Liste de mots à soigner (en cours d’enrichissement)

Les gens ne se rendent pas toujours compte qu’ils utilisent certains mots dans un sens qui n’est pas le leur. En voici quelques-uns :

  1. Au final.  On préférera : finalement, en fin de compte, tout compte fait ;
  2. Collaborer ensemble. Collaborer, issu du latin « laborare + cum », soit travailler avec quelqu’un. On évitera de dire collaborer avec quelqu’un ensemble car « collaborer » avec quelqu’un suffit.
  3. Concernant. L’Académie française préfère « en ce qui concerne ». En effet, « concernant » est le participe présent du verbe « concerner » et a le sens « qui concerne ». C’est ainsi que l’on ne dira pas : concernant madame X, il faut savoir… On dira : au sujet de madame X. Si on désire utiliser « concernant », il faut lui donner un complément du genre : concernant la fin du livre, par exemple ;
  4. Concerné. On ne dit pas non plus « il est concerné », on dit « cela le concerne en partie » ou, à la forme passive « il est touché par telle chose » ;
  5. Conséquent.   Cet adjectif est parfois utilisé dans le sens de « grand, important », or il est issu du substantif conséquence – qui est lié à la logique – pour se rendre compte de son véritable sens.  Ce mot trouve tout à fait sa place dans des expressions comme : « je suis conséquent avec moi-même », qui veut dire je suis logique avec moi-même. On évitera de dire : une somme conséquente, une erreur conséquente. Il convient, dans ces cas de dire : une somme importante, une grande somme ; une terrible erreur…
  6. De suite.  Cette expression est utilisée à la place de tout de suite. On évitera de dire : il est venu de suite. On dira il est venu tout de suite ;
  7. Esthétisme et esthétique :
    1. Esthétisme : c’est la théorie au sujet du beau, c’est une tendance artisique qui a existé vers la fin du xixe siècle en Angleterre. C’est un courant. C’est peut-être plus clair si on fait un parallèle avec le mot « communisme » ; on comprend bien qu’il s’agit de la théorie du communisme, de son organisation politique. L’esthétisme a existé à u moment de l’histoire, c’était, une fois de plus, un courant ;
    2. Esthétique : c’est la qualité, en terme de beauté, d’un obejet. On parlera de l’esthétique d’un bâtiment, d’une figure.
    3. En conclusion : on ne dira pas l’esthétisme d’une chose ;
  8. Feedback. Mot venu des États-Unis qui en français se traduit souvent par « retour d’expérience », « retour circonstancié », « retour d’information ». L’Académie française conseille plutôt : voici ce que j’en ai retiré, ce que cela a provoqué en moi, voici mon expérience, etc. Plus simplement , on peut demander ou proposer une réponse, un commentaire ou avoir une réaction. La langue française est bien riche.
    • Il arrive aussi de lire : merci pour votre retour. On peut simplement remercier pour la réponse, la remarque, l’observation, le complément d’information ;
    • Retour, sa définition. Le retour implique un mouvement, un départ d’un endroit pour un autre où l’on a été précédemment.
  9. Finaliser. On le voit souvent dans son sens anglais « mener à terme », « finir », or en français son sens est tout autre  » donner un sens, une ligne, un cap, une finalité ». Il vaut mieux éviter les confusions et utiliser une autre tournure. C’est ainsi qu’on dira qu’on est en train de finir un article, qu’on lui donne la dernière touche, par exemple ;
  10. Intégrer. On lit fréquemment que telle personne a intégré une école ou qu’elle n’a pas intégré telle information. Le verbe « intégrer » est un verbe transitif, qui demande, par conséquent, un objet direct. On peut, par exemple, intégrer un élément dans un ensemble, une partie dans un tout. Mais, une personne ne peut intégrer quelque chose (sauf en argot). En conséquence, on dira : je suis entré à telle ou telle école, je n’ai pas saisi l’information, je me suis intrégré à mon nouvel environnement, par exemple ;
  11. Opportunité. Ce mot, en français a un sens différent de celui de l’anglais ; raison pour laquelle on ne dit pas « j’ai l’opportunité de prendre cet emploi », mais « j’ai la possibilité, l’occasion, de prendre cet emploi ». On peut aussi tourner la phrase autrement et dire « on me présente la possibilité de prendre cet emploi, on me propose, on m’offre, j’ai la chance de, j’ai l’occasion de », « c’est une aubaine », etc. On peut encore penser à « une situation favorable se présente », « c’est le moment propice ». La seule fois où l’on peut utiliser opportunité, c’est dans des tournures du type : je réfléchis à l’opportunité de fixer la date de mon mariage au mois de mai ; ce qui correspond au sens de pertinence.   En conclusion : saisir une opportunité, donner l’opportunité n’est pas français !
  12. Près de – prêt à. Ne pas confondre les deux usages et chacun a sa proposition (« à » et « de » :
    • près de : c’est proche de, tout près de. Je suis près de la maison, près de toi, cela est près d’arriver ;
    • prêt à : on est disposé à, on est d’accord de : je suis prêt à te suivre, prêt à investir, prêt à faire une action ;
  13. Rentrer.  Rentrer veut dire qu’on entre à nouveau ; dans ce sens on rentre à la maison, au bureau. Mais on entre dans un monde, dans une dimension, dans une vie, dans un cycle, dans une période, dans un magasin ; on fait entrer un mot dans un dictionnaire ;
  14. Retour.1. Avoir un retour, remercier pour un retour (voir « feedback ») ;
  15. Revenir vers. On lit bien souvent dans un courriel « je reviens vers vous », or, revenir est un verbe qui indique un déplacement ! Il n’y a pas à réfléchir deux fois, on écrit tout simplement : je redonnerai des nouvelles, je reprendrai contact, je reviens sur le sujet, j’ai réfléchi aux propos échangés, pensant que l’on pourrait encore ajouter ceci à notre projet, etc. Les voies sont ouvertes pour trouver d’autres tournures !
  16. Suite à.  On entend parfois dire et on lit aussi très souvent dans toutes sortes de textes : suite à ce que j’ai vu – suite à votre remarque, suite à bien des choses.  L’expression d’origine est à la suite de. On dira donc : à la suite de votre intervention, à la suite de votre amendement, à la suite de la fausse interprétation, etc.   On pourra aussi utiliser : par suite de (par suite de certains imprévus) – pour donner suite à (pour donner suite à votre courrier du…) – faisant suite à votre intervention, par exemple.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens vers

