@articulations – jouons avec elles. Travail avec les participants.3

Le constat, une fois de plus, est le même : nous sommes tous différents et le cours prend une autre allure !

Nous sommes arrivés au terme de l’exercice et nous avons pu le faire le dernier cours dehors. Nous sommes allés à la collégiale de Neuchâtel. Le chemin pour y aller est fait de pavés et chaque pas a été l’occasion d’épouser leur forme.

Nous avons fait des exercices sur les bancs et sur le bord du mur. Nous avons marché en tenant compte de diverses positions et avons imaginé faire la queue devant un arbre que nous avons dénommé « Arbre du Paradis », mais qui aurait fort bien pu être la porte d’entrée d’un magasin, d’une vente de billets, etc. Chaque instant de notre vie peut être prétexte à travailler notre corps.Tout cela prend du temps et on arrive à la fin du cours.

On entend une magnifique voix qui chante ; on se dit que c’est à l’intérieur de l’église et on décide d’y entrer. Ce sera l’occasion de voir les restaurations qui sont en train d’être faites. En fait, la voix ne vient pas de l’intérieur de la collégiale, mais du cloître. On s’approche et on est sous le charme de la magnifique voix.

La chanteuse finit sa répétion et je la félicite. Le groupe qui l’entoure est ravi de nous avoir eu pour auditeurs et une personne qui doit être l’organisatrice de la manifestation nous remercie avec un très très grand sourire et précise que ce sera un événement privé. Mince ! me dis-je, j’y serais bien allée…

Les observations sont multiples lors des divers exercices. J’en retiens celles-ci :

  • il se trouve que je n’avais pas reconnu la personne qui nous a remerciés ; en fait, je la connais plutôt comme une personne réservée, mais là, son sourire était partout dans son corps. Et sa joie a agrandi la nôtre. C’est comme le phénomène de l’amour quand il est réciproque, mais celui de l’amitié, du plaisir partagé aussi. Il y a plein d’exemples ;
  • nous avons été charmés par la voix si belle. Ce sont nos oreilles qui ont capté l’information, pour ainsi dire, mais lorsque nous étions dans l’église, la voix entrait partout dans notre corps, car la structure de l’église est particulière ;
  • ce qu’il faut retenir de ces deux observations, c’est que notre corps est vivant et qu’il réagit tout le temps, tout le temps, tout le temps. Par conséquent, notre corps est la résultante de notre façon de vivre.

Les poissons dans un bocal. Que viennent faire les poissons ici ? La structure circulaire a la particularité de renvoyer les sons. Les poissons dans un bocal sont en permanence en train de recevoir des échos car les sons leur reviennent tout le temps ; cela les rend fous. On voit parfois des poissons faire des sauts dans un bocal et par ignorance les gens trouvent cela joli. Alors, soyez attentifs au sort des poissons. Voici le conte de Poisson Rouge.

En faisant l’exercice du pèlerin, nous avons fait particulièrement travailler les articulations des chevilles, des hanches. Pour cela nous avons utilisé des marches qui mènent à la collégiale. Dans d’autres exercices, toutes les articulations ont travaillé de façon consciente et active ou consciente et passive. L’image que j’ai eue est celle d’une série de cascades, de fontaines de synovie qui irriguent les articulations. La traduction dans un dessin est compliquée, j’ai dû me limiter à celle-ci.

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@articulations – jouons avec elles. Travail avec les participants.2

No 1 c’est nous avant l’exercice dont traite cet article et No 2 c’est notre corps pendant l’exercice.

La synovie. On le sait, chaque articulation doit être lubrifiée. Ce qui la lubrifie, c’est la synovie et la synovie se produit lorsqu’il y a mouvement. La synovie permet à une articulation de bouger dans toute son amplitude. Elle empêche donc les frottements. On peut avoir une articulation en fort mauvais état et cependant n’avoir aucune douleur ; l’inverse est également valable, on peut avoir une petite déformation dans une articulation et avoir de grandes douleurs. Le mouvement a sa raison d’être et en fait, tout dans notre univers bouge : tant l’infiniment petit que l’infiniment grand.

Notre univers bouge aussi. Je viens de revoir avec un ami passionné de physique le mouvement de la Terre, du Soleil, de notre Galaxie et des autres galaxies. Cela me fascine. Voici le lien avec l’article.

