Studio « Cave Perdue » – Zully Salas (en cours de rédaction)

Cela fait de très longues années que je travaille dans ce studio. J’y ai développé mon école de danse et depuis quelque temps, je diversifie mes activités. Je reprends les illustrations utilisées pour l’article sur mes activités :

Voici la liste des cours :

  • à vos pieds !
  • @3m.ossature ; @articulations – jouons avec elles ;
  • atelier de mouvement pour le corps et l’esprit ;
  • enseignement de la réflexologie pour sportifs et travailleurs du bâtiment ;
  • la valse comme chemin de vie ;
  • viens voir ce que les lignes de téléphone qui parcourent ton corps racontent ;
  • visitons les chambres du cerveau ;
    • révision de textes en français. Cette dernière activité se déroule chez moi mais a bien des implications dans mon enseignement ;

Par ailleurs, je continue avec mes cours de danse classique personnalisée avec de très petits groupes :

  • danse classique adaptée pour enfants ;
  • danse classique adaptée pour adolescents ;
  • danse classique adaptée pour adultes ;
  • danse classique et imagination.

Mon enseignement est toujours personnalisé. Je m’adapte aux personnes, à ce qu’elles vivent et c’est toujours un enrichissement pour moi. Il n’y a pas de meilleure récompense que de voir le regard de celui qui a compris une notion et se l’est appropriée.

Pendant des années, j’ai été sous-locataire du Centre culturel neuchâtelois. Je suis devenue la locataire et à ce titre, donne une touche personnelle au lieu qui porte bien son nom « Cave perdue », car l’endroit n’est visible que pour celui qui sait où il se trouve. Il faut, en quelque sorte, avoir été initié.

Si on va par la rue du Château : arrivé au no 21, vous partez à gauche dans la petite cour pavée et voyez au fond une grande porte grise. Vous l’ouvrez en tirant vers vous afin d’éviter de faire du bruit, vous traversez  une cour privée et arrivez à la « Cave perdue »  (finalement « trouvée ») !

Plan Cave perdue - photo

Voici un plan avec accès depuis la rue du Château et depuis la rue du Pommier :

Plan dessiné par André Oppel et fléché pr moi.

Quelques-unes des touches que j’ai apportées à l’intérieur :

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Nous voici devant la porte qui mène à l’arrière-fond du studio. Je l’ai décorée avec des restes du tissu qui composait les rideaux originaux du Centre culturel neuchâtelois. Lorsque la scène, style italien, a été rénovée, les rideaux ont été mis de côté. Je leur ai redonné vie : une partie est à l’entrée et le reste décore par-ci par-là le studio. Les pompons, je les ai récupérés parmi mes propres affaires.
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Quelqu’un a laissé cette bouteille qui trouve une nouvelle vie. Les petites bougies faisaient partie de la mise en scène d’une danse que j’ai montée pour moi.
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Encore un bout de tissu surmonté du couvercle d’une boîte récupérée dans mes affaires.
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J’aime les plantes. Depuis que j’ai repris la « Cave perdue », je me disais qu’il manquait encore une locataire. La voilà. Elle est nichée en haut d’un mur qui a une petite fenêtre par où elle reçoit de la lumière. Elle va très bien !
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Cet automne nous a apporté la neige. Ma voisine immédiate, Do, une anglaise, était désolée pour sa plante en pleine floraison. Comme j’avais une deuxième niche avec une fenêtre, j’ai proposé de l’accueillir. De plus, j’avais dans mes affaires deux petites planches en bois. Elles ont trouvé leur destin en empêchant les plantes de glisser de leur base un peu en pente. Tout est bien qui finit bien. pourrait-on dire.
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Porte d’entrée. C’est aussi André qui a fait mettre la plaque de cet endroit que les gens avaient de la peine à trouver !

Nous avons, bien sûr, une scène sur laquelle se déroulent tant les cours que les spectacles. Tout dernièrement, j’ai apporté un éclairage plus intimiste pour des cours où l’on va à l’intérieur de soi.

J’ai hérité de sept chaises de la part de Freddy Landry. Elles retrouvent une nouvelle vie dans mon studio aux allures de château.

Mon studio est en fait une sous-cave, taillée dans la roche et l’eau s’infiltre donnant un aspect désolant aux plaques qui couvrent le plafond. Heureusement que tout le monde ne pense pas de la même façon et c’est ainsi que l’ingénieur Roger, devenu horloger, m’a suggéré dy mettre un tissu. On voit la différence avec l’avant-dernière photo. En plus, j’ai ajouté d’autres rideaux.

