Chez Zully on fait de la danse, mais pas seulement.

Chez Zully on parle de toutes choses, on va voir des expositions, des spectacles, on lit des écrivains, on parle plusieurs langues, on s’étudie, c’est tout un monde.

Entre autres : nous allons rendre visite à des commerçants de la ville. Zully dit qu’on prend les cours à Neuchâtel et qu’il y a des commerçants qui sont là depuis longtemps et ils rendent de grands services à la ville. Elle dit aussi que dans ces magasins on ne fait pas qu’acheter un produit, il y a des gens, des commerçants justement et qui ont souvent une histoire intéressante, liée à leur métier, à raconter. On leur rend visite et elle profite pour nous dire que la danse a des points communs avec tous les métiers. C’est vrai.

Oui, c’est vrai et on va voir pourquoi. M. Jean Guinand, à la Librairie du Château, Maître chocolatier Pierre Walder, Maître boucher René Margot, Ingrid Gueniat, au Bouton d’Or, M. Rémy, opticien, M.  Y au magasin de décoration, Michel Vautravers, magasin d’articles ménagers, tous ont : de l’ordre, soignent leur matériel, produisent ou achètent des produits de qualité, On ne peut pas dire qu’ils fassent de la danse, mais on comprend bien que la propreté, l’ordre, la discipline, le travail,  et le plaisir vont de pair. Quand on aime ce qu’on fait, tout cela va ensemble et on peut même dire que chacun danse avec son métier !

Quand nous dansons, nous suivons une certaine logique, nous bougeons le corps dans un certain ordre, dans un certain style, dans un certain sens ; les mouvements doivent être propres, jolis, harmonieux ; de la discipline, on n’en parle pas, la discipline c’est le respect des choses, le suivi de certaines règles ; le travail c’est faire et faire et refaire jusqu’à ce que les pas, les danses fassent partie de nous ou que nous leur donnions notre « nom », notre personnalité. Et le plaisir, il vient quand on a réussi tout cela et qu’on le fait avec nos moyens, notre  personnalité. Zully raconte que lorsqu’une danse est exécutée par un danseur et  qu’il y met du sien, son interprètation lui donne une colorature unique. C’est ce qui fait l’artiste. Il y a vraiment des points communs avec les commerçants et si chaque danseur est unique, chaque commerçant l’est aussi, chacun y va de sa personnalité.

Zully dit aussi que si elle nous donne une danse à faire, c’est que nous pouvons la faire. Elle finit par avoir gain de cause ! D’ailleurs, quand elle reprend une danse de son répertoire, elle modifie des choses pour les adapter à notre personnalité et à nos capacités. Comme cela, on se sent à l’aise.

Nous remercions « nos » fournisseurs russes de chaussons.

Tamara photo copie
Tamara, la responsable qui recevait les commandes de Zully quittait le fabricant russe de chaussons de danse ;  Zully l’a remerciée et a profité pour nous apprendre à écrire notre nom en russe : un N à l’envers devient un  « i » et un P c’est un « R »… bizarre… drôle même !

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Les objectifs dans le monde de Zully

Bon, quels sont vos objectifs ? Me demanda-t-on un jour que je suis allée voir un responsable de l’orientation professionnelle.

Je n’ai pas su que répondre. Je n’ai jamais eu d’objectifs dans ma vie. Je sais que tout au long de mon existence, j’ai entendu mes amies, amis, dire « je serai ceci, cela » ; moi, jamais. Je me suis toujours demandé comment on pouvait se projeter de la sorte. Je revois, comme des photos dans le temps, les moments où cela est arrivé. Je fais les choses parce qu’elles se présentent et qu’elles me plaisent. Quand je n’ai pas le choix, je cherche quand même une raison, un sens, un symbole et cela me va très bien.

Le responsable en question m’a quand même rassurée en me disant qu’il y avait d’autres gens qui fonctionnaient comme moi. Après des examens, il a dit que j’étais faite pour l’enseignement.

