Je rencontre un ami qui me raconte l’histoire d’un grèbe et je lui raconte certaines de celles de ms oiseaux.
Disons d’emblée que les animaux communiquent entre eux. Ils avertissent leurs congénères lorsqu’il y a danger, lorsqu’ils trouvent à manger et encore un tas de choses que j’ignore. Tout dernièrement, j’ai hérité de deux canaris qui avaient habité dans un garage. Les miens habitent dans une volière avec une sortie permanente sur le balcon. Quand les deux canaris sont arrivés et ont commencé à chanter, j’ai entendu des sons que mes canaris n’émettaient pas. Peu de temps après, ils les ont aussi chantés. Quelle était l’information ? Je n’en sais rien, mais les « nouveaux » canaris ont rapidement fait partie de la grande famille et je n’ai jamais vu de querelle.
Je reprends l’histoire du grèbe. Voici ce que l’ami en question m’a raconté : il se trouvait sur son canoë lorsqu’il a vu un grèbe qui régulièrement plongeait et émergeait sans rien dans le bec et qui ensuite le regardait. À un moment donné, l’ami, compatissant, hausse les épaules et soupire. Vous avez deviné la suite : le grèbe a aussi haussé les épaules et soupiré !
Scooby, le chien de mes voisins. Les voisins de mon studio de danse ont hérité d’un chien qui a une histoire particulière et qui émet un son spécifiquement pour moi. Quand il sent que je suis dans les parages, sans me voir puisqu’il est à l’intérieur de la maison, il l’émet. Les propriétaires m’ont dit que ce n’est que pour moi et pour personne d’autre. Ce n’est pas un aboiement, c’est un son de gorge.Je suis flatée. Il a un autre son, une sorte de « bof » qu’il utilise lorsque je frappe à la porte pour que mes voisins l’ouvrent et je puisse le caresser mais que lesdits voisins sont absents. Il me signifie : « Ce n’est pas la peine ! » et il se tait. C’est magnifique !
Un papillon. Je me trouve dans mon lac et perçois dans l’eau un papillon qui se débat avec les pattes dans l’eau. Je regarde autour de moi, vois une branche, la mets sous les pattes du papillon et il s’y agrippe. Instinct de conservation diront certains. Oui, mais à un moment donné il doit s’être dit : « Ah, une branche pour me sauver ! ». Le lendemain, je retourne à la même place, je m’assieds pour ne garder que ma tenue de bain et voilà un papillon, de la même couleur, qui vient se poser sur ma chaussure. Vous direz ce que vous voudrez, pour moi, il me faisait signe ! Cela ne m’était jamais arrivé.
Une abeille. Là aussi, je la vois en train de se préparer pour rejoindre l’autre monde parce qu’elle repose sur l’eau du lac, sur le dos, les pattes en l’air. Je fais de même et elle s’agrippe. Je la pose sur une pierre ; elle met un temps assez long à s’en remettre et tout à coup prend son envol.
Une algue et une sorte de cafard. Je me trouve une autre fois dans l’eau et vois des algues qui me font signe. Ne me demandez pas comment je le sais, je le vois et le sens. Je les prends dans la main, me demande ce que je peux en faire… rien… mes canaris ne vont pas manger cette sorte et les remets dans l’eau. Tout de suite après, je vois une sorte de cafard qui s’agite dans l’eau. J’hésite parce que ces bestioles ne sont pas recommandables, puis, je me dis que la nature ne fait rien gratuitement et qu’elle doit servir à des choses que j’ignore. Je regarde pour voir s’il n’y a pas une branche… rien… mais les algues sont toujours là. Je les prends et la petite bête s’y agrippe. Je la dépose sur une pierre et elle s’en sort aussi. Je me sens soulagée et ne peux que remercier les algues.
Quant à mes canaris, les histoires sont nombreuses. Ces derniers jours, ils m’ont fait comprendre qu’il ne fallait pas trop remplir les piscines dans lesquelles ils se baignent. Normalement, je m’y prends à deux fois pour les remplir. J’avais fini le premier tour, si je puis dire, et voilà que des oiseaux viennent et montrent signe de vouloir se baigner ; ils trouvent qu’il y a assez d’eau et qu’il ne faut pas remplir à ras bord. C’est bien la première fois. Tout arrive ! Parfois, lorsque j’arrive dans la volière pour apporter quelque chose, j’en vois qui sont en train de boire ou de manger quelque chose, ils me regardent comme s’ils me disaient : « Est-ce que j’ai le temps de boire, de prendre une graine, de prencre une morce (bouchée) ? » Je leur dis, en général, qu’il sont le temps.
Autre exemple avec mes canaris. Lorsque je mets une salade qui a des grains de maïs, ils se précipitent sur ces derniers et j’ai l’impression qu’ils disent : « Ah, ça c’est bon ! ». Un animal ou une personne qui a très faim se précipite sur ce qu’on lui donne, mais ici le cas est différent ; les oiseaux lâchent ce qu’ils ont dans le bec pour aller prendre du maïs. Il arrive la même chose lorsque je mets des fleurs, des graminées ou certaines plantes. Le fait de lâcher une chose pour une autre implique un instant de réflexion même si elle n’a pas de mots. C’est comme l’intuition chez nous.
Encore un exemple , la confection des nids. Je propose la base, un panier vide et ils le remplissent à leur guise. Ils font montre de personnalité, parfaitement. Il y en a qui décorent, d’autres qui font juste le nécessaire, d’autres qui font tout du début à la fin et où ils veulent.
Les nids. Celui à gauche, tout en haut est fait par une oiselle spartiate ; elle a mis juste ce qui est nécessaire ; l’oiselle de droite aime le style baroque, fleuri, abondant, harmonieux, agréable ; le nid d’en bas a été construit sur les hauteurs et l’oiselle a mis du temps jusqu’é ce qu’il soit solide. Il est aussi joli et avec une décoration.
Alors, les animaux pensent-ils ? Les gens confondent souvent le fait de parler avec la pensée. Ce n’est pas parce que les animaux ne parlent pas avec nos vocables qu’ils ne pensent pas. Dans Scienceshumaines, je trouve : « La pensée animale est proche de la pensée humaine pour certaines capacités liées à la représentation, à l’abstraction et même au raisonnement. Il n’en est pas de même pour des processus cognitifs plus élaborés comme le langage ». D’autre part, on le voit, au cours de notre histoire, des peuples ont eu des civilisations différentes, des langages différents, des moyens de communication différents. Les expériences avec mes oiseaux et ce que racontent les personnes qui vivent avec des animaux vous diront que les animaux pensent. Nous mêmes, nous sommes incapables de dire comment une pensée nous vient. Je le dis souvent, ce n’est pas parce que nous avons mangé quelque chose de sucré que notre pensée est sucrée… Une chose est certaine, lorsqu’une pensée nous visite, notre cerveau s’agite. Une fois la vie partie… il n’y a plus de pensée, tout comme chez nos amis les animaux.
Je ne me dis pas : qu’est-ce que je vais ou peux faire mieux ? Les choses se passent toutes seules. Je voisles choses et elles doivent communiquer avec moi au moment où je peux intervenir. Cette fois-ci , c’est le sol de l’arrière-salle qui m’a fait signe.
Le sol n’avait pas l’air heureux. J’avais demandé à un spécialiste de la pierre ce que je pourrais faire pour lui donner meilleure allure et cela a eu l’air très compliqué. Du temps a passé et en regardant le rideau qui sépare la salle de l’arrière-salle, je me suis dit que si je peignais le sol en noir avec des soleils dorés, on ne verrait plus les défauts du sol. Je me suis adressée aux magasins qui me vendent de la peinture, mais personne n’avait cette couleur. J’ai été un peu ennuyée, mais en y réfléchissant, je me suis dit que l’arrière-salle était assez obscure et qu’avec un fond noir, on ne saurait plus où on en est. Cela aurait peut-être été poétique mais pas pratique.
Le sol de l’arrière-salle. Il est évident que l’on n’a pas la même exigence s’il s’agit du sol de votre salle à manger que s’il s’agit d’une cave ; ce qui est le cas de mon studio. Quand même, je me disais qu’on pouvait lui donner une autre allure parce que tout est utile et que je me devais de remercier ce sol qui me porte. Voici une mosaïque :
Dans la photo 3, j’ai mis de l’eau pour voir s’il y avait vraiment une grande différence. En fait, c’est du ciment, posé un peu en gros, peint par dessus.
Que faire ? Il y a des peintures pour toute sorte de cas mais pas dans toutes les couleurs. J’ai dû me rabattre sur un bleu. Tout d’abord, il a fallu laver le sol, heureusement que j’avais acheté un aspirateur qui pouvait aussi absorber de l’eau. Je ne l’avais jamais fait, mais j’ai trouvé comment faire. Cela a été une victoire pour moi. Sa photo viendra après.
Début des travaux. J’ai commencé par la salle d’eau dont j’avais repeint les murs et que j’avais redécorée.
Photos 1 et 2 = salle d’eau – photo 3 = début de la partie arrière – photo 4 = niche à vin(j’en ai cinq) et les utilise pour ranger les chaussons, les tapis et autres affaires.
Les niches. Au fur et à mesure de l’avancée des travaux, je regardais le niveau de la peinture et me suis dit que les niches, même si le sol est recouvert d’une planche, méritaient aussi un coup de peinture. Le comble est venu après, parce qu’au moment de réinstaller la planche, je me suis dit qu’elle allait rayer la peinture et ai mis une couche de protection avant ladite planche ! Je suppose que la niche doit être contente. Moi, je le serais, et comme les choses = moi, c’est le cas !
