu et je me suis dit qu’on allait réussir. « On », car c’était le coq et moi.

Remerciements. Je remercie le coq pour sa collaboration et les matériaux utilisés ainsi que tous ceux qui les ont produits, transportés, vendus. C’est vrai, on n’est rien sans les autres.

Shakespeare. Comme le disait mon collègue de banc, William (Shakespeare, de son nom de famille), « Tout est bien qui finit bien ». Quelle chance de l’avoir côtoyé !

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Beaumarchais, homme de génie. Rencontre particulière 18. (en cours de rédaction)

Je suis fascinée par les divers métiers que Beaumarchais a exercés. C’est la preuve que l’on peut être « multiple » sans que cela nuise à la qualité.

J’entends encore la voix de mon professeur de français, M. Roger-Louis Junod, prononcer le nom de l’écrivain que nous allions étudier : Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais. Je ne sais pas ce qui m’a attirée, cela a été comme l’une de ces annonces au cinéma mais sans que je sache à quel film elle allait se rattacher ; c’est un moment qui est resté gravé en ma mémoire : je me revois assise à mon pupitre et revois mon professeur assis devant moi un peu à ma gauche. M. Junod avait une voix douce, une voix que je n’ai jamais pu imaginer fâchée avec un ton élevé.

Ce qui m’intéresse, c’est le parcours de la vie de Beaumarchais, parcours durant lequel il a embrassé divers métiers qui se sont, pour ainsi dire, présentés tout seuls devant lui et qu’il a si bien servis. On ne peut parler de facilité, car il a, à chaque fois, dû s’investir totalement et parfois y mettre sa fortune.

Voici sa vie sous forme de tableaux :

Quelle histoire ! J’ai divers documents sur Beaumarchais et pas des moindres et… devinez ? Les dates ne correspondent pas, les renseignements non plus. Internet n’est pas en reste non plus. Me voilà bonne pour trouver les bonnes dates et l’exactitude des faits rapportés !

@articulations – jouons avec elles. Travail avec les participants.3

Le constat, une fois de plus, est le même : nous sommes tous différents et le cours prend une autre allure !

Nous sommes arrivés au terme de l’exercice et nous avons pu le faire le dernier cours dehors. Nous sommes allés à la collégiale de Neuchâtel. Le chemin pour y aller est fait de pavés et chaque pas a été l’occasion d’épouser leur forme.

Nous avons fait des exercices sur les bancs et sur le bord du mur. Nous avons marché en tenant compte de diverses positions et avons imaginé faire la queue devant un arbre que nous avons dénommé « Arbre du Paradis », mais qui aurait fort bien pu être la porte d’entrée d’un magasin, d’une vente de billets, etc. Chaque instant de notre vie peut être prétexte à travailler notre corps.Tout cela prend du temps et on arrive à la fin du cours.

On entend une magnifique voix qui chante ; on se dit que c’est à l’intérieur de l’église et on décide d’y entrer. Ce sera l’occasion de voir les restaurations qui sont en train d’être faites. En fait, la voix ne vient pas de l’intérieur de la collégiale, mais du cloître. On s’approche et on est sous le charme de la magnifique voix.

La chanteuse finit sa répétion et je la félicite. Le groupe qui l’entoure est ravi de nous avoir eu pour auditeurs et une personne qui doit être l’organisatrice de la manifestation nous remercie avec un très très grand sourire et précise que ce sera un événement privé. Mince ! me dis-je, j’y serais bien allée…

Les observations sont multiples lors des divers exercices. J’en retiens celles-ci :

  • il se trouve que je n’avais pas reconnu la personne qui nous a remerciés ; en fait, je la connais plutôt comme une personne réservée, mais là, son sourire était partout dans son corps. Et sa joie a agrandi la nôtre. C’est comme le phénomène de l’amour quand il est réciproque, mais celui de l’amitié, du plaisir partagé aussi. Il y a plein d’exemples ;
  • nous avons été charmés par la voix si belle. Ce sont nos oreilles qui ont capté l’information, pour ainsi dire, mais lorsque nous étions dans l’église, la voix entrait partout dans notre corps, car la structure de l’église est particulière ;
  • ce qu’il faut retenir de ces deux observations, c’est que notre corps est vivant et qu’il réagit tout le temps, tout le temps, tout le temps. Par conséquent, notre corps est la résultante de notre façon de vivre.