Ici on voit la Terre tourner autour du Soleil, la Lune – dans le cas présent est en éclipse et c’est pour cela qu’on ne la voit pas. Mais, il faut ajouter mentalement toutes les autres planètes et leurs lunes tourner autour du Soleil. Ensuite, il faut imaginer le Soleil tourner autout du centre de notre Galaxie et toutes les autres galaxies tourner aussi. C’est un mouvement infini, une danse extraordinaire.

Dans la session présente, nous traitons de divers sujets et voilà qu’on arrive à faire des cercles avec le corps. En principe, on fait bouger le corps à partir d’une ou deux articulations, mais cette fois-ci, j’ai senti que l’on pouvait aller plus loin et les notions revues avec Knut, le passionné de physique, se sont faites présentes, sont remontées à la surface et ont dit qu’elles avaient une utilité. Alors, on a imaginé que toutes les articulations faisaient un cercle, dessinaient une orbite. Quand je dis toutes, c’est vraiment toutes : dans les chevilles, les genoux, les hanches, entre chaque vertèbre. C’était un vrai univers. Pour la petite histoire, nous avons 360 articulations.

Le nombre de cercles dans notre exercice et les fils dans le qi gong. J’ai fait du qi gong pendant des années et j’ai eu du fil à retordre – expression fort bien venue – avec les fils qui sortaient du dan tian ou centre sous le nombril et qui étaient liés à différents points du corps. Dans la danse classique, on a un univers plus clair, limpide. Tous ces fils brouillaient ma vue… Or, il se trouve que du travail s’est fait et que cette fois-ci, je pouvais voir tous les cercles et tous les fils selon les mouvements de mon corps. Nous sommes tous différents et je n’ai jamais entendu un participant au cours dire que l’histoire des fils leur posait un problème, mais voilà, chez moi maintenant, je peux les suivre même lorsque je suis en train d’écrire cet article. Ils sont harmonieux et pas un ne s’emmêle !

Fin de l’exercice. Il faut dire qu’auparavant, nous avions fait de la réflexologie un long moment. Alors, avec ces cercles en plus, le corps avait besoin de se reposer. C’est ce que nous avons fait. Cela a aussi été le moment d’aller remercier les cellules qui nous composent. Elles travaillent tout le temps. Cela a aussi amené un beau moment de tranquillité mais où l’on sentait tout le corps « vivant », comme dit Anne, l’une des participantes au cours.

Mon cours. Oui, nous avons tous un corps, mais on l’utilise sans y penser la plupart du temps. C’est comme tout notre environnement, notre mère, nos profs, nos affaires. Si on en a besoin et que cela « fonctionne », on « prend », mais si nous avons mal à une dent, à un coude, on se rend compte que tout dans notre corps est important. Aussi, prendre des moments pour le ressentir et le remercier me semblent importants. Le remerciement fait tant de bien !

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@articulations – jouons avec elles. Apport des participants.2021

Une fois de plus, je ne peux que constater que ce sont les participants qui nourrissent mon cours ! Chacun a son monde et les mondes qui se croisent et se comprennent s’enrichissent.

Encore le confinement. On est encore dans cette drôle de période bien que certaines activités sportives et artistiques aient repris. Il faut quand même respecter un certain nombre de consignes.

Peu d’inscriptions. Je le constate dans divers domaines : bien que les gens se plaignent de ne pouvoir faire ce qui leur plaît, une fois les portes ouvertes par-ci, par-là, il n’y a pas foule. Cela ne fait rien, on va de l’avant.

Une seule participante à mon cours. Est-ce que vous l’annulez ? Me demande-t-on. Non, réponds-je. Si une personne trouve mon cours intéressant, je ne vais pas la décevoir. Je me mets à sa place et je me dis que lorsque cela m’est arrivé de voir supprimé un cours qui aurait pu m’apporter quelque chose, je me suis dit que quelque chose n’allait pas. Bref, ma participante arrive et me demande si cela ne me gêne pas de n’avoir qu’une personne. Je lui explique mon point de vue et on fait le cours.

La fois suivante. Après le premier cours, ma participante en parle à deux de ses proches connaissances et on se retrouve à trois. C’est magnifique !

Extraordinaire. L’une des nouvelles participantes a connu une partie de « mon monde », celle liée au Centre culturel neuchâtelois, à feu mon ami André Oppel et à tous ceux qui travaillaient avec lui dont Jacques de Montmollin, Ernest Grize et Mado Grize ainsi qu’à tous ceux qui gravitaient autour d’eux ; Freddy, Freddy Landry, est inclus dans la liste ! Je n’en reviens pas. Lorsque j’apprends cela, je me dis que tous ces personnages sont là, leur nom flotte dans l’espace, les meubles et divers aménagements de mon studio liés à eux reprennent vie différemment. Là, les temps sont mélangés pour n’en faire qu’un.