Les caissons hérités du premier plancher du feu Centre culturel neuchâtelois devenu le Pommier, je les avais déjà peints. Cette fois, je les ai disposés différemment et le premier s’est vu décoré de jolis papiers de chocolat (le caisson avait une fente pour glisser la main afin de le déplacer), je l’ai comblée avec un papier doré du plus bel effet et finalement en ai mis trois pour le plaisir des yeux. Celui d’à côté faisait un peu confetti avec toutes les choses qui étaient dedans et alors, j’ai confectionné des rideaux que j’ai suspendus grâce aux anneaux hérités du magasin Au Pêcheur.
A droite, le caisson avec la fente – au milieu il est décoré et à gauche version aec les rideaux.
Le plaisir ! Ah, le plaisir de voir quelque chose de beau ! On le sait, la beauté est une notion relative. Mais, disons alors que ce que l’on trouve beau procure un sentiment de joie. C’est ce qui m’arrive chaque fois que j’ai la vision de tout ce qui a été repeint, décoré, changé.
Photos 1 et 2 = ce qui est à droite et à gauche quand on entre dans l’arrière-salle et photos 3 et 4 = ce qui est à droite et à gauche quand on en sort. Si vous croyez que j’ai aussi mis des feuilles dorées par-ci, par-là… vous aurez raison.
Et voici la porte qui donnne accès à tous ces rêves !
Elle aussi se voit avec deux décorations qu’on pourrait facilement prendre pour des feuilles d’or.
À propos de la notion de kai zen : je rappelle qu’elle vient du Japon et qu’elle veut dire « amélioration constante » ; c’est-à-dire que l’on fabrique quelque chose et qu’on sait qu’on pourra toujours l’améliorer. Chez moi, je constate qu’elle fait partie de moi, mais pas de façon consciente ou au premier plan. Je vis la chose et tout à coup, le changement ou l’amélioration s’annonce.
I am Neuchâteloise (a region of Switzerland) and every Neuchâtelois has among his ancestors a watchmaker. Being from Neuchâtel only on the papers but loving the town, fate had to repair the lack and made me meet watchmakers in different dimensions about whom I wrote articles on my web site. After that, fate ,being satisfied, thought that I could go further and asked Roger to initiate me into the secrets of how a watch works and now, and now I am a true Neuchâteloise !
Roger, engineer in mechanics, took it into his head to make his own watch and he managed ! He participates to the exhibition Time to Watches to show it and invites me to present it together with him. His watch is not just any watch. Roger is particular, he has a strong sense of aesthetics, the usefulness of things and how they function. We have great conversations on the subject. Moreover, his head never stops thinking. He finds all kinds of solutions ; some of them make my life easier and more beautiful in my ballet studio. In addition, he has a general culture that exceeds average knowledge and he trains himself in different areas on his own. But I get lost, there are so many things to say about him. Coming back to his watch, it has the shape of a ring, it is an annular shape and therefore it was necessary to adapt the movement, the case, the hands and to introduce novelties. He owns five patents for it, but it could be more. It is the first time in the entire history of watchmaking that such a watch is ever made! I repeat, it is the first time that such a watch has ever been made. Yes, some watches have a jewel in their centre, but below it the movement runs while at Roger’s watch there is a real void ! Professionals, collectors, watchmaking as well as jewellery students who saw it, found it extraordinary, a success, ingenious, beautiful.
The magic watch through which you can admire the lake of Neuchâtel (the center is really empty), on the left and, on the right, with its dress hours and decorated with a labradorite which makes us think of a planet in our universe. Both pictures are by Roger.
Thanks to the Culture and Information Center of the Embassy of Japan in Bern.
Kai zen. It is a Japanese notion that marketers reduce to a single word, kaizen, and that means constant improvement. Whenever one invents something, one can get satisfied with it and reproduce it endlessly or, as the Japanese do, permanently find things to improve and therefore really develop the idea, the creation. This is something Roger practices continuously. In order to avoid a misunderstanding, I asked help from the Cultural and Information Centre of the Embassy of Japan in Bern and I received the image you see on the right. I sincerely thank the manager of that service. I often say : « We are nothing without others ».
As far as I am concerned, I did not have the impression of applying this notion. All that I know, is that since my childhood I like to take things back, to make them more beautiful, easier and it is a pleasure when I succeed. I certainly don’t have the same vocabulary as Roger, but definitely the same intention !
The adventure with Roger. I entered watchmaking by tangent. See the articles on the Fabrique d’Horlogerie Froidevaux, Neuchâtel, and Abraham-Louis Breguet whose links appear at the bottom of this text. It has been almost five years since I wrote the first one, three for the second and year and a half ago I wrote one on Beaumarchais who started his life as a watchmaker, he even became watchmaker to the king ! So, he was watchmaker among an incredible amount of trades. And there, I find something in common with Roger : the diversity of centres of interest, all well comprehended and deepened. Roger, I met him seven years ago and he first joined my adventures. It is thanks to him that the Watchmaking Museum of Château des Monts, in Le Locle, is enriched wtih documents, relating to the factory of Mr Froidevaux, left my late friend André Oppel. He is the one who told me that the museum might be interested. It is also the one who, when I told him I wanted to see something relating to watchmaking in Paris, told me to visit the Breguet museum. That is how I discovered the latter and thus my admiration for the spirit of this man started. Then I followed some of Roger’s episodes in which I participated from near or far :
of the four friends of the beginning of his adventure, there remains one ;
in order to have a list of his suppliers, parts and everything related to his watch, he created an Excel spreadsheet, which is absolutely effective. He doesn’t need to seek during painful moments the place where he could have classified this or that. He has everything at hand. I have been thinking for a while that I am going to do something similar. I just did it for the passwords and other information of the various companies and platforms I deal with ; each one has its logic and it is complicated to remember everything. A sequel should see the light of day and make my life easier. With an Excel spreadsheet, one finds everything immediately ;
the search for investors. A whole chapter !
December 30, 2021 Roger was in my ballet studio and received a call from an old student friend desiring to invest in his enterprise ! This magnificent news in my studio made me feel part of his adventure : I witnesses a crucial moment, I witnesses the confidence this friend has in Roger and I find that magnificent ;
Roger needs a platform, a web site, to publicise his watch and, as usual, he studies the possibilities offered on the market. He discovers that many of the offices that offer a site for their clients are, in fact, only using pre-formatted sites, like mine. Very often I feel limited when I want to highlight this or that. But anyway, I am the one who writes all my articles, makes all my pictures and montages. Roger doesn’t like to depend on others, he knows in advance what the site should look like and he starts learning how to make his own platform. There too, he succeeds. If you look at it, all the information appears on a single page that you scroll down. Nothing can escape you. This manner is unusual, which may surprise some, but Roger doesn’t care. I told you, Roger is particular. For him, the most important thing is that everything is at hand ;
for his website he needs photos. Some, he orders, but most of them he takes himself ;
he needs a film or two ? No problem, he makes them ( management, production and editing) ;
he participates to the exhibition Time to Watches in Geneva and designs how to best use the space he has. The exhibition has not yet finished that Roger knows already what he is going to change next year. He also knows what his watch will look like next year, in two years, in three years. I told you, Roger doesn’t stop thinking. If he was Chinese, his name would be :
I recognize the last ideogram, the one of the man ; it is the only one I know. I find fascinating the human being ability of transcribing orally and in writing what they saw, all what happened to them in so many different ways ! When I showed the ideograms to Roger, he also recognized the same as me, and told me that Limburgish, his mother tongue (now you know he is Dutch), is the only European language to modulate vowels like Chinese. With Roger one gets richer all the time.
I take the opportunity to thank Mr Jaycee Fan, marketing director of the watch trade Behrens that also participated in the exhibition. He was kind enough to translate into Chinese the expression that characterises Roger so well. I will say a few words about this company later.
I resume :
moreover, Roger is a simple man, he likes to joke, and is deeply honest. For instance, his ring-shaped watch can be decorated with different objects : metal balls, semi-precious or precious stones and even tiny sculptures. If a client buys his watch and knows somebody who could make him the sculpture he desires, it is possible. Similarly, if an artist wishes to propose sculptures that could appeal to his clients, the client negotiates directly with the artist without Roger asking for a commission. For me, that is called nobility of soul ;
this nobility of soul is the one that I find in Abraham-Louis Breguet when he makes his subscription watches in order to be repairable by any watchmaker and not just his own. That fascinates me !
French. I love languages and French in particular. There is a pun between « watchmaker », the name « Roger » and « Run Roger ! » in Limburgish that cannot be translated. What you can see is that « Roger » and « horloger » (watchmaker) finish with the same rhyme. Roger told me that there was something better in Limburgish : »Hol Roger I » (run Roger !) which has exactly the same number of letters as the French word watchmaker and also the same letters with only one at a different place. That suits him so well. Doing some research, I discover that the first French watchmaker of which we have trace, 1292, is Jehan L’Aulogier whose name in French is also close to watchmaker and, of course, I like this name !
Predestination ?According to what I said before, there must be something like that. The fact is that at the age of 12 he tweaks his alarm clock so that instead of ringing at a specific time, it sends an electric current through a cable so that the curtains in his room open. How did he do it ? I didn’t very well understand, the main thing is that it worked : a pin which held together the first ring of each curtain, in the middle of the window, was withdrawn by an electrical charge emanating from the clock and the curtains opened pulled by a weight on each side. He tells me also that he used to buy old appliances and take them apart to see how they worked. If you were looking for an inquisitive mind, you found it !
The idea of his watch. If the idea of an invention often appears suddenly, one knows that things do not arise from a vacuum and that there is a lot of work sometimes conscious, sometimes unconscious behind… Roger had already worked in the watchmaking industry, but as his head never stops thinking, one day, the idea of making a ring-shaped watch with an empty centre that could accommodate an interchangeable decoration appeared to him, landed in his brain, was born. That is the beginning of the adventure. This is one question that he was often asked during the exhibition. It is indeed a fascinating subject. I often say that it is not because you eat fruit that you will have a fruity thought. There are very interesting theories on the subject, including that of physicist Jean-Pierre Garnier Malet although he declares that he only recalls a vital principle that the ancients knew.