Cependant, quand je regarde ma vie, je me dis que tout participe d’un tout ; que tout ce que j’ai fait s’emboîte d’une façon ou une autre en moi, dans ma façon de voir le monde et que les événements de ma vie font un tout. Ce que j’aime avant tout c’est comprendre, m’améliorer, aider. L’idée de l’évolution est assez complexe. Je suppose que la notion de devenir meilleur pour soi et pour les autres est celle qui me convient. J’ai trouvé beaucoup de réponses chez Bernard Michel Boissier, chercheur en neuroscience (qui à la différence des neurosciences prend l’esprit en compte) et chez Jean-Pierre Garnier-Malet, physicien. Ce dernier m’a conquise. Je dois quand même dire que je ne serais pas arrivée chez eux sans avoir auparavant été nourrie par bien d’autres sources. Je remercie, au passage, tous ceux qui m’ont aidée à mieux avancer dans ce monde. La façon d’expliquer notre rôle dans ce monde n’est pas aussi simple que cela et il faut laisser de côté bien des choses qu’on nous présente comme des dogmes irréfutables.

Par rapport aux objectifs, je pourrais bien en avoir un : j’aimerais quand même quitter ce monde en laissant mon corps dans un aussi bon état que possible. Quand je l’ai reçu, il était en très bon état. Je n’aimerais pas non plus laisser de dettes de quelque genre que ce soit. Quand les relations, les choses arrivent à leur terme, je fais de mon mieux pour que cela se passe bien. Je rends les choses matérielles en bon état et si parfois j’ai des regrets parce que les relations avec les gens ne vont pas comme je le voudrais, je ne peux en vouloir à personne. Ce n’est pas que je sois « positive ». Dire que les choses vont bien quand ce n’est pas le cas où qu’on se sent blessé, ne marche pas pour moi. C’est une compréhension de la chose, une certitude que les choses ne peuvent pas réellement mal se passer qui est la base chez moi. À cet égard, Jean-Pierre Garnier Malet m’a apporté une explication, en parlant du dédoublement du temps et de l’espace, qui me fait mieux comprendre les événements de la vie. Là aussi, sans le savoir de façon consciente, je m’approchais d’un grand physicien !

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Retour à : Réflexions diverse

Lien vers : Jean-Pierre Garnier Malet, physicien « Le dédoublement du temps et de l’espace.

Réparations et rangement = mettre de l’ordre en soi.1

Lorsque je répare une chose, je la répare comme si elle était moi.  Je me dis que si la chose en question était moi, je n’aimerais pas être traitée à la va-vite. C’est peut-être parce que quand je suis traitée un peu n’importe comment, je trouve cela déplaisant.

Les fois où j’ai pensé cela, je ne savais pas que je pratiquais en partie les mots du physicien Jean-Pierre Garnier Malet qui dit : « Ne pensons pas à faire à autrui ce qu’on ne voudrait pas qu’on pense à nous faire ! » Quand on connaît l’effet d’une pensée, son poids, on comprend.

Dans mes réparations, je fais au mieux de ce que je connais et quand je ne connais pas, je pose des questions à des gens du métier. À chaque fois, je me rends compte que chaque métier est un monde, qu’il n’y en a pas un plus petit que l’autre et que chacun a ses règles, son temps d’exécution, sa beauté, À chaque fois, j’en sors enrichie. J’admire les gens qui connaissent bien leur métier et surtout ceux qui l’aiment. Alors, la vitesse avec laquelle on règle certaines choses dans le monde actuel me laisse songeuse.

J’aime regarder les travailleurs manuels, ceux qui travaillent sur les chantiers, sur les routes, les canalisations. D’abord, je me dis qu’une ville est comme un corps, avec ses veines, ses circuits électriques, etc. Chaque chose a une place et doit être bien posée pour qu’elle fonctionne. Je me dis aussi que certains politiciens devraient faire des stages de ce type pour qu’ils voient que lorsqu’ils prennent une décision, il y a des répercussions auxquelles on ne pense pas toujours. J’admire un Otto von Bismarck qui a introduit les assurances sociales (maladie, accidents, invalidité et vieillesse) dans les années 1880 en Allemagne. Aujourd’hui, il y a bien des problèmes à régler et on recourt plus souvent qu’à son tour à la rentabilité et à la réduction des dépenses au lieu de chercher une réelle solution.