La dernière touche, en ce début 2022, consiste à avoir posé des bandes en bas, le long des murs.

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Photos des costumes de l’école de danse Zully Salas

Voici des tutus de provenance diverse et utilisés lors de mes spectacles :

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Décoration tête et chaussons
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Ceinture large. Il y a trois jupes et trois ceintures
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Rencontres particulières 2 : Gilbert Facchinetti

Les histoires de famille me passionnent. La mienne m’étonne bien des fois. Enfants, mon frère faisait du foot et moi, de la danse classique. Deux mondes.

Le temps passe, passe, passe. Un jour, des ouvriers de l’entreprise Facchinetti refont la façade arrière de la maison où j’ai mon studio de danse. Je parle avec eux. Cela m’intéresse de savoir ce qu’ils font et comment ils le font. J’apprends que la pierre, qui vient d’une carrière proche, quand on la coupe et qu’on la pose dans un mur se couvre d’une couche de protection. Cela fait que je regarde la pierre autrement ; elle est vivante, elle réagit tout comme les gens et cela me fascine. Depuis lors, je regarde les pierres des maisons autrement, j’ai l’impression qu’elles me racontent des choses.

Je dis cela aux travailleurs et les remercie de m’avoir appris un peu de leur savoir. Je leur dis aussi que je connais monsieur Gilbert Facchinetti et que je suis allée le voir il y a quatre ans environ lorsque mon frère était venu en visite ; adolescent, Xamax avait « acheté » mon frère au club de Serrières. Cela resserre les liens avec les travailleurs. J’ai l’impression de rejoindre une communauté.

Un jour, je rencontre l’architecte et le chef du chantier ; je raconte qu’il y aurait peut-être quelque chose à réparer dans mon studio. Le travail effectué est magnifique.

Je savais déjà que monsieur Facchinetti était dans un home. Cela faisait un moment que je me disais que je ferais bien de lui rendre visite. Le temps est arrivé.

Je téléphone à Wally, sa femme, et on convient d’un jour. Elle me reconnaît et monsieur Facchinetti, atteint d’Alzheimer, sent qu’il peut me faire confiance. Je le remercie parce que grâce à lui, la réparation dans mon studio est très bien faite. Cela lui fait plaisir. J’ajoute que même s’il n’a pas bougé de sa place, il est le moteur de l’entente que j’ai avec les travailleurs et par conséquent de la réparation du studio de danse. Cela aussi me fascine. Effectivement, ce n’est pas la première fois que j’observe qu’il n’y a pas toujours besoin d’être présent ni d’être mobile pour agir.

On discute un moment et je demande, sans trop savoir pourquoi, s’il fait du mouvement dans le home. Pas beaucoup, me dit Wally. Il y a un physiothérapeute pour les 60 pensionnaires… Je parle alors des résonances osseuses et du fait qu’en dynamisant les os, tous les tissus le sont également.

Je propose de montrer comment faire en pensant que Wally pourrait aider son mari et que peu à peu, il pourrait faire sur lui-même. Mais, Wally trouve que je peux le faire. On va se voir pendant près de deux mois à raison de trois fois par semaine. Cela a été fabuleux pour moi.  Monsieur Facchinetti ressentait bien des vibrations sur le corps. C’est un honneur de pouvoir apporter un mieux-être à quelqu’un qui va partir au ciel.

Je peux dire que monsieur Facchinetti n’avait pas besoin de déambulateur lorsqu’il était avec moi. Peu après nos séances de résonance osseuse, on m’a rapporté qu’on l’avait trouvé une fois ou l’autre dans les escaliers ou en train de marcher dans des endroits où il ne devait pas aller « tout seul » ! J’ai trouvé dommage que le personnel, plein de bonnes intentions, lui dise qu’il risquait une chute. Ce n’est pas le genre de messages qui rassure.

À cette période, monsieur Facchinetti avait besoin d’une nouvelle paire de pantalons et le hasard, qui n’existe pas, a voulu que je puisse offrir mes services pour raccourcir ceux qu’on venait de lui acheter. Je n’avais jamais vu comment est cousu l’intérieur d’un ourlet de pantalons masculins ; c’est intéressant. Je les lui ai raccourcis en gardant la façon.

