Ma banque + billets de banque et actions (en cours)

Je ne pense pas être une personne attachée à l’argent, quand même santé et argent de pair, c’est une belle affaire !

Je ne sais ce qui m’a poussée à garder un certain nombre de choses, leur forme ? leur couleur ? leur symbole ? Je crois que ce doit être un tout, ces choses-là ont joué un certain rôle dans notre histoire. L’histoire, considérée comme une branche secondaire lors de mes études, me semble être primordiale. Tout émane d’elle. Je suis bien née hier, mais il y avait un avant-hier dont je suis le résultat et redevable.

En faisant de l’ordre dans mes affaires, je retrouve certains billets de banque. Certains, je ne sais depuis quand je les ai, mais à Noël 1982, l’UBS avait fait cadeau à ses clients d’un calendrier avec d’anciens billets de banque. J’avais gardé le tout. Maintenant que j’ai une plateforme, je me dis que c’est l’endroit pour l’exposer à côté d’autres choses du même genre que j’ai collectionnées au long de ma vie.

C’était en 1982 !

L’étonnement, la surprise, une joie profonde : c’est tout cela que j’ai éprouvé en voyant les billets de banque si bien encadrés. Je ne peux expliquer ma réaction. Encore maintenant, j’éprouve une sensation semblable. Il y a quelque chose de lié à la finesse de la présentation, au soin avec lequel celui ou de ceux qui les ont conservés et trouvés et encore autre chose qui doit être lié à ceux qui les ont eus en main, utilisés, à l’histoire qui nous a construits et, je répète, à laquelle je suis redevable. C’est tout un symbole.

Shanghaï.

Shanghaï, 1914.

L’Allemagne.

Marks allemands, 1910.
Marks allemands, 1910.
Marks allemands, 1920.
Marks allemands, 1920.

Les photographies. Je fais passablement de photos et si je m’y prends à deux ou trois reprises c’est pour avoir un autre angle ou parce que je m’y suis mal prise, mais c’est rare. Cette fois-ci, j’y dû faire plusieurs fois les photos ainsi que les montages. J’aurais pu laisser l’affaire ainsi, mais il me semble que la chose (en l’occurrence, le billet) me dirait : tu voudrais qu’on te laisse n’importe comment ? Et alors là, je ne peux que recommencer. Le plus compliqué a été celui de ci-dessus. L’autre est celui d’en bas et j’avais le choix : belle photo toute plate mais peu lisible ou alors, chiffonnée et claire.

À propos du billet de Zwei Millionen Mark, vous remarquerez qu’au dos il n’y a pas d’inscription ni de signe… je suppose que « deux milllions » étaient suffisamment clairs pour ne pas avoir à se justifier par un dos !

Ici on est en 1923

La Russie. J’ai un faible pour la Russie. C’est ainsi. C’est comme l’amour, d’ailleurs c’est une histoire d’amour, et l’amour ne s’explique pas.

1898. On est au début de l’époque du règne de Nicolas II. Billet d’un rouble.
L’inscription dit que le montant est équivalent à une pièce d’argent de la même valeur.

L’inscription : oui, je me rappelle qu’au cours d’histoire le professeur nous avait dit que les gens, au début de l’introduction des billets de banque, s’étaient montrés sceptiques parce que quand même le métal est le métal et le papier… du papier. Je trouve fascinant le monde des symboles.

Les billets de 50 kopecks. Je voudrais pouvoir lire dans ces billets toute l’histoire qu’ils portent. 1915, vers la fin de l’époque de Nicolas II, époque qui annonçait la fin d’une période et le début d’une autre. Nous en sommes au même point.

DES ACTIONS

J’avais mis ensemble les billets et des actions de chemins de fer. Les chemins de fer, je crois bien que j’ai acheté ces actions lors d’une vente organisée au Bureau international du Travail pour un bénéfice social dont je ne me rappelle pas le but. Mais, ces actions m’avaient attirée. Les chemins de fer sont le premier grand bouleversement industriel ayant des répercussions très rapidement sur tous les domaines de notre culture. Je pense parfois à ces moments, moments où ceux qui transportaient des marchandises et des passagers sur la route ont dû cesser leur activité car dépassés par le chemin de fer. Je me suis souvent dit que cela devait nous servir de leçon pour prendre soin de ceux qui « restent » sur la route quand on introduit des changements. Il semble que là aussi on en soit au même point.

Voici des actions de la Société générale des chemins de fer économiques, S.A. (France), 1880. La société a été constitués suivant l’acte passé devanr Me Duplan, notaire à Paris, les 7 et 9 juillet 1880 et les assemblées générales des 7 et 15 du même mois. D’après ce que j’ai compris, il s’agit des réseeaux secondaires en France. Jusque là, c’était l’Etat qui assurait les investissements d’infrastructure, avec ce nouveau moyen de locomotion, la chose change.

Le document n’est pas en très bon état, aussi, ai-je dû faire un montage, mais le tout y est.

Voici les actions de la Société nationale de chemins de fer en Colombie, S.A. dont le siège était situé à Bruxelles, 1923. La société a été constituée par l’acte passé devant Me De Leener, notaire à saint-Gilles lez-Bruxelles, le 3 août 1923. Les parts sont de 200.- francs chacune.

Mon diplôme d’éconimiste. Je n’ai pas l’âme marchande, mais l’histoire et le chemin économique vont de pair. La plupart des emplois que j’ai eus ont mis en relation le champ économique et le champ social, j’ai eu de la chance ! Maintenant que je photographie ces billest de banque et ces actions, je me dis que le sujet est passionnant. Ce sera pour une autre vie…

Liens vers des articles liés à ma banque :

Liens vers des articles liés mes histoires :

Cinderella, sudoku and life : which common points ?

VERSION FRANÇAISE ICI

I am fascinated to see how many common points one finds in so different domains as such mentioned above !

Cinderella. Iteach a course called « Body and Mind Workshop ». It is about life and the way we look at it. But on the background there is the following leitmotiv : in order to be able to go the the prince ball, one needs an invitation ; in order to attend the invitation, one needs a proper dress ; in order to have the appropriate dress you need to have enough money to buy it or to to make it yourself. You also need the accessories that go with it ; before you wear it you must have taken a bath and so on. Once you have all that, you can attend the price ball.

Sudoku. Well, if we have a game grid, we cannot just say : « I want to till this line or that square fors ! » One has to find the logic that induces us to suddenly find the beginning of a line or square, then the same logic drives to to another part of the grid and only when things are ready you can finish the line or square we started with. A sudoku party is not like we want, but once we find the logic we can have a whole.

Life. It is the same with life. It is not what we want that necessarily comes, sometimes even, comes what we wouldn’t like ! It can be that what we want is not good for us or that it is too early for it. Sometimes we also change our minds and life presents us other opportunities, other paths more flowery and sunny than those we would have chosen. Sometimes it is life that drives us from here to there. In the end, life makes also a whole. A More over, if Cinderella is a story in a book, sudoku a game in a grid, all information we get in this life fills our body, our cells. We don’t always thik about this aspect. This whole fills us and we take it with us when we leave this world. Never mind is we don’t believe in a spiritual dimension, it is enough to think « matter », all matter has a memory, a frequency.

The common point between this three domain is that we have to go to the end in order to have a whole. They all present difficulties in order to achieve unity ; but the most difficult by far is life, as it takes a whole life in order to have a whole picture. One cannot say ; »I stop for a while », as our time dimension never stops in our world. Cinderella tale, we can read it for a while and put it aside ; a sudoku grid, we can just give up, but life is our challenge, our stake. The joy when Cinderella meets her prince, the pleasure we have once we have completed a grid, the peace and happiness one must have when we know we have let the life were supposed to…

I could finish the article here, but I think it is important to mention some keys we have at our disposal in order to overcome life difficulties, hindrances. If we read the life of some famous people, if we listen to people around us, and if we pay attention to our way of acting, there is often « intuition ». It is a guide. Very often doubt and fear impeach us to follow it. Further on, there is the role of thought and I had the chance to meet the physicist Jean-Pierre Garnier Malet (link at the bottom of the text) who treats the subjetc very well ; everything we do and think has repercussions, all what we to to others, all what we think of others, all what we do to ourselves, all what we think about ourselves has an effect, absolutely everything and as we constantly are having new cells that we fill in with our memories… I leave the the final word to you.