Je reviens à mes réparations. Je disais que chaque métier est un monde et en même temps, tous les mondes sont liés. Il y a interpénétration des mondes, du savoir en général et on l’oublie. On a toujours besoin des autres. On ne pourrait pas marcher sans les chaussures conçues, faites, vendues par d’autres, par exemple.

M. Schneitter, sa droguerie et ses astuces. La première chose que j’ai été amenée à réparer a été une paire de fauteuils.  Ne sachant pas très bien comment m’y prendre, je suis allée à la droguerie Schneitter, tout près de chez moi. J’ai demandé à monsieur Schneitter comment je pouvais faire. Ce monsieur joue un rôle très important dans la plupart de mes entreprises de réparation. Il est plus qu’un droguiste, il aime son métier, il aime sa ville et il connaît plein d’astuces. Il fait partie de ces personnes qui savent réparer des choses au lieu de les jeter et c’est pour cela que j’aime aller lui demander conseil. Lorsque le dernier quincailler a quitté la ville, il a ouvert un département d’outillage pour rendre service à la population locale. Il jouit de tout mon respect !

Grâce à monsieur Schneitter, j’ai appris à décaper un meuble. J’ai donc décapé (par la même occasion, j’ai appris l’existence de ce verbe), poncé et repeint les fauteuils avant de m’attaquer à la partie moelleuse.  À chaque fois que je pense à cette aventure, j’entends la voix de monsieur Schneitter et vois ses yeux s’assurer que j’ai bien compris. Cette fois-si, je reprends le rembourrage :

Fauteuils 2
Des clous de tapissier maintiennent le tissu.
Fauteuils 1

J’ai recouvert de mousse le dossier et l’assise du siège, puis mis une première couche de tissu maintenue par des clous de tapissier.

En dessous, la version finale. On perçoit une fente en haut du dossier ; elle permet de glisser la main afin de défaire les plis de la couche en mousse de dessous. La housse est faite en une seule pièce et peut s’enlever, laver, repasser facilement.

20180603_142005_resized
Version 2018

J’aime toutes les étapes des réparations, mais à la fin, lorsque la chose est prête et que l’on peut la regarder par-dessus, par-dessous, que tout est à sa place et que pas un fil, pas un clou ne dépasse, c’est un grand plaisir pour mes yeux et pour mon for intérieur. C’est comme si une partie de moi avait trouvé sa place. Cela ests certain, car peu après ou simultanément quelque chose d’autre se règle dans ma vie.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens vers d’autres articles où réparations et rangement = mettre de l’ordre en soi. C’est sûr qu’à chaque fois que nous réparons et rangeons quelque chose, il y a une correspondance en nous :

Journal de l’enseignement de la danse classique adapté à une élève de 5 ans.3

On se demande qui influence qui…  En tous les cas, mon élève et moi nous inspirons l’une de l’autre !

Afin d’aider ma petite élève de cinq ans à savoir si sa jambe est droite ou dans la bonne position lors d’un plié, j’ai pensé à dessiner des yeux et à les mettre sur différents points du corps. Elle a été surprise de voir qu’on pouvait dessiner des yeux différents des « vrais » yeux et qu’on pouvait leur donner un nom.

Nastia par ZS
Xénia par ZS

Voici les yeux dessinés par l’élève :

Macha
Katia

Mon élève a mieux compris que certaines parties de son corps n’allaient pas dans le sens qu’elle pensait et elle a trouvé cela très drôle. Par exemple, elle courait et tout à coup il fallait s’arrêter et observer dans quelle direction regardait Katia ou Macha et elle corrigeait tout de suite. Ce travail, bien sûr, s’accompagne d’une série de manipulations qui libèrent ses articulations.

