La danse, toujours la danse, et un musicien de rue : Jean-François Beuchat (en cours de rédaction).

Les musiciens de rue de Neuchâtel m’ont souvent bien inspirée. C’est le cas avec un musicien que j’ai entendu hier en ville.

Un air de musique populaire, une marche très rapide. Voilà ce que j’entends en allant déposer une partie des costumes de mes spectacles que je viens de laver. Chaque année c’est le même exercice : mon studio est humide et je dois, chaque été, tout sortir, laver, mettre au soleil. Je m’approche du musicien et lui demande s’il a un CD :

  • Malheureusement pas ici, à la maison, oui.
  • Avec ce morceau ?
  • Il y a des musiques populaires, du classique, du clavecin…
  • Mais pas ce morceau ?
  • Non.
  • Vous pourriez l’enregistrer ?
  • Non… mais si vous avez un téléphone portable…
  • J’ai un enregistreur. On fait quand ?
  • Demain ?
  • Oui.
  • On se retrouve à cette place à 11 h ?
  • Parfait !

Le lendemain, soit aujourd’hui, j’arrive avec du retard. J’ai eu beaucoup de travail avec le lavage de mes costumes et ai très peu dormi. Mais, arrivée en ville, j’entends la musique de l’accordéon et me laisse guider par elle. On convient de se retrouver à midi. À 12 h 30, il faut qu’il quitte sa place de parc. C’est calculé un peu juste, me dis-je.

Sur le chemin. Je lui demande comment il en est venu à jouer de l’accordéon. C’est sa mère qui l’a initiié.

Enregistrement. Il entre dans mon studio, a un son d’étonnement et de plaisir en découvrant le lieu ; je lui dis de s’installer sur scène, sur une chaise. Il me demande si je veux le même tempo ou plus lent ou plus rapide que celui d’hier. Je n’y ai pas pensé et lui demande de garder le même. On compte, un, deux, trois et j’enregistre.

Parfait. C’est une musique très entraînante et le musicien est vraiment bon. Je me dis que la même musique un tout petit peu plus lente… Je demande au musicien s’il peut la jouer un peu plus lentement. afin de m’éviter de courir tout le temps sur scène. Il s’exécute et j’enregistre une nouvelle fois. Je lui dis que je me suis inspirée pour bien de mes danses de morceaux interprétés par des musiciens de rue. Je lui dis que je suis à la croisée de chemins et que je reprends mes spectacles intimistes. C’est l’activité qui embrasse tous les domaines de mon existence et qui me permet de communiquer avec plusieurs personnes en même temps.

  • Je voudrais faire un article sur vous sur ma plateforme. Il faut qu’on se revoie.
  • Lundi je reviens en ville et vous apporte une biographie. Je prendrai aussi le 45 tours que je vous offre et le CD.
  • Et pour maintenant ? Je vous dois combien ?
  • RIen, pour cinq minutes, rien.

Je me dis que je suis bien tombée, qu’on agit de la même façon.

  • Je voudrais vous faire une photo pour l’article. Au fait, vous vous appelez comment ?
  • Jean-François,
  • Zully, enchantée !

Voilà, c’est souvent ainsi que cela se passe ; l’art avant tout. Je dois dire que je connais un tas de monde dont j’ignore le nom. Pour moi, le plus important ce sont les messages que nous nous transmettons à travers des dimensions non tangibles. Il faudra aussi que demande le titre du morceau.

Il trouve qu’il est habillé en touriste… Ce qui m’intéresse c’est sa tête. C’est quelqu’un de franc, de direct et de jovial. Nous sommes devant la porte de mon studio. Je viens de la huiler ce qui explique pourquoi et l’enseigne et les différentes décorations sont absentes.

Curriculum vitae. J’avais demandé à Jean-François de m’apporter un CV pour mettre des informations sur lui sur ma plateforme. Il me l’a déposé à la porte du studio. En lisant la première phrase, je lis un nom. Suite au paragraphe suivant.

Jean-François Beuchat et Michel Dénériaz. Jean-François a fait sa première émission radio avec M. Dénériaz. C’était en 1968.

Michel Dénériaz ! Cela fait un bail que je n’ai entendu prononcer son nom. J’aimais bien cet animateur d’émissions de la Télévision suisse romande (TSR). Il avait une voix profonde, aimait la langue française et les bonnes manières. Je pense parfois à lui, notamment lorsque les gens portent leur parapluie et qu’il ne pleut pas (clin d’oeil à ceux qui connaissent Alphose Allais). Voici l’illustration :

La pluplart des gens portent le parapluie, quand il ne pleut pas, à la façon du no 1 ; or, lorsqu’ils se retournent,parexempl, et qu’il y a quelqu’un derrière… Michel Dénériaz devait être exaspéré au point de mentionner l’affaire dans une émission. Je ne peux oublier ce moment de logique ! Je me permets de temps à autre de transmettre l’information, tout en indiquant la source, à l’un ou l’autre des porteurs de parapluie qui croisent ma route.

