Fête de la danse 2021 – Neuchâtel

Une fois de plus l’expression « Contre mauvaise fortune bon coeur » est de mise !

Rien ne sert de se plaindre dans une situation qui nous échappe et avec laquelle il faut composer pour le bien de tous, pas seulement du mien, ni de celui du copain, mais de celui de tous. Une fois de plus, le rôle de la pensée est primordial.

Cela tombe bien, les deux cours que je peux présenter samedi 8 mai au théâtre du Passage se prêtent à l’exercice. En cliquant sur le cours vous avez le descriptif :

1. Atelier de mouvement pour le corps et l’esprit est l’occasion de prendre conscience de la façon dont nous vivons les événements, les choses qui nous arrivent dans la vie. Cette fois-ci, je vais m’inspirer, en plus du poème traditionnel, de deux magasins en ville.

La première image fait partie du cours classique que je donne, un fleuve avec des eaux tranquilles, des turbulences, de la lumière, des ombres, des dégradés de vert. On traverse tout cela en musique et on a un portrait de la façon dont nous vivons la vie. Les images supplémentaires sont une autre façon d’entrer dans la vie. Elles proviennent du magasin de pêche le plus ancien de Suisse Au Pêcheur et d’un autre magasin dont j’attends l’accord pour la publication d’un article que je lui consacre. Ces deux magasins se trouvent au centre-ville de Neuchâtel.

2. La valse comme chemin de vie est un moyen de montrer que nous ne vivons jamais seuls. Les circonstaces par lesquelles nous passons actuellement nous obligeront presque à coup sûr à valser à distance. Mais c’est aussi une chance de devoir imaginer le partenaire.

La valse traditionnelle se danse avec un partenaire masculin et un autre féminin, l’un guide et l’autre suit. Quand même, il ne faut pas croire que l’autre ne fait que suivre. Il est ausi acteur et on le verra au cours. Dans le cas de figure que nous vivons de nos jours, avec la pandémie, il est bon de rappeler que nous ne sommes pas seuls et que dans toute situation nous sommes au moins deux : le magasin et moi – le transport en commun et moi – le journal et moi ; le voisin et moi, etc.

Scène du théâtre du Passage : c’est une chance que d’avoir cette scène pour nous. On pourrait ajouter le couple « le théâtre et moi » ! Si on voulait avoir tous les couples, on n’aurait pas le temps de les « danser », mais on pourrait résumer l’affaire à « le reste de monde et moi » ce qui est déjà mieux que « moi et le reste du monde ». On pourra discuter du sujet. Je me réjouis !

Si la curiosité vous démange, voici l’article Au Pêcheur.

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La Cave perdue – plafond et tableaux décoratifs

Ici aussi Roger Peeters, l’ingénieur ingénieux, intervient. Il dit que le plafond mériterait qu’on s’en occupe. Je raconterai une autre fois le bout d’histoire que je connais de mon studio.

Le plafond. Effectivement, sa vue laissait à désirer. Personne n’a proposé de solution. J’avais pensé à le peindre, mais de toutes façons les tâches d’humidité seraient revenues.

Du tissu. Roger fait une proposition pour mettre du tissu. La proposition a été surprenante, mais intéressante. Je réfléchis et de ses idées une autre naît dans mon esprit. Des crochets qui maintiennent le câble qui porte les rideaux, il va accrocher un autre câble et j’étendrai du tissu entre les deux bords. Cela donnera ceci :

Maintenant, je me sens comme dans un palais impérial !

Le palais impérial devient un bateau impérial selon où je me trouve. En effet, de loin, on voit une jolie forme convexe. Cela me donne l’impression d’avoir un palais impérial alors que lorsque je fais des exercices au sol et que je regarde le plafond, je vois des voiles car le tissu apparaît gonflé et je me sens dans un bateau impérial ; un bateau impérial qui me donne même la sensation de voguer dans l’univers, ce que tout physicien digne de ce nom ne pourrait nier. En tous les cas c’est un changement formidable et une fois de plus la notion du temps intervient : il me semble que les longues années que j’ai vécu avec un plafond « différent » ne sont plus là, il n’existe que cette voile qui me permet d’aller dans d’autres dimensions emportant le temps passé. Je suis bien dans une nouvelle ère. Je ne peux reprocher à ceux qui n’ont rien vu de ne rien avoir vu et je ne peux que remercier Roger de voir ce que d’autres n’ont pas vu.

Le travail qu’il y a derrière. Ce qui compte est le résultat. Mais pour y arriver, cette fois-ci il a fallu beaucoup de travail. D’abord, il a fallu trouver le tissu en plein confinement. Heureusement que j’avais des réserves du temps où je faisais des expositions avec mes masques et autres travaux artistiques. Il a fallu coudre des bandes de 5 m. J’avais assez de tissu pour trois, puis le miracle s’est produit et j’en avais pour quatre, mais il a fallu coudre des bouts ensemble, faire des ourlets, des angles. Or, la nuit, on le sait, tous les chats sont gris et mes tissus noirs n’étaient pas du même noir. À la lumière du jour… surprise malheureuse ; alors il a fallu découdre, changer des morceaux, les recoudre. Bref, j’en ai eu pour de très longs moments et plus de 1’000 m de fil !

Le travail encore derrière. Il a fallu laver les tissus avant l’emploi. J’en avais partout dans mon appartement en train de sécher. Puis, il a fallu les repasser avant de faire les coutures et pour cela trouver des astuces pour ne pas laisser de plis. Une fois les bandes faites, il a fallu les repasser à nouveau. Tout cela a duré des semaines. Parmi d’autres déplaisirs il y a eu deux aiguilles de la machine à coudre qui se sont cassées et deux fois le fil s’est encastré dans la machine. Cela m’a donné l’occasion de jouer à la réparatrice mécanique. Maintenant, je monte et démonte des parties de la machine quasiment les yeux fermés. Comme vous le voyez, dans la vie on n’arrête pas d’améliorer son CV !

Les tableaux décoratifs. J’avais aussi des planches recouvertes de tissu que j’utilisais pour mes masques, maintenant, j’y accroche des photos. Les photos faites par Knut, d’autres faites par moi et divers éléments décoratifs. Pour suspendre les planches, j’avais des ficelles. Roger a trouvé qu’on pouvait mettre du fil de pêche et cela me conduit Au Pêcheur, le magasin d’articles de pêche le plus ancien, non seulement du canton, non seulement de Suisse romande, mais de la Suisse entière ! Le patron, Denis Demange, est un homme à l’écoute des clients et c’est un plaisir que de parler avec lui. J’ai une rubrique dans ma plateforme qui traite du commerce au centre-ville. Les conversations avec M. Demange se sont transformées, tout naturellement, en un article sur le magasin. Bref, il me sort d’embarras, car le fil nylon de pêche que j’ai utilisé avec succès dans d’autres domaines s’est révélé… très plastique… soit, il n’a cessé de s’allonger et mes tableaux suspendus allaient peu à peu toucher le sol.

M. Demange me procure un autre fil de pêche et voici le magnifique résultat. Je lui suis reconnaissante car dorénavant, je vais avoir recours à cette solution. C’est ainsi que l’on avance dans la vie, on emprunte à droite et à gauche des solutions. Je ne peux que remercier M. Demange.

Le travail derrière, ici aussi. Suivant les conseils reçus, j’avais enlevé les vis à bois sur les panneaux, mis des punaises au dos et là… pour savoir exactement à quel endroit le panneau était suspendu… et quand un côté était fixé, l’autre sautait… mais, une fois de plus, quand le résultat fait plaisir, les déplaisirs précédents disparaissent.

