Rencontres particulières 3 : Gilles Rémy and his Jazz Band

Aujourd’hui, samedi, je rentrais du marché et voilà que j’entends jouer de la musique dans les rues de Neuchâtel. Une musique agréable sous forme de jazz. Le son du saxophone semble me dire qu’on se connaît ; la mélodie me dit qu’il faut que j’aille voir les musiciens.

Je m’approche et oh, surprise ! c’est Gilles Rémy avec ses musiciens ! Je leur dis que j’ai utilisé pour mon dernier spectacle leur interprétation de Roses de Picardie et que j’ai mis leur nom dans le journal qui en a fait l’annonce. Gilles plaisante et me dit que j’ai fait leur renommée. En fait, il n’a pas besoin de moi pour cela. Il est connu depuis des années. Knut, le photographe qui a mis en évidence bien de mes danses et mon personnage et qui était aussi dans l’auditoire lui a dit qu’il le connaissait depuis des années, alors qu’il habitait à Lausanne.

Gilles Rémy a eu l’élégance de jouer la chanson pour moi ; alors, j’ai pris la photo que voici pendant qu’ils l’exécutaient :

20181020_120706_resized

Ces dernières années, je me rapproche de ma ville et elle me le rend bien. C’est ainsi que lors de mes passages ou promenades en ville, je rencontre des musiciens dont la musique me dit qu’elle est faite pour moi. Cette fois-ci, c’est un peu différent. J’avais acheté à Gilles un CD il y a deux ou trois ans, selon mes souvenirs, mais c’est l’instrument plus le quelque chose que les musiciens dégagent qui m’ont fait dire qu’on se connaissait et qu’il fallait que je me rapproche d’eux. D’ailleurs, les gens qui écoutaient, étaient tous sous le charme ; il se dégageait une atmosphère différente de celle qui émane de gens qui s’arrêtent pour passer le temps ou par politesse ; je n’arrive pas à définir ce quelque chose, mais certainement qu’il y avait du plaisir !

Je remets la photo de la danse du spectacle qu’on va reprendre lors de nos spectacles destinés à des invités. Nous l’avons présentée en lumière noire.

Roses de Picardie

2026. Les Roses de Picardie font partie de mon répertoire et de ma vie. Je suis reconnaissante à son auteur, l’Anglais Frederic Weatherley, parolier, à Haydn Wood, compositeur ainsi qu’à Gilles Rémy and his Jazz band pour leur version qui est celle qui m’accompagne et qui plaît tellement ! Actuellement, je la présente seule, mais comme c’est une chanson d’amour, chacun y participe à sa façon.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens avec :

Fabrique d’Horlogerie Froidevaux S.A. Neuchâtel – Suisse

ENGLISH VERSION HERE.

Introduction. Les histoires n’ont pas toujours la même façon de commencer. Celle-ci, est liée à mon ami, André Oppel, graphiste et ancien directeur artistique du Théâtre du Pommier à Neuchâtel, parti au ciel il y a dix ans en laissant des affaires que j’ai gardées en me disant qu’un jour elles iraient au bon endroit.

Mon ami et moi avons toujours vécu au présent. On a rarement évoqué le passé, le sien, le mien. Pas pour éviter quoi que ce soit, simplement, ce n’est pas venu. Il connaissait beaucoup de monde, et parmi eux, Jack. Il le saluait et je le saluais. Le hasard, ce fameux hasard qui n’existe pas, a voulu que j’apprenne une fois que le nom de famille de Jack était « Froidevaux ».

Pendant des années, je me suis dit que si j’avais un site, je pourrais y mettre les travaux laissés par mon ami. J’ai alors scanné bien des dessins et projets, mais il n’y avait pas d’unité. Un de mes amis m’a dit, très élégamment, que cela faisait « souvenir de veuve ». En effet, une pièce par-ci, une autre par-là…

En revisitant les travaux laissés par André, je vois des collages ainsi qu’un catalogue de montres de la fabrique « Froidevaux » et me rappelle que mon ami m’avait dit que le père de Jack avait été entrepreneur. Le temps passe et aujourd’hui, en montrant le catalogue à Jack, il me dit que c’était bien celui de l’entreprise de son père et qu’André y avait travaillé en tant que graphiste. Je l’ignorais et me sens enrichie d’une nouvelle donnée relative à lui. Il me semble qu’il me fait signe. Jack me raconte également l’histoire absolument remarquable de l’entreprise de son père, René Froidevaux.

Monsieur Froidevaux a développé, après la guerre, la petite fabrique qu’il avait achetée en 1942. Il a senti que l’Italie allait remonter économiquement et a créé bien des montres écoulées dans ce pays. À l’époque, les montres étaient vendues sous la marque des commanditaires ou magasins, raison pour laquelle on ne voyait pas son nom. Ces montres faisaient partie du haut du moyen de gamme. Voici quelques marques : Forte (à Naples) – Pryngeps – Cadol (sans « a ») – Escudia – Fontain – Soly (cette marque, monsieur Froidevaux l’avait achetée en 1942 puis a arrêté sa production) – Teseo, etc. ; les derniers cinq noms de marque, c’est Antoine Simonin, celui qui est devenu la référence en bibliographie horlogère et qui a ses propres éditions à Dombresson, qui me les a transmis. Ils figurent dans un livre sous les années 1949-1955. Il me dit aussi qu’il est fait mention des montre à échappement à ancre en 1966, etc. Cadola était la marque vendue en Suisse et c’est André qui en a fait le graphisme ! D’après ce que j’ai compris, monsieur Froidevaux a produit des montres à échappement à ancre entre 1966 et 1973.