Flûtes à champagne et Ileana Iliescu, ancienne danseuse étoile.

Les flûtes à champagne… Après le départ de mon ami au ciel, ma vie s’est compliquée. Quand elle est devenue très compliquée, je me suis dit qu’il fallait quand même fêter tous les mois avec une bouteille de Mauler, du rosé. Le Mauler est l’un de nos mousseux en Suisse. J’aime sa couleur et son côté pétillant. Alors, tous les mois, j’ai ouvert une bouteille de Mauler. Mais, je n’avais pas vraiment de coupes ni de verres à champagne.

Une de mes voisines a perdu son mari et ses filles l’ont emmenée vivre avec elles. Ma voisine a été triste de quitter son chez elle et ses affaires. Elle m’a appelée et m’a donné diverses choses dont j’avais besoin. Pour les flûtes à champagne, j’ai dit que j’en aurais assez avec quatre. Elle a dit qu’il fallait en prendre six. C’était son mari qui les lui avait offerts. J’ai obéi.

Chose bizarre, je ne casse pas la vaisselle, mais de ces verres, j’en ai cassé quatre. Alors, quand j’avais des invités, il fallait soit n’inviter qu’une personne, soit jongler avec ce que j’avais.

2018, est une année qui m’a amené bien des changements. Je suis allée en Roumanie voir mon amie Ileana Iliescu, dite Luly, qui avait été la danseuse étoile du temps où j’étais à Bucarest. Il se trouve que ces dernières années elle collabore beaucoup avec l’Opéra de Iasi, au nord de la Roumanie. Iasi est une belle ville, propre et avec une vie culturelle intense. Je suis allée voir la chorégraphie que mon amie avait montée pour le ballet « Casse-noisettes ».

En me promenant dans Iasi, j’ai trouvé un magasin avec des cristaux de Bohême. J’y ai vu des verres à champagne magnifiques. J’en ai parlé à Luly et lui ai dit que j’irais les chercher dans l’après-midi. Bon, dit-elle, je vais me reposer. Au moment de sortir de l’hôtel, je la revois. Elle raconte qu’un danseur lui a téléphoné en pleine sieste et que son sommeil étant fichu, elle venait avec moi !