Autres tableaux. On y voit Ileana Iliescu, ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Bucarest. (photo à venir)

Un miroir qui me procure de très grands plaisirs.

Un selfie. Une fois n’est pas coutume. C’est le hasard qui l’a voulu. Je voulais prendre les reflets du miroir et me suis photographiée.

Et on revient à la scène avec ses rideaux noirs et ses rideaux rouges.

La morale, le sens, le symbole ? C’est que des changements peuvent surgir alors que l’on ne s’y attend plus ou pas du tout. Je m’étais habituée à un paysage qui n’était pas à mon goût, mais je n’ai pas vu de solution. Il a fallu les ressources innovantes de Roger pour m’aider à voir autrement et le monde change. Cela me rappelle feue Sophie Piccard (je raconte son histoire aux paragraphes 6 et 7 du début de l’article sur Freddy Landry). Cet ancien professeur de mathématiques à l’université de Neuchâtel avait été brillante dans son métier mais avait tellement souffert qu’elle pouvait avoir des comportements que les autres ne pouvaient comprendre. Voilà que nous nous rencontrons pour parler et étudier le russe et qu’un jour – après que je lui ai donné un conseil – elle me dit qu’elle se trouve soulagée. Ce changement a eu lieu alors que son horloge avait fait bien des tours. Personne ne s’y attendait, d’autant plus que l’on dit qu’avec l’âge ceci et cela est difficile. Voilà que des changements inattendus et beaux se produisent quand même ! Ce moment-là est resté gravé en moi comme une leçon de vie. C’est à peu près similaire avec ce qui m’arrive.

Fin du montage ! Il y a eu bien des aventures entre temps : Franco, le papa d’anciens petits élèves est venu à ma rescousse, Martin, mon voisin anglais aussi a dégainé sa perceuse-frappeuse anglaise et j’ai tendu, rélglé le tissu une fois, deux fois, dix fois, et finalement un regard impérial a dit que c’était bon. Toute la scène est couverte et j’ai maintenant l’impression, quand je fais les exercices au sol, que je vogue dans un grand bateau impérial. C’est vraiment une nouvelle ère !

Les choses s’imbriquent de plus en plus les unes dans les autres dans ma vie. Aussi, la photographie – le plaisir de faire une photo pour elle-même – s’invite-t-elle ici.

La photo noir – blanc a un charme certain. Ici, je ne fais pas de montage de miroir, car il n’y en a pas besoin.

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La Cave perdue – fonds de scène et la notion japonaise : « kai zen »

Ces deux mots japonais veulent dire « amélioration » et « travail » ; c’est une notion qui est devenue un mode de gestion dans l’industrie.

En japonais, on voit deux idéogrammes, mais la notion kaizen se présente comme un tout indiquant un processus continu d’améloration et avec des moyens peu onéreux. C’est Roger Peeters, l’ingénieur ingénieux passionné d’horlogerie, qui m’instruit dans ce domaine. En général, je ne me demande pas consciemment comment améliorer telle ou telle chose, simplement, il m’arrive assez souvent de reprendre les choses et de désirer leur rendre plus justice. Parfois cela se passe tout seul et parfois, je cherche une solution. Je veux dire par là qu’on peut toujours traiter mieux les choses, leur donner l’espace qu’il leur faut et – en tout cas dans mon processus – remercier ceux qui ont été les créateurs et intermédiaires de la chose qui est arrivée jusqu’à moi.

Réflexion faite, ce désir d’amélioration, je me dis qu’il vient de l’un de mes métiers, la danse classique. En ces temps de confinement, la réflexion s’invite volontiers et je me rends compte que c’est Maître Oprea Petrescu qui m’a dit un jour qu’on regardait une leçon à l’Opéra de Bucarest : « Tu vois cette danseuse ? Et celle-là ? C’est parce que leur consitution est différente qu’elles font le même mouvement de façon différente. Le mouvement est correct dans les deux cas, mais avec des moyens différents. D’ailleurs, regarde aussi les interprétations des danseurs, chacun a ses qualités qu’il met en avant ». Ces mots sont venus éclairer ce que je voyais sans savoir. Ils sont entrés en moi pour faire partie de ma vie. D’autres notions se sont greffées, mais le départ est là et Roger m’en donne une autre version. Je me dis que je pratique du kai zen mais pas de façon constante ou consciente. SI je regarde les autres articles que j’ai écrits sur le rangement, c’est bien cette notion qu’on y trouve. Cela me fait plaisir de partager quelque chose du monde d’un ingénieur ingénieux.

Mes rideaux de fond. Cette fois-ci, j’installe un nouveau rideau de scène et Roger s’occupe des travaux mécaniques. J’ai un fond noir depuis toujours ; j’ai installé, il y a près de deux ans, une partie d’un fond blanc qui suffisait pour faire des photos et cette fois-ci j’ajoute le reste pour en faire un fond de scène et un autre rouge pour compléter le jeu. C’est ici qu’entre en scène cette notion de kai zen qui s’associe chez moi à faire au mieux avec les moyens du bord.

Je reprends le dessin que j’ai fait pour l’article qui parle de la façon inattendue dont Roger utilise les épingles de sûreté.

Le câble d’acier sur lequel je suspendais les rideaux était un peu râpeux et j’en ai trouvé un autre gainé avec du plastique. Les anneaux d’accrochage des rideaux glissent bien mieux. J’ai maintenant trois câbles et trois rideaux de fond.

Les anneaux de suspension : j’en connais un rayon maintenant ! J’avais cinq rideaux supplémentaires à installer et j’ai cousu 23 anneaux à chacun d’eux : 23 X 5 = 115 anneaux. Une fois installés sur le nouveau câble, je me suis aperçue que les anneaux abîmaient la gaîne en plastique… je change les anneaux des trois rideaux noirs et m’aperçois que selon où on se trouve dans la salle, on aperçoit le câble de suspension. Ce n’est pas très joli.

L’aventure aurait pu s’arrêter là, car le public ne vient pas voir comment les rideaux sont suspendus. Mais, je continue à me dire que… Alors, je reprends mon courage à deux mains, tout le monde sait que pour coudre il faut deux mains (!), et découds tous les anneaux, ce qui donne 9 X 23 = 207 et les recouds de façon à couvrir le câble. Cela fait un nombre impressionnant de coutures et de découtures… Mais, avoir un beau résultat n’a pas de prix, sous-entendu « peu importe le temps que cela prend ». C’est un de ces exercices de la vie que la vie aime nous imposer parfois.

À l’origine, il y a une chaîne , je détache les anneaux, les couds, suspends les rideaux et ferme les anneaux.

Alors, combien d’opérations ? Je n’en sais rien. Il a fallu aussi habiller les extrémités des pinces utilisées pour ouvrir et refermer les anneaux avec des bouts de tissu que j’ai cousus sur elles parce qu’autrement, elles abîmaient les anneaux…

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Avoir une plateforme c’est bien, mais pour faire des mises en page c’est compliqué. On est passablement limité. Mais, bon, on a les trois rideaux sur une même image.

Comme je le disais, seul le résultat compte ! Peu importe que les gens qui viennent au studio ne sachent pas le travail que cela a demandé, les choses respirent le bien-être et cela se ressent. C’est le plus important.

Ce n’est pas fini. Le bas des rideaux devrait être aussi plat que le haut. J’ai un système que j’installais au moment où je n’utilisais que le rideau noir pour les spectacles; il prend un certain temps à mettre en place Maintenant que j’ai trois fonds, que je vais les utilser peut-être lors d’un même spectacle, il faudra que je m’invente une façon de faire rapide. Mon esprit travaille. La difficulté vient du fait que le sol n’est pas plat et que lorsque je ramène les rideaux de côté, ils touchent le sol et que quand il pleut dehors… mon local, dont les murs sont de la roche communiquant avec l’extérieur… reçoit aussi de la pluie et les rideaux se mouillent.

