Jardin botanique et « @articulations – jouons avec elles »

Le Jardin me fait l’amitié de me recevoir pour y donner un cours samedi 17 septembre 2022 ; cours ouvert à tout le monde. Il se déroule dans L’Orangerie en cas de pluie.

Annonce du cours dans le journal de la Ville « N+ », 14 septembre 2022.

On voit les mains du directeur, M. Blaise Mulhauser, qui utilise les articulations des doigts de différentes façons pour admirer un plant de Tournesol.

J’adresse mes remerciements tant au Jardin botanique qu’aux journalistes de « N+ ».

Huit personnes sont venues. Qui dit huit personnes, dit huit mondes mais avec des points communs. Ces personnes cherchaient des solutions qui ne soient pas invasives et qu’elles puissent utiliser à leur bon vouloir. C’est quelque chose d’important : je rencontre de plus en plus de personnes qui se disent que les réponses chimiques ou chirurgicales ne sont pas toujours appropriées. Je pense que tout est nécessaire et apprécie les progrès dans tous les domaines, mais il faut savoir doser.

Introduction. Voici ce que j’ai dit comme introduction : « Les articulations du corps nous permettent de bouger, les articulations d’un corps social lui permettent de bien fonctionner. Au fond, entre notre environnement et nous, il y a des articulations : dès que l’on nous dit quelque chose de désagréable, dès qu’il nous arrive une tuile, ce sont des articulations qui ne fonctionnent pas. Cela entraîne des tensions et elles ont un effet sur nos propres tissus et donc sur nos articulations. Le contraire est aussi valable : une bonne nouvelle, une réussite fait que nous avons plus d’espace et notre corps est tout content. C’est cette dernière version que nous devrions avoir à l’esprit lorsqu’il nous arrive quelque chose et notre corps s’en portera mieux ». Cela a l’air de rien, mais c’est le meilleur des traitements ! Ce n’est pas le physicien Garnier Malet qui me contredira.

Contenu du cours. Je m’étais préparée à donner un cours sur les articulations et me suis trouvée à donner des conseils en réflexologie, pour la vue et la respiration en plus d’astuces pour travailler les articulations.

Autres éléments traités : la différence entre les mouvements actifs et les mouvements passifs. Certaines personnes n’en étaient pas conscientes. Il y a encore les mouvements répétitifs ; il s’agit de les inventer à chaque fois qu’on le peut. Le côté ludique vient ensuite. Dans tout apprentissage il y a des règles et ensuite on peut faire des vers, des chansons ; il en va de même avec les articulations.

J’adresse mes remerciements les plus vifs à M. Blaise Mulhauser, directeur du Jardin botanique, de m’avoir ouvert les portes du Jardin pour ce cours et pour le précédent (@3m.ossature) dont je reprends ici les mots de la fin « sans son ouverture d’esprit et son accueil chaleureux, je n’aurais pas pu transmettre des choses qui peuvent apporter une connaissance de soi et un savoir utile aux personnes qui m’ont fait confiance pendant le cours ; je considère cela comme un privilège. Je le dis souvent, nous ne sommes rien sans les autres ».

L’autre cours donné au Jardin botanique : @3m.ossature

Autres articles :

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@Articulations – jouons avec elles. Travail avec un autre groupe.2

Je continue à m’émerveiller des ressentis des uns et des autres.

Le tout premier exercice. Il est devenu une routine, mais c’est là que la chose devient intéressante, car on peut varier l’exercice, on peut faire bouger le corps de différents endroits et s’il est sûr que tout le corps est entraîné, la façon de le vivre dépend des uns et des autres :

  • Cela me fait comme des chatouilles partout ;
  • Cela me réchauffe ;
  • Je me sens bloquée ;
  • J’ai de la chaleur ;
  • Je me rends compte combien (je ne me rappelle plus du mot, mais il a voulu dire que certaines parties de son corps semblaient être un bloc et donc ne pas suivre le mouvement) ;

On prend la position debout et on cherche ce qu’on peut bouger selon les circonstances. L’une des participantes, qui prend part à une conversation le fait tout en bougeant le bassin. C’est magnifique. De plus, ce mouvement a le don d’apaiser l’interlocuteur. Il est surprenant de voir combien de parties du corps on peut bouger tout en restant dans une même position.

