Knut a pris diverses séries de photos. Voici la première (les autres figurent sous forme de lien, ainsi que l’article que je consacre à ce photographe si particulier) :
Livre-photo. Fin 2021, Knut me surprend en m’offrant un livre-photo sur moi. Il en est le photographe et l’éditeur !
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J’étais un jour au marché lorsqu’un monsieur avec un appareil photo m’a demandé s’il pouvait me prendre en photo. Il a dit que j’avais une allure je ne sais plus comment et il m’a photographiée. Il m’a donné sa carte que j’ai mise dans une poche. J’ai pensé que j’avais passé l’âge des photos et qu’on ne se reverrait pas.
Des mois plus tard, alors que j’écoutais en ville un concert public donné par Gilles Rémy et sa Jazz Band, je retrouve le photographe. Nous discutons. Je me dis que j’ai besoin d’un photographe pour les danses que fais avec mon élève et l’invite à l’un de mes spectacles. Il me redonne sa carte. Quelle chance pour moi !
Knut Vibe, puisque tel est le nom du photographe, vient et prend des photos du spectacle. Je les trouve très bien et nous convenons d’un rendez-vous pour en faire d’autres. L’entente est parfaite, tant l’un que l’autre avons du plaisir, l’une à poser et l’autre à prendre des photos, l’une à reposer, l’autre à refaire la photo, le tout dans le plaisir et la bonne humeur. Quelle chance pour les deux !
En voici une :
Ce qu’il y a de remarquable chez Knut c’est son caractère : simple, joyeux, désireux de faire au mieux, généreux. Au cours d’une de nos conversations, j’apprends qu’il a été photographe pendant une dizaine d’années et qu’il a gagné par trois fois la bourse fédérale des arts appliqués ! Ensuite, il est devenu médecin, chef de clinique assez connu et, à sa retraite, il y a sept ans, il est redevenu photographe. Quelle chance pour moi !
Les autres photos sont dans la série, eh oui ! série, car les séances se sont multipliées et que lors de mes portes ouvertes en janvier de cette année, j’ai exposé quelques-unes de ses photos : « Zully photographiée par Knut« .
On le sait, l’appétit vient lorsqu’on mange (le proverbe original est « l’appétit vient en mangeant », mais ‘mangeant’ est un gérondif et donc, suivant le conseil d’un internaute que je ne retrouve plus, j’ai changé le temps verbal). Il en va de même dans les relations. Knut est devenu « le » photographe de mon école et ma curiosité pour les sciences, la mathématique en particulier et la physique par conséquent, a trouvé où se nourrir chez lui puisque son premier choix d’études fut la physique ! Eh oui ! la photo, la danse, la mathématique, la physique, tout cela va ensemble. Cela mérite un article séparé qui viendra sous peu. Ce sera le résumé de nos rencontres sous forme de « Café atomique » !
La terre tourne et Knut avec. Je le retrouve, en mai 2024, à l’exposition qui a lieu à l’Hôtel de Ville où il participe avec des photos d’animaux emblématiques d’Europe. Son domaine est celui du pôle Nord. On retrouve un photographe absolument élégant. Des photos exposées, trois on attiré mon attention et il se trouve que c’était les préférées de Knut ! On voit en première une photo de ce que j’appellerais un gène de Knut. Il se trouve que son arrrière-arrière-arrière grand-oncle de Knut qui avait habité le premier une certaine baie norvégienne et l’avait même cartographiée :
Cette baie porte le nom de famiille de Knut , soit la baie de VIbe. Tout cela est dans les gènes de Knut !
Légende à venir, mais la magnificence de l’endroit rendue par la photo se suffit à elle-même.
L’aigle. Il n’y a pas besoin d’ajouter de mots. La force de l’aigle, son élégance, les nuances or-brun, les bulles, l’eau qui coule, tout vous envoûte.
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Celle-ci est une rubrique un peu à part ; elle recueille des histoires de personnes que je croise quelle que soit la dimension temporelle, ou dont on me raconte un fait particulier que je trouve intéressant, nourrissant, et même d’êtres aussi particuliers que Scooby, le chien de mes voisins anglais ! Toute rencontre est porteuse de quelque chose, à nous de le découvrir.
On rapporte, souvent, dans les médias notamment, les histoires liées à des problèmes, des accidents, rarement à des choses qui se passent agréablement, à des actions qui font du bien. Je me dis que c’est justement celles-là qu’on devrait célébrer, car ce sont celles qui donnent du courage, de l’optimisme. Notre organisme réagit à tout événement et ce qui le rend heureux ce sont les bonnes nouvelles !