Carrière de Jean-François. Il est un musicien accompli : accordéoniste et pianiste avec des diplômes. Non seulement il joue de ces instruments, mais il les enseigne aussi et, de plus, il est compositeur ! Il joue en solo et avec des orchestres. Il est aussi membre de la Société suisse de pédagogie musicale (SSMP) ainsi que de celle qui s’occupe des droits d’auteur d’oeuvres musicales (Suisa). Il a obtenu plusieurs prix et des médailles d’or. Il joue en Suisse et au Portugal. Comme vous le voyez, il ne lui manque rien !

Un 45 tours. Quand j’avais demandé à Jean-François s’il avait un CD, il m’avait dit qu’il avait aussi un 45 tours qu’il allait me donner. Je l’ai reçu et je viens de l’écouter. Que dire sinon que la musique qu’il joue me met de très bonne humeur, me réjouit, me rend gaie ! Je fais une photo-montage avec ce 45 tours.

Ma préférence va pour le premier morceau « La Marche du vingt-troisième canton », composé par… devinez ? Bien sûr, par Jean-François !

Le vingt-troisième canton… ce doit être un hommage au canton du Jura. C’est fabuleux de voir combien les événements se croisent dans ma vie. Je m’intéresse à René Froidevaux, propriétaire de la »Fabrique d’horlogerie Froidevaux S.A. – Neuchâtel » et qui avait beaucoup milité pour ce canton. Je dois préciser que j’ai mis le disque sur mon tourne-disques sans regarder les titres. Ce n’est qu’après que j’ai fait le lien…

Anatomie en dansant – enfant de huit ans

En venant au monde, on a tout un monde de choses à découvrir. C’est le cas de le dire.

Une fillette avait de la difficulté à coordonner des mouvements avec le corps et je lui ai fait une danse sur le sujet. Cela a eu de bons résultats. Voici le texte qu’elle chantait tout en faisant les mouvements appropriés :

  • Le coude, le coude – le genou, le genou
  • les poignets, les poignets – les talons, les talons
  • les bras, les bras – les jambes, les jambes
  • le tronc, le tronc – la tête, la tête
  • les épaules, les épautes – le bassin, le bassin
  • la bouche, la bouche – la langue, la langue
  • les dents, les dents – les oreilles, les oreilles
  • le cou, le cou – la nuque, la nuque

Puis, elle ajoutait :

  • tout cela c’est moi, c’est moi
  • tout cela c’est moi, c’est moi
  • tout cela c’est moi, c’est moi
  • tout cela c’est moi et vous aussi !

Ensuite, je disais au public un certain nombre de choses sur le corps : 206 os au total – 33 vertèbres dont 24 mobiles – 600 muscles – si on met bout à bout notre circuit sanguin, nous avons 150.000 km – l’intestin grêle déroulé mesure 6 m et le côlon 1,5 m !

Le moment d’émerveillement passé, je demandais à l’élève :

  • Combien d’os dans un pied ? Elle répondait : 26 ! (un jour, lors d’une répétition) elle a dit :
  • Tu sais pourquoi je m’en rappelle ?
  • Non…
  • Parce que mon anniversaire est un 26 ! et elle a éclaté de rire.

Tout cela est inoubliable !

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Danse classique et imagination : travail avec les participants.1

C’est un leitmotif, je propose un cours et ce sont les participants qui lui donnent la couleur !

cette foois-ci, Il s’agit de vivre les mouvements au travers de divers sujets traités : pour cette session, nous avons choisi l’eau ; nous sommes « eau » ou nous « sommes dans l’eau » ou encore l’eau est autour de nous. C’est passionnant.

L’eau. L’eau est un élément fondamental dans notre existence ; si elle représente 60 à 70 % de notre poids, du point de vue des molécules, elles sont à 99,6 % des molécules d’eau ! Il y a des théories qui disent que l’eau est arrivée sur Terre par des météorites, et d’autres qui disent qu’il y en avait déjà. Le fait est que l’eau est curieuse, elle est le seul élément qui en gelant augmente de volume et flotte. Nous le constatons tous les jours et prenons cela pour un état normal, mais c’est l’exception, c’est vraiment curieux.

Voici un personnage devenu « eau ». Il a partout de l’eau, à certains endroits, elle fait des bulles, à d’autres elle est plus condensée, à d’autres encore, elle est claire, et à d’autres places elle est foncée. Selon les jours, le mouvement que l’on fait, elle est comme ceci ou comme cela et c’est ce qui constitue la matière du cours. C’est absolument passionnant !

L’une des participantes s’exprime : « En mouvement, je suis attentive à mon monde intérieur et je cherche à percevoir comment je ressens l’eau en moi. Chaque expérience est différente. En dansant au son d’une musique intégrant le bruit de l’eau, je peux ressentir l’eau soit en moi, soit à l’extérieur de moi, soit je suis immergée dans l’eau ou encore je deviens l’eau moi-même ».

C’est cela même : chacun vit à sa façon un même élément et la façon aussi varie d’une fois à l’autre ou d’une musique à l’autre.

