L’histoire de Max le chat

Je ne sais où cette histoire commence, ni comment elle va finir, mais elle va bien !

Max est tout noir avec des yeux verts. Une beauté ! Son caractère ? Comme celui d’un chat, indépendant.

Max a vécu près de huit ans chez des amis qui avaient un âge dit avancé. La dame, Gretel Frésard, sa patronne, est partie cette année dans un home et finalement décidé d’aller au ciel. Max, qui ne s’approchait que d’elle a décidé de voir du côté du mari de Gretel, Charles Frésard, et lui a ainsi manifesté son affection. C’était un grand changement ! Oh, ce n’était pas de grandes manifestations, mais, qui sait ce qui est beaucoup ou peu ? Pour Max cela devait être en tout cas suffisant ou même beaucoup.

Je suis entrée dans leur vie parce que feu mon ami, André Oppel, avait travaillé en tant que graphiste à la Fabrique d’horlogerie Froidevaux S.A. – Neuchâtel. Le comptable avait été monsieur Charles Frésard. Je raconte l’histoire ici. Je fais donc la connaissance du couple Frésard et de Max. La période de confinement est arrivée et j’ai pu rendre divers services à la famille. Parmi ces services, il y a eu l’herbe pour le chat et cela jusqu’à ce que monsieur Frésard aille rejoindre sa femme au ciel.

Lors de l’une de nos dernières discussions, monsieur Frésard m’avait dit qu’après son départ définitif, Max serait euthanasié. Je lui ai demandé pourquoi et il a répondu que le chat serait malheureux. Je lui ai répondu que Max s’était déjà adapté à lui et qu’il y avait des chances pour que… Monsieur Frésard m’a interrompue et dit que c’était une affaire décidée. On ne discute pas les ordres d’un chef, or monsieur Frésard était chef dans l’âme. Mais, entre ce que l’homme veut et ce que le destin a décidé…

Monsieur Frésard vit ses derniers instants sur terre. Pensant à son chat, il demande à un ami de l’amener chez le vétérinaire. L’ami s’exécute et le vétérinaire demande pourquoi le chat est là. L’ami ne sait pas trop, monsieur Frésard lui a seulement demandé de lui amener le chat. Le vétérinaire dit qu’il ne peut le prendre en pension et qu’il faut l’amener à la SPA. Voilà donc que Max est encore transporté à un autre endroit.

J’apprends le décès de monsieur Frésard, téléphone à l’ami qui a transporté le chat et il me dit où il se trouve. Je lui dis qu’une de mes connaissances aimerait l’avoir. Il répond que c’est un chat qui coûte cher parce qu’il mange une nourriture spéciale. La personne qui aimerait prendre Max est une de mes voisines et très bonne connaissance ; elle est plus qu’une amie, elle est mon double lorsque je m’absente et qu’elle prend soin de mes canaris et de mes plantes ; j’ai une confiance absolue en elle. Elle a eu des chiens, des chats et, chose particulière, a aussi travaillé un temps à la fabrique Froidevaux. Sacrée coïncidence, direz-vous. Je n’invente rien. Si on avait écrit une pièce de théâtre avec de tels personnages, on aurait dit que c’est parce que c’est du théâtre, or la réalité dépasse la fiction ! Je l’ai même amenée rendre visite chez monsieur Frésard et cela avait été un beau moment. Bref, Nadine, de son prénom, se dit intéressée par le chat. Elle l’avait entraperçu lors de sa visite.

Max ira chez Nadine ! Je ne raconte pas les péripéties arrivées entre temps. Ce qui est important c’est que Max, qui aurait dû quitter ce monde, se trouve encore parmi nous. Nous voilà face à l’une de ces décisions du destin qui a primé sur la volonté de monsieur Frésard. Max avait vécu dans l’appartement sans sortir, sans voir d’autres animaux que les oiseaux qui arrivaient parfois sur son balcon, et voilà que tout à coup un presque inconnu l’amène chez le vétérinaire qui ne le veut pas, puis à la SPA, où il a été isolé dans une chambre du fait qu’il ne mangeait qu’une sorte de nourriture. L’ami-destin a fait en sorte que Nadine puisse prendre le chat chez elle et je l’ai accompagnée à la SPA pour que Max se sente un peu en confiance pendant le trajet. Tout de même, il est à nouveau trimbalé dans une voiture qu’il ne connaît pas pour aller Dieu sait où. D’ailleurs, pendant le temps passé à la SPA, personne n’a pu le prendre pour le caresser. Je vous l’ai dit, Max a son caractère ; d’ailleurs, caractère ou pas caractère, Max a fait savoir que la mesure était dépassée en ne laissant approcher personne !