On s’assied et on fait du travail avec diverses articulations :

  • c’est vraiment agréable ;
  • maintenant que j’arrive à faire le mouvement, je ne vais pas passer à une autre variante, j’ai eu assez de peine avec celle-ci ;

On a parlé du mouvement, de la façon dont nous pensons qu’il est et de la réalité. En effet, il y a des mouvements que nous croyons faire d’une façon et le corps les fait autrement. On croit que le bras va derrière, or il est sur le côté ; on croit que les genoux sont pliés, or ils sont tendus, on croit lever uniquement les yeux et la tête part avec. Dans le domaine de la danse, un danseur a toujours besoin d’un maître de ballet. Pourquoi ? Justement, parce qu’on croit être bien placé, à un certain point or il vaudrait mieux se mettre un peu plus à droite, ou à gauche, avancer ou reculer, on croit qu’on a bien placé la tête, or, on pourrait la relever un peu, la pencher différemment, etc. C’est l’avantage d’un tel métier : les remarques ne sont pas prises comme des critiques. Alors, que souvent, dans la vie, lorsqu’on fait une remarque à quelqu’un… Je ne vous fais pas un dessin. Alors, quand on a affaire à quelqu’un qui est un peu « raide », il vaut mieux se dire que la personne doit avoir bien des choses à résoudre pour être ainsi et éviter de se mettre au diapason avec elle. Cela nous évitera de nous charger de tensions.

On a aussi parlé des méridiens. Certains commencent ou aboutissent aux doigts et d’autres aux orteils. Nous nous sommes concentrés sur le méridien IG, intestin grêle. Son rôle est des plus intéressants car il accueille la nourriture solide et liquide, fait un tri, renvoie ce qui est utile dans le corps, via la rate, et divise en liquide ou solide ce qui doit être éliminé via le gros intestin et la vessie. Nous, dans la vie, nous trions aussi ce qui nous arrive, ce qui nous nourrit et ce dont on n’a pas besoin. Nous ne sommes pas conscients du phéhomène, mais le corps le sait. Nous vivons avec plein de symboles dans le corps.

Trajet du méridien IG :

C’est la meilleure représentation que j’ai trouvée. Je n’arrive pas à trouver la source pour le moment.

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@Articulations – jouons avec elles. Travail avec un autre groupe.1

Je le dis dans le descriptif de chacun de mes cours, ce sont les participants qui enrichissent le cours avec leurs remarques, leurs affinités, leur monde.

Notre ossature. Il est clair que nous sollicitons tout le temps notre corps et que tout s’y inscrit, même lorsqu’on n’en a pas conscience. Une bonne nouvelle nous est donnée ? Voilà que nous nous sentons légers, une « mauvaise » nouvelle arrive ? On se ferme, on se crispe, on dit des mots ou on les pense. Tout cela s’inscrit dans le corps. Alors, l’idée de faire des mouvements à partir de tel os, ou de penser que nous ne sommes que les os, permet de vivre avec le corps d’une façon différente.

Un participant et une participante. Le participant est arrivé au cours en disant qu’il avait été à un concert de rock qui avait duré trois heures, qu’il avait été debout tout le temps et qu’il s’était appuyé sur les os. Cela l’avait aidé. De plus, il avait aussi dansé et donc le mouvament avait été là. Une participante a de la peine à penser à ses os. Je propose de faire l’exercice avec tout le monde : on se pose bien sur les pieds et on imagine que ce sont les os qui sont debout. On ferme les yeux pour cela. Au bout d’un moment, je demande ce que les uns et les autres ressentent. Le participant en question dit qu’il sent comme des choses lourdes aux extrémités. La participante d’avant n’arrive pas à comprendre. Le monsieur lui dit que c’est comme s’il était un sac et que le contenu était en bas, ses mollets, par exemple, pendent aux chaussettes. Tout le monde a ri, mais finalement, la participante a mieux compris. Elle a aussi compris qu’il ne s’agissait pas d’une construction, mais d’aller dans son corps et de le laisser faire.

Les sensations des uns et des autres. Elles sont différentes, forcément. Les images des uns peuvent cependant aider, comme dans le cas précédent, à mieux saisir ce qui se passe dans le corps. Et quand on ne sent rien, cela n’a pas une réelle importance, quelque chose se passe de toutes façons et le temps dira quand on pourra le percevoir, mais quelque chose se passe, même quand on ne le sent pas.

