Danse classique et imagination : travail avec les participants.1

(En cours)

C’est un leitmotif, je propose un cours et ce sont les participants qui lui donnent la couleur !

cette foois-ci, Il s’agit de vivre les mouvements au travers de divers sujets traités : pour cette session, nous avons choisi l’eau ; nous sommes « eau » ou nous « sommes dans l’eau » ou encore l’eau est autour de nous. C’est passionnant.

L’eau. L’eau est un élément fondamental dans notre existence ; si elle représente 60 à 70 % de notre poids, du point de vue des molécules, elles sont à 99,6 % des molécules d’eau ! Il y a des théories qui disent que l’eau est arrivée sur Terre par des météorites, et d’autres qui disent qu’il y en avait déjà. Le fait est que l’eau est curieuse, elle est le seul élément qui en gelant augmente de volume et flotte. Nous le constatons tous les jours et prenons cela pour un état normal, mais c’est l’exception, c’est vraiment curieux.

Voici un personnage devenu « eau ». Il a partout de l’eau, à certains endroits, elle fait des bulles, à d’autres elle est plus condensée, à d’autres encore, elle est claire, et à d’autres places elle est foncée. Selon les jours, le mouvement que l’on fait, elle est comme ceci ou comme cela et c’est ce qui constitue la matière du cours. C’est absolument passionnant !

L’une des participantes s’exprime : « En mouvement, je suis attentive à mon monde intérieur et je cherche à percevoir comment je ressens l’eau en moi. Chaque expérience est différente. En dansant au son d’une musique intégrant le bruit de l’eau, je peux ressentir l’eau soit en moi, soit à l’extérieur de moi, soit je suis immergée dans l’eau ou encore je deviens l’eau moi-même ».

C’est cela même : chacun vit à sa façon un même élément et la façon aussi varie d’une fois à l’autre ou d’une musique à l’autre.

Voici une expérience intéressante vécue lors de la même session sur un même morceau de musique. Il n’y à qu’à lire, il n’y a rien à ajouter :

  • j’entends le bruit des vagues derrière la musique et je perçois un temps maussade avec une mer qui s’agite. Ensuite j’imagine mon corps se remplir d’eau des pieds à la poitrine, comme un verre dans lequel on verse un liquide ;
  • je suis les vagues mais la mer est mécontente, contrariée ; les vagues s’agitent en mouvement de protestation, d’exaspération ;
  • je suis la mer, les vagues s´elèvent de plus en plus haut avec fierté, force et puissance.

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Danse classique et imagination. Annonce du journal Arcinfo, 2022.

Remerciements très spéciaux au journaliste David Maccabez qui a présenté mon activité dans l’édition du 18 février 2022 d‘Arcinfo. Il en fait l’annonce lors de la reprise des activités sportives de Midi Tonus, Service des sports de la Ville de Neuchâtel, après la période de restrictions sanitaires dues à la pandémie.

Remarque sur la typographie : dans le titre, le nom du journal de Neuchâtel devrait être écrit en italique, mais le logiciel de cette plateforme n’en donne pas la possibilité. Il est limité à plusieurs autres égards. C’est dommage, parce que les gens lisent et copient en pensant bien faire… Vous aurez remarqué que dans le premier paragraphe Arcinfo figure en romain, vous l’avez deviné, c’est parce que le reste du texte est en italique. Dans le corps d’un article on peut jouer avec les polices, mais pas dans le titre.

Voici l’article :

Le cours apparaît au milieu du texte et surligné en couleur pêche.
Suivent les renseignements pratiques pour Neuchâtel et la signature du journaliste avisé.

Remerciements au journaliste pour avoir mis en exergue mon cours. Je trouve aussi intéressante la façon dont il rédige le libellé. Dans mon cours, je conserve les mouvements purement classiques, ceux qui suivent l’école russe mais que je fais vivre au travers d’éléments comme l’eau, le vide, la chaleur, le vent, etc. Il s’agit de voir comment le participant vit ces éléments dans son corps. En lisant la description de David M., je me dis qu’il a aussi raison. C’est vrai, si la personne qui vient au cours a réussi quelque chose dans son travail, a résolu une affaire privée, la façon dont il vivra l’élément choisi en aura la couleur. Si la personne a quelque chose qui n’est pas résolue et le préoccupe, il y a de fortes chances que cela ressorte dans son ressenti. Alors, je remercie le journaliste qui a apporté un éclairage inattendu et pertinent.

Sous peu, il y aura un article sur les expériences vécues dans ce cours. Là, nous aurons un trésor parce que si un pas de danse classique n’a qu’une seule forme correcte, les ressentis sont tellement variés que j’en suis parfois émerveillée.

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Autres cours donnés dans le cadre de Midi Tonus :

Fête de la danse à Neuchâtel 2022

La vie reprend son cours !