I speak of intuition and Roger speaks of certainty. That is his way of being. He knows since ten yeas that his watch will see the light of day and that day is coming. He knows that his watch will have this or that characteristic and not a different one because it is the way it has to be. He says, Ferrari does not put his name on the tyres ; they have to be changed anyway, so why to lose time ? Think about it.
Roger during the exhibition : I see him talking to all kinds of people, industry professionals, collectors, students. He finds topics of conversation because he travelled around the world for three years by bike, so he knows almost the whole world, he knows several cultures, speaks six living languages in addition to Latin, he loves the arts, cars, mechanics, music, has designed furniture, he sails, he will never run out of ideas. Although he was there for his watch, speaking to a young craftsman who tells him that he has created a special piece, Roger gives him a hint to go further. That is all Roger. I tell myself that the beings who have a noble soul are those who should govern us.
Hooke and Huygens. It is the name of his company. When it becomes time to name his company that is taking shape, he does some research (not surprising knowing now how he functions) and realizes that these names are not associated to companies although they really innovated in watchmaking. The first is English and the second Dutch. They also made a lot of inventions, but both invented the spiral balance wheel, which made it possible to increase the precision of time measurement – until then it was measured in hours only. Since their invention, the first in 1665 and the other in 1670, without one knowing that the other was working on it, time has been measured to the nearest minute. It was also Hooke who in 1675 invented the lever escapement for clocks in order to regulate the energy in clocks and Huygens invents the pendulum clock ! It is quite fascinating to see how their inventions follow each other and are the basics of current watchmaking ! I tell myself that Hooke and Huygens, who must sleep among other stars, must wake up hearing their names mentioned so often !
Behrens Watches. In my world things get linked without me being aware. First I had taken pictures of people present at the exhibition and who appear in this article. Among them were people from the management of Behrens and I gave them my business card so that they could see the result. Hazard, a famous companion of my life, made that there was an error in the card and in order to avoid them difficulties, I send them a message of correction. Wanting to know more about them, I took a look on their platform and learned that the leaders paid homage to the German Peter Behrens, father of modern architecture and of industrial design at the end of the nineteenth and beginning of the twentieth century. The enterprise was created in 2012. I find that great. I like people who love history, it says a lot about them, and I tell myself that Peter Behrens must also wake up in his star hearing his name so often. I am tempted to write a tale where I would bring Hooke, Huygens and Behrens together over a starry cup of tea.
My adventure in Roger’s adventure. One day Roger told me that he would need me during the exhibition. I accepted immediately. He said that I knew about the subject, that I liked people and that I could speak different languages. I am not far from believing that fate played his part… Then, he took time to show me how his watch functions so that I could answer visitors’ questions and because I was interested in it. For me it is an experience, an adventure, a training, a life journey ; it is also a way of participating to the watchmaking history as a whole and of Neuchâtel in particular. I tell myself that I can leave this world in peace. Good, but seeing Roger’s watch next year holds me back !
Inés into Roger’s watch (my montage)
Expressions with clock, hours, etc. This paragraph is also linked to French. It turns out that the students who passed by Roger’s stand told their friends to pass too. This is how a student, called Inés, arrives and tells me that it was her friends that had told her to come. I congratulate her and she says : « Well, there was no need to reverse a clock to make me come ! » It was so evocative and welcome that I thought the expression existed. The explanation was totally different, but, I told her that I was going to introduce it into my vocabulary and mention it my article and she posed for me.
I have to look for more English idioms and expressions with these words.
A whale of a time ;
Crack of dawn ;
Only time will tell ;
Turn back the hands of time ;
Time is on my side.
An idiom to come : It is time to have an H&H watch ! and probably, in a couple of years, it shall be enough to say « It is time to have an H&H ! » when you mean that it is necessary to do, have, something unique…
History. I like history. I very often repeat that the most important branch in our studies should be history. Without history we would not be who we are. We must know it in order to avoid mistakes, we must glorify those who have paved the way for us and Roger does so by naming his company after the two watchmakers who marked the beginning of watchmaking :
Introduction : in the beginning there is the observation of day and night, the phases of the moon, the observation shadows moved, the division of time into day and night and each one into 12 in order to organize daily life. Those who achieve this feat ate the Babylonians ! It is linked to a duodecimal system for counting : they counted the different phalanges of the hand with their thumb, that was 4 X 3 = 12, twice and so we have 12 during the day and12 at night. That is wonderful ! There are thrilling platforms on the Web to track all of this, which allows me to jump to those who managed to regulate the speed of the gears :
1657 – Hooke invents the anchor escapement for clocks ;
1670 – Hooke and in 1675 Huygens invent the balance spring , independently of each other, increasing watch precision from hours to minutes. Therefore a minute hand was added ;
1750 – Thomas Mudge invents the free and self-starting lever escapement ;
1776 – Perrelet invents the self-winding watch.
These inventions are the basics of today’s mechanical clocks and watches. They are the gears that inspired Roger to create his ring-shaped watch into which he put eight barrels in order to give it a power reserve of a week.
Robert Hooke and Christiaan Huygens in the painting, on the left, look at Zully and Roger who are toasting, at the end of the exhibition, to a beautiful sequel ! Photo taken by a friend of Roger’s.
Time has come ! Time has come to part, it is also time to repeat that Roger’s watch is ingenious, never seen before and it is time for your to head to Roger’s website : https://hookeandhuygens.com/#History.
Je suis Neuchâteloise et tout Neuchâtelois a dans ses ancêtres un horloger. N’étant qu’originaire du lieu, le destin se devait de réparer l’affaire et m’a fait rencontrer dans diverses dimensions des horlogers au sujet desquels j’ai écrit des articles sur ma plateforme. Mais, ce même destin s’est dit que je devais aller encore plus loin et a demandé à Roger de m’initier au secret des rouages d’une montre et là, là, je me sens vraiment neuchâteloise !
Roger, ingénieur en mécanique s’est mis en tête de faire sa propre montre et il l’a réussie ! Il vient la montrer à l’exposition Time to Watches et m’invite à la présenter en sa compagnie. Sa montre n’est pas n’importe quelle montre. Roger est particulier, il a un sens prononcé de l’esthétique, de l’utilité des choses et de leur fonctionnement. Nous avons des conversations passionnantes à ce sujet. De plus, il a une tête qui n’arrête pas de penser. Il trouve plein de solutions ; certaines d’entre elles facilitent ma vie dans mon studio de danse. De plus, il a une culture générale qui dépasse les connaissances moyennes et il se forme dans bien des domaines tout seul. Je me perds, tellement il y a de choses à dire sur sa personne. Je reprends sa montre, sa montre est en forme d’anneau, de bague, on parle d’une forme annulaire et il a fallu adapter le mouvement, l’emboîtage, les aiguilles et introduire des nouveautés, Il a déposé cinq brevets pour cela, mais la liste pourrait être plus longue. C’est la première fois que l’on fait une montre pareille dans toute l’histoire de l’horlogerie ! Je répète, c’est bien la première fois qu’une telle montre est faite. Il ne faut pas se faire avoir par des montres qui ont aussi un bijou en leur centre, car dessous il y a le mouvement alors que chez Roger il y a un vrai vide. Tant les gens de métier que les collectionneurs et étudiants en horlogerie ou bijouterie qui l’ont vue l’ont trouvée extraordinaire, une réussite, ingénieuse, belle. La question qui ne manquait pas de suivre était : Comment a-t-il fait ?
La montre magique à travers laquelle vous pouvez admirer le lac de Neuchâtel (le centre est donc vide), à gauche, et à droite, avec sa robe des heures et décorée d’une labradorite qui fait penser à une planète de notre univers. Les deux photos sont de Roger.
Remerciements au Centre culturel et d’information de l’ambassade du Japon à Berne.
Kai zen. C’est une notion japonaise que ceux qui font du marketing réduisent à un mot, kaizen, et qui signifie l’amélioration constante. Lorsqu’on invente une chose, on peut se satisfaire d’elle et la reproduire à l’infini ou, comme le font les Japonais, trouver de façon permanente des choses à améliorer et donc réellement développer l’idée, la création. C’est quelque chose que Roger pratique continuellement. Afin de ne pas faire d’erreur, j’ai demandé de l’aide au Centre culturel et d’information de l’ambassade du Japon à Berne et j’ai reçu l’image que vous voyez à droite. Je remercie vivement le responsable du service. Je le dis souvent, nous ne sommes rien sans les autres.
En ce qui me concerne, je n’avais pas conscience d’appliquer cette notion. Ce que je sais c’est que depuis l’enfance, j’aime reprendre les choses, les rendre plus belles, plus faciles et c’est un plaisir quand j’y arrive. Il est sûr que je n’ai pas le même vocabulaire que Roger mais la même intention pour sûr oui !
