Dialogue sur la lettre « i » et dessins avec une élève de 12 ans

Cela fait… un peu plus d’une année que Zully m’a demandé de faire un dessin de chacune de nous afin de les utiliser lorsqu’elle fait des résumés de nos conversations, échanges verbaux au sujet de ce que je sens, vois, observe, aime, n’aime pas, apprends, comprends, ne comprends pas, fais, ne fais pas, etc., etc., etc.

Zully sait que j’aime dessiner et que je suis passionnée par les mangas. Voilà le pourquoi de ces dessins. Ils permettent aussi de donner un autre ton aux histoires que nous écrivons.

Alors, je vous présente :

L’autre jour, je suis arrivée et lui ai dit « je sais que tu t’intéresses un peu à la langue et j’ai appris que le point sur la lettre « i » s’appelle « iota » !

Au moment de la rédaction de ce « résumé », mon élève a été chargée de raconter au public présent ce qu’elle avait appris. Elle raconte, après quelques explications de ma part, qu’en fait la lettre « i » n’a pas toujours porté un point. Il a été introduit lorsqu’on a commencé à utiliser l’écriture cursive, c’est-à-dire, l’écriture liée parce qu’il était difficile de distinguer un « u » suivi d’un « i » ou si c’était la lettre « m », voire un « n » suivi d’un i ». Bref, il y avait des difficultés et au xie siècle (je sais, les siècles s’écrivent en petites capitales, mais cette plateforme n’en tient pas compte), les copieurs ont décidé de la différencier en lui mettant un signe un peu oblique « í », puis l’imprimerie s’est répandue au xve siècle et le signe a été réduit à un point dans de nombreuses polices de caractères.

Je profite de la situation pour parler du tréma et de l’expression « ne pas bouger d’un iota ». On le sait, cette lettre était tellement petite, la plus petite de l’alphabet grec… qu’il a fallu lui mettre un signe pour la distinguer.

Magnifique !

Le thème étant acquis, on peut passer à autre chose et on danse !

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Giovanni, 5 ans, apprend un mot à Zully

La conversation est réellement un échange de propos, de connaissances, d’avis, de savoir. Je discutais un jour avec le petit frère d’une élève. Je mentionne, en passant, que ce garçon avait un sens de l’observation très aigu et que finalement je lui ai proposé de se joindre à sa soeur pour suivre les cours. Il connaissait tellement bien les pas et la musique qu’il pouvait faire le technicien du son pendant les répétitions et dire quand sa soeur s’était trompée !

Cela mis à part, il était passionné par les dinosaures.  Il se trouve que je discute aussi des choses qui passionnent les élèves. Je lui ai passé un petit livre que mon ami, André Oppel, avait laissé avant de quitter cette dimension terrestre. Le livre en question n’était pas réellement destiné à des enfants, il avait peu d’illustrations, mais Giovanni s’est montré intéressé, l’a pris et même m’a prêté l’un des siens !

Je reviens au sujet de la conversation que nous avons eue et voici le résultat :

Soliloque Giovanni 2017

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Soliloques d’une élève de danse de 14 ans

Le jeu de la vie se retrouve dans tous les domaines qui la composent. Ainsi, le cours de danse est-il un prétexte ou une occasion pour comprendre la vie, qu’elle a des règles, qu’on se doit de les connaître pour les assimiler et ensuite pouvoir jouer avec elles. Ce n’est pas toujours facile d’être élève, ce n’est pas non plus toujours facile d’être professeur.

Professeur – élève ou élève – professeur on l’est à tour de rôle tout au long de la vie, parfois même de la journée !

Le texte, ci-dessous, a été exposé sur un panneau lors du spectacle annuel 2017.