Samedi 14 mai, je propose trois cours qui ont lieu au Théâtre du Passage. Voir bref descriptif un peu plus bas et l’horaire de tous les cours en fin de texte.

Dimanche 15, je présente deux danses : Au temple, une danse qui se déroule à l’intérieur d’un temple et Approche !, un tango.

Atelier de mouvement pour le corps et l’esprit, de 11 h à 11 h 45 : ici les participants interprètent ou jouent avec un poème inspiré des haïkus. Voici un extrait de l’article que je lui consacre  » En alliant mouvement, histoires de vie, visualisation, cheminement et transformations, l’interprétation d’un poème nous permet de communiquer avec nous, notre propre histoire, nous y promener en la voyant différemment. Le fond de l’affaire étant la pensée ». Ce cours s’adresse à des adultes.

Danse classique et imagination samedi 14 mai, de 12 h à 12 h 45 : il s’agit de vivre les différents mouvements de la danse classique au travers de divers sujets traités : l’eau, le vide, les cellules, etc. Ce cours s’adresse à des adolescents et adultes.

La valse comme chemin de vie, de 17 h à 17 h 45. On le sait, la valse se danse à deux et nous vivons tout le temps à deux, ne serait-ce que l’environnement et nous, le vendeur et nous, la vie et nous. Il s’agit de danser sur un même rythme ou il y a disharmonie, il s’agit de tendre vers l’union, l’unité, le Un. Ce cours s’adresse à des adultes.

Voici le papillon officiel des cours : pour lire tout le texte, déroulez le menu en glissant le curseur sur l’image. Je figure une fois en jaune, puis en vert et pour finir en blanc. Quand on parle d’alternance… Le sujet est aussi traité pendant les cours ; en fait, tout est prétexte à interprétation, c’est nous qui en sommes les auteurs ; sujet passionnant !

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Knut fait un livre-photo sur Zully : « Traces de danse » (en cours)

C’est la surprise de fin d’année 2021 ! Knut m’invite à boire un chocolat chaud chez Schmidt et il m’offre le livre !

J’ai mis du temps à assimiler l’affaire et donc à écrire cet article. Quand Knut m’a tendu le livre, cela m’a fait comme un coup dans le ventre. J’ai saisi ce que veut dire l’expression « être estomaqué ». Cette locution a pris vie en moi à ce moment-là. Je la connaissais intellectuellement, maintenant, je l’au aussi vécue. C’est fort.

Une exposition, un livre. Cela fait un moment que Knut m’a dit qu’il avait l’intention de faire une exposition avec les photos qu’il avait pris de mes danses. La pandémie s’en est mêlée mais aussi le calendrier du Centre culturel, où il pensait faire l’exposition. Il avait choisi ce lieu parce que ma collaboration avec ce lieu avait duré des années et que l’ambiance s’y prête. Il m’avait aussi dit qu’il ferait un livre. Puis, silence radio, comme on dit parce qu’il y a eu intervention virale.

Knut prhotographe, Knut éditeur, Knut indépendant. Voilà le dernier portrait de Knut. Il s’est dit que puisqu’il ne trouvait pas d’autre solution, il allait tout faire lui-même. Et il me donne le livre. Je vois le titre « Traces de danse ». Il m’en avait parlé, tout comme on mentionne quelque chose sans avoir une idée arrêtée, mais chez lui l’idée s’était arrêtée là. Je n’ai pas de mot à dire et en fait, le livre est bien représentatif du contenu. En regardant mes différents articles où Knut intervient, je m’aperçois que Knut avait publié des photos de la danse « Jeu de chaussettes » sous le titre « Traces de danse ». Sa première idée a pris bien des racines !

« Traces de danse » se divise en deux parties : une intitulée « Lumière blanche » et l’autre « Lumière noire », cela fait référence aux lumières sur scène et aux danses que j’interprète. Voici un échantillon des photos reprises dans le livre.

Danse « La Laguna »
Danse « Jeu de chaussettes »
Danse « Piano fantasque »
Danse « Les Roses de Picardie »

Toujours estomaquée ! Cela fait quand même une drôle d’impression. Knut est un excellent photographe ; la photo fait partie de son ADN et me voilà dans son livre, dans son premier livre !

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Spectacles en feu d’artifice pour fin 2021 et début 2022 (en cours de rédaction)

Année compliquée à bien des égards ; cependant, si je regarde les événements qui m’ont concernée, je ne peux que constater que j’ai fait des rencontres particulières, intéressantes, que des événements apparemment sans lien ont continué à trouver des points communs dans la toile de ma vie et que j’ai fini par une série de spectacles imprévus, mais que j’avais préparés parce que d’une façon ou d’une autre je sentais qu’ils devaient avoir lieu !

C’est cela même. L’espace temps se courbe et lie les événements de ma vie. (Une amie me dit qu’il faut préciser que j’interprète une danse, ce qui explique que j’ai la main gantée de rouge)

La synchronicité, les choses qui se lient les unes aux autres, c’est tout un festival que je vis ces derniers temps.