Mouvement actif et mouvement passif. Là aussi c’est intéressant. Ce n’est pas parce qu’une articulation fait mal qu’on va la laisser inactive. On peut la travailler de façon passive et une fois qu’on en a compris le principe, on peut l’adapter à bien des situations.

Pourquoi travailler une articulation ? Toutes les articulations ont de la synovie, ce liquide qui évite le frottement entre les os. En bougeant l’articulation dans divers sens, on permet au liquide de se répandre partout. Tout comme une machine, nous articulations ont besoin « d’huile ». Ce mouvement permet également de décontracter les tissus, il les détendre.

Illustration pour le travail de l’articulation de l’épaule droite :

On appuie le menton sur la main gauche, le bras est forcément plié ; le bras droit repose sur une table, par exemple. On fait des cercles avec le bras gauche à partir de l’avant-bras, du coude, de l’épaule, on varie ; on varie aussi le mouvement et cela devient un jeu ; l’épaule droite est entraînée dans le mouvement, elle est passive et elle est baignée par la synovie.

Les genoux. L’une des participantes a les genoux qui « font de la musique » losqu’on fait un exercice général pour les articulations. Lorsque nous sommes passés en position assise et que l’on a fait bouger cette articulation de façon passive, elle a dit qu’elle éprouvait une senstion « très agréable ». Les autres participants ont partagé son avis. De plus, les genoux de la participante sont passés en mode « silencieux » pendant le mouvement.

En résumé, cela fait du bien de se faire du bien !

Des nouvelles au sujet des genoux musiciens : après dix semaines, sinon dejà après la 9e, les genoux de la participante ont cessé de se faire entendre ! Il faut dire que la personne en question aime faire ces mouvements. On le sait, la façon dont on fait une chose a une résonance en nous. Je suis contente pour cette personne et remercie l’ostéopathe qui m’a transmis cet exercice. Je fais souvent cette expérience : un mot, un conseil d’une personne se répercute à travers les autres comme les branches d’un arbre ou comme un flux d’énergie. Je trouve cela magnifique !

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@articulations – jouons avec elles. Mêmes participantes.

C’est la fin des vacances d’automne et le retour… en classe !

Je demande si quelqu’un a pensé à ses articulations pendant les vacances et réponses :

  • Oui, tous les jours ;
  • Nous sommes allées en Bretagne et on a fait les exercices pendant qu’on faisait la queue !
  • J’aime faire des longues marches et maintenant, lorsque je marche, je pense à mes orteils et ils ne se croisent plus ! (la personne en question a un orteil qui monte sur les autres, mais lorsqu’elle fait des jeux ave ses orteils, ils regagnent leur place. Ce qui est intéressant c’est qu’en leur accordant de l’attention, ils gardent naturellement leur place).
    • Je suis sidérée… Je n’ai pas pensé que cela irait si loin. C’est le miracle de la conscience qu’on met aux choses que l’on fait.

Je reviens sur le sujet : penser aux articulations, les visualiser et, et, et les remercier pour leur travail ! L’une des participantes dit que lorsqu’elle les travaille, c’est comme si elle les huilait, elle a besoin de les huiler. C’est joliment dit, en effet, on les baigne de synovie et cela empêche les os de se frotter.

Aspasie, la seule femme dont l’histoire grecque ancienne a gardé son nom. Que vient-elle faire ici ? Je n’en sais plus trop bien comment j’en suis venue à parler du livre de Franck Senninger que je révise, Je m’appelle Aspasie, mais le fait est que je parlais du rôle que les femmes avaient eu du temps de la Grèce ancienne : elles avaient bien un prénom, mais on les présentait comme « la fille de » ou « la femme de ». Une participante d’origine italienne dit alors que cela n’a pas changé en Suisse car elle avait été drôlement secouée à son arrivée en Suisse en voyant que Mme unetelle s’appelait, Madame Jean Bovet (nom imaginaire). C’est vrai, maintenant que j’y pense. La dame chez laquelle j’étais en pension à mon arrivée en Suisse recevait son courrier avec le prénom et le nom de son mari, Mme Henri de Meuron. J’avais trouvé cela comique parce qu’elle n’avait pas du tout la tête d’un Henri !

