Ecole de danse Zully Salas : éducation des élèves.1

À tous mes élèves j’accorde la même importance. Je me suis toujours préoccupée de savoir comment ils allaient, comment ils se sentaient à la maison, à l’école, avec les copains, avec leur corps. J’ai toujours encouragé l’apprentissage de toutes les matières, j’ai aidé quand les circonstances l’ont permis en toute sorte de domaines et à différents niveaux.

Neuchâtel, ville où j’habite et enseigne, n’a aucune tradition dans le monde de la danse classique, ni danse en général. Aussi, pour faire comprendre aux élèves que la danse a une histoire, que tous les domaines participent à la beauté et à la construction de l’esprit, j’ai distribué des photocopies sur ces sujets afin de constituer un dossier sous forme de classeur.

Voici la liste des danseurs, photo et biographie, et autres sujets. Il n’y a jamais eu d’ordre. Les noms  et sujets venaient au fur et à mesure, selon les circonstances  :

  • Alexandra Danilova ;
  • Anna Pavlova ;
  • Marie Taglioni ;
  • Liudmila Safronova ;
  • Irina Borovska ;
  • Karl Musil ;
  • Vladimir ;
  • Magdalena Rădulescu ;
  • Ilka Dubek ;
  • Muriel Collignon ;
  • Harald Kreutzberg ;
  • Moira Shearer ;
  • Alexandra Iosifidi ;
  • Maia Plissetskaia ;
  • Alla Chelest ;
  • Laura Blică ;
  • L’autographe d’Agathe Rytz Jaggi, pianiste suisse, qui a enregistré de la musique pour l’un de nos spectacles ;
  • Charlotte Kerr-Dürrenmatt a décrypté le texte de la chanson allemande « Der Streuselkuchen » ;
  • Des photos de différentes formes de pied. Les pieds nous portent dans la vie, et dans la danse ils sont très importants.
  • Différentes feuilles avec des nombres ou des figures afin de faire des exercices avec les yeux ;
  • Un article sur l’intention de l’Académie française de supprimer l’accent circonflexe ;
  • Dépliant du musée Bartholdi. Ce dernier fut le sculpteur de la Statue de la Liberté de New York ;
  • Dépliant du musée Jean Tua, musée de l’automobile, de la moto et du cycle, à Genève (il n’existe plus depuis 2005), car il y avait de si belles voitures, qu’il m’a semblé important de dire aux élèves que la beauté était partout ;
  • Comparaison de différents calendriers aux approches de l’an 2000. Cela démontrait que même la mesure du temps était relative. Il y avait aussi la photocopie d’un calendrier perpétuel ;
  • Copie d’une page « Spécial Mycorama » racontant des anecdotes liées aux champignons et recuellies lors d’un tour du monde ;
  • Un court historique avec des questions à la fin sur des émeraudes. L’une des élèves collectionnait des pierres semi-précieuses et j’étais allée en Colombie d’où je leur avais apporté des « morrayas », soit des émeraudes non travaillées ;
  • Carte postale du Théâtre Mariinski, St-Pétersbourg, avec autographe du photographe des années 1960 – 1970, Il y avait également un historique.
  • Un dossier sur les médicaments homéopathiques d’une danseuse avisée. Il avait été révisé et complété par le docteur Liliane Calame.
  • Un petit article sur les monnaies et même une pièce de Hong-Kong avant qu’il ne retourne dans le giron chinois ;
  • Un carton à découper pour monter l’Opéra de Paris ;
  • Un carton à découper pour monter la bicyclette de Da Vinci ;
  • Un carton à découper avec des costumes utilisés à la cour de Russie.

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La danse et le monde de Zully, ou la danse mène à tout.

Ces derniers temps, pour des raisons particulières, je présente des spectacles très souvent et invite des amis, des connaissances, des gens que je trouve intéressants.

Le thème principal est celui de la difficulté. Lorsqu’on se trouve devant l’une d’elles, il y a bien des façons de se comporter, je pense qu’il faut faire face. Ce n’est pas toujours facile, mais il faut quand même se dire qu’on n’est pas né pour être malheureux, qu’il y a toujours une solution. Si je regarde ma vie, je m’en suis toujours sortie et très très souvent à mon avantage bien que parfois j’aie eu l’impression d’avoir laissé des plumes…

Cette semaine, nous avons eu Roger. Un gaillard rencontré au self-service de la Migros, l’un de nos supermarchés. Je l’ai entendu parler avec un ami et j’ai remarqué qu’il parlait très bien. Je suis sensible aux gens qui parlent bien, d’autant plus quand ils sont étrangers, ce qui était son cas. Je le félicite donc et on entre en conversation, on a échangé quelques courriels, puis silence.

Organisant donc mes spectacles, je tombe sur son adresse électronique, reprends contact avec lui et lui demande de venir, avec des amis, si cela lui dit. Il répond qu’il vient seul.