Les poissons dans un bocal. Que viennent faire les poissons ici ? La structure circulaire a la particularité de renvoyer les sons. Les poissons dans un bocal sont en permanence en train de recevoir des échos car les sons leur reviennent tout le temps ; cela les rend fous. On voit parfois des poissons faire des sauts dans un bocal et par ignorance les gens trouvent cela joli. Alors, soyez attentifs au sort des poissons. Voici le conte de Poisson Rouge.

En faisant l’exercice du pèlerin, nous avons fait particulièrement travailler les articulations des chevilles, des hanches. Pour cela nous avons utilisé des marches qui mènent à la collégiale. Dans d’autres exercices, toutes les articulations ont travaillé de façon consciente et active ou consciente et passive. L’image que j’ai eue est celle d’une série de cascades, de fontaines de synovie qui irriguent les articulations. La traduction dans un dessin est compliquée, j’ai dû me limiter à celle-ci.

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Histoires de départ au ciel.2

C’est l’histoire d’un couple, dont le mari part au ciel.

Ils ont vécu longtemps ensemble, dans les 50 ans. Il émanait du monsieur une autorité certaine. Il avait des idées issues de longues recherches dans le domaine ésotérique et il était une bibliothèque ambulante dans divers domaines. Vers la fin de sa vie, il a assisté aux changements que nous voyons et s’est senti désabusé par les voies empruntées par la société actuelle. Il avait espéré apporter un mieux à ce monde…

Il faut ajouter qu’Il s’était toujours senti à part, dans sa famille, dans la vie, et au moment de quitter ce monde, il constate que. certaines de ses convictions sont mises à mal. Cela l’avait destabilité, mais, Il avait fini par en rire et sa phrase favorite était devenue « cela n’a pas d’importance ». J’ai quand même pu le remercier pour tout ce que j’ai appris de lui et pour ce qu’il avait appris aux autres.

C’est une chance que de pouvoir parler avec quelqu’un qui est près de quitter ce monde et d’avoir un échange de pensées sur une même longueur d’onde. C’est ainsi que nous avons parlé du physicien Jean-Pierre Garnier Malet et que j’ai vu le monsieur devenir plus gai, retrouver une certaine brillance dans le regard.

Le monsieur est maintenant au ciel est il aura découvert les derniers mystères qui lui avaient échappés.

Je rencontre sa femme aujourd’hui, et elle me dit que bien qu’elle soit submergée par un tas de démarches et des papiers à remplir, elle reprend sa personnalité, elle se sent redevenir elle-même.

Comme je le dis plus haut, le monsieur avait une certaine autorité et sa femme lui avait laissé le champ libre. Au moment où elle a vu que son mari perdait pied dans ce monde si irrationnel, elle l’a encore soutenu en s’oubliant. « Mais, ajoute-t-elle, je l’ai fait spontanément, c’est maintenant que je le vois ». Je lui dis que c’est par amour qu’elle a agi ainsi.

Elle me dit aussi qu’elle a trouvé des petits mots qu’il lui avait écrits pour la remercier de tout ce qu’elle faisait pour lui bien qu’il ne les lui ait jamais donnés. Je trouve cela beau. Il arrive, effectivement, qu’après le départ que quelqu’un on trouve une chose ou une autre qui nous apporte une réponse, même des mots rapportés par une personne et c’est une sorte de message direct. Je trouve cela magnifique.

Elle se dit contente d’avoi pu parler avec son mari de façon profonde et claire avant son départ ; elle l’a remercié tant pour les bons que pour les mauvais moments. Elle se dit que tout cela fait grandir. Je lui dis alors que son mari lui a fait le cadeau de partir avant pour qu’elle puisse se retrouver. Je vois alors un sourire, un joli sourire, un sourire plein de lumière, se dessiner sur les lèvres de la dame, laquelle dit : « Je n’avais pas pensé à cela ». Je me dis, voilà pourquoi je me suis arrêtée aujour’hui pour parler avec elle. Ce sont des idées que le monde d’ailleurs m’a transmises pour elle. Nous nous séparons dans une sorte de félicité.

