@3m.ossature – témoignage différent

S’il y a une constante qu’on trouve partout, c’est que nous sommes tous différents.

J’ai beau être rompue à toute sorte de réactions, il y a en toujours d’autres qui arrivent et il faut veiller à ne pas imposer son point de vue.

Dans le cas présent, tout a fonctionné jusqu’au terme de l’exercice. J’ai ensuite demandé à la personne avec laquelle je travaillais de fermer les yeux et d’écouter son corps, d’entrer en lui et de me dire ensuite ce qu’il avai ressenti et vu. Réponse : c’est agréable, cela me donne chaud, je me sens relaxé.

Je demande encore une fois d’entrer dans le corps et de me dire ce qu’il y voit, entend. Il ne s’agit pas d’imaginer volontairement, mais d’aller à la rencontre de ce qui apparaït. Réponse : rien.

C’est alors que ma surprise a été grande. J’ai déjà entendu toute sorte de descriptions : lumières, formes, images ; une fois il y a eu une personne qui m’a dit que ses os étaient pleins de formules. Pourquoi pas, c’est une façon de voir. De toutes façons, nous ne sommes qu’information, alors les formules entrent dans le compte. Dans le cas présent, un peu maladroitement je redemande encore une fois et là, c’est là qu’est arrivée la surprise : « Rien, c’est le vide, je ne pense à rien, plus à rien et je me sens bien. »

Je finis par comprendre. Il y a des gens qui voient des choses, d’autres qui les sentent, d’autres qui ont besoin du vide parce que dans leur vie de tous les jours des idées compliquées sont là.

Je n’avais pas encore rencontré ce cas et je ne peux que remercier cette personne car sa réaction vient compléter tout un rayon de ma bibliothèque de réactions. J’ai quand même été un moment dans une sorte de vide, vide différent du sien et c’est cela qui est amusant. Finalement, j’ai compris et la personne a compris que je l’avais comprise. Morale d’un ancien collègue d’études : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Vous, cher lecteur, avez certainement eu aussi comme collègue d’études Voltaire !

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@3m. ossature. Confinement et témoignage.

Tout comme dans le cours sur les articulations, le cours a commencé dans mon studio, puis, nous avons dû changer pour la version WhatsApp et pour finir par faire les exercices à l’air libre avec port de masque à fin de respecter les consignes sanitaires.

C’est clair qu’un cours en présentiel est différent d’un autre sur WhatsApp et d’un autre encore à l’air libre. Ce qui reste invariable, en principe, est la matière du cours ; mais, comme les situations sont différentes, les éléments sur les quels on peut se baser pour le travail varient. C’est très intéressant car on peut faire des parallèles avec notre vie. Une chose c’est une connaissance mentale, savoir qu’en théorie on devrait agir de telle ou telle façon dans telle ou telle circonstance, une autre c’est d’imaginer qu’on y est et une autre encore c’est d’en être l’acteur. Ainsi, on peut marcher dans une salle dont le plancher est en bois et une autre c’est de marcher en ville sur un sol en pierre ou en asphalte ; une chose c’est marcher sur une surface plane, une autre c’est de marcher sur des surfaces inégales ; une chose c’est de travailler dans une salle, une autre c’est de marcher au bord du lac lorsque le vent souffle. On peut penser au corps de façon différente. Le corps le fait automatiquement, mais quand on y met la conscience, c’est autre chose.

Tout comme pour l’autre article (celui sur les articulations), j’emprunte l’idée du courrier. J’ai la nostalgie des lettres… Précisons tout de suite que je parle des lettres qui apportent de bonnes nouvelles ! Il faut toujours préciser sa pensée. Je n’ai de cesse de le répéter. Le corps le sent tout de suite.

Quelle émotion, une lettre !
Je suis comblée !

Un autre courrier, plus personnel, a suivi :

Comme je le dis souvent, je suis ravie à chaque fois qu’un participant s’est assimilé la matière enseignée. C’est important de faire les choses « siennes ». A nouveau, on fait sien quelque chose par une conscience, par une pensée et c’est elle qui est à la base de tout.

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@3m.ossature : travail avec les participants

Même matière enseignée et pourtant toujours nouvelle.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’enseignement d’une matière, d’un sport, d’un art n’est pas synonyme d’ennui, de répétion mécanique du savoir. Si les fondements restent les mêmes, la variété des participants ajoute à la variété du cours. C’est une nouvelle fois démontré.

