Spectacle pour Roger Peeters et son ami d’études Marcel

Marcel est venu en Suisse il y a quelques années et il voulait avoir de la peinture sur le corps. Il est le premier sur lequel j’ai fait du body painting. Un garçonnet de cinq ans qui passait par là, l’a appelé l' »Homme bleu ».

Chronos… le temps… Il passe si vite. Cela remonte à plus de trois ans… Je me réjouis de revoir Marcel qui vient rendre visite à Roger et invite les deux amis pour un spectacle. J’admire les personnes qui maintiennent vivants les liens pendant des années.

Public. J’ai un public de choix : Roger est ingénieur en mécanique, créateur de la montre « Hooke and Huygens« , un homme d’une grande culture et Marcel est un développeur de programmes avec un bon bagage culturel aussi.

Roger. Je suis fière de l’avoir rencontré et de participer, dans un toute petite mesure, à son aventure horlogère. Quand même, il a produit, pour la première fois dans l’histoire de l’horlogerie une montre en forme annulaire ! Inutile de préciser que son centre est vide et que le mouvement fait le cercle. Alors, si Roger a pensé que je pouvais lui tenir compagnie au stand de Genève quand il a montré publiquement sa montre… Ce n’est pas rien !

Spectacle. Il se passe très bien ; le public participe activement. J’ai des numéros interactifs et les échanges avec eux sont très intéressants et révélateurs ; je les garde pour moi. À la fin du spectacle, Marcel dit que cela a été magique. Il a beaucoup aimé la danse avec les voiles et Les Roses de Picardie. Quant à moi, le fait de danser pour un public, initié ou pas, me met dans un état de fébrilité et cette fois, j’ai senti tellement fort l’attention du public entrer dans les gestes que je faisais que je n’ai plus su où j’étais et pendant un moment, j’ai dû improviser. À la fin de la danse j’ai rappelé que mes spectacles sont intimistes et que dans l’intimité d’un cercle restreint comme celui d’une famille ou d’amis, il se passait des choses qui restaient entre nous. Cela m’a permis de dire que je m’étais perdue… « On n’a rien vu ! », ont-ils dit. – « Non, mais moi, je sais ». Alors, j’ai refait la danse. Dans les grands spectacles, il arrive toujours une chose ou une autre et la chose passe. Dans mon cas, je peux remettre la montre à l’heure (!), pour rester dans le langage horloger. Décidément, je suis bien neuchâteloise !

Après le spectacle. Nous avons bu du Mauler rosé avec un en-cas que j’avais préparé. Lorsque j’ai soulevé la nappe qui le recouvrait, Roger et Marcel ont été agréablement surpris.

J’aime le français et si certains écrivent « salle de bains », je suis le raisonnement de ceux qui pensent que si on écrit « salle d’eau », on doit écrire « salle de bain ».

La surprise ! Quand j’invite un public, je ne m’attends pas à recevoir de cadeau ; surtout pas de plante ! Je suis dans une période où je me demande où est mon rôle… Le fait de recevoir une plante est comme un signe du destin qui me dit que je suis responsable d’elle et que l’aventure continue.

Curieux. J’ai aussi reçu une plante, de la même couleur, rose, lors de mon dernier spectacle présenté aux membres du comité du Passeport vacances de Neuchâtel. Je dis curieux parce que ces temps-ci, chose nouvelle, je m’habille passablement en rose. Alors, peut-être que je vois la vie en rose et que la vie me voit aussi en rose !

Liens vers :

Laisser un commentaire