Au fil des leçons, nos yeux dessinés sont devenus plus beaux, plus décorés, plus sûrs. Je dis « nos yeux », car l’évolution s’est faite tant chez mon élève que chez moi. Voici un résumé sous forme de panneaux :

Diapositive03
Élève de cinq ans.1

Élève de cinq ans.2
Epojak 1003
Епожак (Epojak)
Elionka1004
Елёнька (Elionka)

Je disais que nous nous étions inspirées l’une de l’autre. D’abord, on a pris des prénoms qui existaient et quand l’élève a commencé à en inventer, j’ai suivi. Je n’ai pas de peine à suivre quelqu’un d’intelligent, l’intelligence et l’intuition n’ont pas d’âge !

Les voici  :

  • Наташа, Соня, Маша, Катя, Снежка, Руби, Синила, Епожак, Рарити (Natacha, Sonia, Macha, Katia, Sniejka, Roubi, Sinila, Epojak, Rariti) ;
  • Таня, Ксеня, Настя, Еги, Венги (Tania, Xénia,  Nastia, Eghi, Venghi).
Zully.1 Zully.2

Je n’avais pas prévu que l’élève, à un moment donné, allait procéder à un contrôle et me demander comment s’appelait tel ou tel oeil par elle baptisé… J’ai été surprise, dû faire un effort et mon élève a été toute contente de voir que finalement je savais le prénom de chaque oeil ! Comme on le voit, on ne peut pas tout prévoir.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens vers :

Commentaires sur les conversations

Les questions qui restent à la gare : je discutais l’autre soir avec un ami ; après coup, je me suis rappelé qu’il m’avait posé une question qui est restée sans réponse parce qu’une autre chose était venue s’interposer. Cela arrive fréquemment dans les conversations. Comme je n’aime pas donner l’impression que je n’ai pas écouté, je lui ai écrit : « Lors d’une conversation, les choses vont par-ci, par-là et parfois des questions restent à la gare sans que personne ne vienne les prendre. Il y en a une que je viens de voir et donc je m’en occupe. Quelle chance, elle pensait que personne ne viendrait la prendre ! »

Quand on aimerait parler d’une chose : parfois, on a envie de parler de quelque chose parce que, par exemple, nous sommes fiers d’avoir réussi dans une affaire particulièrement délicate et voilà que notre interlocuteur nous dit que cela lui rappelle que son oncle, son ami, son cousin a aussi eu la même chose et il part dans son histoire. Et voilà que la nôtre passe à la trappe ! Il faut beaucoup d’humilité et d’humour pour se quitter en bons termes.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Réflexologie pour les enfants

ou viens découvrir les lignes de téléphone qui parcourent ton corps et que tu peux appeler depuis tes pieds.

Mon expérience : cela fait des années que j’enseigne la réflexologie aux enfants. J’ai remarqué un changement parmi eux. Au début de l’activité, quand je demandais quel était leur prénom et ce qui les avait poussés à venir passer deux après-midis avec moi alors que c’était les vacances, bien souvent j’entendais : c’est ma maman qui a voulu, ou même, je ne sais pas. Depuis quelques années, j’entends : on m’a déjà fait des massages – ma mère ou une de ses copines en fait – ma maman voudrait que je lui en fasse – j’ai un problème X de santé . C’est un vrai changement !

Résultats :

  • En général, l’activité se déroule dans une salle de classe. D’habitude, je ne mélange pas les âges. On ou je ne parle pas de la même façon à un enfant de 8 ans qu’à un enfant de 12 ou 15 ans, ces derniers étant considérés déjà comme des adolescents. Mais, on ne fait pas toujours comme on voudrait et finalement c’est enrichissant pour tout le monde. Je n’ai jamais eu de problème à cet égard, l’ambiance a toujours été agréable, aucun d’entre eux n’a trouvé à redire parce qu’il devait « travailler » avec quelqu’un qui n’était pas de son âge. C’est un succès !
  • L’autre succès, c’est qu’à la fin de l’activité tous les participants ont appris des choses sur leur corps et ont appris à être indépendants, en tous les cas dans le domaine de la réflexologie. C’est important de savoir qu’on peut faire des choses pour soi, quel que soit notre âge. Il est évident que ces enfants savent se lacer les chaussures, par exemple, mais ils n’ont pas assez conscience du fait qu’ils sont plus indépendants qu’ils ne le croient. Ce cours leur donne confiance en eux, eux pour qui le monde est si grand et dont ils dépendent tellement ; c’est un pas en avant vers l’indépendance.