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Cave perdue – visite virtuelle guidée

Cet endroit, témoin de ma vie, m’est arrivé comme un cadeau. J’avais fini mes études de danse à l’École de chorégraphie de Bucarest, suivais les cours d’économie politique à l’université de Neuchâtel et donnais en même temps des cours dans la cave qu’une amie me prêtait. La cave appartenait à ses parents et quand ils ont découvert que j’y donnais des cours et que leurs vins étaient soumis à des hausses de température, j’ai été priée de partir. Bon… Je pleure dans la rue et rencontre Ernest Grize, le premier régisseur du Centre culturel neuchâtelois qui s’appelait à l’époque aussi Théâtre de Poche neuchâtelois (TPN). En plus de leur théâtre, il y avait un local un peu plus loin appelé la Cave perdue. À ses débuts,il avait été un endroit pour le bricolage et le dépôt de décors ; puis, des répétitions ont eu lieu. Mais, le lieu est une sous-cave, passablement humide et froide et l’équipe du TPN y avait installé des chauffages roulants. Une fois, ils ont mis une couverture dessus et oublié d’éteindre le chauffage… Alors, elle a retrouvé son vide, si je puis dire. Ernest parle de ma situation, ses collègues hésitent et finalement c’est son point de vue qui l’emporte et le local, retrouve, avec moi, un sens culturel. Encore une fois, c’est à Ernest Grize que je dois d’habiter cet endroit.

Remerciements à Ernest Grize. Sans lui, je n’aurais pas pu développer mon école, je n’aurais pas pu aider plein d’élèves, de parents, un tas d’autres personnes, et n’aurais pas rencontré le compagnon de ma vie, André Oppel. Il n’y aurait pas non plus la reconnaissance posthume d’un de ses employeurs, M. René Froidevaux, patron de la Fabrique d’Horlogerie Froidevaux S.A Neuchâtel, et il n’y aurait pas eu de documents faits par André pour cette entreprise au musée Des Monts du Locle ni les montres d’André dans ce même musée. Et tant d’autres choses. Je trouve cela fantastique. C’est comme des flux qui se lient les uns aux autres. J’essaie d’en faire une image.

Et ceux qui ont connu Ernest savent qu’il n’aurait pas été qui il a été sans Mado, sa femme, qui était partie intégrante de toutes ses aventures sur cette terre ! Et Ernest ne se serait pas battu pour moi si Jacques de Montmollin n’était pas tombé amoureux du théâtre, n’avait décidé de créer le TNP à Neuchâtel et si sa mère ne l’avait aidé à avoir le local actuel du Théâtre du Pommier. Et le reste de l’histoire remonte au début des temps. Vertinigeux !

Le TPN – Centre de culture, 1968, devient en 1971 le Centre culturel neuchâtelois et bien plus tard on y ajoutera Théâtre du Pommier.

Alors, faisons une visite virtuelle du lieu qui est devenu mon studio de danse, mon atelier, ma Cave perdue. Une fois qu’on est entré (à droite de la photo) on trouve :

  1. Le mur de droite :

Le rideau du Théâtre de Poche neuchâtelois. À ses débuts, la scène avait été conçue comme celle d’un théâtre à litalienne, avec un rideau qu’on ouvrait et fermait. Je me rappelle très bien les mouvements de ce rideau lorque j’assistais à des spectacles. Puis, il y a eu des transformations et le rideau a disparu. C’est une grande chose que j’aie pu le récupérer. On l’a déjà dit, la Cave perdue est quelque peu fraîche… et le rideau qui était posé à ses débuts n’était pas idéal. C’est Jean-Luc Charpilloz, l’administrteur du CCN qui l’a sorti du sac où il avait séjourné pendant bien des années. Je lui ai donné une seconde vie et suis émue à chaque fois que je le vois, car je le sens porteur d’histoire.

Costumes. J’ai au la chance d’entrer en possession de costumes qui ont été sur diverses scènes : Bucarest, Saint-Pétersbourg – Moscu. Ils donnent une belle atmosphère à l’endroit.

Décors. André a fait la plupart des éléments de décor de mes spectacles. Je me fais un plaisir de les exposer.

Photos de Knut. Knut est devenu « le » photographe de l’école et de bien de mes activités.

