Le commerce au centre-ville.4. Une vendeuse remarquable

La notoriété. Notre société met en avant les gens qui battent des records, ceux qui gagnent le plus, mais il y a d’autres faits qui méritente la première place.

Une relation de longue date. Je connais une personne qui travaille dans le domaine de la vente. L’évolution ou plutôt, les changements du commerce au centre-ville ont fait qu’elle est passée par plusieurs domaines d’activité. Ce n’est pas la première fois que je le dis, le commerce familial, le commerce indépendant disparaît à vue d’oeil. Cette personne reste pour moi une figure familière dans ce monde de changement.

Ces dernières années, elle a dû faire face à des problèmes de santé et là aussi, elle s’est battue pour pouvoir garder le cap. Peu avant cela, elle s’était occupée de sa mère, toujours avec courage, lucidité et affection. Pendant toutes ces épreuves, je l’ai vue sereine, pas avec une acceptation de défaitisme, mais avec une attitude qui dit « je dois trouver une solution ».

La politique en matière de gérance. Il se trouve que dans son lieu de travail, les gérants se suivent et qu’ils ne sont pas toujours bien choisis. J’en ai connu un qui aimait son métier, qui aimait sa ville, qui s’était investi pour faire que le commerce et la population s’y retrouvent. La direction n’a rien trouvé de mieux que de le changer de ville. J’avais appris qu’à l’époque, les gérants des filaiales avaient pratiquement tous été mutés d’une ville à l’autre, comme dans un jeu de quilles où les boules giclent à droite et à gauche. Finalement, ce monsieur est revenu, mais il avait perdu une partie de sa santé. Tout dernièrement, le dernier en place avait créé une situation, disons, compliquée.

C’est ici que nous entrons dans le vif du sujet. Le nouveau gérant est une personne qui a fait son apprentissage sur place. C’est déjà un bon point. En effet, je pense que l’on se doit de connaître l’endroit où l’on travaille, les données de l’ordinateur ne suffisent pas. Ce dernier gérant semble aller dans le bon sens. Les détails du comment appartiennent à l’histoire.

Attitude remarquable de la personne dont je vous parle dans cet article : elle a non seulement exposé sa situation, mais aussi toutes les incohérences et difficultés de tous les autres départements. Elle risquait de ne pas se faire « bien voir », mais elle a trouvé que c’était ce qu’il fallait dire. C’est ce que je trouve remarquable, cette personne n’a pas fini de résoudre ses problèmes de santé, mais elle trouve la force de dire tout ce qui ne va pas dans son secteur et dans les autres. Elle a notamment regreté le départ d’anciens collègues mis à tort à la porte. Je lui tire mon chapeau !

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Jean-Pierre Garnier Malet, rencontre particulière.14

Précision : J.-P. Garnier Malet n’a pas pris part à cet article et si quelque chose est « de travers » je suis la seule responsable ! J’espère quand même que ce n’est pas le cas. Je reçois vos avis volontiers via mon courriel.

En lisant l’Histoire, je me dis souvent que j’aurais bien voulu être de la partie, rencontrer certains personnages, les apprécier de leur vivant. Cette fois, je suis servie ; mis à part les changements technologiques sont je suis le témoin et l’usagère, il y a un personnage : Jean-Pierre Garnier Malet, un physicien qui s’intéresse à la pensée et qui m’explique comment l’utiliser pour qu’elle ne fasse de tort à personne et pour que ma vie aille mieux. Tout ce que nous pensons a un effet, une conséquence. Tout, absolument tout. On n’y pense pas toujours, ou plutôt, on n’en a pas conscience parce qu’on nous a éduqués à ne voir que les choses extérieures, matérielles, la façade en quelque sorte et que si on ne voit pas une chose, elle n’existe pour ainsi dire pas.

Énergie de la pensée. On ignore que la pensée est une énergie. Je ne vais pas jouer au savant, mais celui qui l’a démontré c’est le fameux Albert Einstein avec son équation que tout le monde connaît : E = mc2.