Le cours sur les articulations et comment porter une branche pour mes canaris depuis le bord du lac. J’allais me baigner au bord du lac et ai vu des jardiniers couper des branches. Ah, voilà qui pourrait faire le bonheur de mes canaris dans leur volière ! me dis-je. Un très beau jardinier, Thomas de son prénom, m’en prépare une. elle mesure bien deux mètres et je suis près de Serrières. Bon, je la prends, la cale sur mon épaule et me mets en route. Puis, la pensée, cette pensée qui atterrit sur notre cerveau (je vais m’inventer un verbe pour cela) quand on ne s’y attend pas, me dit que je peux faire un exemple de ce port pour mon cours ! Alors, voilà :

  • la branche est calée sur un creux de mon épaule droite ;
  • j’en porte le bout en la tenant avec la main droite ;
  • puis, la pensée me dit de la porter avec deux doigts ;
  • ensuite qu’il faut que je change de doigts ;
  • puis, c’est sur le pouce que la branche repose ;
  • puis, je rechange encore ;
  • puis, je la déplace un peu sur l’épaule.
    • Résultat : j’ai parcuuru les 4 ou 5 km sans sentir de fatigue et en sollicitant et renforçant diverses parties de la main et du bras. J’ai encore pu monter les cinq étages de mon immeuble et installer la branche dans la maison des oiseaux qui se sont empressés d’y aller dessur ! Sur la photo, il n’a y « personne », mais dès que l’occasion se présentera, j’en ferai une.
La branche de jinko est arrivée sans perdre une feuille sur le chemin !
En voici quatre qui se servent de leur bec pour soulever tout ce qui cache les grains de maïs qu’ils aiment plus que tout !
En voici trois sur les dix de ma volière.

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@articulations – jouons avec elles. Autres participantes

Je suis toujours fascinée par les différents ressentis et par les réflexions qui parfois m’amènent à formules des choses de façon différente !

En danse classique il n’y a qu’une seule façon de faire un pas correctement. En mathématique, une équation au carré donne deux résultats, au cube trois, eh bien ! avec le jeu des articulations, les résultats sont tels qu’on peut avoir autant de résultats que de participants et ils sont tous corrects.

Nous sommes tous différents et nos ressentis sont tous différents. Oui, c’est à peine croyable combien on comprend, en écoutant des personnes parler du résultat d’un même exercice, que nous ressentons les effets de façon différente. C’est quelque chose de fabuleux de se dire que ce que je ressens est différent de ce que ressent la personne à côté de moi mais que c’est tout aussi valable ! C’est une richesse pour moi.

Faire des exercices pendant qu’on attend assis quelque part. Pour cela, nous avons une palette d’exercices. Cette fois-ci, je pensais aux genoux et me disais que certaines personnes hésitent à faire celui que je donne au cours parce qu’il est quelque peu visible. Alors, comment faire ? Je me trouve à Paris, aux Champs-Élysées et me dis que mes genoux auraient bien besoin d’un bain synovial. Tout à coup, une idée me vient et je trouve comment faire sans qu’on le remarque. De toutes façons, les gens sont toujours occupés à quelque chose plutôt qu’à nous regarder ; tout de même, c’est une réussite. Je n’y aurais jamais pensé sans la réserve de certaines participantes. C’est cela qui est fascinant. Le fait de pouvoir entrer en communication avec quelqu’un est l’équivalent d’avoir ouvert une porte. Je ne peux que remercier les participants à mes cours. L’exercice trouvé est un peu compliqué à expliquer : on s’assied, on croise les pieds – genoux à 45° et le pied de derrière donne l’impulsion à la jambe de devant pour qu’elle fasse des rotations passives et le tour est joué !

Les portes des uns et des autres. Entrer en communication avec l’autre est comme ouvrir une porte. J’ai déjà dit que nous étions tous différents et, par conséquent, nous avons tous des portes différentes. En voici quelques unes :

À chacun d’interpréter les portes, mais une constante : elles s’ouvrent toutes, quand elles ne sont pas ouvertes en permanence, comme la no 3 qui en fait pense qu’il n’y a pas besoin d’avoir une porte… C’est vrai qu’il y en a qui restent fermées. Que faire ? Chacun a sa réponse.