Théâtre du Passage. Les costumes exposés ont habillé les loges du Théâtre du Passage lors de son inauguration ! Les autres costumes que j’avais prêtés se trouvent aussi à la Cave perdue, on les retrouvera plus loin.

Les fils de suspension. Ils proviennent du magasin Au Pêcheur, de Neuchâtel.

Pressing Blanc-Sec. Cet ancien pressing a aussi participé à mon bien-être. Les housses en plastique qui couvrent tous mes costumes ou qui les empêchent de se salir contre le mur proviennent de ce pressing. Je remercie les patrons qui l’ont tenu.

Mes activités. Se trouve aussi, dans ce mur, un panneau avec mes activités, par ordre alphabétique :

Les activités qui actuellement prennent le plus d’ampleur ce sont les spectacles intimistes que je propose à des petits groupes, les cours pour l’ossature et les articulations ainsi que la révision de textes. Je suis ainsi faite, je m’intéresse à bien des choses, alors, je propose et le destin dispose ! Mais, on retrouve partout le même fil conducteur : apporter quelque chose de nourrissant aux autres.

2. On finit le mur de droite et on arrive sur la scène :

Le sol. Depuis qu’Ernest à posé ce sol, bien des amateurs et professionnels du théâtre, dont Laurent Terzieff, Robert Bouvier, directeur du Théâtre du Passage, ont marché sur ce sol. Des élèves de mon école, de l’École de chorégraphie de Bucarest – dont l’une, Greta Niță, est devenue soliste et vient d’interpréter Giselle pour la première fois (Opéra de Bucarest), dont une autre, Miruna Miciu, est danseuse étoile au théâtre de Zagreb, ont aussi utilisé ce sol. Mais, tous ceux qui l’ont foulé ont gagné quelque chose ; tout le monde a appris quelque chose. Et toujours sur le même sol. Fantastique !

Le miroir. Tout danseur a besoin d’un miroir, non point par besoin narcissique ; tout simplement parce que le miroir lui dit si l’image qu’il donne correspond au mouvement qu’il imagine. Tout danseur a aussi besoin d’un maître de ballet. C’est un avantage par rapport à bien des professions. Les corrections font partie du quotidien d’un danseur et tout avis lui est utile. Cela favorise l’ouverture de l’esprit. J’avais donc besoin d’un miroir, c’est le magasin ABM qui me l’a fourni lors de sa femeture. Je l’ai transporté avec l’aide d’amis. Avec le temps, l’humidité a déformé le mur en bois de soutien et c’est Jean-Luc Charpilloz qui a eu l’idée de renforcer son armature. Je le remercie.

Les fonds de scène, les rideaux. Le premier rideau avait eu pour fonction de cacher le miroir lors des spectacles et filmages. Puis, je me suis dit que ce serait bien d’avoir un fond de scène. Par la suite, le répertoire s’enrichissant, j’ai eu le besoin et l’idée d’avoir un fond rouge et un fond blanc. De plus, Knut, le photographe, a aussi eu besoin de varier le fond de ses photos. Le premier système c’est aussi Jean-luc qui l’a posé. Le dernier c‘est Roger, cet ingénieur si pratique qui s’est dévoué. Les rideaux roulent ! pour ainsi dire.

Le plafond de la scène. On retrouve ma vielle compagne : l’humidité. Lorsque je suis arrivée à la Cave perdue, le plafond était celui d’une cave du xviiie siècle, soit poutres visibles et sable. Lorsque le voisin du dessus marchait, le sable tombait sur mes 33 tours… Jean-Luc, l’autre personnalité pratique du CCN, a alors posé un faux plafond. Mais, l’humidité l’a dégradé. Cela s’est fait peu à peu et personne n’a apporté de solution sans devoir tout démonter et changer ou faire des travaux importants. Voilà que Roger me suggère d’y mettre du tissu. Il aurait voulu un autre système que j’ai trouvé très compliqué et suis arrivée à celui qu’on voit. Cela donne des allures impériales, n’est-il pas ? comme diraient les Anglais.