Le temps, ma façon de le vivre. Il est à la mode de dire qu’il faut vivre le temps présent. Mais qu’est-ce que le temps ? Je m’aperçois que bien des choses de mon temps présent sont liées à des temps passés qui me semblent si présents… J’en reviens au physicien Garnier Malet qui dit que le présent, le passé et le futur existent en même temps mais dans des dimensions différentes. Peu importe que l’on comprenne ces mots, il y a des moments où j’ai réellement le sentiment que tout est lié.

Le cours continue. Il se passe des choses très intéressantes. On le sait, nous sommes tous différents et avons des façons différentes de vivre et de ressentir les choses. En danse classique, s’il y a différentes écoles, il n’y a qu’une seule façon de faire correctement tel ou tel exercice. Dans le cours sur les articulations, c’est tout autrement : les ressentis sont très différents d’une personne à l’autre.

Un exemple parmi tant d’autres : une exercice passif pour les genoux. Une personne comprend qu’effectivement les muscles ne dirigent pas le mouvement, une autre encore sent que des tensions disparaissent aux genoux et une autre encore sent ses chevilles allégées. Et les trois ont raison ! C’est cela qui est passionnant.

La semaine passée. L’une des participantes me remercie très profondément parce que les exercices destinés à détendre les mâchoires et à faire travailler les gencives tout en ayant une action sur les dents a été une sorte de révélation. Je lui dis que si c’est moi qui lui ai permis de découvrir quelque chose, je l’ai appris de quelqu’un d’autre et que mon cours n’aurait pas été possible sans tant de liens entre des gens et des institutions, que cela forme comme un arbre. Ce qui est intéressant, c’est que je passe par une période où les événements se lient les uns aux autres et la présence de la participante, ainsi que ses mots, en sont une autre preuve. Je lui dis que j’ai écrit un article sur cette plateforme au sujet des remerciements, que cela rejoint ce qu’elle me dit. Voici comment je peux représenter les liens qui se tissent cette fois-ci :

Je précise que Catherine est venue grâce à Anne. Donc, les remerciements qu’elle me donne, incluent aussi Anne. Pour aller plus loin, mon cours n’aurait pas eu lieu sans l’existence du service des Sports. Je n’aurais jamais proposé de cours audit service si M. Thomas Facchinetti ne me l’avait fait connaître. Je n’aurais jamais parlé avec M. Facchinetti si le directeur, à l’époque, du Théâtre du Pommier, ne m’avait pas mise sur une voie qui m’a permis de me diversifier.
Alors voilà, on croit remercier quelqu’un et en fait les remerciements s’étendent ailleurs. Ce qui est beau c’est que – dans cet exemple – Mado n’a jamais pensé que son amour pour Ernest allait permettre à Catherine de faire une découverte ! Elle n’a jamais pensé que j’allais rencontrer André. Ernest n’a jamais pensé que je prendrais un soin infini de la salle qu’il avait remodelée.

Moralité. C’est comme dans les contes, il faut toujours faire bien ce qu’on a à faire, parce que c’est toujours utile pour quelqu’un.

Le CCN. Je cherchais dans mes affaires une carte de membre du ciné-club de l’époque et suis tombée sur la pochette d’allumettes que je garde depuis très longtemps. Vous remarquerez que la pochette est intacte. Je suppose que je l’ai prise parce que je la trouvais belle. C’est touchant de revoir cet objet qui mentionne la danse. Le sigle du CCN était si représentatif… Et que dire du numéro de téléphone, toujours en activité… Je le dis, le temps est « un ».

Je vois sur la Toile que l’entreprise qui fabriquait ces allumettes est toujours en activité. Je vais téléphoner.

Mado est ravie de tout cela. Elle attend que j’écrive un article sur le CCN et diverses faits de l’époque où elle, son mari et mon ami y travaillaient. C’est en cours !