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Conversations de rue en patchwork.3

J’aime parler avec les gens. Les mots partent sans que j’y pense.

1. Des pianos à vendre à Fr 50.- par mois. C’est l’annonce que je viens de voir à la vitrine de Hug Musique Neuchâtel. Je me dis qu’elle doit intéresser bien des gens. Plus loin, je croise un monsieur de haute stature, cheveux blancs. On sait plus ou moins qui est l’autre. Je sais qu’il est lié à la maison Hug. Je lui dis :

  • Ainsi, vous vendez des pianos à Fr 50.- par mois ?
  • Comment ?
  • Les pianos…
  • J’ai joué du piano, mais maintenant mes mains… je jouais, mais mal.
    • J’esquisse un sourire.
  • Elle se moque de moi parce que je jouais mal !
    • Je rigole franchement.
  • Mais elle se moque de moi.
  • Pas du tout, c’est parce que vous êtes modeste.
  • Comment avez-vous deviné mon jeu ?
  • Je ne sais pas, il y a des choses que je sais sans pouvoir les expliquer.
  • Vous êtes observatrice. Je vous avais jaugée depuis longtemps. Au revoir.

Le verbe « jauger », c’est tellement joli. Je ne l’accolais qu’au monde de l’automobile. Ce monsieur, que j’ai croisé pendant des années sans rien lui dire sauf une fois ou l’autre « bonjour », vient d’entrer dans mon monde. Cela me remplit de bonheur (la prochaine fois, je lui demande son nom).

2. Conversation télépathique et gestuelle avec une enfant. Je suis dans le bus et une maman entre avec une poussette où il y a deux enfants, l’un presque sur l’autre. Elle prend l’enfant de dessus et l’assied sur un banc du bus puis remet mieux en place le plus petit. L’enfant sur le banc est une très jolie fillette qui une fois assise s’accroche à la barre qui empêche les passagers de tomber lors d’une secousse. Une fois qu’elle est bien installée, elle me fait signe qu’elle a tout ce qu’il lui faut. J’empoigne la barre qui est devant moi et on est à égalité. La fillette me sourit. Comme je suis assise près de la porte, j’ai plutôt une double barre horizontale et une verticale ; je peux donc me tenir de deux façons et je m’accroche alors à la verticale, puis, je joue et me tiens tantôt à l’une et tantôt à l’autre. La fillette sourit encore, regarde autour d’elle et voit que sur la paroi du bus, à sa droite, il y a une sorte de manette et s’y agrippe. Elle me regarde en souriant. On est à nouveau à égalité ! On pourrait même dire que dans ce monde, elle et moi vivons la même expérience sans tenir compte de nos différences. En réalité, nous sommes unies. La maman me regarde et par signes je lui dis que la tête de sa fille marche très bien. La maman sourit aussi. J’ajoute :

  • On n’a pas besoin de mots pour communiquer !
  • Elle a aussi appris le langage des signes avec la main. Cela aide. Le langage est dans les mains.
  • Dans tout le corps, ajouté-je.
    • Il doit s’être passé quelque chose parce que la maman me dit :
  • Elle me dit de m’écarter parce qu’elle ne vous voit plus !
  • Quel âge a-t-elle ?
  • Deux ans et demi.
  • Magnifique.
    • J’arrive à destination et nous nous disons au revoir avec les mains et les yeux. J’ai une nouvelle amie dans mon monde.

3. Je cours à une vitesse de croisière. Je cours le long du lac pour aller me baigner « à ma place ». Je me fais dépasser par une trotinette à toute vitesse conduite par un jeune homme. J’arrive à un endroit où il y a une table entourée d’un banc. Je vois le jeune homme grimper sur le banc, s’asseoir sur la table, poser les pieds sur le banc et sortir une cigarette. La cigarette a l’air d’avoir été faite à la main, elle est d’une couleur verdrâtre, brunâtre.

  • Vous m’avez dépassée pour venir fumer une cigarette ?
  • Oui.
  • Et pourquoi est-ce que les jeunes s’asseyent en posant les pieds sur le banc ?
  • Vous avez raison (et il laisse les pieds pendre).
  • Et qu’est-ce qui fait que vous fumiez ?
    • Je sens que le jeune homme cherche des mots.
  • Vous savez ce que fait la fumée ?
  • Cela empêche de bien dormir, on mange ce qu’il ne faut pas, abaisse le niveau de concentration…
  • Et encore ?
  • Vous introduisez une augmntation de température dans la bouche et à la longue les dents se déchaussent et finissent par tomber ; votre volume respiratoire diminue.
    • Le jeune homme m’écoute et ajoute :
  • Je sais, j’essaie d’arrêter. Mais ce n’est pas facile.
  • Vous faites quoi dans la vie ?
  • Je fais le service dans un restaurant.
  • Trop de stress ?
  • Non.
  • Les collègues, un chef ?
  • Non. Tout se passe très bien dans mon travail que j’adore.
    • Au fond,je n’ai pas besoin de connaître la raison.
  • Vous êtes médecin, psychologue ? demande le jeune homme.
  • Non, je suis économiste, ai une école de danse et me suis tojours intéressée à la façon dont les élèves faisaient tel ou tel pas. Cela dit tellement de choses. Les aider à mieux se comprendre est un plaisir.
    • Le jeune homme m’écoute tout en fumant.
  • Je vais vous raconter une histoire, poursuivis-je.

Je rentrais avec mon ami d’un voyage en Chine et dans l’avion nous avons eu un Chinois à côté de nous. Il fumait. Je lui ai demandé le pourquoi. Il m’a expliqué qu’il avait fait partie d’une série d’étudiants envoyés en URSS lorsque la Chine et l’Union soviétique sont devenues amies. Il étudiait la physique. Chaque année, les étudiants avaient le droit de passer les vacances chez eux. L’Union soviétique offrait le voyage. Le Chinois s’est dit que l’URSS faisait tellement pour lui qu’il ne voulait pas abuser et n’est donc pas allé voir ses parents pendant ses études. Arrive la dernière année, celle où il devait décrocher son diplôme. Mais, voilà que l’amitié entre les deux pays s’est refroidie et que les étudiants ont été renoyés avant d’avoir leur diplôme. Rentré en Chine, il a été envoyé travailler dans les rizières. C’est là qu’il a commencé à fumer.

Je lui ai fait remarquer qu’il s’était puni lui-même. Son champ d’action s’était trouvé réduit à l’extérieur, il n’avait pas pu finir ses études et donc il avait aussi réduit son champ respiratoire. C’était clair.

  • Vous parlez avec beaucoup de sagesse.
  • J’espère que quelque chose aura pris.
  • Moi, c’est Thomas et vous ?
  • Zully.
  • Bonne fin de journée !
    • Je pars puis retourne sur mes pas.
  • J’ai une rubrique dans ma plateforme destinée à des conversations comme celle-ci. Je vais l’écrire…
    • Quelque chose se passe dans le jeune homme. Nous nous sourions et je pars.

