@3m.ossature : cours au Jardin botanique

C’est la première fois que je donne ce cours hors de mon studio. Je suis en quelque sorte « en tournée ».

En tournée. On le sait, on part en tournée et il faut préparer ses bagages.

Le squelette « Essence », des planches d’anatomie, des balles, l’ordinateur, l’appareil photo, et encore deux ou trois choses.

Sac Grishko.

Évidemment, le sac Grishko (j’ai connu Grishko à ses débuts à Moscou et il a été le fournisseur des chaussons de danse de mon école pendant des années), noir, est sur fond noir. Mais, l’imporant est qu’il est suffisamment grand pour que j’y mette tout mon matériel.

Traversée de la ville. Je n’ai donc eu que deux choses à porter, le sac et Essence, lorsque j’ai traversé la ville pour prendre le bus, les adultes se sont retournés pour me regarder porter mon « auxiliare », il en a même eu un qui a fait semblant d’être effrayé et les enfants ont souri. Je me suis aperçue que je n’étais pas invisible ! Le chauffeur de bus ne m’a pas fait payer deux places. Quelle aubaine !

Douze personnes. Je m’installe sur la terrasse du Jardin botanique est accueille peu à peu les participants. C’est une chance d’avoir du monde un samedi après-midi alors que les activités s’ouvrent partout et qu’on est au début du printemps avec les jardins qui demandent des soins. Je connaissais une seule personne ; je l’avais rencontrée en ville il y a quelques jours et elle m’avait demandé où presser dans la main pour soulager un mal de dos. Je lui montre et lui parle du cours. Elle se présente avec une amie. Je demande aux dix autres personnes comment elles ont su qu’il y avait le cours. C’est l’annonce du journal de la Ville, appelé avant « Vivre la ville », baptisé aujourd’hui « N+ ». et que vous trouvez ici. Je suis contente que le travail de la journaliste soit si bien récompensé, car les participants sont tous remarquables.

Treize à la douzaine. Au moment où j’ai compté les participants, douze, une participante a compté et a dit « treize » ; j’ai répété « douze » et elle « treize ». Une autre participante a dit « Treize à la douzaine ! ». C’est une si jolie expression qu’elle m’a mis le sourire aux lèvres. Comme pas grand monde en connaissait le sens, j’ai expliqué que du temps des arrière-grands-parents lorsqu’on achetait douze pains, on en recevait treize, mais pas seulement le pain. En cherchant sur la Toile, elle daterait du xiiie (*) siècle où le roi Henri III a instauré la loi « The Baker’s Dozen », la douzaine du boulanger. Le pain était un bien de première nécessité et les boulangers, voulant économiser la farine et donc faire des profits, faisaient les pains plus petits (je me demande s’ils n’ont pas laissé des héritiers dans nos commerces…). Les boulangers ont été obligés d’en donner 13 lorsqu’on leur en achetait 12. J’aime le français et voilà que les résonances osseuses font résonner le français ! Alors, 12 ou 13 ? Simplement, la participante a compté treize personnes et moi j’ai dénombré douze participants, pour elle, je faisais partie du groupe et c’est aussi très joli.

Le cours au Jardin botanique. Je me trouve donc avec douze personnes avec des parcours de vie différents, car on peut aussi avoir un même parcours mais des vécus différents. Exemple : même famille, même parcours, mais des membres totalement différents parce que chacun vit les choses à sa façon. Le point commun, fort prononcé, de ce groupe est celui de trouver des solutions pour le corps bien que le seul monsieur présent ait souligné qu’il accompagnait sa partenaire de vie. C’est beau de partager sa vie avec quelqu’un qui vous suit. Le participant a précisé qu’une fois c’était lui et l’autre c’était elle. Quand même, on l’a entendu s’exprimer bien des fois pendant la séance, il a été très présent !

Le rôle de la pensée. Il est primordial. Si dans mon cours on crée des résonances dans les os et autres tissus du corps, le verbe et avant lui, la pensée vont avoir un effet sur nous. C’est la façon dont nous vivons tel ou tel événement que notre corps va en garder la trace. Nous sommes tous différents et nous vivons tous de façon distincte les émotions, les nouvelles, les amours, etc. Dans le système énergétique chinois, les os correspondent aux idées. Ce n’est pas étonnant, les os correspondent à la structure, l’architecture du corps et nos idées… je vous laisse finir la phrase.

Être positif. Bien des personnes pensent qu’il faut être positif et ne voir que le positif. S’il est vrai qu’il vaut mieux pour le corps être optimiste que pessimiste, ce n’est pas tout. Une chose c’est une décision mentale et une autre un vécu, un ressenti, un accord « esprit-corps ». À ne pas confondre avec le positivisme du philosophe Auguste Comte qui cherche des réponses scientifiques aux questions naturelles et sociales.