Max chez Nadine.1. Max est arrivé dans une cage. Arrivé chez Nadine, celle-ci l’ouvre et Max sort. Nadine me dit qu’elle va laisser la cage ouverte permettant ainsi à Max d’aller s’y réfugier si besoin. Max inspecte le salon et a une préférence pour la partie arrière d’un canapé. Nadine lui met à boire et à manger et on s’installe pour bavarder un moment et ensuite, je m’en vais.

Suite 1. Le soir, je téléphone à Nadine qui me dit que Max a inspecté une partie de l’appartement et qu’il s’est laissé toucher une fois. Je me dis que c’est une victoire et qu’il commence à se retrouver.

Suite 2. Je laisse passer quelques jours et rappelle Nadine. Elle me dit que les deux premiers jours, Max n’a pas mangé, puis les choses sont rentrées dans l’ordre et qu’il n’est pas du tout retourné dans la cage. Elle a fini par la ranger. Max va partout et préfère le balcon. Il avait aussi un balcon chez les Frésard, mais, il n’y voyait pas la rue ni de voitures. Chez Nadine c’est le contraire et de plus, celle-ci a installé une maisonnette pour oiseaux, lesquels viennent manger les graines que Nadine y pose. L’instinct de Max est éveillé ! Finalement, Nadine a enlevé la petite maison pour éviter aux oiseaux de mauvaises aventures.

Suite 3.1 Nadine fait tout ce qu’il faut pour Max : elle est allée voir le vétérinaire qui s’est dit ravi de le savoir chez elle et lui a dit d’ajouter un autre aliment ; elle a acheté un peigne et, me dit-elle, Max adore quand elle le passe sur sa fourrure. C’est un rituel journalier ; Nadine lui dit : « On fait un beau Max ? » et il se laisse faire. Je me dis que Max a gagné à la loterie et que le Destin (avec majuscule) doit être content. Il savait bien…

Suite 3.2 L’herbe pour Max. Je l’achetais à la Migros et les caissières du magasin ont été touchées par ce Max qu’elles ne connaissaient pas mais dont le patron ne pouvait plus descendre en ville. Tous les mercredis, elles mettaient une barquette de côté. Si une fois, je n’avais pas eu le temps et arrivais le jeudi, tout de suite elles disaient . « Vous n’avez pas pris l’herbe pour Max ! » D’ailleurs, mon nom pour elles était « Mme Max » ! Je disais volontiers que Max avait non seulement une bonne amie, la responsable de la caisse, mais plusieurs puisqu’elles étaient attentives à son herbe. Maintenant, tenez-vous bien, Nadine ayant observé que Max ne mange pas tant d’herbe que cela, elle la fait pousser dans des pots. Ah, Max… quelle belle vie tu as !

Suite 3.3 Du fromage pour Max. Je dis à Nadine que je voyais une soucoupe avec du fromage râpé pour Max. Du fromage ? dit-elle. Oui, mais je ne sais de quelle sorte. Le temps passe et Nadine me dit qu’elle n’avait jamais entendu dire que les chats mangeaient du fromage, mais que Max aime le parmesan et le gruyère râpés, pas les autres. Je vous le dis, Max, tout comme nous, a ses goûts !

