Jean-Pierre Garnier Malet, rencontre particulière.14

Précision : J.-P. Garnier Malet n’a pas pris part à cet article et si quelque chose est « de travers » je suis la seule responsable ! J’espère quand même que ce n’est pas le cas. Je reçois vos avis volontiers via mon courriel.

En lisant l’Histoire, je me dis souvent que j’aurais bien voulu être de la partie, rencontrer certains personnages, les apprécier de leur vivant. Cette fois, je suis servie ; mis à part les changements technologiques sont je suis le témoin et l’usagère, il y a un personnage : Jean-Pierre Garnier Malet, un physicien qui s’intéresse à la pensée et qui m’explique comment l’utiliser pour qu’elle ne fasse de tort à personne et pour que ma vie aille mieux. Tout ce que nous pensons a un effet, une conséquence. Tout, absolument tout. On n’y pense pas toujours, ou plutôt, on n’en a pas conscience parce qu’on nous a éduqués à ne voir que les choses extérieures, matérielles, la façade en quelque sorte et que si on ne voit pas une chose, elle n’existe pour ainsi dire pas.

Énergie de la pensée. On ignore que la pensée est une énergie. Je ne vais pas jouer au savant, mais celui qui l’a démontré c’est le fameux Albert Einstein avec son équation que tout le monde connaît : E = mc2.

Une image pour la compréhention : la pensée et un compte en banque. Je suis aussi économiste de formation et si je n’ai pas l’âme commerçante, il y a une image qui explique bien des choses : celle du compte en banque ; quand on y met des sous, le compte augmente. Si on n’y met rien, il est vide. La pensée agit de même. On pense une chose et on augmente le compte en banque de la chose, son énergie, sa présence, son champ d’effet.

Penser que le fait de penser n’a pas d’importance est une erreur que nous ignorons souvent. Il n’y a qu’à voir la joie qui envahit notre corps lorsqu’on a rendu un service à quelqu’un qui nous demandait une faveur et que cela marche, il n’y a qu’à voir comment se sent le corps lorsqu’on reçoit une mauvaise nouvelle. Et si cela a un effet direct sur nous, c’est aussi le cas pour ceux qui sont dans l’entourage et au-delà. Ceux qui le ressentent le plus vite sont les enfants et les animaux de compagnie. Mais, notre corps le premier ; seulement, on ne prend pas le temps de l’écouter.

Alors, comment utiliser la pensée ? Contrairement à ce que l’on dit, il ne suffit pas d’avoir des pensées dites positives. Ce qui est soit disant positif pour l’un peut être négatif pour l’autre. Jean-Pierre Garnier Malet le résume ainsi : « Pense à faire à autrui ce que tu aimerais qu’autrui pense à te faire ». Si on a saisi le sens de cette pensée, on sait qu’il ne suffit pas de dire « ne fais pas à autrui ce que tu aimerais qu’autrui te fasse ». Encore faut-il ne pas vouloir quelque chose pour cet autrui, car on ne connaît pas réellement ce qu’il lui convient. Il faut donc ajouter, quand on veut du bien à quelqu’un : si c’est ce qu’il lui faut, si cela ne lui fait pas de tort, si cela ne fait de tort à personne.

Je me dis aussi que les pensées sont comme des articles dans un magasin. Nous pensons tout le temps et sommes pareils à des créateurs d’articles qu’on pose sur les rayons d’un magasin, en l’occurrence, du magasin de la vie. Je parle du magasin de la vie, car ce n’est pas seulement mon magasin, c’est celui de tout le monde. Les pensées que nous avons sont là, même si on ne le voit pas et constituent donc des articles qui sont à la disposition de tout le monde. Par conséquent, lorsqu’un consommateur entre dans ce magasin pour s’approvisionner, il vaut mieux que j’aie imaginé, créé, produit des choses nourrissantes, belles et utiles plutôt que des poisons. J’aime rendre service, et si je produis des pensées qui rendent service, qui aident les autres, je suis comblée.

Le nombre de rayons est infini. Volontairement, je ne décris aucun d’eux, les étiquettes suffisent à la réflexion ! Il n’y à qu’à penser, justement, penser à la manière dont nous agissons dans telle ou telle circonstance pour se rendre compte qu’il y a façon et façon.

Les rayons du magasin de la vie. Ils se remplissent au fur et à mesure de notre histoire. Dans le tableau ci-dessus, je ne mentionne pas les rayons où l’on pourrait déposer les pensées que nous avons quand nous traversons des périodes troubles. Cela ne ferait qu’ajouter des articles dont personne en réalité ne voudrait !

