@3m.ossature. Cours chez Alfaset

J’ai été invitée à donner un cours au sein de la Fondation Alfaset, partenaire industriel et social qui compte quatre sites de production dans le canton de Neuchâtel ainsi que plusieurs foyers et appartements extérieurs. La fondation pourvoit un emploi et parfois le logement à des personnes présentant un handicap psychologique et ou mental qui sont au bénéfice de l’assurance invalidité. Elle met en valeur leurs qualités personnelles et professionnelles, participe à l’autonomie et à la confiance en soi de chacun.

Au foyer de Neuchâtel travaille une amie qui a été mon élève de danse et qui a suivi, dans le cadre de Midi Tonus, le cours @3m.ossature que j’ai créé. C’est par son intermédiaire que je suis arrivée au foyer. J’ai donné le cours à trois résidents du foyer, à une éducatrice et à l’amie en question.

Ce n’était pas la première fois que je m’adressais à des personnes présentant un handicap, quand même je me demandais comment cela allait se passer. J’ai été surprise en bien ! Certains des participants en savaient long sur les os et l’anatomie en général. C’est la première fois que j’ai des participants forts dans le domaine ! Cela a été une magnifique surprise. Je les félicite d’en savoir autant, tout le monde devrait être sur le même plan qu’eux, car notre corps est le véhicule qui nous permet de nous exprimer.

Une fois de plus, nous avons constaté que nous sommes tous différents et que si nous pratiquons des percussions sur le corps, le ressenti dépend de chacun de nous. Ainsi, pour l’un cela a été une impression de lourdeur, de dépôt sur le sol, pour l’autre des picotements, pour l’autre de la chaleur, voire quelque chose de pas très clair, mais quelque chose qui bouge. C’est cela qui est fascinant. Il y a des disciplines où l’on doit avoir un résultat de telle ou telle façon, avec la pratique des percussions osseuses tous les ressentis sont valables. C’est fabuleux, car on ne doit pas se plier à ce que disent les gens en général, à ce qui est politiquement correct, à ce qui « doit » être, tout est normal. C’est une grande liberté bien accueillie. De plus, cela permet de comprendre que nous avons notre propre façon de voir les choses et qu’on a parfois besoin d’explications pour entrer dans le monde des autres.

À un moment donné, l’un des participants remercie un autre parce qu’il lui a fait un massage et des percussions dans le dos. Pour les remerciements, l’autre répond :

  • De rien.
  • Moi : Qu’est-ce que vous avez dit ?
  • Moi ?
  • Oui,
  • Il cherche dans sa tête ce qu’il a bien pu dire et finalement répète : de rien.
  • Alors, on a dit dans ce cours que les muscles, les mouvements, les mots entrent en nous et se baladent dans notre corps, nos chairs, nos os, tous nos tissus, tout comme nos pensées et nos émotions. Donc, quels sont les mots qui se baladent dans votre corps ?
  • De rien…
  • Ben, voilà. Alors que vous avez fait du bien à l’autre et que vous avez fait quelque chose, votre cerveau enregistre que vous n’avez rien fait. Et là, vous ne l’avez dit qu’une fois, imaginez ce qui se passe dans le corps d’une personne qui travaille dans un magasin et qui dit toute la journée ces mots… Elle se remplit de vide !
  • Il faut savoir que le cerveau répond aux mots, aux pensées que nous avons. Si on dit quelque chose d’agréable, le cerveau nous envoie des hormones de plaisir et le plaisir détend notre corps, nous aide à vivre mieux et plus longtemps.

Après le cours, nous avons pris le repas ensemble. Il y avait les autres résidents et cela a été fort sympathique. À un moment donné mon amie a demandé à l’un des participants du cours de lui passer une boisson, elle l’a remercié et il a répondu, automatiquement : de rien ! Il y eut un silence, comme un arrêt dans le temps , et nous avons tous, lui aussi, éclaté de rire ! Il a ensuite expliqué aux autres de quoi il en retournait.