Après le départ au ciel de monsieur Facchinetti, je rends visite à Wally et elle me dit que son mari est parti avec les pantalons que je lui avais arrangés. Cela est peut-être insignifiant, mais me procure une immense joie !

Ce n’est que maintenant, quelques mois après le changement de dimension de monsieur Facchnetti, que j’ai lu son livre « Les confessions de Facchi », écrit avec l’aide de Valentin Borghini, un autre personnage intéressant de Neuchâtel. C’est un livre passionnant qui dévoile un homme plein de bon sens et qui raconte d’autres facettes de personnalités que j’ai connues. Le plus inattendu, si je puis dire, est que monsieur André Bourquin a été son professeur de mathématiques, or il a aussi été le professeur de mon ami, André Oppel, et même le mien ! En plus, il avait été l’un des étudiants de mademoiselle Sophie Piccard, mathématicienne à l’université de Neuchâtel, femme au caractère très spécial. Elle m’avait dit qu’elle aurait voulu le garder en tant qu’assistant. Elle m’avait raconté cela avec tristesse. Mademoiselle Piccard a été avec moi très ouverte, n’a jamais été « spéciale » avec moi, comme l’on disait qu’elle pouvait l’être, et nous avons passé de très bons moments ensemble. Je lui ai rendu visite régulièrement avant qu’elle ne quitte ce monde ; à ces occasions, elle me donnait des cours de russe. Je ne sais plus quel conseil je lui ai donné et un jour, elle m’a dit qu’elle se sentait libérée. C’est par elle que j’ai appris qu’il n’y a pas d’âge pour changer. Je la remercie. J’ai eu l’honneur de prononcer quelque mots lors de la cérémonie d’au revoir.

Tout cela me donne l’impression qu’on est unis dans une même histoire et cela me remplit de joie.

On est en 2020 et je téléphone à Wally Facchinetti : je lui raconte que quelqu’un est venu sur cette plateforme et a lu l’article sur son mari. Cela lui fait plaisir. Je lui confie que lorsque j’évoque quelqu’un qui est dans une autre dimension, comme c’est le cas aujourd’hui avec monsieur Facchinetti, j’ai l’impression qu’il est là. Elle me dit que c’est possible. Je lui dis aussi que l’horloger René Froidevaux avait mis, tout comme monsieur Facchinetti, une piscine au service de ses ouvriers. Wally dit qu’ils avaient été parmi les premiers à avoir une piscine couverte à la maison, qu’il y avait non seulement les hémiplégiques, mais aussi les autistes et leurs accompagnateurs qui y allaient. Le club de natation de Neuchâtel, le Red Fish, y allait également s’entraîner. Cela a duré depuis 1960 jusqu’à la fin des années 1990. Le trou a été comblé et maintenant c’est un fitness.

On parle de la quarantaine par laquelle on passe et elle me rapporte qu’elle a dit à des amis voeufs, comme elle, que pour des gens comme elle et eux, qui ont perdu leur être cher depuis longtemps, la quarantaine, ce n’est rien ! C’est tout le portrait de Wally et on comprend bien que Wally et Facchi se soient bien entendus. C’est très joli. Wally n’avait pas voulu que je parle d’elle dans mon article auparavant. Aujourd’hui, elle me l’a permis. Je la remercie.

Mon frère, David Salas, qui a joué chez Xamax*et qui connaît le foot comme sa poche – j’ouvre une parenthèse pour dire un mot au sujet de la mémoire de mon frère : tous ceux qui ont revu mon frère après des années et qui parlent avec lui restent absolument ébahis par sa mémoire. Il parle de choses dont même les protagonistes ne se rappellent pas. Cela a été le cas avec Gilbert Facchinetti et avec Jean-Pierre Egger, l’entraîneur olympique. Fin de la parenthèse – David donc, me dit que lorsque les journaux et les médias en général ont évoqué la carrière de monsieur Facchinetti, personne n’a eu de commentaire négatif sur lui. Ce n’est pas le cas de tous ceux qui se sont fait un nom, précise-t-il. C’est une magnifique carte de visite pour arriver au ciel, me dis-je.

  • David a joué dans l’équipe des juniors et dans celle de réserve qui jouait en ouverture de la formation qui militait en Ligue Nationale B. C’est là qu’il a eu le plus de contact avec Gilbert Facchinetti et son cousin Jean Claude.

