Roger rend visite à Zully et la prend en photo

J’avais prévu de faire une série de spectacles intimistes en cette période de confinement, mais même si on est trois personnes en tout, ce n’est pas possible. Alors, je travaille seule et profite pour monter un prochain spectacle. Je demande à Roger Peeters, celui qui fait les films de mes danses, de venir faire quelques photos.

Centre commercial Bucur. La dernière fois que je suis allée à Bucarest, je suis allée à ce centre et y ai acheté du tissu rouge pour faire un rideau parce que j’ai l’intention de faire des danses sur un tel fond. Le tissu est magnifique. Pour le moment, je n’ai suspendu qu’un pan.

Musique dérangeante. Je précise que dans ce centre commercial on entendait de la musique – selon les endroits c’était trop fort – toute la journée et certains vendeurs avaient mal à la tête, étaient de mauvaise humeur et lorsqu’ils rentraient à la maison, un rien les énervait.

J’ai expliqué l’affaire au directeur. Cela s’est passé il y a près de deux ans, au mois de novembre. Il m’a expliqué qu’ils allaient faire quelque chose mais après Noël. Au printemps suivant, je suis allée et la promesse avait été tenue. Je félicite ce directeur commercial qui a compris la problématique. C’est plutôt rare.

Les choses se lient les unes les autres dans mon monde. Cela se passe tout seul. J’ai présidé une association qui s’est occupée de nuisances sonores et autres incivilités à Neuchâtel et donc je connais le sujet. J’ai même créé une fédération car des habitants d’autres villes ont été confrontés à la même expérience engendrée par des émissions sonores trop fortes. Le bruit de ce type n’a rien de subjectif. Les effets des vendeurs du centre commercial de Bucarest en font partie, n’importe quel médecin vous le dira. Alors, quand je suis entrée dans le centre, je n’ai pas eu besoin de beaucoup d’explications. J’ai pu intervenir et c’est un soulagement.

Voici les photos de Roger ; montage fait par moi.

Entrée au temple.

Les danses. Pour en revenir aux danses que je pensais monter sur un fond rouge, je trouve peu à peu l’inspiration. L’une sera « Entrée au temple » et une autre sera une danse de cour. Mais, pour le moment, il faut que je puisse suspendre les deux autres pans du rideaux et, quelle chance ! Roger va me donner un coup de main car il faut percer un trou dans le mur qui est en pierre calcaire.

Liens vers :

Fête de la danse 2020 et confinement ou « faisons contre mauvaise fortune bon coeur » !

Photo de Knut Vibé

C’est le moment d’appliquer ce fameux proverbe. Les difficultés arrivent ? On reste debout et on fait face. Aussi, je propose des cours, tout comme certains de mes collègues, à ceux qui le désirent. Une différence toutefois, je les propose dans ma salle, à raison de quatre personnes par cours, pour respecter les consignes en vigueur. Ma salle ne capte pas Internet et mes cours sont personnalisés. Alors, si cela vous tente, voici mes propositions pour le samedi 16 mai (le dimanche 17 reste ouvert) :

  • COURS PROPOSÉS SAMEDI 16 MAIQUATRE PERSONNES PAR LEÇON :
  • Danse classique adaptée ;
  • Atelier de mouvement pour le corps et l’esprit ;
  • La valse comme chemin de vie.
  • Comment s’inscrire :
  • Par courriel : zully.salasy@bluewin.ch ;
  • Par téléphone : 076 / 433 43 27.
  • Danse classique adaptée :
  • Horaire : 10 h à 11 h
  • Âge : adolescents et adultes ;
  • Tenue : chaussons de danse ou chaussettes ;
  • Recommandation : être habillé chaudement, mon local est plutôt frais.

  • Atelier de mouvement pour le corps et l’esprit :
  • Horaire : 12 h – 13 h et 16 h 17 h ;
  • Âge : adultes ;
  • Tenue : tenue confortable, de préférence pantalons, chaussettes ;
  • Recommandation : être habillé chaudement, mon local est plutôt frais.

  • La valse comme chemin de vie :
  • Horaire : 14 h – 15 h et 18 h – 19 h ;
  • Âge : adultes ;
  • Tenue : tenue confortable, de préférence pantalons, chaussettes ;
  • Recommandation : être habillé chaudement, mon local est plutôt frais.
Plan d’André Oppel

Pour accéder à ma salle, voici un plan :

Le travail en petit comité permet un contact plus personnel et cela me convient très bien.