Remarque : auparavant, l’activité se déroulait sur deux après-midis et on avait le temps de passer chez un pharmacien qui nous disait comment on composait une huile de massage, ou les enfants racontaient comment ils avaient pratiqué la veille. Puis, l’époque du zapping est arrivée… Les enfants ne veulent plus s’inscrire à des activités qui durent deux jours (deux après-midi) ou plutôt, les parents ne les inscrivent plus de cette façon. Il est sûr que lorsqu’on répète quelque chose, on l’apprend mieux. Tout le monde le sait, et pourtant…

Diapositive22

De la relativité des choses : c’est aussi un résultat, un succès pour moi ; les enfants apprennent qu’il y a une relativité.

En effet, il y a bien des façons de reproduire en images et par écrit les points de réflexologie. J’ai ma méthode, celle que j’ai apprise et que je me suis appropriée et celle d’autres personnes et elles donnent, toutes, des résultats. Cela peut laisser perplexe de savoir que l’on presse ici pour soulager une douleur et qu’une autre personne presse ailleurs pour la même chose et que l’effet soit le même ! On peut alors réfléchir et se dire qu’au tout début nous n’étions qu’une seule cellule et qu’elle s’est multipliée. Ce qui ne marche pas, c’est de presser n’importe où tout en sachant que ce n’est pas le bon endroit.

En BD : voici celle que mon ami, André Oppel, parti au ciel, a fait pour les enfants quand il participait à mon activité :

Diapositive04

Remarque d’un ami : « En fait c’est comme si on avait une bande passante dans le corps! » Et voilà que je m’enrichis d’une nouvelle métaphore.

Commentaire, deux façons de procécer :

  • directement par couriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens :

Visitons les chambres du cerveau

Cette activité est destinée à des enfants de 8 – 14 ans mais s’adapte à tout âge, adultes compris. La visite des chambres du cerveau ne demande pas de connaissance particulière. Les enfants sont capables d’assimiler ou de revoir des notions d’anatomie, d’imaginer des situations, d’interpréter des ressentis ou des idées et de suivre une musique, car j’utilise bien souvent de la musique pour donner le ton.

Comment est née cette activité ? Une fois de plus, ce sont mes élèves qui m’ont inspirée. Si nous avons tous une tête, notre »personnalité », qui utilise le cerveau, interprète une seule et même chose de façon différente selon notre culture, notre âge, etc.

Peu à peu m’est venue l’idée d’assimiler le cerveau à un palais avec beaucoup, beaucoup de chambres. Les petits élèves sont surpris de savoir que même un médecin ne sait pas combien de chambres notre cerveau possède.

Contenu : j’ai imaginé qu’on allait visiter certaines d’entre elles et que chacun avait le droit de la voir, de la sentir, de l’imaginer à sa façon. J’en ai encore eu une preuve au moment où j’ai choisi un extrait du ballet « Petrouchka », de Strawinski, pour la chambre du désordre. Une de mes élèves a dit que pour elle, la musique correspondait à la chambre de la curiosité et pas à celle du désordre. C’est la preuve par neuf !

Diapositive2

 Voici quelques unes de ces chambres :

de l’imagination – de la force – du sommeil – de l’oubli – de la paresse – de la tristesse – du rire – des peurs – des émotions – du goût – de l’illusion – de la concentration – du calcul – de l’écoute – des réflexes – du toucher – de la vision – de l’odorat – de la coordination – des doutes – des croyances – de la mémoire – des souvenirs – du temps. Comme vous le voyez, on n’en finit pas !

À la fin de l’activité, avec les photos qu’on aura prises avec les élèves dans les différentes chambres, on fera un montage que chacun pourra prendre avec lui.