J’ai invité d’autres personnes, neuf, mais… vendredi passé, Roger s’est retrouvé seul dans notre petite salle ; cela ne l’a pas démonté. J’ai expliqué que pour des raisons qui nous échappent, la vie nous réserve des surprises et tant sa présence que l’absence des autres en faisait partie.

Bien nous en a pris, car il a amené une façon de voir la vie très intéressante et l’une d’elles concerne les tables de multiplication. L’élève, quinze ans, avec laquelle je présente ces spectacles a maille à partir avec lesdites tables. Mon élève était déjà partie lorsque nous en avons parlé. Il a fait un schéma sur une petite feuille et je me suis dit que j’allais le refaire. C’est fabuleux. Je l’ai fait deux fois et la deuxième fois, j’y ai découvert d’autres choses, j’ai aussi compris une phrase que Roger avait dite lorsqu’il construisait son schéma et que j’ai comprise sur le moment, comme on comprend une phrase qui est logique, mais ce n’est que maintenant que je la vis. Voici le second schéma que j’ai fait et déjà transmis à mon élève. La phrase est en lien avec la confiance. J’en parlerai une autre fois.

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Quand Roger a fait le schéma, il est parti de l’axe des coordonnées pour montrer  la progression logarithmique. Je me suis dit que j’allais faire le prolongement des lignes à gauche parce qu’elles devaient se croiser et que les lignes allaient s’inverser.  C’est magnifique à voir !
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Et voilà ! Ce graphe me donne une immense joie !
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Le premier graphe

Je viens de refaire le premier graphe, sans la prolongation à gauche, et donc sans le point de rencontre. Je ne peux que dire que sa construction me procure une immense joie, comme si je découvrais quelque chose, puis lorsque je regarde l’image et la laisse entrer en moi c’est comme si je rencontrais l’infini.

Lors de la construction, la première fois, j’ai compté les carreaux. En effet, sur l’abcisse, on reporte les tables, celle du deux est la première. Cela veut dire que sur la l’ordonnée on va retrouver les produits : 2, 4, 6, 8, 10 etc. Ensuite, on a la table du 3, puis celle du 4. En dessinant celle du trois, j’ai compté trois carreaux, six carreaux. On s’aperçoit alors, qu’il n’y a pas besoin de les compter, car le premier nombre de chaque table est décalé d’un nombre par rapport au précédent. C’est logique, 2, 3, 4… 9, 10, etc. Puis, lorsqu’on passe au second terme, soit 6 pour le 3, 8 pour le 4, 10 pour le 5, on s’aperçoit qu’il y a décalage de deux carraux entre deux colonnes, que pour le troisième terme il y a trois carreaux et ainsi on trouve une progression logarithmique. C’est moins compliqué à construire qu’on ne le croit.

Ensuite, en regardant le graphe fini, j’ai eu l’impression de contempler la beauté. Je me suis sentie dans la peau d’un Grec qui travaille avec la perspective. C’est une émotion très profonde, une sorte de vertige. Il doit y avoir autre chose à « voir » dans ce graphe, la construction de quelque chose de grand. Tout cela, parce que j’essaie de trouver la porte qui ouvrira l’appétit de mon élève pour les mathématiques !

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Réparations et rangement = mettre de l’ordre en soi.2

Pour moi, lorsque je répare quelque chose, que je range des choses et que donc leur donne la place qui leur correspond dans mon monde, cela équivaut à faire de même en moi, dans mon intérieur. Je n’en ai pas toujours été consciente, mais cela le devient. Aussi, lorsque je fais des petits travaux dans ce domaine pour mes voisins ou amis, je les aide aussi dans leur monde.

J’adore bricoler. Cela va de travaux de couture, au rangement de toute sorte de choses, à la systématisation dans toute sorte de domaines (je ne suis pas maniaque du tout, si j’aime faire de l’ordre, c’est aussi parce que je sème du désordre : un jour, on est pressé, un autre, on doit s’occuper d’un imprévu, un jour, on n’a tout simplement pas envie de ranger, etc.), à des travaux de peinture de murs et plafonds ; j’ai même fabriqué de petites étagères afin d’éviter des ennuis avec la gérance.

En effet, on emménage dans un appartement avec les murs sans presque pas de clous, or dans mon cas, j’ai bien des objets qui les décorent. Ainsi donc, j’avais mis des rayons pour y mettre des livres et autres affaires de bureau. La gérance, je l’ai remarqué lors du départ d’autres voisines, fait payer les soi-disant dégâts causés par les clous. Alors, j’ai réparé les trous, repeint les murs et fabriqué des petites étagères. Voici ce que cela a donné :

Il n’y a plus de trous dans les murs et j’ai des surfaces supplémentaires pour mes affaires !

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Voilà comment j’ai gagné de la place sur mon bureau grâce à mes étagères !