Activité extra-muros avec une élève de 11 ans. Habits pour les Barbies.

Autres activités que la danse. Il m’arrive d’inviter des élèves chez moi pour leur donner l’occasion de voir, à travers d’autres activités, que partout il y a une structure, des règles, des possibilités de créer et d’avoir du plaisir.

Cette fois-ci, il s’agit de faire des habits pour des Barbies. Les Barbies, on le sait, ont un corps qui n’est pas celui d’une poupée habituelle, mais je m’adapte.

Pour faire un habit à une Barbie, on se demande quel genre d’habit on va lui faire, quel genre de tissu on peut utiliser parmi les bouts que j’ai préparés, s’il y en a suffisamment (pour une Barbie il n’en faut pas des masses, oui, mais des rubans, des sacs, des accessoires et il ne s’agit pas d’être en manque). Il faut aussi se dire qu’une fois ou l’autre on va le laver et qu’il ne faudrait pas qu’il perde sa couleur ou qu’on mélange des couleurs qui vont déteindre ou même qu’il se découse.

Cela fait qu’il faut aussi chercher le fil qui va avec le tissu.

On a tout prévu, mais il faut encore faire un patron, car on ne coupe pas le tissu n’importe comment.

On fait les préparatifs, on coupe, on coud, on mesure, on fignole et une première robe est prête. On passe à la seconde.

Mon élève prend conscience du fait qu’il faut penser à bien des choses avant de de faire la robe. C’est comme au cours de danse. On prépare le corps, on apprend bien des exercices, et ensute, on peut faire une danse. Même une fleur, d’abord ell est une graine, elle entre dans la terre, elle boit et s’alimente de minéraux et de soleil, pousse comme une plante, et finalement elle montre son visage de fleur !

Commentaires de l’élève : Je ne pensais pas que cela prendrait autant de temps, mais finalement c’est bien. Je suis contente d’avoir appris tout cela. Maintenant, j’ai deux patrons et pourrais les utiliser pour d’autres robes !

Photos prises par mon élève !

Pages du journal d’une élève de danse de 13 ans.1 – tricot de danse.

C’est la page du tricot que Zully a fait pour moi. C’est, comme toujours, l’occasion de faire des liens avec d’autres choses. Alors, le sous-titre pourrait être :

Le studio « Cave perdue » est un endroit un peu frais et il faut bien s’habiller chaudement. De toutes façons, pour travailler avec les muscles il vaut mieux qu’ils soient au chaud. La circulation se fait mieux.

Mon élève : Zully m’a donc tricoté un bout d’abord, j’ai aimé et j’ai choisi la version de droite. À un moment donné, il y a eu des noeuds. Ce n’est pas nécessaire de dire le pourquoi du comment, l’essentiel c’est qu’il y a eu un noeud et qu’elle s’ingénie à trouver des solutions. Mais, elle ne rate jamais, non plus, l’occasion de me faire participer à ses trouvailles.

Dessins : Zully utilise des dessins que j’ai faits d’elle et de moi pour illustrer ses articles.

Moi : bien sûr, c’est toujours tentant de faire au plus vite, mais quand même, des moutons se sont donné la peine de faire de la laine (sans parler du fait que des moutons-parents se sont aimés pour donner naissance aux moutons qui ont donné la laine), des gens l’ont tissée, d’autres l’ont teinte, d’autres encore ont préparé les teintures, ensuite, ils l’ont vendue, exportée, etc. De plus, c’est au magasin « Le Bouton d’Or » de Neuchâtel dont la patronne est Ingrid Gueniat que je l’achetée. Cela fait toute une histoire qu’on ne peut pas maltraiter juste comme cela. Mon élève écoute.

Je propose à mon élève de faire une pelote et là, il n’y aura plus de noeuds !

Voyant que mon élève a compris le principe, je lui dis que je finirai de faire la pelote. Je lui explique que des noeuds, on les trouve aussi ailleurs. On peut avoir des crampes, des noeuds dans les muscles. C’est quelque chose qu’on peut toucher, mais il y a aussi des noeuds qu’on peut sentir, ressentir différemment. Ce sont les noeuds qu’il y a dans les familles par exemple. Anciennement, lorsqu’une personne n’avait pas sa raison, on la cachait dans la famille, et les descendants n’en entendaient même pas parler. C’est un secret de famille. Mais nous portons toute l’information de la famille en nous et cela se ressent d’une façon ou d’une autre.