J’aime les petits groupes, peut-être parce que j’en ai toujours eu, mais il s’établit un lien plus profond que lorsqu’on est beaucoup. Cette fois-ci, mon groupe est composé de deux personnes qui ne se connaissent pas. Le hasard (ce hasard qui me rend si souvent visite et qui finit par devenir un ami) fait que les deux pratiquent le même sport dans leur temps libre. Je n’ai rien à voir avec ce sport, mais des éléments de ce que je connais entrent en jeu et cela fait que nous pouvons avoir un langage commun.

Variété du ressenti. Au fur et à mesure des séances, je suis admirative de la façon dont les gens ressentent leur corps. Pour un même exercice de percussions sur le corps, le ressenti va de la chaleur, au bien-être, à un quelque chose de pas très définissable, à une vague, à un étirement du corps vers le haut et vers le bas, etc.

Pourquoi une telle admiration, voire un étonnement ? Tout simplement parce que dans le monde de la danse classique, l’un de mes mondes, lorsqu’on a affaire à une position de bras, par exermple, il n’y a qu’une position correcte. Une seule est correcte. Une seule. Alors, que le ressenti des gens varie et qu’ils sont tous véridiques, tous conformes à ce qu’ils vivent. Je trouve cela passionnant et découvre quantités de façons de ressentir le corps.

Du concret. Je trouve qu’il faut aussi pouvoir « voir » l’intérieur du corps. Nous vivons avec lui et parfois c’est à peine si on le regarde. On s’attarde beaucoup sur l’apparence, ce qu’on appelle actuellement « le look », mais pas sur son utilité, sur ce qu’il nous apporte, nous permet de faire, quant à l’intérieur du corps… Alors, une fois de plus, je fais appel à notre maître boucher René Margot pour qu’il me livre un fémur. Sitôt dit, sitôt fait.

Nous sommes en période de pandémie et avant le nouveau confinement, l’une des participantes , Anne-Marie, a pu toucher le fémur d’un boeuf.

Nos os sont vivants. C’est en les voyant et en les touchant que l’on se rend compte que nos os sont vivants et que tout ce qui nous compose est lié. Je ne sais par quoi commencer, car tout est intéressant. Ce qui m’attire visuellement c’est le côté nacré des os ; ils sont brillants, lisses et … nacrés. Je sais, je me répète, mais c’est le mot qui revient tout seul. C’est une beauté qui m’absorbe au point que je perds la notion du temps et de l’espace. La toute première fois que j’ai été frappée par cette beauté, que j’ai pris conscience des os, je me suis dit qu’on était tous vraiment pareils. Les animaux aussi, m’avait fait remarquer l’ado qui participe à bien de mes activités. C’est vrai.

Nous sommes tous pareils et reviens sur l’extrait de la tirade de Shylock dans « Le Marchand de Venise  » de Shakespeare (acte III, scène 1), dans la traduction de François-Victor Hugo, fils de Victor Hugo : ( … ) Il m’a couvert d’opprobre, il m’a fait tort d’un demi-million, il a ri de mes pertes, il s’est moqué de mes gains, il a conspué ma nation, il m’a fait manquer des marchés, refroidi mes amis, échauffé mes ennemis ; et quelle est sa raison ? … Je suis un juif !  Un juif n’a-t-il pas des yeux, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions ? N’est-il pas nourri de la même nourriture, blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, échauffé et refroidi par le même été et par le même hiver qu’un chrétien ? Si vous nous piquez, est-ce-que nous ne saignons pas ? Si vous nous chatouillez, est-ce-que nous ne rions pas ? Si vous nous empoisonnez, est-ce-que nous ne mourons pas ? […]. Source : michel.balmont.free.fr/cav_docs/films/lubitsch…/Monologue_Shylock.pdf

Voilà de quoi réfléchir, entre Shakespeare et la vision des os…

Suite au prochain numéro !

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@3m.ossature : période de confinement

Confinement. Une nouvelle session organisée par le service des Sports de Neuchâtel commence et voilà que le confinement oblige la plupart de la population à rester chez elle. Flûte ! je n’avais pas prévu cela. Que faire ? Je dois pouvoir faire quelque chose, me dis-je. Me vient l’idée de continuer le cours via les nouvelles technologies. Je fais la proposition aux quatre participantes et trois s’enthousiasment à l’idée de « rester debout » dans une situation si hors du commun, surréaliste dit l’une de mes amies.

