Rue des Chavannes – commerce au centre-ville.9 – attitude exemplaire de l’entreprise Facchinetti S.A. !

Comme on le voit dans le titre, cette rubrique concernait jusqu’ici les commerçants. Cette fois-ci, c’est l’une des rues les plus anciennes de Neuchâtel qui me conduit hors du chemin, pour ainsi dire !

Dans l’article précédent, je raconte l’histoire de la fresque peinte par un groupe de trois artistes plasticiens engagés par la Ville et par moi en tant que volontaire.

Un geste malheureux. Alors qu’on finissait de peindre la fresque, l’entreprise Facchinetti a été mandatée pour faire un travail à la rue du Neubourg, celle qui fait un angle droit en haut de la rue des Chavannes. J’ai parlé avec les travailleurs et leur ai raconté que j’avais eu le plaisir de rencontrer M. Gilbert Facchinetti (voici l’article sur lui). À chaque fois que je parle avec des travailleurs de l’entreprise, je me sens en famille. Nous finissons et quelques jours après, l’entreprise finit aussi son travail mais l’un des ouvriers a un geste malheureux : il verse un seau de ciment liquide sur les marches de la rue et en partie sur la fresque.

Des commerçants me signalent l’affaire et sachant que j’aime bien arranger des situations compliquées s’adressent à moi. Comme j’avais déjà deux autres « affaires » sur les bras, je demande à une autre commerçante de s’en charger. On lui promet une réponse ; le mois d’août passe, celui de septembre est passablement entamé et toujours rien. Deux autres interventions faites par moi à d’autres services restent également sans résultat.

Facchinetti S.A. Finalement, je prends contact avec l’entreprise et tombe sur le conducteur de travaux de l’entreprise. Je lui dis que je suis un peu ennuyée de le déranger. Il répond d’une façon si aimable que je lui raconte l’affaire comme si on était dans une pièce de théâtre bien écrite. Le ton est on ne peut plus aimable. On se donne rendez-vous et il me dit qu’effectivement, il faut faire quelque chose.

Voici les traces… Les commerçants qui m’ont signalé l’affaire sont des personnes qui prennent soin de leur magasin et de leur devanture. Ce n’est pas le cas de tout le monde ni du public actuel qui jette des choses par terre sans se poser de questions. Ne me dites pas que c’est une minorité. Il faudrait demander au service de la Voirie ce qu’il ramasse tous les matins… Dans le cas présent, les commerçants paient aussi une taxe pour pouvoir mettre une enseigne ou une décoration sur la voie publique et de voir cette tache, les rendait de mauvaise humeur.

Heureusement, le collaborateur de chez Facchinetti a été d’une compréhension qui m’a fait presque me sentir dans un autre monde. Il est d’accord avec moi pour dire qu’on ne jette rien par terre.

Quelque temps après, on voit un travailleur de l’entreprise racler avec une brosse spéciale et nettoyer la tache en question. Il passe une journée entière sur « l’ouvrage » !

Je rappelle le conducteur de travaux pour le remercier. C’est par lui que j’apprends que le travailleur a passé une journée à défaire ce qu’il avait fait. Ah, le même ouvrier qui a eu le malheureux geste ? demandé-je. Oui, je n’allais pas envoyer quelqu’un d’autre, répond le responsable.

Je n’en reviens pas. Il me dit aussi que l’histoire a fait le tour de l’entreprise et que des apprentis sont allés « voir » le travailleur sur place.

Exemplaire ! Oui, je trouve ce comportement exemplaire, tant de la part du responsable, que de celle du travailleur. Cela arrive à tout le monde de faire des erreurs, me dit le responsable. Oui, lui rétorqué-je ; et c’est ce qui me rassure parce que je fais aussi des erreurs. Quand je fais des « remarques » à quelqu’un, je me mets à sa place. Mais, réparer… c’est si hors du commun. Je ne peux que vous remercier, vous, votre travailleur et l’entreprise. M. Facchinetti serait content ! Le responsable sait que j’ai connu M. Facchinetti et me rappelle que des photos de lui décorent les murs de l’entreprise. Je le sais et pourtant c’est comme si c’était la première fois que je l’entendais. J’aime ma ville et les gens qui font quelque chose pour elle. Bref, comme disait mon copain de classe, William, Shakespeare de son nom de famille, « Tout est bien qui finit bien ». J’espère que vous avez eu un tel copain aussi, car il me rend de grands services !

J’avais écrit un autre article sur les travailleurs manuels où l’entreprise Facchinetti est aussi citée, je le joins dans ma liste d’en bas :

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