Suite 3.4 Cycle du sommeil de Max. Comme tous les chats, Max a plusieurs cycles de sommeil où il passe, de même que les humains, par un sommeil léger, profond et paradoxal. En tant que prédateur nocturne, il partage ses cycles pendant les 24 heures de la journée. Je ne pense pas que Max réveillait le couple Frésard la nuit, mais Nadine… oui. Je lui ai donné un conseil à appliquer lors du sommeil paradoxal ; Nadine l’a suivi à sa façon, mais la chose fonctionne. C’est vraiment l’entente parfaite !

Suite 4. Max se promène partout, saute à droite et à gauche. Une amie de Nadine lui a apporté des souris en tissu, Nadine les lui lance et Max court après elles ; il sort sur le pas de la porte, explore les escaliers. Bref, il a un territoire plus grand que jamais et il est traité avec amour. C’est d’ailleurs une histoire d’amour réciproque et je suis ravie. Nadine, tout comme moi, pense que monsieur Frésard, là où il est, doit être content et se dire que Zully avait raison ! Tout dernièrement, Nadine dormait et Max est monté sur le lit, chose qu’il n’avait jamais faite, et lui a touché le nez avec le museau pour la réveiller ; il avait envie de sortir ! Je ne crois pas qu’il aurait fait cela à monsieur Frésard-chef !

Suite.5. Cela fait bien cinq mois que Max est chez Nadine ; il ne touche plus la nourriture pour « chat malade », se porte comme un charme et on a convenu que j’irai lui rendre visite. Suite au prochain numéro.

Suite 6. Je suis allée rendre visite à Max. Il est vraiment chez lui. Il a ses coins et aime dormir, la journée, dans l’armoire de Nadine. Une fois, elle a laissé la porte ouverte, il y a vu une couverture sur le fond et il s’est dit que c’était pour lui. Depuis, Nadine garde l’armoire ouverte la journée, toute la journée. Alors, qui s’adapte à qui ? Vous avez trouvé, c’est Nadine qui s’adapte à Max. En échange, Max se laisse caresser de plus en plus longuement et Nadine le brosse deux fois par jour. Le cadeau pour les deux, c’est que Max n’est plus malade du tout. Je suis ravie d’avoir participé à leur rencontre et monsieur Frésard doit être bien content là où il est.

L’eau bouge en permanence et elle reste vivante, c’est comme l’eau des ruisseaux.

Suite 7. C’est l’été et Nadine remarque que Max ne boit pas suffisamment d’eau. Une amie lui dit qu’elle a acheté une fontaine pour son chat qui, depuis lors, boit plus. Nadine fait de même.

C’est en rendant visite à Max que j’ai vu la fontaine. Nous, les humains, quand nous sommes très heureux, nous disons que nous sommes comme au paradis. Et Max ? Je me demande si lorsqu’il arrivera au paradis des chats , il dira : « Je veux retrouver Nadine ! »

Encore le paradis. Cela fait un peu plus d’une année que Max est chez Nadine ; cette dernière me raconte qu’elle avait eu quelques problèmes de santé assez régulièrement, mais depuis que Max est chez elle… ils ont disparu. L’amour fait des merveilles : Max n’est plus malade et Nadine non plus ; ils baignent dans le bonheur !

2026. Ce n’est qu’un constat : Max est toujours bien, il ne réveille plus jamais Nadine à des heures indues, il boit très bien son eau dynamisée, il n’est plus malade du tout et Nadine non plus. Un couple heureux, quoi ! À se demander, si lorsque monsieur Frésard a demandé à son ami Margot, lors de ses derniers moments sur terre, d’amener le chat chez le vétérinaire n’a pas fait exprès de ne pas mentionner la raison parce qu’il savait que Zully allait s’en mêler.

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Conversations de rue en patchwork.4

J’aime raconter des choses nourrissantes, celles qui m’arrivent et celles qui arrivent aux autres. Celui qui les lit ou les entend en tire profit, j’en suis convaincue.

Voici l’histoire qui est arrivée à l’un de mes amis. J’étais chez Cighélio l’imprimeur et un monsieur me demande si je le reconnais. Je cherche dans ma tête et tout à coup il dit : « On a fait du bateau ensemble ! ». Mon Dieu ! Cela fait des années que je n’avais vu François. Je lui dis que je me suis demandé plusieurs fois ce qu’il était devenu. Comme je dois partir et qu’il a des choses à faire, on convient d’un rendez-vous pour le lendemain. C’est là qu’il me raconte une histoire qui finit bien et cele m’a fait tellement de bien que je me dois de la transcrire :

– Je suis devenu professeur d’école, j’ai fondé une famille, ma femme a divorcé…

– C’est toi ou c’est elle ?