Pendant le cours. Dès le début de la séance, la plupart des participants ont ressenti un picotement, une légèreté dans la partie percutée. Deux n’ont rien ressenti du tout. Cela ne fait rien, les percussions jouent leur rôle. Au moment où on aurait dû s’asseoir par terre afin de faciliter certains mouvements et surtout relâcher des tensions dans le corps, j’ai dit « flûte ! le sol… je n’ai pas fini ma phrase qu’une participante voit des coussins. Ah ! que je la remercie. J’avais vu « un tas », ou « des tas », mais comme ils étaient sous platique, je ne les avais pas identifiés et j’étais occupée à d’autres choses. Bref, on a pu se mettre par terre, et chacun a trouvé « son truc » pour être confortable. Là, les ressentis ont été plus forts et variés ; les uns avaient une sensation de fraîcheur, d’autres de la chaleur, de la légèreté, un flottement, ou simplement un bien-être.

À un moment donné, on a travaillé à deux et afin de montrer à l’une comment on massait le dos pour entrer en contact avec lui, la personne massée m’a dit de presser moins fort. Elle a dit une phrase pour qualifier son état de santé que je lui ai suggéré de remplacer par « Je suis tout en délicatesse ». C’est tellement plus joili et surtout cela ne renforce pas un état dit de faiblesse.

Au fur et à mesure des percussions faites, les ressentis ont été plus présents, même ceux qui n’ont rien ressenti au début ont eu un état plus léger et agréable dans le corps.

On a aussi rigolé. Comme on a fait un peu de réflexologie (des points en relation avec d’autres parties du corps), le participant raconte une blague : « Un patient dit au docteur, quand je me touche avec ce doigt ici, j’ai mal, ici aussi j’ai mal, là encore j’ai mal. Le patient est très inquiet. Le médecin prend le doigt, l’ausculte et dit ‘ Vous avez le doigt cassé’ « . Ce n’est pas si anodin que cela si on y réfléchit. On a eu d’autres moments où on a bien rigolé par les remarques ou ressentis des un et des autres, mais ce sont des choses du moment.

Fin du cours. C’est le monsieur qui prend la parole et qui me dit qu’il n’a pas ressenti quelque chose de très spécial, mais que je lui avais donné beaucoup d’énergie et de sérénité (il faudra que je lui demande les mots exacts). Bien sûr, j’aurais aimé avoir ce pouvoir, mais je ne l’ai pas. Mon cours traite de résonances et ce qui a résonné en lui c’était ce que je dégagais à ce moment-là, il a reconnu quelque chose qui était en lui mais qui ne pouvait sortir ou, si on prend une autre grille de lecture, je lui ai rappelé un moment où il s’est senti ainsi. De toutes façons c’est quelque chose qui lui appartient, je n’ai été que l’intermédiaire. On a toutes les solutions en nous.

Et encore. Ce qui les a marqués, c’est d’avoir appris des choses sur le corps et la façon d’agir en plus d’avoir une méthode rapide qui fait du bien. Les participants ont aussi aimé mon ton posé et le fait que lorsqu’on ne sait pas quelque chose, on ne fait pas des suppositions. Une participante m’a demandé si à l’une de ses connaissances, qui avait je ne sais plus quoi, elle devrait lui dire de pratiquer la méthode. J’ai simplement conseillé de parler de son expérience, si le moment se présente, et si la personne montre un intérêt et demande à en savoir plus, alors oui, autrement ce n’est pas la peine. Lorqu’on n’est pas prêt à entendre une chose, on n’est pas prêt, on se sent envahi.

Remerciements au Jardin botanique et à son directeur, M. Blaise Mulhauser. Sans son ouverture d’esprit et son accueil chaleureux, je n’aurais pas pu transmettre des choses qui peuvent apporter une connaissance de soi et un savoir utile aux personnes qui m’ont fait confiance pendant le cours ; je considère cela comme un privilège. Je le dis souvent, nous ne sommes rien sans les autres.

(*) Le logiciel de ma plateforme ne connaît pas les petites capitales, lettres avec lesquelles on doit écrire les siècles. Voilà l’explication du xiiie siècle.

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@3m.ossature au Jardin botanique de Neuchâtel !

Une fois de plus des pans de mon histoire s’unissent pour faire une toile unie. C’est une impression assez fantastique de voir ce mouvement, c’est comme des notes de musique qui tout à coup font un morceau ou comme des pas de danse qui tout à coup font une danse harmonieuse sans que je fasse quoi que ce soit pour cela.

Je raconte dans l’article Le Jardin botanique de Neuchâtel hérite de livres d’André Oppel comment j’ai fait la connaissance de son directeur, M. Blaise Mulhauser. Je laisse chacun méditer sur la façon dont les choses se sont mises ensemble. Pour moi, c’est inespéré et beau.