Je répare des objets cassés, en porcelaine, en verre. Ma voisine a cassé la lampe qu’elle avait en souvenir de sa mère. Je l’ai recollée, inventé des motifs qui jouent avec la partie brisée et je l’ai laquée.

Un autre grand plaisir est de mettre de l’ordre dans des bibliothèques en laissant par-ci, par-là des espaces afin que les livres respirent. J’ajoute des demi-rayons, divise l’un en deux, ajoute des plantes, mets en évidence un beau livre, renforce la partie arrière du meuble, etc.

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Liens vers d’autres articles où réparations et rangement = mettre de l’ordre en soi. C’est sûr qu’à chaque fois que nous réparons et rangeons quelque chose, il y a une correspondance en nous :

Journal de l’enseignement de la danse classique adapté à une élève de cinq ans, page 1.

On ne peut pas enseigner la danse classique avec ses règles de la même façon à un élève de cinq, sept, dix, quinze ans. Le langage, le sens changent. Pour un enfant de cinq ans, il faut commencer par prendre connaissance de son corps, de la façon dont il est construit et se faire ami avec les jambes, les pieds, les orteils, les jambes, les genoux, les bras, les coudes, les mains, les doigts, les épaules, la tête, le regard, l’espace, la musique.

Janvier 2018 : une nouvelle élève est arrivée à mon école. Petite élève curieuse, fatécieuse et intelligente. Je lui dessine des pierres au sol et lui dis qu’elles sont entourées d’eau et de crocodiles. Cela veut dire qu’il y a danger de sauter d’une pierre à l’autre et qu’il ne faut pas tomber dans l’eau.

J’en dessine des grandes et entre elles, assez loin les unes des autres, de toutes petites. Elles ne permettent de mettre qu’une demi-pointe.

La fillette s’est posé la question de comment y aller et a fini par trouver ! J’ai déjà fait cet exercice avec d’autres enfants. Elle est la seule à avoir trouvé la solution toute seule.

Mars 2018 : j’ai compliqué l’exercice avec d’autres formes et elle trouve toujours quoi faire. Dans les très grandes, elle s’est couchée et elle dit qu’elle se reposait.

On a parlé de résonances dans le corps. J’ai pris un sceau et l’ai rempli avec de l’eau. Ensuite, j’ai donné un petit coup dans l’eau pour qu’elle voie que l’eau bouge. Je lui ai expliqué, que son corps était rempli d’eau. Elle a fait une drôle de mine. Je lui ai dit que si elle était le verre que je tenais dans ma main, l’eau du corps allait très près du bord ! Et que donc, si elle faisait une résonance dans son corps, elle allait faire bouger l’eau du corps et faire bouger le corps. Elle a très bien compris.

Les progrès : c’est surprenant comment en une seule leçon bien des notions se mettent en place et forment une sorte de tableau, comme un puzzle dont on a soudainement trouvé où vont les différentes pièces. Les exercices que la fillette trouvait difficiles (marcher sur une planche du sol en bois sans dépasser les côtés) sont devenus quelque chose de simple. On dirait que c’est son exercice, qu’il lui appartient. Elle a même marché tout de suite sur une seule ligne, une de ces lignes qui séparent deux planches. C’est allé assez vite, elle a douté une fois au début, elle est restée immobile un bon moment, ne m’a pas appelée et a marché sur toute la longueur de la ligne. C’était fabuleux ! Je lui ai dit que c’était une victoire. Une victoire ? demanda-t-elle. Oui, chaque fois que nous réussissons quelque chose, c’est une victoire et tu est pleine de victoires ! Elle a souri. Il en est allé de même avec les sauts. Elle peut maintenant sauter en 6e position sans faire du bruit et quand je la prends par la taille pour faire de grands sauts, elle a les jambes et les pieds tendus en 2e position. Même quand elle sautille, le pied droit est bien tendu, le gauche un peu crochu, mais l’effort est là.

Les progrès en une fois = marcher sur une planche, marcher sur une ligne, tendre les pieds dans le grand saut et les sautillés sauter à pieds joints sans bruit et la position du bassin qui s’approche du sol quand elle fait la grenouille sur le tapis.

La victoire : Il ne suffit pas de dire à quelqu’un qu’il a bien fait et que c’est une victoire. Pour vraiment assimiler la victoire, il faut constater. Mon élève sait que c’est la première fois qu’elle réussit aussi bien et que cela s’appelle une victoire.

De plus, je la vois refaire toute seule des exercices qu’elle trouvait difficiles. C’est vraiment fabuleux ! Plus le temps passe, et plus elle choisit toute seule de refaire certains exercices difficiles et les complique d’elle-même. Celui de marcher sur une ligne, par exemple : cette semaine, elle a mis un pied sur la ligne, a levé l’autre, est restée en équilibre un moment, puis l’a posé par terre, levé à nouveau l’autre, est restée en équilibre et ainsi de suite. Elle sait que lorsque le morceau de musique choisi finit, on ne bouge plus ; cela lui est arrivé lorsqu’elle était en équilibre. Pas de problème ! Elle est restée en équilibre !