Tout d’abord, pour différentes raisons, je n’ai pas pu beaucoup m’entraîner. Toutefois, les cours que je donne dans le cadre de Midi Tonus m’ont tenue en forme. Puis, je me suis dit que le temps était venu de reprendre la danse; la danse est le fil rouge de ma vie (dixit Anne Kybourg dans le journal de la Ville) et elle réunit toutes mes passions : la langue, la musique, l’esthétique, le partage (de bien des façons) avec les autres. J’y retrouve la diversité, l’ordre, la créativité, les réparations, la mise en valeur d’objets parfois anodins, tout ce qui compose ma vie. Je dois aussi dire que lorsque je prends mes autres passions, par exemple la révision de textes, j’y retrouve mon même monde jusqu’à y voir à chaque fois une danse.

En cours de route. Reprendre un entraînement n’est pas toujours facile et il faut se dire que l’on va réussir, que les choses sont là, que de nouvelles cellules poussent tout le temps et que les choses ne peuvent qu’avancer. Cela a été le cas et c’est pour cela que je peux dire aux personnes qui perdent un peu la forme qu’on peut la retrouver. Parfois, de façon différente mais il y a toujours un approfondissement et si on ne fait pas des « exploits », on a plus conscience des mouvements, il y a un plaisir plus profond.

CInq spectacles. J’écrivais à un ami que j’allais faire des spectacles sans savoir, sauf pour le premier, qui allait pouvoir venir en période de pandémie. J’ai pris des rendez-vous pour faire des tests en prévision, toujours sans savoir quand j’aurais des spectateurs. Finalement, les choses se sont liées les unes les autres.

  • Premier spectacle, le 18.12.2021 : celui pour mes amis Frésard, c’est le spectacle qui était prévu ; M.Frésard avait été le comptable de la Fabrique d’horlogerie Froidevaux S.A., Neuchâtel. Je l’ai fait parce que ce couple ne sort plus et parce que le 18 décembre était le jour anniversaire du patron, René Froidevaux. C’est devenu une tradition ;
  • Deuxième spectacle, le 21.12.2021 : pour Claude Lienher et sa femme. Claude est la personne qui a fait bien des décorations et meubles pour mon studio et mon chez-moi. Le spectacle aurait dû avoir lieu en novembre, mais il s’est glissé ici ;
  • Troisième spectacle, le 23.12.2021 : pour Katia, une amie russe de courte date qui est venue avec son mari, Christian. Il se trouve que ce jour-là, Roger Peeters, l’ingénieur ingénieux qui lance sa propre marque de montres, s’occupait du son et que Christian a vécu au Japon quelques années. Roger, quant à lui, y a passé une année et travaillant tous deux dans l’informatique, ils se sont trouvés bien des points communs. C’est simple, ce sont eux qui ont « mené » la conversation. Cela s’est passé autour d’une bouteille de champagne moldave, nouveauté tant pour Roger que pour moi ;
  • Quatrième spectacle, le 30.12.2021 : pour l’anniversaire de Sonia Bétrix, participante à l’un de mes cours de Midi Tonus, et son mari, Rémy. La veille, j’ai entendu deux hommes parler le russe alors que je montais à la gare, je me retourne, parle avec eux. Résultat : celui qui habite à Neuchâtel, Alexeï, est venu avec Iulia, sa compagne, au spectacle. C’est chose publique, je craque pour la langue russe ! Alexander et Iulia sont passionnés par les médias ; ils ont mis au point un logiciel spécial qui pourrait m’aider à mieux me faire connaître et à une autre connaissance récente ;
  • Cinquième spectalce, le 31.12.2021 : je passe apporter quelque chose au journal de la Ville, rencontre Françoise Küenzi, lui demande ce qu’elle va faire le 31 et organise un spectacle pour l’occasion.

La toile de ma vie. Ce qui est absolument fascinant pour moi, c’est de voir depuis des mois des événements apparemment sans lien s’unir tout à coup. Ainsi, c’est parce que j’ai rendu un service à M. Frésard que j’ai rencontré Alexeï et Alexeï travaille dans un domaine qui interpelle d’autres personnes de mon entourage ; c’est parce que je fais attention à un petit garçon au bord du lac que je rencontre Katia, que je découvre qu’elle parle le russe et qu’au spectacle j’apprends que sa mère travaille dans l’importation de montres – intéressant pour Roger- et que sa cousine est musicienne à l’ochestre de l’Opéra de Kishinau. Ceci peut paraître anodin, mais je prépare un article important sur ma collection de chaussons de danse et ai besoin d’informations. La cousine de Katia est d’accord pour faire le lien avec les danseurs.

Les événements liés en attirent d’autres !