Soliloques Tili 2017

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Déviation de certains mots courants (en cours d’enrichissement)

Les gens ne se rendent pas toujours compte qu’ils utilisent certains mots dans un sens qui n’est pas le leur. En voici quelques-uns :

  1. Au final.  On préférera : finalement, en fin de compte, tout compte fait ;
  2. Concernant. L’Académie française préfère « en ce qui concerne ». En effet, « concernant » est le participe présent du verbe « concerner » et a le sens « qui concerne ». C’est ainsi que l’on ne dira pas : concernant Mme x, il faut savoir… On dira : au sujet de Mme X. Si on désire utiliser « concernant », il faut lui donner un complément du genre : concernant la fin du livre, par exemple ;
  3. Concerné. On ne dit pas non plus « il est concerné », on dit « cela le concerne en partie » ou, à la forme passive « il est touché par telle chose » ;
  4. Conséquent.   Cet adjectif est parfois utilisé dans le sens de « grand, important », or il est issu du substantif conséquence – qui est lié à la logique – pour se rendre compte de son véritable sens.  Ce mot trouve tout à fait sa place dans des expressions comme : « je suis conséquent avec moi-même », qui veut dire je suis logique avec moi-même. On évitera de dire : une somme conséquente, une erreur conséquente. Il convient, dans ces cas de dire : une somme importante, une grande somme ; une terrible erreur…
  5. De suite.  Cette expression est utilisée à la place de tout de suite. On évitera de dire : il est venu de suite. On dira il est venu tout de suite ;
  6. Esthétisme et esthétique :
    1. Esthétisme : c’est la théorie au sujet du beau, c’est une tendance artisique qui a existé vers la fin du xixe siècle en Angleterre. C’est un courant. C’est peut-être plus clair si on fait un parallèle avec le mot « communisme » ; on comprend bien qu’il s’agit de la théorie du communisme, de son organisation politique. L’esthétisme a existé à u moment de l’histoire, c’était, une fois de plus, un courant ;
    2. Esthétique : c’est la qualité, en terme de beauté, d’un obejet. On parlera de l’esthétique d’un bâtiment, d’une figure.
    3. En conclusion : on ne dira pas l’esthétisme d’une chose ;
  7. Feedback. Mot venu des États-Unis qui en français se traduit par « retour d’expérience », « retour circonstancié », « retour d’information ». On pourrait aussi dire : voici ce que j’en ai retiré, ce que cela a provoqué en moi, etc. Plus simplement , on peut demander ou proposer une réponse, un commentaire ou avoir une réaction. La langue française est bien riche ;
  8. Finaliser. On le voit souvent dans son sens anglais « mener à terme », « finir », or en français son sens est tout autre  » donner un sens, une ligne, un cap, une finalité ». Il vaut mieux éviter les confusions et utiliser une autre tournure. C’est ainsi qu’on dira qu’on est en train de finir un article, qu’on lui donne la dernière touche, par exemple.
  9. Intégrer. On lit fréquemment que telle personne a intégré une école ou qu’elle n’a pas intégré telle information. Le verbe « intégrer » est un verbe transitif, qui demande, par conséquent, un objet direct. On peut, par exemple, intégrer un élément dans un ensemble, une partie dans un tout. Mais, une personne ne peut intégrer quelque chose (sauf en argot). En conséquence, on dira : je suis entré à telle ou telle école, je n’ai pas saisi l’information ou je me suis intrégrée à mon nouvel environnement.
  10. Opportunité. Ce mot, en français a un sens différent de celui de l’anglais ; raison pour laquelle on ne dit pas « j’ai l’opportunité de prendre cet emploi », mais « j’ai la possibilité, l’occasion, de prendre cet emploi ». On peut aussi tourner la phrase autrement et dire « on me présente la possibilité de prendre cet emploi, on me propose, on m’offre, j’ai la chance de, j’ai l’occasion de », etc. On peut encore penser à « une situation favorable se présente ». La seule fois où l’on peut utiliser opportunité, c’est dans des tournures du type : je réfléchis à l’opportunité de fixer la date de mon mariage au mois de mai ; ce qui correspond au sens de pertinence.   En conclusion : saisir une opportunité, donner l’opportunité n’est pas français !
  11. Près de – prêt à. Ne pas confondre les deux usages et chacun a sa proposition (« à » et « de » :
    • près de : c’est proche de, tout près de. Je suis près de la maison, près de toi, cela est près d’arriver ;
    • prêt à : on est disposé à, on est d’accord de : je suis prêt à te suivre, prêt à investir, prêt à faire une action ;
  12. Rentrer.  Rentrer veut dire qu’on entre à nouveau ; dans ce sens on rentre à la maison, au bureau. Mais on entre dans un monde, dans une dimension, dans une vie, dans un cycle, dans une période, dans un magasin ; on fait entrer un mot dans un dictionnaire ;
  13. Retour. Avoir un retour (voir « feedback ») ;
  14. Revenir vers. On lit bien souvent dans un courriel « je reviens vers vous », or, revenir est un verbe qui indique un déplacement ! Il n’y a pas à réfléchir deux fois, on écrit tout simplement : je reprendrai contact, je reviens sur le sujet, j’ai réfléchi aux propos échangés, pensant que l’on pourrait encore ajouter ceci à notre projet, etc. Les voies sont ouvertes pour trouver d’autres tournures !
  15. Suite à.  On entend parfois dire et on lit aussi très souvent dans toutes sortes de textes : suite à ce que j’ai vu – suite à votre remarque, suite à bien des choses.  L’expression d’origine est à la suite de. On dira donc : à la suite de votre intervention, à la suite de votre amendement, à la suite de la fausse interprétation, etc.   On pourra aussi utiliser : par suite de (par suite de certains imprévus) – pour donner suite à (pour donner suite à votre courrier du…) – faisant suite à votre intervention, par exemple.