Allure du studio lors des cours : on voit combien le rideau rouge donne du relief, de la vie. Le miroir existe, mais ici c’est un montage, car autrement on verrait « la » photographe dont on voit le reflet sur le sol.

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Danse « New York, New York »

Les musiciens de rue de Neuchâtel m’ont inspirée bien des fois. Il y a un groupe polonais, Le Trio Saxophone, qui vient souvent et qui a une interprétation bien particulière, sans paroles, de New York, New York, composé à l’origine par John Kander, 1977. Le musicien qui a fait l’arrangement qui me comble est Krzysztof Borowski. On sait, bien sûr, que ce morceau musical est emblématique du film de Martin Scorsese.

Voici quelques photos :

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Иосиф Леонидович Прут. Резерв. Понятие о резерве. Необычная встреча 16.

У меня особое отношение к русскому языку. Этот язык вдохновляет меня любовь. Для меня русский язык = любовь. Поэтому я с большим удовольствием переводу свой текст. Не скрываю, что онлайн-перевод очень помогает. Благодарю эту службу.

Понятие резервов в нашем обществе — это понятие скорее часть финансов. Но в восточных странах оно было частью ежедневого. В магазинах не всегда были товары и когда продукты приехали, люди стали на очередь. Обычно они были длинные. Тогда, люди не выходили из дома без сумки на всякий случай. Сейчас, когда пандемия бывает те, кто жили в этих странах попадают в несколько знакомых пейзаж. Это преимущество сложности, значит очень полезно. Испытания часто оказываются благотворными. Именно этот опыт побудила меня предложить курсы, на которых я даю упражнения, которые мы можем практиковать для нашего здоровья и которые позволяют избежать ненужной нервозности, когда нам приходится ждать своей очереди в магазине.

Это понятие тоже является частью повседневной жизнь армии. Надо быть предусмотрительным и необходимо быть дальновидным и ограничивается жизненно важным.

Иосиф Леонидович Прут, 1986 г. Я познакомился с ним, когда ехала в Москву на курсе русского языка. Однажды вечером, наша группа студентов пошла случать оперетту, Катрин, и меня познакомила с автором : Иосиф Леонидович Прут. Он был в своей театральное ложе. Мы стали друзьями. Это не было сложно. Он был очень открытом и любил артисты.

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Вот первая страница программы с автографом автора сценария и автографом постановщика произведенья.

Понятие резерва. Прут, которого мне представила как генерала Советской Армии и автора сценарии разных жанра, сразу удочерил меня. Я вернусь к его функсям. Мы говорили о многом, о его въезде в Польшу после поражения немцев вместе с маршалом Жуковым и другими людьми, которых он знал. Но что отличало меня, даже сегодня, это понятие « резерв ». У меня есть несколько жизненных уроков, который я училась сознательно, и это один из них. Он сказал мне, что у него в ящиках лежали несколько сценарий разных жанров, по возникшим ситуациям. Он уточнил, что всегда нужно резервы. Это в высшей степени стратегическое понятие. Я вижу момент и его офис. Я также слышу его голос исходящую от его силы. Это понятие проникло во меня, потому что у меня не всегда были средства, чтобы позволить себе то или иное, когда является возможность я делаю резервы. Очень часто думаю о нему. Я не такая стратега как он, но может быть, когда у меня жизнь изменяется, я использую какую-то стратегию, не всегда осознанная, которая направляет меня и приближается к интуиции. Я тот, кто делает вещи для удовольствия, а не из благоразумия, расчётов, обязательств. Не всегда жизнь засевается цветами, но я всегда нахожу удовольствие, символы, который меня питают.

В начале 1990-х. Я вернулась в Москву и посетила Иосифу. Мы пошли в магазин, где продавались балетный тапочки. Было лето и у меня были сандалии и у меня носки не было. Не знаю, думала ли я о покупке балетный тапочек до того, как мы щли из дома или нет, но дело в том, что мне пришлось примерить пуанты, о носки у меня не были. Мой генерал снял свой и отдал их мне. Ещё помню момент, когда он снял его первый носок и дал его мне. Мы не обменялись не какого слов, это произошло очень естественно, как будто мы репетировали сцену из его сценария. Я успела купить много пуантов и у меня ещё бывают. Вот образец.


Танцовщица должна уметь вышивать тапочки, чтобы починить их. Об этих пуантах, они волшебные. У меня некогда не болели ноки с ними и особенно я была сразу на пуанты. Пояснение для тех, кто никогда не носили пуанты : часто необходимо « раздавить » пуанты, чтобы можно было надеть их. Займусь этой тему на днях. Дело в том с этими пуантами всё было легко. Они созданы для меня !
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Иосиф Деодинович Пруи в портрете. Вот он !

Он излучал силу, полную добросьте с тем, кого он любил, уважения и дистанции, когда это было необходимо с другими людьми, и что-то ещё, что вдохновляло на выполнение его приказов без обсуждения, в другие времена. Он стоял очень прямо, и у него был живот, которому могут позавидовать мужчины, тренирующие мышцы в спортзалах.

Его живот. Иосиф Леонидович показал мне упражнение, которое он сделал каждый день : двумя пальцами одной руки, он поднимал стул. Он заставил меня прикоснуться к его животу, который был твёрдым как галка, и ему было больше 90 лет ! Он тоже показал мне, как защитить себя, если кто-то нападает на меня.

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Вот что он написал мне за верхней фотографией, которую он прислал мне по почте.

Русский язык. Я объясняю на статье, написанной на русском насколько русские используют сладкие слова. Это не случается по-французски. Когда я встречаюсь со своими русскими друзьями, слова любовь всё время расцветают. Прут очень хорошо говорил по-французски так-как мальчиком учился в Швейцарии. Но он имел в виду, что мы очень хорошо поладили и что он может одолжить свой носки. Более нет !

Анекдоты. К сожалению, я не всё запомню и некогда не думала писать о Пруте, но в наши дни я очень часто думаю о нему, об уроках, которые я использую в своей жизни ; это мои способ поблагодарить его :

  • Пикассо. Однажды Прут встретил Пикассо в Париже. Он рассказывает ему, что в Москве он видел подписанную картину Пикассо, но он не купил её, потому что она была поделка. Ты идиот, Прут, ответил Пикассо. Если бы ты купил её, я бы написал внизу  » Это нет Пикассо », я бы подписал и у тебя был бы Пикассо !
  • это не анекдот, но он общался с деятелями советского режима на вершине пирамиды и сказал мне, что он сожалеет, что у него нет времени рассказать другие стороны Истории ;
  • Он приехал ко мне в Неашатель, Швейцария, на два дня и я приготовила ему что-нибудь поесть. Я видела у него дома, что на тарелке была свёкла и приготовила для него. Когда он видел их, он сказал « я уже достаточно ем дома ! »
  • Дома, у Прута, были картины и рисунки известных людей, и он заказал картину у меня. В то время я рисовала картины, подлобные показанной ниже. Когда я ему принесла, он сказал :  » Цвет народа нет ! » Я задержался секунду во временном пространстве и наконец поняла, что не использовала « красную ». Он всё ещё нашёл место для моей картины ;
  • Он был благодарен Никите Хрущего, потому что последний открыл границы, и Прут смог возобновить отношения своей семьёй через брак ;
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  • Ольга Лепешинская. Я была в гостях у Прута, когда сказала ему, что хотела бы поговорить со знаменитой балериной 1950-х годов. Не один, не два, он ей сразу звонит. К сожалению, она больна. Я спросила своего друга Прут просить ей автограф. Двери балерины были открыты для него, и он принёс дамой автограф. Вот он :

Когда я познакомил Иосиф со своим покойным другом Андре Оппел на середине 1990-х, когда он вернулся в Швейцарию, я представил его как генерал и он сразу заметил, что он не только это. Он также приехал, чтобы его художественный работы были более заметными. В Интернете говорят, что он не был генералом. Это не важно. В Большом Театре он праздновал свое 90-летие, он был известны Персонажем н я носила его носки !