2025. J’aime le français et la vie des mots. Je sais que le préfet Eugène Poubelle (1831 – 1907), lorsqu’il a été en charge de l’amélioration de l’hygiène de Paris a introduit les récipients destinés à collecter les déchets par catégorie. Les gens ont pris l’habitude d’appeler lesdits récipients poubelles. C’est donc par antonomase que l’on parle de poubelles. Il y a plein de mots de ce genre. Alors pourquoi j’en parle ici ? Parce que je discutais l’autre soir avec une voisine et lui raconte que j’ai remis un mot de remerciements aux ouvriers qui font des travaux dans la rue. Aux facchinettis ? m’a-t-elle demandé. Non, ils travaillent dans une autre entreprise, ai-je répondu. Oh, pour moi, ce sont tous des facchinettis ! Et voilà comment on a un nouveau mot pour désigner les travailleurs du bâtiment et des travaux publics : le facchinetti, les facchinettis. Monsieur Facchinetti doit bien rigoler.

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Voir aussi :

Le conte de Poisson Rouge

Je ne sais pas très bien comment  ni où cette histoire trouve son origine. Quand j’étais petite, mon père avait acheté des poissons d’ornement, du moins c’est ainsi qu’on les appelait. Parmi eux il y avait les « ballerines ». Arrivée en Suisse, j’ai appris que leur nom était « poisson rouge ». Je trouvais quand même plus romantique « ballerine », car leur queue est comme un voile, transparent, fluide, gracieux.

Un jour, la vie met sur mon chemin le livre « Connaissez-vous votre fréquence, votre vibration ? », écrit par Michel Gautier. Je le trouve intéressant, prends contact avec l’écrivain et lui demande si je peux lui faire des propositions afin de mieux mettre en valeur son texte. Il accepte.

Travail passionnant. Au chapitre où il traite des fréquences utilisées par les animaux pour communiquer entre eux, le hasard, qui n’existe pas, met sur mon chemin des informations sur le poisson rouge. C’est lui qui utilise les infrasons  les plus bas et dans son cas on dit qu’il émet un son de bulle ! Je l’intègre dans un tableau du livre à côté d’autres animaux et raconte tout cela à mon élève de quinze ans qui est tout étonnée de savoir que ce poisson parle ! Comment fait-il ? demande-t-elle. C’est simple, lui dis-je ; pour dire bonjour il dit « bou », un son court et quand il dit « je t’aime », il fait  « bouuuuuu », un son long.

Un jour, Michel me raconte que sa fille a reçu un poisson rouge, lequel vit dans un bocal. Michel dit tout de suite que le poisson ne peut rester dans un si petit endroit, qu’il lui faut de la place et qu’il le mettra dans un étang lorsque les beaux jours seront revenus. Poisson Rouge, nom que je lui ai donné, demande au dieu des poissons de faire quelque chose, car les beaux jours ne sont pas pour tout de suite. Le dieu cherche autour de Michel quelqu’un qui soit sensible à sa famille de poissons et me trouve.

Alors, je ne sais pas si je me suis dit ou si c’est le dieu des poissons qui me l’a dit, mais j’ai senti qu’il fallait faire quelque chose. Je savais déjà qu’un bocal n’est pas la « maison » idéale pour un poisson. Ils finissent fous. Je suis allée voir une vendeuse dans un magasin spécialisé et elle m’a expliqué que ce qui les rend fous ce sont leurs sons qui leur reviennent en retour du fait que la surface contre laquelle ils résonnent est ronde ! Curieux, comme les infrasons et la résonance dans le livre se trouvaient dans la bouche de Poisson Rouge.

J’en parle à Michel qui se dit d’accord avec moi et met Poisson Rouge dans un bac. Imaginons Poisson Rouge tout à coup avoir plus d’espace et ne plus entendre ce bruit. Ce doit être un magnifique changement même s’il ne voit plus à travers le bac. D’après ce que j’ai compris, au début, il n’a pas bougé, puis il a exploré son nouveau territoire.

Le temps passe et il me vient une autre suggestion que je transmets à Michel : ajouter un peu de la vase qui se trouve dans l’étang afin de l’habituer aussi à un autre environnement.

Puis, le destin ou le dieu des poissons faisant bien les choses, je vais rendre visite à Michel en Bretagne. Je demande où se trouve monsieur Poisson et il me dit que sa fille a fait toute une cérémonie avec des copines et l’ont mis dans l’étang. Je suis allée voir. Je n’ai pas trouvé l’endroit exact, mais j’ai demandé au dieu des poissons de faire en sorte que Poisson Rouge puisse voir dans cette eau un peu plus foncée que celle qu’il avait vue pendant des années et qu’il se trouve une copine pour partager des moments heureux.