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Un fémur heureux !

On ne devrait laisser entrer en nous que des belles choses. Elles s’enrichissent en nous et sortent encore plus belles. On devrait aussi ne cultiver que de belles pensées et de beaux sentiments, de belles émotions afin de mieux nourrir les autres.

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Le kéfir de fruits – kefir de fructe

Faire à manger, n’est pas mon fort. Celui qui préparait à manger, c’était mon ami, André Oppel. C’était le bon temps ! Mais, voilà qu’en rendant visite à l’un des auteurs pour lesquels je travaille, Michel Gautier, je fais connaissance avec le kéfir de fruits et je l’ai tout de suite adopté. Je connaissais le kéfir de lait, que l’on consomme en Roumanie, mais je n’avais pas goûté au kéfir de fruits ou kéfir d’eau.

Surgissent des questions : Comment fait-on ? D’où vient le nom ? Quels effets ?

Alain Rey nous dit dans le Dictionnaire historique de la langue française que kéfir, khéphir ou même képhyr, nom masculin, est un emprunt (1885) d’un mot répandu dans plusieurs langues du Caucase (géorgien, arménien) et adopté en russe.

La base pour faire cette boisson est une levure ou champignon unicellulaire, grain de kéfir, qui provoque la fermentation des matières organiques animales ou végétales, en l’occurrence, le sucre complet et la figue utilisée pour la fermentation.

Apports du kéfir : selon les sources consultées, le kéfir agit tel un antibiotique, fait disparaître les inflammations et contient les vitamines et minéraux suivants :  A, B1, B2, B6, B12, C, D, Niancin, Calcium, Zinc, Iode, Fluor et du Fer. Référence : https://www.culinar.ro/articole/farmacia-verde/ce-este-kefirul. Mon intention n’est pas de jouer au docteur, mais de transmettre des informations. Vous en saurez plus en procédant à des recherches sur la toile ou auprès de spécialistes de la santé et de l’alimentation. Je peux simplement ajouter que les hôpitaux en Russie et dans certains pays de l’Est l’utilisent pour des raisons médicales.

Conseils pour les outils que vous emploierez : du verre, de la céramique, du plastique, mais pas de métal.

Je le fabrique et le bois depuis plus d’une année et je le trouve délicieux ! Pour voir la recette, cliquer sur l’article Kéfir de fruits.

Kéfir - coupe
Mon kéfir dans une coupe, en cristal de Bohème, achetée avec Luly, la danseuse étoile roumaine, à Iași, capitale de la Moldavie roumaine.

Information supplémentaire au sujet de la seconde fermentation du kéfir : rendant visite une nouvelle fois à Michel Gautier, je prends dans mon bagage une bouteille avec la seconde fermentation. Arrivée sur place, on ouvre la bouteille le lendemain et poc, tel un champagne, le liquide fait des bulles, se répand et on doit se dépêcher de mettre un verre dessous ! C’est un vrai régal.  De retour à la maison, il m’a fallu inventer. Donc, après la seconde fermentation, je mets le liquide dans une bouteille hermétique que je couche dans un endroit à l’abri de la lumière, le tout dans la cuisine. Douze heures après… il y a des petites bulles. Aimant les petites bulles, la fois d’après, j’ai agité la bouteille avant de l’ouvrir… j’ai eu du « champagne kéfirien » dans presque toute ma cuisine ! Alors, il faut y aller avec délicatesse !

Les expériences n’en finissent pas ! J’ai apporté une bouteille de kéfir à l’un de mes amis, Freddy Landry. Il n’en avait jamais bu et l’a trouvé très bon. Les circonstances ont fait qu’on en a laissé un reste pendant sept – neuf jours dans son frigo, dans une bouteille fermée, et il était toujours délicieux à boire !

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Soliloques d’élèves de danse

Exercices.1 Tili - Emily
Exercices 2. Tili-Emily
Exercices.2007.1
Exercices.2013 Tili.1

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