Voici une expérience intéressante vécue lors de la même session sur un même morceau de musique. Il n’y à qu’à lire, il n’y a rien à ajouter :

  • j’entends le bruit des vagues derrière la musique et je perçois un temps maussade avec une mer qui s’agite. Ensuite j’imagine mon corps se remplir d’eau des pieds à la poitrine, comme un verre dans lequel on verse un liquide ;
  • je suis les vagues mais la mer est mécontente, contrariée ; les vagues s’agitent en mouvement de protestation, d’exaspération ;
  • je suis la mer, les vagues s´elèvent de plus en plus haut avec fierté, force et puissance.

Au fur et à mesure des séances :

  • je suis au fond d’un aquarium, immobile ;
  • je suis au fond de la mer et suis une plante qui va dans tous les sens ;
  • l’eau monte jusqu’à la poitrine.

Nous avons introduit des exercices sur les chaînes musculaires et on a deux sensations : celle du corps et celle de l’eau :

  • après la chaîne AL : le côté travaillé est décollé du sol et plus haut que l’autre. Elle sent de l’énergie sur le pouce gauche. Elle sent une vague en elle, la vague va jusqu’en haut, comprend tout le corps. C’est la première fois que cela arrive !
    • une autre fois : appuis très marqués des talons et du bassin. Quant à l’eau : c’est dans un acquarium et l’eau est immobile ;
    • une autre fois, l’eau monte en forme de flammes jusqu’au bassin ;
  • PL, le pied prend racine après un mois de travail. Travail intense des muscles du bassin. Le côté travaillé repose de façon plus lourde sur le sol. Image d’une plage avec des galets blancs, un ponton et de l’eau transparente. Elle voit l’image et est l’image en même temps ;
    • une autre fois, la partie travaillée était plus ancrée au sol. Eau : des vagues qui roulaient bien ;
    • une autre fois encore : il y a eu une pluie nettoyante purificatrice sur le corps ;
  • AM. Ici il s’est passé quelque chose d’intéressant. J’ai voulu demander comment se sentaient les épaules, puis je me suis dit que ce n’était pas la bonne chaîne musculaire et je n’ai rien dit. La première chose que la personne dit c’est : « Mes épaules sont ouvertes ! » C’est ce qu’on qppelle de la synchronicité. Nous en sommes étonnées et mais on est aussitôt émerveillées. Quant à l’eau, elle sent une pluie comme si elles sortait d’un tuyau au-dessus d’elle ;
    • une autre fois : le tronc était ancré. Quant à l’eau : elle est une plante dans l’eau.

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Danse classique et imagination. Annonce du journal Arcinfo, 2022.

Remerciements très spéciaux au journaliste David Maccabez qui a présenté mon activité dans l’édition du 18 février 2022 d‘Arcinfo. Il en fait l’annonce lors de la reprise des activités sportives de Midi Tonus, Service des sports de la Ville de Neuchâtel, après la période de restrictions sanitaires dues à la pandémie.

Remarque sur la typographie : dans le titre, le nom du journal de Neuchâtel devrait être écrit en italique, mais le logiciel de cette plateforme n’en donne pas la possibilité. Il est limité à plusieurs autres égards. C’est dommage, parce que les gens lisent et copient en pensant bien faire… Vous aurez remarqué que dans le premier paragraphe Arcinfo figure en romain, vous l’avez deviné, c’est parce que le reste du texte est en italique. Dans le corps d’un article on peut jouer avec les polices, mais pas dans le titre.

Voici l’article :

Le cours apparaît au milieu du texte et surligné en couleur pêche.
Suivent les renseignements pratiques pour Neuchâtel et la signature du journaliste avisé.

Remerciements au journaliste pour avoir mis en exergue mon cours. Je trouve aussi intéressante la façon dont il rédige le libellé. Dans mon cours, je conserve les mouvements purement classiques, ceux qui suivent l’école russe mais que je fais vivre au travers d’éléments comme l’eau, le vide, la chaleur, le vent, etc. Il s’agit de voir comment le participant vit ces éléments dans son corps. En lisant la description de David M., je me dis qu’il a aussi raison. C’est vrai, si la personne qui vient au cours a réussi quelque chose dans son travail, a résolu une affaire privée, la façon dont il vivra l’élément choisi en aura la couleur. Si la personne a quelque chose qui n’est pas résolue et le préoccupe, il y a de fortes chances que cela ressorte dans son ressenti. Alors, je remercie le journaliste qui a apporté un éclairage inattendu et pertinent.

Sous peu, il y aura un article sur les expériences vécues dans ce cours. Là, nous aurons un trésor parce que si un pas de danse classique n’a qu’une seule forme correcte, les ressentis sont tellement variés que j’en suis parfois émerveillée.

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Autres cours donnés dans le cadre de Midi Tonus :

Fête de la danse à Neuchâtel 2022

La vie reprend son cours !

Samedi 14 mai, je propose trois cours qui ont lieu au Théâtre du Passage. Voir bref descriptif un peu plus bas et l’horaire de tous les cours en fin de texte.

Dimanche 15, je présente deux danses : Au temple, une danse qui se déroule à l’intérieur d’un temple et Approche !, un tango.

Atelier de mouvement pour le corps et l’esprit, de 11 h à 11 h 45 : ici les participants interprètent ou jouent avec un poème inspiré des haïkus. Voici un extrait de l’article que je lui consacre  » En alliant mouvement, histoires de vie, visualisation, cheminement et transformations, l’interprétation d’un poème nous permet de communiquer avec nous, notre propre histoire, nous y promener en la voyant différemment. Le fond de l’affaire étant la pensée ». Ce cours s’adresse à des adultes.