Une image pour la compréhention de la façon dont la pensée fonctionne : la pensée et un compte en banque. Je suis aussi économiste de formation et si je n’ai pas l’âme commerçante, il y a une image qui explique bien des choses : celle du compte en banque ; quand on y met des sous, le compte augmente. Si on n’y met rien, il est vide. La pensée agit de même. On pense une chose et on augmente le compte en banque de la chose, son énergie, sa présence, son champ d’effet.

Penser que le fait de penser n’a pas d’importance est une erreur que nous ignorons souvent. Il n’y a qu’à voir la joie qui envahit notre corps lorsqu’on a rendu un service à quelqu’un qui nous demandait une faveur et que cela marche, il n’y a qu’à voir comment se sent le corps lorsqu’on reçoit une mauvaise nouvelle. Et si cela a un effet direct sur nous, c’est aussi le cas pour ceux qui sont dans l’entourage et au-delà. Ceux qui le ressentent le plus vite sont les enfants et les animaux de compagnie. Mais, notre corps le premier ; seulement, on ne prend pas le temps de l’écouter.

Alors, comment utiliser la pensée ? Contrairement à ce que l’on dit, il ne suffit pas d’avoir des pensées dites positives. Ce qui est soit disant positif pour l’un peut être négatif pour l’autre. Jean-Pierre Garnier Malet le résume ainsi : « Pense à faire à autrui ce que tu aimerais qu’autrui pense à te faire ». Si on a saisi le sens de cette pensée, on sait qu’il ne suffit pas de dire « ne fais pas à autrui ce que tu aimerais qu’autrui te fasse ». Encore faut-il ne pas vouloir quelque chose pour cet autrui, car on ne connaît pas réellement ce qu’il lui convient. Il faut donc ajouter, quand on veut du bien à quelqu’un : si c’est ce qu’il lui faut, si cela ne lui fait pas de tort, si cela ne fait de tort à personne.

Je me dis aussi que les pensées sont comme des articles dans un magasin. Nous pensons tout le temps et sommes pareils à des créateurs d’articles qu’on pose sur les rayons d’un magasin, en l’occurrence, du magasin de la vie. Je parle du magasin de la vie, car ce n’est pas seulement mon magasin, c’est celui de tout le monde. Les pensées que nous avons sont là, même si on ne le voit pas et constituent donc des articles qui sont à la disposition de tout le monde. Par conséquent, lorsqu’un consommateur entre dans ce magasin pour s’approvisionner, il vaut mieux que j’aie imaginé, créé, produit des choses nourrissantes, belles et utiles plutôt que des poisons. J’aime rendre service, et si je produis des pensées qui rendent service, qui aident les autres, je suis comblée.

Le nombre de rayons est infini. Volontairement, je ne décris aucun d’eux, les étiquettes suffisent à la réflexion ! Il n’y à qu’à penser, justement, penser à la manière dont nous agissons dans telle ou telle circonstance pour se rendre compte qu’il y a façon et façon.

Les rayons du magasin de la vie. Ils se remplissent au fur et à mesure de notre histoire. Dans le tableau ci-dessus, je ne mentionne pas les rayons où l’on pourrait déposer les pensées que nous avons quand nous traversons des périodes troubles. Cela ne ferait qu’ajouter des articles dont personne en réalité ne voudrait !

Alors, savoir que je crée mon futur me donne une responsabilité énorme mais me donne aussi un beau rôle à jouer. Cela va même plus loin, comme on le voit dans l’image du magasin de la vie, puisque je crée aussi des futurs pour d’autres personnes.

Cela explique pourquoi, je suis attirée par un Abraham-Louis Breguet, un Serge Alzérat, un Freddy Landry, un André Oppel, un Jacques Collin, un Jean-Pierre Petit, un Didier Raoult, un Pascal Hostachy (créateur du Projet Voltaire, destiné à sauvegarder notre langue), un René Froidevaux (Fabrique d’horlogerie). Ce sont des personnes qui se sont battues ou se battent pour des idées qui améliorent la vie des gens. Il n’y a pas besoin d’être un personnage de l’Histoire, tout le monde participe à notre aventure ; mon élève qui me remercie pour lui avoir fait découvrir quelque chose qui l’aide me fait du bien et je lui fais du bien ; l’hôtelier qui me prépare une belle chambre, embellit ma vie, le gaillard qui répare mon appareil photo pour le plaisir de le faire a toute ma reconnaissance et le magasin de la vie s’enrichit d’un nouvel article. Cela veut aussi dire que la liste des personnages qui ont toute ma reconnaissance n’a pas de fin.