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Révision de textes 4 : Forum Figaro

Histoire 2018 – 2020 .

Cette rubrique ne concerne pas réellement la révision de textes. Je donne un coup de main à un traducteur dont la langue française n’est pas sa langue maternelle. C’est plus une explication de certaines phrases, de contexte culturel, d’usages particuliers de la langue que je propose. C’est une autre facette de l’un de mes derniers métiers. Voici l’histoire.

2018. Le hasard, qui comme on le sait n’existe pas, m’a guidée vers le forum Figaro où des gens posent des questions sur la langue, la grammaire, etc.  J’ai été attirée par quelqu’un qui posait des questions sur le sens de certaines phrases. Il m’a dit qu’il traduisait le roman La Délicatesse de David Foenkinos en persan. Je lui ai donné quelques coups de main et pensais en avoir pour au moins une année et voilà qu’il a fini.

Pour me remercier, il me dit qu’il va signaler dans la préface de sa traduction que je l’ai aidé alors que l’on ne se connaissait ni d’Ève ni d’Adam. Il ne l’a pas dit ainsi, mais c’était le sens. J’en suis toute retournée, car je l’ai fait par instinct, comme si cela avait été normal.

J’ai profité de lui dire qu’il fallait alors aussi remercier le forum qui a été mis à notre disposition gratuitement. Sans le forum… rien. Je trouve que le traducteur, Parsa Haji Hosseini, est d’une élégance rare. À mon tour de le remercier.

2019, début. Le temps est passé et je viens de recevoir des nouvelles de Parsa. Il a publié son livre et mon nom y figure ! Cela me donne une grande joie.

Pour ceux qui lisent le persan, pas de problème, pour les autres, je suis tout en bas de la page !

2020, début, J’envoie un mot pour nouvel an à la plateforme Figaro et le lien vers cet article. J’ai reçu une jolie réponse et par la même occasion j’ai appris que la cheffe du département est originaire de Suisse. On est en famille ! Voici la réponse :

Le Figaro – équipe d’animation (FAQ Le Figaro) 6 janv. 10:19 Oh merci de partager avec nous cette «belle histoire»! Nous faisons suivre aux animateurs du forum. 
Cordialement, Le Figaro
En ce même début d’année, j’ai reçu cette vidéo de la part de Parsa.
On ne peut s’empêcher de se dire que Parsa a de très belles mains ! Elles vont si bien avec l’écriture persane, c’est toute une poésie.

Je suis ravie de toute cette aventure et me réjouis que Parsa finisse la traduction de Ghost in love de Marc Lévy pour continuer.