Voici que le journal de la VIlle a l’amabilité d’annoncer l’activité :

L’expérience : cela fait quelques années que je donne ce cours au sein de Midi Tonus et je suis toujours émerveillée de la gamme de ressentis et d’images qui surgissent à chaque fois que de nouveaux participants le suivent. Voici comment elle s’est passée au Jardin botanique.

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@3m.ossature – travail avec d’autres participantes

Principe : se tapoter les os. Voir ici.

Qui dit d’autres participantes, dit autres mondes, autres façons de vivre et, par conséquent, autres façons de ressentir un mouvement. C’est toujours fascinant d’écouter les réponses à une même question : que ressentez-vous ?

  • … rien de particulier ;
  • du bien-être ;
  • de la chaleur ;
  • une partie du corps plus longue (celle qui vient d’être percutée) que l’autre ;
  • une lumière chaude ;
  • j’ai un arbre dans la jambe qui vient d’être travaillée ;
  • des picotements ;
  • des flux d’information traversant le corps ;
  • squelette très présent.

Une fois la séance finie, on reste un moment immobile et on « écoute » le corps. Alors ? demandé-je :

  • je suis dans les stéréotypes, un de mes professeurs m’a dit que le rouge est le sang qui apporte les bonnes choses et le bleu est celui qui emporte ce dont je n’ai pas besoin, alors, je mets plein de choses dans le bleu ;
  • moi, je sens bien que j’ai un corps et des membres, mais au-dessus, cela ne fait qu’un.

À la fin d’une autre séance :

  • je suis comme un grain de café.
    • Ah ? Comment cela ?
    • Oui, je suis lisse, dans une forme ovale, tout comme un grain de café. Il y a même l’odeur… (et elle sourit avec un plaisir « rond ») ;
  • je suis dans les os et suis un seul os en même temps.
    • Ah ? Cela veut dire..
    • Comment dire, je suis dans les tunnels des os ; c’est un peu l’image qu’on a vue auparavant sur la structure des os, je me balade dans les tunnels et en même temps, je me sens comme un seul os ;
  • je sens une pulsation depuis l’intérieur des os.

Comme c’est étonnant ! Me voilà bien surprise ! En effet, j’avais montré deux images sur la structure des os afin d’aider à mieux comprendre leur construction. Voilà donc que chez une participante c’est entré ou elle l’a reconnue – on ne sais pas toujours comment les choses se passent et chez l’autre il y a aussi une notion d’unité, mais de façon différente. Je suis fascinée par les images et ressentis différents et égaux en même temps.

À la fin d’une autre séance encore, juste après que les participantes se sont allongées pour écouter leur corps, j’ai ajouté un massage de la tête :

  • c’était magnifique. J’ai eu des vagues de chaleur tout du long, avant le massage, pendant et après.
    • Je transcris ces mots bien après le cours. L’enthousiasme de la personne a été tellement grand que je vois encore les vagues qu’elle m’a décrites et son sourire émaner de tout son corps ;
  • C’est une sensation de rodeur, c’est autour de moi… mais dans tout cet espace, c’est comme dans les os, plein de chemins, de fluides, de mouvements, de particules qui vibrent ;
  • Chez moi aussi ; mes particules font des rondes, elles dansent !
    • Oui, dit la participante d’avant, c’est cela ;

Dans ce cours, personne ne « doit » ressentir ceci ou cela. Nous sommes tous différents, nous avons bien tous un corps, un visage avec deux yeux, un nez, une bouche et deux oreilles, mais il n’y en a pas deux identiques ! C’est fabuleux ! Même si la personne ne ressent rien, il y a un travail qui se fait ; c’est logique, nous sommes faits d’informations et si on les « bouscule », elles bougent. Je me rappellerai toujours celui qui, le premier, m’a dit ne rien ressentir. J’avais insisté, mais, rien à faire et finalement il a dit : « Rien, c’est le vide, je ne pense à rien, plus à rien et je me sens bien ». Effectivement, le monsieur avait une vie passablement compliquée et le travail sur le corps l’avait éloigné de ses préoccupations ; le résultat avait été la tranquillité !

Autres sujets qui n’ont rien à voir, mais qui secouent tout notre être : pendant cette dernière séance, deux téléphones se sont fait entendre. Ils ont sonné, vibré, sans autre. Je demande aux participantes si elles reçoivent des appels non désirés. Elles répondent par l’affirmative. J’en reçois parfois, parce que je ne donne pas toujours mon numéro ou demande à ne pas recevoir de réclames. Toujours est-il que je rapporte que l’autre jour, un monsieur m’a appelée et parlé en allemand. J’ai répondu : « Ich verstehe Sie nicht. et j’ai raccroché ». Flûte ! dis-je aux participantes, je n’aurais pas dû parler en allemand. Et l’une des participantes dit que cela lui arrive de parler en russe et là, la l’interlocuteur indésiré « part » tout de suite. Une autre participante dit : « Wenn Sie mit mir auf Deutsch spreschen wollen… » avec un tel accent romand, que je dis que l’interlocuteur sait tout de suite… et commente que l’une de mes collègues de classe ne pouvait dire en allemand « auf », mais « of », et la même participante dit « Parce qu’il y a une différence « ? Tout le monde a éclaté de rire et les os, tendons, articulations, muscles, méridiens, vaisseaux, fascias ont vibré comme s’ils étaient dans un joyeux festival !

