Suite inattendue du cours danse classique et imagination : une tournée !

On le sait et on l’oublie, la vie est pleine de surprises. Le cours fini, Alexandre, l’un des participants qu’on peut très bien qualifier de grand tant il mesure de cm (196 !), invite le groupe chez lui : promenade à cheval et repas. au menu Je propose mon spectacle. Il vient voir au studio et se dit partie prenante !

Un cercle qui se ferme. Je disais dans un autre article que j’avais l’impression de fermer un cercle. En effet, au début de ma vie d’artiste, j’ai présenté mes spectacles toute seule, puis, longtemps, en compagnie de mes élèves et maintenant, je reprends le même chemin. Il y a du nouveau : les tournées. Bon, c’est la première, mais une autre va suivre à Bucarest.

Des étapes. Il y a bien des étapes à franchir avant d’arriver sur le lieu de la tournée. Je vais simplement mentionner que l’artiste, l’interprète des danses, doit aussi se mettre dans le peau du technicien de scène et penser à prendre les lumières qu’il faut et bien les emballer, du régisseur en préparant la bonne version des numéros sur l’ordinateur, de la couturière en vérifiant que les costumes sont en parfait état, de l’accessoiriste en vérifiant que les accessoires sont aussi en parfait état et que rien ne manque et forcément, recoudre, réparer ou changer ce qu’il faut.

Trajet. Il s’agit d’aller Aux Converts, à Renan, dans le canton de Berne. C’est tout une expédition parce que l’autre participante qui m’amène, Anne, connaît peu cet endroit qui pour elle est presque en Sibérie. Pour moi, en cette fin du mois de janvier, c’est l’occasion de voir de longues étendues de neige et je me dis qu’on est vraiment en hiver. Nous mettons plus de 40 minutes pour y arriver. Pour le retour ce sera 25 parce qu’Alexandre a indiqué à Anne par où il fallait sortir de l’autoroute. J’ai aussi eu l’occasion de rouler dans une voiture moderne, celle où j’avais l’habitude de circuler était celle d’André, feu mon compagnon, une Jaguar. La voiture d’Anne a des programmes et peut même chauffer votre siège et le volant. Je me suis dit que j’avais l’impression d’être au xxie siècle ! Le matériel et nous sommes arrivés en parfait état. On a eu juste le temps de saluer Alexandre, de poser nos affaires et on est allés voir les chevaux. Auparavant, on a fait connaissance avec Bingo, le chien de garde qui est plus que gentil, un amour qui ne demande qu’à être caressé.

Olympiade et Aldebaran. J’ai fait connaissance des deux chevaux. Je me suis dit qu’il fallait que je me présente et ai tendu le dos de la main à Olympiade. Elle m’a humée et a léché la main. J’ai eu l’occasion de voir combien un cheval est grand et quelles merveilles la nature, la création s’est donné la peine de faire. C’est un émerveillement partagé par Anne. J’avais aux poignets une sorte de manchons fabriqués maison. Ils sont amovibles et peuvent aussi bien servir de décoration que pour tenir chaud aux poignets ou aux doigts et qui m’évitent de porter des gants, lesquels peuvent parfois être incommodants lorsqu’on doit manipuler des choses. Tant Olympiade que son compagnon en ont aimé la texture. Aldebaran n’a pas léché la main mais l’a mordillée avec les lèvres, je ne peux écrire qu’il m’a pincée ni qu’il m’a mordue ; moi qui aime les mots, il faudra que je voie s’il y a un verbe pour cela, mais mordiller me va pour le moment. J’ai trouvé ce geste, de la part du cheval, attendrissant. Je me demande s’il me disait quelque chose. En tous les cas, j’ai été saluée de façon différente par les deux chevaux.

À cheval. C’est vite dit « à cheval », mais un cheval, comme déjà dit, est grand, très grand et pour le monter… Je suis grimpée sur les barrières de l’enclot et ensuite ai pu m’installer sur Olympiade qui avait une selle anglaise (sans pommeau) et Anne sur Aldebaran qui avait une selle western (avec pommeau). Heureusement qu’Alexandre tenait les chevaux par une bride parce que quand même… on n’a plus les pieds sur terre et on est sur quelqu’un dont ne on connaît pas la langue ! et il a guidé les chevaux. En cours de route, il nous dit que les chevaux aiment galoper dans la neige et j’ai le sentiment qu’il accélère le pas ou est-ce le cheval d’Anne qui a compris les mots d’Alexandre ? En tous les cas, les chevaux sont allés un peu plus vite, surtout Aldebaran, et j’ai vu Anne monter et descendre sur sa selle western. On a bien ri après, mais sur le moment on n’en menait pas large. J’ai demandé à Alexandre si on pouvait rentrer, mais à l’évidence ce n’était pas ce qu’il considérait une promenade et a dit qu’il fallait aller sur d’autres terres… On n’a pas eu le choix que de suivre et tout à coup, il a monté un talus et là, nous nous sommes dit que les chevaux allaient galoper pour de bon… Bref, une vraie aventure.