Au moment où j’ai voulu écrire ce conte, je suis allée voir dans le livre quel était le nom du chapitre en question et je me rends compte que la version PDF que j’ai transmise de son livre pour impression à Michel n’est pas la bonne : Poisson Rouge « miaule » au lieu d’émettre le son de sa bulle…  Je rectifie le tir et remercie Poisson Rouge ainsi que le dieu des poissons de m’avoir permis de corriger une erreur de transmission de version. J’ai envie d’émettre le son d’une bulle !

Zully Salas – écrit le 23.06.2018

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Spectacle annuel 2018

Durée : une heure; quand : samedi 30 juin 2018, à 17 h et à 19 h. – Entrée : adultes Fr 8.- ; enfants Fr 5.- ; Lieu : Cave perdue, après le No 21 de la rue du Château. Le chemin sera fléché.

Il sera question de travail corporel, énergétique, et de visualisation, d’un adagio, d’un Ave Maria (dit de Caccini), d’un Rêve voilé et d’un voyage au pays des « Roses de Picardie », dont la musique est interprétée par Gilles Rémy and his jazz band dans laquelle joue Jean-Louis Monnier,  pharmacien de la pharmacie du Soleil à Neuchâtel.

Voici deux illustrations

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Rêve voilé
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Voyage au pays des « Roses de Picardie »,  Musique  jouée par Gilles Rémy and his jazz band. Gilles Rémy étant le pharmacien de la pharmacie du Soleil à Neuchâtel.

Par ailleurs, nous allons parler de français, du plaisir à savourer les mots, à jouer avec eux, à les mettre sous forme de poème, du fait que mon élève adolescente s’est éprise de poésie. C’est magnifique ! La langue, comme toute chose, doit être traitée avec élégance.

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Histoires de départ au ciel.1

Un mari s’en va au ciel.

J’ai rencontré une amie qui m’a raconté les merveilles qui se sont passées alors que son mari se préparait à aller au ciel. Dans ce genre d’histoires, il y a toujours de l’amour, un amour qui dépasse les frontières personnelles.

Mon amie, Maria, avait eu deux filles d’un premier mariage. La communication avec son premier mari avait disparu depuis 29 ans. Les filles, quant à elles, avaient gardé le contact avec le papa. Peu avant le départ au ciel de leur beau-père, avec qui les relations avaient été très bonnes, elles lui disent qu’elles aimeraient qu’il rencontre leur père. C’est un moment fort.

C’est le genre de miracles que fait une personne alors qu’elle ne bouge pas de son lit. Le fait est que les deux hommes se sont bien entendus et se sont dits qu’ils auraient très bien pu lier amitié. La femme du papa des filles, qui comme par hasard travaille dans le domaine médical, a averti Maria que son mari n’en avait plus pour très longtemps et qu’il faudrait qu’il entre à La Chrysalide, établissement qui accueille les personnes qui partent au ciel et qui ne peuvent rester à la maison.

Pendant trois jours et trois nuits la famille au complet, Maria, ses deux filles, leur papa et la femme de ce dernier, ont veillé Raymond.

Chacun donne des preuves d’amour comme il peut. Maria a dit pendant trois ans à son mari malade : si tu pars, tu m’avises ! Tu ne vas pas partir comme cela ! À quoi, il donnait son accord. Les derniers jours, sous morphine, Raymond ne pouvait plus s’exprimer, mais Maria sentait des mouvements très subtiles, quand elle lui prenait la main, qui lui faisaient comprendre que son mari l’écoutait.

À un moment donné, Maria s’est absentée quinze minutes et il s’en est allé. C’était son choix et Maria l’a compris. C’est magnifique !

Dans ces moments uniques, il y a des mots, des attitudes qui n’attendent que l’occasion pour s’exprimer. C’est ainsi que l’une des filles a dit à Maria qu’elle ne l’aurait jamais crue capable de s’occuper d’un proche avec autant d’attention et d’affection, personne d’autre non plus ; pas même Maria elle-même. Elle se dit que cela a été un privilège d’avoir pu accompagner son mari jusqu’à son départ, ensemble, avec une famille comme ils n’en avaient pas eue. Un vrai cadeau au moment où il y a le départ !

