C’est la session d’automne du cours que je donne au sein de Midi Tonus. Il y est question des pieds et voilà ce que cela donne cette fois-ci !
Les pieds. Une fois qu’on les a massés, fouillés, triturés, tournés dans tous les sens, ils peuvent aller en promenade !





Le jeu des différences, résultat :
Les chaussettes : je suis toujours admirative des personnes qui ont créé, inventé des choses qui nous rendent service. Il en va ainsi des chaussettes. Elles nous permettent tant de choses. Dans le cas présent, elles tiennent au chaud, entre autres, les méridiens qu’on a visités, six pour être précise. Six, donc, avec un point dit point de source parce que l’on peut stimuler lesdits méridiens à cet endroit, soit parce que c’est le début du trajet soit parce que c’est sa fin. Je trouve aussi cela intéressant, stimuler quelque chose au départ ou à l’arrivée ce qui symboliquement peut vouloir dire quand il commence ou quand il finit son parcours. On peut stimuler son départ et on peut soulager son arrivée. Il devrait en aller ainsi dans la vie.
Première machine industrielle. J’ai une participante qui me demande de temps à autre quelle est la relation entre ce que je dis et le cours sur les pieds… C’est que je trouve tout intéressant et que nos pieds, dans le cas présent, portent des chaussettes grâce à celui qui en a eu l’idée, à celui qui l’a reprise, l’a améliorée, à celui qui transporte les chaussettes, à celui qui les vend, etc. C’est finalement un arbre ! Je viens d’apprendre que les premières chaussettes trouvées l’ont été au Danemark (sorte de chaussettes, car plutôt des protections des pieds), alors que les premières vraies chaussettes tricotées , on les a trouvées dans un sarcophage du temps des pharaons en 1400 avant J.-C. Mais on doit sauter jusqu’en 1589 quand le révérend William Lee, désirant aider sa femme à passer moins de temps à tricoter des chaussettes conçoit une machine, qu’il n’a pu avoir son brevet en Angleterre et que c’est le Français Jean Hindret qui lui redonne vie, vers les années 1660, via la première manufacture de bas de soie qu’il crée au monde ! Tout comme pour les chaussures, au début il n’y eut pas de différence entre la chaussette masculine et la féminine. J’en reviens au révérend anglais et fais le lien avec l’échelle de nos photos précédentes. Il a gravi les… vous devinez… ? les échelons ! Soit les traverses qui relient les barreaux ou montants. Et voilà l’origine de l’expression : Gravir les échelons. N’est-ce pas magnifique ?
Bien des informations proviennent du site Chaussettes.ch. J’ai parlé avec monsieur Bilat qui m’a dit que c’est lui qui a fait la recherche. Je l’ai félicité.
Complément d’information : le révérend a fait une paire de chaussettes pour la reine Elisabeth I et lui a fait part de sa machine et de l’avantage qu’elle présentait. On le sait, Elisabeth I a été une femme remarquable et si elle a remercié le révérend-entrepreneur, elle n’a pas donné l’autorisation de reproduire la machine parce qu’elle aurait supprimé bien des emplois ! C’est une attitude tellement surprenante à cette époque… et dont on devrait s’inspirer… qu’elle me coupe le souffle. C’est donc en France que la machine a vu le jour avec l’effet de la suppression de revenus pour bien des personnes. La vie est compliquée et on ne sait ce qu’on aurait pris comme décision si on avait vécu à l’époque. Le principal dans mon cours est de se dire que quelqu’un a pensé à protéger les pieds et qu’on leur doit une partie de notre bien-être.
Je retombe sur mes pieds ! Je veux dire par là qu’il y a un lien avec le sens du cours. Le langage est le moyen qui nous permet de communiquer en nous servant d’un code commun. Lors de la session précédente, nous avions gardé les expressions liées aux pieds qui pouvaient nous aider à avancer dans la vie et avons évité celles liées à des problèmes. Voici donc que l’origine des chaussettes nous permet de nous enrichir :
Gravir les échelons. c’est parcourir progressivement les différentes étapes qui nous permettent d’avancer. Il y a bien des façons de le faire, on le voit sur la photo !

La roue de la vie. En faisant le montage, je me rends compte qu’il ressemble à la roue de la vie : la vie tourne, la vie change et c’est l’égal d’un kaléidoscope dans lequel nous nous devons de rester nous-mêmes, quelle que soit la situation.
Wikipédia. Après avoir joué avec les images, composé la photo et laissé naître le mot kaléidoscope dans mon esprit, je me tourne vers Wikipédia qui rappelle que ce mot vient de trois mots grecs : » kalos, « beau », eidos « image », et skopein « regarder ». On l’a vu avec les chaussettes, ici aussi, je me demande qui je dois remercier pour avoir iventé cet instrument et c’est l’Écossais Sir David Brewster, un physicien, qui en 1816 (il portait déjà des chaussettes !) l’a inventé. En fait, il faisait des études sur la polarisation de la lumière par réflexion et le kaléidoscope lui est « tombé sous les yeux » pour ainsi dire. Voici une phrase qui dit autrement (c’est un vrai jeu de kaléidoscope) ce que je dis dans le paragraphe au-dessus . » Il (le kaléidoscope) donne ainsi une figure réconciliant les termes apparemment opposés de la permanence et du changement, de l’identité et de la différence. » Le kaléidoscope fascine parce s’il y a un nombre fini d’éléments dans un espace donné, les combinaisons sont incalculables. C’est aussi un symbole que l’on peut appliquer dans notre vie : reprendre nos affaires, au propre comme au figuré, leur donner d’autres places, les mettre en avant ou en retrait, les agencer différemment, c’est tout un monde ! Merci, David Brewster.
En l’occurrence, les pieds des participantes au cours sont toujours les leurs, mais ils sont plus mobiles, ont plus de liberté, ont gagné en présence. Je retombe une nouvelle fois sur mes pieds !
Liens vers :
- À vos pieds ! Description du cours ;
- À vos pieds et participantes ;
- Une montre en forme d’anneau et des pieds par Zully ;
- Pieds enrubannés ;
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