Nouvel éclairage. L’ancien système posé par Ernest revenait vraiment très cher. J’ai demandé à Gilles Pernoud, le patron de Sound Patch, de me donner un coup de main. Il a été remarquable tant avec les idées qu’avec sa manière de procéder. La lumière tamisée trouve son origine chez Ticu, l’un de mes amis à Bucarest. Il voit, du temps du socialisme, une dame avec un sac en plastique avec une image de la ville de Zurich. Il lui demande le sac. On ne sait ce que la dame a pensé, mais elle le lui donne. Il le découpe et entoure l’abajour de sa lampe. Tous les amis allaient admirer sa lampe. Retour à Neuchâtel, maintenant. J’ai des lampes Ikea que je voudrais rendre plus jolies, reçois un sac en papier de chez Cighélio, le bureau d’impression de Neuchâtel, il est rose… La chose doit travailler dans me tête car j’en demande un second et habille mes lampes. J’aurais voulu en avoir une réserve, mais il n’y en a plus. Je les traite avec beaucoup de soin.

Les chaises de Freddy Landry :

Lorsque j’ai repris la Cave perdue, il m’a manqué des chaises. Le sort a voulu que j’hérite des chaises de Freddy, des chaises dignes d’un palais. J’en ai sept, nombre magique s’il en est ! Je dois en prendre soin assez consatamment car l’humidité, une fois de plus, se fait sentir. Mais, j’ai trouvé une parade et les choses vont bien. Les chaises sont contentes d’assister à toute sorte de choses et je suis contente de montrer celles qui sont devenues mes Freddy-chaises !

Un écriteau fait par André :

Écriteau composé par André et découvert sur place quand j’en suis devenue la locataire principale.

Bon, les usagers sont avertis… J’aime cet écriteau parce que le texte abonde dans mon sens et surtout parce que l’écriture est tellement représentative d’André, du graphiste avec une si belle écriture.

3. Mur de gauche :

Ileana Iliescu. Elle a été danseuse étoile à Bucarest. Ce qui m’a marqué chez elle, c’est sa présence sur scène, elle la dominait. De plus, elle dansait naturellement. Je dirais aussi qu’elle était une danseuse racée. Le port naturel qu’elle avait sur scène, elle le garde encore aujourd’hui. Elle l’avait de naissance, mais Maître Anton Romanovski, l’avait aussi et il l’a aidée à le mettre en évidence.

Rudolf Noureev. Danseur dont la personnalité prenait toute la scène. Je l’ai aussi vu danser et la netteté de ses pas était le reflet de l’école Vaganova. Sa photo, ainsi que celles d’Ileana Iliescu, ont été faites par Cighélio.

Photos de Knut. Knut a photographié les danses de ces dernières années et fait de très jolis effets.

Affiches des années 1990. Lorsque j’ai repris le local, j’ai trouvé des affiches de Bernard Haller et d’autres affiches de la Cité universitaires. Il faudra voir à qui je peux les transmettre.

Une porte. Elle se trouve à la fin du mur de gauche.

L’arcade au-dessus de la porte a été réparée par des travailleurs de l’entreprise Facchinetti. J’ai connu M. Gilbert Facchinetti et une fois que les travailleurs ont su cela, je suis devenue un membre de la famille !

Atelier de menuiserie d’Evologia. Cet atelier fait aussi partie intégrante de ma vie. Je lui dois bien des conseils avisés et des éléments de rangement pour mon local. J’ai rafraîchi cette porte avec une teinture provenant l’atelier. Je viens d’apprendre que son chef et formateur, Claude Lienher, part à la retraite. J’ai pensé qu’il resterait toujours…

Afin de lui donner un genre, je l’ai décorée.

L’année passée, j’ai ramené de Paris l’écriteau sur les Champs-Élysées. J’aime Paris, je m’y sens bien. Je crois bien que c’est l’écriteau qui m’a choisie et pas le contraire.

Je retiens de ce qui est écrit sur le nom de l’avenue de Paris qu’elle « signifie aux promeneurs qu’ils ont le privilège de pouvoir se reposer dans les jardins du roi ». À l’origine, c’est le lieu où les héros et les gens vertueux goûtent au repos après leur trépas. Chez moi, personne n’a trépassé, mais comme la porte mène aux coulisses, on peut dire que là reposent les costumes et décors de mes spectacles. Comme la porte mène aussi à la salle d’eau, tous ceux qui ont fréquenté mon local sont aussi passés par là. C’est en tous les cas un endroit qui respire la tranquillité.