Cela a été un peu compliqué, car je ne connais pas bien la ville et donc n’ai pu préciser la distance à parcourir. Cela a été plus long que prévu  et si on sait que Luly a été une danseuse de tempérament, on peut imaginer ses commentaires…

Afin de s’assurer que les verres allaient arriver sains et saufs chez moi, la vendeuse les a mis dans un carton de 30 cm X 60 cm que j’ai ramené en bagage à main. Cela m’a bien encombrée, mais le plaisir de les avoir et surtout de les avoir achetés avec Luly n’a pas de prix ! Aussi, à Noël et à Nouvel An, je remplis deux coupes, une pour Luly et une pour moi !

Diapositive2
Coupe « Zully » et coupe « Luly » ainsi que le fameux « Mauler ».

Quant à la boîte, la voici :

20180611_002733_resized

Précision : je fête tous les jours avec des bonjours très particuliers et sans Mauler !

La vie est curieuse et ces derniers temps, il me semble que les choses se mettent en place et sont liées toutes les unes aux autres. C’est par un concours de circonstances, pour ne pas dire que le hasard – qui n’existe pas – s’y est mis : en parlant avec l’un de mes amis au sujet de montres, il me dit que si sa famille paternelle a travaillé dans l’horlogerie, du côté maternel on trouve les Mauler, ceux qui produisent les vins Mauler. Mauler ? Le rosé Mauler qui m’accompagne lors d’événements importants ? Oui, dit-il, c’est ma mère qui en a eu l’idée. Formidable ! dis-je et je me sens à nouveau en famille. Maintenant, le Mauler a un goût encore plus plein, si je puis dire.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens vers :

*******

Chez Zully on fait de la danse, mais pas seulement.

Chez Zully on parle de toutes choses, on va voir des expositions, des spectacles, on lit des écrivains, on parle plusieurs langues, on s’étudie, c’est tout un monde.

Entre autres : nous allons rendre visite à des commerçants de la ville. Zully dit qu’on prend les cours à Neuchâtel et qu’il y a des commerçants qui sont là depuis longtemps et ils rendent de grands services à la ville. Elle dit aussi que dans ces magasins on ne fait pas qu’acheter un produit, il y a des gens, des commerçants justement et qui ont souvent une histoire intéressante, liée à leur métier, à raconter. On leur rend visite et elle profite pour nous dire que la danse a des points communs avec tous les métiers. C’est vrai.

Oui, c’est vrai et on va voir pourquoi ; Jean Guinand, à la Librairie du Château, maître chocolatier Pierre Walder, maître boucher René Margot, madame Ingrid Gueniat, au Bouton d’Or, monsieur Rémy, opticien, monsieur  Y au magasin de décoration, Michel Vautravers, magasin d’articles ménagers, tous ont : de l’ordre, soignent leur matériel, produisent ou achètent des produits de qualité, On ne peut pas dire qu’ils fassent de la danse, mais on comprend bien que la propreté, l’ordre, la discipline, le travail,  et le plaisir vont de pair. Quand on aime ce qu’on fait, tout cela va ensemble et on peut même dire que chacun danse avec son métier !

Quand nous dansons, nous suivons une certaine logique, nous bougeons le corps dans un certain ordre, dans un certain style, dans un certain sens ; les mouvements doivent être propres, jolis, harmonieux ; de la discipline, on n’en parle pas, la discipline c’est le respect des choses, le suivi de certaines règles ; le travail c’est faire et faire et refaire jusqu’à ce que les pas, les danses fassent partie de nous ou que nous leur donnions notre « nom », notre personnalité. Et le plaisir, il vient quand on a réussi tout cela et qu’on le fait avec nos moyens, notre  personnalité. Zully raconte que lorsqu’une danse est exécutée par un danseur et  qu’il y met du sien, son interprètation lui donne une colorature unique. C’est ce qui fait l’artiste. Il y a vraiment des points communs avec les commerçants et si chaque danseur est unique, chaque commerçant l’est aussi, chacun y va de sa personnalité.

Zully dit aussi que si elle nous donne une danse à faire, c’est que nous pouvons la faire. Elle finit par avoir gain de cause ! D’ailleurs, quand elle reprend une danse de son répertoire, elle modifie des choses pour les adapter à notre personnalité et à nos capacités. Comme cela, on se sent à l’aise.

Nous remercions « nos » fournisseurs russes de chaussons.

Tamara photo copie
Tamara, la responsable qui recevait les commandes de Zully quittait le fabricant russe de chaussons de danse ;  Zully l’a remerciée et a profité pour nous apprendre à écrire notre nom en russe : un N à l’envers devient un  « i » et un P c’est un « R »… bizarre… drôle même !

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Les objectifs dans le monde de Zully

Bon, quels sont vos objectifs ? Me demanda-t-on un jour que je suis allée voir un responsable de l’orientation professionnelle.