La fonction d’une entreprise est de mettre un produit physique ou abstrait au service d’une communauté. Certaines pourtant vont au-delà de leur rôle officiel et se détachent, à mon sens, du lot. Elles participent à l’évolution de la société et je me fais un plaisir de le souligner.
Voici un horloger, Roger Peeters, qui a créé, pour la première fois dans l’histoire de l’horlogerie, une montre en forme annulaire, soit forme d’anneau avec son centre vide et qui peut être décoré de façon personnalisée. J’ai la chance de participer à l’aventure et de devenir ainsi plus neuchâteloise : ici le lien pour mon article et ici le lien pour la plateforme de Roger.
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Il y a une caissière, comme tant d’autres, qui a des problèmes de santé causés par le travail répétitif. Je lui demande une fois de plus comment elle va ; elle fait défiler les articles achetés devant sa caisse et répond que cela va. Au moment de payer, je sors de la monnaie en pensant en avoir assez, mais ce n’est pas le cas. Un jeune homme derrière moi croit qu’il me manque 10 centimes et les sort de sa poche. Je le regarde, il ne doit pas avoir 18 ans, je ne l’ai jamais vu. Je le remercie et lui dis qu’en fait j’ai un billet et qu’il était question d’un franc mais que son geste me va droit au coeur et que c’est comme s’il avait réellement agi ! C’est un geste vraiment touchant.
Je le dis à la caissière qui me raconte qu’elle voit des gens, à la fin du mois, compter la monnaie. Je suis étonnée qu’avec ses problèmes elle prenne le temps d’observer les autres. Elle ajoute qu’il lui arrive de compléter elle-même avec de petites sommes quand il s’agit de produits de première nécessité. Je reste ébahie et lui tire mon chapeau. Belle leçon !
J’ai raconté cette histoire à mon conseiller informaticien et il m’a dit que cela lui arrive aussi, une fois ou l’autre, de glisser une pièce à une caissière pour compléter la somme due par des clients visiblement dans la gêne.
Ce sont de tels actes qui doivent être relevés ! Cela me cause une très grande joie.
Le studio la « Cave perdue », où je travaille, se trouve à Neuchâtel dans un endroit improbable comme l’aurait dit Garcia Marquez et perdu, comme son nom l’indique. Il est sis entre la rue du Château (après le No 21) et la rue du Pommier, si on emprunte les escaliers montants après le No 12 ! Le jour des portes ouvertes, le chemin sera fléché ! Le plan d’accès figure un peu plus bas.
Ce local, traditionnellement rattaché au Centre culturel neuchâtelois, vient de changer de locataire. J’en étais sous-locataire depuis des années et des années ; le destin a fait en sorte que ce soit moi qui reprenne ce lieu dédié depuis lors à la culture ; je suis maintenant chez moi et vous invite à venir y découvrir les activités que je propose. Il y aura le jour officiel de l’ouverture, le samedi 19 janvier 2019 à 17 h et des cours offerts le samedi suivant, soit le 26, l’après-midi.
Programme du 19 janvier 2019 à 17 h :
extrait d’un spectacle intimiste de danse : Les Souffles et Piano fantasque. Durée : 10 min. ;
historique de cet endroit culturel ;
présentation des activités dont des cours d’initiation seront proposés le samedi suivant, soit le 26 janvier – horaire à établir ;
vin d’honneur offert par la Ville.
Cours offerts le samedi 26 janvier :
13 h – 14 h : Atelier de mouvement du corps et de l’esprit (revisiter son histoire à partir d’un poème inspiré par les haïkus). Ce cours s’adresse à des adultes. Pas de formation préalable requise ;
14 h 45 – 15 h 45 : @3m.ossature (il s’agit de faire des résonances dans les os afin de les dynamiser et de dynamiser les autres tissus du corps). Il s’adresse aussi à des adultes mais peut s’adapter à des enfants ;
16 h -17 h : La valse comme chemin de vie (la valse se danse à deux, nous sommes toujours le partenaire de quelqu’un). Ce cours s’adresse à des adultes et convient pour des soirées d’entreprise, du team-building.
Pas de cours « Réflexologie pour sportifs et travailleurs manuels » à moins que des personnes se réclamant de l’une de ces catégories ou des deux ne s’annonce. Ce cours est conçu pour des clubs sportifs ou des entreprises.