4. Mur du sud :

On arrive au dernier mur de la salle. J’y ai accroché deux décors faits par André pour des danses de mes spectacles.

On y voit aussi quatre chaises, trouvées en ville lors d’une promenade. On y voit l’un des costumes utilisé pour l’un de mes spectacles intimistes.

Meubles dessinés par André, faits par Ernest et rajeunis par moi :

Chaque fois que je vois ces meubles, ils me ramènent dans une dimension où André et Ernest sont présents. J’ai toujours eu soin de toute chose, mais, je me surprends à chaque fois à me dire que ce n’est qu’aujourd’hui que j’en suis vraiment consciente. C’est ainsi qu’au début, afin de protéger la table de divers usages, je l’ai couverte d’une toile noire brillante. Lorsque j’ai repris le local, j’ai enlevé la toile qui avait passablement souffert, j’ai lavé la table et l’ai repeinte. De même que le banc. Je leur ai peint une décoration de mon genre. Aujourd’hui, je les ai cirés et brillés et une fois de plus, je me suis dit que c’était à ce moment-là que je prenais conscience de tout ce qu’ils représentaient.

Droguerie Schneitter. Diverses peintures, produits de nettoyage, colophane, ainsi que des conseils proviennent de chez Scneitter.

Des éléments incontournables dans mes cours :

Essence : c’est le squelette. Mais, c’est un squelette qui pense. On le voit penser à droite. Il a des pensées plus ou moins en ordre. Ce qu’il y a d’intéressant ce sont les idées très ordonnées à côté, prêtes à entrer dans sa tête alors que dans sa tête il y a une pensée qui… à vous de décicer « une idée qui tombe juste à pic » ou « zut, une idée qui s’en va ». C’est le genre de choses que l’on voit dans mon cours « Visitons les chambres du cerveau », cours donné au sein du Passeport Vacances.

Tout un ensemble !

J’ai des choses très diverses dans mon studio et pourtant elles participent de l’atmosphère qui y règne. Il y a une unité. Je suis moi-même un ensemble de connaissances acquises dans divers endroits et provenant de tous ceux qui ont croisé ma vie. Et pourtant, tout ce que je fais porte mon empreinte. Je ne serais pas qui je suis sans les autres et sans les choses qui ont traversé ma route. Je suis de l’avis que tout est important et qu’on doit prendre soin de tout, tant des choses que des gens. Nous ne sommes rien sans les autres il n’y a pas besoin de faire appel à des théories philosohiques, le simple bon sens sufit !

Articles liés à la Cave perdue :

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Fabrique d’Horlogerie Froidevaux S.A. Neuchâtel – Switzerland (English version)

VERSION FRANÇAISE ICI

Introduction. Stories don’t always have the same way to start. This one is linked to my late friend, André Oppel, grafic designer and artistic director of the Théâtre du Pommier in Neuchâtel, Switzerland, and who left me some affairs that I kept hoping that once they would go to the right place.

My friend and me always lived in the present. We seldom talked about the past, his or mine, not because we desired to avoid something, in fact it didn’t come in our way. He knew a lot of people and among them there was Jack. He greeted him and I greeted him. The hazard, this famous hazard that doesn’t exist, let me to know that Jack’s family name was « Froidevaux ».

For years I told myself that if I had a website I could insert all the works my friend had left in this world. I scanned his drawings and different works, but there was no unity. A friend told me very kindly that it looked like « widow remembrances ». He was right as I had one piece from here and another from there. But, nevertheless, I kept them.

Once, looking at them again, I saw some collages and a catalog from the « Fabrique d’Horlogerie Froidevaux » and remembered that my fried had told me once that Jack’s father had been a manager. Time passes by and today, as I showed the catalog to Jack, he says that it was the catalog of his father’s company ! He says that my friend André had worked for the company as graphic designer. I ignored that and feel richer of a new element of my friend’s life and has the impression that he waves me from the world where he is now. Jack tells me about the story, absolutely fascinating, of his father’s company, Mr. René Froidevaux.