Notre rapport au corps. Je disais lors d’une séance que parfois, des gens que je ne vois que de sept en quarante me disent qu’ils pensent souvent à moi. Je reste alors interloquée car je n’ai pas consciemment reçu de signe… Je dis que c’est comme nous avec le corps, on n’y pense pas et qu’il faudrait lui envoyer de temps en temps un mot, une attention, une sorte de SMS car on n’a tendance à y penser à lui que lorsque quelque chose ne va pas. C’est l’un des buts de ce cours : vivre avec le corps tous les jours.

L’humour de l’une de mes participantes. Lorsque je parle du sujet évoqué, la participante en question me dit qu’elle n’est pas sûre que j’aie pensé à elle et à ses collègues à Paris parce que je n’ai rien dit ni écrit ! On a bien rigolé. J’espère que tout le monde sera content et convaincu en lisant cet article !

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@articulations – jouons avec elles. Travail avec les participants.3

Le constat, une fois de plus, est le même : nous sommes tous différents et le cours prend une autre allure !

Nous sommes arrivés au terme de l’exercice et nous avons pu le faire le dernier cours dehors. Nous sommes allés à la collégiale de Neuchâtel. Le chemin pour y aller est fait de pavés et chaque pas a été l’occasion d’épouser leur forme.

Nous avons fait des exercices sur les bancs et sur le bord du mur. Nous avons marché en tenant compte de diverses positions et avons imaginé faire la queue devant un arbre que nous avons dénommé « Arbre du Paradis », mais qui aurait fort bien pu être la porte d’entrée d’un magasin, d’une vente de billets, etc. Chaque instant de notre vie peut être prétexte à travailler notre corps.Tout cela prend du temps et on arrive à la fin du cours.

On entend une magnifique voix qui chante ; on se dit que c’est à l’intérieur de l’église et on décide d’y entrer. Ce sera l’occasion de voir les restaurations qui sont en train d’être faites. En fait, la voix ne vient pas de l’intérieur de la collégiale, mais du cloître. On s’approche et on est sous le charme de la magnifique voix.

La chanteuse finit sa répétion et je la félicite. Le groupe qui l’entoure est ravi de nous avoir eu pour auditeurs et une personne qui doit être l’organisatrice de la manifestation nous remercie avec un très très grand sourire et précise que ce sera un événement privé. Mince ! me dis-je, j’y serais bien allée…

Les observations sont multiples lors des divers exercices. J’en retiens celles-ci :

  • il se trouve que je n’avais pas reconnu la personne qui nous a remerciés ; en fait, je la connais plutôt comme une personne réservée, mais là, son sourire était partout dans son corps. Et sa joie a agrandi la nôtre. C’est comme le phénomène de l’amour quand il est réciproque, mais celui de l’amitié, du plaisir partagé aussi. Il y a plein d’exemples ;
  • nous avons été charmés par la voix si belle. Ce sont nos oreilles qui ont capté l’information, pour ainsi dire, mais lorsque nous étions dans l’église, la voix entrait partout dans notre corps, car la structure de l’église est particulière ;
  • ce qu’il faut retenir de ces deux observations, c’est que notre corps est vivant et qu’il réagit tout le temps, tout le temps, tout le temps. Par conséquent, notre corps est la résultante de notre façon de vivre.

Les poissons dans un bocal. Que viennent faire les poissons ici ? La structure circulaire a la particularité de renvoyer les sons. Les poissons dans un bocal sont en permanence en train de recevoir des échos car les sons leur reviennent tout le temps ; cela les rend fous. On voit parfois des poissons faire des sauts dans un bocal et par ignorance les gens trouvent cela joli. Alors, soyez attentifs au sort des poissons. Voici le conte de Poisson Rouge.

En faisant l’exercice du pèlerin, nous avons fait particulièrement travailler les articulations des chevilles, des hanches. Pour cela nous avons utilisé des marches qui mènent à la collégiale. Dans d’autres exercices, toutes les articulations ont travaillé de façon consciente et active ou consciente et passive. L’image que j’ai eue est celle d’une série de cascades, de fontaines de synovie qui irriguent les articulations. La traduction dans un dessin est compliquée, j’ai dû me limiter à celle-ci.

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@articulations – jouons avec elles. Travail avec les participants.2

No 1 c’est nous avant l’exercice dont traite cet article et No 2 c’est notre corps pendant l’exercice.