La sensibilité du corps s’affine. Lors de la dernière séance, la participante qui parlait de surface lisse, de rondeur dit qu’elle « se sent toute ronde, comme une boule de Noël avec des scintillements ». Nous sommes tous différents, mais cette personne a été très régulière aux cours et l’évolution a été presque palpable. Pour moi c’est un cadeau de Noël !

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@3m.ossature. Travail avec une participante.

Une seule participante au cours. Dans un tel cas, je me dis que le destin l’a ainsi voulu et donc je prépare le cours. Ce qui est intéressant, c’est que je connais la personne. Elle vient de suivre celui sur les articulations et voulait aller encore un peu plus loin. Commentaire de la participante : « Je suis seule ? C’est dommage pour vous… Mais tout cela de gagné pour moi ! ». J’apprécie.

Mes cours pour Midi Tonus sont complémentaires. Ils apportent chacun des choses différentes, mais en suivant l’autre (peu importe l’autre), on va plus loin. La personne apprend à mieux écouter son corps, à mieux travailler avec lui et tant le ressenti que la compréhension physique et mentale sont meilleurs. Précision : dans les sessions organisées par le service de la Ville, une personne ne peut suivre un cours qu’une seule fois ; ce sont des cours d’initiation destinés à donner des pistes.

Le contenu de mes cours. Chez moi, on ne vient pas pour transpirer, passer un bon moment et ensuite reprendre sa vie. On vient pour apprendre des choses sur soi et les introduire dans son quotidien. Je me dis que nous vivons une époque où les gens zappent beaucoup, changent souvent d’activité et je fais en sorte qu’en quelques fois, les participants apprennent des choses sur eux qui peuvent les aider. Pour bien faire de la danse classique il faut des années et des années, pour bien poser le pied, il faut quelques fois. Ensuite, c’est une question de désir, de prise de conscience et d’autres nuances impliquant un changement dans sa manière de fonctionner.

Cours en présentiel et via WhatsApp. Cette fois-ci, une partie des cours a été faite en présentiel et le reste via WhatsApp car la personne est partie à l’étranger. Mais, on avait déjà travaillé via WhatsApp lors de la dernière session. Tout se passe bien et aujourd’hui, on arrive vers le milieu de la session.

Je demande à la personne de me dire quelles sont les étapes pour faire les résonances dans le corps. Elle se concentre et les donne au fur et à mesure, presque toujours dans l’ordre. Je lui précise que pendant la session, on va suivre un ordre et qu’ensuite, lorsqu’elle pratiquera toute seule, elle pourra écouter son corps qui parfois lui dira de commencer ici ou là et comme elle connaîtra la routine, elle comblera le reste après. Si on change à chaque fois, on sème le désordre et la possibilité de sauter des étapes.

Selon les personnes avec lesquelles je travaille, c’est plutôt un élément ou un autre qui est mis en exergue. Je sens que le moment est venu d’en ajouter une couche, si je puis dire.

De l’air entre les articulations. C’est ce qui me vient à l’esprit. Je demande à la participante d’imaginer que de l’air circule entre les articulations. La consigne est donnée et on continue les diverses étapes de tapotements dans le corps. Je rappelle de temps en temps que de l’air sépare les articulations. Précision : ce qui me vient à l’esprit n’est pas n’importe quoi, c’est ce qu’on appelle l’intuition et qui en fait est une idée adaptée à la circonstance.

Qu’est-ce que je me sens légère ! Voilà la remarque que j’ai entendu après un moment. Et c’est ce qui est fabuleux, je ne lui ai pas dit de se sentir légère. Cela aurait tout aussi bien pu apporter simplement du bien-être, ou même un effort, donc une tension puisqu’il fallait se rappeler les différentes étapes, ressentir le corps et imaginer en plus de l’air. C’est vrai que l’air est léger, mais il aurait tout aussi bien pu ne pas entrer. Il y a toute sorte de scénarios. Cette fois-ci, on était à l’unisson.

Je ne sais pas si j’aurais eu la même idée si j’avais eu un groupe de personnes, mais elle a été la bienvenue. Je remercie l’idée d’être passée par là !

Photo temporaire d’Essence, le squelette qui me tient compagnie dans mes cours. Je dois en avoir une entière dans mon ordi. Mais où ?