Danse classique et imagination samedi 14 mai, de 12 h à 12 h 45 : il s’agit de vivre les différents mouvements de la danse classique au travers de divers sujets traités : l’eau, le vide, les cellules, etc. Ce cours s’adresse à des adolescents et adultes.

La valse comme chemin de vie, de 17 h à 17 h 45. On le sait, la valse se danse à deux et nous vivons tout le temps à deux, ne serait-ce que l’environnement et nous, le vendeur et nous, la vie et nous. Il s’agit de danser sur un même rythme ou il y a disharmonie, il s’agit de tendre vers l’union, l’unité, le Un. Ce cours s’adresse à des adultes.

Voici le papillon officiel des cours : pour lire tout le texte, déroulez le menu en glissant le curseur sur l’image. Je figure une fois en jaune, puis en vert et pour finir en blanc. Quand on parle d’alternance… Le sujet est aussi traité pendant les cours ; en fait, tout est prétexte à interprétation, c’est nous qui en sommes les auteurs ; sujet passionnant !

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Knut fait un livre-photo sur Zully : « Traces de danse » (en cours)

C’est la surprise de fin d’année 2021 ! Knut m’invite à boire un chocolat chaud chez Schmidt et il m’offre le livre !

J’ai mis du temps à assimiler l’affaire et donc à écrire cet article. Quand Knut m’a tendu le livre, cela m’a fait comme un coup dans le ventre. J’ai saisi ce que veut dire l’expression « être estomaqué ». Cette locution a pris vie en moi à ce moment-là. Je la connaissais intellectuellement, maintenant, je l’au aussi vécue. C’est fort.

Une exposition, un livre. Cela fait un moment que Knut m’a dit qu’il avait l’intention de faire une exposition avec les photos qu’il avait pris de mes danses. La pandémie s’en est mêlée mais aussi le calendrier du Centre culturel, où il pensait faire l’exposition. Il avait choisi ce lieu parce que ma collaboration avec ce lieu avait duré des années et que l’ambiance s’y prête. Il m’avait aussi dit qu’il ferait un livre. Puis, silence radio, comme on dit parce qu’il y a eu intervention virale.

Knut prhotographe, Knut éditeur, Knut indépendant. Voilà le dernier portrait de Knut. Il s’est dit que puisqu’il ne trouvait pas d’autre solution, il allait tout faire lui-même. Et il me donne le livre. Je vois le titre « Traces de danse ». Il m’en avait parlé, tout comme on mentionne quelque chose sans avoir une idée arrêtée, mais chez lui l’idée s’était arrêtée là. Je n’ai pas de mot à dire et en fait, le livre est bien représentatif du contenu. En regardant mes différents articles où Knut intervient, je m’aperçois que Knut avait publié des photos de la danse « Jeu de chaussettes » sous le titre « Traces de danse ». Sa première idée a pris bien des racines !

« Traces de danse » se divise en deux parties : une intitulée « Lumière blanche » et l’autre « Lumière noire », cela fait référence aux lumières sur scène et aux danses que j’interprète. Voici un échantillon des photos reprises dans le livre.

Danse « La Laguna »
Danse « Jeu de chaussettes »
Danse « Piano fantasque »
Danse « Les Roses de Picardie »

Toujours estomaquée ! Cela fait quand même une drôle d’impression. Knut est un excellent photographe ; la photo fait partie de son ADN et me voilà dans son livre, dans son premier livre !

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Spectacles en feu d’artifice pour fin 2021 et début 2022

Année compliquée à bien des égards ; cependant, si je regarde les événements qui m’ont concernée, je ne peux que constater que j’ai fait des rencontres particulières, intéressantes, que des événements apparemment sans lien font bel et bien part de la toile de ma vie et que j’ai fini par une série de spectacles imprévus, mais que j’avais préparés parce que d’une façon ou d’une autre je sentais qu’ils devaient avoir lieu !

C’est cela même. L’espace temps se courbe et lie les événements de ma vie. (Une amie me dit qu’il faut préciser que j’interprète une danse, ce qui explique que j’ai la main gantée de rouge)

La synchronicité, les choses qui se lient les unes aux autres, c’est tout un festival que je vis ces derniers temps.

Tout d’abord, pour différentes raisons, je n’ai pas pu beaucoup m’entraîner. Toutefois, les cours que je donne dans le cadre de Midi Tonus m’ont tenue en forme. Puis, je me suis dit que le temps était venu de reprendre la danse; la danse est le fil rouge de ma vie (dixit Anne Kybourg dans le journal de la Ville) et elle réunit toutes mes passions : la langue, la musique, l’esthétique, le partage (de bien des façons) avec les autres. J’y retrouve la diversité, l’ordre, la créativité, les réparations, la mise en valeur d’objets parfois anodins, tout ce qui compose ma vie. Je dois aussi dire que lorsque je prends mes autres passions, par exemple la révision de textes, j’y retrouve mon même monde jusqu’à y voir à chaque fois une danse.