Alors, savoir que je crée mon futur me donne une responsabilité énorme mais me donne aussi un beau rôle à jouer. Cela va même plus loin, comme on le voit dans l’image du magasin de la vie, puisque je crée aussi des futurs pour d’autres personnes.

Cela explique pourquoi, je suis attirée par un Abraham-Louis Breguet, un Serge Alzérat, un Freddy Landry, un André Oppel, un Jacques Collin, un Jean-Pierre Petit, un Didier Raoult, un Pascal Hostachy (créateur du Projet Voltaire, destiné à sauvegarder notre langue), René Froidevaux (Fabrique d’horlogerie). Ce sont des personnes qui se sont battues ou se battent pour des idées qui améliorent la vie des gens. Il n’y a pas besoin d’être un personnage de l’Histoire, tout le monde participe à notre aventure, mon élève qui me remercie pour lui avoir fait découvrir quelque chose qui l’aide me fait du bien et je lui fais du bien. L’hôtelier qui me prépare une belle chambre, embellit ma vie, le gaillard qui répare mon appareil photo pour le plaisir de le faire a toute ma reconnaissance et le magasin de la vie s’enrichit d’un nouvel article. Cela veut aussi dire que la liste des personnages qui ont toute ma reconnaissance n’a pas de fin.

Tout le monde a un rôle à jouer. Il est dommage que je ne sois pas un moteur, un bon moteur de l’humanité, mais même celui qui vend avec plaisir le stylo qui sert à un Garnier Malet pour qu’il puisse écrire ses équations est utile, a augmenté le compte en banque du plaisir, de l’aide à autrui. De plus, si le regard du vendeur et du client s’échangent, ils savent qu’ils sont contents et qu’ils se veulent du bien l’un à l’autre. Je disais qu’il était dommage que je ne sois pas un moteur de l’humanité, mais en fait, j’en suis un, à ma façon et quand on trouve sa voie, on respire un tout autre air !

En écoutant Garnier Malet, cet homme éclairé, on s’aperçoit qu’il y a aussi tout un lexique à revoir. Et moi qui aime les langues, qui aime les mots, je suis ravie. Prenons le mot « amour », issu d’une mauvaise traduction du mot « amoros » en grec ancien. En effet « moros » veut dire celui qui est fou, celui qui a perdu son axe, celui qui a perdu son centre, celui qui ne contrôle pas sa pensée ! Par conséquent, « amoros » signifie celui qui a retrouvé la raison, son centre, son axe et donc celui qui contrôle sa pensée. Il n’a rien à voir avec le sens qu’on lui donne… et on le voit bien car l’amour est une émotion ! Et il y en a un paquet de ces mots !

Il y a encore la théorie du dédoublement du temps et de l’espace – le rôle de la pensée y est lié – mais là, je vous laisse suivre les cours de Jean-Pierre Garnier Malet ou lire ses livres pour comprende que le passé, le présent et le futur sont liés, existent en même temps mais dans des espaces différents. Ce qu’il y a aussi d’intéressant avec lui c’est qu’il ne s’agit d’aucune technique à appliquer mais de retrouver des principes vitaux que les anciens connaissaient et que les enfants pratiquent automatiquement.

Garnier Malet est quelqu’un qui ne se dit pas être celui qui éclaire le monde, mais celui qui rappelle ce que les anciens connaissaient. Il est quand même celui qui a mis tout cela en équations, car oui, le dédoublement du temps et de l’espace passe par des équations. Cela ne doit effrayer personne, le compte en banque de la logique normale suffit. Quand on sait qu’un enfant l’applique…

Changer son mode de penser implique… changer son mode de penser… C’est cela même. En écoutant Garnier Malet, je me suis rappelée qu’un jour d’automne, voulant aider un ami qui avait un jardin, je me suis mise à ramasser les feuilles. Il y en avait un tas. Au bout d’un moment, je me suis dit cela devait avoir un sens et que c’était l’occasion de ramasser « mes péchés », de façon symbolique, bien sûr, mais il y en avait tellement que je me suis dit que je cueillais également les péchés de toute ma famille ! C’était il y a fort longtemps. En écoutant Garnier Malet, je n’étais pas loin du compte, à la différence près que les pensées qui nous entourent sont les miennes, celles de ma famille, celles de notre société, celles de notre cycle temporel.

De façon plus précise, lorsqu’on change son mode de pensée, on ne peut plus en vouloir à celui qui réagit d’une façon, disons, contraire à notre humeur ou à nos désirs. Tout notre mode de fonctionnement prend une autre couleur, pour utiliser une métaphore.

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