Descente du cheval. Pour entrer et sortir de l’enclot, il y a une barrière et quand on passe d’un endroit à l’autre, il faut baisser la tête. Anne est entrée avant moi et Alexandre a aidé Anne dont la selle commençait à glisser afin de lui éviter une chute (on disait Western ?) ; pendant ce temps, Olympiade est restée devant la barrière. Tout à coup elle a avancé et je n’ai eu le temps que de pencher le corps en arrière pour éviter un choc sur le front. Cela s’est fait tout seul. C’est ce qu’on appelle un mouvement instinctif : on ne réfléchit pas, on fait. Il n’y a pas eu de peur non plus, c’est un moment à part. En y réfléchissant, je me dis que ce mouvement cadre avec la danse que nous avons travaillée au cours : la valse. Il faut toujours un partenaire pour valser. En l’occurrence Olympiade. Il faut aussi un tempo, qui dans le cas que je décris est passé de pause musicale à presto ! Nous sommes restées unies dans les deux et donc nous avons valsé !

Ah, oui la descente. Une fois Anne sur terre, Alexandre vient vers moi et me dit de sortir les pieds de l’étrier. On a bien essayé de pousser Olympiade vers les barrières pour que je puisse descendre seule… mais là, elle n’a plus voulu valser. Bon, Alexandre me dit de m’appuyer sur lui et de me laisser glisser. Je m’exécute, mais il a rigolé en me voyant faire. Anne n’a pas raté l’occasion et a pris une photo. Je me demande si elle n’est pas journaliste dans l’âme !

Ah, les mots ! Je pense me laisser glisser, or pour Alexandre, il aurait fallu que je lève la jambe gauche, la passe au-dessus du cheval et descende avec les deux jambes parallèles au lieu de faire une sorte de grand écart. La seule chose que j’aie sentie, a été le doux frottement de mon pantalon à la selle.
Un escalier solide et plein d’histoire !

Visite de la propriété. On a fait connaissance avec tout un monde animalier : des chèvres, encore d’autres chèvres naines ainsi que du grenier où Alexandre dépose le foin, et pas qu’un peu ! Pour monter à cet endroit, il précise que les jolis escaliers que j’admire avaient fait partie de l’une des fabriques de chocolat Camille Bloch. Cela les rend chères à mon coeur. Tout a une histoire, la moindre particule que nous voyons a été déjà valsé lors de la création du monde, mais savoir que ces escaliers ont appartenu à Camille Bloch me fait presque me promener dans un autre temps. Je viens de voir que la fabrique a été créée en 1929 et qu’elle en est à sa troisième génération de représentants de la famille. C’est absolument fantastique. J’aime les histoires des entreprises familiales d’autant plus si elles sont suisses. C’est comme si je me découvrais une nouvelle racine.

Le spectacle. Nous nous y mettons les trois pour créer une scène de circonstance et je fais mon spectacle. Le hasard, ce hasard qui me suit comme une ombre, fait que la chambre du fils d’Alexandre communique directement avec la « scène » et je peux effectuer mes changements de costume et de mise en scène très simplement. Le spectacle s’est bien déroulé et pour moi l’expérience : danser dans un lieu que je n’ai jamais vu, sur un sol dont je n’ai pas l’habitude et devant un public que je n’ai pas choisi est une expérience qui me fait grandir. De plus, j’ai dû adapter l’une de mes danses parce que je ne peux pas prendre tout le matériel que j’utilise sur ma propre scène. Cette modification me simplifie la vie et me permet d’ajouter d’autres mouvements intéressants. Bref, les variations et changements dans la vie apportent souvent du bon !

Un spectateur inusité. Bingo, le chien a aussi voulu participer et l’a fait savoir. S’il a dormi un moment – quand même, pourquoi me plaindre ? La musique lui a fait du bien au point de pouvoir se laisser à dormir – il a regardé le reste sans bouger. C’est un vrai passeport pour moi !

Le repas. Il a été somptueux. On a eu des chips de choux kale ! Jamais vu auparavant et Anne non plus. L’autre plat est un curry de pois chiches et courge au lait de coco avec du gingembre et du cumin. Un autre délice. Le premier était croquant et le second fondait sous la langue…. Je vous mets les deux photos envoyées par Alexandre. Il y a eu en outre des betteraves rouges avec une crème de vinaigre balsamique, des raisins et je ne sais quoi encore. Anne a bien fait la différence des ingrédients… Je suis admirative.

Montage. J’ai voulu faire un montage et cela a donné…

Une image digne d’oeufs de Pâques russes ! Je ne peux me vanter de rien, je n’ai fait qu’utiliser ce qu’on m’a donné.

Dessert. Un autre délice composé de compote de pommes, des prunes et de séré, avec à chaque fois des subtilités. Pour en savoir plus, il faut vous faire inviter par Alexandre !

Une autre invitée. Parmi les invités, il y avait aussi la fille d’Alexandre. Je trouve intéressant que les enfants connaissent les divers milieux dans lesquels les parents évoluent. Cela donne une autre vision. C’est une adolescente qui s’intéresse au domaine de la santé, qui fait du sport, qui est ouverte et qui aime préparer les repas qu’elle mange quand elle est en formation. On se demande de qui elle peut bien tenir !

Suite et fin. Pas de problème pour trouver des sujets de conversation ! On a continué jusqu’à près de 23 heures et Alexandre devait encore s’occuper de son écurie… Chacun est rentré chez lui plein de bonnes choses tant dans le corps que dans l’esprit.

Image représentative de ces bonnes choses : une très belle photo qu’Alexandre a pris de ses chevaux. Je précise qu’Aldebaran vient d’Irlande. On comprend mieux son tempérament fugueux.

Il suffit d’entrer dans l’image…

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