Mr. Froidevaux developed, after the Second War, the small factory that he had bought. He felt that Italy was going to recover economically and created a lot of watches sold in this country. At that time watches were sold under the name of the traders who had ordered them or under the name of the shops that sold them. That is why his name didn’t appear on the watches. Mr. Froidevaux produced watches of the top of the middle range. Here we have some of his trades : Forte – Pryngeps – Escudia – Soly, etc. Cadola was the trade sold in Switzerland and it is my friend André who designed it and made the graphics !

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est cadola.jpeg

What i find remarkable :

  • Mr. Froidevaux watch factory is the first company to have introduced the English week within the work frame, that means that the workers were free on Saturday mornings !
  • Mr. Froidevaux was a manager, a helmsman who cared about the well-being of his workers within and outside his enterprise. He founded a provident found which he endowed of a rental property worth 450’000.- Swiss francs of that time out of his own pocket ! The apartments were rent, in priority, to his workers ;
  • another example : when the company received a letter asking for payroll deductions of a worker due to debts, Mr. Froidevaux asked the worker to come to his office and asked him wether he agreed that he, Mr, Froidevaux, would pay the debt and and offered him a reasonable spread of the debt avoiding him any prosecution and that without interests ! in that way the worker continued to work and his family was safe ;
  • Mr. Froidevaux also felt that his workers deserved a canteen and for this purpose fitted out premises in a building he had constructed opposite the factory ;
  • next to the factory he built a swimming pool which he also made available to his staff ! He makes me think of Mr. Gilbert Facchinetti who also had a similar gesture for people with disabilities ;
  • Mr. Froidevaux used to care of his workers and their family. The caretaker had a disabled son who after compulsory school should have gone to a specialized center far from his family and in an unenviable environment. He asked his foreman what the boy could do. The boy took his time but he became an excellent worker ! So much so that he aroused the jealousy of some of his colleagues who commented that he should not be paid like them !

Mr. Froidevaux’s factory was a social model. The Swiss watchmaking federation sent members and visitors so that they could see how the company was operating.

Not so long ago, Mr. Schneeberger, the caretaker we spoke above, left our world. Jack went to the funeral. People went to him and his brother and told them how Mr. Schneeberger had been grateful to Mr. Froidevaux for his attitude and used to tell that he had lived the best time of his life under his leadership This was echoed in the homily. Hats off !

Then came the economic crises of the 1970s. Mr. Froidevaux did not see it coming. The company ceased operations in 1975 as a result of nasty maneuvers of people next to him and to opportunistic competitors. What a pity ! Further information can be found in the last paragraphs on the other article on Mr. Froidevaux. The link is at the bottom of this one.

              Even though Mr.Froidevaux is no longer of this world, I am moved to know who he was. He is the kind of example to follow !

The surviving catalog of its long history has no date, we must be at the end of the 1950s. Here are a few pages.

Froidevaux Catalogue001
The cover ot the catalog by which the story happened. Note that it is in perfect condition. Jack tells me that André disigned this watch. What an emotion !
5. Montres dames or - Froidevaux
1. Montres dames - Froidevaux
2. Montres h non étanches - Froidevaux
3. Montres étanches - Froidevaux
6. Montres diverses - Froidevaux

Watch hands have turned many times since the beginning of this article. Jack and I agreed to met so that he ould retrieve the catalog of his father’s business. It is a moving moment for me, it is a piece of Neuchâtel history to which I am now a part. It fills me with joy. I really admire Mr. René Froidevaux. I have just learned that when he decided, in 1942, to buy the factory from his original owner – the company run buy a couple at the end of the line had then six employees and produced small series – the town hall appreciating an entrepreneur who had the courage to start when there was war and the national economy had some difficulties told him that he could benefit from a tax package to let him grow his business. Obviously they didn’t know Mr. Froidevaux, as if he had a character, let’s say, rather difficult, he had undeniable human qualities and principles ; he did not want to owe anything to anybody and paid his taxes 100 % ! In 30 years he grew from 6 to 150 employees and developed a thousand points of sale in Italy, a country, as mentioned earlier in this article, was developing very well after the War. Magnificent !

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Here we see Jack leafing « his » catalog which looks brand new – we know time doesn’t exist and the 1950s were yesterday !

The article may be getting rather long, but I can’t resist the temptation to add drawings made by André.