Nous sommes allées voir le médecin chez lequel je vais en formation continue en France, le docteur Benoît Lesage. Nous avons enrichi la palette des exercices à faire pour corriger un problème de hanche et nous nous amusons bien. Afin de faire un jeu d’un exercice qui pourrait être ennuyeux, j’ai proposé qu’on dessine des « yeux ». Ensuite,  on les a posés sur le corps de façon qu’ils gardent une certaine position. J’ai dit qu’on pouvait donner un prénom à chaque oeil et la petite élève a très bien compris, d’autant plus qu’elle donne des noms à ses chaussures. Elle ne dit pas, je veux mettre les chaussures blanches ou les rouges, elle les appelle par un prénom ! C’est sa maman qui me l’a raconté par la suite.

À un certain moment, nous avons joué à tapoter les os du corps. Je lui ai dit qu’on pouvait parler avec les cellules du corps, sortes de petits personnages qui travaillent dans le corps. Je lui ai dit qu’en faisant toc-toc-, ces petits personnages pouvaient apparaître sous toute sorte de formes, que chez moi, ils étaient bien souvent des fleurs. Elle a dit que j’en avais, de l’imagination !

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Le personnel à la caisse des grands magasins

C’est un personnel qui est encastré, pour ainsi dire, dans un tout petit espace et qui fait passer des quantités de produits entre ses mains. A la fin d’une journée, la personne a déplacé des kilos et des kilos ; elle a utilisé tout le temps les mêmes muscles qui, à la longue, s’épuisent.

Le personnel à la caisse finit par avoir des problèmes d’épaules et de poignets. La plupart finit par être opéré et ses activités en sont affectées. Cela s’appelle des troubles musculo-squelettiques (TMS) et donc maladie du travail. J’ai connu le cas de personnes qui ont dû changer d’emploi ou diminuer leur temps de travail parce que l’assurance invalidité ne voulait pas les prendre en charge.

De plus, ce personnel est à l’entrée des magasins et mal protégé contre le froid. Tout dernièrement, un magasin d’une de ces chaînes a procédé à des travaux dans ses locaux afin de les « moderniser ». Résultat : la chaîne du froid a été augmentée et le personnel à la caisse a encore plus froid. Les responsables de la chaîne, qui n’y travaillent pas, leur ont distribué des gilets… Un autre magasin n’a pas d’aération et en été ils ont trop chaud. Dans un autre magasin encore, l’aération a provoqué une maladie chez un employé. Cela coûte plus d’argent au magasin de remplacer le système que de mettre l’employé en congé maladie. Que dire ?

Préoccupée par le cas du personnel aux caisses, j’ai envoyé une lettre à l’une des directions de ces magasins en disant qu’il y avait des exercices tout à fait simples qui ne nécessitaient pas de faire une pause spéciale et que je pourrais montrer au personnel afin de lui éviter les problèmes musculaires et articulaires mentionnés. Réponse : Nous vous remercions pour votre information et la transmettons au service concerné. Depuis… Rien !

Commentant l’affaire avec un gérant, il m’a répondu : ce personnel va disparaître ! Les caisses automatiques vont les remplacer.

Ce serait pourtant si simple de pratiquer certains exercices…

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Ileana Iliescu, danseuse étoile et mon amie. Elle fut élève de Maître Anton Romanovski.

Je ne peux pas ne pas parler d’Ileana Iliescu, grande danseuse roumaine qui a illuminé toute ma jeunesse et formation en danse classique à Bucarest, Roumanie.

Personnage éclatant, vif, Ileana Iliescu avait un port royal sur scène ; elle l’a gardé dans sa vie de tous les jours.

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Ileana Iliescu

J’en ai vu des danseurs et des danseuses, tous avec leurs qualités, mais celle qui m’a marquée, qui était « la danse », « le personnage » sur scène, c’est elle. En entendant les musiques des ballets qu’elle a dansés, je la revois ; même dans le pas de deux « Antoine et Cléopâtre », de Faust, passage fort court mais combien prenant, je la revois à chaque fois que j’entends la musique.

La vie a décidé de lui rendre en quelque sorte hommage. Elle continue à être active à l’Opéra de Iași, Roumanie. Elle y a monté un « Lac des cygnes » absolument remarquable. On sait que le chorégraphe Oleg Danovski avait monté la plus belle chorégraphie de ce même ballet, notamment pour l’acte IV. Si Ileana Iliescu a gardé son idée de cygnes blancs pour cet acte, chaque pas, chaque mouvement de tout le ballet est une danse. On sent l’influence de Maître Romanovski, pour lequel tout mouvement était une danse ; rien n’est gratuit, forcé, la musique et la danse ne font qu’un !