La synovie. On le sait, chaque articulation doit être lubrifiée. Ce qui la lubrifie, c’est la synovie et la synovie se produit lorsqu’il y a mouvement. La synovie permet à une articulation de bouger dans toute son amplitude. Elle empêche donc les frottements. On peut avoir une articulation en fort mauvais état et cependant n’avoir aucune douleur ; l’inverse est également valable, on peut avoir une petite déformation dans une articulation et avoir de grandes douleurs. Le mouvement a sa raison d’être et en fait, tout dans notre univers bouge : tant l’infiniment petit que l’infiniment grand.

Notre univers bouge aussi. Je viens de revoir avec un ami passionné de physique le mouvement de la Terre, du Soleil, de notre Galaxie et des autres galaxies. Cela me fascine. Voici le lien avec l’article.

Ici on voit la Terre tourner autour du Soleil, la Lune – dans le cas présent est en éclipse et c’est pour cela qu’on ne la voit pas. Mais, il faut ajouter mentalement toutes les autres planètes et leurs lunes tourner autour du Soleil. Ensuite, il faut imaginer le Soleil tourner autout du centre de notre Galaxie et toutes les autres galaxies tourner aussi. C’est un mouvement infini, une danse extraordinaire.

Dans la session présente, nous traitons de divers sujets et voilà qu’on arrive à faire des cercles avec le corps. En principe, on fait bouger le corps à partir d’une ou deux articulations, mais cette fois-ci, j’ai senti que l’on pouvait aller plus loin et les notions revues avec Knut, le passionné de physique, se sont faites présentes, sont remontées à la surface et ont dit qu’elles avaient une utilité. Alors, on a imaginé que toutes les articulations faisaient un cercle, dessinaient une orbite. Quand je dis toutes, c’est vraiment toutes : dans les chevilles, les genoux, les hanches, entre chaque vertèbre. C’était un vrai univers. Pour la petite histoire, nous avons 360 articulations.

Le nombre de cercles dans notre exercice et les fils dans le qi gong. J’ai fait du qi gong pendant des années et j’ai eu du fil à retordre – expression fort bien venue – avec les fils qui sortaient du dan tian ou centre sous le nombril et qui étaient liés à différents points du corps. Dans la danse classique, on a un univers plus clair, limpide. Tous ces fils brouillaient ma vue… Or, il se trouve que du travail s’est fait et que cette fois-ci, je pouvais voir tous les cercles et tous les fils selon les mouvements de mon corps. Nous sommes tous différents et je n’ai jamais entendu un participant au cours dire que l’histoire des fils leur posait un problème, mais voilà, chez moi maintenant, je peux les suivre même lorsque je suis en train d’écrire cet article. Ils sont harmonieux et pas un ne s’emmêle !

Fin de l’exercice. Il faut dire qu’auparavant, nous avions fait de la réflexologie un long moment. Alors, avec ces cercles en plus, le corps avait besoin de se reposer. C’est ce que nous avons fait. Cela a aussi été le moment d’aller remercier les cellules qui nous composent. Elles travaillent tout le temps. Cela a aussi amené un beau moment de tranquillité mais où l’on sentait tout le corps « vivant », comme dit Anne, l’une des participantes au cours.

Mon cours. Oui, nous avons tous un corps, mais on l’utilise sans y penser la plupart du temps. C’est comme tout notre environnement, notre mère, nos profs, nos affaires. Si on en a besoin et que cela « fonctionne », on « prend », mais si nous avons mal à une dent, à un coude, on se rend compte que tout dans notre corps est important. Aussi, prendre des moments pour le ressentir et le remercier me semblent importants. Le remerciement fait tant de bien !

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@articulations – jouons avec elles. Apport des participants.2021

Une fois de plus, je ne peux que constater que ce sont les participants qui nourrissent mon cours ! Chacun a son monde et les mondes qui se croisent et se comprennent s’enrichissent.

Encore le confinement. On est encore dans cette drôle de période bien que certaines activités sportives et artistiques aient repris. Il faut quand même respecter un certain nombre de consignes.

Peu d’inscriptions. Je le constate dans divers domaines : bien que les gens se plaignent de ne pouvoir faire ce qui leur plaît, une fois les portes ouvertes par-ci, par-là, il n’y a pas foule. Cela ne fait rien, on va de l’avant.