J’ai fini par refaire une photo-montage. Il faut ajouter mentalement de l’air à toutes les autres articulations… !

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@3m.ossature – témoignage différent

S’il y a une constante qu’on trouve partout, c’est que nous sommes tous différents.

J’ai beau être rompue à toute sorte de réactions, il y a en toujours d’autres qui arrivent et il faut veiller à ne pas imposer son point de vue.

Dans le cas présent, tout a fonctionné jusqu’au terme de l’exercice. J’ai ensuite demandé à la personne avec laquelle je travaillais de fermer les yeux et d’écouter son corps, d’entrer en lui et de me dire ensuite ce qu’il avait ressenti et vu. Réponse : c’est agréable, cela me donne chaud, je me sens relaxé.

Je demande encore une fois d’entrer dans le corps et de me dire ce qu’il y voit, entend. Il ne s’agit pas d’imaginer volontairement, mais d’aller à la rencontre de ce qui apparaït. Réponse : rien.

C’est alors que ma surprise a été grande. J’ai déjà entendu toute sorte de descriptions : lumières, formes, images ; une fois il y a eu une personne qui m’a dit que ses os étaient pleins de formules. Pourquoi pas, c’est une façon de voir. De toutes façons, nous ne sommes qu’information, alors les formules entrent dans le compte. Dans le cas présent, un peu maladroitement je redemande encore une fois et là, c’est là qu’est arrivée la surprise : « Rien, c’est le vide, je ne pense à rien, plus à rien et je me sens bien. »

Je finis par comprendre. Il y a des gens qui voient des choses, d’autres qui les sentent, d’autres qui ont besoin du vide parce que dans leur vie de tous les jours des idées compliquées sont là.

Je n’avais pas encore rencontré ce cas et je ne peux que remercier cette personne car sa réaction vient compléter tout un rayon de ma bibliothèque de réactions. J’ai quand même été un moment dans une sorte de vide, vide différent du sien et c’est cela qui est amusant. Finalement, j’ai compris et la personne a compris que je l’avais comprise. Morale d’un ancien collègue d’études : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Vous, cher lecteur, avez certainement eu aussi comme collègue d’études Voltaire !

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@3m. ossature. Confinement et témoignage.

Tout comme dans le cours sur les articulations, le cours a commencé dans mon studio, puis, nous avons dû changer pour la version WhatsApp et pour finir par faire les exercices à l’air libre avec port de masque à fin de respecter les consignes sanitaires.

C’est clair qu’un cours en présentiel est différent d’un autre sur WhatsApp et d’un autre encore à l’air libre. Ce qui reste invariable, en principe, est la matière du cours ; mais, comme les situations sont différentes, les éléments sur les quels on peut se baser pour le travail varient. C’est très intéressant car on peut faire des parallèles avec notre vie. Une chose c’est une connaissance mentale, savoir qu’en théorie on devrait agir de telle ou telle façon dans telle ou telle circonstance, une autre c’est d’imaginer qu’on y est et une autre encore c’est d’en être l’acteur. Ainsi, on peut marcher dans une salle dont le plancher est en bois et une autre c’est de marcher en ville sur un sol en pierre ou en asphalte ; une chose c’est marcher sur une surface plane, une autre c’est de marcher sur des surfaces inégales ; une chose c’est de travailler dans une salle, une autre c’est de marcher au bord du lac lorsque le vent souffle. On peut penser au corps de façon différente. Le corps le fait automatiquement, mais quand on y met la conscience, c’est autre chose.

Tout comme pour l’autre article (celui sur les articulations), j’emprunte l’idée du courrier. J’ai la nostalgie des lettres… Précisons tout de suite que je parle des lettres qui apportent de bonnes nouvelles ! Il faut toujours préciser sa pensée. Je n’ai de cesse de le répéter. Le corps le sent tout de suite.

Quelle émotion, une lettre !
Je suis comblée !

Un autre courrier, plus personnel, a suivi :

Comme je le dis souvent, je suis ravie à chaque fois qu’un participant s’est assimilé la matière enseignée. C’est important de faire les choses « siennes ». A nouveau, on fait sien quelque chose par une conscience, par une pensée et c’est elle qui est à la base de tout.

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@3m.ossature : travail avec les participants

Même matière enseignée et pourtant toujours nouvelle.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’enseignement d’une matière, d’un sport, d’un art n’est pas synonyme d’ennui, de répétion mécanique du savoir. Si les fondements restent les mêmes, la variété des participants ajoute à la variété du cours. C’est une nouvelle fois démontré.

J’aime les petits groupes, peut-être parce que j’en ai toujours eu, mais il s’établit un lien plus profond que lorsqu’on est beaucoup. Cette fois-ci, mon groupe est composé de deux personnes qui ne se connaissent pas. Le hasard (ce hasard qui me rend si souvent visite et qui finit par devenir un ami) fait que les deux pratiquent le même sport dans leur temps libre. Je n’ai rien à voir avec ce sport, mais des éléments de ce que je connais entrent en jeu et cela fait que nous pouvons avoir un langage commun.