4. Conversation dans une fromagerie de la ville :

  • Vous désirez ? me demande un grand et beau jeune homme.
  • Un demi munster (je me dis que la consonance étant allemande, je prononce « mounster »).
  • Un demi munster (et le jeune homme prononce « manster »).
  • Vous prononcerz comment ?
  • Manster, c’est un fromage alsacien.
  • Ah, j’ai appris quelque chose. Merci.
    • Je souris et le jeune homme sourit.
  • Je le dépose dans un cornet ?
  • Non, merci.
  • Alors, je viens vers vous vous rendre la monnaie, dit le vendeur avec un sourire encore plus ouvert.
    • Voyant son amabilité, je melance :
  • Vous savez, du temps de vos arrière-grands parents, quand ils allaient à l’épicerie, ils achetaient 10 centimes de riz ou de sucre et c’était enveloppé dans un cornet (je mime la forme du cornet). Il nous est resté le cornet de glace.
    • Les mots traversent l’esprit du jeune homme.
  • C’est du neuchâtelois.
  • Cela ne fait rien, vous êtes un beau jeune homme et vous méritez d’utiliser un beau langage !
  • Dans ce cas et après un tel compliment, dit le jeune vendeur avec un sourire lumineux, je vous ouvre la porte !

5. Une fois de plus, je cours le long du lac pour aller me baigner. Un cycliste vient en sens inverse. Il s’attend à ce que je me déplace. Il se trompe. À ma grande surprise, je le vois descendre de son vélo, le poser à terre et faire un grand geste avec ses bras et le corps. Je n’ai rien compris et ai continué à courir sur ma ligne droite. C’est après coup que j’ai compris qu’il m’a fait une révérence et cédé le passage. Je n’ai pu le remercier car il était parti.

6. Je me désabille pour aller me baigner et entends un couple discuter dans une langue étrangère que je connais. Ils sont loin mais parlent très fort, surtout lui. Je dois hurler en français à quatre treprises avant que la jeune femme ne me regarde ; ce n’est pas la peine de leur parler dans leur langue:

  • Combien de kilomètres vous séparent ? Vous parlez vraiment fort !
  • Cela vous dérange ?
  • Tout le monde vient chercher la tranquillité et vous parlez tellement fort…
  • Occupez -vous de votre baignade et (je n’ai pas entendu le reste parce qu’elle parlait en s’éloignant).
  • Vous maltritez votre propre ouïe !

Cela m’énerve, ces gens qui vous envahissent dans des endroits aussi beaux et calmes. Tout à coup, le monsieur s’adresse à moi :

  • Excusez-moi, madame !

Je le remercie et mets ma main sur mon coeur pour lui faire comprendre que j’apprécie sont attitude. La jeune dame devrait aussi recevoir mes remerciements car elle a traduit mes mots mais elle ne me regarde pas.

Liens vers :

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Main brûlée au fer à repasser ou hommage à Elizabeth Arden

Je sais, par expérience, qu’il ne faut jamais faire un travail artistique en étant poussé par la hâte. Le moment idoine s’annonce tout seul. Mais, là, j’avais promis un travail à une personne qui n’arrête pas de penser et qui, je le sentais, se demandait pourquoi je tardais tant. Bref, je me lance.

Je prépare le tissu auquel je donnais forme. Il part dans un sens, dans un autre et finalement, j’arrive à le fixer. Je prends le fer à repasser pour faire des plis sur le tissu. Je l’avais mis dans un endroit inhabituel et là… pour une raison qui m’échappe, je passe la main sur la semelle, or j’avais oublié que j’avais branché le fer… J’ai senti ma main toucher une surface extrêmement, extrêmement chaude. J’ai posé mon fer et suis allée passer ma main sous l’eau froide. Un bon moment. Je vais à l’ordi et regarde ce qu’il faut faire dans un cas comme le mien. Je sais que sur la Toile, on y trouve à boire et à manger. J’ai vu « cinq minutes sous l’eau » sur diverses plateformes. Je retourne à ma cuisine et compte très lentement 5 X 60 secondes. Je me dis que c’est bon et mets une crème grasse. Seulement, ma main devient toute rouge et pique très fortement, c’est comme un bataillon au trot !

Je téléphone aux urgences. Forte d’une expérience précédente, je demande si la personne qui répond est du corps médical. Non, me dit-on. Je dis que j’ai besoin de parler à un infirmier et donne mes raisons. Mais, il faut se décliner et dire si on est allergique à quelque chose, si on prend des médicaments, quelle couleur a la peau, si on a des vertiges, etc. Et, avant cela, on a droit à tout un discours sur un tas de choses qu’il ne vaut pas la peine de mentionner. Puis, enfin, j’ai un infirmier qui me dit :

Je cours remettre ma main sous l’eau ! Je discute avec l’infirmier qui a l’air de bien connaître le domaine. Le temps que j’explique et que l’on fasse des essais, on conclut que je peux rester encore un bon moment sous l’eau. Ensuite, je pourrai mettre une crème grasse pour hydrater la peau. Il me donne des noms de crèmes que je n’ai pas. Je lui parle de la Crème de huit heures d’Elizabeth Arden. Quelle chance, il la connaît et dit que c’est une excellente idée. Une demi-heure plus tard, je conclus que je peux fermer le robinet ; mais ma main… recommence à redevenir rouge. Je rappelle l’infirmier qui me dit de prendre un récipient avec de l’eau, y mettre ma main et d’aller aux urgences.

Pourquoi la peau pique-t-elle ? C’est la chaleur qui est entrée dans la peau ; on parle de chaleur accumulée. Elle continue d’attaquer les couches inférieures de la peau.

Pourquoi sous l’eau ? L’eau refroidit la peau ; en pénétrant, elle refroidit les couches en profondeur, là où cela continue de brûler à cause de la chaleur qui y a pénétré.

Aux urgences. En tout, je suis restée pendant deux heures avec la main dans l’eau. Aux urgences, on m’a mis une crème et des bandages à garder si possible 24 heures. Le médecin m’a conseillé de prendre des tablettes contre la douleur, mais j’ai dit que cela ne faisait que masquer l’affaire et que je tenais à savoir jusqu’où cela allait. Il a insisté et moi aussi. On s’est quittés en de très bons termes. Il m’a recommandé de garder le bandage trois jours.

Les gens impressionnés. Ceux qui m’ont rencontrée en ville ont été impressionnés tant par le bandage que par le fait que l’on ne me voit jamais malade.

La Crème des huit heures d’Elizabeth Arden. Ces bandages au bout des doigts ne tenaient pas très bien et j’ai dû les changer avant même 24 heures. L’avantage a été que j’ai vu que la crème avait disparu et je l’ai remplacée par celle d’Elizabeth Arden, trois fois par jour. Pour tout dire, je suis plutôt économe, mais là, j’ai mis des couches de crème assez généreuses. Cinq jours plus tard, j’ai enlevé le bandage et des cloques s’étaient formées au bout des doigts et sous le majeur. Je les ai percées à deux endroits avec une épingle désinfectée. J’ai commis l’erreur d’en ouvrir une parce qu’un bout de peau ressortait… J’ai dû recouper et recouper mais aujourd’hui, treize jours plus tard, la sensibilté de mes doigts est parfaite et la structure de ma peau aussi. Personne ne dirait que je me suis brûlée. Alors, merci mille et une fois à Elizabeth Arden.

La légende de la crème. Quand je l’ai achetée, la jeune vendeuse m’a raconté qu’Elizabeth l’avait créée pour ses chevaux et qu’un jour, une amie lui avait rendu visite avec sont fils. Ce dernier se blesse au genou et Elizabeth n’a que cette crème sous la main, la lui met. Huit heures plus tard, la peau s’était refermée. Cette crème ne se trouve pas en pharmacie, mais cela ne change rien à son effet !

Ma voisine de 94 ans qui s’appelait aussi Elizabeth avait une crevasse. C’est pour elle que j’ai acheté la crème la première fois. Quand elle a remarqué son effet, elle s’est exclamée « Sacrée Elizabeth ! ». Comprenant qu’elle s’adressait aussi un compliment à elle-même, on a éclaté de rire. Par la suite, j’ai aussi conseillé cette crème lors de différents problèmes de peau, toujours avec de l’effet.