L’aventure avec Roger. Je suis entrée par la tangente dans l’horlogerie. Voir les articles sur la Fabrique d’Horlogerie Froidevaux, Neuchâtel, et Abraham-Louis Breguet dont les liens figurent en bas de ce texte. Cela fait près de cinq ans que j’ai écrit le premier article, trois ans pour le second et il y a une année et demie, j’ai rédigé un article sur Beaumarchais qui a aussi été horloger, horloger du roi !, parmi une quantité invraisemblable de métiers. Et là, je trouve un point commun avec Roger : la diversité de centres d’intérêts, tous bien appréhendés et approfondis. Roger, je l’ai rencontré il y a environ sept ans et c’est d’abord lui qui est entré dans mes aventures. C’est grâce à lui que le Musée d’horlogerie du Château des Monts, au Locle, s’est enrichi des documents laissés par feu mon ami André Oppel et qui étaient en relation avec la fabrique de monsieur Froidevaux. C’est lui qui m’avait dit que le musée pourrait être intéressé. C’est aussi lui qui, lorsque je lui ai dit que je voulais voir quelque chose en relation avec l’horlogerie à Paris, m’a dit d’aller voir le musée Breguet. C’est comme cela que j’ai découvert ce dernier et que mon admiration pour l’esprit d’A.-L. Breguet a commencé. Puis, j’ai suivi quelques-unes des péripéties de Roger auxquelles j’ai participé de près ou de loin :
des quatre copains du début de son aventure, il en reste un ;
afin d’avoir une liste de fournisseurs, de pièces et de tout ce qui concerne sa montre, il se crée un tableau en Excel qui est absolument efficace. Il n’a pas besoin de chercher pendant des moments pénibles l’endroit où il a pu classer ceci ou cela. Il a tout sous la main. Cela fait un moment que je me dis que je vais aussi m’en inspirer. Je viens de le faire pour les mots de passe et autres informations des diverses compagnies et plateformes avec lesquelles je traite, chacune a sa logique et c’est compliqué de tout retenir. Une suite devrait voir le jour et me faciliter la vie. Avec un tableau Excel on trouve tout tout de suite ;
la recherche d’investisseurs. Tout un chapitre !
le 30 décembre 2021 Roger se trouve dans mon studio de danse et il reçoit un coup de fil d’un ancien copain d’études qui désire investir chez lui ! Cette magnifique nouvelle dans mon studio me fait me sentir partie prenante de l’aventure : j’ai assisté à un moment crucial, je suis témoin de la confiance que cet ami a en Roger et je trouve cela magnifique ;
Roger a besoin d’une plateforme pour faire connaître sa montre et, comme à son habitude, il étudie les possibilités qui s’offrent à lui. Il découvre que bien des bureaux qui proposent une plateforme à des clients ne font, en réalité, qu’utiliser des modèles à remplir, comme le mien. Bien souvent, je me dis que je suis limitée dans ma façon de mettre en évidence ceci ou cela. Mais, quand même, c’est moi qui écris tous mes articles et qui fais toutes mes photos et montages. Roger n’aime pas dépendre des autres, sait à l’avance l’allure que le site devrait avoir et se met à apprendre comment faire sa propre plateforme. Là aussi, il réussit. Si vous allez la voir, vous aurez toutes les informations sur une seule page que vous faites dérouler. Rien ne peut vous échapper. Sa façon est inhabituelle, ce qui peut étonner certains, mais Roger n’en a cure. Je vous l’ai dit, Roger est particulier. Pour lui, l’important est que tout soit sous la main ;
pour sa plateforme il a besoin de photos. Certaines, il les commande, mais la plupart c’est lui qui les fait ;
il a besoin d’un film ou deux ? Pas de problème, il les fait (direction, régie et montage) ;
il participe à l’exposition Time to Watches à Genève et il conçoit comment utiliser au mieux l’espace qu’il a. L’exposition n’a pas fini que Roger sait déjà ce qu’il va changer pour l’année suivante. Il sait aussi quelle allure aura sa montre dans une année, dans deux et dans trois ans. Je vous l’ai dit, Roger n’arrête pas de penser. S’il était Chinois, il s’appellerait :
Je reconnais le dernier idéogramme, celui de l’homme ; c’est le seul que je connaisse. Je trouve fascinante la faculté que l’être humain a eue de transcrire par oral et par écrit ce qu’il voyait, ce qui lui arrivait de tellement de façons différentes ! Lorsque j’ai montré les idéogrammes à Roger, il a également reconnu le même que moi et me dit que le limbourgeois, sa langue maternelle (maintenant vous savez qu’il est néerlandais) est la seule langue européenne à moduler les voyelles tout comme le chinois. Avec Roger, on s’enrichit tout le temps.
Je saisis l’occasion pour remercier monsieur Jaycee Fan, directeur marketing de la marque horlogère chinoise Behrens qui participait aussi à l’exposition. Il a eu l’amabilité de faire la traduction en chinois de l’expression qui caractérise si bien Roger. Je dirai plus bas quelques mots au sujet de cette entreprise.
Je reprends le fil avec Roger :
de plus, c’est un homme simple, qui aime plaisanter, qui est profondément honnête et un gentleman. Par exemple, sa montre en forme d’anneau peut se décorer avec divers objets : billes en métal, pierres semi-précieuses, voire précieuses ou même avec de minuscules sculptures. Si un client achète sa montre et a une connaissance qui pourrait lui faire la sculpture qu’il désire, c’est possible. De même, si un artiste désire proposer des sculptures qui pourraient plaire à ses clients, le client négocie directement avec l’artiste sans que Roger demande de commission. Pour moi, cela s’appelle de la noblesse d’âme ;
cette noblesse d’âme est celle que je retrouve chez Abraham-Louis Breguet lorsqu’il fait ses montres de souscription de façon à être réparables par n’importe quel horloger et pas seulement chez lui. Cela me fascine !
Le français. C’est une de mes passions. En écrivant une fois « Roger l’horloger », je dis à Roger qu’il y a rime et il répond qu’il y a mieux en néerlandais « hol Roger ! », soit « cours Roger ! ». Cela lui va si bien ! Bref, c’est parce que je faisais des recherches sur l’horlogerie que la chose est venue. Ma recherche m’a aussi amenée à apprendre que le premier horloger français dont on a trace, 1292, est Jehan L’Aulogier. J’aime ce nom !
Hol Roger et Horloger. On remarque qu’il y a le même nombre de lettres et les mêmes ! Prédestination ? Le fait est qu’à l’âge de 12 ans, il tripatouille son réveil pour qu’au lieu qu’il sonne à une heure précise, il envoie du courant à un câble afin que les rideaux de sa chambre s’ouvrent. Comment il a fait la chose ? Je n’ai pas bien compris, le principal est que cela fonctionnait : une goupille qui maintenait ensemble, au milieu de la fenêtre, le premier anneau de chaque rideau, se retirait par une charge électrique émanant du réveil et les rideaux s’ouvraient parce qu’un poids de chaque côté les tirait. Il me raconte aussi qu’il achetait des vieux appareils ménagers et qu’il les démontait pour savoir comment ils fonctionnaient. Si vous cherchiez un esprit curieux, vous l’avez trouvé !
L’idée de sa montre. Si l’idée d’une invention apparaît souvent tout à coup, on sait que les choses ne naissent du vide et qu’il y a tout un travail parfois conscient, parfois inconscient derrière. Roger avait déjà travaillé dans l’horlogerie, mais comme sa tête n’arrête jamais de penser, un jour l’idée de faire une montre en forme d’anneau avec un centre vide qui pourrait accueillir une décoration interchangeable lui est apparue, a atterri dans son cerveau, est née. Voilà le début de l’aventure. C’est une question qui lui a souvent été posée lors de l’exposition. C’est effectivement un sujet passionnant. Je dis souvent que ce n’est pas parce que vous mangez des fruits que vous aurez une pensée fruitée. Il y a des théories fort intéressantes sur le sujet dont celle du physicien Jean-Pierre Garnier Malet bien que lui, il dise qu’il ne fait que rappeler un principe vital que les anciens connaissaient.
Je parle d’intuition et Roger parle de certitude. C’est comme cela chez lui, il sait depuis dix ans que sa montre verra le jour et le jour arrive. Il sait que sa montre doit avoir telle ou telle caractéristique et pas une autre parce que c’est ainsi. Il dit, une Ferrari ne met pas son nom sur les pneus, ils doivent de toute façon être changés, alors ce n’est pas la peine. Je vous laisser réfléchir.
Roger pendant l’exposition : je le vois parler avec toute sorte de gens, des professionnels de la branche, des collectionneurs, des étudiants. Il trouve des sujets de conversation du fait qu’il a fait le tour du monde à vélo pendant trois ans, alors il connaît presque le monde entier, il connaît plusieurs cultures, parle six langues vivantes en plus du latin, il aime les arts, les voitures, la mécanique, la musique, a créé des meubles, il fait de la voile, il ne sera jamais à court d’idées. Alors qu’il est là pour sa montre, en parlant avec un jeune artisan qui lui raconte qu’il a créé une pièce spéciale, Roger lui donne une piste pour aller plus loin. C’est tout Roger. Je me dis que les êtres qui ont une âme noble sont ceux qui devraient nous gouverner.
Hooke and Huygens. C’est le nom de son entreprise. Au moment de donner un nom à son entreprise qui prend forme, il fait des recherches (personne ne s’étonne maintenant que j’ai dit comment il fonctionne) et se rend compte que ces noms ne sont pas associés à des entreprises alors qu’ils ont réellement innové dans l’horlogerie. L’un est Anglais et l’autre Néerlandais. Ils ont fait aussi plein d’inventions, mais tous les deux ont inventé le balancier spiral, ce qui a permis d’augmenter la précision de la mesure du temps qui jusque-là se faisait en heures. Depuis leur invention – l’un en 1665 et l’autre en 1670, sans que l’un sache que l’autre y travaillait, le temps s’est mesuré à la minute près ! C’est aussi Hooke qui en 1675 invente l’échappement à ancre pour les horloges afin de réguler l’énergie dans les horloges et Huygens invente l’horloge à pendule ! C’est tout à fait fascinant de voir comment les inventions des uns et des autres se suivent et sont à la base de l’horlogerie actuelle ! Je me dis que Hooke et Huygens, qui doivent dormir parmi d’autres étoiles, doivent se réveiller en entendant prononcer leurs noms aussi souvent !