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And here is a Cadola arrived by the Web, so to say A gentleman bought a Cadola and sent me his picture. As we can see it is in a very good shape, looks good and looks as a sister of those of our time ! His owner says he wears it « with respect and pleasure » when it is not on display. I often say that the way we treat objects says a lot about us. No need to make a comment on the present case ! Moreover, this gentleman says that he has something in common with Mr. Froidevaux :  » Pleasure at work and respect for collaborators (who give it back to you). In addition, he adds, the model exudes good humor, simplicity and lightness ».

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@articulations – jouons avec elles. Travail avec les participants.2

No 1 c’est nous avant l’exercice dont traite cet article et No 2 c’est notre corps pendant l’exercice.

La synovie. On le sait, chaque articulation doit être lubrifiée. Ce qui la lubrifie, c’est la synovie et la synovie se produit lorsqu’il y a mouvement. La synovie permet à une articulation de bouger dans toute son amplitude. Elle empêche donc les frottements. On peut avoir une articulation en fort mauvais état et cependant n’avoir aucune douleur ; l’inverse est également valable, on peut avoir une petite déformation dans une articulation et avoir de grandes douleurs. Le mouvement a sa raison d’être et en fait, tout dans notre univers bouge : tant l’infiniment petit que l’infiniment grand.

Notre univers bouge aussi. Je viens de revoir avec un ami passionné de physique le mouvement de la Terre, du Soleil, de notre Galaxie et des autres galaxies. Cela me fascine. Voici le lien avec l’article.

Ici on voit la Terre tourner autour du Soleil, la Lune – dans le cas présent est en éclipse et c’est pour cela qu’on ne la voit pas. Mais, il faut ajouter mentalement toutes les autres planètes et leurs lunes tourner autour du Soleil. Ensuite, il faut imaginer le Soleil tourner autout du centre de notre Galaxie et toutes les autres galaxies tourner aussi. C’est un mouvement infini, une danse extraordinaire.

Dans la session présente, nous traitons de divers sujets et voilà qu’on arrive à faire des cercles avec le corps. En principe, on fait bouger le corps à partir d’une ou deux articulations, mais cette fois-ci, j’ai senti que l’on pouvait aller plus loin et les notions revues avec Knut, le passionné de physique, se sont faites présentes, sont remontées à la surface et ont dit qu’elles avaient une utilité. Alors, on a imaginé que toutes les articulations faisaient un cercle, dessinaient une orbite. Quand je dis toutes, c’est vraiment toutes : dans les chevilles, les genoux, les hanches, entre chaque vertèbre. C’était un vrai univers. Pour la petite histoire, nous avons 360 articulations.

Le nombre de cercles dans notre exercice et les fils dans le qi gong. J’ai fait du qi gong pendant des années et j’ai eu du fil à retordre – expression fort bien venue – avec les fils qui sortaient du dan tian ou centre sous le nombril et qui étaient liés à différents points du corps. Dans la danse classique, on a un univers plus clair, limpide. Tous ces fils brouillaient ma vue… Or, il se trouve que du travail s’est fait et que cette fois-ci, je pouvais voir tous les cercles et tous les fils selon les mouvements de mon corps. Nous sommes tous différents et je n’ai jamais entendu un participant au cours dire que l’histoire des fils leur posait un problème, mais voilà, chez moi maintenant, je peux les suivre même lorsque je suis en train d’écrire cet article. Ils sont harmonieux et pas un ne s’emmêle !

Fin de l’exercice. Il faut dire qu’auparavant, nous avions fait de la réflexologie un long moment. Alors, avec ces cercles en plus, le corps avait besoin de se reposer. C’est ce que nous avons fait. Cela a aussi été le moment d’aller remercier les cellules qui nous composent. Elles travaillent tout le temps. Cela a aussi amené un beau moment de tranquillité mais où l’on sentait tout le corps « vivant », comme dit Anne, l’une des participantes au cours.

Mon cours. Oui, nous avons tous un corps, mais on l’utilise sans y penser la plupart du temps. C’est comme tout notre environnement, notre mère, nos profs, nos affaires. Si on en a besoin et que cela « fonctionne », on « prend », mais si nous avons mal à une dent, à un coude, on se rend compte que tout dans notre corps est important. Aussi, prendre des moments pour le ressentir et le remercier me semblent importants. Le remerciement fait tant de bien !

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