Voir aussi :

Révision de textes 3 : mon élève de danse de 15 ans

 Il n’y a pas si longtemps, mon élève parlait comme la plupart de ses copains… un français un peu limité et décoré de bien de fautes : mots, accords, grammaire, style. Les remarques à ce sujet n’ont pas très bien passé et j’ai dû laisser l’eau couler sous les ponts… pendant un certain temps.

Ce même temps a fait son oeuvre. Voilà que mon élève écrit des poèmes. Je viens de les lire et les trouve remarquables. Le hasard a fait que j’ai donné hier un « Atelier de mouvement du corps et de l’esprit » où interviennent de courts poèmes inspirés des haïkus (courts poèmes japonais liés à la nature). Ces poèmes ont un lien avec les événements de la vie et n’ont pas de but littéraire. Je les lui ai montrés et elle les a aimés ! Ce n’est pas rien. J’ai proposé à mon élève de publier sur ma plateforme ses poèmes et elle a été ravie. « Du coup », comme elle dit, je publie les siens et les miens.

Voici quatre des miens :

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Mon élève : son poème « Comptine » est écrit sur deux diapositives.

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Mon élève : son autre poème « Mireille a le bout du nez rouge » est également écrit sur deux diapositives.

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On ne peut qu’admirer !

Voir également :

Révision de textes 2 : synchronicités

Les choses s’enchaînent toutes seules à nouveau dans ma vie. J’ai vécu longtemps ainsi et puis, je suis passée par une drôle de période, pas uniquement composée de difficultés, mais quand même…

Ma vie reprend du vif et c’est un immense plaisir. Au mois de février, le Théâtre du Pommier, anciennement le Centre culturel neuchâtelois, a fêté ses 50 ans. Mon ami, parti au ciel il y a près de dix ans, André Oppel, a été son premier directeur artistique. Les choses ne se sont pas bien passées lors de son départ à ce qu’on appelle la retraite. Mais, on ne refait pas l’histoire et on prend ce qui est. J’ai été invitée à cette célébration. Il y avait, comme moment théâtral, une conférence extravagante écrite et déclamée par le comédien français Pierre Cleitman. Titre: Quiprocos & Imposteurs divers avariés. C’est tout un jeu entre l’apparence, la méfiance envers les apparences et comment il faut ses méfier de sa propre méfiance, mais même là, des quiprocos peuvent s’installer et des faux faire leur apparition. C’est absolument remarquable. Il y est question de deux hommes avec une barbe, l’un a une longue barbe et l’autre une barbe courte. Pierre dessine les portraits. Lequel des deux personnages a la plus longue barbe ? Il vous faut écouter la conférence pour le savoir.

Bon, quand on sait qu’il faut se méfier des apparences… On se dit que c’est la petite barbe qui est la plus longue (en effet, celui qui apparemment a la plus longue barbe, lorsqu’on le rase a un menton très très long… ) ; puis, on découvre qu’en fait, celui qui porte la petite barbe utilise un postiche ! Absolument remarquable.

J’ai une élève de danse qui a 15 ans et qui aime l’écriture. J’ai demandé à Pierre de me faire parvenir son texte pour qu’on le lise pendant notre cours. J’ai alors appris qu’il présenterait d’autres conférences sur le territoire helvétique ces temps-ci. Je suis donc allée à Lausanne avec mon élève pour écouter L’esprit du labyrinthe dans le cappucino européen et aujourd’hui, je suis allée à Bâle, j’avais pourtant hésité à me déplacer si loin, écouter L’humour du râleur est-il toujours en retard ? Fascinant aussi.

Alors, les synchronicités ? C’est que malgré que le climat ait été quelque peu tendu avec le directeur du CCN, je sois allée à la célébration, que j’y aie rencontré Pierre Cleitman, qu’il écrive des textes intéressants et qu’aujourd’hui, alors que j’avais hésité à aller à Bâle, j’y sois allée en me disant que je devais y aller, que c’était normal d’y aller tout en me disant que c’était curieux que j’y aille… et qu’il me dise, à la fin de la conférence, qu’il va me envoyer ses textes pour que je les révise. C’est magnifique ! Voilà, j’ai la réponse à mon déplacement. De plus, cela tombe bien, je suis en train de finir de réviser un livre sur les fréquences vibratoires.