Je n’ai pas su que répondre. Je n’ai jamais eu d’objectifs dans ma vie. Je sais que tout au long de mon existence, j’ai entendu mes amies, amis, dire « je serai ceci, cela » ; moi, jamais. Je me suis toujours demandé comment on pouvait se projeter de la sorte. Je revois, comme des photos dans le temps, les moments où cela est arrivé. Je fais les choses parce qu’elles se présentent et qu’elles me plaisent. Quand je n’ai pas le choix, je cherche quand même une raison, un sens, un symbole et cela me va très bien.

Le responsable en question m’a quand même rassurée en me disant qu’il y avait d’autres gens qui fonctionnaient comme moi. Après des examens, il a dit que j’étais faite pour l’enseignement.

Cependant, quand je regarde ma vie, je me dis que tout participe d’un tout ; que tout ce que j’ai fait s’emboîte d’une façon ou une autre en moi, dans ma façon de voir le monde et que les événements de ma vie font un tout. Ce que j’aime avant tout c’est comprendre, m’améliorer, aider. L’idée de l’évolution est assez complexe. Je suppose que la notion de devenir meilleur pour soi et pour les autres est celle qui me convient. J’ai trouvé beaucoup de réponses chez Bernard Michel Boissier, chercheur en neuroscience (qui à la différence des neurosciences prend l’esprit en compte) et chez Jean-Pierre Garnier-Malet, physicien. Ce dernier m’a conquise. Je dois quand même dire que je ne serais pas arrivée chez eux sans avoir auparavant été nourrie par bien d’autres sources. Je remercie, au passage, tous ceux qui m’ont aidée à mieux avancer dans ce monde. La façon d’expliquer notre rôle dans ce monde n’est pas aussi simple que cela et il faut laisser de côté bien des choses qu’on nous présente comme des dogmes irréfutables.

Par rapport aux objectifs, je pourrais bien en avoir un : j’aimerais quand même quitter ce monde en laissant mon corps dans un aussi bon état que possible. Quand je l’ai reçu, il était en très bon état. Je n’aimerais pas non plus laisser de dettes de quelque genre que ce soit. Quand les relations, les choses arrivent à leur terme, je fais de mon mieux pour que cela se passe bien. Je rends les choses matérielles en bon état et si parfois j’ai des regrets parce que les relations avec les gens ne vont pas comme je le voudrais, je ne peux en vouloir à personne. Ce n’est pas que je sois « positive ». Dire que les choses vont bien quand ce n’est pas le cas où qu’on se sent blessé, ne marche pas pour moi. C’est une compréhension de la chose, une certitude que les choses ne peuvent pas réellement mal se passer qui est la base chez moi. À cet égard, Jean-Pierre Garnier Malet m’a apporté une explication, en parlant du dédoublement du temps et de l’espace, qui me fait mieux comprendre les événements de la vie. Là aussi, sans le savoir de façon consciente, je m’approchais d’un grand physicien !

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Retour à : Réflexions diverse

Lien vers : Jean-Pierre Garnier Malet, physicien « Le dédoublement du temps et de l’espace.

Réparations et rangement = mettre de l’ordre en soi.1

Lorsque je répare une chose, je la répare comme si elle était moi.  Je me dis que si la chose en question était moi, je n’aimerais pas être traitée à la va-vite. C’est peut-être parce que quand je suis traitée un peu n’importe comment, je trouve cela déplaisant.

Les fois où j’ai pensé cela, je ne savais pas que je pratiquais en partie les mots du physicien Jean-Pierre Garnier Malet qui dit : « Ne pensons pas à faire à autrui ce qu’on ne voudrait pas qu’on pense à nous faire ! » Quand on connaît l’effet d’une pensée, son poids, on comprend.

Dans mes réparations, je fais au mieux de ce que je connais et quand je ne connais pas, je pose des questions à des gens du métier. À chaque fois, je me rends compte que chaque métier est un monde, qu’il n’y en a pas un plus petit que l’autre et que chacun a ses règles, son temps d’exécution, sa beauté, À chaque fois, j’en sors enrichie. J’admire les gens qui connaissent bien leur métier et surtout ceux qui l’aiment. Alors, la vitesse avec laquelle on règle certaines choses dans le monde actuel me laisse songeuse.