Ce que je trouve remarquable :

  • la Fabrique d’Horlogerie Froidevaux S.A. est la première entreprise suisse à avoir introduit la semaine anglaise dans le cadre du travail, soit elle a libéré les ouvriers de travailler le samedi matin !
  • Momsieur Froidevaux était un chef d’entreprise, un timonier qui se souciait du bien-être de ses ouvriers tant au sein de l’entreprise qu’en dehors de celle-ci. Il a fondé une caisse de prévoyance qu’il a dotée d’un immeuble locatif d’une valeur de 450.000.- (francs de l’époque) de ses propres deniers ! Les appartements étaient loués en priorité à ses ouvriers ;
  • autre exemple : lorsque l’entreprise recevait des lettres demandant des retenues de salaire pour cause de dettes, il appelait le travailleur en question, lui exposait la situation, lui demandait s’il était d’accord que lui, monsieur Froidevaux, paie les créances et lui proposait un étalement raisonnable de la dette, lui évitant ainsi toute poursuite et cela sans intérêt ! L’ouvrier continuait à travailler et sa famille était à l’abri ;
  • monsieur Froidevaux a aussi estimé que ses ouvriers avaient le droit à une cantine et à cet effet a fait aménager des locaux dans une maison qu’il avait fait construire en face de la fabrique ;
  • à côté de l’entreprise, il a aménagé une piscine qu’il a aussi mise à disposition de son personnel ! Il me fait penser à monsieur Gilbert Facchinetti qui a eu un geste similaire pour des personnes handicapées ;
  • monsieur Froidevaux s’occupait de ses ouvriers et de leur famille. Le concierge avait un fils handicapé qui après l’école obligatoire aurait dû aller dans un centre spécialisé loin de sa famille et dans un environnement peu enviable. Il a demandé à son chef d’atelier de voir ce que le garçon pourrait faire. Le garçon a mis du temps, mais il est devenu un excellent ouvrier ! A tel point, qu’il a éveillé la jalousie de certains de ses collègues qui estimaient qu’il ne devait pas être payé comme eux !

Cette entreprise a été un modèle social. La fédération horlogère envoyait des membres et des visiteurs afin qu’ils puissent voir comment fonctionnait l’entreprise.

Il se trouve qu’il y a peu de temps, monsieur Schneeberger, le concierge en question, est parti au ciel. Jack est allé à son enterrement. Des gens se sont approchés de Jack et de son frère pour leur dire combien monsieur Schneeberger restait reconnaissant à monsieur Froidevaux pour son attitude et racontait qu’il avait vécu la plus belle période de sa vie sous sa direction. Cela a été repris dans l’homélie. Chapeau !

Puis, vint la crise économique des années 1970, monsieur Froidevaux ne l’avait pas vue venir. L’entreprise a cessé ses activités en 1975 par suite de vilaines manœuvres dans l’entourage proche et de concurrents opportunistes. Dommage. Un complément d’information se trouve dans les derniers paragraphes de l’autre article sur monsieur Froidevaux. Le lien se trouve à la fin de cet article.

              Même si M. Froidevaux n’est plus de ce monde, je le félicite et suis émue de savoir qui il a été. C’est le genre d’exemple à suivre !

Le catalogue rescapé de sa longue histoire n’a pas de date, ce doit être fin des années 1950, en voici quelques pages.

Froidevaux Catalogue001
La couverture du catalogue par lequel l’histoire est arrivée. À remarquer qu’il est en parfait état. Jack me dit qu’André avait dessiné cette montre. Quelle émotion !
1. Montres dames - Froidevaux
2. Montres h non étanches - Froidevaux
3. Montres étanches - Froidevaux
6. Montres diverses - Froidevaux
5. Montres dames or - Froidevaux

Les aiguilles des montres ont tourné bien des fois depuis le début de cet article. Jack et moi nous sommes mis d’accord pour une rencontre afin qu’il puisse récupérer un exemplaire du catalogue de l’entreprise de son père. C’est un moment émouvant pour moi, c’est un bout de l’histoire neuchâteloise de laquelle je fais partie maintenant. Cela me remplit de joie. J’ai réellement de l’admiration pour monsieur René Froidevaux. Je viens d’apprendre que, lorsqu’il s’est décidé, en 1942, à acheter l’entreprise à son propriétaire d’origine – l’entreprise tenue par un couple qui était en bout de course avait alors six employés et produisait de petites séries – la Commune, appréciant un entrepreneur qui avait le courage de se lancer alors qu’il y avait la guerre et que l’économie nationale avait quelques difficultés, lui a dit qu’il pourrait bénéficier d’un forfait fiscal afin de l’aider à développer son entreprise. C’était méconnaître monsieur Froidevaux, car s’il avait un caractère, disons, plutôt difficile, il avait des qualités humaines indéniables et des principes, il ne voulait rien devoir à personne et a payé ses impôts à 100 % ! En 30 ans, il est passé de 6 à 150 employés et développé mille points de vente en Italie, pays qui, comme il est dit plus haut dans cet article, se développait fort bien après la guerre. Magnifique !

Voici Jack en train de feuilleter « son » catalogue qui a l’air tout neuf – on le sait, le temps n’existe pas et les années 1950 c’était hier !