Une seule participante à mon cours. Est-ce que vous l’annulez ? Me demande-t-on. Non, réponds-je. Si une personne trouve mon cours intéressant, je ne vais pas la décevoir. Je me mets à sa place et je me dis que lorsque cela m’est arrivé de voir supprimé un cours qui aurait pu m’apporter quelque chose, je me suis dit que quelque chose n’allait pas. Bref, ma participante arrive et me demande si cela ne me gêne pas de n’avoir qu’une personne. Je lui explique mon point de vue et on fait le cours.

La fois suivante. Après le premier cours, ma participante en parle à deux de ses proches connaissances et on se retrouve à trois. C’est magnifique !

Extraordinaire. L’une des nouvelles participantes a connu une partie de « mon monde », celle liée au Centre culturel neuchâtelois, à feu mon ami André Oppel et à tous ceux qui travaillaient avec lui dont Jacques de Montmollin, Ernest Grize et Mado Grize ainsi qu’à tous ceux qui gravitaient autour d’eux ; Freddy, Freddy Landry, est inclus dans la liste ! Je n’en reviens pas. Lorsque j’apprends cela, je me dis que tous ces personnages sont là, leur nom flotte dans l’espace, les meubles et divers aménagements de mon studio liés à eux reprennent vie différemment. Là, les temps sont mélangés pour n’en faire qu’un.

Le temps, ma façon de le vivre. Il est à la mode de dire qu’il faut vivre le temps présent. Mais qu’est-ce que le temps ? Je m’aperçois que bien des choses de mon temps présent sont liées à des temps passés qui me semblent si présents… J’en reviens au physicien Garnier Malet qui dit que le présent, le passé et le futur existent en même temps mais dans des dimensions différentes. Peu importe que l’on comprenne ces mots, il y a des moments où j’ai réellement le sentiment que tout est lié.

Le cours continue. Il se passe des choses très intéressantes. On le sait, nous sommes tous différents et avons des façons différentes de vivre et de ressentir les choses. En danse classique, s’il y a différentes écoles, il n’y a qu’une seule façon de faire correctement tel ou tel exercice. Dans le cours sur les articulations, c’est tout autrement : les ressentis sont très différents d’une personne à l’autre.

Un exemple parmi tant d’autres : une exercice passif pour les genoux. Une personne comprend qu’effectivement les muscles ne dirigent pas le mouvement, une autre encore sent que des tensions disparaissent aux genoux et une autre encore sent ses chevilles allégées. Et les trois ont raison ! C’est cela qui est passionnant.

La semaine passée. L’une des participantes me remercie très profondément parce que les exercices destinés à détendre les mâchoires et à faire travailler les gencives tout en ayant une action sur les dents a été une sorte de révélation. Je lui dis que si c’est moi qui lui ai permis de découvrir quelque chose, je l’ai appris de quelqu’un d’autre et que mon cours n’aurait pas été possible sans tant de liens entre des gens et des institutions, que cela forme comme un arbre. Ce qui est intéressant, c’est que je passe par une période où les événements se lient les uns aux autres et la présence de la participante, ainsi que ses mots, en sont une autre preuve. Je lui dis que j’ai écrit un article sur cette plateforme au sujet des remerciements, que cela rejoint ce qu’elle me dit. Voici comment je peux représenter les liens qui se tissent cette fois-ci :

Je précise que Catherine est venue grâce à Anne. Donc, les remerciements qu’elle me donne, incluent aussi Anne. Pour aller plus loin, mon cours n’aurait pas eu lieu sans l’existence du service des Sports. Je n’aurais jamais proposé de cours audit service si M. Thomas Facchinetti ne me l’avait fait connaître. Je n’aurais jamais parlé avec M. Facchinetti si le directeur, à l’époque, du Théâtre du Pommier, ne m’avait pas mise sur une voie qui m’a permis de me diversifier.
Alors voilà, on croit remercier quelqu’un et en fait les remerciements s’étendent ailleurs. Ce qui est beau c’est que – dans cet exemple – Mado n’a jamais pensé que son amour pour Ernest allait permettre à Catherine de faire une découverte ! Elle n’a jamais pensé que j’allais rencontrer André. Ernest n’a jamais pensé que je prendrais un soin infini de la salle qu’il avait remodelée.

Moralité. C’est comme dans les contes, il faut toujours faire bien ce qu’on a à faire, parce que c’est toujours utile pour quelqu’un.