J’aime regarder les travailleurs manuels, ceux qui travaillent sur les chantiers, sur les routes, les canalisations. D’abord, je me dis qu’une ville est comme un corps, avec ses veines, ses circuits électriques, etc. Chaque chose a une place et doit être bien posée pour qu’elle fonctionne. Je me dis aussi que certains politiciens devraient faire des stages de ce type pour qu’ils voient que lorsqu’ils prennent une décision, il y a des répercussions auxquelles on ne pense pas toujours. J’admire un Otto von Bismarck qui a introduit les assurances sociales (maladie, accidents, invalidité et vieillesse) dans les années 1880 en Allemagne. Aujourd’hui, il y a bien des problèmes à régler et on recourt plus souvent qu’à son tour à la rentabilité et à la réduction des dépenses au lieu de chercher une réelle solution.

Je reviens à mes réparations. Je disais que chaque métier est un monde et en même temps, tous les mondes sont liés. Il y a interpénétration des mondes, du savoir en général et on l’oublie. On a toujours besoin des autres. On ne pourrait pas marcher sans les chaussures conçues, faites, vendues par d’autres, par exemple.

M. Schneitter, sa droguerie et ses astuces. La première chose que j’ai été amenée à réparer a été une paire de fauteuils.  Ne sachant pas très bien comment m’y prendre, je suis allée à la droguerie Schneitter, tout près de chez moi. J’ai demandé à monsieur Schneitter comment je pouvais faire. Ce monsieur joue un rôle très important dans la plupart de mes entreprises de réparation. Il est plus qu’un droguiste, il aime son métier, il aime sa ville et il connaît plein d’astuces. Il fait partie de ces personnes qui savent réparer des choses au lieu de les jeter et c’est pour cela que j’aime aller lui demander conseil. Lorsque le dernier quincailler a quitté la ville, il a ouvert un département d’outillage pour rendre service à la population locale. Il jouit de tout mon respect !

Grâce à monsieur Schneitter, j’ai appris à décaper un meuble. J’ai donc décapé (par la même occasion, j’ai appris l’existence de ce verbe), poncé et repeint les fauteuils avant de m’attaquer à la partie moelleuse.  À chaque fois que je pense à cette aventure, j’entends la voix de monsieur Schneitter et vois ses yeux s’assurer que j’ai bien compris. Cette fois-si, je reprends le rembourrage :

Fauteuils 2
Des clous de tapissier maintiennent le tissu.
Fauteuils 1

J’ai recouvert de mousse le dossier et l’assise du siège, puis mis une première couche de tissu maintenue par des clous de tapissier.

En dessous, la version finale. On perçoit une fente en haut du dossier ; elle permet de glisser la main afin de défaire les plis de la couche en mousse de dessous. La housse est faite en une seule pièce et peut s’enlever, laver, repasser facilement.

20180603_142005_resized
Version 2018

J’aime toutes les étapes des réparations, mais à la fin, lorsque la chose est prête et que l’on peut la regarder par-dessus, par-dessous, que tout est à sa place et que pas un fil, pas un clou ne dépasse, c’est un grand plaisir pour mes yeux et pour mon for intérieur. C’est comme si une partie de moi avait trouvé sa place. Cela ests certain, car peu après ou simultanément quelque chose d’autre se règle dans ma vie.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens vers d’autres articles où réparations et rangement = mettre de l’ordre en soi. C’est sûr qu’à chaque fois que nous réparons et rangeons quelque chose, il y a une correspondance en nous :

Journal de l’enseignement de la danse classique adapté à une élève de 5 ans.3

On se demande qui influence qui…  En tous les cas, mon élève et moi nous inspirons l’une de l’autre !

Afin d’aider ma petite élève de cinq ans à savoir si sa jambe est droite ou dans la bonne position lors d’un plié, j’ai pensé à dessiner des yeux et à les mettre sur différents points du corps. Elle a été surprise de voir qu’on pouvait dessiner des yeux différents des « vrais » yeux et qu’on pouvait leur donner un nom.

Nastia par ZS
Xénia par ZS

Voici les yeux dessinés par l’élève :

Macha
Katia

Mon élève a mieux compris que certaines parties de son corps n’allaient pas dans le sens qu’elle pensait et elle a trouvé cela très drôle. Par exemple, elle courait et tout à coup il fallait s’arrêter et observer dans quelle direction regardait Katia ou Macha et elle corrigeait tout de suite. Ce travail, bien sûr, s’accompagne d’une série de manipulations qui libèrent ses articulations.