L’article devient peut-être long, mais, je ne résiste pas à la tentation d’ajouter des dessins faits par André.

Voici une montre Cadola arrivée par la Toile si je puis dire. Un monsieur a acheté une Cadola et m’en a envoyé la photo. Comme on peut le constater, elle est en très bonne forme, a belle allure et on la dirait consoeur de celles de notre époque ! Son possesseur dit qu’il la porte « avec respect et plaisir » quand elle n’est pas en exposition. Je dis souvent que la façon dont nous traitons les objets en dit long sur la personne. Pas besoin de faire de commentaires dans le cas présent ! D’ailleurs, ce monsieur dit qu’il a quelque chose en commun avec monsieur Froidevaux : « Le plaisir au travail et le respect des collaborateurs (qui vous le rendent). De plus, ajoute-t-il, le modèle respire la bonne humeur, la simplicité et la légèreté »

Décembre 2021. Je reçois un cadeau de Noël ! Fabio, un Italien, me dit qu’il est passionné par les montres italiennes – monsieur Froidevaux a beaucoup exporté en Italie – et il m’a envoyé de magnifiques photos des deux Cadola de sa collection en parfait état de marche. Que dire ? Le temps ne s’arrête pas ! Je les reproduis ici :

Janvier 2022. Benoît, un autre passionné de montres me dit que la montre lui a sauté aux yeux quand il l’a vue dans un lot à une brocante. Je me dis que la montre savait qu’elle irait au bon endroit et retrouverait une partie de son passé. C’est Benoît qui a choisi la montre ou la montre qui a choisi Benoît ? En tous les cas ils se sont trouvés !

Je demande au collectionneur combien de montres il possède : entre 300 et 400 me répond-il. « À la maison, j’ai toujours vu des montres et je trouve qu’ils sont un très beau bijou pour les hommes » dit-il. La plus ancienne ? Une Cyma de 1916-1917. C’est là que la magie de la vie intervient. Le jour même j’avais présenté un spectacle de danse à des connaissances récentes, dont l’un est le patron de Tavannes Watch Co. Il se trouve que Cyma faisait partie de la manufacture de Tavannes et que c’est dans cette manufacture que la montre la plus ancienne de Benoît a été faite. Or, j’avais l’intention d’écrire un article sur la maison horlogère de Tavannes, tellement j’ai appris des choses intéressantes lors du verre bu après le spectacle dans mon studio. La vie est en train de me dire que j’ai raison. Suite, au prochain épisode !

Cette fois-ci, le passionné de montres m’a envoyé une série de photos à laquelle je n’ai pu résister. Le fait de voir la montre de cette façon a fait que j’ai eu l’impression de voir et presque d’entendre tous les protagonistes de l’aventure ! Voici donc la même montre dans tous ses états !

Juin 2023. Le temps se sert des montres pour nous faire savoir que le temps passe, nous voici en 2023. Quelques-uns des fils qui tissent ma vie s’unissent et je ne sais plus où mettre les informations. Dans l’autre article dédié à monsieur Froidevaux, je parle de son comptable, Charles Frésard. Il se trouve qu’il est toujours de ce monde mais que sa femme, Gretel, vient d’aller au ciel. C’est le moment que monsieur Frésard a choisi pour sortir les montres qui l’ont accompagné tout au long de son parcours professionnel.

Photos. J’ai été mise devant le fait accompli, pour ainsi dire, et n’avais pas mon appareil photo. Il faut rappeler que monsieur Frésard a été le chef comptable de l’entreprise et ses cellules ont l’ADN du chef ! Il décide. Point. Heureusement pour moi, étant donné que la nièce de madame Frésard était venue avec son fils dire un dernier au revoir, j’ai prié ce dernier, Christopher, de prendre les photos. Les voici :

Montre reçue pour ses bons et loyaux services au moment de son départ de l’entreprise. Ah, oui, l’aiguille des secondes… elle n’est pas à sa place, elle se promène. Bof, vous savez, le temps s’arrange pour marquer son mouvement…

Montre en or. Il était d’usage, du temps du bon temps, d’offrir à ses employés une montre en or après 25 ans de bons et loyaux services (je dois vérifier). La montre est étanche et Incabloc, cela veut dire que son mouvement est protégé contre les chocs.

J’aime cette montre avec ses chiffres si joliment dessinés. Sa rondeur… me sourit, me parle.

Réclame. Les réclames sont faites pour séduire les clients. Ici, il n’y en a pas besoin du tout ; je n’ai qu’à regarder cette montre pour être parfaitement séduite !

Montre ayant appartenu à Margarethe, dite Gretel, Frésard.

La montre de Gretel. Elle lui ressemble. Gretel avait des yeux bleus brillants , ne prenait pas beaucop de place, avait beaucoup de douceur mais était solide, aussi solide que le bracelet de sa montre. Cette dernière est partie rejoindre sa famille en Angleterre, elle reste donc dans la famille et retrouve une nouvelle vie. Je suis contente pour elle. C’est aussi l’une des rares montres de monsieur Froidevaux où il est indiqué que la montre a été faite à Neuchâtel. Je suis touchée.