Autre chose, il n’y avait pas beaucoup de chances pour que Pierre C. écrive sur Jung et la synchronicité. Et pourtant il l’a fait (il se trouve que je suis aussi allée à Berne dans le but d’écouter Pierre, mais n’ai pas trouvé le bon endroit. Ce sont des choses qui arrivent. Pour la peine, a dit Pierre, quand vous viendrez à Lausanne, je vous donnerai l’un de mes livres !). Donc, de retour dans le train, j’ouvre le livre et tombe sur Jung et la synchronicité. Là, je ne me dis pas que c’est curieux, mais que c’est normal d’avoir des synchronicités dans sa vie et que ma vie est sur les bons rails. Je me permets de citer Pierre : « La synchronicité » étant selon le psychologue zurichois Gustave Jung qui en a forgé le concept (il n’était pas cheminot, mais aimait beaucoup voir passer les trains – C’est le moment de préciser que c’est un extrait de la conférence extravagante « L’amour platonique dans les trains », d’où la mention des cheminots -) la perception de coïncidences remarquablement subjectives dégageant un sens remarquablement objectif combinée avec la perception de coïncidences remarquablement objectives engageant un sens remarquablement subjectif. Pour le dire plus simplement c’est quand le réel nous parle à nous personnellement et que ce qu’il nous dit nous sommes littéralement ravis de l’entendre. »

Pourquoi Jung ? Par ce que je suis une formation de dynamique mentale, que son inventeur, Bernard Michel Boissier (BMB), l’a rencontré et qu’il parle de synchronicités. Lors de la conférence Histoires inédites sur l’alchimie – quand le savoir et la sagesse rejoignent la science, BMB dit que Jung serait allé à un séminaire qui  réunissait les alchimistes héritiers de ceux de la Renaissance, en Bavière, en 1934. Le thème avait été  » Les Trois Mondes » et Jung en est sorti avec les notions suivantes :

  • l’inconscient collectif
  • les archétypes ;
  • la synchronicité ;
  • l’animus et l’anima.

C’est absolument fascinant de connaître l’histoire des gens, des choses (la conférence est actuellement sur youtube). En plus, on vient d’ouvrir le musée Jung dans sa propre maison à Küsnacht. Par ailleurs, le livre sur les fréquences vibratoires que j’ai mentionné plus haut parle du « Soi » au sens jungien et que je me suis plongée chez Jung pour mieux comprendre cette notion qui englobe l’être spirituel, physique et mental.

Et là, avec ces synchronicités, je me retrouve, je me retrouve au sens où je me sens à nouveau bien ancrée au sol, moi qui aime faire différentes choses apparemment sans lien entre elles et quand elles se relient sans que je le fasse volontairement, c’est le signe que tout va bien !

Puis, j’ai rencontré le physicien Jean-Pierre Garner Malet qui a une autre façon d’expliquer les synchronicités, il y a une autre dimension qui s’introduit, celle de la pensée et de son rôle créateur. C’est une façon plus logique, plus compréhensible, plus à la portée de tout en chacun.

Liens vers :

Révision de textes en français

La passion des mots, des bonnes expressions, le besoin d’utiliser ce qui existe pour ce à quoi il est destiné est quelque chose qui fait partie de moi.

Le plaisir que j’ai à utiliser les bons mots et tout ce que je viens d’énumérer a dépassé les frontières personnelles et je propose à des auteurs qui publient électroniquement de mieux mettre en valeur leurs écrits sur leur plateforme ou dans leurs livres.

Cela m’a valu de belles rencontres et a remis en question plusieurs fois mes propres connaissances. Moralité : il est intéressant de sortir de soi, de voir comment les autres s’expriment et de se poser des questions. C’est ainsi qu’on s’enrichit et renforce sa confiance.

