Fête d’automne d’Hauterive – 2024

Cette fête est un réseau social, un vrai !

Qu’est-ce qu’un réseau ? et un réseau social ? Un réseau est un rets, un filet, un tissu de mailles. On l’aura compris, ce sont des fils qui se croisent et qui composent un tout. On peut utiliser le mot tant au propre qu’au figuré et donc on peut avoir un réseau ferroviaire et un réseau social. Prendre le train est utiliser un réseau social ! Notre fête d’Hauterive est un réseau social parce que ce sont les gens du village et les invités qui se croisent, se parlent, font des échanges de toute sorte. Cette fête est représentative d’un vrai réseau social. Je ne dis rien sur les autres réseaux prétendument sociaux parce que c’est inutile.

L’organisation de cette manifestation (réseau social) est le fruit de l’Union des Sociétés locales d’Hauterive (USLH). J’aime ce nom bien français, sans anglicisme. C’est, une nouvelle fois, Sylvain Villars, membre du comité, qui a repris le contact et qui a apporté sa table, son chevalet et ses chaises pour que je puisse travailler.

J’ai eu deux emplacements, le premier à gauche et le second à droite, devant la Galerie 2016, lieu d’il y a deux ans, lors de la fête précédente. Je me suis retrouvée « à ma place ».

Deux emplacements, deux vies ! À ma grande surprise, certaines personnes m’ont dit que la fois précédente j’avais été devant la galerie. Je n’ai pas imaginé qu’ils puissent se rappeler, et pourtant…

Deux fêtes mais pas pareilles. Une fête comme celle-ci dépend de la météo, de ce qu’il y a eu avant, du sommeil de chacun, de tellement d’événements… Toujours est-il que la fois précédente, j’avais eu du monde sans arrêt depuis mon arrivée vers 10 h et que j’étais partie avant le cortège, soit vers 15 h. Cette fois, j’ai eu l’impression que les enfants étaient partis. J’en ai profité pour héler une dame qui passait devant moi avec de magnifiques bras hâlés et un très beau sourire. Comme elle devait aller travailler, on n’a pas fait très long, mais voici le résultat à droite. La dame a bien aimé le maquillage et, après son travail m’a apporté des mirabelles cueillies le matin dans son jardin ! (voir photo tout en bas de l’article) Cela a été une belle surprise ; surprise d’autant plus grande que lorsque j’en ai offert à mes canaris en volière, ils les ont mangées. C’est une autre surprise de taille parce que cela fait des années que j’ai des canaris mais que les générations actuelles (… j’ai 19 oiseaux dans ma volière) ne mangent pratiquement pas de fruits. C’est curieux ; mais, les mirabelles de la dame ont été un régal pour eux. Est-ce que c’est parce que ce sont les fruits de la dame ou parce qu’ils sont altaripiens ? ou la combinaison des deux ?

Expériences avec les enfants. Je suis toujours émerveillée par le vocabulaire des enfants, par leurs appréciations, leurs commentaires et surtout par les yeux brillants lorsqu’ils regardent dans le miroir leur maquillage. Ce sont des personnalités bien faites. Parfois, les mamans ou papas disent : « Que tu as un beau maquillage !  » Je m’empresse de préciser que c’est un tout, le maquillage est beau parce que l’enfant est beau, le maquillage n’est qu’un miroir de la personne maquillée. Souvent, après l’explication, l’enfant me regarde et me dit par les yeux que j’ai tout compris. Ce sont de très beaux moments.

Galerie 2016. Je me déplace et m’installe, grâce à l’aide de Sylvain Villars et de Philippe Du Pasquier, le galeriste, devant la galerie. Je me retrouve presque en famille. De plus, j’ai un moment avant la fin du cortège et je peux jeter un coup d’oeil aux tableaux exposés. Ils sont l’oeuvre de peintres du village. En effet, la galerie a souhaité fêter ses 50 ans en exposant des artistes locaux. C’est une belle idée. Je parlais de réseau social, la galerie est un réseau social à l’intérieur du réseau villageois. C’est la théorie des ensembles et des réseaux ! Si on ajoute que le réseau de la galerie s’étend hors du canton… la tête tourne !

Un tableau de Katarina Uebelhart m’a fascinée, c’est le monde réel et celui de l’imagination ou le croisement de deux mondes. L’artiste utilise la toile et le papier mâché. C’est une réussite.