Le temps… Cette notion si commune et si étrange… Lorsque j’ai donné les documents faits par mon ami André Oppel au Musée d’horlogerie du Château des Monts, Le Locle, j’avais préparé des sortes de fourres avec en première page la reproduction de celle du catalogue. Il m’en restait deux. Le temps, ce temps qui nous accompagne tout le temps, c’est le cas de le dire, m’a dit que le temps était arrivé de les donner. C’est ainsi que la nièce de Gretel est partie avec un exemplaire en Angleterre et Christopher, son fils, avec l’autre au Danemark. Si les documents sont partis, j’ai l’impression que monsieur Froidevaux doit être content et que mon ami me fait signe. Et cela grâce à Gretel. Je le dis souvent, la dimension temporelle est fascinante.

2024 une Cadola à Riau, Sumatra, Indonésie ! Je viens de recevoir, il y a quelques jours, un message électronique m’annonçant qu’un monsieur, Abimanyu Rizky Ilahi , venait d’acquérir une Cadola. Sa surprise est grande de constater qu’elle fonctionne alors que d’autres marques non suisses ont vu leur batterie éclater à l’intérieur. Monsieur Froidevaux doit être très content ! Voici tout de suite l’objet :

Abi m’explique que la Cadola 8011 possède un mouvement A. Schild 1291 ou 1380

L’histoire. L’amour des montres d’Abi lui a été transmis par son grand-père du côté maternel, Prihartono Padmowardoyo. Je trouve toujours intéressant de savoir à qui on doit telle belle chose dans notre vie et le remercier. J’ai l’impression que monsieur Prihartono Padmowardoyo est de passage par ici. Du côté paternel, l’arrière grand-mère de son père avait eu une bijouterie et à cette époque les montres étaient considérées comme des bijoux. En Suisse aussi, les magasins de bijoux vendaient également des montres.

Abi a vu un annonce de vente d’une première 8011 Cadola, mais cela ne s’est pas fait. Puis, il a eu la surprise de voir une autre annonce, encore une 8011 Cadola. Pas de doute, le destin voulait qu’il en ait une ! Les deux sont tout contents.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens vers :

Studio « Cave Perdue » – Zully Salas (en cours de rédaction)

Cela fait de très longues années que je travaille dans ce studio. J’y ai développé mon école de danse et depuis quelque temps, je diversifie mes activités. Je reprends les illustrations utilisées pour l’article sur mes activités :

Voici la liste des cours :

  • à vos pieds !
  • @3m.ossature ; @articulations – jouons avec elles ;
  • atelier de mouvement pour le corps et l’esprit ;
  • enseignement de la réflexologie pour sportifs et travailleurs du bâtiment ;
  • la valse comme chemin de vie ;
  • viens voir ce que les lignes de téléphone qui parcourent ton corps racontent ;
  • visitons les chambres du cerveau ;
    • révision de textes en français. Cette dernière activité se déroule chez moi mais a bien des implications dans mon enseignement ;

Par ailleurs, je continue avec mes cours de danse classique personnalisée avec de très petits groupes :

  • danse classique adaptée pour enfants ;
  • danse classique adaptée pour adolescents ;
  • danse classique adaptée pour adultes ;
  • danse classique et imagination.

Mon enseignement est toujours personnalisé. Je m’adapte aux personnes, à ce qu’elles vivent et c’est toujours un enrichissement pour moi. Il n’y a pas de meilleure récompense que de voir le regard de celui qui a compris une notion et se l’est appropriée.

Pendant des années, j’ai été sous-locataire du Centre culturel neuchâtelois. Je suis devenue la locataire et à ce titre, donne une touche personnelle au lieu qui porte bien son nom « Cave perdue », car l’endroit n’est visible que pour celui qui sait où il se trouve. Il faut, en quelque sorte, avoir été initié.

Si on va par la rue du Château : arrivé au no 21, vous partez à gauche dans la petite cour pavée et voyez au fond une grande porte grise. Vous l’ouvrez en tirant vers vous afin d’éviter de faire du bruit, vous traversez  une cour privée et arrivez à la « Cave perdue »  (finalement « trouvée ») !

Plan Cave perdue - photo

Voici un plan avec accès depuis la rue du Château et depuis la rue du Pommier :

Plan dessiné par André Oppel et fléché pr moi.

Quelques-unes des touches que j’ai apportées à l’intérieur :

Diapositive4
Nous voici devant la porte qui mène à l’arrière-fond du studio. Je l’ai décorée avec des restes du tissu qui composait les rideaux originaux du Centre culturel neuchâtelois. Lorsque la scène, style italien, a été rénovée, les rideaux ont été mis de côté. Je leur ai redonné vie : une partie est à l’entrée et le reste décore par-ci par-là le studio. Les pompons, je les ai récupérés parmi mes propres affaires.
20180730_192917_resized
Quelqu’un a laissé cette bouteille qui trouve une nouvelle vie. Les petites bougies faisaient partie de la mise en scène d’une danse que j’ai montée pour moi.
Diapositive2
Diapositive3
Encore un bout de tissu surmonté du couvercle d’une boîte récupérée dans mes affaires.
Diapositive5
J’aime les plantes. Depuis que j’ai repris la « Cave perdue », je me disais qu’il manquait encore une locataire. La voilà. Elle est nichée en haut d’un mur qui a une petite fenêtre par où elle reçoit de la lumière. Elle va très bien !
Diapositive6
Cet automne nous a apporté la neige. Ma voisine immédiate, Do, une anglaise, était désolée pour sa plante en pleine floraison. Comme j’avais une deuxième niche avec une fenêtre, j’ai proposé de l’accueillir. De plus, j’avais dans mes affaires deux petites planches en bois. Elles ont trouvé leur destin en empêchant les plantes de glisser de leur base un peu en pente. Tout est bien qui finit bien. pourrait-on dire.
20180629_141110_resized
Porte d’entrée. C’est aussi André qui a fait mettre la plaque de cet endroit que les gens avaient de la peine à trouver !