Un mot sur Elizabeth Arden. Je cherche une biographie à son sujet. Pour le moment je sais qu’elle est la première personne à avoir vendu des produits de beauté avec son propre nom associé à des produits de beauté. Elle est aussi la première à en avoir fait une production industrielle . Elle a également ouvert les premiers « Spa » et est la première à avoir formé du personnel pour conseiller la clientèle. Elizabeth Arden était une femme avisée et ne peux que rejoindre feue ma voisine en disant « Sacrée Elizabeth ! ». À l’époque, trois grands noms étaient connus dans tous les pays : Singer, Coca-Cola et Elizabeth Arden !

Le parfum Red Door. Je finis l’article en disant que dans mon armoire à parfums, Red Door, parfum d’Elizabeth a une place de choix !

Une liste de « Mes histoires » :

La danse, toujours la danse, et un musicien de rue : Jean-François Beuchat (en cours de rédaction).

Les musiciens de rue de Neuchâtel m’ont souvent bien inspirée. C’est le cas avec un musicien que j’ai entendu hier en ville.

Un air de musique populaire, une marche très rapide. Voilà ce que j’entends en allant déposer une partie des costumes de mes spectacles que je viens de laver. Chaque année c’est le même exercice : mon studio est humide et je dois, chaque été, tout sortir, laver, mettre au soleil. Je m’approche du musicien et lui demande s’il a un CD :

  • Malheureusement pas ici, à la maison, oui.
  • Avec ce morceau ?
  • Il y a des musiques populaires, du classique, du clavecin…
  • Mais pas ce morceau ?
  • Non.
  • Vous pourriez l’enregistrer ?
  • Non… mais si vous avez un téléphone portable…
  • J’ai un enregistreur. On fait quand ?
  • Demain ?
  • Oui.
  • On se retrouve à cette place à 11 h ?
  • Parfait !

Le lendemain, soit aujourd’hui, j’arrive avec du retard. J’ai eu beaucoup de travail avec le lavage de mes costumes et ai très peu dormi. Mais, arrivée en ville, j’entends la musique de l’accordéon et me laisse guider par elle. On convient de se retrouver à midi. À 12 h 30, il faut qu’il quitte sa place de parc. C’est calculé un peu juste, me dis-je.

Sur le chemin. Je lui demande comment il en est venu à jouer de l’accordéon. C’est sa mère qui l’a initiié.

Enregistrement. Il entre dans mon studio, a un son d’étonnement et de plaisir en découvrant le lieu ; je lui dis de s’installer sur scène, sur une chaise. Il me demande si je veux le même tempo ou plus lent ou plus rapide que celui d’hier. Je n’y ai pas pensé et lui demande de garder le même. On compte, un, deux, trois et j’enregistre.

Parfait. C’est une musique très entraînante et le musicien est vraiment bon. Je me dis que la même musique un tout petit peu plus lente… Je demande au musicien s’il peut la jouer un peu plus lentement. afin de m’éviter de courir tout le temps sur scène. Il s’exécute et j’enregistre une nouvelle fois. Je lui dis que je me suis inspirée pour bien de mes danses de morceaux interprétés par des musiciens de rue. Je lui dis que je suis à la croisée de chemins et que je reprends mes spectacles intimistes. C’est l’activité qui embrasse tous les domaines de mon existence et qui me permet de communiquer avec plusieurs personnes en même temps.

  • Je voudrais faire un article sur vous sur ma plateforme. Il faut qu’on se revoie.
  • Lundi je reviens en ville et vous apporte une biographie. Je prendrai aussi le 45 tours que je vous offre et le CD.
  • Et pour maintenant ? Je vous dois combien ?
  • RIen, pour cinq minutes, rien.

Je me dis que je suis bien tombée, qu’on agit de la même façon.

  • Je voudrais vous faire une photo pour l’article. Au fait, vous vous appelez comment ?
  • Jean-François,
  • Zully, enchantée !

Voilà, c’est souvent ainsi que cela se passe ; l’art avant tout. Je dois dire que je connais un tas de monde dont j’ignore le nom. Pour moi, le plus important ce sont les messages que nous nous transmettons à travers des dimensions non tangibles. Il faudra aussi que demande le titre du morceau.

Il trouve qu’il est habillé en touriste… Ce qui m’intéresse c’est sa tête. C’est quelqu’un de franc, de direct et de jovial. Nous sommes devant la porte de mon studio. Je viens de la huiler ce qui explique pourquoi et l’enseigne et les différentes décorations sont absentes.

Curriculum vitae. J’avais demandé à Jean-François de m’apporter un CV pour mettre des informations sur lui sur ma plateforme. Il me l’a déposé à la porte du studio. En lisant la première phrase, je lis un nom. Suite au paragraphe suivant.

Jean-François Beuchat et Michel Dénériaz. Jean-François a fait sa première émission radio avec M. Dénériaz. C’était en 1968.

Michel Dénériaz ! Cela fait un bail que je n’ai entendu prononcer son nom. J’aimais bien cet animateur d’émissions de la Télévision suisse romande (TSR). Il avait une voix profonde, aimait la langue française et les bonnes manières. Je pense parfois à lui, notamment lorsque les gens portent leur parapluie et qu’il ne pleut pas (clin d’oeil à ceux qui connaissent Alphose Allais). Voici l’illustration :

La pluplart des gens portent le parapluie, quand il ne pleut pas, à la façon du no 1 ; or, lorsqu’ils se retournent,parexempl, et qu’il y a quelqu’un derrière… Michel Dénériaz devait être exaspéré au point de mentionner l’affaire dans une émission. Je ne peux oublier ce moment de logique ! Je me permets de temps à autre de transmettre l’information, tout en indiquant la source, à l’un ou l’autre des porteurs de parapluie qui croisent ma route.

Carrière de Jean-François. Il est un musicien accompli : accordéoniste et pianiste avec des diplômes. Non seulement il joue de ces instruments, mais il les enseigne aussi et, de plus, il est compositeur ! Il joue en solo et avec des orchestres. Il est aussi membre de la Société suisse de pédagogie musicale (SSMP) ainsi que de celle qui s’occupe des droits d’auteur d’oeuvres musicales (Suisa). Il a obtenu plusieurs prix et des médailles d’or. Il joue en Suisse et au Portugal. Comme vous le voyez, il ne lui manque rien !

Un 45 tours. Quand j’avais demandé à Jean-François s’il avait un CD, il m’avait dit qu’il avait aussi un 45 tours qu’il allait me donner. Je l’ai reçu et je viens de l’écouter. Que dire sinon que la musique qu’il joue me met de très bonne humeur, me réjouit, me rend gaie ! Je fais une photo-montage avec ce 45 tours.

Ma préférence va pour le premier morceau « La Marche du vingt-troisième canton », composé par… devinez ? Bien sûr, par Jean-François !

Le vingt-troisième canton… ce doit être un hommage au canton du Jura. C’est fabuleux de voir combien les événements se croisent dans ma vie. Je m’intéresse à René Froidevaux, propriétaire de la »Fabrique d’horlogerie Froidevaux S.A. – Neuchâtel » et qui avait beaucoup milité pour ce canton. Je dois préciser que j’ai mis le disque sur mon tourne-disques sans regarder les titres. Ce n’est qu’après que j’ai fait le lien…

Réparation et rangement = mettre de l’ordre en soi.6

Ici, plusieurs notions s’entremêlent : le soin pour un objet qui a des années à son compteur, la persévérance, le « kai zen » (en résumé – la notion japonaise qui veut dire « toujours améliorer »), le symbolisme, et le hasard, qui n’existe pas, qui prend, à Paris, des allures d’hôtel de la Poste et d’Ali Nasr.