Behrens Watches. Chez moi les choses se lient sans que j’en sois consciente. D’abord, j’avais pris des photos de personnes présentes à l’exposition et qui figurent dans cet article. Parmi elles il y avait des personnes de la direction de Behrens et je leur ai donné ma carte de visite pour qu’ils voient le résultat. Le hasard, fameux compagnon de ma vie, a fait qu’il y avait une erreur dans ma carte et afin de leur éviter des difficultés, je leur ai envoyé un message de correction. Désirant en savoir plus sur eux, j’ai fait un tour sur leur plateforme et ai appris que les dirigeants rendaient hommage à l’Allemand Peter Behrens, père du mouvement moderne en architecture et du design industriel de la fin du xixe au début du xxe siècle. L’entreprise a été créée en 2012. Je trouve cela formidable. J’aime les gens qui aiment l’histoire, cela en dit long sur eux, et me dis que Peter Behrens doit aussi se réveiller dans son étoile à entendre son nom prononcé aussi souvent. Je suis tentée d’écrire un conte où je réunirais Hooke, Huygens et Behrens autour d’une tasse de thé étoilée.
Mon aventure dans l’aventure de Roger. Un jour Roger me dit qu’il aurait besoin de moi pendant l’exposition. J’ai tout de suite accepté. Il m’a dit que je connaissais un peu le domaine, que j’aimais les gens et que je parlais plusieurs langues. À croire que le destin y avait mis du sien… Ensuite, il m’a consacré du temps pour me montrer comment sa montre fonctionnait pour que je puisse répondre aux visiteurs et aussi parce que cela m’intéresse. Pour moi c’est une expérience, c’est une aventure, c’est une formation, c’est un trajet de vie; c’est aussi participer à l’histoire horlogère dans son entier et neuchâteloise en particulier. Je me dis que je peux quitter ce monde en toute tranquillité. Bon, mais voir la montre de Roger de l’années prochaine me retient encore !
Inés dans la montre de Roger(montage par moi)
Expressions avec horloge, les heures, etc. Je disais plus haut que le français était l’une de mes passions. Il se trouve que les étudiants qui passaient au stand de Roger disaient à leurs copains de passer aussi. C’est ainsi qu’une étudiante, Inés de son prénom, arrive et qu’elle me dit que ce sont ses copains qui lui ont dit de venir. Je la félicite et elle répond : « Oh, il n’a quand même pas fallu renverser une horloge pour me faire venir ! ». C’était tellemenrt évocateur et bien venu que j’ai cru que l’expression existait. L’explication était tout autre, mais, je lui ai dit que j’allais l’introduite dans mon vocabulaire et la mentionner dans l’article et elle a posé pour moi.
Autres expressions : j’apprends qu’autrefois le mot horloge était masculin et qu’il en subsiste des traces comme dans « La rue du Gros-Horloge » à Rouen. C’est magnifique ! Alors, voici un florilège d’expressions avec ce mot et autres mots liés au temps :
À la bonne heure !
Avoir l’heure juste ;
Chercher midi à quatorze heures ;
Être en avance/retard sur son temps ;
Le chat est dans l’horloge ;
L’heure a sonné ;
Midi pétante !
Passer un mauvais/sale quart d’heure ;
Réglé comme une horloge ;
Remettre les pendules à l’heure ;
Se lever à l’heure des poules ;
Se lever de bonne heure ;
Une heure d’horloge.
Si certaines expressions sont claires, d’autres méritent une explication, par exemple : « Midi pétante » vient du fait qu’à Paris un canon solaire sonnait à midi et ainsi les gens pouvaient régler leur montre. Je trouve cela magnifique. Pour en savoir plus, allez chez Charlie Paris ; « Le chat est dans l’horloge » veut dire que le chat s’est réfugié dans l’horloge parce qu’il a y a une scène de ménage dans la maison et « Une heure d’horloge » est une heure pleine. Ce n’est pas une redondance comme « une heure de temps » (le temps étant toujours le temps) alors qu’on peut avoir une heure de joie, des heures magnifiques passées au stand de Roger !
Une locution en devenir : « C’est l’heure d’avoir une montre H&H ! » et qui, très certainement, en quelques années, pourra se résumer à « C’est l’heure d’avoir une H&H ! » pour signifier qu’il faut faire, avoir quelque chose d’unique…
L’histoire. J’aime l’histoire. Je répète très souvent que la branche la plus importante dans nos études devrait être l’histoire. Sans histoire nous ne serions pas qui nous sommes. On se doit de la connaître afin d’éviter des erreurs, on se doit de glorifier ceux qui nous ont ouvert des voies et Roger le fait en donnant à son entreprise le nom des deux horlogers qui ont marqué le début de l’horlogerie : (RUBRIQUE À COMPLÉTER)
Introduction : au début il y a l’observation du jour et de la nuit , les phases de la lune, l’observation des ombres, la division du temps en jour et nuit et chacun en 12 afin de mieux s’organiser. Ceux qui réussissent cet exploit ce sont les Babyloniens ! C’est lié à un système duodécimal pour compter : ils comptaient avec le pouce les différentes phalanges de la main, cela faisait 4 X 3 = 12, deux fois, et ainsi on a 12 le jour et 12 la nuit. C’est magnifique ! Il y a des plateformes passionnantes sur la Toile pour suivre tout cela ; de sorte que je saute à la façon dont on a réussi à réguler la vitesse des rouages :
1657 – Hooke invente l’échappement à ancre pour les horloges ;
1670 – Hooke et en 1675 Huygens inventent le balancier spiral, indépendamment l’un de l’autre, augmentant la précision de la montre d’heures en minutes. Une aiguille des minutes a donc été ajoutée ;
1750 – Thomas Mudge a inventé l’échappement libre à ancre et autonome.
1776 – Perrelet invente la montre à remontage automatique.
Ces inventions sont à la base des horloges et montres mécaniques d’aujourd’hui. Voilà les rouages qui ont inspiré Roger pour construire sa montre en forme d’anneau et à laquelle il a mit huit barillets pour qu’elle ait une réserve d’énergie d’une semaine.
Robert Hooke et Christiaan Huygens dans le tableau, à gauche, regardent Zully et Roger qui trinquent, à la fin de l’exposition, à une belle suite !Photo prise par un ami de Roger.
C’est l’heure ! C’est l’heure de se quitter, c’est aussi l’heure de répéter que la montre de Roger est ingénieuse, jamais vue jusqu’ici et l’heure de vous diriger vers la plateforme de Roger : https://hookeandhuygens.com/#History
I like to photograph legs and shod feet, they tell so many things… This time I am taking part at the exhibition in Geneva. There are some forty brands : some are independent and new on the market, like our friend Roger Peeters, with his enterprise Hooke & Huygens, and other exist since a long time but their size is medium or small.
Rogers watch is special, it is a ring shaped one, an annular watch (see pictures at right and left on the picture above). It is the first time in the history of horology that such a feat has been achieved ! Those who visited the stand found ingenious its shape, the way the hands move as well as its week-long power reserve. As the middle is empty, like a real ring, it is possible to decorate the watch with personal gems or sculptures that one can easily exchange.
On a next article I’ll let you know what the fact to participate to Roger’s adventure means for me. For the moment, let us say that I was requested to work on Thursday and Friday and that I went already on Tuesday to have a look and take the temperature. I also took time to take pictures of some shoes or feet positions that appealed to me.
Here you have the original picture: you see the dial, the hands and the decoration of its center.
Here down you have the picture with my photos, version 1 : one can admire the hands and wonder how they can be able to run – there must be some magic or imagination, probably from both, as they are sisters – one can also admire the eight barrels (they are the ones that store the energy) elegantly connected with gear rings and, of course, the balancier at 12 o’clock.
Version 2 : Do you know what a savonnette means in the world of watchmaking ? It is a watch that has a cover in front and one on the back. The onions or pocket watches that our grandfathers used to wear had them. They were made in order to protect them and in the end it became a discreet way of wearing a jewel since often they were very processed. By adjusting the photo, I give a cover to the watch, that anyway you recognize because of its crown at 2 o’clock. It is the single watch to have it at this place. It has many advantages, but to find out more you should go to Roger’s enterprise in Auvernier (next to Neuchâtel, Switzerland), or, if you are in a hurry, just go on his website !
Images : a photograph is nothing without subjects ! I was not directly inspired by the shoes, but by what they tell about those who wear them. Everything is part of a whole.
Je ne pense pas être une personne attachée à l’argent, quand même lorsque santé et argent vont de pair, c’est une belle affaire !
Je ne sais ce qui m’a poussée à garder un certain nombre de choses, leur forme ? leur couleur ? leur symbole ? Je crois que ce doit être un tout, ces choses-là ont joué un certain rôle dans notre histoire. L’histoire, considérée comme une branche secondaire lors de mes études, me semble être primordiale. Tout émane d’elle. Je suis bien née hier, mais il y avait un avant-hier dont je suis le résultatet redevable.
En faisant de l’ordre dans mes affaires, je retrouve certains billets de banque. Certains, je ne sais depuis quand je les ai, mais à Noël 1982, l’UBS avait fait cadeau à ses clients d’un calendrier avec d’anciens billets de banque. J’avais gardé le tout. Maintenant que j’ai une plateforme, je me dis que c’est l’endroit pour l’exposer à côté d’autres choses du même genre que j’ai collectionnées au long de ma vie.
C’était en 1982!
L’étonnement, la surprise, une joie profonde : c’est tout cela que j’ai éprouvé en voyant les billets de banque si bien encadrés. Je ne peux expliquer ma réaction. Encore maintenant, j’éprouve une sensation semblable. Il y a quelque chose de lié à la finesse de la présentation, au soin avec lequel celui ou de ceux qui les ont conservés et trouvés et, plus loin encore, autre chose qui doit être lié à ceux qui les ont eus en main, utilisés, vécu avec eux, à l’histoire qui nous a construits et, je répète, à laquelle je suis redevable. C’est tout un symbole.