Nous avons, bien sûr, une scène sur laquelle se déroulent tant les cours que les spectacles. Tout dernièrement, j’ai apporté un éclairage plus intimiste pour des cours où l’on va à l’intérieur de soi.

J’ai hérité de sept chaises de la part de Freddy Landry. Elles retrouvent une nouvelle vie dans mon studio aux allures de château.

Mon studio est en fait une sous-cave, taillée dans la roche et l’eau s’infiltre donnant un aspect désolant aux plaques qui couvrent le plafond. Heureusement que tout le monde ne pense pas de la même façon et c’est ainsi que l’ingénieur Roger, devenu horloger, m’a suggéré dy mettre un tissu. On voit la différence avec l’avant-dernière photo. En plus, j’ai ajouté d’autres rideaux.

La dernière touche, en ce début 2022, consiste à avoir posé des bandes en bas, le long des murs.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Photos des costumes de l’école de danse Zully Salas

Voici des tutus de provenance diverse et utilisés lors de mes spectacles :

20180724_132048_resized
20180724_133119_resized
20180724_133038_resized
20180724_132300_resized
20180724_132830_resized
20180724_124318_resized
20180724_124503_resized
20180724_131928_resized
20180724_125004_resized
20180724_124404_resized
Diapositive2
Décoration tête et chaussons
20180724_123913_resized
20180729_200306_resized
Ceinture large. Il y a trois jupes et trois ceintures
20180729_200106_resized

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens vers :

Rencontres particulières 2 : Gilbert Facchinetti

Les histoires de famille me passionnent. La mienne m’étonne bien des fois. Enfants, mon frère faisait du foot et moi, de la danse classique. Deux mondes.

Le temps passe, passe, passe. Un jour, des ouvriers de l’entreprise Facchinetti refont la façade arrière de la maison où j’ai mon studio de danse. Je parle avec eux. Cela m’intéresse de savoir ce qu’ils font et comment ils le font. J’apprends que la pierre, qui vient d’une carrière proche, quand on la coupe et qu’on la pose dans un mur se couvre d’une couche de protection. Cela fait que je regarde la pierre autrement ; elle est vivante, elle réagit tout comme les gens et cela me fascine. Depuis lors, je regarde les pierres des maisons autrement, j’ai l’impression qu’elles me racontent des choses.

Je dis cela aux travailleurs et les remercie de m’avoir appris un peu de leur savoir. Je leur dis aussi que je connais monsieur Gilbert Facchinetti et que je suis allée le voir il y a quatre ans environ lorsque mon frère était venu en visite ; adolescent, Xamax avait « acheté » mon frère au club de Serrières. Cela resserre les liens avec les travailleurs. J’ai l’impression de rejoindre une communauté.

Un jour, je rencontre l’architecte et le chef du chantier ; je raconte qu’il y aurait peut-être quelque chose à réparer dans mon studio. Le travail effectué est magnifique.

Je savais déjà que monsieur Facchinetti était dans un home. Cela faisait un moment que je me disais que je ferais bien de lui rendre visite. Le temps est arrivé.

Je téléphone à Wally, sa femme, et on convient d’un jour. Elle me reconnaît et monsieur Facchinetti, atteint d’Alzheimer, sent qu’il peut me faire confiance. Je le remercie parce que grâce à lui, la réparation dans mon studio est très bien faite. Cela lui fait plaisir. J’ajoute que même s’il n’a pas bougé de sa place, il est le moteur de l’entente que j’ai avec les travailleurs et par conséquent de la réparation du studio de danse. Cela aussi me fascine. Effectivement, ce n’est pas la première fois que j’observe qu’il n’y a pas toujours besoin d’être présent ni d’être mobile pour agir.

On discute un moment et je demande, sans trop savoir pourquoi, s’il fait du mouvement dans le home. Pas beaucoup, me dit Wally. Il y a un physiothérapeute pour les 60 pensionnaires… Je parle alors des résonances osseuses et du fait qu’en dynamisant les os, tous les tissus le sont également.

Je propose de montrer comment faire en pensant que Wally pourrait aider son mari et que peu à peu, il pourrait faire sur lui-même. Mais, Wally trouve que je peux le faire. On va se voir pendant près de deux mois à raison de trois fois par semaine. Cela a été fabuleux pour moi.  Monsieur Facchinetti ressentait bien des vibrations sur le corps. C’est un honneur de pouvoir apporter un mieux-être à quelqu’un qui va partir au ciel.

Je peux dire que monsieur Facchinetti n’avait pas besoin de déambulateur lorsqu’il était avec moi. Peu après nos séances de résonance osseuse, on m’a rapporté qu’on l’avait trouvé une fois ou l’autre dans les escaliers ou en train de marcher dans des endroits où il ne devait pas aller « tout seul » ! J’ai trouvé dommage que le personnel, plein de bonnes intentions, lui dise qu’il risquait une chute. Ce n’est pas le genre de messages qui rassure.

À cette période, monsieur Facchinetti avait besoin d’une nouvelle paire de pantalons et le hasard, qui n’existe pas, a voulu que je puisse offrir mes services pour raccourcir ceux qu’on venait de lui acheter. Je n’avais jamais vu comment est cousu l’intérieur d’un ourlet de pantalons masculins ; c’est intéressant. Je les lui ai raccourcis en gardant la façon.