Nous optons pour l’application WhatsApp. Heureusement que nous avons eu le temps de faire un cours ensemble et j’ai en mémoire leur corps et la façon dont elles l’utilisent. Autrement, cela aurait été impossible. De plus, le noyau du cours de la matière enseignée est très simple et demande 20 minutes pour l’appliquer une fois qu’on connaît la technique. Ce qui enrichit ce cours, ce sont les métaphores utilisées, les liens du corps avec toute sorte de situations de la vie, de domaines aussi. Ces liens nous éclairent sur la façon dont notre corps réagit.

À ceux qui ne connaissent pas « @3m.ossature », je dirai que je me suis inspirée de Godelieve Denys Struyf, GDS, et que j’ai fait un cours bien à moi. J’en ai parlé avec l’une de ses collaboratrices et elle a trouvé que c’était intéressant. Comme dans toutes mes autres activités, il arrive un moment où on parle de la fonction de la pensée, de la façon dont nous l’utilisons, de ce que nous en faisons. On le sait, tous les chemins mènent à Rome et ce cours va aussi à Rome, au sens figuré, il va sans dire.

Alors, comment donner ce cours ? Si c’est grâce à WhatsApp que je peux donner le cours, il n’en reste pas moins que d’enseigner sans voir les gens reste un exercice ardu. Je me dois de travailler différemment. En principe, je me laisse inspirer par ce que les participants font, disent, montrent ou ne montrent pas, tout cela parce que je les vois et que je sais où je peux intervenir.

Cette fois-ci, c’est donc différent, mais comme je l’ai dit plus haut, j’ai rencontré les participantes une fois et j’ai leur corps en mémoire. Le corps est l’instrument que nous utilisons pour nous exprimer. Je ne pense pas pouvoir donner un tel cours au travers des nouvelles technologies à des personnes que je n’ai jamais rencontrées. Je connais bien la danse classique ainsi que le corps humain. Ce n’est pas pour rien qu’un danseur a toujours besoin d’un maître de ballet. Même lorsqu’on connaît les règles, le corps ne réagit pas toujours comme on le croit. Il y a beaucoup à dire sur le sujet.

L’expérience enrichit mon enseignement. Cela demande une préparation différente. Dans mon studio j’ai beaucoup de matériel sous la main et l’utilise en fonction des situations. Cette fois-ci, je prépare un schéma et écoute ce que les participantes disent. Je suis très attentive au ton, aux respirations, aux silences. Si ces éléments entrent aussi en ligne de compte dans les cours en présence des participants, ici c’est celui qui prime. Ensuite, je chemine et apporte des éléments. Le cours se construit et peu à peu on arrive à plus de la moitié des cours de la session et on se sent comme dans un bateau au large. Alors, même si c’est ardu, c’est fascinant de se dire que l’on ne se connaît pas au sens habituel mais qu’on se connaît quand même. Ce confinement apporte un facteur commun, on est vraiment dans un même bateau et on est resté debout face à la tempête. Pour moi c’est l’une des choses primordiales. Je dis toujours que mes cours serventt de prétexte à aller plus profondément en soi. De plus, on est aussi d’accord pour aider l’une ou l’autre d’entre nous si jamais on a besoin d’aide dans cette période. Je trouve cela très émouvant. En effet, c’est dans la difficulté que l’on reconnaît les amis.

Nous traitons bien des sujets, cette fois-ci on a mis l’accent sur les pieds. Voici des images.

On y voit un pied sans cambrure, dit pied plat, un pied avec une cambrure normale et un pied très cambré.

Les participantes ont chacune fait une photo de leur empreinte. Cela donne ceci :

Et nous avons une oeuvre artistique !

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@3m.ossature : apport d’un participant particulier – Freddy Landry

Freddy Landry se trouvait à l’hôpital dans un état de santé passablement compliqué, mais sa tête fonctionnait merveilleusement bien. Je lui ai proposé de pratiquer les percussions osseuses du fait que dans son état il ne bougeait pas beaucoup et que cela lui permettait de remettre de l’ordre dans le corps. Ce n’est pas une illusion, c’est une expérience. Les muscles, tendons et ligaments sortent des os et lorsqu’on percute ces derniers, tout le corps est dynamisé. Je lui ai expliqué la théorie des chaînes articulaires et musculaires de GDS, Godelieve Denys Struyf, et ce que j’en ai fait.