Voici des photos-montage avec quelques-uns de mes élèves :

Diapositive6
On remercie aussi le petit cochon qui nous a donné son cerveau !

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Retour à « Activités extrascolaires »

@3m.ossature : apport des participants 1

Quel que soit le domaine dans lequel je travaille et-ou m’investisse, je trouve remarquables les apports directs et indirects des participants.

Ainsi, lorsque j’essayais de faire comprendre que nos os sont construits, à leurs extrémités, de sortes d’arches afin de les rendre plus résistants que s’ils avaient été totalement remplis de matière et aussi plus souples, puisqu’ils s’adaptent à nos positions, l’une des participantes, Sophie, a vu surgir en elle une cathédrale. J’ai cherché une image et cela donne :

Diapositive19

J’aurais voulu l’image dune voûte. Je devrai le faire la prochaine fois que j’irai dans une cathédrale.

En sortant du cours et en pensant à mes os, j’avais des cathédrales partout. C’était magnifique.

Aujourd’hui, j’ai mis l’accent sur la façon dont on pouvait entrer dans les os au moment où on fait la résonance. On a parlé d’imagination et d’imaginaire.  La différence ? Il faut savoir que tous les mots qui finissent en « tion » sont en relation avec l’extérieur :

  • L’imagination, on la crée. On fabrique une image. On s’imagine la chose.
  • Imaginaire : elle sort du dedans. Elle nous apparaît sans que la volonté intervienne.

Pour la séance, on avait le choix entre plusieurs possibilités :

  • voir l’os tout blanc et imaginer que ses différentes cellules vibrent ;
  • voir l’os en lien avec les différents autres tissus du corps et donc si on fait résonner l’os, le reste va aussi résonner ;
  • laisser venir une image qui va surgir en nous ;
  • imaginer qu’on n’est que du vide, laisser venir une image et la laisser vivre en nous.

Résultat : une des participantes a vu des petites bulles de toutes les couleurs qui se promenaient ; un autre a vu les phrases de son travail qui s’y promenaient. Là on s’est dit qu’il était important qu’elles aient de la place et puissent circuler librement. Chez moi, il y avait ce fameux vide où de touts petits points se promenaient dans le vide et cherchaient leur bonne place. Là, j’avais choisi le mode, car en général, je laisse la chose venir et ce sont des fleurs de différentes couleurs qui apparaissent.

C’est très poétique, ces petites bulles et ces phrases. C’est le genre de choses qu’on ne peut pas inventer tout seul. Cela me comble !

Voici deux illustrations :

Fémur 1003
Fémur 1002

Conscience des os. Quand on donne un cours, on ne sait pas ce que cela peut susciter chez l’autre. C’est ainsi que l’une des participantes a eu une sorte de révélation en prenant conscience que ses os avaient été endormis pendant longtemps et que maintenant ils étaient réveillés. Elle ne peut pas donner une explication claire, elle suppose que c’est lorsqu’elle a procédé à des tapotements sur les os qu’une vibration subtile a fait office de caisse de résonance. C’est beau et cela me fait penser à « La Belle au bois dormant ». En l’occurrence, c’est elle-même qui est son prince !

Plusieurs façons de s’adresser au corps. Il est clair qu’il y a bien des techniques et que parfois elles sont complémentaires. Cette fois, l’une des participantes, Nathalie, a parlé de la relaxation que provoquait le fait de mettre un bâton le long des muscles dorsaux. André essaie et cela lui fait travailler le sinus frontal. Il raconte alors les péripéties incroyables qui lui sont arrivées il y a des années et que le bâton va bien pouvoir l’aider. C’est magnifique !

Comment les aubergines s’arrangent pour se faire remarquer J’ai mentionné que j’allais rendre visite à l’un des écrivains pour lequel je travaille, que j’allais y passer quatre jours et qu’il m’avait annoncé qu’il mangeait essentiellement du cru. Nathalie, l’une des participantes a dit qu’elle avait fait une mousse au chocolat sans crème, sans oeufs, sans sucre (j’ai bien cru qu’elle allait dire aussi « sans chocolat » !). Toutefois, la base est l’aubergine. Tout le monde a été curieux d’en goûter… Vendredi suivant, Nathalie arrive avec ses mousses au chocolat. Un délice !