Avec les copains, un voisin, il peut y avoir des noeuds. Quelqu’un comprend quelque chose de travers, ne le dit pas, fait ce qu’on appelle « la tête », en fait toute une montagne, la partage avec d’autres et cela devient un gros noeud.

C’est partout que cela peut se produire. Dans l’Histoire aussi, il y a plein d’exemples de trahisons, de malentendus qui ont mené à de grosses histoires. On le voit bien quand on revisite l’Histoire, quand des gens font des reherches et qu’on rétablit la vérité.

Alors, quand on peut, on cherche le fil qui peut mener à démonter le noeud. Ce n’est pas toujours facile, mais la pelote de laine doit rester comme une référence. Et quand on réussit, c’est un vrai plaisir !

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Commentaires d'élèves de danse au sujet de tomates

J’amène une barquette avec des tomates. Je la présente et demande à des élèves de 8 et de 12 ans de me dire ce qu’elles diraient si elles étaient les tomates. Je suis curieuse de savoir comment elles « se vivent » en tant que tomates.

Présentation de toutes les tomates rouges.

Premiers commentaires : Elles ont l’air semblables, mais certaines sont plus rondes, d’autres plus allongées, certaines « grosses dans le ventre ».

Je précise que ce qui m’intéresse ce n’est pas la description, mais ce qu’elles diraient si elles étaient les tomates.

J’ajoute une tomate jaune :

  • Myriam : cette tomate (jaune) voudrait être comme les autres (rouges).
  • Fanny : elle est triste.
  • Sarah : elle est seule.

Zully : Oh ! mais elle se dit qu’elle se sent très bien et qu’elle a plein de place. Elle a de la chance, elle va bien !

Autre présentation  : cette fois-ci, les tomates rouges entourent une fraise qui est au milieu

  • Myriam : Elles voudraient être comme la fraise, elles aiment sa couleur et ses cheveux, elle a de petits cheveux.
  • Fanny : Elles trouvent rigolo d’avoir une fraise au milieu.
  • Sarah : C’est drôle d’être en rond, et qu’il y ait une fraise au milieu.
  • Tilana : Elles sont en colère contre la fraise qui est au milieu et qui prend tant de place alors qu’elles sont toutes serrées.

C’est fascinant d’entendre de tels commentaires. Cela va de soi, ensuite on travaille ces remarques, les émotions, on finit par comprendre qu’être différent n’est pas un problème et que finalement tout le monde a de la place.

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Photos des danses ZS par Knut.4

Nous reprenons et revisitons la danse « Les roses de Picardie », dont la musique est jouée par Rémy Gilles and his Jazz Band, et Knut nous a photographiées à sa façon, façon qui justement nous permet de penser à d’autres effets lorsque nous dansons. C’est tout un ensemble dont chacun sort bénéficiaire et ce, dans la joie et la bonne humeur, car avec Knut cela va tout seul !

Giovanni, 5 ans, apprend un mot à Zully

La conversation est réellement un échange de propos, de connaissances, d’avis, de savoir. Je discutais un jour avec le petit frère d’une élève. Je mentionne, en passant, que ce garçon avait un sens de l’observation très aigu et que finalement je lui ai proposé de se joindre à sa soeur pour suivre les cours. Il connaissait tellement bien les pas et la musique qu’il pouvait faire le technicien du son pendant les répétitions et dire quand sa soeur s’était trompée !

Cela mis à part, il était passionné par les dinosaures.  Il se trouve que je discute aussi des choses qui passionnent les élèves. Je lui ai passé un petit livre que mon ami, André Oppel, avait laissé avant de quitter cette dimension terrestre. Le livre en question n’était pas réellement destiné à des enfants, il avait peu d’illustrations, mais Giovanni s’est montré intéressé, l’a pris et même m’a prêté l’un des siens !

Je reviens au sujet de la conversation que nous avons eue et voici le résultat :

Soliloque Giovanni 2017

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Soliloques d’une élève de danse de 14 ans

Le jeu de la vie se retrouve dans tous les domaines qui la composent. Ainsi, le cours de danse est-il un prétexte ou une occasion pour comprendre la vie, qu’elle a des règles, qu’on se doit de les connaître pour les assimiler et ensuite pouvoir jouer avec elles. Ce n’est pas toujours facile d’être élève, ce n’est pas non plus toujours facile d’être professeur.