Pour plus de détails, voir à la fin de cette page.
Voici le plan d’accès :
Plan dessiné par André Oppel
Quelques-uns des costumes et accessoires de la collection de Zully en exposition – ils avaient « habillé » les loges du « Théâtre du Passage » lors de son inauguration.
Les activités proposées sont celles qui figurent sur cette plateforme, voici les liens :
Aujourd’hui, samedi, je rentrais du marché et voilà que j’entends jouer de la musique dans les rues de Neuchâtel. Une musique agréable sous forme de jazz. Le son du saxophone semble me dire qu’on se connaît ; la mélodie me dit qu’il faut que j’aille voir les musiciens.
Je m’approche et oh, surprise ! c’est Gilles Rémy avec ses musiciens ! Je leur dis que j’ai utilisé pour mon dernier spectacle leur interprétation de Roses de Picardie et que j’ai mis leur nom dans le journal qui en a fait l’annonce. M. Rémy plaisante et me dit que j’ai fait leur renommée. En fait, il n’a pas besoin de moi pour cela. Il est connu depuis des années. Un photographe qui était aussi dans l’auditoire lui a dit qu’il le connaissait depuis des années, alors qu’il habitait à Lausanne.
Gilles Rémy a eu l’élégance de jouer la chanson pour moi ; alors, j’ai pris la photo que voici pendant qu’ils l’exécutaient :
Ces dernières années, je me rapproche de ma ville et elle me le rend bien. C’est ainsi que lors de mes passages ou promenades en ville, je rencontre des musiciens dont la musique me dit qu’elle est faite pour moi. Cette fois-ci, c’est un peu différent. J’avais acheté à Rémy un CD il y a deux ou trois ans, selon mes souvenirs, mais c’est l’instrument plus le quelque chose que les musiciens dégagent qui m’ont dit qu’on se connaissait et qu’il fallait que je me rapproche d’eux. D’ailleurs, les gens qui écoutaient, étaient tous sous le charme ; il se dégageait une atmosphère différente de celle qui émane de gens qui s’arrêtent pour passer le temps ou par politesse ; je n’arrive pas à définir ce quelque chose, mais certainement qu’il y avait du plaisir !
Je remets la photo de la danse du spectacle qu’on va reprendre lors de nos spectacles destinés à des invités. Nous l’avons présentée en lumière noire.
Roses de Picardie
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Introduction. Les histoires n’ont pas toujours la même façon de commencer. Celle-ci, est liée à mon ami, André Oppel, graphiste et ancien directeur artistique du Théâtre du Pommier à Neuchâtel, parti au ciel il y a dix ans en laissant des affaires que j’ai gardées en me disant qu’un jour elles iraient au bon endroit.
Mon ami et moi avons toujours vécu au présent. On a rarement évoqué le passé, le sien, le mien. Pas pour éviter quoi que ce soit, simplement, ce n’est pas venu. Il connaissait beaucoup de monde, et parmi eux, Jack. Il le saluait et je le saluais. Le hasard, ce fameux hasard qui n’existe pas, a voulu que j’apprenne une fois que le nom de famille de Jack était « Froidevaux ».
Pendant des années, je me suis dit que si j’avais un site, je pourrais y mettre les travaux laissés par mon ami. J’ai alors scanné bien des dessins et projets, mais il n’y avait pas d’unité. Un de mes amis m’a dit, très élégamment, que cela faisait « souvenir de veuve ». En effet, une pièce par-ci, une autre par-là…
En revisitant les travaux laissés par André, je vois des collages ainsi qu’un catalogue de montres de la fabrique « Froidevaux » et me rappelle que mon ami m’avait dit que le père de Jack avait été entrepreneur. Le temps passe et aujourd’hui, en montrant le catalogue à Jack, il me dit que c’était bien celui de l’entreprise de son père et qu’André y avait travaillé en tant que graphiste. Je l’ignorais et me sens enrichie d’une nouvelle donnée relative à lui. Il me semble qu’il me fait signe. Jack me raconte également l’histoire absolument remarquable de l’entreprise de son père, René Froidevaux.