Après le départ au ciel de monsieur Facchinetti, je rends visite à Wally et elle me dit que son mari est parti avec les pantalons que je lui avais arrangés. Cela est peut-être insignifiant, mais me procure une immense joie !

Ce n’est que maintenant, quelques mois après le changement de dimension de monsieur Facchnetti, que j’ai lu son livre « Les confessions de Facchi », écrit avec l’aide de Valentin Borghini, un autre personnage intéressant de Neuchâtel. C’est un livre passionnant qui dévoile un homme plein de bon sens et qui raconte d’autres facettes de personnalités que j’ai connues. Le plus inattendu, si je puis dire, est que monsieur André Bourquin a été son professeur de mathématiques, or il a aussi été le professeur de mon ami, André Oppel, et même le mien ! En plus, il avait été l’un des étudiants de mademoiselle Sophie Piccard, mathématicienne à l’université de Neuchâtel, femme au caractère très spécial. Elle m’avait dit qu’elle aurait voulu le garder en tant qu’assistant. Elle m’avait raconté cela avec tristesse. Mademoiselle Piccard a été avec moi très ouverte, n’a jamais été « spéciale » avec moi, comme l’on disait qu’elle pouvait l’être, et nous avons passé de très bons moments ensemble. Je lui ai rendu visite régulièrement avant qu’elle ne quitte ce monde ; à ces occasions, elle me donnait des cours de russe. Je ne sais plus quel conseil je lui ai donné et un jour, elle m’a dit qu’elle se sentait libérée. C’est par elle que j’ai appris qu’il n’y a pas d’âge pour changer. Je la remercie. J’ai eu l’honneur de prononcer quelque mots lors de la cérémonie d’au revoir.

Tout cela me donne l’impression qu’on est unis dans une même histoire et cela me remplit de joie.

On est en 2020 et je téléphone à Wally Facchinetti : je lui raconte que quelqu’un est venu sur cette plateforme et a lu l’article sur son mari. Cela lui fait plaisir. Je lui confie que lorsque j’évoque quelqu’un qui est dans une autre dimension, comme c’est le cas aujourd’hui avec monsieur Facchinetti, j’ai l’impression qu’il est là. Elle me dit que c’est possible. Je lui dis aussi que l’horloger René Froidevaux avait mis, tout comme monsieur Facchinetti, une piscine au service de ses ouvriers. Wally dit qu’ils avaient été parmi les premiers à avoir une piscine couverte à la maison, qu’il y avait non seulement les hémiplégiques, mais aussi les autistes et leurs accompagnateurs qui y allaient. Le club de natation de Neuchâtel, le Red Fish, y allait également s’entraîner. Cela a duré depuis 1960 jusqu’à la fin des années 1990. Le trou a été comblé et maintenant c’est un fitness.

On parle de la quarantaine par laquelle on passe et elle me rapporte qu’elle a dit à des amis voeufs, comme elle, que pour des gens comme elle et eux, qui ont perdu leur être cher depuis longtemps, la quarantaine, ce n’est rien ! C’est tout le portrait de Wally et on comprend bien que Wally et Facchi se soient bien entendus. C’est très joli. Wally n’avait pas voulu que je parle d’elle dans mon article auparavant. Aujourd’hui, elle me l’a permis. Je la remercie.

Mon frère, David Salas, qui a joué chez Xamax*et qui connaît le foot comme sa poche – j’ouvre une parenthèse pour dire un mot au sujet de la mémoire de mon frère : tous ceux qui ont revu mon frère après des années et qui parlent avec lui restent absolument ébahis par sa mémoire. Il parle de choses dont même les protagonistes ne se rappellent pas. Cela a été le cas avec Gilbert Facchinetti et avec Jean-Pierre Egger, l’entraîneur olympique. Fin de la parenthèse – David donc, me dit que lorsque les journaux et les médias en général ont évoqué la carrière de monsieur Facchinetti, personne n’a eu de commentaire négatif sur lui. Ce n’est pas le cas de tous ceux qui se sont fait un nom, précise-t-il. C’est une magnifique carte de visite pour arriver au ciel, me dis-je.

  • David a joué dans l’équipe des juniors et dans celle de réserve qui jouait en ouverture de la formation qui militait en Ligue Nationale B. C’est là qu’il a eu le plus de contact avec Gilbert Facchinetti et son cousin Jean Claude.

2025. J’aime le français et la vie des mots. Je sais que le préfet Eugène Poubelle (1831 – 1907), lorsqu’il a été en charge de l’amélioration de l’hygiène de Paris a introduit les récipients destinés à collecter les déchets par catégorie. Les gens ont pris l’habitude d’appeler lesdits récipients poubelles. C’est donc par antonomase que l’on parle de poubelles. Il y a plein de mots de ce genre. Alors pourquoi j’en parle ici ? Parce que je discutais l’autre soir avec une voisine et lui raconte que j’ai remis un mot de remerciements aux ouvriers qui font des travaux dans la rue. Aux facchinettis ? m’a-t-elle demandé. Non, ils travaillent dans une autre entreprise, ai-je répondu. Oh, pour moi, ce sont tous des facchinettis ! Et voilà comment on a un nouveau mot pour désigner les travailleurs du bâtiment et des travaux publics : le facchinetti, les facchinettis. Monsieur Facchinetti doit bien rigoler.

