Midi Tonus 2026.1

Je continue de donner quatre cours et, une fois de plus, mon contenu est simple, ce sont les participants qui l’enrichissent ! J’aime avoir des petits groupes parc qu’ainsi une intimité se crée et les avis, conseils, de part et d’autre, passent comme un bateau sur l’eau !

Quatre cours. Je les cite en fonction des jours de la semaine où ils ont eu lieu :

  • lundi : @articulations – jouons avec elles ;
  • mercredi : danse classique et imagination ;
  • jeudi : @3m.ossature ;
  • vendredi : À vos pieds !

Quatre cours mais une unité : on vit avec ses articulations physiques et on vit les articulations sociales, on danse avec son corps et on danse avec la vie, on fait résonner le corps et le corps résonne en fonction de ce qui entre en nous, on écoute ses pieds et on prend conscience de la façon dont on les met selon les endroits.

Nouveauté et changement enrichissant. J’avais des jours précis pour les cours, tous les lundis tel cours, les mercredis le deuxième et ainsi de suite. Il se trouve qu’une participante du jeudi aurait voulu suivre le cours du lundi mais qu’elle ne pouvait venir ce jour-là et qu’une participante du lundi aurait voulu suivre le cours du jeudi mais que… vous avez deviné, ce jour-là, elle était prise. Je me suis demandé si j’allais changer ces jours « immuables », mais la demande a été insistante et j’ai fini par céder. Ensuite, j’ai découvert que des personnes qui sont venues m’ont dit : « Ah, cela faisait un moment que je voulais suivre votre cours, mais ce n’était pas le bon jour ». Alors, voilà un effet secondaire remarquable du désir satisfait de deux personnes qui ne se connaissent pas ! C’est l’exemple qui pourrait résumer le contenu de mes cours : on établit une articulation qui fonctionne (= changement de jour), on danse avec les demandes des participantes (= danse classique et imagination), on entre en résonance avec ce que les participantes disent (=@3m.ossature) et finalement on se dit que si on met les pieds du lundi dans un jeudi, etc. cela pourrait jouer (= À vos pieds !). Et voilà, le conte est fini ou plutôt il continue dans la vie de chacune des personnes qui ont assisté aux différents cours.

@articulations – jouons avec elles. On s’est bien rendu compte que nos articulations physiques vont de pair avec celles sociales et que la pensée joue un grand rôle. Je dis souvent : une personne va à un cours de méditation et son partenaire doit venir la chercher à 1 7 h 30. Il est 17 h 40 et la personne dit : « Il est où ce… (inventez le mot que vous voulez? » Je pense que c’est tout le temps que l’on doit veiller à ce qu’on laisse pénétrer dans le corps parce que celui-ci réagit « au quart de tour ». Moi qui aime les expressions, celle-ci ne vient pas du monde de l’horlogerie mais de l’automobile ; à l’époque le moteur tournait au premier quart de tour de manivelle.

Ce que le cours leur a encore apporté: : « Prise de conscience que les articulations n’aiment pas être figées et qu’elles ont besoin de mouvement pour êtres libres et nous permettre d’avancer dans la vie. selon les exercices, dit l’une d’entre les participantes, avant d’ajouter : j’ai en effet l’impression qu’elles dansent. »

Une autredes participantes a déjà fait un autre cours et connaît passablement bien son corps. Comme on est en confiance, on a discuté du sujet qui suit.

De la structure du corps. Je lui dis :

Là, je ne sais que dire : je me demande si le Créateur ne m’a pas fait créer le cours pour que Fabienne me donne la réponse que j’arrivais pas à lire en moi !

Danse classique et imagination. Ici on a résolu de prendre conscience du corps, de danser avec lui et de danser avec ce qui nous arrive dans la vie. Les participantes ont aimé l’alternance du travail de concentration par moments avec celui de l’expression libre avec un jeu de lumières. C’était la conscience du corps et la liberté en même temps !

@3m. ossature. Ici, on a écouté les os dont les messages ont pris de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure des cours ; puis on a écouté les messages qu’il nous envoyait lorsqu’on écoutait notre pensée, la pensée des autres et les événements qui croisent notre chemin.

Des ressentis. Il a été fascinant de voir que le ressenti des participantes a bien augmenté au fur et à mesure du temps qui passait. Des sensations comme ancrage dans le sol, ouverture de la cage thoracique, picotements dans tel ou tel endroit ou partout. Voici ce que dit l’une d’elles : *J’ai ressenti beaucoup de vie, de vibrations, de solidité, de densité, de structure, d’espace et même de la fluidité dans mes os et dans mon corps. » Une autre : « Mes ressentis sur mes os sont souvent de la chaleur ainsi que des picotements. Au niveau du crâne et du visage ce sera plutôt une sensation de petites fourmis qui circulent. *

À vos pieds ! Ici, on est allé à l’écoute des pieds et finalement, on a fini par les laisser parler à la musique. Voici le montage de Ghislaine qui a pris conscience de ses points d’appui dans les pieds et du fait que les bouger peut résoudre certains problèmes :

Ghislaine s été surprise de découvrir qu’elle pouvait suivre des mouvements assez facilement. Son commentaire : « Je suis un vrai perroquet du mouvement ! »

Lien vers d’autres articles : je continue avec l’idée de ne faire qu’un seul article pour les cours de la session ; normalement chacun a ses propres liens. Si vous tapez le nom du cours sur la barre de recherche, vous aurez d’autres comptes rendus (cela fait neuf ans que je donne ces cours).