Un sac acheté dans les années… je ne sais plus, mais, je vois encore l’endroit où il se trouvait et le signe qu’il m’a fait pour que je le prenne. C’était l’époque où l’on faisait des articles de bonne qualité, faits pour durer presque une vie. Le « presque » est arrivé il y a bien des années. Voici sa présentation :

Services rendus. J’ai utilisé le sac comme cartable, puis l’ai laissé reposer et, depuis que j’ai un ordinateur portable, il fait partie de ma vie de tous les jours, pour ainsi dire. Donc, le « presque toute une vie arrive » : tout d’abord, l’intérieur de la partie qui se rabat s’est effritée. J’ai commencé par me dire que c’était une évolution normale, un fait ; puis, un jour, au début des années 2000, qu’il m’est resté un bout d’un tissu noir brillant utilisé pour décorer une table pour un spectacle, je l’ai mis à mon cartable qui a retrouvé une deuxième jeunesse. Comme on le voit, elle est encore d’actualité.

Évolution. J’ai maille à partir avec la notion du temps et les ravages qu’il imposerait. Je me dis, depuis très longtemps, que ce ne doit pas être une fatalité, que le Créateur ne peut pas nous avoir créés pour devenir moches ni pour que les choses se dégradent ; d’ailleurs la matière qui nous compose est celle qui existe depuis le début de notre création, or elle crée de nouvelles formes tout le temps et en bon état, alors… Mais, force a été de constater que des coutures ont « lâché » sur le haut des côtés. J’ai mis une bande collante, mais elle n’a pas tenu. C’est mon cordonnier local qui a mis un peu d’ordre en cousant un bout de cuir brillant. Je lui suis reconnaissante.

Évolution encore. Vous l’avez remarqué, mon sac n’a ni poignée ni bandoulière, alors, pour le porter, je le prends par le milieu de sa partie inférieure et un jour… le cuir a commencé à craquer là aussi. La bande collante n’a rien donné, non plus. Mon cordonnier m’a dit qu’il n’y avait pas de solution. Pourtant, me disais-je… pourtant…

Ali Nasr, le tailleur à Paris. Je vais à Paris, ma ville favorite, et demande à mon aimable hôtelier s’il ne connaît pas un couturier dans le coin *Deux rues plus loin, à droite », me dit-il. J’arrive et j’explique. Ali sourit, le cordonnier en question, (pendant ce temps, son cerveau cherche une solution) et il dit presque tout de suite « Il faudrait mettre une bande de cuir. Je lui dis que j’aime les gens qui trouvent des solutions. Je suis au comble de ma joie, car j’avais bien raison : il y avait une solution. Bon, pas facile, parce qu’il fallait démonter un bout du sac, mais Ali a trouvé moyen de le faire. Je lui dis que je suis de passage et que je vais à une exposition et ne serais pas de retour avant qu’il ne ferme, que je le paie d’avance et qu’il pourrait déposer, exceptionnellement, mon sac à l’hôtel. Ali sourit et je pars. Entre gens de confiance, on ne se pose pas de questions.

Le résultat du travail d’Ali = une merveille !

C’est vraiment magnifique ! Sur la photo, on ne voit pas très bien et c’est peut-être ainsi qu’il faut voir le sac. Personne ne remarque rien si on ne le lui dit pas. C’est ici que s’entremêlent toutes ces notions :

  • le temps : c’est comme s’il n’était pas passé. Mon sac a toujours l’air neuf ;
  • la persévérance : il ne faut jamais abandonner ;
  • kai zen : on peut toujours améliorer ce qui fait partie de notre monde ;
  • l’ingéniosité : elle fait partie de ceux qui aiment à fond leur métier. C’est le cas d’Ali ;
  • le hasard : il y a bien des scientifiques qui disent que le hasard n’existe pas. Dans mon cas, on peut parler de hasard, mais il y a toute une chaîne derrière – l’admiration que j’éprouve pour Abraham-Louis Breguet me fait retourner souvent à Paris, l’hôtel de la Poste qui est devenu mon point de chute, mon chez moi à Paris, le tailleur Ali Nasr.

Une ceinture. J’avais pris dans mes bagages une ceinture pour laquelle, je cherche aussi une solution depuis des années. Je l’ai achetée, avant le sac, à M. Neuenbaum (?). Il était un vendeur de la place et publiait toujours une chronique dans le journal local. J’ai porté cette ceinture longtemps, puis, est restée au repos et, tout comme le sac, a repris du service depuis quelques années. Là aussi, le fameux temps… Je cherchais de l’élastique de la bonne largeur sans le trouver. Voici que cette fois, j’en trouve un peu plus large à la Mercerie de Saint-Pierre. Je porte le tout à Ali et me rends compte que la pièce centrale a des pierres rivées au similicuir et que découdre ne suffira pas. Je vois mon effort par terre. Mais, Ali me dit qu’on peut faire autrement ! Voici le résultat.

Les idées : Ali voit la difficulté et me dit qu’on peut mettre la pièce milieu. Ouf ! J’éprouve une grande reconnaissance pour le tailleur et ma ceinture doit se sentir soulagée. Pour les bords, comme l’élastique va dépasser, Ali suggère deux plis, puis je lui demande si on ne peut juste replier l’élastique et Ali dit « Quand les idées naissent… » et me voici avec ma ceinture avec une nouvelle vie ! Juste pour le plaisir, je montre la partie centrale.

Je vais trouver un moyen de revigorer la couleur du similicuir sur les bords.

Tout cela pour dire qu’il y a des solutions dans ma vie. Il n’y a rien de très particulier, la gloire n’est pas venue me rendre visite mais je vois que les solutions arrivent quand elles doivent arriver. C’est la suite de l‘article que je suis en train d’écrire et qui traite du même sujet.

Adresse d’Ali : 3, sente des Dorées, 75019 Paris. Son numéro de téléphone : +33 7 666 09 229. Son lien vers Facebook : https://www.facebook.com/nasr.ali.9828.

Liens vers d’autres articles où réparations et rangement = mettre de l’ordre en soi. C’est sûr qu’à chaque fois que nous réparons et rangeons quelque chose, il y a une correspondance en nous :

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André Oppel : ses montres au Musée d’horlogerie du Château des Monts

Je savais que j’avais les montres-bracelet d’André dans un tiroir.

Elles et lui ne faisaient qu’un.

Revisitant le tiroir pour la xe fois, je me suis dit que le moment était venu de mettre fin à la carrière des montres dans un tiroir et qu’elles en entament une nouvelle au Musée d’horlogerie du Château des Monts, au Locle.

Seriez-vous intéressés par deux Omega et une Mondaine ? Ai-je demandé aux deux personnes que je connais au musée : M. François Aubert, président du Comité du musée, et Mme Marlène Rüfenacht, l’archiviste. La réponse a été positive et on a simplement attendu que les mesures sanitaires permettent une rencontre comme on en avait déjà eu la première fois, lorsque j’ai transmis les documents horlogers au Musée d’horlogerie des Monts et qu’André avait faits. Ce jour est arrivé aujourd’hui, vendredi 8 avril 2022. Avant de les apporter, je les prends en photo.

Les voici :

Une Mondaine. André était un esthète ; il aimait les belles formes, les choses épurées. La montre de Mario Botta l’a tout simplement enchanté ; elle a un mouvement quartz et a été créée peu avant son achat. On lui a attribué le no 4458 dans l’inventaire.

Une Oméga. C’était sa montre d’avant. J’ai téléphoné chez OMEGA et voici l’information que me transmet un responsable à son sujet : « OMEGA « Art Collection », création 1986. La collection Art est produite dans un alliage de céramique, le boîtier étant en céramique noire. Elle fait partie d’une collection en série limitée de 999 montres signées de différents artistes suisses. Celle d’André révèle au dos une œuvre de l’artiste Camille Graeser, No 827/999. La montre a un mouvement quartz et le quantième (date du jour). On lui a attribué le no 4457 dans l’inventaire.

Sa première Oméga. C’est celle qu’il portait lorsque nous nous sommes rencontrés. Voici ce que j’apprends encore : OMEGA « Genève Dynamic », création 1968. En plus de son design, la particularité de cette collection est que le bracelet est très facilement changeable et qu’il y avait de multiples couleurs disponibles ». La montre a un mouvement mécanique automatique, avec quantième (date du jour). On lui a attribué le no 4456 dans l’inventaire.