Variété du ressenti. Au fur et à mesure des séances, je suis admirative de la façon dont les gens ressentent leur corps. Pour un même exercice de percussions sur le corps, le ressenti va de la chaleur, au bien-être, à un quelque chose de pas très définissable, à une vague, à un étirement du corps vers le haut et vers le bas, etc.

Pourquoi une telle admiration, voire un étonnement ? Tout simplement parce que dans le monde de la danse classique, l’un de mes mondes, lorsqu’on a affaire à une position de bras, par exermple, il n’y a qu’une position correcte. Une seule est correcte. Une seule. Alors, que le ressenti des gens varie et qu’ils sont tous véridiques, tous conformes à ce qu’ils vivent. Je trouve cela passionnant et découvre quantités de façons de ressentir le corps.

Du concret. Je trouve qu’il faut aussi pouvoir « voir » l’intérieur du corps. Nous vivons avec lui et parfois c’est à peine si on le regarde. On s’attarde beaucoup sur l’apparence, ce qu’on appelle actuellement « le look », mais pas sur son utilité, sur ce qu’il nous apporte, nous permet de faire, quant à l’intérieur du corps… Alors, une fois de plus, je fais appel à notre maître boucher René Margot pour qu’il me livre un fémur. Sitôt dit, sitôt fait.

Nous sommes en période de pandémie et avant le nouveau confinement, l’une des participantes , Anne-Marie, a pu toucher le fémur d’un boeuf.

Nos os sont vivants. C’est en les voyant et en les touchant que l’on se rend compte que nos os sont vivants et que tout ce qui nous compose est lié. Je ne sais par quoi commencer, car tout est intéressant. Ce qui m’attire visuellement c’est le côté nacré des os ; ils sont brillants, lisses et … nacrés. Je sais, je me répète, mais c’est le mot qui revient tout seul. C’est une beauté qui m’absorbe au point que je perds la notion du temps et de l’espace. La toute première fois que j’ai été frappée par cette beauté, que j’ai pris conscience des os, je me suis dit qu’on était tous vraiment pareils. Les animaux aussi, m’avait fait remarquer l’ado qui participe à bien de mes activités. C’est vrai.

Nous sommes tous pareils et reviens sur l’extrait de la tirade de Shylock dans « Le Marchand de Venise  » de Shakespeare (acte III, scène 1), dans la traduction de François-Victor Hugo, fils de Victor Hugo : ( … ) Il m’a couvert d’opprobre, il m’a fait tort d’un demi-million, il a ri de mes pertes, il s’est moqué de mes gains, il a conspué ma nation, il m’a fait manquer des marchés, refroidi mes amis, échauffé mes ennemis ; et quelle est sa raison ? … Je suis un juif !  Un juif n’a-t-il pas des yeux, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions ? N’est-il pas nourri de la même nourriture, blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, échauffé et refroidi par le même été et par le même hiver qu’un chrétien ? Si vous nous piquez, est-ce-que nous ne saignons pas ? Si vous nous chatouillez, est-ce-que nous ne rions pas ? Si vous nous empoisonnez, est-ce-que nous ne mourons pas ? […]. Source : michel.balmont.free.fr/cav_docs/films/lubitsch…/Monologue_Shylock.pdf

Voilà de quoi réfléchir, entre Shakespeare et la vision des os…

Suite au prochain numéro !

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@3m.ossature : période de confinement

Confinement. Une nouvelle session organisée par le service des Sports de Neuchâtel commence et voilà que le confinement oblige la plupart de la population à rester chez elle. Flûte ! je n’avais pas prévu cela. Que faire ? Je dois pouvoir faire quelque chose, me dis-je. Me vient l’idée de continuer le cours via les nouvelles technologies. Je fais la proposition aux quatre participantes et trois s’enthousiasment à l’idée de « rester debout » dans une situation si hors du commun, surréaliste dit l’une de mes amies.

Nous optons pour l’application WhatsApp. Heureusement que nous avons eu le temps de faire un cours ensemble et j’ai en mémoire leur corps et la façon dont elles l’utilisent. Autrement, cela aurait été impossible. De plus, le noyau du cours de la matière enseignée est très simple et demande 20 minutes pour l’appliquer une fois qu’on connaît la technique. Ce qui enrichit ce cours, ce sont les métaphores utilisées, les liens du corps avec toute sorte de situations de la vie, de domaines aussi. Ces liens nous éclairent sur la façon dont notre corps réagit.