Quant à Claude Lienher, je n’ai jamais pensé qu’il viendrait à l’un de mes spectacles. Seulement, c’était ma façon de le remercier pour les nombreuses choses qu’il a faites pour mon chez-moi et mon studio. Il m’a bien dit, en prenant place, qu’il s’endormait lors des spectacles. Sachant cela, je me suis demandé ce qui allait se passer. Finalement, il ne s’est pas assoupi ! C’est le plus beau des compliments qu’il pouvait me faire. Son esprit obervateur a pris note que tous les éléments exposés dans mon studio ont une histoire. Alors, il m’a envoyé le chasse-clou qui avait appartenu à son grand-père et que son père avait aussi utilisé ! En plus, il l’a gravé. Alors, à chaque fois que je l’ai en main, j’ai l’impression que je communique avec ces générations en même temps.

Solution à un problème récurrent pendant des années ! Vous vous demandez pourquoi un tel outil. C’est que dans mon studio des clous sortent leur tête du sol et lorsque je suis en chaussettes ou avec mes chaussons de danse, il y a des accrocs. J’ai utilisé le chasse clous, pour la première fois lors du quatrième spectacle. J’ai fait sonner la clochette que j’ai afin d’instaurer le silence et dans une atmosphère pleine de gravité, j’ai enfoncé, pour la première fois de ma vie un clou à l’intérieur de la planche. Ensuite, j’ai passé mon pied en chaussette par dessus, encore et encore. Un vrai plaisir !

Informations sur mon studio. Voilà donc que j’invite Françoise et elle me dit que c’est bien la première fois qu’elle y vient, mais que les petits escaliers qui y conduisent depuis le Théâtre du Pommier, elle les a montés régulièrement penant des années alors qu’elle était enfant. Elle allait voir sa grand-mère, Jeanne Berthoud, qui habitait tout en haut, dans la maison ! Moi qui aime les histoires des bâtiments, me voilà aussi servie. J’ai l’impression de voir sourire la dame à chaque fois que je vais à mon studio. L’horlogerie. Là aussi, je suis servie. Je lui raconte le rôle de René Froidevaux dans l’horlogerie et elle me dit qu’elle s’est occupée de la rubrique de l’horlogerie quand elle travaillait dans le journal local. L’horlogerie est devenue une racine puissante pour moi et je me réjouis d’écouter Françoise !

2022. Solutions inattendues. J’ai trouvé solution à fin 2021 avec le chasse-clou à un problème que je ne pensais jamais résoudre. Je trouve solution en 2021-2022 à un autre problème que j’avais depuis longtemps, bien que pour celui-ci, j’ai découvert en cours de route qu’il pouvait trouver une solution. Tout de suite le résultat : j’ai maintenant 200 canettes pour les 600 fils de ma machine à coudre Singer. C’est, paraît-il, à tort qu’on achète n’importe quelle canette pour une machine à coudre car elles auraient toutes leur personnalité et une fois ou l’autre l’ennui se fait sentir. Forte de cela, depuis que je suis entrée en possession d’une Singer, je n’achète que des canettes Singer. Il m’en fallait, on l’a vu, beaucoup et une fois que j’ai eu les ressources financières nécessaires, je n’ai pas trouvé de solution auprès des centres et magasins suisses consutlés. C’est « Les Coupons de Saint Pierre », Paris, qui m’ont sortie d’affaire en quelques jours. Ils ont dû commander, à leur tour, auprès de leur fournisseur et ils m’ont livré les outils tant recherchés. La vendeuse, Chrystelle, qui m’a servie m’a posé les bonnes questions et s’est assurée que le paquet serait livré. Elle m’a dit qu’elle ne faisait que son métier, toutefois, je sais que son service a été fait avec conscience et je lui suis reconnaissante. 

Un échantillon de mes fils rangés par couleur et chacun avec sa canette.

Spectacles 2022. Ce sont des rencontres particulières qui m’ont amenée à organiser d’autres spectacles.

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Spectacle décembre 2021 et l’horlogerie

Dans cette drôle de période qui se prolonge, je voyais le 18 décembre avancer à toute vitesse. C’est le jour anniversaire de feu M. René Froidevaux, le patron horloger dont je parle dans deux autres articles (voir liens en bas).

C’est vrai, l’horlogerie, racine de mon canton, est devenue aussi une racine pour moi tellement je suis touchée par les actions de M. Froidevaux.

Comme son comptable, M. Charles Frésard, et sa femme sont encore de ce monde et qu’ils ne vont plus à des spectacles, je me suis dit que j’allais en faire un pour eux. Ils ont eu la gentillesse de venir.

Je ne peux m’empêcher de me dire que M. Froidevaux est là aussi. C’est quand même son anniversaire !

Voici le programme :

Le spectacle a été très bien accueilli. C’est une chance que de toucher son public et cela a été le cas. De plus, mes amis connaissaient la chanson « New York New York » et comme ils étaient les seuls spectateurs, j’ai entendu leurs réactions. L’artiste que je suis est comblée.