Monsieur Froidevaux a développé, après la guerre, la petite fabrique qu’il avait achetée en 1942. Il a senti que l’Italie allait remonter économiquement et a créé bien des montres écoulées dans ce pays. À l’époque, les montres étaient vendues sous la marque des commanditaires ou magasins, raison pour laquelle on ne voyait pas son nom. Ces montres faisaient partie du haut du moyen de gamme. Voici quelques marques : Forte (à Naples) – Pryngeps – Cadol (sans « a ») – Escudia – Fontain – Soly (cette marque, monsieur Froidevaux l’avait achetée en 1942 puis a arrêté sa production) – Teseo, etc. ; les derniers cinq noms de marque, c’est Antoine Simonin, celui qui est devenu la référence en bibliographie horlogère et qui a ses propres éditions à Dombresson, qui me les a transmis. Ils figurent dans un livre sous les années 1949-1955. Il me dit aussi qu’il est fait mention des montre à échappement à ancre en 1966, etc. Cadola était la marque vendue en Suisse et c’est André qui en a fait le graphisme ! D’après ce que j’ai compris, monsieur Froidevaux a produit des montres à échappement à ancre entre 1966 et 1973.
Ce que je trouve remarquable :
la Fabrique d’Horlogerie Froidevaux S.A. est la première entreprise suisse à avoir introduit la semaine anglaise dans le cadre du travail, soit elle a libéré les ouvriers de travailler le samedi matin !
Momsieur Froidevaux était un chef d’entreprise, un timonier qui se souciait du bien-être de ses ouvriers tant au sein de l’entreprise qu’en dehors de celle-ci. Il a fondé une caisse de prévoyance qu’il a dotée d’un immeuble locatif d’une valeur de 450.000.- (francs de l’époque) de ses propres deniers ! Les appartements étaient loués en priorité à ses ouvriers ;
autre exemple : lorsque l’entreprise recevait des lettres demandant des retenues de salaire pour cause de dettes, il appelait le travailleur en question, lui exposait la situation, lui demandait s’il était d’accord que lui, monsieur Froidevaux, paie les créances et lui proposait un étalement raisonnable de la dette, lui évitant ainsi toute poursuite et cela sans intérêt ! L’ouvrier continuait à travailler et sa famille était à l’abri ;
monsieur Froidevaux a aussi estimé que ses ouvriers avaient le droit à une cantine et à cet effet a fait aménager des locaux dans une maison qu’il avait fait construire en face de la fabrique ;
à côté de l’entreprise, il a aménagé une piscine qu’il a aussi mise à disposition de son personnel ! Il me fait penser à monsieur Gilbert Facchinetti qui a eu un geste similaire pour des personnes handicapées ;
monsieur Froidevaux s’occupait de ses ouvriers et de leur famille. Le concierge avait un fils handicapé qui après l’école obligatoire aurait dû aller dans un centre spécialisé loin de sa famille et dans un environnement peu enviable. Il a demandé à son chef d’atelier de voir ce que le garçon pourrait faire. Le garçon a mis du temps, mais il est devenu un excellent ouvrier ! A tel point, qu’il a éveillé la jalousie de certains de ses collègues qui estimaient qu’il ne devait pas être payé comme eux !
Cette entreprise a été un modèle social. La fédération horlogère envoyait des membres et des visiteurs afin qu’ils puissent voir comment fonctionnait l’entreprise.
Il se trouve qu’il y a peu de temps, monsieur Schneeberger, le concierge en question, est parti au ciel. Jack est allé à son enterrement. Des gens se sont approchés de Jack et de son frère pour leur dire combien monsieur Schneeberger restait reconnaissant à monsieur Froidevaux pour son attitude et racontait qu’il avait vécu la plus belle période de sa vie sous sa direction. Cela a été repris dans l’homélie. Chapeau !
Puis, vint la crise économique des années 1970, monsieur Froidevaux ne l’avait pas vue venir. L’entreprise a cessé ses activités en 1975 par suite de vilaines manœuvres dans l’entourage proche et de concurrents opportunistes. Dommage. Un complément d’information se trouve dans les derniers paragraphes de l’autre article sur monsieur Froidevaux. Le lien se trouve à la fin de cet article.
Même si M. Froidevaux n’est plus de ce monde, je le félicite et suis émue de savoir qui il a été. C’est le genre d’exemple à suivre !
Le catalogue rescapé de sa longue histoire n’a pas de date, ce doit être fin des années 1950, en voici quelques pages.
La couverture du catalogue par lequel l’histoire est arrivée. À remarquer qu’il est en parfait état. Jack me dit qu’André avait dessiné cette montre. Quelle émotion !