F.L s’est montré curieux et à désiré en savoir davantage. On a rigolé un peu au début, car je cherchais par un raisonnement le côté gauche de son corps ; j’étais quand même devant une personnalité que je connaissais mais que je n’avais pas approchée physiquement autant. Il faut encore ajouter que lorsque j’ai des élèves de danse, elles se trouvent face à moi et que quand je leur dis de faire tel ou tel mouvement à droite, je montre avec la gauche… Il m’est arrivé, une fois ou l’autre, d’indiquer un chemin à un chauffeur et de lui dire de tourner à droite, alors que c’est la gauche et je répète « à droite »… mais sans effet ; aucune dyslexie, mais une habitude, « une translation », dit F.L. dont les cours de géométrie sont présents à son esprit. Je l’ai dit, son esprit était très présent !

Dans un cours, chacun fait ses propres percussions, étant donné la situation, c’est moi qui les lui ai faites.Voici les résultats au fur et à mesure des percussions sur son corps :

  • quand j’ai fini les percussions sur sa jambe gauche, il a senti plus le bas de la jambe que le haut ;
  • quand j’ai fini de percuter les deux jambes, c’est la droite qui a été la plus sensible ;
  • aux bras, quand j’ai fini la main gauche et qu’il l’a comparée à la droite, pas encore percutée, les vibrations étaient, a-t-il dit, extrêmement fortes. Cela a dû lui donner une drôle de sensation, car il l’a frottée avec la droite. Après les percussions dans les bras, c’est l’avant-gauche qu’il a ressenti comme le plus chaud ;
  • dans la partie avant du corps, la sensation a été encore plus prononcée dans le thorax ;
  • le dos, je ne l’ai pas percuté car il était couché et cela représentait une sorte de rupture, mais les percussions se répandent, et alors, on a pu continuer ;
  • les sensations les plus fortes, il les a ressenties dans le crâne.

Au fond, à chaque fois que j’avançais, c’était comme si le chemin avait été ouvert et que les résonances pouvaient s’exprimer avec plus de force.

Puis, il est resté silencieux un moment, les yeux fermés, faisant un voyage intérieur qui lui a fait ressentir une sorte de vibration en même temps qu’une sensation de flottement. Pour montrer cela, il a fait le signe avec les mains d’une expansion en les promenant autour de son corps. J’ai trouvé cela absolument extraordinaire, car en général cette sensation vient avec le temps et seuls les gens très sportifs, parmi ceux avec lesquels j’ai pratiqué la chose, avaient, jusque là, exprimé un tel ressenti la première fois. Nous sommes tous différentes, on le sait, tout de même c’est remarquable.

Le lendemain, lorsque je suis arrivée, il m’a dit qu’il avait fait tout seul et il a souri tout content !

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@3m.ossature : apport des participants 4

Parmi les sujets « secondaires », nous avons parlé du vide. Pourquoi le vide ? Nous sommes faits de matière en apparence. Nos atomes et molécules sont liés, retenus par des forces. En réalité, les scientifiques nous disent que plus on entre dans l’infiniment petit de la matière, moins il y a de matière. La semaine passée, j’ai fait la connaissance d’un scientifique auquel je pose la question qui m’intrigue depuis longtemps : peut-on dire que la matière qui est apparue au début de la création de l’univers est la même que celle qui nous compose ? Qu’elle ne fait que se transformer ? Le scientifique me dit oui, mais il faudrait dire « l’information » ; cela correspond mieux à la réalité.

Voilà donc que pendant le cours, je parle du vide et de l’information qui nous compose, donc de la possibilité que nous avons de la transformer. Cela permet de mieux comprendre comment nous sommes faits dans le ventre de maman, comment nous nous transformons, nous laissons nous transformer, résistons à la transformation et finalement qui nous sommes ou croyons être. L’eau est un élément important dans ce processus, elle en est l’intermédiaire.