Shanghaï.
Shanghaï, 1914.
L’Allemagne.
Marks allemands, 1910.
Marks allemands, 1910.
Marks allemands, 1920.
Marks allemands, 1920.
Les photographies. Je fais passablement de photos et si je m’y prends à deux ou trois reprises c’est pour avoir un autre angle ou parce que je m’y suis mal prise, mais c’est rare. Cette fois-ci, j’y dû faire plusieurs fois les photos ainsi que les montages. J’aurais pu laisser l’affaire ainsi, mais il me semble que la chose (en l’occurrence, le billet) me dirait : tu voudrais qu’on te laisse n’importe comment ? Et alors là, je ne peux que recommencer. Le plus compliqué a été celui ci-dessus. L’autre est celui d’en bas et j’avais le choix : belle photo toute plate mais peu lisible ou alors, chiffonnée et claire.
À propos du billet de Zwei Millionen Mark, vous remarquerez qu’au dos il n’y a pas d’inscription ni de signe… je suppose que « deux milllions » étaient suffisamment clairs pour ne pas avoir à se justifier par un dos !
Ici on est en 1923
La Russie. J’ai un faible pour la Russie. C’est ainsi. C’est comme l’amour, dans le cas présent c’est une histoire d’amour, et l’amour ne s’explique pas.
1898. On est au début de l’époque du règne de Nicolas II. Billet d’un rouble.
L’inscription dit que le montant est équivalent à une pièce d’argent de la même valeur.
L’inscription : oui, je me rappelle qu’au cours d’histoire, le professeur nous avait dit que les gens, au début de l’introduction des billets de banque, s’étaient montrés sceptiques parce que quand même le métal est le métal et le papier… du papier. Je trouve fascinant le monde des symboles et des croyances.
Les billets de 50 kopecks. Je voudrais pouvoir lire dans ces billets toute l’histoire qu’ils portent. 1915, c’est vers la fin de l’époque de Nicolas II, époque qui annonçait la fin d’une période et le début d’une autre. Nous en sommes au même point.
Remerciements. Ils étaient sous-entendus, mais cela vaut la peine de remercier directement ceux qui ont pensé à faire ce calendrier, ceux qui l’ont composé, ceux qui ont assemblé les billets, ceux qui les utilisés sans les abîmer, ceux qui les ont fabriqués, ceux qui les ont conçus, ceux qui ont travaillé pour leur donner une valeur, etc. Les remerciements forment une chaîne qui m’amène souvent à la création de l’univers. C’est un exercice que je pratique et qui me fait prendre conscience que tout fait partie du tout, du un. Il va de soi que les actions qui suivent ont droit au même traitement !
DES ACTIONS
J’avais mis ensemble les billets et des actions de chemins de fer. Les chemins de fer, je crois bien que j’ai acheté ces actions lors d’une vente organisée au Bureau international du Travail pour un bénéfice social dont je ne me rappelle pas le but. Mais, ces actions m’avaient attirée. Les chemins de fer sont le premier grand bouleversement industriel ayant des répercussions très rapidement sur tous les domaines de notre culture. Je pense parfois à ces moments, moments où ceux qui transportaient des marchandises et des passagers sur la route ont dû cesser leur activité car dépassés par le chemin de fer. Je me suis souvent dit que cela devait nous servir de leçon pour prendre soin de ceux qui « restent » sur la route quand on introduit des changements. Il semble que là aussi on en soit au même point.
Voici des actions de la Société générale des chemins de fer économiques, S.A. (France), 1880. La société a été constituée suivant l’acte passé devant Me Duplan, notaire à Paris, les 7 et 9 juillet 1880 et les assemblées générales des 7 et 15 du même mois. D’après ce que j’ai compris, il s’agit des réseaux secondaires en France. Jusque là, c’était l’Etat qui assurait les investissements d’infrastructure, avec ce nouveau moyen de locomotion, la chose change.
Le document n’est pas en très bon état, aussi, ai-je dû faire un montage, mais le tout y est.
Voici les actions de la Société nationale de chemins de fer en Colombie, S.A. dont le siège était situé à Bruxelles, 1923. La société a été constituée par l’acte passé devant Me De Leener, notaire à Saint-Gilles-lez-Bruxelles, le 3 août 1923. Les parts sont de 200.- francs chacune. La Colombie et la Belgique ne sont pas frontalières, mais les capitaux ont leurs caprices !
Mon diplôme d’économiste. Je n’ai pas l’âme marchande, mais l’histoire et le chemin économique vont de pair. La plupart des emplois que j’ai eus ont mis en relation le champ économique et le champ social, j’ai eu de la chance ! Maintenant que je photographie ces billest de banque et ces actions, je me dis que le sujet est passionnant. Ce sera pour une autre vie…
I am fascinated to see how many common points one finds in so different domains as such mentioned above !
Cinderella. Iteach a course called « Body and Mind Workshop ». It is about life and the way we look at it. But on the background there is the following leitmotiv : in order to be able to go the the prince ball, one needs an invitation ; in order to attend the invitation, one needs a proper dress ; in order to have the appropriate dress you need to have enough money to buy it or to to make it yourself. You also need the accessories that go with it ; before you wear it you must have taken a bath and so on. Once you have all that, you can attend the price ball.
Sudoku. Well, if we have a game grid, we cannot just say : « I want to till this line or that square fors ! » One has to find the logic that induces us to suddenly find the beginning of a line or square, then the same logic drives to to another part of the grid and only when things are ready you can finish the line or square we started with. A sudoku party is not like we want, but once we find the logic we can have a whole.
Life. It is the same with life. It is not what we want that necessarily comes, sometimes even, comes what we wouldn’t like ! It can be that what we want is not good for us or that it is too early for it. Sometimes we also change our minds and life presents us other opportunities, other paths more flowery and sunny than those we would have chosen. Sometimes it is life that drives us from here to there. In the end, life makes also a whole. A More over, if Cinderella is a story in a book, sudoku a game in a grid, all information we get in this life fills our body, our cells. We don’t always thik about this aspect. This whole fills us and we take it with us when we leave this world. Never mind is we don’t believe in a spiritual dimension, it is enough to think « matter », all matter has a memory, a frequency.
The common point between this three domain is that we have to go to the end in order to have a whole. They all present difficulties in order to achieve unity ; but the most difficult by far is life, as it takes a whole life in order to have a whole picture. One cannot say ; »I stop for a while », as our time dimension never stops in our world. Cinderella tale, we can read it for a while and put it aside ; a sudoku grid, we can just give up, but life is our challenge, our stake. The joy when Cinderella meets her prince, the pleasure we have once we have completed a grid, the peace and happiness one must have when we know we have let the life were supposed to…
I could finish the article here, but I think it is important to mention some keys we have at our disposal in order to overcome life difficulties, hindrances. If we read the life of some famous people, if we listen to people around us, and if we pay attention to our way of acting, there is often « intuition ». It is a guide. Very often doubt and fear impeach us to follow it. Further on, there is the role of thought and I had the chance to meet the physicist Jean-Pierre Garnier Malet (link at the bottom of the text) who treats the subjetc very well ; everything we do and think has repercussions, all what we to to others, all what we think of others, all what we do to ourselves, all what we think about ourselves has an effect, absolutely everything and as we constantly are having new cells that we fill in with our memories… I leave the the final word to you.
J’aime parler avec les gens. Les mots partent sans que j’y pense.
1. Des pianos à vendre à Fr 50.- par mois. C’est l’annonce que je viens de voir à la vitrine de Hug Musique Neuchâtel. Je me dis qu’elle doit intéresser bien des gens. Plus loin, je croise un monsieur de haute stature, cheveux blancs. On sait plus ou moins qui est l’autre. Je sais qu’il est lié à la maison Hug. Je lui dis :
Ainsi, vous vendez des pianos à Fr 50.- par mois ?
Comment ?
Les pianos…
J’ai joué du piano, mais maintenant mes mains… je jouais, mais mal.
J’esquisse un sourire.
Elle se moque de moi parce que je jouais mal !
Je rigole franchement.
Mais elle se moque de moi.
Pas du tout, c’est parce que vous êtes modeste.
Comment avez-vous deviné mon jeu ?
Je ne sais pas, il y a des choses que je sais sans pouvoir les expliquer.
Vous êtes observatrice. Je vous avais jaugée depuis longtemps. Au revoir.
Le verbe « jauger », c’est tellement joli. Je ne l’accolais qu’au monde de l’automobile. Ce monsieur, que j’ai croisé pendant des années sans rien lui dire sauf une fois ou l’autre « bonjour », vient d’entrer dans mon monde. Cela me remplit de bonheur (la prochaine fois, je lui demande son nom).
2. Conversation télépathique et gestuelle avec une enfant. Je suis dans le bus et une maman entre avec une poussette où il y a deux enfants, l’un presque sur l’autre. Elle prend l’enfant de dessus et l’assied sur un banc du bus puis remet mieux en place le plus petit. L’enfant sur le banc est une très jolie fillette qui une fois assise s’accroche à la barre qui empêche les passagers de tomber lors d’une secousse. Une fois qu’elle est bien installée, elle me fait signe qu’elle a tout ce qu’il lui faut. J’empoigne la barre qui est devant moi et on est à égalité. La fillette me sourit. Comme je suis assise près de la porte, j’ai plutôt une double barre horizontale et une verticale ; je peux donc me tenir de deux façons et je m’accroche alors à la verticale, puis, je joue et me tiens tantôt à l’une et tantôt à l’autre. La fillette sourit encore, regarde autour d’elle et voit que sur la paroi du bus, à sa droite, il y a une sorte de manette et s’y agrippe. Elle me regarde en souriant. On est à nouveau à égalité ! On pourrait même dire que dans ce monde, elle et moi vivons la même expérience sans tenir compte de nos différences. En réalité, nous sommes unies. La maman me regarde et par signes je lui dis que la tête de sa fille marche très bien. La maman sourit aussi. J’ajoute :
On n’a pas besoin de mots pour communiquer !