J’ai toujours eu un peu de peine avec les danses dites de caractère qui semblent juxtaposées dans les ballets traditionnels. Chez Ileana Iliescu, on ne voit rien de tel. Là aussi, chaque pas, chaque mouvement est une danse, est harmonieux, est beau.

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Anton Romanovski
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J’ai eu l’honneur de connaître et de travailler avec Maître Romanovski alors qu’il était à la retraite et peu avant son départ au ciel. Il avait aussi gardé un port très élégant jusqu’à la fin. Anna Pavlova, qui a dansé avec lui à Londres, lui a dit qu’elle n’avait jamais vu un homme avec de si belles mains ! Effectivement, il avait une manière particulière de les tenir et il l’a transmise à Ileana Iliescu.

La question de la transmission d’un savoir est complexe. Il faut d’abord savoir transmettre et il faut que le récepteur ait du talent ou, ce qui revient au même, le savoir inconscient et c’est le maître qui le révèle. On n’a jamais pu faire un être doué de quelqu’un qui n’avait pas de qualités !

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Les agences de voyage CFF

Les agences de voyage CFF (Chemins de fer fédéraux) ont fermé en Suisse. Je me suis battue pour  les maintenir ouvertes. Il y a eu deux étapes à Neuchâtel, Suisse :

1. D’abord, il y a eu la fermeture de l’agence qui se trouvait au centre-ville. Elle rendait bien des services aux gens qui venaient en ville faire leurs achats et qui passaient à l’agence pour prendre leurs billets ; parmi ces clients, il y en avait qui venaient en tram depuis les villages environnants.

Il y a eu une pétition lancée par le syndicat des moyens de transport. J’ai pris contact avec les différents médias neuchâtelois pour qu’ils en fassent un sujet. Certains d’entre eux n’ont pas pu le faire parce que le sujet était « sensible ».

Pendant ce temps, un groupe de citoyens, dont moi, a été entendu par les responsables des CFF. Je me suis même déplacée aux quartiers généraux des CFF, à Berne. Peine perdue, les CFF ont déclaré qu’ils avaient un local à la gare. Or, celle-ci est située tout en haut de la ville et donc incommode tant pour ceux qui font leurs courses en ville que pour ceux qui viennent en tram.

2. Même pas une année après le déménagement à la gare, toutes les agences de voyage CFF ont été fermées en Suisse. Je me suis renseignée, c’est en Suisse allemande que certaines agences ne fonctionnaient pas bien. Celles de Neuchâtel, Yverdon, Lausanne et Genève étaient en chiffres noirs ! Là aussi, j’ai pris contact avec différents médias, mais le ton était donné et au lieu d’envoyer un journaliste chevronné au front, le journal de la ville a envoyé une stagiaire qui ne connaissait pas bien le sujet.

Par courriel ! En plus, les employés des CFF ont reçu l’annonce de la fermeture de leur agence par courriel ! C’est un manque total d’égards.

Voici un extrait de mon intervention devant les responsables des CFF qui ont accueilli le groupe qui s’est occupé de la pétition à Neuchâtel en juillet 2012. Après avoir parlé des moyens de faire des économies, thème tellement à la mode, j’ai ajouté : « Et maintenant, vous vous trouvez devant le dilemme d’augmenter la entabilité ou…. Mais, non, vous n’êtes pas dans un dilemme, vous avez pris le train, pour utiliser une image de votre monde, le train de la rentabilité ; c’est un TGV qui va à toute vitesse et qui, pour des raisons d’économie, tout comme vous le faites, n’a pas de fenêtres. Car à quoi bon une fenêtre, on pourrait voir des choses, une vue globale et ce serait une perte de temps ! »

Il est vrai que personne n’a été licencié. Mais, de voir ce personnel avec des connaissances qui dépassent le cadre de la vente de billets de train locaux au guichet ou même les voir accueillir les personnes qui vont acheter un billet pour les guider vers les automates… Me met très mal à l’aise et me fâche.

Une dernière nouvelle. Je viens d’apprendre que la personne qui a procédé à la fermeture des agences avait été engagée juste pour cela, elle n’est plus dans les parages ! Je ne reconnais pas la Suisse.

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Lien vers : Questions sociales

Les canaris du monde de Zully

Des histoires de canaris

Des canaris en volière. Les oiseaux, comme tout être vivant a besoin d’espace. Chez moi, j’ai une volière avec passage permanent sur une grande cage au balcon. C’est ainsi que mes oiseaux reçoivent le solei, le vent, la pluie et même la neige. Oui, je les vois aller sous la neige et la picorer. Ils nouent des amitiés avec les moineaux qui viennent chercher à manger à un certain endroit de mon balcon. Ils doivent se raconter comment leur journée ou leur vie se passe. La première volière, c’est un ami menuisier qui me l’a construite, la deuxième et celle de maintenant, c’est feu mon ami et moi qui les avons faites. Il y a quelques années, j’ai demandé à un autre ami menuisier de me faire des parties que je puisse enlever facilement pour les nettoyer. Cela me facilite bien la vie. La volée de canaris que j’ai actuellement sortent sur le balcon quand il pleut et secouent leurs plumes comme après un bain dans leurs piscines.