Je dynamise l’eau que je bois et à chaque fois que je vois le vortex, cela me met de bonne humeur. Avec les explications reçues par différentes sources, je comprends que l’oxygène passe dans l’eau et l’enrichit. L’eau pourra ainsi mieux permettre les échanges dans les cellules. Je suppose que c’est pour cela que la vision de cette eau qui bouge et s’enrichit me rend de bonne humeur.

La technique de ce cours est facile à assimiler et à pratiquer. Une autre affaire est celle de la comprendre, de la faire sienne, de faire vivre le corps qui est un tout. Tout est lié dans le corps ; c’est comme dans la vie. Il n’y a rien de séparé, C’est très intéressant et plaisant de voir combien les corps ressentent de façon différente des percussions qu’ils reçoivent, combien le ressenti se fait chaque fois plus prononcé. C’est d’autant plus intéressant que les effets sont là mais qu’en général on ne les perçoit pas tout de suite et que peu à peu ils se font présents.

Cette fois-ci, nous avons porté une attention particulière au muscle « psoas » qui joue un rôle important dans la tenue du bassin et de la colonne vertébrale. On a vu que certaines références parlent de la vertèbre D12 comme point d’attache de ce muscle, que d’autres le situent sur la lombaire L5 et qu’il finit sur le petit trochanter en ayant fait un coude sur le bassin ; que pas tout le monde a le petit psoas, celui qui part de D12 – L1 ou L2 et se termine sur le ligament inguinal ; nous avons aussi vu que certains disent que le psoas est un muscle rotateur alors qu’il fait partie de la chaîne respiratoire et qu’il relie le tronc aux membres inférieurs !

À gauche le dessin d’une participante. Au milieu, on voit mieux les extrémités du psoas qui sont des ligaments – en blanc issus des corps vertébraux – et à droite le petit psoas que pas tout le monde a et qui finit sur un ligament qui passe devant le bassin mais qu’on ne voit pas sur l’image.

L’enseignement est une discipline fascinante du fait que les participants sont toujours différents et qu’en les écoutant, en leur apportant des réponses, je m’enrichis !

@3m.ossature : apport des participants.3

Cela se passe au « Festival des sports ». C’est un public spécial qui n’a pas entendu parler de mon cours, ni de la technique. À cela s’ajoute le fait que le programme du festival prévoit 30 minutes par cours, c’est une initiation, on donne donc des rudiments de connaissance.

Il faut s’en accomoder. J’aime prendre mon temps, suivre les gens.

Tout de même, les résultats sont étonnants chez ces participants qui sont soit des personnes seules soit des couples. On sait que le principe est de faire résonner les os et à la fin, on fait un voyage intérieur pour savoir ce que le corps raconte. Voici les résultats ;

  • parmi les couples, soit les deux personnes, l’un a déclaré : picotements au bout des pieds et des mains ; un autre : un semblant de relaxation ; un autre qui est arrivé au dernier quart du cours : mâchoires et têtes relaxées ; le dernier a surtout aimé le travail du dos. Tout ce qu’on peut dire c’est que ces couples sont bien assortis. Ce n’est pas la première fois que cela arrive.
  • un monsieur qui pratique des arts martiaux : sentiment que les jambes n’en finissaient pas de s’allonger et un sentiment de flottement du corps ;
  • un autre monsieur a eu les mêmes sensations ;
  • une dame qui avait de grandes douleurs dans le bas du dos a trouvé la technique étonnante, efficace et se dit enthousiasmée ;
  • les autres personnes ont eu un sentiment de bien-être, de picotements dans les membres, de prise de conscience de certaines parties du corps, il y an a même eu un qui aurait voulu s’endormir après !

Comme dit à maintes reprises, il n’y a pas de « bon » ou « mauvais » ressenti. Nous sommes tous différents et, par conséquence, les réactions ne peuvent qu’être différentes.

Voici la pancarte du lieu sur les Jeunes-Rives de Neuchâtel. Je signale que j’ai partagé l’endroit avec l’équipe du « Dojo de Neuchâtel » et que leur gentillesse et amabilité m’ont bien facilité la tâche. Exemples : ils avaient des tatamis sur le sol en bois et ils les ont laissés pour moi. Cela nous a évités de nous brûler les pieds tellement le soleil tapait fort : voyant qu’au premier cours il n’y avait personne, certains d’entre eux se sont portés volontaires et ont fait que des passants ont rejoint le groupe. Je les remercie !