D’autres fils. Je n’aurais pas écrit l’article si Anne n’avait amené Catherine. Et mes participants n’auraient pas fait la découverte de l’exercice sus mentionné si mon dentiste, Răzvan Duinea, ne me l’avait pas montré. Je le dis à Catherine qui me demande où se trouve le dentiste. Je réponds : à Bucarest, en Roumanie. Ah… répond Catherine un peu désarçonnée en pensant à la distance… Alors, ces fils du remerciement sont en quelque sorte les fils de la vie. Je remercie Anne, le Dr Duinea, un homme d’une finesse et d’une délicatesse remarquables, ainsi que tous les autres qui ont traversé ma vie d’une façon ou d’une autre parce qu’ils participent de ma construction.

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@articulations – jouons avec elles. Témoignages en période de confinement.

Après avoir commencé les cours dans mon studio, nous sommes passés en mode WhatsApp et avons fini à l’extérieur. À un moment donné, on a éprouvé le besoin de se revoir, mais n’ayant plus la permission de nous retrouver en petit comité, même pas à deux… nous avons opté pour la formule qui restait à disposition : à l’air libre avec port de masque.

L’exercice en son ensemble a été porteur d’expériences intéressantes. Comme je le dis souvent, les participants aux cours sont tous différents, apportant chacun des éléments distincts. C’est pour moi une source de richesses et me permet de trouver toute sorte de solutions. Ces solutions sont liées au métier de la personne, à son parcours de vie, aux habitudes, etc.

Témoignages. J’aime recevoir du courrier, et le moins que l’on puisse dire c’est que le courrier postal a quasiment disparu. Aussi, ai-je eu l’idée de donner à ces témoignages la forme d’un courrier. La formule m’a plu et je l’adapte au cours « @3m.ossature« .

L’arrivée d’un courrier et son ouverture suscitent toujours une émotion !

Un autre courrier, plus personnel, a suivi :

Le plus important pour moi est que chaque participant comprenne qu’il est acteur de sa vie, qu’il peut agir et que la pensée joue un rôle essentiel ; quand cela arrive, j’éprouve une très grande joie. J’ai reçu, au cours de ma vie, bien des choses qui m’aident et à mon tour, j’essaie de faire de même.

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@articulations – jouons avec elles et avec les méridiens

Nous en sommes venus à parler des méridiens

Je ne cesse de le dire, tous les cours sont différents et les intérêts des uns ne sont pas ceux des autres. Ce qui est certain c’est que lorsque nous bougons une partie de notre corps, cela implique des articulations, des os, des fascias, des ligaments, des tendons, des muscles, de la peau, des veines, un circuit lymphatique, des cellules, des atomes, des forces et tout cela est lié à la façon dont nous vivons et laissons vivre les choses en nous.

J’ai demandé à Roger Peeters, l’un des deux personnages liés à mon école, l’autre étant Knut Vibé, de faire des photos de mes mains avec une mise en scène – comme il se doit – l’art n’est jamais loin de mes préoccupations. Voici les méridiens qui aboutissent au bout des mains dans le montage fait par moi :

Ces méridiens se trouvent à l’intérieur de la main et du bras.

Et voici les méridiens qui prennent leur naissance au bout des mains :

Ces méridiens se trouvent à l’extérieur de la main et du bras.

Il n’y a pas besoin d’ajouter grand-chose : la force, la tension que nous mettons dans nos mains active ou entrave la circulation de l’énergie, de nos flux. La vie est mouvement, mais mouvement conscient. On retombe sur la pensée.

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@articulations – jouons avec elles pendant le confinement 2 (suite)

Prendre les objets de façons différentes ou de différentes façons

Automatismes. Nous avons discuté plusieurs fois des automatismes, des actes que nous faisons sans y réfléchir. Si on met un peu de conscience, on peut alléger le corps, lui éviter des surcharges et s’enrichir. Ce sont des choses simples qui ne demandent pas un savoir particulier, mais seulement une pensée. La pensée, on y revient tout le temps, c’est essentiel.

Mes canaris. Ce ne sont pas seulement les participants, et par conséquent moi-même, qui changeons nos habitudes, mes canaris aussi.

Précisons tout de suite que mes canaris vivent dans une grande volière qui communique avec l’extérieur et qu’été comme hiver, ils vont dehors. Ils aiment picorer la neige et certains aiment dormir dehors quelle que soit la saison ! Bref, ils sont somme nous.

Commentaire des oiseaux de la photo 1 : Ah ! Zully nous a mis des fanes de carottes sur les branches. Quelle bonne idée ! et pour qu’elles ne tombent pas, elle les accrochées aux chaînes en plastique qui lui permettent de glisser des branches pour que nous y allions. Voilà qui est intéressant : les chaînes servent à retenir et les branches et les fanes de carotte. Est-ce que celui qui a fait ces chaînes a pensé qu’elles seraient ainsi utilisées ?