Maria a été très touchée par le comportement du personnel de la Chrysalide. On imagine que dans des hôpitaux, EMS, établissements donnant des soins palliatifs, le personnel est à l’écoute des patients… La rentabilité passe aussi par là et le reste est mis de côté. À la Chrysalide, le personnel a traité Raymond avec un soin et une attention particuliers ; toutes les deux heures, le personnel entrait pour savoir comment il allait et lui disait : bonjour Monsieur, on va vous faire tel et tel soin, ne vous inquiétez pas, on ne va pas vous déranger.

En effet, le personnel soignant sait ce qu’il va faire, mais pas le malade, surtout s’il est dans le coma. L’esprit est là et comprend tout, mais pas le corps qui est pris par surprise lors de certaines manipulations. On le voit dans les EMS. Le pensionnaire est assis sur une chaise roulante, l’infirmier veut l’amener à la salle à manger, par exemple, et prend la chaise par les poignées qui se trouvent derrière sans le moindre avertissement. Et si le geste est compris quand l’infirmier se présente par devant et annonce ce qu’il va faire, c’est surprenant, voire inquiétant pour le pensionnaire quand l’infirmier vient par derrière sans s’annoncer et le bouge.

Malgré le service et la qualité des soins, l’État de Neuchâtel va fermer l’établissement en question pour des raisons d’économie. Un service de ce type sera ouvert dans un hôpital… Rentabilité… Je me dis que la vraie rentabilité va dans un autre sens, avec d’autres valeurs.

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Rencontres particulières 1 : Georgette Gautier et la poésie

La vie présente des rencontres, des événements inattendus. C’est ainsi que j’ai fait la rencontre de  Georgette Gautier, mère de l’un des écrivains pour lequel je travaille. La relation avec elle a tout de suite été naturelle. Elle s’est faite plus étroite lorsque j’ai appris qu’elle avait écrit des poèmes. J’aime l’écriture et cela me touche lorsque quelqu’un d’autre en fait autant. Madame Gautier, qui a passé sa vie à travailler la terre,  a écrit une série de poèmes ; en fait, elle a « déposé » sa vie sous forme de vers à l’occasion de son 40e anniversaire de mariage. En voici un qui décrit si bien la vie d’antan :

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C’est absolument remarquable quand on pense que Mme Gautier a passé sa vie à travailler avec des animaux et la terre. Quel talent ! C’est son âme qui parle et de manière réellement poétique. Je trouve ce poème plein de charme et de vie. Quand elle me l’a lu, je me suis vue à côté d’elle à faire les devoirs avec le chat qui dort. C’est tout un poème, c’est le cas de le dire !

2002. Je viens d’apprendre, en 2020 (joli 2002 et 2020) alors que j’ai écrit cet article en 2018, que Mme Gautier a reçu un prix départemental de poésie en 2002 ! Je suis heureuse de savoir que son talent a été reconnu.

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Liste de mots à soigner (en cours d’enrichissement)

Les gens ne se rendent pas toujours compte qu’ils utilisent certains mots dans un sens qui n’est pas le leur. En voici quelques-uns :