Les aiguilles des montres ont tourné bien des fois depuis le début de cet article. Jack et moi nous sommes mis d’accord pour une rencontre afin qu’il puisse récupérer un exemplaire du catalogue de l’entreprise de son père. C’est un moment émouvant pour moi, c’est un bout de l’histoire neuchâteloise de laquelle je fais partie maintenant. Cela me remplit de joie. J’ai réellement de l’admiration pour monsieur René Froidevaux. Je viens d’apprendre que, lorsqu’il s’est décidé, en 1942, à acheter l’entreprise à son propriétaire d’origine – l’entreprise tenue par un couple qui était en bout de course avait alors six employés et produisait de petites séries – la Commune, appréciant un entrepreneur qui avait le courage de se lancer alors qu’il y avait la guerre et que l’économie nationale avait quelques difficultés, lui a dit qu’il pourrait bénéficier d’un forfait fiscal afin de l’aider à développer son entreprise. C’était méconnaître monsieur Froidevaux, car s’il avait un caractère, disons, plutôt difficile, il avait des qualités humaines indéniables et des principes, il ne voulait rien devoir à personne et a payé ses impôts à 100 % ! En 30 ans, il est passé de 6 à 150 employés et développé mille points de vente en Italie, pays qui, comme il est dit plus haut dans cet article, se développait fort bien après la guerre. Magnifique !
Voici Jack en train de feuilleter « son » catalogue qui a l’air tout neuf – on le sait, le temps n’existe pas et les années 1950 c’était hier !
L’article devient peut-être long, mais, je ne résiste pas à la tentation d’ajouter des dessins faits par André.
Voici une montre Cadola arrivée par la Toile si je puis dire. Un monsieur a acheté une Cadola et m’en a envoyé la photo. Comme on peut le constater, elle est en très bonne forme, a belle allure et on la dirait consoeur de celles de notre époque ! Son possesseur dit qu’il la porte « avec respect et plaisir » quand elle n’est pas en exposition. Je dis souvent que la façon dont nous traitons les objets en dit long sur la personne. Pas besoin de faire de commentaires dans le cas présent ! D’ailleurs, ce monsieur dit qu’il a quelque chose en commun avec monsieur Froidevaux : « Le plaisir au travail et le respect des collaborateurs (qui vous le rendent). De plus, ajoute-t-il, le modèle respire la bonne humeur, la simplicité et la légèreté »
Décembre 2021. Je reçois un cadeau de Noël ! Fabio, un Italien, me dit qu’il est passionné par les montres italiennes – monsieur Froidevaux a beaucoup exporté en Italie – et il m’a envoyé de magnifiques photos des deux Cadola de sa collection en parfait état de marche. Que dire ? Le temps ne s’arrête pas ! Je les reproduis ici :
Janvier 2022. Benoît, un autre passionné de montres me ditque la montre lui a sauté aux yeux quand il l’a vue dans un lot à une brocante. Je me dis que la montre savait qu’elle irait au bon endroit et retrouverait une partie de son passé. C’est Benoît qui a choisi la montre ou la montre qui a choisi Benoît ? En tous les cas ils se sont trouvés !
Je demande au collectionneur combien de montres il possède : entre 300 et 400 me répond-il. « À la maison, j’ai toujours vu des montres et je trouve qu’ils sont un très beau bijou pour les hommes » dit-il. La plus ancienne ? Une Cyma de 1916-1917. C’est là que la magie de la vie intervient. Le jour même j’avais présenté un spectacle de danse à des connaissances récentes, dont l’un est le patron de Tavannes Watch Co. Il se trouve que Cyma faisait partie de la manufacture de Tavannes et que c’est dans cette manufacture que la montre la plus ancienne de Benoît a été faite. Or, j’avais l’intention d’écrire un article sur la maison horlogère de Tavannes, tellement j’ai appris des choses intéressantes lors du verre bu après le spectacle dans mon studio. La vie est en train de me dire que j’ai raison. Suite, au prochain épisode !
Cette fois-ci, le passionné de montres m’a envoyé une série de photos à laquelle je n’ai pu résister. Le fait de voir la montre de cette façon a fait que j’ai eu l’impression de voir et presque d’entendre tous les protagonistes de l’aventure ! Voici donc la même montre dans tous ses états !