Mes canaris, ont une particularité : ils changent de couleur de plumes durant leur vie chez moi. Il est normal qu’un oiseau change de plumes au printemps et en automne, mais chez moi, depuis plus d’une dizaine d’années, ils changent aussi de couleur. Elles deviennent plus vives au cours du temps.

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J’ai aussi vu leur comportement changer : afin d’éviter des accidents, je mettais les nids, lors de la période de reproduction, dans une cage et les bébés oiseaux qui n’arrivaient pas à voler n’allaient pas plus loin que le sol de la cage. Un jour, cela a changé. J’en ai vu qui depuis le bord du nid passaient directement par l’ouverture de la cage pour aller dehors ! J’ai su qu’une information avait été intégrée dans leur ADN.

Maintenant, ils refusent de faire des bébés dans une cage et préfèrent construire leur nid sur les branches de la volière. Ils font preuve de grande persévérance et il y en a de très réussis. D’autres prennent les nids que j’accroche par-ci, par-là dans la volière et les arrangent à leur façon. Il y en a de très décorés et d’autres plutôt spartiates. C’est drôle et magnifique de voir que les oiseaux aussi ont leur personnalité.

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Je n’ai jamais voulu apprivoiser les oiseaux, les faire venir sur la main, etc. Ce que je remarque, c’est que si je m’approche d’eux, lentement, ils se déplacent aussi lentement, leur vol n’est pas agité. C’est comme si les oiseaux disaient : je m’en vais un petit peu plus loin parce que quand même… on ne sait jamais !

Ils sont tous remarquables. Il y en a eu un, une fois, qui allait sur le bord de la piscine où ils prennent leur bain et se disait : j’y vais ou j’y vais pas ? Ouh là ! c’est profond ! Il mouillait sa tête et secouait tout son corps comme s’il s’était baigné. Il était drôle. D’où avait-il hérité cette peur ? En tous les cas, avec le temps il a perdu la peur et se baignait longuement.

Un autre était le « père » des oiseaux  malades ou des nouveau-nés, même s’ils n’étaient pas les siens. Il leur apportait à manger.

A force d’avoir toujours les mêmes oiseaux, la dégénérescence s’est installée et j’ai eu un oiseau aveugle. Je l’ai remarqué, car il ne bougeait pas de sa place. Je l’ai nourri à la pipette et lui ai dit où se trouvaient les choses dans la cage où je l’ai installé. La cage était, bien sûr, dans la volière et portes ouvertes. Les autres oiseaux venaient lui dire bonjour et manger avec lui. Pour voler,  je le posais sur ma paume, l’avertissais qu’il allait voler, lui donnais de l’élan et il volait un peu. Il n’arrivait pas vraiment à aller loin dans le noir de sa vue et tournait plutôt en rond. Mais, cet oiseau était très intelligent. Il a su où se trouvaient les graines, les fruits, l’eau pour boire. Il pouvait quand même voler dans la cage et trouver l’endroit de sa piscine pour se baigner. Ne sachant pas comment m’y prendre pour qu’il sache se baigner, j’ai demandé aux autres oiseaux de lui dire comment il fallait faire et ils ont dû le faire, car il se baignait comme les autres. C’était magnifique.

Toutefois, les choses ont changé. Cela fait des années que je n’ai pas introduit de « nouveaux » canaris dans la volière et je remarque que je n’ai plus de dégénérescence. Je crois pouvoir l’attribuer au fait qu’ils sont nourris avec beaucoup de produits venant directement de jardins et de la forêt, même de mon balcon.

Les canaris sont des oiseaux très propres, ils se baignent tous les jours. À ma grande surprise, les moineaux aussi. Même en hiver ! Je le sais, car je mets une « piscine » pour ceux qui viennent sur mon balcon.

Mes canaris et le « Passeport-Vacances de Neuchâtel« . Mes oiseaux sont mes partenaires dans cette aventure si intéressante ! Ils participent avec moi aux activités proposées en été. Un lien d’accès vers l’article qui lui est consacré se trouve plus bas.

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Selon la saison, madame Brodard nous apporte des forsythias, des graminées, des marguerites, un tas de petites graines qui poussent entre les herbes, des fleurs de cerisier, de pommier, de prunier. Les lilas, on es a aimés un temps, plus maintenant. Il n’y a qu’en hiver, sauf à Noël, qu’on n’a rien d’elle. Mais, certains horticulteurs nous apportent des fanes de carottes. On a vraiment de la chance.