Le CCN. Je cherchais dans mes affaires une carte de membre du ciné-club de l’époque et suis tombée sur la pochette d’allumettes que je garde depuis très longtemps. Vous remarquerez que la pochette est intacte. Je suppose que je l’ai prise parce que je la trouvais belle. C’est touchant de revoir cet objet qui mentionne la danse. Le sigle du CCN était si représentatif… Et que dire du numéro de téléphone, toujours en activité… Je le dis, le temps est « un ».

Je vois sur la Toile que l’entreprise qui fabriquait ces allumettes est toujours en activité. Je vais téléphoner.

Mado est ravie de tout cela. Elle attend que j’écrive un article sur le CCN et diverses faits de l’époque où elle, son mari et mon ami y travaillaient. C’est en cours !

D’autres fils. Je n’aurais pas écrit l’article si Anne n’avait amené Catherine. Et mes participants n’auraient pas fait la découverte de l’exercice sus mentionné si mon dentiste, Răzvan Duinea, ne me l’avait pas montré. Je le dis à Catherine qui me demande où se trouve le dentiste. Je réponds : à Bucarest, en Roumanie. Ah… répond Catherine un peu désarçonnée en pensant à la distance… Alors, ces fils du remerciement sont en quelque sorte les fils de la vie. Je remercie Anne, le Dr Duinea, un homme d’une finesse et d’une délicatesse remarquables, ainsi que tous les autres qui ont traversé ma vie d’une façon ou d’une autre parce qu’ils participent de ma construction.

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@articulations – jouons avec elles. Témoignages en période de confinement.

Après avoir commencé les cours dans mon studio, nous sommes passés en mode WhatsApp et avons fini à l’extérieur. À un moment donné, on a éprouvé le besoin de se revoir, mais n’ayant plus la permission de nous retrouver en petit comité, même pas à deux… nous avons opté pour la formule qui restait à disposition : à l’air libre avec port de masque.

L’exercice en son ensemble a été porteur d’expériences intéressantes. Comme je le dis souvent, les participants aux cours sont tous différents, apportant chacun des éléments distincts. C’est pour moi une source de richesses et me permet de trouver toute sorte de solutions. Ces solutions sont liées au métier de la personne, à son parcours de vie, aux habitudes, etc.

Témoignages. J’aime recevoir du courrier, et le moins que l’on puisse dire c’est que le courrier postal a quasiment disparu. Aussi, ai-je eu l’idée de donner à ces témoignages la forme d’un courrier. La formule m’a plu et je l’adapte au cours « @3m.ossature« .

L’arrivée d’un courrier et son ouverture suscitent toujours une émotion !

Un autre courrier, plus personnel, a suivi :

Le plus important pour moi est que chaque participant comprenne qu’il est acteur de sa vie, qu’il peut agir et que la pensée joue un rôle essentiel ; quand cela arrive, j’éprouve une très grande joie. J’ai reçu, au cours de ma vie, bien des choses qui m’aident et à mon tour, j’essaie de faire de même.

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@articulations – jouons avec elles et avec les méridiens

Nous en sommes venus à parler des méridiens

Je ne cesse de le dire, tous les cours sont différents et les intérêts des uns ne sont pas ceux des autres. Ce qui est certain c’est que lorsque nous bougons une partie de notre corps, cela implique des articulations, des os, des fascias, des ligaments, des tendons, des muscles, de la peau, des veines, un circuit lymphatique, des cellules, des atomes, des forces et tout cela est lié à la façon dont nous vivons et laissons vivre les choses en nous.

J’ai demandé à Roger Peeters, l’un des deux personnages liés à mon école, l’autre étant Knut Vibé, de faire des photos de mes mains avec une mise en scène – comme il se doit – l’art n’est jamais loin de mes préoccupations. Voici les méridiens qui aboutissent au bout des mains dans le montage fait par moi :

Ces méridiens se trouvent à l’intérieur de la main et du bras.

Et voici les méridiens qui prennent leur naissance au bout des mains :

Ces méridiens se trouvent à l’extérieur de la main et du bras.

Il n’y a pas besoin d’ajouter grand-chose : la force, la tension que nous mettons dans nos mains active ou entrave la circulation de l’énergie, de nos flux. La vie est mouvement, mais mouvement conscient. On retombe sur la pensée.

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