Remerciements 3

Dans les articles précédents j’ajoute qu’on ne sait qui et combien on aide. En fait, il y a deux idées : d’abord, celui qui crée, fait ou invente une chose qui va servir bien plus loin dans le temps et ensuite, celui qui utilise sans avoir une pensée pour celui qui l’a faite, inventée, créée.

L’eau de javel. Voilà un joli exemple ; l’eau de javel fait partie des produits ménagers que l’on se doit d’avoir à la maison. Mais, qui pense au chimiste qui l’a mise au point dans le village de Javel, devenu le xve arrondissement de Paris ?

Claude-Louis Berthollet (1748-1822) est le nom du chimiste et médecin inventeur de la solution qui me rend de si grands services. Ouf ! Voilà à qui je dois penser. Souvent, en utilisant son produit, je remerciais monsieur Javel jusqu’à ce que je me dise qu’il fallait que je m’intéresse à son histoire et j’ai donc appris que monsieur Javel était monsieur Berthollet… L’histoire commence dans le Paris de Louis XVI. Sa biographie est impressionnante ; par exemple, il a fondé, avec deux autres personnes, l’école des Arts et métiers de Paris !

D’autres scientifiques et un financier. Je ne suis pas chimiste, mais je comprends qu’il y a le travail d’autres scientifiques qui ont permis à Claude-Luis Berthollet d’inventer son eau de Javel. Voici certains de ces noms : Carl Wilhelm Scheele (1742-1786), chimiste suédois, plus connu pour avoir découvert l’oxygéne (!), mais c’est lui qui a trouvé, découvert et isolé un corps qu’il a appelé le dichlore (en fait c’était le chlore), élément nécessaire pour faire de l’eau de javel ; Humphy Davy (1778-1829), physicien et chimiste britannique, nomme le dichlore chlore parce qu’en fait c’était un corps simple ; on en arrive au comte d’Artois, le futur roi Charles x., qui fonda, en 1777, et finança la manufacture qui allait produire l’invention de Claude-Louis Berthollet, l’eau de javel, appelée au début la lessive de Berthollet.

Claude-Louis Berthollet a voulu aider les lavandières qui devaient laisser les toiles et habits au soleil pendant des jours, des semaines et même des mois pour les blanchir. Sa solution chimique décolorait les tissus très vite.

Une de mes expériences. Dès que j’ai eu un peu d’argent, je me suis acheté du tissu dans un magasin qui n’existe plus à Neuchâtel, le magasin Alja Textile. J’aimais ce magasin ; j’y ai trouvé mille et un tissus pour mes affaires et spectacles. De plus, son personnel était très accueillant. Je crois bien que la patronne m’avait fait un prix… Quand j’ai emménagé dans mon appartement actuel, j’ai arrangé l’ourlet et les ai mises aux porte-fenêtres des balcons de ma chambre. L’effet était magnifique. Cette année, comme toutes les années, je les ai lavées au mois de janvier. Voici qu’en mars ou avril, j’ai lavé un habit rose et l’ai suspendu à la poignée de la porte de l’un de d’elles. Le lendemain… je vois…

  1. Des taches sur mon rideau. J’ai pesté ou quinté comme on dit par ici. Je venais de laver le rideau, je ne me voyais pas l’enlever, le relaver, le repasser, le remonter… un gros travail. J’ai pensé à monsieur Javel !
  2. J’ai fait un essai ;
  3. J’ai été encouragée par le résultat ;
  4. Mes remerciements pour monsieur Javel m’ont conduite à revoir son histoire que j’avais oubliée et maintenant je sais que je dois remercier monsieur Berthollet et tout un tas d’autres personnes.

À quelque chose malheur est bon ! Ce proverbe trouve bien sa place ici, car la solution à mon problème m’a permis de faire connaissance avec bien des personnes qui ont permis à l’eau de javel de naître ! Mes remerciements pour monsieur Barthollet les incluent. Nous utilisons plein de choses dans la journée et même pour dormir en les prenant pour « normales » or, elles ont toutes une histoire. Quelle histoire !

Voici un article où je parle des chaussettes !

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