Au fil des leçons, nos yeux dessinés sont devenus plus beaux, plus décorés, plus sûrs. Je dis « nos yeux », car l’évolution s’est faite tant chez mon élève que chez moi. Voici un résumé sous forme de panneaux :

Diapositive03
Élève de cinq ans.1

Élève de cinq ans.2
Epojak 1003
Епожак (Epojak)
Elionka1004
Елёнька (Elionka)

Je disais que nous nous étions inspirées l’une de l’autre. D’abord, on a pris des prénoms qui existaient et quand l’élève a commencé à en inventer, j’ai suivi. Je n’ai pas de peine à suivre quelqu’un d’intelligent, l’intelligence et l’intuition n’ont pas d’âge !

Les voici  :

  • Наташа, Соня, Маша, Катя, Снежка, Руби, Синила, Епожак, Рарити (Natacha, Sonia, Macha, Katia, Sniejka, Roubi, Sinila, Epojak, Rariti) ;
  • Таня, Ксеня, Настя, Еги, Венги (Tania, Xénia,  Nastia, Eghi, Venghi).
Zully.1 Zully.2

Je n’avais pas prévu que l’élève, à un moment donné, allait procéder à un contrôle et me demander comment s’appelait tel ou tel oeil par elle baptisé… J’ai été surprise, dû faire un effort et mon élève a été toute contente de voir que finalement je savais le prénom de chaque oeil ! Comme on le voit, on ne peut pas tout prévoir.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens vers :

Commentaires sur les conversations

Les questions qui restent à la gare : je discutais l’autre soir avec un ami ; après coup, je me suis rappelé qu’il m’avait posé une question qui est restée sans réponse parce qu’une autre chose était venue s’interposer. Cela arrive fréquemment dans les conversations. Comme je n’aime pas donner l’impression que je n’ai pas écouté, je lui ai écrit : « Lors d’une conversation, les choses vont par-ci, par-là et parfois des questions restent à la gare sans que personne ne vienne les prendre. Il y en a une que je viens de voir et donc je m’en occupe. Quelle chance, elle pensait que personne ne viendrait la prendre ! »

Quand on aimerait parler d’une chose : parfois, on a envie de parler de quelque chose parce que, par exemple, nous sommes fiers d’avoir réussi dans une affaire particulièrement délicate et voilà que notre interlocuteur nous dit que cela lui rappelle que son oncle, son ami, son cousin a aussi eu la même chose et il part dans son histoire. Et voilà que la nôtre passe à la trappe ! Il faut beaucoup d’humilité et d’humour pour se quitter en bons termes.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Réflexologie pour les enfants

ou viens découvrir les lignes de téléphone qui parcourent ton corps et que tu peux appeler depuis tes pieds.

Mon expérience : cela fait des années que j’enseigne la réflexologie aux enfants. J’ai remarqué un changement parmi eux. Au début de l’activité, quand je demandais quel était leur prénom et ce qui les avait poussés à venir passer deux après-midis avec moi alors que c’était les vacances, bien souvent j’entendais : c’est ma maman qui a voulu, ou même, je ne sais pas. Depuis quelques années, j’entends : on m’a déjà fait des massages – ma mère ou une de ses copines en fait – ma maman voudrait que je lui en fasse – j’ai un problème X de santé . C’est un vrai changement !

Résultats :

  • En général, l’activité se déroule dans une salle de classe. D’habitude, je ne mélange pas les âges. On ou je ne parle pas de la même façon à un enfant de 8 ans qu’à un enfant de 12 ou 15 ans, ces derniers étant considérés déjà comme des adolescents. Mais, on ne fait pas toujours comme on voudrait et finalement c’est enrichissant pour tout le monde. Je n’ai jamais eu de problème à cet égard, l’ambiance a toujours été agréable, aucun d’entre eux n’a trouvé à redire parce qu’il devait « travailler » avec quelqu’un qui n’était pas de son âge. C’est un succès !
  • L’autre succès, c’est qu’à la fin de l’activité tous les participants ont appris des choses sur leur corps et ont appris à être indépendants, en tous les cas dans le domaine de la réflexologie. C’est important de savoir qu’on peut faire des choses pour soi, quel que soit notre âge. Il est évident que ces enfants savent se lacer les chaussures, par exemple, mais ils n’ont pas assez conscience du fait qu’ils sont plus indépendants qu’ils ne le croient. Ce cours leur donne confiance en eux, eux pour qui le monde est si grand et dont ils dépendent tellement ; c’est un pas en avant vers l’indépendance.