Elle a aussi appris le langage des signes avec les mains. Cela aide. Le langage est dans les mains.
Dans tout le corps, ajouté-je.
Il doit s’être passé quelque chose parce que la maman me dit :
Elle me dit de m’écarter parce qu’elle ne vous voit plus !
Quel âge a-t-elle ?
Deux ans et demi.
Magnifique.
J’arrive à destination et nous nous disons au revoir avec les mains et les yeux. J’ai une nouvelle amie dans mon monde.
3. Je cours à une vitesse de croisière. Je cours le long du lac pour aller me baigner « à ma place ». Je me fais dépasser par une trotinette à toute vitesse conduite par un jeune homme. J’arrive à un endroit où il y a une table entourée d’un banc. Je vois le jeune homme grimper sur le banc, s’asseoir sur la table, poser les pieds sur le banc et sortir une cigarette. La cigarette a l’air d’avoir été faite à la main, elle est d’une couleur verdrâtre, brunâtre.
Vous m’avez dépassée pour venir fumer une cigarette ?
Oui.
Et pourquoi est-ce que les jeunes s’asseyent en posant les pieds sur le banc ?
Vous avez raison (et il laisse les pieds pendre).
Et qu’est-ce qui fait que vous fumiez ?
…
Je sens que le jeune homme cherche des mots.
Vous savez ce que fait la fumée ?
Cela empêche de bien dormir, on mange ce qu’il ne faut pas, abaisse le niveau de concentration…
Et encore ?
…
Vous introduisez une augmntation de température dans la bouche et à la longue les dents se déchaussent et finissent par tomber ; votre volume respiratoire diminue.
Le jeune homme m’écoute et ajoute :
Je sais, j’essaie d’arrêter. Mais ce n’est pas facile.
Vous faites quoi dans la vie ?
Je fais le service dans un restaurant.
Trop de stress ?
Non.
Les collègues, un chef ?
Non. Tout se passe très bien dans mon travail que j’adore.
Au fond,je n’ai pas besoin de connaître la raison.
Vous êtes médecin, psychologue ? demande le jeune homme.
Non, je suis économiste, ai une école de danse et me suis tojours intéressée à la façon dont les élèves faisaient tel ou tel pas. Cela dit tellement de choses. Les aider à mieux se comprendre est un plaisir.
Le jeune hommem’écoute tout en fumant.
Je vais vous raconter une histoire, poursuivis-je.
Je rentrais avec mon ami d’un voyage en Chine et dans l’avion nous avons eu un Chinois à côté de nous. Il fumait. Je lui ai demandé le pourquoi. Il m’a expliqué qu’il avait fait partie d’une série d’étudiants envoyés en URSS lorsque la Chine et l’Union soviétique sont devenues amies. Il étudiait la physique. Chaque année, les étudiants avaient le droit de passer les vacances chez eux. L’Union soviétique offrait le voyage. Le Chinois s’est dit que l’URSS faisait tellement pour lui qu’il ne voulait pas abuser et n’est donc pas allé voir ses parents pendant ses études. Arrive la dernière année, celle où il devait décrocher son diplôme. Mais, voilà que l’amitié entre les deux pays s’est refroidie et que les étudiants ont été renoyés avant d’avoir leur diplôme. Rentré en Chine, il a été envoyé travailler dans les rizières. C’est là qu’il a commencé à fumer.
Je lui ai fait remarquer qu’il s’était puni lui-même. Son champ d’action s’était trouvé réduit à l’extérieur, il n’avait pas pu finir ses études et donc il avait aussi réduit son champ respiratoire. C’était clair.
Vous parlez avec beaucoup de sagesse.
J’espère que quelque chose aura pris.
Moi, c’est Thomas et vous ?
Zully.
Bonne fin de journée !
Je pars puis retourne sur mes pas.
J’ai une rubrique dans ma plateforme destinée à des conversations comme celle-ci. Je vais l’écrire…
Quelque chose se passe dans le jeune homme. Nous nous sourions et je pars.
4. Conversation dans une fromagerie de la ville:
Vous désirez ? me demande un grand et beau jeune homme.
Un demi munster (je me dis que la consonance étant allemande, je prononce « mounster »).
Un demi munster (et le jeune homme prononce « manster »).
Vous prononcerz comment ?
Manster, c’est un fromage alsacien.
Ah, j’ai appris quelque chose. Merci.
Je souris et le jeune homme sourit.
Je le dépose dans un cornet ?
Non, merci.
Alors, je viens vers vous vous rendre la monnaie, dit le vendeur avec un sourire encore plus ouvert.
Voyant son amabilité, je melance :
Vous savez, du temps de vos arrière-grands parents, quand ils allaient à l’épicerie, ils achetaient 10 centimes de riz ou de sucre et c’était enveloppé dans un cornet (je mime la forme du cornet). Il nous est resté le cornet de glace.
Les mots traversent l’esprit du jeune homme.
C’est du neuchâtelois.
Cela ne fait rien, vous êtes un beau jeune homme et vous méritez d’utiliser un beau langage !
Dans ce cas et après un tel compliment, dit le jeune vendeur avec un sourire lumineux, je vous ouvre la porte !
5. Une fois de plus, je cours le long du lac pour aller me baigner. Un cycliste vient en sens inverse. Il s’attend à ce que je me déplace. Il se trompe. À ma grande surprise, je le vois descendre de son vélo, le poser à terre et faire un grand geste avec ses bras et le corps. Je n’ai rien compris et ai continué à courir sur ma ligne droite. C’est après coup que j’ai compris qu’il m’a fait une révérence et cédé le passage. Je n’ai pu le remercier car il était parti.
6. Je me désabille pour aller me baigner et entends un couple discuter dans une langue étrangère que je connais. Ils sont loin mais parlent très fort, surtout lui. Je dois hurler en français à quatre treprises avant que la jeune femme me regarde ; ce n’est pas la peine de leur parler dans leur langue:
Combien de kilomètres vous séparent ? Vous parlez vraiment fort !
Cela vous dérange ?
Tout le monde vient chercher la tranquillité et vous parlez tellement fort…
Occupez -vous de votre baignade et (je n’ai pas entendu le reste parce qu’elle parlait en s’éloignant).
Vous maltraitez votre propre ouïe ! ai-je hurlé.
Cela m’énerve, ces gens qui vous envahissent dans des endroits aussi beaux et calmes. Tout à coup, le monsieur s’adresse à moi :
Excusez-moi, madame !
Je le remercie et mets ma main sur mon coeur pour lui faire comprendre que j’apprécie sont attitude. La jeune dame devrait aussi recevoir mes remerciements car elle a traduit mes mots mais elle ne me regarde pas.
Je sais, par expérience, qu’il ne faut jamais faire un travail artistique en étant poussé par la hâte. Le moment idoine s’annonce tout seul. Mais, là, j’avais promis un travail à une personne qui n’arrête pas de penser et qui, je le sentais, se demandait pourquoi je tardais tant. Bref, je me lance.
Je prépare le tissu auquel je donnais forme. Il part dans un sens, dans un autre et finalement, j’arrive à le fixer. Je prends le fer à repasser pour faire des plis sur le tissu. Je l’avais mis dans un endroit inhabituel et là… pour une raison qui m’échappe, je passe la main sur la semelle, or j’avais oublié que j’avais branché le fer… J’ai senti ma main toucher une surface extrêmement, extrêmement chaude. J’ai posé mon fer et suis allée passer ma main sous l’eau froide. Un bon moment. Je vais à l’ordi et regarde ce qu’il faut faire dans un cas comme le mien. Je sais que sur la Toile, on y trouve à boire et à manger. J’ai vu « cinq minutes sous l’eau » sur diverses plateformes. Je retourne à ma cuisine et compte très lentement 5 X 60 secondes. Je me dis que c’est bon et mets une crème grasse. Seulement, ma main devient toute rouge et pique très fortement, c’est comme un bataillon au trot !
Je téléphone aux urgences. Forte d’une expérience précédente, je demande si la personne qui répond est du corps médical. Non, me dit-on. Je dis que j’ai besoin de parler à un infirmier et donne mes raisons. Mais, il faut se décliner et dire si on est allergique à quelque chose, si on prend des médicaments, quelle couleur a la peau, si on a des vertiges, etc. Et, avant cela, on a droit à tout un discours sur un tas de choses qu’il ne vaut pas la peine de mentionner. Puis, enfin, j’ai un infirmier qui me dit :
Je cours remettre ma main sous l’eau ! Je discute avec l’infirmier qui a l’air de bien connaître le domaine. Le temps que j’explique et que l’on fasse des essais, on conclut que je peux rester encore un bon moment sous l’eau. Ensuite, je pourrai mettre une crème grasse pour hydrater la peau. Il me donne des noms de crèmes que je n’ai pas. Je lui parle de la Crème de huit heures d’Elizabeth Arden. Quelle chance, il la connaît et dit que c’est une excellente idée. Une demi-heure plus tard, je conclus que je peux fermer le robinet ; mais ma main… recommence à redevenir rouge. Je rappelle l’infirmier qui me dit de prendre un récipient avec de l’eau, y mettre ma main et d’aller aux urgences.
Pourquoi la peau pique-t-elle ? C’est la chaleur qui est entrée dans la peau ; on parle de chaleur accumulée. Elle continue d’attaquer les couches inférieures de la peau.
Pourquoi sous l’eau ? L’eau refroidit la peau ; en pénétrant, elle refroidit les couches en profondeur, là où cela continue de brûler à cause de la chaleur qui y a pénétré.