J’arrive au Locle. M. Aubert a eu l’amabilité de venir me chercher à la gare. Nous arrivons au musée et je sors les montres. M. Aubert et Mme Rüfenacht les regardent, les observent, les prennent en main, les commentent, font des remarques, bref, je suis avec des experts !

Je suis impressionnée : je suis au musée en train de reprendre les montres pour les regarder une dernière fois et voilà que je remarque que l’aiguille des secondes de l’Omega de 1968 se déplace. Je fais le commentaire à M. Aubert qui me dit que c’est normal pour une montre automatique, d’autant plus pour une montre de bonne qualité. Je lui dis que je suis émue, tout comme je l’avais été lorsque j’avais porté la montre de M. Froidevaux et dont je parle dans un autre article. Pour moi c’est comme un message, je ne peux qu’admirer le travail des horlogers, car André a cessé de la porter en 1992 ! et avoir aussi une pensée bien particulière pour mon ami qui me semble présent à travers la montre.

Je me demande alors, si quand je l’ai prise en main à la maison pour la photographier, la montre n’avait pas commencé à marcher. Je reprends les photos et c’est le cas. J’éprouve une très forte émotion !

La première photo à gauche en haut, je l’ai prise pour l’envoyer par courriel à M. Voumard de chez Omega, la seconde à droite en haut, c’est au moment où je la prends pour cet article et les deux autres sont celles prises au musée. Les aiguilles ont bougé et je suis émue, émerveillée de voir cela. L’horlogerie est un monde magique qui résonne en moi.

Je n’ai pas pu résister et ai mis La Mondaine à mon poignet. J’ai pris un « selfie » et le hasard, qui n’existe pas, a fait que la lampe de la salle se réfléchisse sur la table juste au-dessus de la montre. C’est de la précision horlogère ! C’est normal, on est au Musée d’horlogerie du Locle, Château des Monts ! On dirait des étoiles. C’est André qui me fait signe. Réellement, les montres ne pouvaient trouver de meilleur logis et destin. Je suis tranquille.

André était très ordonné. Il avait gardé la boîte d’origine de La Mondaine, le carton dans lequel il a reçu la montre, le ticket de caisse, les bons reçus lors de l’achat chez Loeb et le dépliant de la montre.

« La Mondaine » de Mario Botta entra dans la vie d’André Oppel le 27 janvier 2003.

L’Omega de 1986, André l’avait achetée en 1992 chez Robert, Neuchâtel. J’ai bien connu Fernand et Liliane Robert, les premiers propriétaires de la boutique. C’est son successeur, M. François Engisch qui a vendu la montre a André. C’est tout un pan de ma vie qui passe par là aussi. André avait gardé la boîte d’origine et la garantie.

Cela me fait plaisir de voir les noms Robert et Engisch arriver au musée.

La personnalité et les montres ou les montres et la personnalité. En regardant ces montres sur une seule page, sorte de résumé de la vie de feu mon ami, je me dis qu’il y a bien un lien entre les montres que l’on porte et la personnalité :

  • L’Omega de 1968 correspondait à celle d’un être à une forte personnalité, complexe et bien protégée ;
  • L’Omega de 1986 correspond à celle d’un esprit élégant qui ne garde que l’essentiel ;
  • La Mondaine de 2003 correspond à celle d’un esthète qui a ajouté de la fantaisie, de la malice à sa vie. C’est tout le portrait d’André !
Des garde-temps de la vie d’André en trois temps.

Voilà. J’ai accompli une mission grâce au Musée d’horlogerie du Locle. J’ai un vide qui m’habite, mais suis aussi rassurée parce que les montres sont au meilleur endroit qui soit. Je rappelle et précise que si j’ai pu mettre autant de précisions sur les montres, c’est parce que que le responsable de chez OMEGA a très aimablement répondu à ma demande et que M. Aubert et Mme Rüfenacht ont, de leur côté, fait des recherches. Je les remercie très vivement.

Liens vers :

Corum – Roland Chappatte – horloger

Précisons tout de suite : M. Roland Chappatte a travaillé 46 ans dans l’entreprise horlogère Corum. Si le métier façonne parfois le corps, les mains de M. Chappatte étaient faites pour le métier.

Le hasard, ce fameux hasard que je trouve si souvent ces derniers temps, tout comme je l’ai eu il y a bien des années, intervient. C’est réconfortant. Voici donc que je vais à la Coop de la Maladière, Neuchâtel, et que je demande à parler à un vendeur. L’on m’envoie un monsieur qui est tellement aimable que je me dis que son métier de base doit être autre. Effectivement, il a travaillé dans l’horlogerie de luxe. Cela tombe bien, je lui dis que j’ai écrit des articles sur l’horloger Froidevaux et sur Abraham-Louis Breguet (les liens figurent au bas de cet article). Il me dit que son père a travaillé chez Corum où il a travaillé sur la montre baguette et qu’il habite actuellement à La Sagne. Il ne m’en faut pas plus pour me dire que mon aventure horlogère continue et m’annonce chez M. Chappatte père, Roland Chappatte !

M. Roland Chappatte. Il me dit que la montre baguette ou golden bridge est une montre Corum et que tant qu’il a travaillé, il a été le seul à mettre toutes les pièces ensemble. Didier, le fils, qui nous a rejoints en cours de route dit, oui, c’est Calabrese qui l’a inventée (ceci n’est pas exact). Oui, répond le père, mais c’est nous qui avons rendu fonctionnel le modèle. (J’ai rencontré M. Bannwat, ancien propriétaire de Corum qui m’a donné des informations pour rectifier cette affirmation inexacte). Et quand M. Chapatte dit « nous », c’est lui ! Je lui demande des précisions et il ajoute que c’est lui qui a fait les tests pour savoir quel « mobile » (une pièce spéciale) était le bon ! Auparavant, il avait aussi été le seul à s’occuper des ultraplates. Il recevait Frs 5.- par montre et en faisait une centaine par mois.

Le patron de chez Corum. Je m’intéresse à la façon dont les patrons traitent les collaborateurs – pour moi ce ne sont pas des travailleurs, mais des collaborateurs, les uns ne peuvent exister sans les autres ou alors on est indépendant -. Bref, M. Chapatte me dit que tous les ans, les salariés recevaient 1’000.- frs de prime et tous les 25 ans ils avaient un voyage d’une semaine tous frais payés ! Il est allé à Rome avec sa femme qui a aussi bénéficié de la prime.

Toute la famille travaillait dans les montres. Le soir, M. Chapatte rapportait du travail et Didier me dit que lorsqu’ils collaient les bracelets, cela sentait la colle dans toute la maison !

Certificats d’études : je sais combien ces documents sont rares et j’en parle au musée Château des Monts au Locle qui se dit intéressé. M. Chappatte est tout à fait d’accord pour que je les transmette. Pour moi c’est une chance de participer à une telle histoire !

Vous étiez parmi les meilleurs de classe ? Il paraît, répond tranquillement M. Chappatte.

Montre d’études. Lorsqu’on faisait l’apprentissage, on montait une montre de A à Z. M. Chapatte a choisi de faire une montre-chronomètre dont voici quatre pages du plan. À l’époque pas d’ordinateur pour faire les dessins… quand on sait cela on apprécie le travail d’une autre façon !

Roger Peeters. Roger est partie intégrante de mon aventure horlogère. Sans lui, je n’aurais pas pris contact avec le musée horloger Château des Monts, au Locle, et sans lui j’ignorerais bien des choses sur la marche des montres et certaines inventions. Je lui montre les plans de M. Chappatte et grâce à lui, je comrprends de quoi il s’agit et peux mettre des commentaires qui pour M. Chappatte allaient de soi.

Engrenage de roue de 60 dents sur pignon de 6 dents et un profil de denture spécifique avec un module (pas des dents ou espacement) 0,18.
L’étudiant Chappatte montre que la position à droite, dans l’échappement à ancre anglaise, est la bonne.
Il fallait calculer que la levée tombe juste avant la dent.