Tout le monde a un rôle à jouer. Il est dommage que je ne sois pas un moteur, un bon moteur de l’humanité, mais même celui qui vend avec plaisir le stylo qui sert à un Garnier Malet pour qu’il puisse écrire ses équations est utile, a augmenté le compte en banque du plaisir, de l’aide à autrui. De plus, si le regard du vendeur et du client s’échangent, ils savent qu’ils sont contents et qu’ils se veulent du bien l’un à l’autre. Je disais qu’il était dommage que je ne sois pas un moteur de l’humanité, mais en fait, j’en suis un, à ma façon et quand on trouve sa voie, on respire un tout autre air !

En écoutant Garnier Malet, cet homme éclairé, on s’aperçoit qu’il y a aussi tout un lexique à revoir. Et moi qui aime les langues, qui aime les mots, je suis ravie. Prenons le mot « amour », issu d’une mauvaise traduction du mot « amoros » en grec ancien. En effet « moros » veut dire celui qui est fou, celui qui a perdu son axe, celui qui a perdu son centre, celui qui ne contrôle pas sa pensée ! Par conséquent, « amoros » signifie celui qui a retrouvé la raison, son centre, son axe et donc celui qui contrôle sa pensée. Il n’a rien à voir avec le sens qu’on lui donne… et on le voit bien car l’amour est une émotion ! Et il y en a un paquet de ces mots !

Il y a encore la théorie du dédoublement du temps et de l’espace – le rôle de la pensée y est lié – mais là, je vous laisse suivre les cours de Jean-Pierre Garnier Malet ou lire ses livres pour comprende que le passé, le présent et le futur sont liés, existent en même temps mais dans des espaces différents. Ce qu’il y a aussi d’intéressant avec lui c’est qu’il ne s’agit d’aucune technique à appliquer mais de retrouver des principes vitaux que les anciens connaissaient et que les enfants pratiquent automatiquement.

Garnier Malet est quelqu’un qui ne se dit pas être celui qui éclaire le monde, mais celui qui rappelle ce que les anciens connaissaient. Il est quand même celui qui a mis tout cela en équations, car oui, le dédoublement du temps et de l’espace passe par des équations. Cela ne doit effrayer personne, le compte en banque de la logique normale suffit. Quand on sait qu’un enfant l’applique…

Changer son mode de penser implique… changer son mode de penser… C’est cela même. En écoutant Garnier Malet, je me suis rappelée qu’un jour d’automne, voulant aider un ami qui avait un jardin, je me suis mise à ramasser les feuilles. Il y en avait un tas. Au bout d’un moment, je me suis dit que cela devait avoir un sens et que c’était l’occasion de ramasser « mes péchés » (dans le sens qu’on lui donne dans notre ère, car le mot d’origine, tout comme amour, a été déformé), de façon symbolique, bien sûr, mais il y en avait tellement que je me suis dit que je cueillais également les péchés de toute ma famille ! C’était il y a fort longtemps. En écoutant Garnier Malet, je n’étais pas loin du compte, à la différence près que les pensées qui nous entourent sont les miennes, celles de ma famille, celles de notre société, celles de notre cycle temporel.

De façon plus précise, lorsqu’on change son mode de pensée, on ne peut plus en vouloir à celui qui réagit d’une façon, disons, contraire à notre humeur ou à nos désirs. Tout notre mode de fonctionnement prend une autre couleur, pour utiliser une métaphore.

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Serge Alzérat et son restaurant L’Opportun, suite, rencontre 13.2

Début du déconfinement. La France vient d’ouvrir ses frontières et je saisis l’occasion pour aller à Paris suivre un cours du physicien Garnier Malet et pour faire un saut chez Serge Alzérat. Je me demande comment il va dans cette période. Il fait au mieux et s’adapte comme tout un chacun, répond-il de son air toujours tranquille.