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Cours pour activités extrascolaires

J’ai organisé des cours destinés à des enfants hors des périodes scolaires.

A ce titre, je collabore avec le « Passeport-Vacances pour les Jeunes de Neuchâtel et environs », lequel s’adresse aux enfants des écoles du littoral neuchâtelois, du Val-de-Ruz et du Val-de-Travers âgés de 8 à 15 ans. Il leur permet, durant deux semaines,à choix, lors des vacances scolaires estivales, de découvrir quantité d’activités dans différents domaines tels que jeux et spectacles, métiers et entreprises, nature et découverte, créativité et sports.

J’y participe depuis une quinzaine d’années avec :

  1. Des oiseaux à la maison ? ;
  2. La réflexologie ou viens découvrir les lignes de téléphone qui parcourent ton corps et que tu peux appeler depuis tes pieds ;
  3. Visitons les chambres du cerveau.

1. Des oiseaux à la maison ? Les oiseaux, comme tout animal, ont besoin de place et d’amour. Les enfants qui viennent chez moi voient une chambre où j’ai construit, avec l’aide de mon ami, une grande volière. Celle-ci permet aux oiseaux de passer à l’extérieur, où il y a une grande cage, au travers d’une ouverture dans la porte-fenêtre. Là, les oiseaux reçoivent la pluie si cela leur plaît, le soleil, le vent et ont des copains moineaux avec lesquels ils discutent. Je les vois aussi picorer la neige et il est arrivé que des oiseaux aient absolument voulu dormir sur le balcon en plein hiver, par -9° ! Je dis « aient absolument voulu », car quand je m’en suis rendu compte, j’ai voulu les faire rentrer, mais une fois que j’étais hors des parages, ils y retournaient. Finalement, j’ai compris. Les oiseaux ont très bien résisté.

Lors de ces activités, les enfants apprennent comment on prend soin d’un oiseau et par comparaison d’un petit animal à la maison, de quelle façon écouter et satisfaire ses besoins dans tous les domaines (social, affectif, d’habitat, etc.). Ils participent aux soins, préparent les assiettes avec la nourriture, changent l’eau des « piscines », remarquent le genre de branches qu’il faut pour que les oiseaux soient en bonne santé et lisent l’histoire de l’origine des canaris.

2. La réflexologie et les téléphones du corps : il m’a semblé que le temps était propice pour initier les enfants à mieux se connaître, à devenir plus indépendants, plus interrogateurs, à mieux dire comment ils se sentent.

Il n’y a plus besoin de présenter cette activité. Les enfants qui viennent ont, pour la plupart eu des massages, connaissent quelqu’un de la famille qui la pratique ou tout simplement en ont entendu parler. Dans mon atelier, ils apprennent à mieux faire des liens entre les différentes parties du corps.

3. Visitons les chambres du cerveau : c’est un autre prétexte pour mieux se connaître. Il s’agit d’aller visiter le cerveau que l’on imagine comme un palais plein de chambres et il y a tellement de chambres, que même un médecin n’arrive pas à les compter !

Le cerveau est un sujet permanent d’études et il semble que l’histoire de la spécialisation des hémisphères du cerveau (droit et gauche) ne soit pas réelle. En tous les cas, il y a des exemples, rapportés par des médecins, selon lesquels des gens qui ont eu un AVC, récupèrent leurs capacités, vivent de longues années et exerçant à nouveau leur métier, Il y a le célèbre exemple du poète et érudit catalan qui vécut aux États-Unis, Pedro Bach-y-Rita, qui a eu un AVC, est resté paralysé d’un côté et qui par des exercices physiques en une année récupéra ses capacités, a rejoué au piano, repris ses cours à l’université, s’est remarié et a vécu sept ans encore. L’autopsie de son cerveau a révélé qu’il n’avait que 3 % de connexions avec le tronc cérébral. Son cerveau endommagé n’avait pas changé, mais les 3 % restants s’étaient formidablement développés !

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Révision de textes en français

La passion des mots, des bonnes expressions, le besoin d’utiliser ce qui existe pour ce à quoi il est destiné est quelque chose qui fait partie de moi.

Mes interventions se déroulent sur toute sorte de domaines : littérature classique, romans historiques, questions philosophiques, techniques de bien-être, écrits scientifiques mis à la portée du public et conseils de façon générale, écrits sur la langue française. C’est passionnant !

Le plaisir que j’ai à utiliser les bons mots et tout ce que je viens d’énumérer a dépassé les frontières personnelles et je propose à des auteurs de mieux mettre en valeur leurs écrits sur leur plateforme ou dans leurs livres lors d’une nouvelle édition.

Cela m’a valu de belles rencontres et a remis en question plusieurs fois mes propres connaissances. Moralité : il est intéressant de sortir de soi, de voir comment les autres s’expriment et de se poser des questions. C’est ainsi qu’on s’enrichit et renforce sa confiance.