En cours de route. Reprendre un entraînement n’est pas toujours facile et il faut se dire que l’on va réussir, que les choses sont là, que de nouvelles cellules poussent tout le temps et que les choses ne peuvent qu’avancer. Cela a été le cas et c’est pour cela que je peux dire aux personnes qui perdent un peu la forme qu’on peut la retrouver. Parfois, de façon différente mais il y a toujours un approfondissement et si on ne fait pas des « exploits », on a plus conscience des mouvements, il y a un plaisir plus profond.

Six spectacles. J’écrivais à un ami que j’allais faire des spectacles sans savoir, sauf pour le premier, qui allait pouvoir venir en période de pandémie. J’ai pris des dispositions en prévision, toujours sans savoir quand j’aurais des spectateurs. Finalement, les choses se sont liées les unes les autres.

  • Premier spectacle, le 18.12.2021 : celui pour mes amis Frésard, c’est le spectacle qui était prévu ; M.Frésard avait été le comptable de la Fabrique d’horlogerie Froidevaux S.A., Neuchâtel. Je l’ai fait parce que ce couple ne sort plus et parce que le 18 décembre était le jour anniversaire du patron, René Froidevaux. C’est devenu une tradition ;
  • Deuxième spectacle, le 21.12.2021 : pour Claude Lienher et sa femme. Claude est la personne qui a fait bien des décorations et meubles pour mon studio et mon chez-moi. Le spectacle aurait dû avoir lieu en novembre, mais il s’est glissé ici ;
  • Troisième spectacle, le 23.12.2021 : pour Katia, une amie russe de courte date qui est venue avec son mari, Christian. Il se trouve que ce jour-là, Roger Peeters, l’ingénieur ingénieux qui lance sa propre marque de montres, s’occupait du son et que Christian a vécu au Japon quelques années. Roger, quant à lui, y a passé une année et, travaillant tous deux dans l’informatique, ils se sont trouvés bien des points communs. C’est simple, ce sont eux qui ont « mené » la conversation. Cela s’est passé autour d’une bouteille de champagne moldave, nouveauté tant pour Roger que pour moi ;
  • Quatrième spectacle, le 30.12.2021 : pour l’anniversaire de Sonia Bétrix, participante à l’un de mes cours de Midi Tonus, et son mari, Rémy. J’aime tous mes participants, mais parfois la personnalité de l’un ou de l’autre créent un lien spécial. C’est le cas avec Sonia et c’est pour cela que je lui ai proposé un spectacle pour son anniversaire. La veille, j’ai entendu deux hommes parler le russe alors que je montais à la gare, je me retourne, parle avec eux. Résultat : celui qui habite à Neuchâtel, Alexeï, est venu avec Iulia, sa compagne, au spectacle. C’est chose publique, je craque pour la langue russe ! Alexander et Iulia sont passionnés par les médias ; ils ont mis au point un logiciel spécial qui pourrait m’aider à mieux me faire connaître et à une autre connaissance récente aussi. Sonia est quelqu’un qui est très, très attentionnée. Elle sait que j’ai un faible pour du Mauler rosé. D’ailleurs son anniversaire a été fêté avec du Mauler rosé. Elle m’a apporté une bouteille pour une autre occasion spéciale. La bouteille était déjà spéciale puisque la cuvée 2021 venait de recevoir un prix à Berlin !
Le Mauler rosé est pour moi le symbole du partage entre amis.
  • Cinquième spectalce, le 31.12.2021 : je passe apporter quelque chose au journal de la Ville, rencontre Françoise Küenzi, lui demande ce qu’elle va faire le 31 et organise un spectacle pour l’occasion ;
  • Sixième spectacle, le 30.1.2022 : ce fameux hasard qui m’accompagne si souvent fait que j’ai pu présenter mon spectacle aux propriétaires de l’entreprise horlogère Tavannes Watch Co.

La toile de ma vie. Ce qui est absolument fascinant pour moi, c’est de voir depuis des mois des événements apparemment sans lien s’unir tout à coup. Ainsi, c’est parce que j’ai rendu un service à M. Frésard que j’ai rencontré Alexeï et Alexeï travaille dans un domaine qui interpelle d’autres personnes de mon entourage ; c’est parce que je fais attention à un petit garçon au bord du lac que je rencontre Katia, que je découvre qu’elle parle le russe et qu’au spectacle j’apprends que sa mère travaille dans l’importation de montres – intéressant pour Roger- et que sa cousine est musicienne à l’ochestre de l’Opéra de Kishinau. Ceci peut paraître anodin, mais je prépare un article important sur ma collection de chaussons de danse et ai besoin d’informations. La cousine de Katia est d’accord pour faire le lien avec les danseurs.

Les événements liés en attirent d’autres !