Ссылки на :

Anton Romanovski – danseur, professeur et maître de ballet

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21 décembre. C’est le jour anniversaire de maître Romanovski et il me donne l’occasion de le remercier pour tout ce qu’il m’a apporté.

MaîtreAnton Romanovski, je l’ai connu vers la fin de sa vie. C’est une de mes amies de l’Opéra de Bucarest qui m’a amenée chez lui, Marta Herzeg, une ballerine qui dansait avec plaisir et qui exécutait chaque pas avec soin. C’était une bonne technicienne, un être fin, chaleureux, une amie. Je ne l’ai jamais vue sans un sourire, peu importe par quels moments elle passait.

Maître Romanovski était à la retraite depuis passablement de temps. Il me recevait à la maison et me donnait des cours, assis sur une chaise, le dos bien droit. Si par malheur, j’avais la jambe droite derrière, il disait : jambe droite devant ! Je n’ai jamais compris comment il pouvait le savoir puisqu’il ne voyait pas très bien ; néanmoins… Il m’a expliqué comment tenir les mains pour qu’elles aient l’air plus belles sur scène : allonger la main, c’est une chose, mais si on tourne les doigts un tout petit peu pour donner l’impression qu’elle va vers l’infini… c’en est une autre ! C’est pour cela qu’Anna Pavlova, qui a dansé avec lui à Londres, lui a dit qu’elle n’avait jamais vu un danseur avec d’aussi belles mains. Il me semble entendre maître Romanovski me rapporter les mots de la célèbre danseuse. Il disait encore « qu’au studio c’était bien de faire trois ou quatre pirouettes, mais sur scène une de moins, question de sécurité » . Une vraie leçon de diplomatie à ne pas oublier. Il m’a encore expliqué que si par hasard quelqu’un criait mon nom, ne jamais me retourner parce que ce n’est pas poli ; et si quelqu’un t’appelle par derrière, ne tourne que la tête, pas plus  » ! Je me rappelle très clairement ses conseils et je les applique. C’est aussi chez lui que j’ai appris la gargouillade, pas qui ne se fait que dans Giselle, acte I. À l’école, à cette époque, on ne l’étudiait pas.

La leçon la plus importante que j’ai apprise chez lui et que, par conséquent, j’applique encore est liée à une variation qu’on exécute sur scène et où on rate quelque chose. Conseil : « Si tu rates quelque chose dans une variation, finis-là avec brio ! Tu vas prouver que tu domines la situation et le public va te suivre ». C’est une leçon que j’applique dans ma vie depuis longtemps sans toutefois en être consciente.

En réalité, ce n’est que maintenant que je comprends que je me suis appropriée de la phrase de maître Romanovski. Au moment où j’écris ces lignes, je me rends compte combien ses mots sont ancrés en moi. Pourquoi ? Parce que à chaque fois que je dois faire face à une situation compliquée, même si au début je suis déroutée, remise en question, voire, complètement retournée, je reste debout. Je fais face. Je me dis que toutes les choses sont liées et la rédaction de cet article en ce moment est un exemple idoine. Cela faisait longtemps que j’avais envie de l’écrire et les souvenirs que je couche sur le papier prouvent ce que je disais plus haut, à savoir que les choses sont liées dans notre vie.

Pourquoi ? Je ne sais combien de fois les gens ont trouvé bizarre que je sois économiste et danseuse en même temps. Cela ne fait pas « sérieux ». En fait, leur réaction ne m’a finalement fait que du bien. Chez moi, les choses vont de soi, elles se présentent, je les prends et les fais miennes sans me demander si c’est utile, si cela vaut la peine, si cela me rapporte quelque chose ou pas. La chose me plaît et je fais, c’est tout. Cette phrase non seulement je l’applique, mais je l’enseigne aussi. Je dis souvent : si tu as une difficulté, quelque chose de compliqué, il te faut rester debout ! Il y a quelque temps, j’ai eu un gros problème avec mon studio de danse et je me suis dit : si je n’ai pas le choix, je ferai comme les autres l’ont décidé mais jusqu’au dernier moment, je danse ! J’ai alors organisé une série de spectacles pour un public restreint, des amis, des connaissances. Le comble a été que la donne a totalement changé et que je suis restée dans le studio. La solution qui vient n’est pas toujours celle qu’on désire, raison pour laquelle il faut rester ouvert et faire ce qui est en notre pouvoir sans compromis, sans tricherie. Autre exemple : j’avais gardé des dessins et catalogues liés à l’horlogerie laissés par feu mon ami. On m’a dit que cela n’intéressait personne et qu’il fallait les jeter. Déjà que je n’aime pas le verbe « jeter »… La vie s’est chargée de me faire croiser quelques personnes qui ont fait que les documents font maintenant partie du patrimoine du Musée d’Horlogerie du Locle et que la télévision locale, Canal Alpha, a fait un compte rendu de la cérémonie. En conclusion, j’applique ce que maître Romanovski m’a enseigné. Je lui dois bien des choses de ma vie.

Je reprends le fil avec maître Romanovski. Je le remercie pour tout ce que j’ai appris de lui, du temps précieux qu’il m’a offert. J’ai eu l’honneur d’avoir été sa dernière élève ! J’étais en Suisse au moment où sa vie est venue à terme sur cette terre, mais quelques jours auparavant, j’avais pensé à lui et avais commencé une lettre. Le lendemain de son départ, Madame Elena Oprescu, la secrétaire de l’Opéra – encore quelqu’un à qui je dois énormément de choses – m’a téléphoné pour me donner la nouvelle. Je me rappelle de ce moment comme d’une photo d’un album temporel. Cela a été comme si j’avais su. De retour à Bucarest, j’ai apporté la lettre à Mme Romanovski, laquelle m’a invitée à passer la nuit chez elle ; j’ai dormi dans le lit de maître Romanovski. Je sais, bien des gens sont superstitieux ou ont peur, mais rien de ce genre ne m’effleure. Le fait est que le lendemain à 7 heures du matin, j’ai entendu un « toc-toc », j’ai dit « oui ? » et à nouveau, j’ai entendu « toc-toc ». Je suis allée à la porte, j’ai ouvert, personne ; je suis allée dans la chambre où dormait Mme Romanovskil, laquelle… dormait. J’ai compris que maître Romanovski me faisait signe. J’ai été très heureuse. Je peux vous dire que je pense à lui à chaque fois que j’ai un spectacle.

Ileana Iliescu est la danseuse qui me rappelle le plus maître Romanovski : son port, sa technique, sa vitesse dans les chaînés, la façon dont elle finit ses variations, son élégance sur scène et dans la vie sont un prolongement des enseignements du maître. J’ai assisté aux leçons qu’elle donne et j’y ai vu le sens artistique et les différentes poses qui font penser à lui. Quand j’ai vu les ballets montés par elle à Iași, j’ai vu que chaque pas classique et de caractère avait de la vie, un sens, une plastique, une harmonie. J’ai toujours eu de la difficulté avec les danses de caractère dans les ballets bien que ce soit une tradition et une obligation. Ce qui leur donnait vie, c’était le plaisir des danseurs. Dans les chorégraphies de Luly, les danseurs jouent visiblement en même temps que les danses gardent leur caractère spécifique. Tout est lié, intéressant, beau, dansant. Luly a appliqué dans son métier de danseuse, de professeur et de chorégraphe tout ce qu’elle s’est appropriée de maître Romanovski.