À ceux qui ne connaissent pas « @3m.ossature », je dirai que je me suis inspirée de Godelieve Denys Struyf, GDS, et que j’ai fait un cours bien à moi. J’en ai parlé avec l’une de ses collaboratrices et elle a trouvé que c’était intéressant. Comme dans toutes mes autres activités, il arrive un moment où on parle de la fonction de la pensée, de la façon dont nous l’utilisons, de ce que nous en faisons. On le sait, tous les chemins mènent à Rome et ce cours va aussi à Rome, au sens figuré, il va sans dire.

Alors, comment donner ce cours ? Si c’est grâce à WhatsApp que je peux donner le cours, il n’en reste pas moins que d’enseigner sans voir les gens reste un exercice ardu. Je me dois de travailler différemment. En principe, je me laisse inspirer par ce que les participants font, disent, montrent ou ne montrent pas, tout cela parce que je les vois et que je sais où je peux intervenir.

Cette fois-ci, c’est donc différent, mais comme je l’ai dit plus haut, j’ai rencontré les participantes une fois et j’ai leur corps en mémoire. Le corps est l’instrument que nous utilisons pour nous exprimer. Je ne pense pas pouvoir donner un tel cours au travers des nouvelles technologies à des personnes que je n’ai jamais rencontrées. Je connais bien la danse classique ainsi que le corps humain. Ce n’est pas pour rien qu’un danseur a toujours besoin d’un maître de ballet. Même lorsqu’on connaît les règles, le corps ne réagit pas toujours comme on le croit. Il y a beaucoup à dire sur le sujet.

L’expérience enrichit mon enseignement. Cela demande une préparation différente. Dans mon studio j’ai beaucoup de matériel sous la main et l’utilise en fonction des situations. Cette fois-ci, je prépare un schéma et écoute ce que les participantes disent. Je suis très attentive au ton, aux respirations, aux silences. Si ces éléments entrent aussi en ligne de compte dans les cours en présence des participants, ici c’est celui qui prime. Ensuite, je chemine et apporte des éléments. Le cours se construit et peu à peu on arrive à plus de la moitié des cours de la session et on se sent comme dans un bateau au large. Alors, même si c’est ardu, c’est fascinant de se dire que l’on ne se connaît pas au sens habituel mais qu’on se connaît quand même. Ce confinement apporte un facteur commun, on est vraiment dans un même bateau et on est resté debout face à la tempête. Pour moi c’est l’une des choses primordiales. Je dis toujours que mes cours serventt de prétexte à aller plus profondément en soi. De plus, on est aussi d’accord pour aider l’une ou l’autre d’entre nous si jamais on a besoin d’aide dans cette période. Je trouve cela très émouvant. En effet, c’est dans la difficulté que l’on reconnaît les amis.

Nous traitons bien des sujets, cette fois-ci on a mis l’accent sur les pieds. Voici des images.

On y voit un pied sans cambrure, dit pied plat, un pied avec une cambrure normale et un pied très cambré.

Les participantes ont chacune fait une photo de leur empreinte. Cela donne ceci :

Et nous avons une oeuvre artistique !

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@3m.ossature : apport d’un participant particulier – Freddy Landry

Freddy Landry se trouvait à l’hôpital dans un état de santé passablement compliqué, mais sa tête fonctionnait merveilleusement bien. Je lui ai proposé de pratiquer les percussions osseuses du fait que dans son état il ne bougeait pas beaucoup et que cela lui permettait de remettre de l’ordre dans le corps. Ce n’est pas une illusion, c’est une expérience. Les muscles, tendons et ligaments sortent des os et lorsqu’on percute ces derniers, tout le corps est dynamisé. Je lui ai expliqué la théorie des chaînes articulaires et musculaires de GDS, Godelieve Denys Struyf, et ce que j’en ai fait.

F.L s’est montré curieux et à désiré en savoir davantage. On a rigolé un peu au début, car je cherchais par un raisonnement le côté gauche de son corps ; j’étais quand même devant une personnalité que je connaissais mais que je n’avais pas approchée physiquement autant. Il faut encore ajouter que lorsque j’ai des élèves de danse, elles se trouvent face à moi et que quand je leur dis de faire tel ou tel mouvement à droite, je montre avec la gauche… Il m’est arrivé, une fois ou l’autre, d’indiquer un chemin à un chauffeur et de lui dire de tourner à droite, alors que c’est la gauche et je répète « à droite »… mais sans effet ; aucune dyslexie, mais une habitude, « une translation », dit F.L. dont les cours de géométrie sont présents à son esprit. Je l’ai dit, son esprit était très présent !