Alors ce spectacle en cette période… J’avais envie, depuis un moment, de monter de nouvelles danses mais il y a eu des complications, d’abord cette atmosphère qui pèse et puis, ne trouvant plus le tissu que je désirais dans le seul magasin de tissus qui reste à Neuchâtel, j’ai passé commande à l’un de ces grands vendeurs sur la Toile. Déception totale. Je ne sais comment font les gens qui commandent des tissus et des habits de cette façon. Une photo c’est une chose, la dimension ou la taille sont bien mentionnés mais la qualité du tissu, son rendu, son effet… Dans le cas présent le tissu laissait passer la lumière et cela ne convenait pas du tout pour mon costume. Bref, il faudra que j’attende de retourner à Paris.

Reprise de danses. Alors, j’ai repris d’anciennes danses que j’ai modifiées pour l’occasion. Il y a parfois des choses que l’on peut reprendre telles quelles et d’autres qui n’ont plus le même goût. Cela a été le cas et je n’ai pu qu’avoir des remerciements pour mes amis Frésard qui m’ont permis de faire du neuf avec de l’ancien ; c’est bien la preuve qu’on le peut.

Le thé. Ensuite, nous sommes passés à table, si je puis dire. En fait, mon studio a bien une table, celle qui sert à poser les CD, les affaires pour les cours et cette fois-ci elle est devenue table pour le thé. Cela me touche, car la table a été dessinée par feu mon ami André Oppel, réalisée par feu le premier régisseur du Centre culturel neuchâtelois devenu Le Pommier maintenant et repeinte par moi. Bref, on s’installe, mais quand j’apporte les plats et les tasses, il faut revoir la chose et j’ai placé une nouvelle fois Mme Frésard pendant que son mari allait poser sa canne qui le gênait. Mme Frésard s’est vue toute seule et a demandé : « Et Charlie ? » C’était tellement joli. Ils vivent ensemble depuis X années et voilà que si l’un ne voit pas l’autre, il s’inquiète. De même, pour accéder à mon studio il faut descendre et monter à diverses reprises quelques marches et là c’est M. Frésard qui ouvre la marche et qui annonce ce qui arrive. C’est vraiment très joli, un autre genre de spectacle.

Du gui et du houx. M. Frésard m’avait passsé commande de ces deux articles auprès de Mme Brodard. Il se trouve que Mme Brodard est l’approvisionneuse en fleurs pour mes canaris les jours de marché, que je mentionne l’affaire une fois à M. Frésard et qu’il me dit qu’il connait les Brodard ! Bon, Neuchâtel n’est pas très grand, il faut quand même voir que dans ma vie bien des choses et des gens bien séparés ont des liens qui composent la toile de ma vie et je trouve cela fantastique. On dit que les gens qui passent de l’autre côté du miroir voient défiler leur vie, chez moi c’est quelque chose de semblable et de différent : je vois cette trame de ma vie si clairement que c’est comme si je la touchais ; elle me fait penser à cette trame qui règne dans l’espace et qui se modifie lorsqu’une planète bouge.

Je disais que grâce à mes amis Frésard j’avais repris des danses. Ces temps-ci, j’ai présenté d’autres spectacles et à chaque fois que je fais la danse chinoise, j’entends la voix de M. Frésard dire : « C’est beau ! ». C’est un honneur de pouvoir marquer une âme qui a beaucoup vécu, mais en retour, il a aussi touché la mienne.

Une information de plus sur l’activité de M. Frésard. Il a été caissier pendant 20 ans à la Showband Les Armourins. Il a fait des tours dans toute l’Europe ! Et comment faisiez vous avez le travail chez M. Froidevaux ? Ah, cela se passait en fin de semaine, répond M. Frésard. Je trouve cela magnifique, je le lui dis et mon admiration le rend heureux.

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Réflexions sur ma vie, sur la danse et indirectement sur ma banque UBS

J’ai, depuis quelque temps, l’impression que ce n’est qu’aujourd’hui que je comprends ceci ou cela. Ce « aujourd’hui », il faut le préciser, se promène avec les dates du calendrier qui avance. C’est ainsi que ce jour a son moment de lumière et que celui d’hier en a eu un autre et que celui d’il y a un mois en a eu un autre et qu’à chaque fois je me dis que c’est celui du jour qui prime ! C’est comme si c’était à chaque fois une nouvelle vie. C’est fascinant.

Je fais de l’ordre dans mes affaires. Mes affaires… j’en ai tellement… j’ai fait différents métiers et tous à fond et je pourrais les reprendre tous sans hésiter et à nouveau changer pour un autre sans hésiter car, je m’en rends compte aussi, ils se retrouvent tous les uns dans les autres sous différents aspects. Alors, j’ai beaucoup de choses à ranger, régler, réparer, revisiter.