Une phrase qui revenait comme le pendule d’une horloge pendant les répétitions : « Idiote, la danseuse qui ne tombe jamais ! » C’est vrai, quelques fois, quand on perd l’équilibre on a tendance à vouloir se contrôler et on se blesse au lieu de se laisser aller, tout comme les enfants chez lesquels la chute est quelque chose de naturel. Cette phrase aussi, avec l’accent de la voix de maître Romanovski est dans la mémoire de toutes les danseuses qui ont travaillé avec lui.

Si celui ou celle qui lit cet article a des photos ou des souvenirs de leçons, de répétitions avec maître Romanovski, je serais ravie de les inclure ici.

J’ai toujours aimé avoir des photos. Je regrette que j’en ai donné une avec l’autographe du maître à un étudiant qui ne me l’a jamais rendue. Mais, grâce à Liliana Cojanu, j’ai pu agrandir me collection :

J’aime bien que maître Romanovski et sa femme se regardent.

J’ai la chance d’avoir son tout dernier autographe, 24 janvier 1971, mais je le garde pour moi !

Comme c’est l’anniversaire de maître Romanovski, j’ai bu en son honneur du Mauler rosé dans une flûte à champagne achetée avec Luly.

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Dans le fond, on voit les voeux de Noël et de Nouvel An de Luly. Nous sommes en famille.

J’ai en ma possession toute la biographie du maître et les faits mentionnés ont été comparés à ceux de ses archives personnelles, mais, je trouve plus intéressant de partager avec les lecteurs mes souvenirs liés à lui. Si quelqu’un a une autre opinion…

Bien souvent, j’ai cherché des informations sur la Toile au sujet de maître Romanovski sans rien trouver d’intéressant. Aujourd’hui, j’ai eu de la chance et suis tombée sur une plateforme qui transcrit des témoignages. Les mots qui correspondent le plus à ce que je cherche sont ceux d’Ileana Iliescu. Elle m’a donné la permission de les reproduire ici. Il y avait un numéro de téléphone sur la plateforme, j’ai appelé et suis tombée sur une personne extrêmement chaleureuse et aimable qui m’a aussi accordé sa permission pour les mots de Luly. En fait, cela n’aurait pas pu être autrement parce que ceux qui s’intéressent à connaître l’apport de ceux qui ont construit la danse et notre culture en général sont ouverts et aimables. Je vais lui demander la permission de citer son nom.

Témoignage d’Ileana Iliescu (extrait) :

  • il avait le profil comme celui d’un personnage d’un médaillon et un port impeccable en dépit de son âge. Ce port, je dois le reconnais, je l’ai hérité de lui ; les ports de bras élégants, expressifs aussi, de même que la technique de virtuose qui m’a permis d’aborder des rôles de force. Les succès de ma carrière, je les dois à ce professeur et maître admirable ;
  • je n’oublierai jamais ses conseils dans tous les domaines de la vie et artistiques qui ont été des guides précieux. Il ne parlait pas correctement le roumain et disait « Chère amie, dans la vie ne fais jamais des excès, en aucun genre ; c’est ainsi que que tu auras une belle et longue carrière, jusqu’à arriver à la pointe de la pyramide artistique – pas de petits amis, pas de distractions, seulement le travail, la maison, le repos et une vie équilibrée de tout point de vue » . Cela est devenu mon crédo.
  • c’est lui qui m’a aidée à me perfectionner et à réaliser toutes mes aspirations, jusqu’à devenir danseuse étole sur la scène roumaine et internationale. Je ne peux oublier que maître Romanovski nous faisait faire beaucoup de relevés, ce qu’il considérait comme du ,,pain bénit” pour une danseuse parce qu’ils renforcent les chevilles et qu’ainsi le travail sur pointes devient un jeu.

Cette dernière phrase est particulièrement intéressante et profonde. Le travail, le métier et le plaisir doivent aller main dans la main. Le public le ressent et le public l’a bien senti lorsque Luly était sur scène.

Le destin m’a été favorable et j’ai trouvé dans mes archives encore une photo du maître. Elle date de 1927, ce qui correspond à sa première période professionnelle à l’Opéra Roumaine où il a été engagé en tant que danseur étoile et maître de ballet.

On le voit dans la photo, le maître est en pleine possession de ses moyens. Il est magnifique !

Autographe. On voit l’autographe du maître, écrit en polonais. Cela me donne l’occasion de dire que maître Anton Romanovski est né à Varsovie et donc était polonais. Pour déchiffrer l’autographe, j’ai eu recours à l’amabiité du Premier Secrétaire de l’Ambassade de Pologne à Berne, M. Jakóbiec Wojciech. Il et il est écrit : Na pamiątkę p. Perecia… ofiaruje A. Romanowski. Traduction : En souvenir à M. Perecia (nom incomplet), de la part d’A. Romanowski. On voit aussi que maître Romanovski écrivait son nom avec « w » mais, par la suite on l’a écrit avec « v ».

Il est près de minuit. Bon anniversaire Maître Romanovski !

Liens pour des articles en roumain sauf l’avant-dernier :

Roger rend visite à Zully et la prend en photo

J’avais prévu de faire une série de spectacles intimistes en cette période de confinement, mais même si on est trois personnes en tout, ce n’est pas possible. Alors, je travaille seule et profite pour monter un prochain spectacle. Je demande à Roger Peeters, celui qui fait les films de mes danses, de venir faire quelques photos.

Centre commercial Bucur. La dernière fois que je suis allée à Bucarest, je suis allée à ce centre et y ai acheté du tissu rouge pour faire un rideau parce que j’ai l’intention de faire des danses sur un tel fond. Le tissu est magnifique. Pour le moment, je n’ai suspendu qu’un pan.

Musique dérangeante. Je précise que dans ce centre commercial on entendait de la musique – selon les endroits c’était trop fort – toute la journée et certains vendeurs avaient mal à la tête, étaient de mauvaise humeur et lorsqu’ils rentraient à la maison, un rien les énervait.

J’ai expliqué l’affaire au directeur. Cela s’est passé il y a près de deux ans, au mois de novembre. Il m’a expliqué qu’ils allaient faire quelque chose mais après Noël. Au printemps suivant, je suis allée et la promesse avait été tenue. Je félicite ce directeur commercial qui a compris la problématique. C’est plutôt rare.

Les choses se lient les unes les autres dans mon monde. Cela se passe tout seul. J’ai présidé une association qui s’est occupée de nuisances sonores et autres incivilités à Neuchâtel et donc je connais le sujet. J’ai même créé une fédération car des habitants d’autres villes ont été confrontés à la même expérience engendrée par des émissions sonores trop fortes. Le bruit de ce type n’a rien de subjectif. Les effets des vendeurs du centre commercial de Bucarest en font partie, n’importe quel médecin vous le dira. Alors, quand je suis entrée dans le centre, je n’ai pas eu besoin de beaucoup d’explications. J’ai pu intervenir et c’est un soulagement.

Voici les photos de Roger ; montage fait par moi.

Entrée au temple.

Les danses. Pour en revenir aux danses que je pensais monter sur un fond rouge, je trouve peu à peu l’inspiration. L’une sera « Entrée au temple » et une autre sera une danse de cour. Mais, pour le moment, il faut que je puisse suspendre les deux autres pans du rideaux et, quelle chance ! Roger va me donner un coup de main car il faut percer un trou dans le mur qui est en pierre calcaire.