Maquillage et peinture. Deux fillettes me demandent comment je fais mes maquillages. Je dis que je ne sais pas vraiment. J’ai bien un genre à moi mais, je ne sais pas ce que je vais faire à quelqu’un qui se tient debout devant moi, cependant dès qu’il est assis et que j’ai le pinceau en main, quelque chose se passe et le motif part. Elles regardent les photos de maquillages que j’expose et je leur demande si elles ont déjà vu l’exposition de la galerie. Ce n’est pas le cas. Elles hésitent à entrer. Je vais avec elles et à un moment donné l’une d’elles tend le bras pour montrer un tableau et je leur dis que l’on peut regarder avec les yeux et imaginer qu’on entre dans le tableau sans le toucher. Philippe s’approche et dit la même chose que moi. Les fillettes comprennent et ont la chance d’avoir Rosmarie Gaschen, secrétaire et trésorière de l’association de la galerie comme guide. Quelle chance pour leur première visite dans un tel lieu ! À leur sortie, elles ont dit qu’elles avaient beaucoup aimé Le Cheval, aussi une oeuvre du même peintre que j’ai admiré. Vous voyez, il n’y a pas d’âge pour être du même monde.

Philippe et André Gerber, père du vigneron-encaveur, Alain Gerber, à Hauterive. La photo n’est pas très nette, je suis navrée, mais je ne résiste pas à la mettre parce que la tenue de Philippe est un régal pour les yeux.

Nouveau métier. J’aime avoir de nouveaux métiers. Il se trouve que Philippe a dû s’absenter de la galerie un moment et qu’il m’a priée de renseigner les visiteurs qui se présenteraient en son absence. Je suis donc devenue préposée aux portes. C’est une autre marque de confiance qui me ravit.

Une admiratrice ! La fillette qui figure en bas de la photocomposition ci-dessus est revenue et m’a dit qu’elle aimait telle et telle photo de mes maquillages exposés et qu’elle aimait les rubans de ma tresse et « tout ce que vous faisez ! » C’est le plus beau compliment que j’ai reçu. J’ai fondu !

Des délices. Il y avait des glaces… absolument délicieuses. Voici une photo.

Elles s’appellent « Les Délices de Marguerite ». Une fois qu’on les a goûtées, on rêve de Marguerite !

Les tournesols. Les stands avaient été décorés avec des tournesols. J’ai demandé ce qu’ils allaient devenir… Sylvain me les a gardés et ils ont fait les délices de mes oiseaux. Moi, j’ai eu des glaces ainsi que des mirabelles et eux des tournesols et quelques mirabelles…

Tournesols et mirabelles altaripiens !

Remerciements. Cela a été un plaisir de participer à cette fête où tout le monde est de bonne humeur, où les gens ses connaissent. Je me suis sentie chez moi. Sylvain et Philippe m’ont accueillie comme si le temps ne s’était pas écoulé. J’ai pu nettoyer mon pot d’eau et mes pinceaux dans la galerie. C’est une marque de confiance que j’apprécie ! Le président de l’USLH, monsieur Alain Perrenoud, est venu me saluer et j’ai été très touchée par son geste.

Je reprends la notion de réseau parce que j’avais remarqué, la première fois que j’ai rencontré Sylvain, son langage soigné ; il m’avait dit qu’il travaillait à l’imprimerie Courvoisier-Gassman que je suis allée voir. Grâce à lui, je suis entrée dans l’histoire suisse de l’imprimerie. J’aime l’histoire et j’aime les entreprises qui s’intègrent dans le tissu social. C’est le cas de l’imprimerie. En ce qui concerne la Galerie 2016, j’ai connu son fondateur, Alain Petitpierre, qui a été mon professeur de français à l’école secondaire et qui m’avait fait une remarque sur un poète qui était le sujet d’un travail que j’avais présenté. À l’époque, je n’avais pas compris. Comme Philippe m’a dit que monsieur Petitpierre était toujours de ce monde, je suis allée lui rendre visite. Nous nous sommes reconnus tout de suite et on s’est parlé comme si on avait été en classe. Il m’a éclairée en deux minutes. Il était parfaitement présent et cela a été un cadeau. De plus, feu mon ami, André Oppel, a vécu à Hauterive. Ce sont des liens qui me font me sentir du coin.

Ah, je n’ai pas encore dit que je figurais sur l’affiche de la fête ! Cela a été une belle surprise pour moi et m’a fait le plus grand bien. Je remercie les organisateurs d’y avoir pensé ainsi que ceux qui l’ont composée.

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