Le marché de Neuchâtel. Le monde de Zully ne saurait exister sans les autres mondes (en cours de rédaction)

C’est une évidence, personne n’existe tout seul. On est tous reliés, interdépendants. Cela me rappelle le professeur Jean-Pierre Gern de l’université de Neuchâtel qui parlait du sujet il y a… des années et nous, les étudiants, on se disait… je ne sais quoi, car il était évident que l’économie se nourrissait de chiffres, de nombres, de pourcentages, de rapports ; les relations humaines ne faisaient pas bon ménage avec les équations. Mais, non, finalement c’est la qualité des interactions qui est à la base. Notre instinct nous le dit et pourtant…

Mes ralations au marché. Les stands où je vais sont des stands qui vendent des aliments qui nourrissent mes canaris qui sont chez moi en volière intérieure et extérieure. Mes oiseaux connaissent la pluie, le soleil, la neige. Ils aiment la neige. Ils ont également des conversations avec des moineaux qui viennent leur rendre visite le matin, la journée et juste avant d’aller se coucher. C’est quelque chose de très clair pour moi. Bref, si un stand vend des brocolis, des andives, des salades et si en plus il a des fanes de carottes, c’est le rêve ! C’est le premier critère de choix. Ensuite viennent des choses pour moi. N’étant pas une cuisinière passionnée, j’achète des légumes que je mets dans ma casserole avec une rosette pour faire cuire à la vapeur et basta. Mais, c’est sans compter avec des horticulteurs et des vendeurs si passionnés par leur métier que je découvre des aliments et que je me nourris mieux.

Le gingembre : c’est le dernier aliment à être entré dans ma courte liste. J’ai rendu je ne sais quel service à Mikael et il m’a remerciée avec un rhizome de gingembre. Chose curieuse, je venais de découvrir chez Lidl des biscuits au gingembre que j’avais beaucoup aimés et voilà que Mikaël m’offre du gingembre. Je ne peux refuser, c’était dans la logique des choses – la vie a des logiques qui nous échappent mais qu’on ferait bien de suivre. Le voici :

Mikaël me l’a offert avec un tel sourire (derrière le masque, mais c’était visible) et il me l’a tellement vanté que je me suis dit qu’il me voulait du bien. Alors, j’ai pris.

Gengis Khan ! Le soir, en faisant je ne sais quoi, je me dis que c’est le moment de boire de l’eau chaude avec un peu de citron – cela je le fais souvent – et, suivant le conseil de Mikaël, de lui ajouter un tout petit peu de gingembre. J’ai donc râpé un rien de gingembre et j’ai bu. C’est allé. À un certain moment, je laisse passer dans la bouche un rien de gingembre, je le mâche et là… c’est Gengis Khan le conquérant, l’envahisseur de terres qui envahit mon système lacrimal. Tonneau ! que c’est fort. J’envoie un mot à Mikaël pour lui parler de ce conquérant et il m’envoie une description des vertus de la plante. Après quoi je réponds qu’effectivement, ils avaient oublié de parler de Gengis Khan. On a bien rigolé.

Voici quelques unes des têtes des horticulteurs et vendeurs du marché avec lesquels je traite :

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