Commentaire de l’oiseau de la photo 2 : Ben moi, je m’accroche avec la patte gauche à la chaîne, cela lui fait une troisième utilisation, et je me régale tout en m’exerçant !

Commentaire de l’oiseau de la photo 3 : Tiens ! Zully a mis un nid… on est en automne, on ne va pas faire des bébés, voyons… Tonneau ! Zully a mis du cresson dedans. Alors, là, de mémoire d’oiseau on n’avait jamais vu cela !

Leçon à tirer de la part des oiseaux : ils ont vu un grand changement et ont tout de suite compris ; les fanes de carottes suspendues aux supports des branches + un nid qui sert aussi à autre chose et ils ont tout de suiet adopté. Nous, les humains, nous nous posons un tas de questions, on se dit que la chose est bizarre, qu’on n’a jamais vu cela. Il n’y a qu’à penser au temps que cela a pris pour comprendre et accepter que la Terre est ronde ; et il y a un paquet de ces choses qui ne passent toujours pas la rampe ! Voilà, les oiseaux, les animaux, ont de l’instinct. Nous aussi, mais on ne sait s’en servir.

Commentaire de Zully : C’est en répétant aux participants qu’il faut changer de temps à autre nos habitudes lorsque nous prenons nos objets afin d’utiliser d’autres muscles que je me suis dit que mes oiseaux étaient aussi concernés !

Nos mouvements variés. Ils nous apportent d’autres sensations et ouvrent l’esprit à d’autres approches. On le sait, ce qui se passe dans le corps, se passe dans l’esprit et inversement. La légèreté qui nous envahit quand nous recevons une bonne nouvelle, quand nous avons une idée qui va résoudre telle ou telle chose et ce qui ce passe en nous lorsque c’est le contraire. On n’y pense pas toujours, mais c’est un mouvement incessant.

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@articulations – jouons avec elles pendant le confinement 2

En effet, il faut toujours rester debout, quelles que soient les circonstances.

Je remercie les participants qui ont continué à suivre le cours via WhatsApp. Cela nous permet de continuer quelque chose de prévu, qui a eu bien des chances d’être interrompu, mais qu’on continue sous une autre forme. Nous nous devons de rester toujours debout !

Cette expérience via WhatsApp éveille nos sens de façon différente et je trouve l’expérience vraiment intéressante.

Voici quelques diapositives que nous allons commenter via WhatsApp.

Prendre un objet de différentes façons…

C’était vrai : comme je le disais, nos sens ont travaillé de façon différente lors de nos séances in situ pour chacun des participants. Les mots prennent un autre sens lorsqu’ils ne sont plus que des sons sans support visuel. C’est juste le contraire d’un film muet et cela crée parfois des situations très drôles et le rire s’en mêle !

Suite au prochain numéro !

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@articulations – jouons avec elles. Travail avec les participants 1

J’ai inventé ce cours pour réveiller une certaine conscience du corps.

Nous sommes composés d’environ trois centaines d’articulations mais prenons peu de temps dans notre quotidien pour y penser ; on marche, on se plie, on saute et on ne leur prête pas d’attention, elles sont là, point. Pourtant, elles sont essentielles. De toutes façons, nous n’avons, dans notre corps, rien en trop et depuis qu’on parle des fascias, on se rend plus compte que tout est lié. Si on va de façon plus profonde en nous, nous nous rendons également compte que nous sommes tous liés les uns aux autres. Notre famille, notre société, notre monde ne peuvent bien fonctionner que si tous leurs composants vont bien ; nous sommes des microcosmes dans des macrocosmes.

Dans cet atelier, dans ce cours, il s’agit de faire bouger nos articulations, de façon consciente pour autant que ce soit possible. Peu à peu nous pouvons rendre vivants les différents tissus qui nous composent et les directions dans lesquelles nous pouvons aller.

Prenons le pied. Ce sont 26 os qui le composent le pied et 16 articulations qui le maintiennent. À chaque fois que j’évoque ces notions, j’ai une pensée pour une petite élève qui répondait juste à ma question sur le nombre d’os du pied. Elle me disait : Tu sais pourquoi je me rappelle ? C’est parce que mon anniversaire est un 26 ! Et elle était tellement heureuse… Les pieds sont le socle de notre squelette ; ils méritent une certaine attention, ou plutôt, une attention certaine.