Professeur – élève ou élève – professeur on l’est à tour de rôle tout au long de la vie, parfois même de la journée !

Le texte, ci-dessous, a été exposé sur un panneau lors du spectacle annuel 2017.

Soliloques Tili 2017

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Soliloques d’une petite élève, sept ans

Passer du jeu à l’exercice, à la compréhension du corps… Ce n’est pas si simple.

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Studio « Cave Perdue » – Zully Salas (en cours de rédaction)

Cela fait de très longues années que je travaille dans ce studio. J’y ai développé mon école de danse et actuellement je diversifie mes activités :

  • @3m.ossature ;
  • atelier de mouvement pour le corps et l’esprit ;
  • enseignement de la réflexologie pour sportifs et travailleurs du bâtiment ;
  • la valse comme chemin de vie ;
  • révision de textes en français. Cette dernière activité se déroule chez moi mais a bien des implications dans mon enseignement.

Par ailleurs, je continue avec mes cours de danse classique personnalisée avec de très petits groupes :

  • danse classique adaptée pour enfants ;
  • danse classique adaptée pour adolescents ;
  • danse classique adaptée pour adultes.

Mon enseignement est toujours personnalisé. Je m’adapte aux personnes, à ce qu’elles vivent et c’est toujours un enrichissement pour moi. Il n’y a pas de meilleure récompense que de voir le regard de celui qui a compris une notion et se l’est appropriée.

Pendant des années, j’ai été sous-locataire du Centre culturel neuchâtelois. Je deviens maintenant la locataire et à ce titre, donne une touche personnelle au lieu qui porte bien son nom « Cave perdue », car l’endroit n’est visible que pour celui qui sait où il se trouve. Il faut, en quelque sorte, avoir été initié :

Si on va par la rue du Château : arrivé au no 21, vous partez à gauche dans la petite cour pavée et voyez au fond une grande porte grise. Vous l’ouvrez en tirant vers vous afin d’éviter de faire du bruit, vous traversez  une cour privée et arrivez à la « Cave perdue »  (finalement « trouvée ») !

Plan Cave perdue - photo

Voici un plan :

Plan dessiné par André Oppel et fléché pr moi.

Quelques-unes des touches que j’ai apportées à l’intérieur :

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Nous voici devant la porte qui mène à l’arrière-fond du studio. Je l’ai décorée avec des restes du tissu qui composait les rideaux originaux du Centre culturel neuchâtelois. Lorsque la scène, style italien, a été rénovée, les rideaux ont été mis de côté. Je leur ai redonné vie : une partie est à l’entrée et le reste décore par-ci par-là le studio. Les pompons, je les ai récupérés parmi mes propres affaires.
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Quelqu’un a laissé cette bouteille qui trouve une nouvelle vie. Les petites bougies faisaient partie de la mise en scène d’une danse que j’ai montée pour moi.
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Encore un bout de tissu surmonté du couvercle d’une boîte récupérée dans mes affaires.
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J’aime les plantes. Depuis que j’ai repris la « Cave perdue », je me disais qu’il manquait encore une locataire. La voilà. Elle est nichée en haut d’un mur qui a une petite fenêtre par où elle reçoit de la lumière. Elle va très bien !
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Cet automne nous a apporté la neige. Ma voisine immédiate, Do, une anglaise, était désolée pour sa plante en pleine floraison. Comme j’avais une deuxième niche avec une fenêtre, j’ai proposé de l’accueillir. De plus, j’avais dans mes affaires deux petites planches en bois. Elles ont trouvé leur destin en empêchant les plantes de glisser de leur base un peu en pente. Tout est bien qui finit bien. pourrait-on dire.
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Ici on voit des accessoires qu’André Oppel a créés pour des danses que j’ai montées. Ils ont une nouvelle vie !
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Porte d’entrée. C’est aussi André qui a fait mettre la plaque de cet endroit que les gens avaient de la peine à trouver !

Nous avons, bien sûr, une scène sur laquelle se déroulent tant les cours que les spectacles. Tout dernièrement, j’ai apporté un éclairage plus intimiste pour des cours où l’on va à l’intérieur de soi.

Je viens d’hériter de sept chaises qui retrouvent une nouvelle vie dans mon studio aux allures de château.