  1. Au final.  On préférera : finalement, en fin de compte, tout compte fait ;
  2. Collaborer ensemble. Collaborer, issu du latin « laborare + cum », soit travailler avec quelqu’un. On évitera de dire collaborer avec quelqu’un ensemble car « collaborer » avec quelqu’un suffit.
  3. Concernant. L’Académie française préfère « en ce qui concerne ». En effet, « concernant » est le participe présent du verbe « concerner » et a le sens « qui concerne ». C’est ainsi que l’on ne dira pas : concernant madame X, il faut savoir… On dira : au sujet de madame X. Si on désire utiliser « concernant », il faut lui donner un complément du genre : concernant la fin du livre, par exemple ;
  4. Concerné. On ne dit pas non plus « il est concerné », on dit « cela le concerne en partie » ou, à la forme passive « il est touché par telle chose » ;
  5. Conséquent.   Cet adjectif est parfois utilisé dans le sens de « grand, important », or il est issu du substantif conséquence – qui est lié à la logique – pour se rendre compte de son véritable sens.  Ce mot trouve tout à fait sa place dans des expressions comme : « je suis conséquent avec moi-même », qui veut dire je suis logique avec moi-même. On évitera de dire : une somme conséquente, une erreur conséquente. Il convient, dans ces cas de dire : une somme importante, une grande somme ; une terrible erreur…
  6. De suite.  Cette expression est utilisée à la place de tout de suite. On évitera de dire : il est venu de suite. On dira il est venu tout de suite ;
  7. Esthétisme et esthétique :
    1. Esthétisme : c’est la théorie au sujet du beau, c’est une tendance artisique qui a existé vers la fin du xixe siècle en Angleterre. C’est un courant. C’est peut-être plus clair si on fait un parallèle avec le mot « communisme » ; on comprend bien qu’il s’agit de la théorie du communisme, de son organisation politique. L’esthétisme a existé à u moment de l’histoire, c’était, une fois de plus, un courant ;
    2. Esthétique : c’est la qualité, en terme de beauté, d’un obejet. On parlera de l’esthétique d’un bâtiment, d’une figure.
    3. En conclusion : on ne dira pas l’esthétisme d’une chose ;
  8. Feedback. Mot venu des États-Unis qui en français se traduit souvent par « retour d’expérience », « retour circonstancié », « retour d’information ». L’Académie française conseille plutôt : voici ce que j’en ai retiré, ce que cela a provoqué en moi, voici mon expérience, etc. Plus simplement , on peut demander ou proposer une réponse, un commentaire ou avoir une réaction. La langue française est bien riche.
    • Il arrive aussi de lire : merci pour votre retour. On peut simplement remercier pour la réponse, la remarque, l’observation, le complément d’information ;
    • Retour, sa définition. Le retour implique un mouvement, un départ d’un endroit pour un autre où l’on a été précédemment.
  9. Finaliser. On le voit souvent dans son sens anglais « mener à terme », « finir », or en français son sens est tout autre  » donner un sens, une ligne, un cap, une finalité ». Il vaut mieux éviter les confusions et utiliser une autre tournure. C’est ainsi qu’on dira qu’on est en train de finir un article, qu’on lui donne la dernière touche, par exemple ;
  10. Intégrer. On lit fréquemment que telle personne a intégré une école ou qu’elle n’a pas intégré telle information. Le verbe « intégrer » est un verbe transitif, qui demande, par conséquent, un objet direct. On peut, par exemple, intégrer un élément dans un ensemble, une partie dans un tout. Mais, une personne ne peut intégrer quelque chose (sauf en argot). En conséquence, on dira : je suis entré à telle ou telle école, je n’ai pas saisi l’information, je me suis intrégré à mon nouvel environnement, par exemple ;
  11. Opportunité. Ce mot, en français a un sens différent de celui de l’anglais ; raison pour laquelle on ne dit pas « j’ai l’opportunité de prendre cet emploi », mais « j’ai la possibilité, l’occasion, de prendre cet emploi ». On peut aussi tourner la phrase autrement et dire « on me présente la possibilité de prendre cet emploi, on me propose, on m’offre, j’ai la chance de, j’ai l’occasion de », « c’est une aubaine », etc. On peut encore penser à « une situation favorable se présente », « c’est le moment propice ». La seule fois où l’on peut utiliser opportunité, c’est dans des tournures du type : je réfléchis à l’opportunité de fixer la date de mon mariage au mois de mai ; ce qui correspond au sens de pertinence.   En conclusion : saisir une opportunité, donner l’opportunité n’est pas français !
  12. Près de – prêt à. Ne pas confondre les deux usages et chacun a sa proposition (« à » et « de » :
    • près de : c’est proche de, tout près de. Je suis près de la maison, près de toi, cela est près d’arriver ;
    • prêt à : on est disposé à, on est d’accord de : je suis prêt à te suivre, prêt à investir, prêt à faire une action ;
  13. Rentrer.  Rentrer veut dire qu’on entre à nouveau ; dans ce sens on rentre à la maison, au bureau. Mais on entre dans un monde, dans une dimension, dans une vie, dans un cycle, dans une période, dans un magasin ; on fait entrer un mot dans un dictionnaire ;
  14. Retour.1. Avoir un retour, remercier pour un retour (voir « feedback ») ;
  15. Revenir vers. On lit bien souvent dans un courriel « je reviens vers vous », or, revenir est un verbe qui indique un déplacement ! Il n’y a pas à réfléchir deux fois, on écrit tout simplement : je redonnerai des nouvelles, je reprendrai contact, je reviens sur le sujet, j’ai réfléchi aux propos échangés, pensant que l’on pourrait encore ajouter ceci à notre projet, etc. Les voies sont ouvertes pour trouver d’autres tournures !
  16. Suite à.  On entend parfois dire et on lit aussi très souvent dans toutes sortes de textes : suite à ce que j’ai vu – suite à votre remarque, suite à bien des choses.  L’expression d’origine est à la suite de. On dira donc : à la suite de votre intervention, à la suite de votre amendement, à la suite de la fausse interprétation, etc.   On pourra aussi utiliser : par suite de (par suite de certains imprévus) – pour donner suite à (pour donner suite à votre courrier du…) – faisant suite à votre intervention, par exemple.