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Conversations 18 (en cours)

Le plaisir d’entendre les remarques, les réponses des autres ne s’éteint pas.

Une dame dans le restaurant d’un supermarché. Je venais de commander un ramequin chaud lorsqu’une dame d’un âge respectable s’est approchée avec un plateau et des restes de vaisselle en carton.

  • Je ne vois pas où je peux déposer les affaires. Est-ce que vous pourriez vous en occuper ? demanda-t-elle à la vendeuse.
  • Je peux m’en occuper, lui dis-je
    • La dame m’a regardée avec étonnement et dit :
  • Réellement ? Vous feriez cela ?
  • Oui.
  • Et comment puis-je vous remercier ?
  • Vous dites simplement que vous souhaitez que j’aille au paradis.
  • Vous reviendrez me dire comment c’est ! dit-elle en rigolant et en partant.
    • Je suis restée un peu interdite parce que je ne m’attendais pas à pareille sortie. Je suis allée ranger le plateau de la dame qui me voit et qui dit à son mari :
  • C’est la dame qui ira au paradis.
  • Oui, j’irai au paradis et ne reviendrai pas mais je vous ferai signe depuis là-bas. Nous avons tous rigolé.

Une fillette de huit ans environ. Je la connais depuis quelques années. Son père travaillait dans un supermarché. Chaque fois qu’elle me voit c’est une fête pour elle et pour moi ; elle a le don de me sentir parfaitement heureuse. Ses gestes sont empreints de noblesse et de grandeur d’âme. C’est hors du commun. Il en est allé de même il y a quelques jours. Je la vois en arrivant près de chez moi.

  • Salut, salut ! dit-elle avec son sourire attendrissant.
  • Salut, lui répondis-je.
    • Elle s’approche de moi et pose sa tête contre moi. Je craque.
  • Tu es magnifique !
  • Toi aussi, tu es magnifique, dit-elle.
  • Tout va bien à l’école ?
  • Oui.
  • Si jamais tu as un problème, tu me dis. Je souhaite que tout aille bien pour toi, et nous nous sommes quittées avec un sourire dans les yeux. J’ai dit à son père qu’il avait une fille remarquable et il a eu le sourire de celui qui sait. Il y a des enfants ou des personnes qui vous saluent par politesse, parce qu’on se connaît. Cette fillette a quelque chose d’autre qui m’émeut et qui ne fait ressortir que ce qui est bon en moi.

Le même vendeur d’un supermarché dont j’ai déjà parlé dans d’autres articles. Je le vois et lui dis que j’ai fait la maîtresse d’école avec une maman étrangère et ses deux enfants, 10 et 4 ans. Je lui raconte que garçon s’est arrêté devant les conteneurs pour les bouteilles en plastique, a pris le sac que sa maman portait et sorti une bouteille pour la mettre dans un conteneur. Je lui dis que ce n’était pas le bon endroit parce que le contenu ne se boit pas, il est fait pour la cuisine. Alors, il a introduit la bouteille au bon endroit. Je suis intervenue encore une ou deux fois, mais le garçon a vite compris. Puis, il a sorti un emballage de biscuits, aussi en plastique, je lui dis que ce genre de choses va dans la poubelle de la maison. Une fois qu’il a fini, je lui ai demandé comment il allait à l’école, mais là, il a parlé à sa maman dans une langue étrangère – j’ai compris qu’il n’allait pas à l’école ici ; sa mère me dit merci et ils sont partis.

  • Mais, ne vous cassez pas la tête, de toutes façons le contenu est trié à la centrale ! dit-il.
  • Ce n’est pas possible ! Il y a quand même des dessins pour indiquer ce qu’il faut faire…
  • Oh, si vous saviez…
  • Mon dieu, je ne pourrai jamais travailler dans un magasin !
  • Et vous ne savez pas tout.
  • Quoi encore ?
  • Le matin, quand on arrive, il y a des sacs avec des affaires en plastique que nous devons trier.
  • Ce n’est pas possible !
  • Mais, si. Il n’y a pas que des prix Nobel au travail, il s’en perd ailleurs !

Là, je n’ai pu que rire devant l’esprit ce cet homme. C’est magnifique d’avoir un tel humour.

Un « adolescent » qui traverse la rue. J’attends que le feu passe au vert et à côté de moi il y a un jeune homme d’une trentaine d’années. Arrive un personnage d’environ septante ans et qui traverse sans autre.

  • Ah, ces adolescents, tous les mêmes ! dis-je au jeune homme.
  • Euh… oui, c’est à désespérer, dit-il en me regardant après avoir compris que pratiquais un peu l’humour.
  • Je ne sais pas ce que cette génération va devenir, ai-je ajouté.
  • En effet, dit-il et on a traversé au vert en rigolant.