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@3m. ossature : apport des participants.2

Nous sommes arrivées, c’est un groupe de quatre dames, à la fin d’une des séances. Les participantes avaient les yeux fermés afin de mieux ressentir les effets des percussions sur les os.

Piera dit : « Je ne sais pas comment j’ai eu l’image d’un linge blanc qu’on sort du bac où on l’a lavé, qu’on secoue, qu’on suspend à un fil et qui flotte au gré d’une lègère brise, sous le soleil.  J’ai vraiment l’impression que c’est ce qui m’arrive ! Je me sens libérée, presque comme si j’avais des ailes. »

Effectivement, on ne peut pas dire à quelqu’un de sentir ceci ou cela. Je n’aurais jamais eu l’idée d’une telle image. Il n’y a pas de plus grand bonheur que de pouvoir aider les autres à se sentir mieux. C’est un cadeau !

Un autre des participantes qui a une sensibilité différente, elle fonctionne beaucoup avec sa tête, a senti l’effet d’un massage sur la tête bien longtemps après que celui-ci ait été fait. Elle a trouvé cela très léger, agréable tant sur le tête elle-même que sur une distance de queque 30 cm. Cela a duré un long moment. Il faut dire qu’on venait de dire que l’on pouvait parler aux cellules. Les sensations sont toujours là, mais c’est notre sensibilité qui se développe ou disons que plus nous lui laissons le champ libre, plus nous la ressentons. Cela est aussi magnifique !

Une autre encore, pour laquelle les sensations sont des vibrations, des fourmillements, a dit que dans son imagination, elle voyait des petits doigts qui tapotaient. C’est tout aussi magnifique !

Ce qui est sûr c’est que les percussions, lorsqu’on les pratique ne serait-ce qu’une fois par semaine, ont un effet et que nos sensations corporelles et énergétiques s’accentuent. C’est ainsi que l’autre jour, au début du cours, nous avons procédé à un massage de la tête, puis nous avons fait le cours et à la fin on a refait un massage de la tête. Eh bien ! la sensation a été bien différente, l’une des participantes a dit qu’elle sentait comme si elle avait plus d’espace tout en précisant que ce n’était pas la tête qui s’était élargie, mais qu’il y avait réellement plus d’espace.

Ce qu’il y a d’intéressant dans l’enseignement c’est l’échange avec les participants aux cours. C’est ainsi qu’arrivant à la fin de l’un d’eux, lorsque le corps avait été parcouru de percussions et qu’il résonnait partout, j’ai demandé à entrer avec l’imaginaire dans ces résonances et « voir » ce qu’elles racontaient. Maryse a dit qu’habituellement elle a des images lors de ces introspections, mais que cette fois-ci cela avait été des phrases du type « je me débarrasse de ce qui ne me concerne pas ». C’est fabuleux de savoir que le corps « parle », et fabuleux aussi qu’on puisse « l’écouter » ! En fait, le corps parle tout le temps et nous devrions prendre le temps de l’écouter.

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@3m.ossature. Cours chez Alfaset

J’ai été invitée à donner un cours au sein de la Fondation Alfaset, partenaire industriel et social qui compte quatre sites de production dans le canton de Neuchâtel ainsi que plusieurs foyers et appartements extérieurs. La fondation pourvoit un emploi et parfois le logement à des personnes présentant un handicap psychologique et ou mental qui sont au bénéfice de l’assurance invalidité. Elle met en valeur leurs qualités personnelles et professionnelles, participe à l’autonomie et à la confiance en soi de chacun.

Au foyer de Neuchâtel travaille une amie qui a été mon élève de danse et qui a suivi, dans le cadre de Midi Tonus, le cours @3m.ossature que j’ai créé. C’est par son intermédiaire que je suis arrivée au foyer. J’ai donné le cours à trois résidents du foyer, à une éducatrice et à l’amie en question.

Ce n’était pas la première fois que je m’adressais à des personnes présentant un handicap, quand même je me demandais comment cela allait se passer. J’ai été surprise en bien ! Certains des participants en savaient long sur les os et l’anatomie en général. C’est la première fois que j’ai des participants forts dans le domaine ! Cela a été une magnifique surprise. Je les félicite d’en savoir autant, tout le monde devrait être sur le même plan qu’eux, car notre corps est le véhicule qui nous permet de nous exprimer.