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Flûtes à champagne et Ileana Iliescu, ancienne danseuse étoile.

Les flûtes à champagne… Après le départ de mon ami au ciel, ma vie s’est compliquée. Quand elle est devenue très compliquée, je me suis dit qu’il fallait quand même fêter tous les mois avec une bouteille de Mauler, du rosé. Le Mauler est l’un de nos mousseux en Suisse. J’aime sa couleur et son côté pétillant. Alors, tous les mois, j’ai ouvert une bouteille de Mauler. Mais, je n’avais pas vraiment de coupes ni de verres à champagne.

Une de mes voisines a perdu son mari et ses filles l’ont emmenée vivre avec elles. Ma voisine a été triste de quitter son chez elle et ses affaires. Elle m’a appelée et m’a donné diverses choses dont j’avais besoin. Pour les flûtes à champagne, j’ai dit que j’en aurais assez avec quatre. Elle a dit qu’il fallait en prendre six. C’était son mari qui les lui avait offerts. J’ai obéi.

Chose bizarre, je ne casse pas la vaisselle, mais de ces verres, j’en ai cassé quatre. Alors, quand j’avais des invités, il fallait soit n’inviter qu’une personne, soit jongler avec ce que j’avais.

2018, est une année qui m’a amené bien des changements. Je suis allée en Roumanie voir mon amie Ileana Iliescu, dite Luly, qui avait été la danseuse étoile du temps où j’étais à Bucarest. Il se trouve que ces dernières années elle collabore beaucoup avec l’Opéra de Iasi, au nord de la Roumanie. Iasi est une belle ville, propre et avec une vie culturelle intense. Je suis allée voir la chorégraphie que mon amie avait montée pour le ballet « Casse-noisettes ».

En me promenant dans Iasi, j’ai trouvé un magasin avec des cristaux de Bohême. J’y ai vu des verres à champagne magnifiques. J’en ai parlé à Luly et lui ai dit que j’irais les chercher dans l’après-midi. Bon, dit-elle, je vais me reposer. Au moment de sortir de l’hôtel, je la revois. Elle raconte qu’un danseur lui a téléphoné en pleine sieste et que son sommeil étant fichu, elle venait avec moi !

Cela a été un peu compliqué, car je ne connais pas bien la ville et donc n’ai pu préciser la distance à parcourir. Cela a été plus long que prévu  et si on sait que Luly a été une danseuse de tempérament, on peut imaginer ses commentaires…

Afin de s’assurer que les verres allaient arriver sains et saufs chez moi, la vendeuse les a mis dans un carton de 30 cm X 60 cm que j’ai ramené en bagage à main. Cela m’a bien encombrée, mais le plaisir de les avoir et surtout de les avoir achetés avec Luly n’a pas de prix ! Aussi, à Noël et à Nouvel An, je remplis deux coupes, une pour Luly et une pour moi !

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Coupe « Zully » et coupe « Luly » ainsi que le fameux « Mauler ».

Quant à la boîte, la voici :

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Précision : je fête tous les jours avec des bonjours très particuliers et sans Mauler !

La vie est curieuse et ces derniers temps, il me semble que les choses se mettent en place et sont liées toutes les unes aux autres. C’est par un concours de circonstances, pour ne pas dire que le hasard – qui n’existe pas – s’y est mis : en parlant avec l’un de mes amis au sujet de montres, il me dit que si sa famille paternelle a travaillé dans l’horlogerie, du côté maternel on trouve les Mauler, ceux qui produisent les vins Mauler. Mauler ? Le rosé Mauler qui m’accompagne lors d’événements importants ? Oui, dit-il, c’est ma mère qui en a eu l’idée. Formidable ! dis-je et je me sens à nouveau en famille. Maintenant, le Mauler a un goût encore plus plein, si je puis dire.

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