
L’annonce est parue dans ArcInfo. Comme dans tous les cas, les membres de la famille sont cités pour dire leur chagrin. La personne en tête de liste est feu son mari. Je n’avais jamais vu la façon dont la famille de madame Schneitter a choisi de le mentionner :

C’est si joli ! Il n’est plus là, mais il est là. En effet, il est parti en novembre 2020 et n’avait pas voulu l’annoncer. Lui et sa femme, deux figures de mon Neuchâtel d’autrefois qui ont quitté cette dimension. Cela me fait un vide, même si la relation avec leur fille Laurence et le beau-fils Michel sont excellentes.
Le départ de madame Schneitter. Je passe à la droguerie dire un mot à Laurence au sujet du départ de sa mère et elle me raconte qu’elle est partie tranquillement. Elle a précisé que lorsqu’elle l’avait vue au début du mois de janvier, après une grippe, son visage lui a dit qu’elle allait partir. Quand on a une pareille sensation, il est évident qu’on voudrait éviter ce moment mais il donne aussi du temps pour se préparer. Laurence me dit ne pas avoir de prémonitions ni de signes de l’autre monde, néanmoins, il s’est passé une chose qu’on peut attribuer au hasard bien que certains disent qu’il n’existe pas. Une certitude pour moi, c’était un signe pour Laurence qui sait entendre, c’est physique, il n’y a pas de mystère !
Le signe . Une dame d’origine roumaine va à la droguerie et raconte à Laurence qu’une fillette de quatre ans (ils habitaient en Roumanie), un jour elle est venue dire qu’il fallait dire quelque chose à Mihai après l’incendie de son village qui avait eu lieu à telle date. La maman raconte que personne ne comprenait ce que la fillette racontait, mais cette dernière insistait. Les parents font des recherches, effectivement dans le village en question il y avait eu un incendie et donc ils décident d’aller avec la fillette sur place et cherchent le fameux Mihai. La fillette, qui ne savait pas quelle tête avait ledit Mihai, est allée directement vers lui et lui a dit : « Je n’ai pas eu le temps de te dire au revoir, mais tout va bien ! » Une fois que la fillette a délivré le message, elle n’en a plus parlé et quand on essayait de lui rappeler l’affaire, elle ne savait pas de quoi il s’agissait. Laurence s’est dit que cette histoire était pour elle.
Résultat du signe. C’est ainsi qu’elle a eu l’idée d’enregister un message d’adieu de la part de ses deux enfants pour leur grand-maman. Madame Schneitter était dans le coma, mais au moment où elle a entendu la voix du premier fils de Laurence, son corps a tressailli. Cela a été un moment fort. Elle s’en est allée une heure après. On peut dire ce qu’on veut, il y a des ressentis et bien des personnes présentes se sont dit que madame Schneitter avait besoin d’entendre l’au revoir de ses petits enfants.
Un parfum. C’est à ce moment que la jeune droguiste Jennifer nous dit que lorsque sa grand-mère est partie au ciel, sa famille est allée habiter la maison. Ils l’ont bien nettoyée, aérée et fait tout le nécessaire pour leur installation. Mais, chose curieuse, de temps en temps, l’odeur du parfum de la grand-mère se répand dans la maison. C’est une façon de leur dire qu’elle est toujours là. Précisons que personne d’autre que Mémé n’utilisait ce parfum
Les grands-‘parents. Laurence, entendant la façon dont Jennifer appelait ses grands-parents, dit que chez elle c’était Papy et Mamy et que le jour où elle a appris qu’ils avaient de « vrais » prénoms, cela lui a fait drôle.
Ah… monsieur Schneitter et madame Schneitter avaient aussi un prénom ? C’est un peu la question que je me suis posée en lisant l’avis. Il y a une différence entre Laurence et moi : pour l’enfant qu’elle était, Papy et Mamy incarnaient des personnes, pour moi monsieur Schneitter et madame Schneitter, même si logiquement ils devaient avoir un prénom, leur identité était liée à la droguerie. Je n’ai jamais eu l’idée de leur demander comment ils s’appelaient. Je n’ai connu les prénoms de monsieur Schneitter que lorsque j’ai rédigé l’article sur lui et la droguerie en 2020 ! Celui de sa femme est arrivé maintenant. Le fait de connaître leur prénom me les rend plus proches. Ils avaient tous les deux un caractère taquin. Monsieur Schneitter de façon plus marquée et j’imagine que c’était lui qui menait la barque à la maison…
Les commerçants de Neuchâtel. Autrefois, lorsqu’un événement concernait la ville, les médias allaient demander leur point de vue à Margot, Walder, Schneitter. Aujourd’hui, la vie a changé.
Liens vers :
- Le commerce au centre-ville .3 et la droguerie Schneitter ;
- Pierre Dubois parti au ciel ;
- Denis Froidevaux parti au ciel ;
- Madame Brodard s’en est allée au marché du ciel :
- Histoire de départ au ciel 1 – Histoire 2 ;
- Histoire d’une bise et Jacques de Montmollin ;
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