Dans un cours, chacun fait ses propres percussions, étant donné la situation, c’est moi qui les lui ai faites.Voici les résultats au fur et à mesure des percussions sur son corps :

  • quand j’ai fini les percussions sur sa jambe gauche, il a senti plus le bas de la jambe que le haut ;
  • quand j’ai fini de percuter les deux jambes, c’est la droite qui a été la plus sensible ;
  • aux bras, quand j’ai fini la main gauche et qu’il l’a comparée à la droite, pas encore percutée, les vibrations étaient, a-t-il dit, extrêmement fortes. Cela a dû lui donner une drôle de sensation, car il l’a frottée avec la droite. Après les percussions dans les bras, c’est l’avant-gauche qu’il a ressenti comme le plus chaud ;
  • dans la partie avant du corps, la sensation a été encore plus prononcée dans le thorax ;
  • le dos, je ne l’ai pas percuté car il était couché et cela représentait une sorte de rupture, mais les percussions se répandent, et alors, on a pu continuer ;
  • les sensations les plus fortes, il les a ressenties dans le crâne.

Au fond, à chaque fois que j’avançais, c’était comme si le chemin avait été ouvert et que les résonances pouvaient s’exprimer avec plus de force.

Puis, il est resté silencieux un moment, les yeux fermés, faisant un voyage intérieur qui lui a fait ressentir une sorte de vibration en même temps qu’une sensation de flottement. Pour montrer cela, il a fait le signe avec les mains d’une expansion en les promenant autour de son corps. J’ai trouvé cela absolument extraordinaire, car en général cette sensation vient avec le temps et seuls les gens très sportifs, parmi ceux avec lesquels j’ai pratiqué la chose, avaient, jusque là, exprimé un tel ressenti la première fois. Nous sommes tous différentes, on le sait, tout de même c’est remarquable.

Le lendemain, lorsque je suis arrivée, il m’a dit qu’il avait fait tout seul et il a souri tout content !

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@3m.ossature : apport des participants 4

Parmi les sujets « secondaires », nous avons parlé du vide. Pourquoi le vide ? Nous sommes faits de matière en apparence. Nos atomes et molécules sont liés, retenus par des forces. En réalité, les scientifiques nous disent que plus on entre dans l’infiniment petit de la matière, moins il y a de matière. La semaine passée, j’ai fait la connaissance d’un scientifique auquel je pose la question qui m’intrigue depuis longtemps : peut-on dire que la matière qui est apparue au début de la création de l’univers est la même que celle qui nous compose ? Qu’elle ne fait que se transformer ? Le scientifique me dit oui, mais il faudrait dire « l’information » ; cela correspond mieux à la réalité.

Voilà donc que pendant le cours, je parle du vide et de l’information qui nous compose, donc de la possibilité que nous avons de la transformer. Cela permet de mieux comprendre comment nous sommes faits dans le ventre de maman, comment nous nous transformons, nous laissons nous transformer, résistons à la transformation et finalement qui nous sommes ou croyons être. L’eau est un élément important dans ce processus, elle en est l’intermédiaire.

Je dynamise l’eau que je bois et à chaque fois que je vois le vortex, cela me met de bonne humeur. Avec les explications reçues par différentes sources, je comprends que l’oxygène passe dans l’eau et l’enrichit. L’eau pourra ainsi mieux permettre les échanges dans les cellules. Je suppose que c’est pour cela que la vision de cette eau qui bouge et s’enrichit me rend de bonne humeur.

La technique de ce cours est facile à assimiler et à pratiquer. Une autre affaire est celle de la comprendre, de la faire sienne, de faire vivre le corps qui est un tout. Tout est lié dans le corps ; c’est comme dans la vie. Il n’y a rien de séparé, C’est très intéressant et plaisant de voir combien les corps ressentent de façon différente des percussions qu’ils reçoivent, combien le ressenti se fait chaque fois plus prononcé. C’est d’autant plus intéressant que les effets sont là mais qu’en général on ne les perçoit pas tout de suite et que peu à peu ils se font présents.

Cette fois-ci, nous avons porté une attention particulière au muscle « psoas » qui joue un rôle important dans la tenue du bassin et de la colonne vertébrale. On a vu que certaines références parlent de la vertèbre D12 comme point d’attache de ce muscle, que d’autres le situent sur la lombaire L5 et qu’il finit sur le petit trochanter en ayant fait un coude sur le bassin ; que pas tout le monde a le petit psoas, celui qui part de D12 – L1 ou L2 et se termine sur le ligament inguinal ; nous avons aussi vu que certains disent que le psoas est un muscle rotateur alors qu’il fait partie de la chaîne respiratoire et qu’il relie le tronc aux membres inférieurs !

À gauche le dessin d’une participante. Au milieu, on voit mieux les extrémités du psoas qui sont des ligaments – en blanc issus des corps vertébraux – et à droite le petit psoas que pas tout le monde a et qui finit sur un ligament qui passe devant le bassin mais qu’on ne voit pas sur l’image.

L’enseignement est une discipline fascinante du fait que les participants sont toujours différents et qu’en les écoutant, en leur apportant des réponses, je m’enrichis !

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