Danse. C’est le titre que j’ai donné à un texte que je viens de retrouver que j’avais mis dans une vitrine de ma banque, bon « ma » n’est qu’une façon de s’exprimer, vous le savez, donc, du temps où « ma » banque exposait des travaux d’artistes. Ce jour-là, je dois m’être dit que j’avais compris ce qu’était le travail du maître de danse, car aujourd’hui, je m’exprimerais à peu de chose près de la même façon.

Pouvoir guider, pouvoir ouvrir des voies. Enseigner c’est cela, rendre service c’est cela. Quand je vois le résultat chez les personnes avec lesquelles j’ai traité, c’est un immense plaisir, car à mon tour, si je sais des choses, si je peux transmettre c’est parce que d’autres ont pris la peine de prendre soin de moi. Je saisis l’occasion pour les remercier tous en même temps.

Alors « ma » banque. Je la remercie de m’avoir offert la possibilité d’exposer, à plusieurs reprises, dans ses locaux.

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Spectacles de danse le 6 et le 7 mai 2021

Cela devient un leitmotif dans cette période si compliquée de notre histoire : contre mauvaise fortune bon coeur.

Une ouverture temporelle. Des spectacles peuvent avoir sous certaines conditions et je m’engouffre dans cette ouverture. C’est une chance !

Reprise et renouveau : cela faisait des mois que je n’avais présenté de spectacle. Le spectacle est quand même un exercice différent d’une répétition ou du travail quotidien. J’ai donc repris des numéros, des danses. Ils ont pris du temps à se remettre en place, mais une fois en terrain connu est venue la question d’un renouveau, d’un changement. Pourquoi ? On vit quand même des temps différents et mon public est composé de personnes averties. Il y a aussi le fait que je sens que je peux aller plus loin, et que je sens une certaine unité m’habiter. Une unité entre ce qui m’entoure et moi.

Mon public : comme je le disais, ce sont des personnes averties, des personnes qui me sont aussi proches et que j’ai invitées séparément. Il y a donc eu un spectacle une invitée et un autre pour une autre. Si c’est en partie pour respecter des normes – je suis quand même allée au-delà – c’est aussi parce que chaque personne est un monde et que ce sont des mondes dans lesquels je me sens bien. Ma représentation traite de thèmes peu usuels dans le cadre d’un spectacle et cela crée une atmosphère intimiste. J’aime cela.

Synchronicité. Il y a aussi le fait que j’ai récemment modifié l’allure de la salle grâce à un ami, Roger Peeters. J’insiste sur son aide, car il y a des changements inattendus dans la vie et parmi eux des heureux. Le changement d’aménagement de ma salle en fait partie et j’avais envie de présenter, dans ce nouveau décor, des spectacles à des gens que j’aime. J’ai toujours eu un public choisi et tous ceux qui sont venus me sont chers, vraiment tous, mais cette fois-ci, j’avais besoin de gens qui connaissaient mon histoire et vivent, en quelque sorte, ce changement avec moi. Il me reste une troisième personne. Alors, les circonstances étaient mûres pour que je puisse présenter des spectacles dans mon nouveau décor d’autant plus que je passe moi-même par des changements intéressants. Tout cela arrive dans une même temporalité.

Les coupes à champagne sont toujours celles achetées avec mon amie Ileana Iliescu, ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Bucarest. Chez moi, tout fait partie d’un tout.

Le spectacle a été suivi d’un verre et d’un encas. Je n’ai pas pensé à prendre la photo de la « table » du premier spectacle, et une fois que j’y ai pensé… Le temps ne revient jamais en arrière dans notre dimension… ce n’est pas comme une montre. Mais, c’était semblable et surtout, le Mauler rosé était là aussi. Pour moi, il apporte une note magique.

Spectacle-exercice : comme je le disais, cela faisait un moment que je n’avais présenté de spectacle et l’exercice est quelque peu compliqué du fait que je le présente seule. Pour le premier spectacle, j’ai eu la chance d’avoir Roger, le même Roger Peeters qui m’a aidée à donner un autre aspect à ma salle, et qui cette fois-ci a été l’ingénieur du son. Le second, je l’ai présenté sans lui et il faut tout minuter ! C’est faisable et l’atmosphère est tout aussi détendue et intimiste.

Fête de la danse 2021 – Neuchâtel

Une fois de plus l’expression « Contre mauvaise fortune bon coeur » est de mise !

Rien ne sert de se plaindre dans une situation, la pandémie, qui nous échappe et avec laquelle il faut composer pour le bien de tous, pas seulement du mien, ni de celui du copain, mais de celui de tous. Une fois de plus, le rôle de la pensée est primordial.