Et voici, Mesdames et Messieurs, comme on dit dans les grandes occasions, le résultat du lauréat :

M. Chapatte se rappelle avoir prêté sa montre pour une exposition à un musée et qu’elle était revenue avec la tige du remontoir cassée ! Il a fallu qu’il la refasse.

Encore les mains de M. Chapatte :

Monsieur Chappatte reste toujours horloger. Je le dis parce que nous avons mangé ensemble et qu’à la fin du repas, il a plié le set de table, la serviette et qu’il a tout « rangé ». Un vrai travail d’horloger !

Mise sur la Toile de l’article. Je me suis dit que ce moment devait se faire devant les yeux de M. Chappatte. Il a été très content de se voir ainsi sur le réseau. J’ai aussi pensé que ce moment méritait une coupe de Mauler ! Quand j’ai déballé mes coupes (ah, oui ! j’ai mes règles et donc j’étais équipée), donc, au moment où j’ai déballé mes coupes, M. Chappatte a eu un sourire en me disant qu’à la maison il avait aussi eu de telles coupes. Pour moi c’est émouvant. J’avais pu apporter la bouteille toute fraîche parce que M. Frésard, l’ancien comptable de l’horloger Froidevaux venait de me faire cadeau d’un sac isotherme. Les choses se lient les unes les autres et pour moi c’est le meilleur des signes que la vie puisse me faire.

Collection de montres. Monsieur Chappatte m’invite à voir sa collection de montres mécaniques, toutes sont mécaniques. Je me dis que je vais aussi m’en procurer une ; les montres à pile présentent l’inconvénient de devoir changer la pile et on ne sait pas toujours s’y prendre. Je l’ai fait une fois, il faudra que je reprenne l’affaire.

Monsieur Chappatte a trois fois cette quantité de montres à gousset. Cela tombe bien, j’ai un faible pour ce genre de montres et le mot me ravit. En voici une autre qui a attiré mon regard et admiration.

Magnifique fin d’article. Je n’ai plus su quoi inventer pour faire bouger les mains de M. Chappatte afin de les photographier. Il y a bien des théories sur le corps humain, cependant, lorsque j’ai demandé à M. Chapatte d’ouvrir ses mains, il a eu ce geste qui est l’image même de l’ouverture et je ne peux que finir l’article avec cette photo.

Suite 1 avec M. Sylvain Froidevaux. Je viens de parler avec M. Froidevaux, le directeur du service Après-Vente de chez Corum (aussi originaire du Noirmont mais d’une autre branche que celle de René Froidevaux, le patron horloger de Neuchâtel. Je me sens quand même en famille !) et il me dit qu’effectivement à l’époque, la formation d’horloger impliquait la création d’une montre : en première année on fabriquait les outils, c’était de la mécanique ; en deuxième année, on s’attaquait aux pièces de pivotage, on tournait les axes à la main ; en troisième année on procédait aux réglages de précision, le balancier spiral qui fait la précision de la montre. En quatrième année l’horloger en formation participait aux réparations pour des clients. Il me dit que les dessins de la montre-chronomètre lui rappellent ceux de son père. Il me dit qu’il a en sa possession un dessin d’une rosace qui devait servir d’exercice pour la précision. La photo (ainsi que la révision de ce paragraphe) va suivre.

Chose promise, chose due. Voici la rosace qui servait à démontrer la dextérité de l’étudiant. Moi qui aime les mots, il n’y a qu’à regarder le dessin pour comprendre qu’il est l’image de la dextérité. Une merveille ! On se croirait en présence de la création du monde.

Rosace faite par le jeune Claude Froidevaux, 17 ans, le 4 juillet 1963 au Technicum neuchâtelois de La Chaux-de-Fonds.

Marc Froidevaux. On recule encore d’une génération et on arrive au grand-père de Sylvain, soit Marc Froidevaux. On l’a compris, on est dans une famille d’horlogers. Je suis ravie d’accueillir les documents qui suivent. Les conditions de travail ont bien changé depuis… 1923 !

Vous avez bien lu : pas de salaire.
C’est vite vu.

Voyons ce qu’il a à l’intérieur :

Voilà qui est clair. Le français du rédacteur de contrat est parfois succinct, mais on comprend que l’on ne doit pas manquer au travail et que même si on est présent et qu’il n’y a pas de travail à faire, c’est du temps à « rattraper » après la fin de l’apprentissage. Tant pis aussi si on a été malade juste pendant les vacances !

L’Organisation internationale du Travail (OIT). J’ai travaillé dans divers départements du Bureau international du Travail (BIT), à Genève. L’OIT est la seule organisation tripartite ; les décisions se prennent entre les gouvernements, les employeurs et les travailleurs. C’est magnifique. Et lorsqu’on lit un tel certificat de formation, on mesure combien on doit aux créateurs de l’OIT et en particulier à Albert Thomas, son directeur pendant 13 ans.

Durée du travail. C’est l’une des premières conventions internationales qu’Albert Thomas fait signer aux pays membres parce qu’il faut avoir des valeurs humanitaires dans un monde économique. Rien que pour cela, Albert Thomas a tout mon respect.

Ce qui est passionnant dans ma vie c’est de voir des pans de ma vie apparemment sans lien se trouver réunis. C’est, une fois de plus, le cas ici, le hasard me fait rencontrer M. Chappatte, puis les trois générations Froidevaux et j’arrive au BIT où j’ai travaillé début de ma carrière d’économiste. C’est comme un cercle qui se ferme.

Diplôme de 1924. Voici celui de l’apprenti Marc Froidevax.

J’imagine la joie de l’apprenti Marc Froidevaux quand il a reçu son diplôme de « remonteur.de mécanismes et rouages ». On félicite les personnes qui ont gardé ces documents en aussi bon état ! On voit tout en haut le chiffre 65, je me demande si c’est le 65e diplôme attribué.

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Think to do to others what you would like the others think to do to you : an example.

I make order ; since I know myself I keep making order in different fields. Order is the master of order ! We find our way, we can add, take off, transmute, make changes with full consciousness !

Once again, things get in touch by themselves. You certainly noticed that the maxim goes beyond the other one « Do to others what you would like others would do to you ». The thought is linked. In fact, every action has its roots in the thought. You have here a timely example.

Bobbins for my sewing machine, Singer. I have had different sewing machines and I have used all kind of bobbins for all of them. The last one collapsed, the thread tension from below couldn’t follow anymore. I was explained that using non original bobbins could deteriorate, in the end, a sewing machine. Having now a Singer machine, it is the opportunity to do everything right. I make an order to the only Singer representative in Switzerland, some forty pieces. I wind up the most common threads.

La Boutique Coupons de Saint Pierre, Paris. First of all I look for my first supplier. He doesn’t work here anymore. That is all what I am told. I try in different local stores without success : well, I am looking for 200 bobbins. Finally, a saleswoman from a French store that doesn’t sell anymore Singer items tells me to try the Boutique Coupons de Saint Pierre. I come across Chrystelle, a saleswoman who asks me the right questions and ensures me that I can order the quantity I desire. In a few days, between Christmas and some days after the New Year my problem was solved. When I thanked Chrystelle, she told me she had just done her work. But I can make the difference between an employee who makes just what is needed to be done and the one who likes his job and does it thoroughly. The store is lucky to have her and I am lucky to meet her.

For my 600 threads, the 200 bobbins should be enough. What could I do with those I don’t need anymore ? I have a friend who is passionate by sewing machines. He has at least ten ! Old ones, older ones and very old ones. I tell him about my bobbins, send him some pictures and he looks forward receiving them. With my 200 bobbins I have just enough. I’ll have to buy a few in order to have a reserve.