Remarque : auparavant, l’activité se déroulait sur deux après-midis et on avait le temps de passer chez un pharmacien qui nous disait comment on composait une huile de massage, ou les enfants racontaient comment ils avaient pratiqué la veille. Puis, l’époque du zapping est arrivée… Les enfants ne veulent plus s’inscrire à des activités qui durent deux jours (deux après-midi) ou plutôt, les parents ne les inscrivent plus de cette façon. Il est sûr que lorsqu’on répète quelque chose, on l’apprend mieux. Tout le monde le sait, et pourtant…

Diapositive22

De la relativité des choses : c’est aussi un résultat, un succès pour moi ; les enfants apprennent qu’il y a une relativité.

En effet, il y a bien des façons de reproduire en images et par écrit les points de réflexologie. J’ai ma méthode, celle que j’ai apprise et que je me suis appropriée et celle d’autres personnes et elles donnent, toutes, des résultats. Cela peut laisser perplexe de savoir que l’on presse ici pour soulager une douleur et qu’une autre personne presse ailleurs pour la même chose et que l’effet soit le même ! On peut alors réfléchir et se dire qu’au tout début nous n’étions qu’une seule cellule et qu’elle s’est multipliée. Ce qui ne marche pas, c’est de presser n’importe où tout en sachant que ce n’est pas le bon endroit.

En BD : voici celle que mon ami, André Oppel, parti au ciel, a fait pour les enfants quand il participait à mon activité :

Diapositive04

Remarque d’un ami : « En fait c’est comme si on avait une bande passante dans le corps! » Et voilà que je m’enrichis d’une nouvelle métaphore.

Commentaire, deux façons de procécer :

  • directement par couriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Liens :

Visitons les chambres du cerveau

Cette activité est destinée à des enfants de 8 – 14 ans mais s’adapte à tout âge, adultes compris. La visite des chambres du cerveau ne demande pas de connaissance particulière. Les enfants sont capables d’assimiler ou de revoir des notions d’anatomie, d’imaginer des situations, d’interpréter des ressentis ou des idées et de suivre une musique, car j’utilise bien souvent de la musique pour donner le ton.

Comment est née cette activité ? Une fois de plus, ce sont mes élèves qui m’ont inspirée. Si nous avons tous une tête, notre »personnalité », qui utilise le cerveau, interprète une seule et même chose de façon différente selon notre culture, notre âge, etc.

Peu à peu m’est venue l’idée d’assimiler le cerveau à un palais avec beaucoup, beaucoup de chambres. Les petits élèves sont surpris de savoir que même un médecin ne sait pas combien de chambres notre cerveau possède.

Contenu : j’ai imaginé qu’on allait visiter certaines d’entre elles et que chacun avait le droit de la voir, de la sentir, de l’imaginer à sa façon. J’en ai encore eu une preuve au moment où j’ai choisi un extrait du ballet « Petrouchka », de Strawinski, pour la chambre du désordre. Une de mes élèves a dit que pour elle, la musique correspondait à la chambre de la curiosité et pas à celle du désordre. C’est la preuve par neuf !

Diapositive2

 Voici quelques unes de ces chambres :

de l’imagination – de la force – du sommeil – de l’oubli – de la paresse – de la tristesse – du rire – des peurs – des émotions – du goût – de l’illusion – de la concentration – du calcul – de l’écoute – des réflexes – du toucher – de la vision – de l’odorat – de la coordination – des doutes – des croyances – de la mémoire – des souvenirs – du temps. Comme vous le voyez, on n’en finit pas !

À la fin de l’activité, avec les photos qu’on aura prises avec les élèves dans les différentes chambres, on fera un montage que chacun pourra prendre avec lui.

Voici des photos-montage avec quelques-uns de mes élèves :

Diapositive6
On remercie aussi le petit cochon qui nous a donné son cerveau !

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Retour à « Activités extrascolaires »

@3m.ossature : apport des participants 1

Quel que soit le domaine dans lequel je travaille et-ou m’investisse, je trouve remarquables les apports directs et indirects des participants.

Ainsi, lorsque j’essayais de faire comprendre que nos os sont construits, à leurs extrémités, de sortes d’arches afin de les rendre plus résistants que s’ils avaient été totalement remplis de matière et aussi plus souples, puisqu’ils s’adaptent à nos positions, l’une des participantes, Sophie, a vu surgir en elle une cathédrale. J’ai cherché une image et cela donne :

Diapositive19

J’aurais voulu l’image dune voûte. Je devrai le faire la prochaine fois que j’irai dans une cathédrale.

En sortant du cours et en pensant à mes os, j’avais des cathédrales partout. C’était magnifique.

