repair&shop ou réparation miracle du téléphone portable !

Après les mésaventures de mon ancien téléphone, c’est au tour de celui qui l’a remplacé de passer par une mésaventure mais qui, elle, a fini comme dans les contes : avec une fin heureuse.

Mon téléphone est un Samsung A-21s. Il lui est arrivé de tomber, mais sans égratignure, pour ainsi dire. Cette fois, je rends visite à un monsieur qui m’a donné deux articles qu’il a écrits et qui iront sur ma plateforme. Au retour vers la maison, je m’arrête dans un parc pour prendre des fleurs pour mes oiseaux. À un moment donné, je sens que le sac Ikea que je porte à l’épaule glisse sur le bras et va au sol. J’entends un son et me dis que mon téléphone a subi un choc, mais il a une coque et je ne m’inquiète pas.

De retour à la maison. Je sors le téléphone et l’allume. Bizarre : l’écran s’allume et s’éteint sans arrêt, je n’arrive pas à faire marcher les touches pour redémarrer ou l’éteindre… Je l’éteins et l’allume à nouveau… l’écran est dans le même état. Je me dirige vers une personne qui connaît bien les téléphones portables, mais elle me dit que je dois aller vers un réparateur et me donne une adresse. Mince, le réparateur est en vacances. Je vais vers une filiale de mon serveur qui me dit la même chose et me donne une autre adresse. Là, le réparateur me dit, tout comme la vendeuse précédente, que j’ai un modèle ancien et que le coût d’un nouvel écran me coûterait presque autant que d’acheter un nouveau téléphone. De plus, la commande d’un écran demande dix jours. Je n’arrive pas à m’imaginer dix jours sans téléphone. Je ne sais comment j’ai pu vivre auparavant pendant des années sans un appareil semblable. Je demande un temps de réflexion et pars en ayant la sensation que vendeur m’avait fait sentir qu’il avait perdu son temps avec moi. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi il m’arrive une telle chose avec mon téléphone et me dis qu’il doit y avoir un miracle.

repair-shop. Une autre personne sollicitée me tient le même discours et finalement j’arrive au magasin de la rue des Chavannes. Florian, le technicien, me dit la même chose. Finalement, je dis que les anciens vont très bien et pour l’usage que j’en ai, je n’ai pas besoin de mille et une applications ni d’une mémoire de je ne sais combien de gigahertz. Il me dit que sincèrement, cela ne vaut pas la peine de commander un écran. Je lui dis que je suis d’accord pour acheter un nouvel appareil et demande si je peux récupérer mes données. Là, la chose se complique, tout ce qui est dans WhatsApp est perdu – flûte ! et il faut voir ce que je peux récupérer dans Google : les contacts, des SMS. Mon moral tombe au plus bas et m’apprête à partir. Florian me dit de lui laisser mon téléphone inutile. Je me dis que je le veux avec moi, il le prend, fait une dernière manipulation : le téléphone s’éteint, il le rallume et : miracle ! Le miracle que j’attendais est arrivé.

Merci Florian ! Il aurait fallu prendre une photo de nos deux visages au moment où le téléphone a ressuscité. Je n’ai pas eu de mots pour remercier ce réparateur qui est le seul à avoir fait la dernière manipulation dont je parle, soit presser les trois boutons sur le côté en même temps pour tout arrêter. Je lui ai dit que j’allais lui faire de la réclame, que sa dernière opération sur mon téléphone prouvait qu’il était non seulement correct mais qu’il cherchait au maximum à faire ce qui était possible. Là, j’ai vu son âme sourire, je veux dire que c’était un sourire qui venait de l’intérieur.

Mais, mon téléphone a eu encore deux autres mésaventures :

  • je bois de l’argile et me suis décidée à le faire deux fois par jour : matin et soir. Afin de ne pas rater la prise du matin, j’ai préparé un verre la veille et l’ai mis à côté de mon matelas. Je ne sais quel mouvement j’ai fait et j’ai su que le verre s’était renversé. Comme j’avais un linge pas loin, je l’ai pris, j’ai séché et me suis rendormie sans avoir allumé la lampe de chevet. Le lendemain, j’ai vu mon téléphone… baigner dans l’eau argilée. Heureusement pour moi, le téléphone s’est dit que si l’argile était bonne pour moi, elle l’était aussi pour lui. Donc, plus de peur que de mal ;
  • j’achète deux barres de beurre, vais m’entraîner à mon studio pendant près de deux heures et au moment de partir, un ami que je n’avais vu depuis un moment, me téléphone pour me dire qu’il se trouve à Neuchâtel et qu’on pourrait se retrouver. On passe deux heures ensemble ; au début de la rencontre, j’ai bien pensé à mon beurre à quelques reprises, puis, la conversation a suivi son cours. Je lui ai raconté l’aventure de mon téléphone et quoi faire si jamais il lui arrivait pareille histoire ;
  • rentrée chez moi, je mets la main dans mon sac pour chercher le beurre… qui a fondu et je vois mon téléphone beurré ! Là encore, il s’est dit qu’un peu de graisse n’allait pas lui faire de mal.

J’ai vraiment de la chance et remercie les travailleurs de Samsung qui ont fait « mon » téléphone !

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