Une fois de plus, nous avons constaté que nous sommes tous différents et que si nous pratiquons des percussions sur le corps, le ressenti dépend de chacun de nous. Ainsi, pour l’un cela a été une impression de lourdeur, de dépôt sur le sol, pour l’autre des picotements, pour l’autre de la chaleur, voire quelque chose de pas très clair, mais quelque chose qui bouge. C’est cela qui est fascinant. Il y a des disciplines où l’on doit avoir un résultat de telle ou telle façon, avec la pratique des percussions osseuses tous les ressentis sont valables. C’est fabuleux, car on ne doit pas se plier à ce que disent les gens en général, à ce qui est politiquement correct, à ce qui « doit » être, tout est normal. C’est une grande liberté bien accueillie. De plus, cela permet de comprendre que nous avons notre propre façon de voir les choses et qu’on a parfois besoin d’explications pour entrer dans le monde des autres.

À un moment donné, l’un des participants remercie un autre parce qu’il lui a fait un massage et des percussions dans le dos. Pour les remerciements, l’autre répond :

  • De rien.
  • Moi : Qu’est-ce que vous avez dit ?
  • Moi ?
  • Oui,
  • Il cherche dans sa tête ce qu’il a bien pu dire et finalement répète : de rien.
  • Alors, on a dit dans ce cours que les muscles, les mouvements, les mots entrent en nous et se baladent dans notre corps, nos chairs, nos os, tous nos tissus, tout comme nos pensées et nos émotions. Donc, quels sont les mots qui se baladent dans votre corps ?
  • De rien…
  • Ben, voilà. Alors que vous avez fait du bien à l’autre et que vous avez fait quelque chose, votre cerveau enregistre que vous n’avez rien fait. Et là, vous ne l’avez dit qu’une fois, imaginez ce qui se passe dans le corps d’une personne qui travaille dans un magasin et qui dit toute la journée ces mots… Elle se remplit de vide !
  • Il faut savoir que le cerveau répond aux mots, aux pensées que nous avons. Si on dit quelque chose d’agréable, le cerveau nous envoie des hormones de plaisir et le plaisir détend notre corps, nous aide à vivre mieux et plus longtemps.

Après le cours, nous avons pris le repas ensemble. Il y avait les autres résidents et cela a été fort sympathique. À un moment donné mon amie a demandé à l’un des participants du cours de lui passer une boisson, elle l’a remercié et il a répondu, automatiquement : de rien ! Il y eut un silence, comme un arrêt dans le temps , et nous avons tous, lui aussi, éclaté de rire ! Il a ensuite expliqué aux autres de quoi il en retournait.

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Un fémur heureux !

On ne devrait laisser entrer en nous que des belles choses. Elles s’enrichissent en nous et sortent encore plus belles. On devrait aussi ne cultiver que de belles pensées et de beaux sentiments, de belles émotions afin de mieux nourrir les autres.

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@3m.ossature : témoignage

Une des participantes au cours donné dans le cadre du service des Sports de la Ville de Neuchâtel, Marie-Ange, dit qu’elle a « découvert avec plaisir cette technique de résonance, qui a pour but de redynamiser nos os. La pratique est facile à réaliser, donc accessible à tous. Je trouve essentiel d’accorder de l’attention à notre corps et d’en prendre soin. C’est aussi l’occasion de canaliser notre attention sur le moment présent. Personnellement, j’ai pu relâcher des tensions dans certaines parties de mon corps ainsi que distinguer clairement la différence entre mon côté gauche et mon côté droit. Au fil du temps, j’ai également ressenti les résonances plus intensément et profondément. Après les dix cours proposés, j’ai pu les sentir jusque dans ma cage thoracique en partant du dos. Ces cours donnés tout en douceur et bienveillance m’ont apporté un mieux-être. Ce furent des moments de partage riches et paisibles. Merci à ma chère Zully et au destin qui a fait nos chemins se croiser à nouveau ». (Je précise que Marie-Ange a été l’une de mes élèves lorsqu’elle a eu une dizaine d’années. C’est magnifique de se rencontrer plus tard, de voir que le souvenir laissé est bon et de pouvoir encore transmettre quelque chose).

Marie-Ange travaille avec des personnes en situation de handicap et on va organiser une ou deux rencontres afin que je puisse leur transmettre quelques outils qui leur rendront service. C’est un privilège pour moi !

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