Alors, si je dis que les aubergines se sont arrangées pour se faire remarquer, c’est que les autres participants se sont dit qu’ils allaient faire la mousse à la maison et André a dit qu’il allait planter des aubergines dans son jardin ! Par ailleurs, j’avais raconté à mon élève de quinze ans qui vient à mon cours de danse classique adaptée toute l’histoire. Je n’avais malheureusement pas pensé à lui en garder un peu, mais, elle a dit qu’elle avait dû écrire un texte, je ne me rappelle plus exactement sur quoi, mais son pull dont la couleur était aubergine y était pour quelque chose. Cela lui a rappelé l’affaire aubergine qu’elle a intégrée à son texte. De plus, elle a regardé sur la toile la composition du légume : très riche en vitamines et minéraux. C’est mieux de manger des aubergines que de se mettre de la crème sur le visage ! déclama-t-elle. Alors, qui remercier ? L’écrivain, Nathalie ? Les deux et l’aubergine bien sûr ! Ce qui est aussi sûr, c’est qu’on ne sait jamais à qui on rend service.

Aubergine 2

De mon côté, j’ai aussi acheté une aubergine. Elle vient du marché de Neuchâtel.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Lien vers :

Journal de l’enseignement de la danse classique adapté à une élève de cinq ans, page 2.

C’est absolument passionnant de voir s’éveiller une intelligence, une compréhension, un monde chez un enfant. Lors de la dernière leçon, on a parlé du corps et de ce qu’on peut faire pour lui.

  • Bien que tu sois petite, tu comprends beaucoup de choses, pas vrai ?
  • Oui.
  • Tu sais que dans presque chaque partie de ton corps tu as des muscles ?
  • Oui.
  • Maintenant, prenons cette chaise. Si elle a trois pattes, que lui arrive-t-il?
  • Elle tombe.
  • Exact. La chaise ne peut pas se réparer toute seule, il lui faut notre aide. Chez nous, lorsque quelque chose ne va pas, il nous faut aussi de l’aide. Mais, nous pouvons aussi faire quelque chose pour nous, pour notre corps. Tu sais que nous avons des cellules ?
  • Oui.
  • Ces cellules sont comme des petits personnages.
  • Mais, ils ne peuvent pas parler. Et puis une cellule n’a pas la forme d’un personnage.
  • Cela dépend. Tu sais, les cellules, ces petits personnages mangent tout comme nous. Ils boivent, ils respirent, ils bougent, ils travaillent, ils se reposent. Tu te rappelles du livre « Le corps humain » où on voit des petits personnages qui travaillent ?
  • Oui. Ils sont là. Il y en a qui tirent ou qui sont fatigués. Il y en a qui naissent et il y en a qui  meurent.
  • Alors, si on va dans notre corps et qu’on frappe à leur porte en faisant toc-toc, ils vont répondre.

On commence une séance de résonances dans le corps. Une fois qu’on a fini les pieds, je demande :

  • Alors, que disent les personnages de ton pied ?
  • Rien.
  • Dans le mien ils sont tout contents. Ils respirent très bien. Mais, je pense que si tu sais écouter, ils vont aussi te dire quelque chose.
  • On continue avec la jambe.
  • Que dit-on dans ta jambe ?
  • Говорят « привет » ! (Ils disent « salut ! » ). Je ne résiste pas à l’envie de l’écrire en russe tellement les mots résonnent encore en moi. Ce moment est gravé en moi comme une photo dans le temps. De plus, j’aime la langue russe !

Quand on arrive à l’autre jambe, la fillette dit spontanément en souriant :

  • Ils disent salut et qu’ils sont contents !

Et voilà comment on commence un voyage dans le corps. Il ne faut nullement croire que la fillette a voulu me faire plaisir en disant des choses qu’elle ne sentait pas. Sa personnalité est très forte et si quelque chose lui échappe, elle le dit.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens vers :