Ce que j’aime dans ce travail, c’est lire les autres, comprendre leur façon de penser, m’y insérer et donner à l’écrit un sens, une logique, une beauté.

Voici la liste, par ordre alphabétique, des auteurs pour lesquels je travaille :

  • Chifflet Jean-Loup : Douze livres (liste à suivre) et partiellement quelques autres ;
  • Cleitman Pierre: Trois de ses conférences extravagantes (Le sens de l’humour chez Descartes – Quel avenir pour l’étonnement ? – Le yin et le yang dans les relations franco-allemandes), éditions Le Soliloque ;
  • Gautier Michel : Connaissez-vous votre fréquence, votre vibration ?, tome 1, 2e édition – Retrouvez votre fréquence originelle, tome 2 ;
  • Hélène Louise : Les Silences de Thalès, Un piano en hiver ;
  • Senninger Franck : I.G. Intelligence génétique – Je m’appelle Aspasie – La Parfaite – Mythologos – Héritage sur ordonnance – La malédiction des Orléans (Jeanne d’Arc), éditions Anfortas.

Il m’arrive d’aller sur des plateformes où la langue est reléguée au second plan. Lorsque que le thème abordé m’intéresse et que je le trouve bien traité, je demande aux responsables si des propositions pour mettre en valeur leur texte les intéressent. La réponse est en général positive, donc pas toujours ! Il n’y a pas longtemps, l’un des responsables d’une plateforme avec lequel le contact avait été très bon et qui avait reçu mes premières suggestions avec une certaine chaleur, m’a dit que finalement il y avait une équipe de professionnels autour de lui, que oui, il y avait des fautes et qu’ils prenaient des libertés ! Visiblement il était excédé. J’ai trouvé dommage d’agir ainsi parce que la plateforme traite de techniques de développement personnel et que le public qui la consulte est nombreux. C’était l’occasion que les gens voient et entendent des mots corrects. Non, il trouve qu’on partage une information aux amis sur les réseaux sociaux alors qu’il vaudrait mieux dire : diffusez l’information auprès de vos amis, relayez-la sur les réseaux sociaux.

La plateforme « Question-Orthographe » est liée à une autre qui s’appelle Le Projet Voltaire.  Je suis tombée dessus il y a près de trois ans. Les fondateurs ont été deux frères, Erik et Pascal Hostachy. Nous sommes entrés en relation et Pascal m’a raconté qu’ayant constaté que la langue française subissait des dommages de tous les côtés, il a mis sur pied, avec son frère, un logiciel qui comporte plusieurs niveaux et destiné à toute une palette d’utilisateurs. Cela va des enfants aux étudiants et professionnels. Sur la plateforme, on peut suivre différents modules et selon le degré passer un certificat, le Certificat Voltaire, qui est très apprécié des entreprises, notamment, car il garantit à l’employeur que la personne engagée ne commettra pas de fautes de graphie !  Récemment, il a aussi introduit des modules pour les dyslexiques et les mal voyants. Les conditions financières sont réellement accessibles. Je ne peux que vous recommander d’aller sur le site pour voir les succès extraordinaires qui y figurent. Cela me réconforte, car si à bien des égards le monde actuel est déconcertant, des actes comme ceux d’Erik et de Pascal Hostachy me donnent espoir. Je trouve cela magnifique !

Lors du dernier salon E-Learning , Paris, le Projet Voltaire était présent et a inséré dans sa présentation trois avis, dont le mien. J’ai été très fière qu’on ait pris en considération un commentaire dit dans un moment d’émotion… Je le dirais autrement maintenant, mais le fond reste le même.

ZS et Projet Voltaire 2018

Pierre Buffiere de Lair (graphie correcte !) Sur la plateforme citée, il y a des experts remarquables. Un lien particulier s’est tissé avec cet expert  qui est également écrivain « sur mode mineur », comme il se déclare.

C’est un homme d’une grande culture, connaissant extrêmement bien les difficultés de la langue française – grammaire, graphie, typographie, linguistique – et qui aime transmettre son savoir sans condition.

J’ai eu un plaisir sans limites à avoir des échanges par messagerie électronique avec lui au sujet de son recueil de nouvelles (sous son nom d’auteur : Chambaron) « Ni vent ni nouvelle », 2016.

Mon aventure continue en 2024. La rencontre avec Jean-Loup Chiflet a donné des résultats inattendus. Dix de ses livres que j’ai révisés viennent d’être publiés en un seul volume chez Bouquins, édition parisienne. Je suis allée rencontrer le responsable de l’édition, Clément Drouin, le courant est passé et pour me remercier, il me cite parmi les personnes qui ont contribué à l’élaboration de l’ouvrage. Il y a plus d’informations sur l’article que je consacre à l’aventure.

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