Liens vers :

Maestrul Anton Romanovski

21 decembrie. Astăzi este ziua Maestrului Romanovski și îmi permite în sfârșit să-i spun mulțumesc.

Pe Maestrul Anton Romanovski l-am cunoscut spre sfârșitul vieții lui. M-a adus la el o prietenă de la Opera din București, Marta Herzeg, o balerină care dansa cu plăcere, executând fiecare mișcare cu atenție. Era o tehniciană bună și o ființă fină, caldă, o prietenă. N-am văzut-o niciodată fără un zâmbet, indiferent prin ce trecea.

Maestrul Romanovski ieșise la pensie cu mult timp în urmă. Mă primea la el acasă și îmi dădea lecții șezând pe un scaun. Dacă cumva aveam piciorul drept la spate, spunea : piciorul drept în față ! Nu înțeleg cum știa pentru că el nu prea vedea bine, totuși… Mi a explicat cum să țin mâinile că să arate cât mai frumoase ; o mână alungită este una dar dacă mai și întorci un pic degetele că să dai impresia că mâna ta merge la nesfârșit… este altceva ! De aceea Anna Pavlova, care a dansat cu el la Londra, i-a spus că nu văzuse niciodată un bărbat cu mâini atât de frumoase ! Mai spunea că « la studio era bine să faci trei sau patru piruete, dar pe scenă întotdeauna una mai puțin că să fii sigur unde mergi « ! O lecție de diplomație de neuitat. Mi-a mai explicat că « dacă cumva cineva, pe stradă, te striga, nu te întoarce pentru că să strigi în gura mare pe stradă nu e politicos; iar, dacă cumva cineva te cheamă din spate, întoarce doar capul, nu mai mult ! » Chiar și azi îmi aduc aminte de sfaturile lui. Apoi, de la el am învățat la gargouillade, pas care doar se face în Giselle, în actul I. La Școală, pe vremea aceea, nu s-a vorbit de acest pas.

Lecția cea mai importantă învățată de la dânsul și pe care încă acum o aplic în viața mea este legată de situația în care o variație executată pe scenă nu iese bine. Spunea Maestrul « dacă cumva ceva nu iese bine la o variație, termin-o cu brio ! Vei dovedi că domini situația și publicul va fi cu tine ». Asta este o lecție pe care o aplic de mai mult în viață, dar fără să fiu conștientă.

Acum, de fapt, înțeleg că m-am însușit fraza Maestrului Romanovski. În clipă în care scriu aceste rânduri îmi dau seama cât de adînc au pătruns cuvintele lui în mine. Explic : când am de înfruntat o situație grea, chiar dacă la început sunt deranjată, pusă la încercare sau « dată peste cap », rămân în picioare, îi fac față. Îmi spun mereu că în viață toate lucrurile sunt legate între ele, iar decizia de a scrie acum acest articol este un exemplu foarte potrivit. De mult voiam să o fac și amintirile mele legate de Maestrul Romanovski vin să dovedească fraza dinainte despre relația dintre lucruri de-a lungul vieții fiecăruia dintre noi.

De ce ? Nu știu de câte ori oamenii au considerat ciudat că sunt economistă și că fac balet în același timp. Motiv pentru care uneori nu m-au luat în serios, dar de fapt mi au făcut un bine. Da, la mine lucrurile merg de la sine, se prezint, le primesc și merg mai departe fără să mă gândesc dacă este util sau nu, dacă merită sau nu, dacă îmi aduc ceva sau nu. Doar simt că îmi place și atunci mă implic. Fraza asta nu doar o aplic ci chiar o și predau. Mereu spun : dacă ai o greutate, ceva complicat în viață, trebuie să rămâi în picioare. Am avut acum câtva timp o mare problemă legată de studioul meu de balet și mi- am zis : dacă n-am încotro voi face cum decid ceilalți dar până în ultima clipă dansez ! Și am montat spectacole pentru un public restrâns, prieteni, cunoștințe. Culmea a fost că lucrurile s-au schimbat de la sine și-am rămas cu studioul. Nu totdeauna soluția care vine este cea pe care o dorim, de aceea trebuie să rămânem deschiși și să facem ce ne stă în putere fără compromisuri sau diverse tertipuri. Un alt exemplu : păstrăm niște desene lăsate de prietenul meu înainte de a părăsi lumea asta. Mi s-a spus că n-avea rost să le păstrez, însa viața a legat niște fire de pe aici și de pe acolo, a scos o persoană-două în drumul meu și, pînă la urmă, desenele lui au ajuns la Musée d’Horlogerie du Locle și despre ele s-a făcut chiar o emisiune specială la televiziune. Așadar, aplic ceea ce Maestrul mi a predat. Îi datorez multe lucruri din viața mea.

Să revin la Maestrul Romanovki. Îi mulțumesc pentru tot ceea ce am învățat de la el, de timpul prețios pe care mi l-a oferit. Am avut onorarea să fiu ultima lui elevă ! Eram în Elveția când și-a încheiat viața pe pământ, dar cu câteva zile înainte mă gândisem la el și începusem o scrisoare. A doua zi după plecarea lui, doamna Elena Oprescu, secretara Operei – o altă persoană căreia îi datorez enorm – m-a sunat să mă anunțe vestea. Îmi amintesc acel moment ca o poză dintr-un album temporal. A fost ca și cum aș fi știut. Când m-am întors la București i-am adus scrisoarea doamnei Romanovski care m-a invitat să dorm la ea și am dormit în patul Maestrului. Știu, mulți oameni sunt superstițioși, dar eu nu mă tem de nimic de genul astă. Faptul a fost doar că la ora 7 dimineața am auzit un « toc-toc », am zis « da ? » și din nou am auzit un « toc-toc ». M-am dus la ușă, am deschis, nimeni ; m-am dus la camera unde dormea doamna Romanovski care… dormea. Am înțeles că Maestrul îmi dăduse un semn. Am fost foarte fericită. De fapt, eu îl pomenesc de fiecare dată când am un spectacol.

Ileana Iliescu este balerina care mi l-a amintit cel mai mult pe Maestrul Romanovski : ținuta ei, tehnica ei, viteza ei la chaîné, sfârșitul variațiilor ei, eleganța ei pe scenă și în viață sunt o prelungire a învățămintelor Maestrului. Am asistat la orele ei predate cu un sens artistic elegant și cu multe poze. Apoi, când am văzut baletele montate de Luly la Iași, am remarcat că fiecare pas clasic și de caracter are viață, un scop, o plastică, o armonie. Am avut totdeauna greutăți cu dansurile de caracter care sunt o tradiție dar și o obligație. Ce punea viața acolo era plăcerea dansatorilor. La Luly, dansatorii se joacă păstrând în același timp caracterul specific. Totul este legat, interesant, frumos, dansant. Luly a adus în meseria ei de balerina, de profesoară si de coregrafă tot ceea ce a însușit de la Maestru.

O frază care venea ceas la ore și la repetiții : Proastă balerina care nu cade niciodată ! Într-adevăr, uneori când ne pierdem echilibru avem tendința a ne controla corpul și ne rânim, în loc să-l lăsăm în voia lui, pentru că atunci căderea va fi ca la copii, ceva natural. Fraza asta, cu accentul Maestrului Romanovski este gravată în memoria fiecărei balerine care a lucrat cu el.

Dacă cumva cei sau cele care citesc acest articol au fotografii sau amintire de studii, repetiții cu Maestrul Romanovski, aș fi fericită să-le includ aici.