Aux urgences. En tout, je suis restée pendant deux heures avec la main dans l’eau. Aux urgences, on m’a mis une crème et des bandages à garder si possible 24 heures. Le médecin m’a conseillé de prendre des tablettes contre la douleur, mais j’ai dit que cela ne faisait que masquer l’affaire et que je tenais à savoir jusqu’où cela allait. Il a insisté et moi aussi. On s’est quittés en de très bons termes. Il m’a recommandé de garder le bandage trois jours.
Les gens impressionnés. Ceux qui m’ont rencontrée en ville ont été impressionnés tant par le bandage que par le fait que l’on ne me voit jamais malade.
La Crème des huit heuresd’Elizabeth Arden. Ces bandages au bout des doigts ne tenaient pas très bien et j’ai dû les changer avant même 24 heures. L’avantage a été que j’ai vu que la crème avait disparu et je l’ai remplacée par celle d’Elizabeth Arden, trois fois par jour. Pour tout dire, je suis plutôt économe, mais là, j’ai mis des couches de crème assez généreuses. Cinq jours plus tard, j’ai enlevé le bandage et des cloques s’étaient formées au bout des doigts et sous le majeur. Je les ai percées à deux endroits avec une épingle désinfectée. J’ai commis l’erreur d’en ouvrir une parce qu’un bout de peau ressortait… J’ai dû recouper et recouper mais aujourd’hui, treize jours plus tard, la sensibilté de mes doigts est parfaite et la structure de ma peau aussi. Personne ne dirait que je me suis brûlée. Alors, merci mille et une fois à Elizabeth Arden.
La légende de la crème. Quand je l’ai achetée, la jeune vendeuse m’a raconté qu’Elizabeth l’avait créée pour ses chevaux et qu’un jour, une amie lui avait rendu visite avec sont fils. Ce dernier se blesse au genou et Elizabeth n’a que cette crème sous la main, la lui met. Huit heures plus tard, la peau s’était refermée. Cette crème ne se trouve pas en pharmacie, mais cela ne change rien à son effet !
Ma voisine de 94 ans qui s’appelait aussi Elizabeth avait une crevasse. C’est pour elle que j’ai acheté la crème la première fois. Quand elle a remarqué son effet, elle s’est exclamée « Sacrée Elizabeth ! ». Comprenant qu’elle s’adressait aussi un compliment à elle-même, on a éclaté de rire. Par la suite, j’ai aussi conseillé cette crème lors de différents problèmes de peau, toujours avec de l’effet.
Un mot sur Elizabeth Arden. Je cherche une biographie à son sujet. Pour le moment je sais qu’elle est la première personne à avoir vendu des produits de beauté avec son propre nom associé à des produits de beauté. Elle est aussi la première à en avoir fait une production industrielle . Elle a également ouvert les premiers « Spa » et est la première à avoir formé du personnel pour conseiller la clientèle. Elizabeth Arden était une femme avisée et ne peux que rejoindre feue ma voisine en disant « Sacrée Elizabeth ! ». À l’époque, trois grands noms étaient connus dans tous les pays : Singer, Coca-Cola et Elizabeth Arden !
Le parfum Red Door. Je finis l’article en disant que dans mon armoire à parfums, Red Door, parfum d’Elizabeth a une place de choix !
Les musiciens de rue de Neuchâtel m’ont souvent bien inspirée. C’est le cas avec un musicien que j’ai entendu hier en ville.
Un air de musique populaire, une marche très rapide. Voilà ce que j’entends en allant déposer une partie des costumes de mes spectacles que je viens de laver. Chaque année c’est le même exercice : mon studio est humide et je dois, chaque été, tout sortir, laver, mettre au soleil. Je m’approche du musicien et lui demande s’il a un CD :
Malheureusement pas ici, à la maison, oui.
Avec ce morceau ?
Il y a des musiques populaires, du classique, du clavecin…
Mais pas ce morceau ?
Non.
Vous pourriez l’enregistrer ?
Non… mais si vous avez un téléphone portable…
J’ai un enregistreur. On fait quand ?
Demain ?
Oui.
On se retrouve à cette place à 11 h ?
Parfait !
Le lendemain, soit aujourd’hui, j’arrive avec du retard. J’ai eu beaucoup de travail avec le lavage de mes costumes et ai très peu dormi. Mais, arrivée en ville, j’entends la musique de l’accordéon et me laisse guider par elle. On convient de se retrouver à midi. À 12 h 30, il faut qu’il quitte sa place de parc. C’est calculé un peu juste, me dis-je.
Sur le chemin. Je lui demande comment il en est venu à jouer de l’accordéon. C’est sa mère qui l’a initiié.
Enregistrement. Il entre dans mon studio, a un son d’étonnement et de plaisir en découvrant le lieu ; je lui dis de s’installer sur scène, sur une chaise. Il me demande si je veux le même tempo ou plus lent ou plus rapide que celui d’hier. Je n’y ai pas pensé et lui demande de garder le même. On compte, un, deux, trois et j’enregistre.
Parfait. C’est une musique très entraînante et le musicien est vraiment bon. Je me dis que la même musique un tout petit peu plus lente… Je demande au musicien s’il peut la jouer un peu plus lentement. afin de m’éviter de courir tout le temps sur scène. Il s’exécute et j’enregistre une nouvelle fois. Je lui dis que je me suis inspirée pour bien de mes danses de morceaux interprétés par des musiciens de rue. Je lui dis que je suis à la croisée de chemins et que je reprends mes spectacles intimistes. C’est l’activité qui embrasse tous les domaines de mon existence et qui me permet de communiquer avec plusieurs personnes en même temps.
Je voudrais faire un article sur vous sur ma plateforme. Il faut qu’on se revoie.
Lundi je reviens en ville et vous apporte une biographie. Je prendrai aussi le 45 tours que je vous offre et le CD.
Et pour maintenant ? Je vous dois combien ?
RIen, pour cinq minutes, rien.
Je me dis que je suis bien tombée, qu’on agit de la même façon.
Je voudrais vous faire une photo pour l’article. Au fait, vous vous appelez comment ?
Jean-François,
Zully, enchantée !
Voilà, c’est souvent ainsi que cela se passe ; l’art avant tout. Je dois dire que je connais un tas de monde dont j’ignore le nom. Pour moi, le plus important ce sont les messages que nous nous transmettons à travers des dimensions non tangibles. Il faudra aussi que demande le titre du morceau.
Il trouve qu’il est habillé en touriste… Ce qui m’intéresse c’est sa tête. C’est quelqu’un de franc, de direct et de jovial. Nous sommes devant la porte de mon studio. Je viens de la huiler ce qui explique pourquoi et l’enseigne et les différentes décorations sont absentes.
Curriculum vitae. J’avais demandé à Jean-François de m’apporter un CV pour mettre des informations sur lui sur ma plateforme. Il me l’a déposé à la porte du studio. En lisant la première phrase, je lis un nom. Suite au paragraphe suivant.
Jean-François Beuchat et Michel Dénériaz. Jean-François a fait sa première émission radio avec M. Dénériaz. C’était en 1968.
Michel Dénériaz ! Cela fait un bail que je n’ai entendu prononcer son nom. J’aimais bien cet animateur d’émissions de la Télévision suisse romande (TSR). Il avait une voix profonde, aimait la langue française et les bonnes manières. Je pense parfois à lui, notamment lorsque les gens portent leur parapluie et qu’il ne pleut pas (clin d’oeil à ceux qui connaissent Alphose Allais). Voici l’illustration :
La pluplart des gens portent le parapluie, quand il ne pleut pas, à la façon du no 1 ; or, lorsqu’ils se retournent,parexempl, et qu’il y a quelqu’un derrière… Michel Dénériaz devait être exaspéré au point de mentionner l’affaire dans une émission. Je ne peux oublier ce moment de logique ! Je me permets de temps à autre de transmettre l’information, tout en indiquant la source, à l’un ou l’autre des porteurs de parapluie qui croisent ma route.
Carrière de Jean-François. Il est un musicien accompli : accordéoniste et pianiste avec des diplômes. Non seulement il joue de ces instruments, mais il les enseigne aussi et, de plus, il est compositeur ! Il joue en solo et avec des orchestres. Il est aussi membre de la Société suisse de pédagogie musicale (SSMP) ainsi que de celle qui s’occupe des droits d’auteur d’oeuvres musicales (Suisa). Il a obtenu plusieurs prix et des médailles d’or. Il joue en Suisse et au Portugal. Comme vous le voyez, il ne lui manque rien !
Un 45 tours. Quand j’avais demandé à Jean-François s’il avait un CD, il m’avait dit qu’il avait aussi un 45 tours qu’il allait me donner. Je l’ai reçu et je viens de l’écouter. Que dire sinon que la musique qu’il joue me met de très bonne humeur, me réjouit, me rend gaie ! Je fais une photo-montage avec ce 45 tours.
Ma préférence va pour le premier morceau « La Marche du vingt-troisième canton », composé par… devinez ? Bien sûr, par Jean-François !
Le vingt-troisième canton… ce doit être un hommage au canton du Jura. J’ai, bien sûr, suivi la naissance de ce canton, mais il est entré en moi de façon particulière via René Froidevaux, propriétaire de la « Fabrique d’horlogerie Froidevaux S.A. – Neuchâtel » où feu mon ami avait travaillé. M. Froidevaux avait beaucoup milité pour ce canton, du point de vue politique et financier. Tomber sur Jean-François qui a composé une musique pour lui me donne l’impression d’avoir une nouvelle pièce d’un puzzle d’une autre dimension. Je dois préciser que j’ai mis le disque sur mon tourne-disques sans regarder les titres. Ce n’est qu’après que j’ai fait le lien… C’est fabuleux de voir combien les événements se croisent dans ma vie.