Ce que j’aime dans ce travail, c’est lire les autres, comprendre leur façon de penser, m’y insérer et donner à l’écrit un sens, une logique, une beauté.

Voici la liste, par ordre alphabétique, des auteurs pour lesquels je travaille :

  • Pierre Cleitman : Trois de ses conférences extravagantes (Le sens de l’humour chez Descartes – Quel avenir pour l’étonnement ? – Le yin et le yang dans les relations franco-allemandes), éditions Le Soliloque ;
  • Hélène Louise : Les Silences de Thalès, Un piano en hiver ;
  • Michel Gautier : Connaissez-vous votre fréquence, votre vibration ?, tome 1, 2e édition, tome 2 ;
  • Franck Senninger : I.G. Intelligence génétique – Je m’appelle Aspasie – La Parfaite, Mythologos, éditions Anfortas.

Il m’arrive d’aller sur des plateformes où la langue est reléguée au second plan. Lorsque que le thème abordé m’intéresse et que je le trouve bien traité, je demande aux responsables si des propositions pour mettre en valeur leur texte les intéressent. La réponse est en général positive, donc pas toujours ! Il n’y a pas longtemps, l’un des responsables d’une plateforme avec lequel le contact avait été très bon et qui avait reçu mes premières suggestions avec une certaine chaleur, m’a dit que finalement il y avait une équipe de professionnels autour de lui, que oui, il y avait des fautes et qu’ils prenaient des libertés ! Visiblement il était excédé. J’ai trouvé dommage d’agir ainsi parce que la plateforme traite de techniques de développement personnel et que le public qui la consulte est nombreux. C’était l’occasion que les gens voient et entendent des mots corrects. Non, il trouve qu’on partage une information aux amis sur les réseaux sociaux alors qu’il vaudrait mieux dire : diffusez l’information auprès de vos amis, relayez-la sur les réseaux sociaux.

La plateforme « Question-Orthographe » est liée à une autre qui s’appelle Le Projet Voltaire.  Je suis tombée dessus il y a près de trois ans. J’ai pris contact avec l’un de ses fondateurs, M. Pascal Hostachy et j’ai découvert un homme exceptionnel. Remarquant,  que la langue française subissait des dommages de tous les côtés, il a mis sur pied un logiciel qui comporte plusieurs niveaux et destiné à toute une palette d’utilisateurs. Cela va des enfants aux étudiants et professionnels. Sur la plateforme, on peut suivre différents modules et selon le degré passer un certificat, le Certificat Voltaire, qui est très apprécié des entreprises, notamment, car il garantit à l’employeur que la personne engagée ne commettra pas de fautes d’orthographe !  Récemment, il a aussi introduit des modules pour les dyslexiques et les mal voyants. Les conditions financières sont réellement accessibles. Je ne peux que vous recommander d’aller sur le site pour voir les succès extraordinaires qui y figurent. Cela me réconforte, car si à bien des égards le monde actuel est déconcertant, des actes comme ceux de Pascal Hostachy me donnent espoir. Je trouve cela magnifique !

Lors du dernier salon E-Learning , Paris, le Projet Voltaire était présent et a inséré dans sa présentation trois avis, dont le mien. J’ai été très fière qu’on ait pris en considération un commentaire dit dans un moment d’émotion… Je le dirais autrement maintenant, mais le fond reste le même.

ZS et Projet Voltaire 2018

Pierre Buffiere de Lair (orthographe correcte !) Sur la plateforme citée, il y a des experts remarquables. Un lien particulier s’est tissé avec cet expert  qui est également écrivain « sur mode mineur », comme il se déclare.

C’est un homme d’une grande culture, connaissant extrêmement bien les difficultés de la langue française – grammaire, orthographe, typographie – et qui aime transmettre son savoir sans condition.

J’ai eu un plaisir sans limites à avoir des échanges avec lui au sujet de son recueil de nouvelles (sous son nom d’auteur : Chambaron) « Ni vent ni nouvelle », 2016. Je me suis bien enrichie au cours du temps qu’il a bien voulu m’accorder.