Aujourd’hui, j’ai mis l’accent sur la façon dont on pouvait entrer dans les os au moment où on fait la résonance. On a parlé d’imagination et d’imaginaire.  La différence ? Il faut savoir que tous les mots qui finissent en « tion » sont en relation avec l’extérieur :

  • L’imagination, on la crée. On fabrique une image. On s’imagine la chose.
  • Imaginaire : elle sort du dedans. Elle nous apparaît sans que la volonté intervienne.

Pour la séance, on avait le choix entre plusieurs possibilités :

  • voir l’os tout blanc et imaginer que ses différentes cellules vibrent ;
  • voir l’os en lien avec les différents autres tissus du corps et donc si on fait résonner l’os, le reste va aussi résonner ;
  • laisser venir une image qui va surgir en nous ;
  • imaginer qu’on n’est que du vide, laisser venir une image et la laisser vivre en nous.

Résultat : une des participantes a vu des petites bulles de toutes les couleurs qui se promenaient ; un autre a vu les phrases de son travail qui s’y promenaient. Là on s’est dit qu’il était important qu’elles aient de la place et puissent circuler librement. Chez moi, il y avait ce fameux vide où de touts petits points se promenaient dans le vide et cherchaient leur bonne place. Là, j’avais choisi le mode, car en général, je laisse la chose venir et ce sont des fleurs de différentes couleurs qui apparaissent.

C’est très poétique, ces petites bulles et ces phrases. C’est le genre de choses qu’on ne peut pas inventer tout seul. Cela me comble !

Voici deux illustrations :

Fémur 1003
Fémur 1002

Conscience des os. Quand on donne un cours, on ne sait pas ce que cela peut susciter chez l’autre. C’est ainsi que l’une des participantes a eu une sorte de révélation en prenant conscience que ses os avaient été endormis pendant longtemps et que maintenant ils étaient réveillés. Elle ne peut pas donner une explication claire, elle suppose que c’est lorsqu’elle a procédé à des tapotements sur les os qu’une vibration subtile a fait office de caisse de résonance. C’est beau et cela me fait penser à « La Belle au bois dormant ». En l’occurrence, c’est elle-même qui est son prince !

Plusieurs façons de s’adresser au corps. Il est clair qu’il y a bien des techniques et que parfois elles sont complémentaires. Cette fois, l’une des participantes, Nathalie, a parlé de la relaxation que provoquait le fait de mettre un bâton le long des muscles dorsaux. André essaie et cela lui fait travailler le sinus frontal. Il raconte alors les péripéties incroyables qui lui sont arrivées il y a des années et que le bâton va bien pouvoir l’aider. C’est magnifique !

Comment les aubergines s’arrangent pour se faire remarquer J’ai mentionné que j’allais rendre visite à l’un des écrivains pour lequel je travaille, que j’allais y passer quatre jours et qu’il m’avait annoncé qu’il mangeait essentiellement du cru. Nathalie, l’une des participantes a dit qu’elle avait fait une mousse au chocolat sans crème, sans oeufs, sans sucre (j’ai bien cru qu’elle allait dire aussi « sans chocolat » !). Toutefois, la base est l’aubergine. Tout le monde a été curieux d’en goûter… Vendredi suivant, Nathalie arrive avec ses mousses au chocolat. Un délice !

Alors, si je dis que les aubergines se sont arrangées pour se faire remarquer, c’est que les autres participants se sont dit qu’ils allaient faire la mousse à la maison et André a dit qu’il allait planter des aubergines dans son jardin ! Par ailleurs, j’avais raconté à mon élève de quinze ans qui vient à mon cours de danse classique adaptée toute l’histoire. Je n’avais malheureusement pas pensé à lui en garder un peu, mais, elle a dit qu’elle avait dû écrire un texte, je ne me rappelle plus exactement sur quoi, mais son pull dont la couleur était aubergine y était pour quelque chose. Cela lui a rappelé l’affaire aubergine qu’elle a intégrée à son texte. De plus, elle a regardé sur la toile la composition du légume : très riche en vitamines et minéraux. C’est mieux de manger des aubergines que de se mettre de la crème sur le visage ! déclama-t-elle. Alors, qui remercier ? L’écrivain, Nathalie ? Les deux et l’aubergine bien sûr ! Ce qui est aussi sûr, c’est qu’on ne sait jamais à qui on rend service.

Aubergine 2

De mon côté, j’ai aussi acheté une aubergine. Elle vient du marché de Neuchâtel.

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Lien vers :