Juin 2023. Le temps se sert des montres pour nous faire savoir que le temps passe, nous voici en 2023. Quelques-uns des fils qui tissent ma vie s’unissent et je ne sais plus où mettre les informations. Dans l’autre article dédié à monsieur Froidevaux, je parle de son comptable, Charles Frésard. Il se trouve qu’il est toujours de ce monde mais que sa femme, Gretel, vient d’aller au ciel. C’est le moment que monsieur Frésard a choisi pour sortir les montres qui l’ont accompagné tout au long de son parcours professionnel.
Photos. J’ai été mise devant le fait accompli, pour ainsi dire, et n’avais pas mon appareil photo. Il faut rappeler que monsieur Frésard a été le chef comptable de l’entreprise et ses cellules ont l’ADN du chef ! Il décide. Point. Heureusement pour moi, étant donné que la nièce de madame Frésard était venue avec son fils dire un dernier au revoir, j’ai prié ce dernier, Christopher, de prendre les photos. Les voici :
Montre reçue pour ses bons et loyaux services au moment de son départ de l’entreprise.Ah, oui, l’aiguille des secondes… elle n’est pas à sa place, elle se promène. Bof, vous savez, le temps s’arrange pour marquer son mouvement…
Montre en or. Il était d’usage, du temps du bon temps, d’offrir à ses employés une montre en or après 25 ans de bons et loyaux services (je dois vérifier). La montre est étanche et Incabloc, cela veut dire que son mouvement est protégé contre les chocs.
J’aime cette montre avec ses chiffres si joliment dessinés. Sa rondeur… me sourit, me parle.
Réclame. Les réclames sont faites pour séduire les clients. Ici, il n’y en a pas besoin du tout ; je n’ai qu’à regarder cette montre pour être parfaitement séduite !
Montre ayant appartenu à Margarethe, dite Gretel, Frésard.
La montre de Gretel. Elle lui ressemble. Gretel avait des yeux bleus brillants , ne prenait pas beaucop de place, avait beaucoup de douceur mais était solide, aussi solide que le bracelet de sa montre. Cette dernière est partie rejoindre sa famille en Angleterre, elle reste donc dans la famille et retrouve une nouvelle vie. Je suis contente pour elle. C’est aussi l’une des rares montres de monsieur Froidevaux où il est indiqué que la montre a été faite à Neuchâtel. Je suis touchée.
Le temps… Cette notion si commune et si étrange… Lorsque j’ai donné les documents faits par mon ami André Oppel au Musée d’horlogerie du Château des Monts, Le Locle, j’avais préparé des sortes de fourres avec en première page la reproduction de celle du catalogue. Il m’en restait deux. Le temps, ce temps qui nous accompagne tout le temps, c’est le cas de le dire, m’a dit que le temps était arrivé de les donner. C’est ainsi que la nièce de Gretel est partie avec un exemplaire en Angleterre et Christopher, son fils, avec l’autre au Danemark. Si les documents sont partis, j’ai l’impression que monsieur Froidevaux doit être content et que mon ami me fait signe. Et cela grâce à Gretel. Je le dis souvent, la dimension temporelle est fascinante.
2024 une Cadola à Riau, Sumatra, Indonésie ! Je viens de recevoir, il y a quelques jours, un message électronique m’annonçant qu’un monsieur, Abimanyu Rizky Ilahi , venait d’acquérir une Cadola. Sa surprise est grande de constater qu’elle fonctionne alors que d’autres marques non suisses ont vu leur batterie éclater à l’intérieur. Monsieur Froidevaux doit être très content ! Voici tout de suite l’objet :
Abi m’explique que la Cadola 8011 possède un mouvement A. Schild 1291 ou 1380
L’histoire. L’amour des montres d’Abi lui a été transmis par son grand-père du côté maternel, Prihartono Padmowardoyo. Je trouve toujours intéressant de savoir à qui on doit telle belle chose dans notre vie et le remercier. J’ai l’impression que monsieur Prihartono Padmowardoyo est de passage par ici. Du côté paternel, l’arrière grand-mère de son père avait eu une bijouterie et à cette époque les montres étaient considérées comme des bijoux. En Suisse aussi, les magasins de bijoux vendaient également des montres.
Abi a vu un annonce de vente d’une première 8011 Cadola, mais cela ne s’est pas fait. Puis, il a eu la surprise de voir une autre annonce, encore une 8011 Cadola. Pas de doute, le destin voulait qu’il en ait une ! Les deux sont tout contents.
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