Mie mi a plăcut totdeauna să păstrez poze. Regret că am dat una, cu autograful Maestrului, unui student care nu mi-a mai restituit-o. Dar datorită Lilianei Cojanu, am mărit colecția mea :

Îmi place că Maestrul Romanovski și soția lui se privesc.

Am și ultimul autograf din partea lui, 24 ianuarie 1971, dar astă îl păstrez pentru mine.

Fiind ziua Maestrului Romanovski, am băut un pahar de Mauler rosé într-o cupă de șampanie, una din cele cumpărate împreună cu Luly la Iași, în cinstea lui.

În spate se vede felicitarea de Crăciun și de Anul Nou primită de la Luly. Suntem în familie.

Autograful Maestrului este în limba poloneză, ceea ce îmi da ocazia să spun că el s-a născut la Varșovia, așadar era polonez. Pentru a descifra autograful am primit un neobișnuit și amabil ajoutor din partea Primului Secretar al Ambasadei Poloniei, D-ul Jakóbiec Wojciech. Scrie Maestrul : Na pamiątkę p. Perecia… ofiaruje A. Romanowski. Traducerea : Ca amintire domnului Perecia (numele incomplet), din partea lui A. Romanowski. De observat că Maestrul își scria numele cu « w », dar mai târziu numele lui s-a scris cu « v ».

Posed și toată biografia Maestrului și faptele sunt verificate după arhivele acestuia dar mi se pare mai interesant să împărtășesc câteva din amintirile mele legate de Domnia Sa. Dacă altcineva are o altă idee…

Adeseori am căutat informații despre Maestrul Romanovski pe Internet fără să dau de ceva interesant. Astăzi am avut noroc și nimerit peste un site unde sunt reproduse niște mărturii. Cuvintele care corespund cel mai mult intențiilor mele – felul cum lucra Maestrul și referințe precise – sunt ale lui Luly, care mi-a dat voie să-le reproduc aici. Am văzut un număr de telefon al acelui site și am sunat. M-am explicat și am dat de o persoană extrem de caldă și de amabilă care și ea mi-a permis să transcriu mărturia lui Luly. De fapt, nici nu s-ar fi putut altfel, cei interesați să cunoască aportul celor care au construit baletul și cultura noastră în general sunt deschiși și amabili. Am să-i cer permisiunea de a-i menționa numele ei.

Mărturia Ilianei Iliescu (extracte) :

  • avea un profil de medalie și o ținută impecabilă, în ciuda vârstei lui înaintate, ținută pe care, trebuie să recunosc, am moștenit-o; dar nu numai atât, ci și port de bras-urile elegante, expresive și o tehnică virtuoză care mi-a permis să abordez roluri de mare forță. Succesele carierei mele le datorez acestui admirabil dascăl și maestru ;
  • n-o să uit niciodată sfaturile sale în toate domeniile de viață și de artă care mi-au fost călăuză neprețuită. Nevorbind corect limba română, îmi spunea ,,Draga, în viață să nu faci niciodată excese în niciun domeniu, așa vei trăi mult și bine, până îți vei atinge țelul de a fi în vârful piramidei artistice – nu logodnici, nu distracții, numai studiu, casă, odihnă și viață echilibrată din toate punctele de vedere” ;
  • acesta a devenit și crezul meu, iar el m-a ajutat să mă desăvârșesc și să-mi ating toate aspirațiile, devenind prim-balerină a scenelor românești și internaționale. Nu pot să uit că Romanovski ne dădea să facem multe relevé-uri, pe care le considera ,,pâine cu unt” pentru balerine, pentru că întăreau gleznele și astfel poantele deveneau o joacă.

Această ultimă frază este extrem de interesantă și profundă. Meseria și plăcere trebuie să meargă mână în mână. Publicul simte și publicul a simțit-o foarte bine pe Luly pe scenă.

Destinul mi-a fost favorabil, căci am descoperit încă o poză a Maestrului în arhiva mea. Este din 1927 și corespunde primei lui perioade profesionale la Opera Română, când a fost angajat ca prim balerin și maestru de balet (1925 – 1928).

Fostografia ni-l înfățișează în deplinătatea forțelor vârstei. Este superb !

P.S. Cu mare plăcere spun că textul a fost revizuit de prietena mea Liliana Iacob, care pe vremea când eram la Școală și la Operă, se numea Liliana Ștefănescu. Transcriu cuvintele ei « Text revizuit (cu interes și plăcere). De fapt cu ea împart pasiunea pentru cuvinte, dragul limbilor. Ea este o traducătoare excelentă din spaniolă în română. Nu pentru că e prietena mea, dar asta este. !. A recunoscut-o și Uniunea Scriitorilor din România, din partea căreia a primit Premiul „pentru o traducere de vis″ a romanului Colecționarul de sunete al spaniolului Fernando Trías de Bes.

Sunt convinsă că printre cei care citesc acest articol sunt unii care au citit o carte tradusă de Liliana.

Dacă mai rămâne câte ceva necorect este doar vina mea pentru că trece ziua Maestrului (apoi am mai adăugat câteva paragrafe pe care ea nu le a văzut încă) ! Este aproape 12 noaptea la mine. La mulți ani Maestre !

Legături :

Compte rendu de mon spectacle décembre 2020

Mes spectacles sont des spectacles intimistes et les propos échangés sont toujours liés à la vie personnelle des spectateurs, aux propres expériences. Cela a été une nouvelle fois le cas.

Disons d’emblée que les danses, se sont bien déroulées. Cela faisait des mois que je n’en avais plus présenté publiquement et cela fait toujours une émotion. De plus, étant seule, je dois penser à tout : costumes et chaussons en ordre, musique bien enregistrée, accessoires prêts, tout à la bonne place, impression du programme et de la fiche technique, nettoyage de la salle, disposition des chaises, préparation de la scène, mise en place des lumières, ne pas oublier d’ouvrir la porte d’entrée à la cour intérieure qui mène à mon studio car j’ai des voisins avec un chien et qu’il leur arrive souvent de faire du télétravail – il faut donc éviter de faire du bruit, sans quoi Scooby, le chien avec lequel j’ai un lien particulier, se manifeste bruyamment et interrompt le travail de ses propriétaires, sans parler de bien répéter les chorégraphies et textes de mes danses.

Les spectateurs de ce soir. C’est un couple de personnes, M. et Mme Frésard, qui sont devenus mes amis. Bien des liens de mon histoire se croisent avec les leurs : M. Frésard a été le comptable de la Fabrique d’Horlogerie Froidevaux S.A – Neuchâtel, feu mon ami André Oppel y a travaillé en tant que graphiste a laissé des catalogues et dessins de montres avant de partir au ciel sans que je puisse faire le lien avec l’entreprise, l’un de mes voisins du studio de danse est l’un des fils de l’entrepreneur Froidevaux, et quelque 15 ans après, j’ai aussi fait le lien entre les travaux de mon ami et l’entreprise de son père. René Margot, notre maître boucher qui est notre fournisseur en os pour mes cours liés à l’anatomie, est un ami de toujours du couple Froidevaux. Je l’ai appris il y a un mois. J’ai mis tout cela ensemble et ai pu donner les documents au Musée d’Horlogerie du Locle.

