À quelque chose malheur est bon

Cette drôle d’expression s’applique tout à fait aux deux états par lesquels je suis passée en quelques heures : d’un « mince alors ! Il ne manquait plus que cela », à « quelle chance, maintenant, je sais comment faire ! »

Tout a commencé parce que mon studio de danse a été inondé lors de la dernière grande pluie et que je fais des allers-retours avec des choses pour les laver, sécher au soleil, réparer. À un moment donné, je mets diverses choses dans mon sac, dont une avec de l’eau et vais à mon studio. Je trouve une astuce pour suspendre des cilindres dans une armoire, je trie mon matériel de réparations et me dis qu’il faudrait que j’envoie un message à ma voisine du studio pour savoir si elle a arrosé les plantes ou si je dois le faire. Je regarde dans mon sac, m’aperçois qu’il y a un peu d’eau, sors mon portable ; il a un drôle d’air, il a l’air de sortir du bain et affiche « votre carte Sim est bloquée, veuillez introduire votre code Puck ». Je tapote sur le clavier sans succès. C’est là que je me dis « Il ne manquait plus que cela ! » Sans le vouloir, j’imagine une dépense supplémentaire… un film désagréable.

Je sonne chez ma voisine, lui explique la situation et elle me dit que sa fille a laissé tomber son téléphone dans le lac et qu’elle l’a récupéré avec ses fonctions après l’avoir laissé une nuit dans du riz. C’est vrai, je me rappelle que le riz a des propriétés fantastiques.

Après avoir regardé une vidéo sur la Toile, je réussis à enlever la carte Sim. Je passe ensuite chez mon fournisseur téléphonique et le vendeur me dit que mon téléphone est fichu et que je dois en acheter un autre. Mais, miracle, il le manipule et l’appareil s’allume. Il me dit d’attendre le lendemain pour remettre la carte Sim. Je passe chez les vendeurs d’Inter Discount qui me conseillent la même chose que ma voisine anglaise, à savoir, de le laisser 24 heures dans du riz.

Une lumière s’allume dans mon esprit et je demande à l’un des vendeurs que je connais bien si je peux faire des petits sacs de riz pour absorber l’humidité de mon studio de danse. Il répond affirmativement. Je demande si je peux les faire en plastique, il dit que le riz ne va pas pouvoir agir (c’est évident, ai-je pensé une fois qu’il m’a donné son explication) et que le mieux serait des sacs en papier.

Je passe au supermarché, achète du riz en bonne quantité. J’ai de la chance, il y a une promotion et je bénéficie d’un rabais. La chance tourne !

Je rentre chez moi et plonge mon téléphone dans du riz.

Entre temps, les idées se sont bousculées dans ma tête et j’ai une image pour les sacs ; je cherche la boîte où j’ai rangé un tas de petits bouts de tissu blancs. Je me dis que je vais faire des petits coussins. J’ai besoin d’au moins 50 petits paquets… Je voudrais quand même les faire jolis. Ce n’est pas parce qu’ils ne vont contenir « que du riz », « que personne ne va les voir », qu’ils doivent être faits n’importe comment. Mais, je ne vais pas non plus passer des heures…

Je trouve une solution. Les ciseaux achetés dans un magasin qui n’existe plus en ville coupent en zigzag, les bordures seront ainsi jolies. J’ai coupé et cousu des petits sacs pendant une heure et passé une heure et demie à les remplir et à les fermer à la main. Ce sont deux heures et demie mais je ne vois pas le temps passer car je me dis « quelle chance, avec cette histoire du portable mouillé, j’ai trouvé une solution à mes problèmes d’humidité à bas prix et en plus jolie ! ».

Le hasard, qui, je le dis une fois de plus, n’existe pas, a fait que mes sacs sont en majorité de la bonne grandeur, à savoir qu’ils peuvent contenir les 40 gr de grains de riz recommandés sur la Toile. Pour les petits, j’en mettrai deux selon les endroits. C’est connu, l’appétit vient en mangeant et d’autres idées surgissent pour que des jolies formes avec des grains de riz décorent ma salle, certaines se fondront avec des objets et d’autres seront en relief.

Pour en revenir à l’histoire du hasard. Je ne peux faire autrement que de parler du physicien Jean-Pierre Garnier Malet qui rappelle que nos idées parviennent à notre cerveau 0,7 à 0,5 secondes avant que nous n’en soyons conscients. C’est Benjamin Libet qui l’a démontré. C’est fantastique quand on y pense. Cela explique bien des choses.

Fin de l’histoire et lien avec une autre histoire. En parlant de fin, cela a été la fin de mon téléphone. Il s’est plus ou moins réveillé, mais a décidé de rester endormi. J’ai dû me résoudre à en acheter un autre et je ne me rappelais pas que c’était si compliqué de retrouver les données, les applications, les mots de passe, les codes de ceci et de cela. C’est ici que commence une nouvelle histoire avec « Le rôle du commerce au centre-ville. 5 et Inter Discout ».

Moralité de tout cela : dommage que mon télélphone soit devenu le beau téléphone dormant sur son lit de riz. Je n’ai plus retrouvé le même modèle dans cette société où il faut toujours du neuf, du plus. J’ai un téléphone qui fait de meilleures photos, qui a plus de mémoire et qui prend aussi plus de temps à envoyer mes photos sur mon portable via le courriel. En effet, j’ai un Mac et les Mac ne font pas bon ménage avec les Samsung. Quant à un supplément de mémoire, je n’en avais pas besoin et pour ce qui est de la qualité des photos précédentes, elle était très bonne. De plus, j’ai deux très bons appareils photo, un Canon T 70 avec film argentique et un Sony cyber-shot qui est excellent ! Mais, je n’ai pas le choix, sans téléphone portable aujourd’hui… c’est comme mon Samsung sur son lit de riz !

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