Quant à Claude Lienher, je n’ai jamais pensé qu’il viendrait à l’un de mes spectacles. Seulement, c’était ma façon de le remercier pour les nombreuses choses qu’il a faites pour mon chez-moi et mon studio. Il m’a bien dit, en prenant place, qu’il s’endormait lors des spectacles. Sachant cela, je me suis demandé ce qui allait se passer. Finalement, il ne s’est pas assoupi ! C’est le plus beau des compliments qu’il pouvait me faire. Son esprit obervateur a pris note que tous les éléments exposés dans mon studio ont une histoire. Alors, il m’a envoyé le chasse-clou qui avait appartenu à son grand-père et que son père avait aussi utilisé ! En plus, il l’a gravé. Alors, à chaque fois que je l’ai en main, j’ai l’impression que je communique avec ces générations en même temps.

Solution à un problème récurrent pendant des années ! Vous vous demandez pourquoi un tel outil. C’est que dans mon studio des clous sortent leur tête du sol et lorsque je suis en chaussettes ou avec mes chaussons de danse, il y a des accrocs. J’ai utilisé le chasse clous, pour la première fois lors du quatrième spectacle. J’ai fait sonner la clochette que j’ai afin d’instaurer le silence et dans une atmosphère pleine de gravité, j’ai enfoncé, pour la première fois de ma vie un clou à l’intérieur de la planche. Ensuite, j’ai passé mon pied en chaussette par dessus, encore et encore. Un vrai plaisir !

Françoise Küenzi et informations sur mon studio. Voilà donc que j’invite Françoise et elle me dit que c’est bien la première fois qu’elle y vient, mais que les petits escaliers qui y conduisent depuis le Théâtre du Pommier, elle les a montés régulièrement penant des années alors qu’elle était enfant. Elle allait voir sa grand-mère, Jeanne Berthoud, qui habitait tout en haut, dans la maison ! Moi qui aime les histoires des bâtiments, me voilà aussi servie. J’ai l’impression de voir sourire la dame à chaque fois que je vais à mon studio et « mes » escaliers prennent une autre teinte, plus proche. C’est comme si j’étais en famille.

L’horlogerie. Là aussi, je suis servie. Françoise est la rédactrice du journal de la Ville et auparavant a travaillé au quotidien de Neuchêtel, La Feuille d’Avis, devenu ArcInfo. J’apprends qu’elle a tenu la rubrique « horlogerie » et mon intérêt est tout de suite éveillé. Je lui raconte le rôle de René Froidevaux dans ce domaine. L’horlogerie est devenue une racine puissante pour moi et je me réjouis d’écouter Françoise !

Tavannes Watch Co. Un soir que je rentrais chez moi, je vois un couple dans une voiture qui cherchait une adresse. Je leur donne un coup de main et le contact est établi. On discute de bien des choses, je raconte que je vais dans le lac à longueur d’année et elle m’envoie un article écrit sur lui. Je vais demander si je peux le publier ici. La dame me raconte que son père était coiffeur et avait tenu le salon Caprice à Neuchâtel. Je n’en reviens pas, car la repreneuse, Monique, l’avait déménagé au Fbg de l’Hôpital, au 2e étage et j’y habitais le dernier, le 4e ! On ne sait comment les sujets se lient les uns les autres dans une conversation, mais j’apprends que sa fille et son beau-fils sont les propriétaires de Tavannes Watch Co à La Chaux-de-Fonds ! C’est à peine croyable. Voilà comment j’ai pu leur présenter un spectacle et voilà comment j’ai été invitée à la manufacture. Un article suivra sur elle qui a été la manufacture la plus importante au monde (!) à ses débuts !

2022. Solutions inattendues. J’ai trouvé solution à fin 2021 avec le chasse-clou à un problème que je ne pensais jamais résoudre. Je trouve solution en 2021-2022 à un autre problème que j’avais depuis longtemps, bien que pour celui-ci, j’ai découvert en cours de route qu’il pouvait trouver une solution. Il s’agit de ma machine à coudre Singer: ma mère en avait eu une. Je suis heureuse de savoir que la marque continue d’exister. Depuis que j’ai mon école de danse, je fais les costumes et ai besoin d’une machine à coudre. J’en ai eu de différentes marques (même une Singer) et dernièrement, le destin a fait en sorte que je retrouve une Singer. J’avais donc des canettes de toute sorte. J’ai appris que si j’ai utilisé avec succès diveres sortes de canettes dans mes machines, il vaut mieux utiliser celles de la marque. Là, on est sûr qu’il n’y aura pas de problème. J’ai beucoup de fils, environ… 600… vous savez il y a rouge et rouge, jaune et jaune… Alors, je voulais avoir 200 canettes. Pas possible de les trouver tout de suite dans les centres et magasins suisses consutlés. C’est « Les Coupons de Saint Pierre », Paris, qui m’ont sortie d’affaire en quelques jours. Ils ont dû commander, à leur tour, auprès de leur fournisseur et ils m’ont livré les outils tant recherchés. La vendeuse, Chrystelle, qui m’a servie m’a posé les bonnes questions et s’est assurée que le paquet serait livré. Elle m’a dit qu’elle ne faisait que son métier, toutefois, je sais que son service a été fait avec conscience et je lui suis reconnaissante. 

D’autres solutions encore : on est en juillet 2022 et les solutions inattendues n’ont cessé de jongler mon chemin.

Un échantillon de mes fils (fluo) rangés par couleur et chacun avec sa canette.

Spectacles 2022. Ce sont des rencontres particulières qui m’ont amenée à organiser d’autres spectacles.