Pour laisser un commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Voir aussi :

Le conte de Poisson Rouge

Je ne sais pas très bien comment  ni où cette histoire trouve son origine. Quand j’étais petite, mon père avait acheté des poissons d’ornement, du moins c’est ainsi qu’on les appelait. Parmi eux il y avait les « ballerines ». Arrivée en Suisse, j’ai appris que leur nom était « poisson rouge ». Je trouvais quand même plus romantique « ballerine », car leur queue est comme un voile, transparent, fluide, gracieux.

Un jour, la vie met sur mon chemin le livre « Connaissez-vous votre fréquence, votre vibration ? », écrit par Michel Gautier. Je le trouve intéressant, prends contact avec l’écrivain et lui demande si je peux lui faire des propositions afin de mieux mettre en valeur son texte. Il accepte.

Travail passionnant. Au chapitre où il traite des fréquences utilisées par les animaux pour communiquer entre eux, le hasard, qui n’existe pas, met sur mon chemin des informations sur le poisson rouge. C’est lui qui utilise les infrasons  les plus bas et dans son cas on dit qu’il émet un son de bulle ! Je l’intègre dans un tableau du livre à côté d’autres animaux et raconte tout cela à mon élève de quinze ans qui est tout étonnée de savoir que ce poisson parle ! Comment fait-il ? demande-t-elle. C’est simple, lui dis-je ; pour dire bonjour il dit « bou », un son court et quand il dit « je t’aime », il fait  « bouuuuuu », un son long.

Un jour, Michel me raconte que sa fille a reçu un poisson rouge, lequel vit dans un bocal. Michel dit tout de suite que le poisson ne peut rester dans un si petit endroit, qu’il lui faut de la place et qu’il le mettra dans un étang lorsque les beaux jours seront revenus. Poisson Rouge, nom que je lui ai donné, demande au dieu des poissons de faire quelque chose, car les beaux jours ne sont pas pour tout de suite. Le dieu cherche autour de Michel quelqu’un qui soit sensible à sa famille de poissons et me trouve.

Alors, je ne sais pas si je me suis dit ou si c’est le dieu des poissons qui me l’a dit, mais j’ai senti qu’il fallait faire quelque chose. Je savais déjà qu’un bocal n’est pas la « maison » idéale pour un poisson. Ils finissent fous. Je suis allée voir une vendeuse dans un magasin spécialisé et elle m’a expliqué que ce qui les rend fous ce sont leurs sons qui leur reviennent en retour du fait que la surface contre laquelle ils résonnent est ronde ! Curieux, comme les infrasons et la résonance dans le livre se trouvaient dans la bouche de Poisson Rouge.

J’en parle à Michel qui se dit d’accord avec moi et met Poisson Rouge dans un bac. Imaginons Poisson Rouge tout à coup avoir plus d’espace et ne plus entendre ce bruit. Ce doit être un magnifique changement même s’il ne voit plus à travers le bac. D’après ce que j’ai compris, au début, il n’a pas bougé, puis il a exploré son nouveau territoire.

Le temps passe et il me vient une autre suggestion que je transmets à Michel : ajouter un peu de la vase qui se trouve dans l’étang afin de l’habituer aussi à un autre environnement.

Puis, le destin ou le dieu des poissons faisant bien les choses, je vais rendre visite à Michel en Bretagne. Je demande où se trouve monsieur Poisson et il me dit que sa fille a fait toute une cérémonie avec des copines et l’ont mis dans l’étang. Je suis allée voir. Je n’ai pas trouvé l’endroit exact, mais j’ai demandé au dieu des poissons de faire en sorte que Poisson Rouge puisse voir dans cette eau un peu plus foncée que celle qu’il avait vue pendant des années et qu’il se trouve une copine pour partager des moments heureux.

Au moment où j’ai voulu écrire ce conte, je suis allée voir dans le livre quel était le nom du chapitre en question et je me rends compte que la version PDF que j’ai transmise de son livre pour impression à Michel n’est pas la bonne : Poisson Rouge « miaule » au lieu d’émettre le son de sa bulle…  Je rectifie le tir et remercie Poisson Rouge ainsi que le dieu des poissons de m’avoir permis de corriger une erreur de transmission de version. J’ai envie d’émettre le son d’une bulle !

Zully Salas – écrit le 23.06.2018

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Lien vers :

Spectacle annuel 2018

Durée : une heure; quand : samedi 30 juin 2018, à 17 h et à 19 h. – Entrée : adultes Fr 8.- ; enfants Fr 5.- ; Lieu : Cave perdue, après le No 21 de la rue du Château. Le chemin sera fléché.

Il sera question de travail corporel, énergétique, et de visualisation, d’un adagio, d’un Ave Maria (dit de Caccini), d’un Rêve voilé et d’un voyage au pays des « Roses de Picardie », dont la musique est interprétée par Gilles Rémy and his jazz band dans laquelle joue Jean-Louis Monnier,  pharmacien de la pharmacie du Soleil à Neuchâtel.

Voici deux illustrations

Diapositive2
Rêve voilé
Diapositive2
Voyage au pays des « Roses de Picardie »,  Musique  jouée par Gilles Rémy and his jazz band. Gilles Rémy étant le pharmacien de la pharmacie du Soleil à Neuchâtel.

Par ailleurs, nous allons parler de français, du plaisir à savourer les mots, à jouer avec eux, à les mettre sous forme de poème, du fait que mon élève adolescente s’est éprise de poésie. C’est magnifique ! La langue, comme toute chose, doit être traitée avec élégance.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Lien vers:

Histoires de départ au ciel.1

Un mari s’en va au ciel.