Cela tombe bien, les deux cours que je peux présenter samedi 8 mai au théâtre du Passage se prêtent à l’exercice. En cliquant sur le cours vous avez le descriptif :

1. Atelier de mouvement pour le corps et l’esprit est l’occasion de prendre conscience de la façon dont nous vivons les événements, les choses qui nous arrivent dans la vie. Cette fois-ci, je vais m’inspirer, en plus du poème traditionnel, de deux magasins en ville.

La première image fait partie du cours classique que je donne, un fleuve avec des eaux tranquilles, des turbulences, de la lumière, des ombres, des dégradés de vert. On traverse tout cela en musique et on a un portrait de la façon dont nous vivons la vie. Les images supplémentaires sont une autre façon d’entrer dans la vie. Elles proviennent du magasin de pêche le plus ancien de Suisse Au Pêcheur et d’un autre magasin dont j’attends l’accord pour la publication d’un article que je lui consacre. Ces deux magasins se trouvent au centre-ville de Neuchâtel.

2. La valse comme chemin de vie est un moyen de montrer que nous ne vivons jamais seuls. Les circonstaces par lesquelles nous passons actuellement nous obligeront presque à coup sûr à valser à distance. Mais c’est aussi une chance de devoir imaginer le partenaire.

La valse traditionnelle se danse avec un partenaire masculin et un autre féminin, l’un guide et l’autre suit. Quand même, il ne faut pas croire que l’autre ne fait que suivre. Il est ausi acteur et on le verra au cours. Dans le cas de figure que nous vivons de nos jours, avec la pandémie, il est bon de rappeler que nous ne sommes pas seuls et que dans toute situation nous sommes au moins deux : le magasin et moi – le transport en commun et moi – le journal et moi ; le voisin et moi, etc.

Scène du théâtre du Passage : c’est une chance que d’avoir cette scène pour nous. On pourrait ajouter le couple « le théâtre et moi » ! Si on voulait avoir tous les couples, on n’aurait pas le temps de les « danser », mais on pourrait résumer l’affaire à « le reste de monde et moi » ce qui est déjà mieux que « moi et le reste du monde ». On pourra discuter du sujet. Je me réjouis !

Si la curiosité vous démange, voici l’article Au Pêcheur.

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La Cave perdue – plafond et tableaux décoratifs

Ici aussi Roger Peeters, l’ingénieur ingénieux, intervient. Il dit que le plafond mériterait qu’on s’en occupe. J’y avais pensé mais pas trouvé de solution. Je vivais « avec ». Je raconterai une autre fois le bout d’histoire que je connais de mon studio.

Le plafond. Effectivement, sa vue laissait à désirer. Personne n’a proposé de solution. J’avais pensé à le peindre, mais de toutes façons les tâches d’humidité (le studio est taillé dans le rocher et lorsqu’il pleut, la pluie s’invite et laisse des traces), seraient revenues.

Du tissu. Roger fait une proposition pour mettre du tissu. La proposition a été surprenante, mais intéressante. Je réfléchis et de ses idées une autre naît dans mon esprit. Des crochets qui maintiennent le câble qui porte les rideaux, il va accrocher un autre câble et j’étendrai du tissu entre les deux bords. Cela donnera ceci :

Maintenant, je me sens comme dans un palais impérial !

Le palais impérial devient un bateau impérial selon où je me trouve. En effet, de loin, on voit une jolie forme convexe. Cela me donne l’impression d’avoir un palais impérial alors que lorsque je fais des exercices au sol et que je regarde le plafond, je vois des voiles car le tissu apparaît gonflé et je me sens dans un bateau impérial ; un bateau impérial qui me donne même la sensation de voguer dans l’univers, ce que tout physicien digne de ce nom ne pourrait nier. En tous les cas c’est un changement formidable et une fois de plus la notion du temps intervient : il me semble que les longues années que j’ai vécu avec un plafond « différent » ne sont plus là, il n’existe que cette voile qui me permet d’aller dans d’autres dimensions emportant le temps passé. Je suis bien dans une nouvelle ère. Je ne peux reprocher à ceux qui n’ont rien vu de ne rien avoir vu et je ne peux que remercier Roger de voir ce que d’autres n’ont pas vu.

Le travail qu’il y a derrière. Ce qui compte est le résultat. Mais pour y arriver, cette fois-ci il a fallu beaucoup de travail. D’abord, il a fallu trouver le tissu en plein confinement. Heureusement que j’avais des réserves du temps où je faisais des expositions avec mes masques et autres travaux artistiques. Il a fallu coudre des bandes de 5 m. J’avais assez de tissu pour trois, puis le miracle s’est produit et j’en avais pour quatre, mais il a fallu coudre des bouts ensemble, faire des ourlets, des angles. Or, la nuit, on le sait, tous les chats sont gris et mes tissus noirs n’étaient pas du même noir. À la lumière du jour… surprise malheureuse ; alors il a fallu découdre, changer des morceaux, les recoudre. Bref, j’en ai eu pour de très longs moments et plus de 1’000 m de fil !