D’autres solutions encore : on est en juillet 2022 et les solutions inattendues n’ont cessé de jongler mon chemin.

Photo du Mauler primé en 2021 !

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Spectacle décembre 2021 et l’horlogerie

Dans cette drôle de période qui se prolonge, je voyais le 18 décembre avancer à toute vitesse. C’est le jour anniversaire de feu M. René Froidevaux, le patron horloger dont je parle dans deux autres articles (voir liens en bas).

C’est vrai, l’horlogerie, racine de mon canton, est devenue aussi une racine pour moi tellement je suis touchée par les actions de M. Froidevaux.

Comme son comptable, M. Charles Frésard, et sa femme sont encore de ce monde et qu’ils ne vont plus à des spectacles, je me suis dit que j’allais en faire un pour eux. Ils ont eu la gentillesse de venir.

Je ne peux m’empêcher de me dire que M. Froidevaux est là aussi. C’est quand même son anniversaire !

Voici le programme :

Le spectacle a été très bien accueilli. C’est une chance que de toucher son public et cela a été le cas. De plus, mes amis connaissaient la chanson « New York New York » et comme ils étaient les seuls spectateurs, j’ai entendu leurs réactions. L’artiste que je suis est comblée.

Alors ce spectacle en cette période… J’avais envie, depuis un moment, de monter de nouvelles danses mais il y a eu des complications, d’abord cette atmosphère qui pèse et puis, ne trouvant plus le tissu que je désirais dans le seul magasin de tissus qui reste à Neuchâtel, j’ai passé commande à l’un de ces grands vendeurs sur la Toile. Déception totale. Je ne sais comment font les gens qui commandent des tissus et des habits de cette façon. Une photo c’est une chose, la dimension ou la taille sont bien mentionnés mais la qualité du tissu, son rendu, son effet… Dans le cas présent le tissu laissait passer la lumière et cela ne convenait pas du tout pour mon costume. Bref, il faudra que j’attende de retourner à Paris.

Reprise de danses. Alors, j’ai repris d’anciennes danses que j’ai modifiées pour l’occasion. Il y a parfois des choses que l’on peut reprendre telles quelles et d’autres qui n’ont plus le même goût. Cela a été le cas et je n’ai pu qu’avoir des remerciements pour mes amis Frésard qui m’ont permis de faire du neuf avec de l’ancien ; c’est bien la preuve qu’on le peut.

Le thé. Ensuite, nous sommes passés à table, si je puis dire. En fait, mon studio a bien une table, celle qui sert à poser les CD, les affaires pour les cours et cette fois-ci elle est devenue table pour le thé. Cela me touche, car la table a été dessinée par feu mon ami André Oppel, réalisée par feu le premier régisseur du Centre culturel neuchâtelois devenu Le Pommier maintenant et repeinte par moi. Bref, on s’installe, mais quand j’apporte les plats et les tasses, il faut revoir la chose et j’ai placé une nouvelle fois Mme Frésard pendant que son mari allait poser sa canne qui le gênait. Mme Frésard s’est vue toute seule et a demandé : « Et Charlie ? » C’était tellement joli. Ils vivent ensemble depuis X années et voilà que si l’un ne voit pas l’autre, il s’inquiète. De même, pour accéder à mon studio il faut descendre et monter à diverses reprises quelques marches et là c’est M. Frésard qui ouvre la marche et qui annonce ce qui arrive. C’est vraiment très joli, un autre genre de spectacle.

Du gui et du houx. M. Frésard m’avait passsé commande de ces deux articles auprès de Mme Brodard. Il se trouve que Mme Brodard est l’approvisionneuse en fleurs pour mes canaris les jours de marché, que je mentionne l’affaire une fois à M. Frésard et qu’il me dit qu’il connait les Brodard ! Bon, Neuchâtel n’est pas très grand, il faut quand même voir que dans ma vie bien des choses et des gens bien séparés ont des liens qui composent la toile de ma vie et je trouve cela fantastique. On dit que les gens qui passent de l’autre côté du miroir voient défiler leur vie, chez moi c’est quelque chose de semblable et de différent : je vois cette trame de ma vie si clairement que c’est comme si je la touchais ; elle me fait penser à cette trame qui règne dans l’espace et qui se modifie lorsqu’une planète bouge.

Je disais que grâce à mes amis Frésard j’avais repris des danses. Ces temps-ci, j’ai présenté d’autres spectacles et à chaque fois que je fais la danse chinoise, j’entends la voix de M. Frésard dire : « C’est beau ! ». C’est un honneur de pouvoir marquer une âme qui a beaucoup vécu, mais en retour, il a aussi touché la mienne.

Une information de plus sur l’activité de M. Frésard. Il a été caissier pendant 20 ans à la Showband Les Armourins. Il a fait des tours dans toute l’Europe ! Et comment faisiez vous avez le travail chez M. Froidevaux ? Ah, cela se passait en fin de semaine, répond M. Frésard. Je trouve cela magnifique, je le lui dis et mon admiration le rend heureux.