J’ai rencontré une amie qui m’a raconté les merveilles qui se sont passées alors que son mari se préparait à aller au ciel. Dans ce genre d’histoires, il y a toujours de l’amour, un amour qui dépasse les frontières personnelles.

Mon amie, Maria, avait eu deux filles d’un premier mariage. La communication avec son premier mari avait disparu depuis 29 ans. Les filles, quant à elles, avaient gardé le contact avec le papa. Peu avant le départ au ciel de leur beau-père, avec qui les relations avaient été très bonnes, elles lui disent qu’elles aimeraient qu’il rencontre leur père. C’est un moment fort.

C’est le genre de miracles que fait une personne alors qu’elle ne bouge pas de son lit. Le fait est que les deux hommes se sont bien entendus et se sont dits qu’ils auraient très bien pu lier amitié. La femme du papa des filles, qui comme par hasard travaille dans le domaine médical, a averti Maria que son mari n’en avait plus pour très longtemps et qu’il faudrait qu’il entre à La Chrysalide, établissement qui accueille les personnes qui partent au ciel et qui ne peuvent rester à la maison.

Pendant trois jours et trois nuits la famille au complet, Maria, ses deux filles, leur papa et la femme de ce dernier, ont veillé Raymond.

Chacun donne des preuves d’amour comme il peut. Maria a dit pendant trois ans à son mari malade : si tu pars, tu m’avises ! Tu ne vas pas partir comme cela ! À quoi, il donnait son accord. Les derniers jours, sous morphine, Raymond ne pouvait plus s’exprimer, mais Maria sentait des mouvements très subtiles, quand elle lui prenait la main, qui lui faisaient comprendre que son mari l’écoutait.

À un moment donné, Maria s’est absentée quinze minutes et il s’en est allé. C’était son choix et Maria l’a compris. C’est magnifique !

Dans ces moments uniques, il y a des mots, des attitudes qui n’attendent que l’occasion pour s’exprimer. C’est ainsi que l’une des filles a dit à Maria qu’elle ne l’aurait jamais crue capable de s’occuper d’un proche avec autant d’attention et d’affection, personne d’autre non plus ; pas même Maria elle-même. Elle se dit que cela a été un privilège d’avoir pu accompagner son mari jusqu’à son départ, ensemble, avec une famille comme ils n’en avaient pas eue. Un vrai cadeau au moment où il y a le départ !

Maria a été très touchée par le comportement du personnel de la Chrysalide. On imagine que dans des hôpitaux, EMS, établissements donnant des soins palliatifs, le personnel est à l’écoute des patients… La rentabilité passe aussi par là et le reste est mis de côté. À la Chrysalide, le personnel a traité Raymond avec un soin et une attention particuliers ; toutes les deux heures, le personnel entrait pour savoir comment il allait et lui disait : bonjour Monsieur, on va vous faire tel et tel soin, ne vous inquiétez pas, on ne va pas vous déranger.

En effet, le personnel soignant sait ce qu’il va faire, mais pas le malade, surtout s’il est dans le coma. L’esprit est là et comprend tout, mais pas le corps qui est pris par surprise lors de certaines manipulations. On le voit dans les EMS. Le pensionnaire est assis sur une chaise roulante, l’infirmier veut l’amener à la salle à manger, par exemple, et prend la chaise par les poignées qui se trouvent derrière sans le moindre avertissement. Et si le geste est compris quand l’infirmier se présente par devant et annonce ce qu’il va faire, c’est surprenant, voire inquiétant pour le pensionnaire quand l’infirmier vient par derrière sans s’annoncer et le bouge.

Malgré le service et la qualité des soins, l’État de Neuchâtel va fermer l’établissement en question pour des raisons d’économie. Un service de ce type sera ouvert dans un hôpital… Rentabilité… Je me dis que la vraie rentabilité va dans un autre sens, avec d’autres valeurs.

Lien vers :

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Rencontres particulières 1 : Georgette Gautier et la poésie

La vie présente des rencontres, des événements inattendus. C’est ainsi que j’ai fait la rencontre de  Georgette Gautier, mère de l’un des écrivains pour lequel je travaille. La relation avec elle a tout de suite été naturelle. Elle s’est faite plus étroite lorsque j’ai appris qu’elle avait écrit des poèmes. J’aime l’écriture et cela me touche lorsque quelqu’un d’autre en fait autant. Madame Gautier, qui a passé sa vie à travailler la terre,  a écrit une série de poèmes ; en fait, elle a « déposé » sa vie sous forme de vers à l’occasion de son 40e anniversaire de mariage. En voici un qui décrit si bien la vie d’antan :

Diapositive2
Diapositive3

C’est absolument remarquable quand on pense que Mme Gautier a passé sa vie à travailler avec des animaux et la terre. Quel talent ! C’est son âme qui parle et de manière réellement poétique. Je trouve ce poème plein de charme et de vie. Quand elle me l’a lu, je me suis vue à côté d’elle à faire les devoirs avec le chat qui dort. C’est tout un poème, c’est le cas de le dire !

2002. Je viens d’apprendre, en 2020 (joli 2002 et 2020) alors que j’ai écrit cet article en 2018, que Mme Gautier a reçu un prix départemental de poésie en 2002 ! Je suis heureuse de savoir que son talent a été reconnu.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens avec :