I prepare the bobbins for my friend. Here is where the famous sentence you see next comes in. I could have put all the bobbins in a package, send it and that would have been all. But they were 200 of them from at least found different shapes. Among the metal ones, some had holes of different diameters and some had no holes on the other side. So, it seemed more reasonable to me take time to sort them and make specific packaging for each sort. Some of these bobbins, I had bought, some others I had inherited in different ways. THe former users had sometimes winded up different colours in one bobbin. I couldn’t imagine my friend sewing and suddenly be stopped because there was no more thread and see in the bobbin another colour. So, I decided to have courage and emptied the most suspicious ones.

Here we see the result : each model is in a different bag and inside each of them there is a smaller bag bobbins of the same sort but with thread. In total there are some hundred.

As for those in plastic. I proceeded diferently and put a nice pink rubban. There too are some hundred. Once I had thought I had bought « Singer » bobbins for my « Singer » machine. It is only recently that I learnt that there are low and high bobbins and even if it is written « Singer » on one side, they are not the right ones foe me. I need the high ones which are marked on both sides. That is the way you learn things ! I also put a bag with some that had a pretty good quantity of thread.

Threads and colours… not always easy. We all know, if we are going to do a seam that requires a lot of thread, we better foresee the necessary quantity because from one colour bath to another, there are differences. But sometimes we can be pleasantly surprised : we pull a bit of thread from the spool, put it on the fabric and there is not much difference. However some of my threats remained single. So I tied them with two laces and will send them to my friend. The laces are nice and my friend will be able to use them on a future cap or on a vest.

Conclusion : I put myself in my friend’s shoes and if I had received such a quantity of bobbins, even as a present, I would like them sorted out and well wrapped. This maxim applies to everything, every situation. It is not always easy to implement it, but it brings a lot of satisfactions. That is why we should keep in mind :

I tell myself also that the matter that surrounds and makes us is the one that was at the beginning of the creation of the World, even though it is better to speak of information, and that it is my duty to greet and treat it with respect.

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Pense à faire à autrui ce que tu aimerais qu’autrui pense à te faire : exemple.

Je fais de l’ordre ; je crois bien que depuis que je me connais, je mets de l’ordre dans bien des choses. L’ordre est le garant de l’ordre ! On s’y retrouve, on peut enlever, ajouter, transmuter, changer en toute connaissance de cause !

Une fois de plus, les choses s’enchaînent les unes les autres. Le titre : vous aurez noté qu’il s’agit d’aller plus loin que « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’autrui te fasse », car en fait la pensée est au début de l’action. En effet, toute action est accompagnée d’une pensée. Je donne ici un exemple qui tombe à pic pour la démonstration de cette phrase si souvent dite par Jean-Pierre Garnier Malet. L’exemple est tout à fait symbolique.

Des canettes pour ma machine à coudre, Singer. J’ai eu différentes machines à coudre et j’ai trouvé que je pouvais mettre toute sorte de canettes pour mes coutures. Voilà que la dernière machine rend l’âme, la tension du fil d’en bas ne suivait plus. On m’a expliqué que l’utilisation de canettes qui ne sont pas d’origine finalement détraquent la machine. Étant entrée en possession d’une Singer, je me dis que l’occasion est là. Je commence par commander, auprès du seul représentant de Singer en Suisse, une quarantaine de canettes. J’embobine les fils les plus usuels.

La Boutique Coupons de Saint Pierre, Paris. Je désirais une canette pour chaque couleur et tout d’abord, cherche mon premier fournisseur. Il ne travaille plus là. C’est tout ce qu’on me dit. Je cherche dans divers magasins locaux, mais n’ai pas de succès ; je cherche 200 canettes . Finalement, une vendeuse d’un magasin français qui ne vend plus du Singer me dit de m’adresser à la Boutique Coupons de Saint Pierre. Je tombe sur Chrystelle, une vendeuse qui me pose les bonnes questions au sujet de ma machine et qui m’assure que je peux commander la quantité que je désire. Le tout a pris quelques jours, entre Noël et juste après Nouvel An. Quand j’ai remercié Chrystelle, elle m’a dit qu’elle n’avait fait que son travail. Je sais bien faire la différence entre un employé qui fait juste ce qu’il faut faire et celui qui aime son métier et le fait à fond. C’est le cas de Chrystelle. La boutique a de la chance et j’ai de la chance avec elle.

Pour mes 600 fils, les 200 canettes devraient suffire. Que faire alors avec celles dont je n’ai plus besoin ? J’ai un ami passionné de machines à coudre. Il en a dix ! Des anciennes, des plus anciennes et de très anciennes. Je lui parle de mes canettes, lui envoie des photos et il se dit enchanté de les recevoir. Avec mes 200 canettes, j’ai visé tout juste. Il faudra que j’en achète encore quelques-unes pour avoir des réserves.

L’envoi de canettes. C’est ici qu’intervient la fameuse phrase que vous voyez à côté. J’aurais pu mettre toutes les canettes dans une boîte et le tour était fini. Mais, il y avait près de 200 canettes aussi et d’au moins quatre sortes. Parmi celles en métal, il y en a avec des trous de différents diamètres et certaines ont des trous d’un seul côté. Alors, il m’a semblé plus raisonnable de prendre du temps pour les trier et faire des emballages spécifiques. Parmi ces canettes, certaines, je les avais achetées et d’autres, je les avais « héritées » de diverses façons. Les usagères précédentes ont parfois embobiné diverses couleurs sur une même canette. Je ne voyais pas mon ami commencer une couture avec du fil noir, se retrouver après quelques minutes avec une rupture de couture parce que le fil de la canette était fini et se retrouver avec du vert ou une autre couleur. Aussi, ai-je pris mon courage à deux mains et vidé celles qui étaient très suspectes.

Voici ce que cela donne : chaque sorte est dans un sac séparé. A l’intérieur se trouve un plus petit sac avec des canettes de la même sorte mais avec du fil. En tout il y en a une centaine.

Pour ce qui est de celles en plastique. Je les ai réunies différemment. Je leur ai mis un joli ruban rose. Il y en a également une centaine. J’ai également mis un petit sac avec celles contenant encore une bonne quantité de fil. J’avais cru acheter des canettes « Singer » et les avais embobinées, jusqu’à ce que j’apprenne récemment qu’il y a des canettes basses et des canettes hautes, même si dessus est écrit Singer. Sauf que pour les basses ce n’est écrit que dessus et pour les hautes, en bas et en haut. C’est, comme on dit, le métier qui rentre ! À propos de cette locution, je me dis qu’on devrait plutôt dire « C’est le métier qui entre », car pour « rentrer », il faut déjà que l’on soit entré au moins une fois. Je consulte un spécialiste, Chambaron de son nom de plume, et il me dit que c’est bien « rentrer », car ici le « re » veut dire avec force. Sachant maintenant cela, je me dis que le métier rentre réellement !

Certains fils et les couleurs… toute une histoire. On le sait, si on va faire une couture qui demande beaucoup de fil, il vaut mieux prévoir la quantité nécessaire parce que d’un bain de couleur à l’autre, il y a souvent des différences. Mais, parfois on est surpris en bien parce qu’en tirant un peu de fil de la bobine et en le posant sur le tissu, on ne voit pas grande différence. Toutefois, certains fils sont restés « impairs » et je les ai réunis avec des lacets pour les envoyer à mon ami. J’ai mis deux lacets que je trouve beaux et qu’il pourait utiliser dans une future casquette ou un gilet. Il fait de la couture masculine.

Conclusion : je me suis mise à la place de mon ami et si j’avais reçu une telle quantité de canettes, même en cadeau, j’aurais bien apprécié qu’elles soient triées et bien emballées. Cette maxime s’applique à tout. Elle n’est pas toujours simple à mettre en oeuvre, mais elle apporte plein de satisfactions. C’est pour cela que nous devrions garder à l’esprit :

Je me dis aussi que la matière qui nous entoure et nous compose est celle qui était au début de la création de ce monde, même si on parle alors plutôt d’information, et que je me dois de la saluer et de la traiter avec respct.

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