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Liens vers :

Réflexions sur ma vie, sur la danse et indirectement sur ma banque UBS

J’ai, depuis quelque temps, l’impression que ce n’est qu’aujourd’hui que je comprends ceci ou cela. Ce « aujourd’hui », il faut le préciser, se promène avec les dates du calendrier qui avance. C’est ainsi que ce jour a son moment de lumière et que celui d’hier en a eu un autre et que celui d’il y a un mois en a eu un autre et qu’à chaque fois je me dis que c’est celui du jour qui prime ! C’est comme si c’était à chaque fois une nouvelle vie. C’est fascinant.

Je fais de l’ordre dans mes affaires. Mes affaires… j’en ai tellement… j’ai fait différents métiers et tous à fond et je pourrais les reprendre tous sans hésiter et à nouveau changer pour un autre sans hésiter car, je m’en rends compte aussi, ils se retrouvent tous les uns dans les autres sous différents aspects. Alors, j’ai beaucoup de choses à ranger, régler, réparer, revisiter.

Danse. C’est le titre que j’ai donné à un texte que je viens de retrouver que j’avais mis dans une vitrine de ma banque, bon « ma » n’est qu’une façon de s’exprimer, vous le savez, donc, du temps où « ma » banque exposait des travaux d’artistes. Ce jour-là, je dois m’être dit que j’avais compris ce qu’était le travail du maître de danse, car aujourd’hui, je m’exprimerais à peu de chose près de la même façon.

Pouvoir guider, pouvoir ouvrir des voies. Enseigner c’est cela, rendre service c’est cela. Quand je vois le résultat chez les personnes avec lesquelles j’ai traité, c’est un immense plaisir, car à mon tour, si je sais des choses, si je peux transmettre c’est parce que d’autres ont pris la peine de prendre soin de moi. Je saisis l’occasion pour les remercier tous en même temps.

Alors « ma » banque. Je la remercie de m’avoir offert la possibilité d’exposer, à plusieurs reprises, dans ses locaux.

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Spectacles de danse le 6 et le 7 mai 2021

Cela devient un leitmotif dans cette période si compliquée de notre histoire : contre mauvaise fortune bon coeur.

Une ouverture temporelle. Des spectacles peuvent avoir sous certaines conditions et je m’engouffre dans cette ouverture. C’est une chance !

Reprise et renouveau : cela faisait des mois que je n’avais présenté de spectacle. Le spectacle est quand même un exercice différent d’une répétition ou du travail quotidien. J’ai donc repris des numéros, des danses. Ils ont pris du temps à se remettre en place, mais une fois en terrain connu est venue la question d’un renouveau, d’un changement. Pourquoi ? On vit quand même des temps différents et mon public est composé de personnes averties. Il y a aussi le fait que je sens que je peux aller plus loin, et que je sens une certaine unité m’habiter. Une unité entre ce qui m’entoure et moi.

Mon public : comme je le disais, ce sont des personnes averties, des personnes qui me sont aussi proches et que j’ai invitées séparément. Il y a donc eu un spectacle une invitée et un autre pour une autre. Si c’est en partie pour respecter des normes – je suis quand même allée au-delà – c’est aussi parce que chaque personne est un monde et que ce sont des mondes dans lesquels je me sens bien. Ma représentation traite de thèmes peu usuels dans le cadre d’un spectacle et cela crée une atmosphère intimiste. J’aime cela.

Synchronicité. Il y a aussi le fait que j’ai récemment modifié l’allure de la salle grâce à un ami, Roger Peeters. J’insiste sur son aide, car il y a des changements inattendus dans la vie et parmi eux des heureux. Le changement d’aménagement de ma salle en fait partie et j’avais envie de présenter, dans ce nouveau décor, des spectacles à des gens que j’aime. J’ai toujours eu un public choisi et tous ceux qui sont venus me sont chers, vraiment tous, mais cette fois-ci, j’avais besoin de gens qui connaissaient mon histoire et vivent, en quelque sorte, ce changement avec moi. Il me reste une troisième personne. Alors, les circonstances étaient mûres pour que je puisse présenter des spectacles dans mon nouveau décor d’autant plus que je passe moi-même par des changements intéressants. Tout cela arrive dans une même temporalité.

Les coupes à champagne sont toujours celles achetées avec mon amie Ileana Iliescu, ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Bucarest. Chez moi, tout fait partie d’un tout.

Le spectacle a été suivi d’un verre et d’un encas. Je n’ai pas pensé à prendre la photo de la « table » du premier spectacle, et une fois que j’y ai pensé… Le temps ne revient jamais en arrière dans notre dimension… ce n’est pas comme une montre. Mais, c’était semblable et surtout, le Mauler rosé était là aussi. Pour moi, il apporte une note magique.

Spectacle-exercice : comme je le disais, cela faisait un moment que je n’avais présenté de spectacle et l’exercice est quelque peu compliqué du fait que je le présente seule. Pour le premier spectacle, j’ai eu la chance d’avoir Roger, le même Roger Peeters qui m’a aidée à donner un autre aspect à ma salle, et qui cette fois-ci a été l’ingénieur du son. Le second, je l’ai présenté sans lui et il faut tout minuter ! C’est faisable et l’atmosphère est tout aussi détendue et intimiste.