Exercices pour les pieds. Nous marchons et devenons nos pieds ; nous les écoutons ; nous devenons conscients que des résonances font écho tant à l’intérieur du corps qu’à l’extérieur. Il en va ainsi de tous les mouvements que nous faisons.

J’ai commandé l’affiche du pied droit. Je l’ai inversée à gauche pour avoir les deux pieds. On voit clairement les os et les articulations.

Variété de mouvements. Dans notre vie quotidienne, nous effectuons des mouvements, régulièrement les mêmes, régulièrement avec les mêmes muscles, les mêmes articulations. Parfois, à la longue, elles font mal et on s’étonne : qu’ai-je fait hier ? Alors, il vaut mieux voir les choses autrement. Il est intéressant d’explorer les mouvements, si je peux me permettre, de varier les positions, les façons de bouger les parties du corps mises à contribution et, finalement, cela débouche sur des mouvements plus conscients ; notre corps devient plus présent.

La respiration. Un des participants me demande à la deuxième séance pourquoi je ne mentionne pas la respiration. J’ai trouvé plutôt charmante la question et je me suis dit que c’était le moment d’en parler. La respiration est vitale, elle est, la plupart du temps, inconsciente. Par diverses techniques, on peut la rendre plus consciente et agir sur l’une ou l’autre partie de nous.

Suite au prochain numéro !

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@articulations – jouons avec elles

En cette période sanitaire si particulière, je propose une version dehors, en ville ou au bord du lac. Lors de la dernière saison dans le cadre de Midi Tonus, le cours a eu trois versions : en salle, via WhatsApp et finalement en ville. C’est une période qui permet à notre capacité d’adaptation de trouver des solutions et c’est fort intéressant, car le corps fait cela tout le temps ; seulement, on n’y pense pas. C’est un beau sujet de discussion.

Alors, les articulations ; il y a bien des façons de les travailler, de les mobiliser, de les faire bouger  : en position assise, debout, au bureau, en file d’attente. Et comme les choses ne sont jamais séparées, on travaille les chaînes musculaires, l’ossature, les fascias, les méridiens. La pensée joue un rôle primordial.

Pour cela les objets de notre quotidien ou même le mobilier urbain, un pas de porte, une colonne, peuvent devenir des outils de travail.

Pratiquement : on fait bouger les articulations dans tous les sens, en prenant conscience de leur structure, de leur anatomie, des possibilités de chacune et de la façon dont nous l’utilisons. C’est un travail minutieux mais il peut aussi être amusant, et le plaisir, on le sait, est un élixir pour le cerveau !

Nous avons un corps et prenons pour acquis son fonctionnement. Ce n’est que lorsque quelque chose ne va pas qu’on se demande comment cela se fait que…

Les articulations sont comme toute chose, il faut en prendre soin :

  • une serrure, on la nettoie, on la huile ;
  • une porte, on ne la tape pas ;
  • un livre, on ne le laisse pas ouvert ;
  • un crayon, on le taille ;
  • etc.

Entre 200 et 360 : c’est le nombre de nos articulations.

La mobilité du corps va de pair avec celle de l’esprit, on le sait. Cependant, les routines, même dans le mouvement, peuvent mener à une certaine rigidité. La pluralité est toujours saine.

Ce cours, comme tous ceux que je donne, est personnalisé. En effet, chaque participant amène son monde, on le visite ensemble et on essaie de voir où l’on peut agir. On peut faire un parallèle avec le verbe être, il se conjugue simplement, mais il décrit une infinité d’états.

En plus, ce cours permet à tout un chacun de se faire son propre repertoire et donc de posséder un outil à sa mesure.

Une des choses que j’aime dans ma vie ce sont les coïncidences dues à ce hasard qui fait si bien les choses, hasard qui n’en est pas un. Voilà donc que j’achète un livre sur des expressions françaises « Ma grand-mère disait toujours ça… » et en le feuilletant « au hasard » je tombe sur l’explication suivante : Le mot nerf est issu du latin « nervus » qui signifie « ligament » au sens propre, «  force et vigueur » au sens figuré. Le ligament est réellement fort, puisqu’il lie les os entre eux. Cela tombe bien, le sujet fait partie du cours et tout est lié, on peut faire des liens avec toute sorte de domaines !

En bas de la liste des liens, je mentionne la plateforme du Dr Benoît Lesage, médecin du sport chez lequel je vais en formation continue au sujet des chaînes musculaires et articulaires.

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