L’ingénieur son et lumières de ce soir, Roger Peeters, travaille dans l’horlogerie et il était la personne idéale pour s’entretenir avec mon public et pendant que je changeais de costume d’une danse à l’autre, il a bavardé avec M. Frésard de leur domaine du travail. Quand êtes-vous entré dans l’entreprise ? En 1949 et y est resté 25 ans. Et après ? Il est allé travailler pour la Confédération à un bureau qui attribuait les certificats de qualité des montres et quand ce bureau a été fermé, il est allé XXX. Combien de personnes travaillaient dans l’entreprise ? 150, dit M. Frésard et on avait plus de mille points de vente en Italie, mais il y avait aussi des relations commerciales avec la Hollande (Roger est néerlandais ; combien de montres fabriquiez-vous ? (il faudra que je demande à nouveau, je ne sais plus). Roger est admiratif. Combien coûtait une montre ? Environ 70.- francs. Combien gagnait un ouvrier ? M. Frésard dit qu’il gagnait Fr. 400.- et qu’un bon ouvrier pouvait arriver à Fr. 1’000.- Pourquoi la faillite ?

Et c’est ici que la magie opère : M. Frésard dit qu’il y avait crise économique. Ce qui était vrai. On m’avait expliqué que M. Froideaux, homme très avisé en matière commerciale avait senti que l’Italie était le marché à viser après la guerre ; raison pour laquelle il y avait ses mille points de vente mais qu’il n’avait pas vu venir la crise. Je me rappelle qu’à l’Uni on nous avait expliqué que l’horlogerie avait dû faire face à la crise pétrolière, aux taux de change et au fait que l’industrie ne s’était pas adaptée aux nouvelles méthodes de production, celles en chaîne. Je viens de lire un article écrit par Pierre-Yves Donzé, journaliste au Temps, et il rappelle les causes de la crise horlogère. Pour information, l’analyse est celle que le professeur René Erbé nous a faite en cours :

  • l’horlogerie suisse est restée cantonnée dans sa technique ancestrale ;
  • l’ignorance de nouvelles technologies, notamment la montre à quartz ;
  • l’introduction tardive des chaînes de montage et surtout uniquement appliquée à des articles de bas de gamme ;
  • la production en masse, notamment au Japon, a « mangé » des parts de marché énormes du secteur d’importation des principaux partenaires commerciaux de la Suisse ;
  • le choc pétrolier ;
  • l’abandon du système de taux de change fixes et par conséquent cherté du franc suisse.

La magie intervient, parce que M. Froidevaux avait anticipé certains de ces écueils : il a été le premier horloger à commander une chaîne de montage (lire l’article) et il a produit des montres de la catégorie haut moyen de gamme. Là où il n’a pu lutter cela a été contre le choc pétrolier, les taux de change et l’indélicatesse de certains de ses proches et de certains concurrents.

Autre renseignement sorti du chapeau du temps : ce soir, je regardais un film de fiction « Des gens s’embrassent » de la réalisatrice Danièle Thomson, 2013. et j’y vois Ivry Gitlis qui fait l’acteur. Ivry, le violoniste, je l’ai rencontré à Bucarest, il y a longtemps, lorsqu’il y est allé pour présenter un concert. Cela avait été une rencontre extrêmement amicale et amusante. Je désire depuis longtemps le revoir et cela n’a pas été possible. Je me rappelle avoir hésité à voir le film car j’avais trouvé le titre bizarre. Ce soir donc, je « vois » Ivry et il parle des montres à quartz qui s’arrêtent lorsqu’on ne les porte pas pendant un certain temps. C’est là que je comprends que M. Froidevaux produisait des montres à quartz, car lorsque j’ai mis sa montre à mon poignet, elle a fonctionné à nouveau. On m’avait dit que c’était probablement une automatique. Je me dis qu’elle était alors une à quartz, mais il semble que non, c’était une automatique, mais d’excellente qualité Cela faisait 47 ans qu’elle n’avait plus fonctionné ! Tout de même, je trouve cela fantastique.

Alors, aujourd’hui le temps a réuni diverses années, diverses personnes ainsi que deux pays : feu mon ami André Oppel sans lequel rien ne se serait produit, M. Froidevaux, Ivry Gitlis, Freddy Landry (pour une raison banale, mais c’est lui qui m’a expliqué quels films étaient les films de fiction. Alors, à chaque fois que je vois ce genre de film, il me semble que Freddy me fait un clin d’oeil et me rappelle son passage lumineux dans ma vie). Quant au pays, c’est la Suisse et la Roumanie, pays où nous deux, M. Froidevaux et moi, avons vécu dans des temps différents.

Je ne l’ai pas fait exprès. La présentation du spectacle était nourrie par le fait que cette année je n’en avais présenté qu’un seul spectacle, mon intention était de pouvoir me dire que je pouvais agir malgré la situation sanitaire, que je pouvais encore faire quelque chose et voilà que j’ai trouvé des réponses qui lient divers fils de mon histoire. Je suis plus que comblée et c’est bien là le sens de mes spectacles. Pas prévisible mais qui arrive tout seul.

Anniversaire de M. Froidevaux. Je viens d’apprendre par sa fille cadette, Danièle, qu’aujourd’hui 18 décembre était l’anniversaire de M. Froidevaux. C’est à peine croyable car à la fin du spectacle j’ai bien dit « M. Froidevaux aurait aimé ce spectacle » et M. Frésard l’a confirmé. Le fameux hasard dont je parle si souvent et qui n’en est pas… Alors, j’ai fini par déboucher, chez moi, une bouteille de Mauler rosé ! J’ai bu à la santé de tout ce monde.

Une fois de plus, on retrouve la Roumanie avec une coupe achetée à Iași avec Ileana Ilisecu, ancienne danseuse étoile. De plus, les dieux de la longévité, de la prospérité et des honneurs nous, vous aussi lecteur, accompagnent.
De plus, la Russie – autre pays que j’aime – n’est pas loin avec une enveloppe d’une plaque de chocolat dont le contenu était aussi bon que l’extérieur est beau !

Programme de ce soir :

Spectacle de danse 2020

Année compliquée pour les activités artistiques publiques (entre autres). Je n’ai pas présenté de spectacle cette année, mais je me dis qu’avant fin 2020 j’en présenterai pour des amis, une personne, deux ou trois. Il faut toujours faire face avec ce qu’on peut et j’ai de la chance d’avoir un couple d’amis qui va venir. Je peux aussi compter sur Roger Peeters – il a déjà travaillé dans des théâtres – et il fera le technicien de scène. C’est magnifique.

C’est un spectacle sorti du chapeau pour ainsi dire !

Photo de Roger Peters mise en scene par mes soins.

Bon, sorti du chapeau… Mon chapeau, comme celui des magiciens, n’était pas vide. En fait, je traverse une période quelque peu compliquée de restructuration – en plus la pandémie s’y est mise – et cela m’oblige à revoir bien des choses. Alors, je me dis que je peux quand même faire un spectacle, inspiré de ceux que je fais depuis deux ans avec une élève, mais cette fois-ci seule. Une fois de plus, je vois que les choses se lient les unes les autres dans ma vie et je me dis que je suis sur la bonne route.

L’idée m’est venue peu à peu, j’ai hésité et finalement me dis que j’ai une carte à jouer. On verra bien. De plus, en réfléchissant, je ne fais que reprendre une tradition que j’avais il y a fort longtemps. Le sens de cela, je vous le laisse, pour le moment, je me contente de danser !

Voici la structure :

  • Exercices danse-théâtre ;
  • Les Roses de Picardie – musique interprétée par Gille Rémy and his Jazz Band;
  • Piano fantasque – musique de Peter Kubik ;
  • Ständchen – musique de Franz Schubert.

Le tout s’accompagne de commentaires et d’interaction avec le public

Au fond, je reprends une tradition que j’avais il y a fort longtemps pour la fin de l’année. Et comme nous sommes autour de Noël, j’ajoute une belle carte de voeux que je viens de recevoir. Je la partage avec ceux qui lisent cet article : que votre vie soit celle qui vous comble le plus et de la meilleure façon possible !

Liens :