Le travail encore derrière. Il a fallu laver les tissus avant l’emploi. J’en avais partout dans mon appartement en train de sécher. Puis, il a fallu les repasser avant de faire les coutures et pour cela trouver des astuces pour ne pas laisser de plis. Une fois les bandes faites, il a fallu les repasser à nouveau. Tout cela a duré des semaines. Parmi d’autres déplaisirs il y a eu deux aiguilles de la machine à coudre qui se sont cassées et deux fois le fil s’est encastré dans la machine. Cela m’a donné l’occasion de jouer à la réparatrice mécanique. Maintenant, je monte et démonte des parties de la machine quasiment les yeux fermés. Comme vous le voyez, dans la vie on n’arrête pas d’améliorer son CV !

Les tableaux décoratifs. J’avais aussi des planches recouvertes de tissu que j’utilisais pour mes masques, maintenant, j’y accroche des photos. Les photos faites par Knut, d’autres faites par moi et divers éléments décoratifs. Pour suspendre les planches, j’avais des ficelles. Roger a trouvé qu’on pouvait mettre du fil de pêche et cela me conduit Au Pêcheur, le magasin d’articles de pêche le plus ancien, non seulement du canton, non seulement de Suisse romande, mais de la Suisse entière ! Le patron, Denis Demange, est un homme à l’écoute des clients et c’est un plaisir que de parler avec lui. J’ai une rubrique dans ma plateforme qui traite du commerce au centre-ville. Les conversations avec M. Demange se sont transformées, tout naturellement, en un article sur le magasin. Bref, il me sort d’embarras, car le fil nylon de pêche que j’ai utilisé avec succès dans d’autres domaines s’est révélé… très plastique… soit, il n’a cessé de s’allonger et mes tableaux suspendus allaient peu à peu toucher le sol.

M. Demange me procure un autre fil de pêche et voici le magnifique résultat. Je lui suis reconnaissante car dorénavant, je vais avoir recours à cette solution. C’est ainsi que l’on avance dans la vie, on emprunte à droite et à gauche des solutions. Je ne peux que remercier M. Demange.

Le travail derrière, ici aussi. Suivant les conseils reçus, j’avais enlevé les vis à bois sur les panneaux, mis des punaises au dos et là… pour savoir exactement à quel endroit le panneau était suspendu… et quand un côté était fixé, l’autre sautait… mais, une fois de plus, quand le résultat fait plaisir, les déplaisirs précédents disparaissent.

Autres tableaux. On y voit Ileana Iliescu, ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Bucarest. (photo à venir)

Un miroir qui me procure de très grands plaisirs.

Un selfie. Une fois n’est pas coutume. C’est le hasard qui l’a voulu. Je voulais prendre les reflets du miroir et me suis photographiée.

Et on revient à la scène avec ses rideaux noirs et ses rideaux rouges.

La morale, le sens, le symbole ? C’est que des changements peuvent surgir alors que l’on ne s’y attend plus ou pas du tout. Je m’étais habituée à un paysage qui n’était pas à mon goût, mais je n’ai pas vu de solution. Il a fallu les ressources innovantes de Roger pour m’aider à voir autrement et le monde change. Cela me rappelle feue Sophie Piccard (je raconte son histoire aux paragraphes 6 et 7 du début de l’article sur Freddy Landry). Cet ancien professeur de mathématiques à l’université de Neuchâtel avait été brillante dans son métier mais avait tellement souffert qu’elle pouvait avoir des comportements que les autres ne pouvaient comprendre. Voilà que nous nous rencontrons pour parler et étudier le russe et qu’un jour – après que je lui ai donné un conseil – elle me dit qu’elle se trouve soulagée. Ce changement a eu lieu alors que son horloge avait fait bien des tours. Personne ne s’y attendait, d’autant plus que l’on dit qu’avec l’âge ceci et cela est difficile. Voilà que des changements inattendus et beaux se produisent quand même ! Ce moment-là est resté gravé en moi comme une leçon de vie. C’est à peu près similaire avec ce qui m’arrive.

Fin du montage ! Il y a eu bien des aventures entre temps : Franco, le papa d’anciens petits élèves est venu à ma rescousse, Martin, mon voisin anglais aussi a dégainé sa perceuse-frappeuse anglaise et j’ai tendu, rélglé le tissu une fois, deux fois, dix fois, et finalement un regard impérial a dit que c’était bon. Toute la scène est couverte et j’ai maintenant l’impression, quand je fais les exercices au sol, que je vogue dans un grand bateau impérial. C’est vraiment une nouvelle ère !

Les choses s’imbriquent de plus en plus les unes dans les autres dans ma vie. Aussi, la photographie – le plaisir de faire une photo pour elle-même – s’invite-t-elle ici.

La photo noir – blanc a un charme certain. Ici, je ne fais pas de montage de miroir, car il n’y en a pas besoin.

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