Je me dis que je vais manger chez lui. Lorsque je suis en voyage, je mange plutôt peu, j’achète des choses dans la rue et me nourris de tout de que je vois et entends. Mais, cette fois-ci, je tiens à marquer le passage chez Serge Alzérat et j’ai la chance que le restaurant ne soit pas plein. Avec l’histoire du confinement, les affaires reprennent plutôt lentement, les gens ne savent plus tout à fait où ils en sont. C’est ma chance ! Quand même, le restaurant est quasi plein et une bonne ambiance règne. Je profite pour reprendre une photo du seigneur des lieux.

En attendant de passer commande, je fais le tour de la salle et fais des photos des différents diplômes, photos, autographes qui ornent ses murs. C’est un pan de l’Histoire qui y figure. Les clients sont tous très aimables et se déplacent volontiers pour que je prenne mes clichés. J’ai, bien sûr, demandé la permission de faire des photos. Je n’aime pas les gens qui prennent des photos chez moi sans rien demander et donc ne procède pas ainsi avec autrui.

On le voit, les viandes, les vins, Serge Alzérat est bien paré ! Ces diplômes, émanant de confréries investissent Serge Alzérat d’une auréole d’un savoir profond. Les confréries, on le sait, choisissent ses adeptes, ont des exigences bien particulières et celui qui en est membre est un représentant digne.

Ma commande est arrivée !

Je ne bois malheureusement pas de vin au repas. J’ai commandé une eau chaude avec du citron et j’ai eu la jolie surprise de voir arriver une théière de la maison Richard. Quant à mon repas, ce sont des ravioles. J’ai demandé à Serge Alzérat si c’étaient des raviolis et il m’a aimablement précisé que c’étaient des ravioles, un plat du Dauphiné !

L’Opportun est un bouchon lyonnais ! J’ai fait une pause après ces délicieuses ravioles où le goût du fromage était bien prononcé et ai continué à prendre des photos. Je me suis immiscée dans la conversation de mes des voisins de table, un couple tout à fait charmant. Ils savaient que le restaurant proposait une cuisine lyonnaise, mais le serveur a précisé que « L’Opportun » était un vrai bouchon lyonnais. J’ai voulu en savoir plus. Il nous a expliqué que Lyon avait joué un grand rôle dans la cuisine française et que sous l’Ancien régime, dans les auberges où les diligences s’arrêtaient pour le repas ou la nuit, on prenait soin des chevaux en les frictionnant avec un bouchon, une poignée, de paille ! Le sens du mot a glissé et s’est vu assimilé à l’auberge, à un restaurant. Aujourd’hui, il désigne les restaurants qui servent la vraie cuisine lyonnaise.

L’Opportun. On le sait, une chose en entraîne une autre. Je suis allée demander à Serge Alzérat l’origine du nom du restaurant. Il m’a expliqué qu’il cherchait une bonne affaire et que le local était arrivé à un moment opportun. Voilà !

Je reprends mon appareil photo et voici les résultats :

Les photos parlent d’elles-mêmes !

Je passe commande du dessert, une simple glace vanille – caramel et voici la photo :

De très bonnes glaces avec des gavottes de Bretagne. Je connaissais la danse « la gavotte » mais pas les délicates crêpes qui m’ont été servies avec ma glace !

Jacques Chirac. J’ai un faible pour ce président. On ne peut pas toujours expliquer ses penchants, mais Jacques Chirac m’a toujours plu, sa façon d’être, sa façon de parler. J’ai bien sûr lu le livre « Jaques et Jacqueline » et j’ai le plaisir de voir deux photos de lui au restaurant ! En voici une :

Je suis plus que comblée et m’apprête à payer l’addition, mais Serge Alzérat me dit que je suis invitée ! Je suis très touchée, car je voulais faire un geste en cette période de reprise économique et par son attitude il me fait comprendre qu’il reste confiant. C’est magnifique par ces temps où tellement de gens ont peur. Son élégance me va droit au coeur et je ne peux que lui souhaiter le meilleur chemin qui soit !

Lien vers : Serge Alzérat et « Sous les jupons de l’Histoire », rencontre particulière 13.