– C’est elle.

– Elle travaillait à mi-temps et je faisais la cuisine, les courses, et elle était quand même débordée. Comme elle était amie avec la responsable du département de l’enseignement, cette dernière m’a mis à la porte de l’école. À cette époque il y avait pléthore de professeurs et je n’ai trouvé de place que dans le canton de Vaud, puis cela a été à Fribourg, en Gruyère. Dans le premier cas, les élèves étaient en retard d’une année par rapport à ceux de Neuchâtel et dans le second, ils avaient une année d’avance parce que c’était des fils de paysans, des bosseurs. Je me rappelle le cas d’une fille qui trouvait que paysan était le pire métier du monde et que son village était le dernier des endroits où l’on pouvait habiter. Son père m’a demandé d’aller discuter avec elle.

– Quand je suis arrivé, la maison est comme celles d’avant où l’on entrait par la cuisine. C’est la grand-maman qui m’a reçu et m’a dit que le fils était à l’étable et qu’il fallait l’attendre. Je lui ai demandé où c’était et elle a répondu que bien habillé comme je l’étais, je ferais mieux d’attendre. Je lui ai répondu que dans un étable il y avait des vaches et qu’il le savait. La dame n’arrivait pas à le croire, mais finalement m’a montré comment m’y rendre.

– Arrivé sur place, le papa de mon élève trayait les vaches. Je lui ai demandé si je pouvais l’aider. Là aussi, il a été surpris. Je l’ai rassuré en lui disant que les vaches c’était comme le vélo : « On n’oublie pas ». Il m’a montré une vache qui ne voulait pas être traite par une machine, on s’est bien entendus et j’ai fait ma part. Quand on a fini et qu’on est rentrés dans la cuisine, tout le monde était au courant. J’ai vu mon élève et lui ai dit : « Ton père fait un métier formidable, il nourrit le monde ! » J’ai vu que dans l’esprit de la fillette la chose prenait forme et depuis, j’ai été le meilleur professeur que la terre ait porté !

Il se passe encore des choses, mais ce qui est important est qu’arrivé à la retraite, mon ami reçoit plus d’argent que lorsqu’il travaillait. C’est un cas assez rare et je lui dis que finalement, il pourrait remercier sa femme d’avoir été ainsi parce que c’est grâce à elle qu’il se trouve dans cette situation si confortable !

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Histoire dans un quai de gare. Je vais rendre visite à une ancienne maraîchère qui se trouve à l’hôpital et je dois changer de train dans une gare que je ne connais pas. Je descends du train, vois un couple qui fait de même et demande s’ils changent aussi de voie. Le monsieur répond :

  • Nous chantons toujours de la même voix !

Ce jeu de mots si ingénieux m’a fait rire et j’ai dit que j’allais mentionner l’affaire sur ma plateforme. C’est vraiment joli !

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Une autre histoire dans un home. Mme X, une de mes bonnes connaissances, avait une amie dans un home ou Éhpad. Cette personne avait une certaine culture et depuis quelques années donnait des cours d’anglais à l’étranger, à raison de deux jours tous les quinze jours. Tout à coup, elle a eu une attaque cérébrale et n’a plus pu se déplacer. Elle est restée un temps chez elle et finalement, son mari a dû se résoudre à l’installer dans un établissement spécialisé. Mais, elle pouvait parler et a demandé à Mme X de lui apporter du champagne. En principe, elle n’a pas le droit d’en boire, mais une coupe de champagne, en plein milieu de l’après-midi, n’a jamais fait de tort à personne. Je le sais aussi parce que j’ai eu une aventure semblable avec un ami. Bref, Mme X se dit que le champagne tout seul ce n’est pas élégant et achète à la Migros, notre supermarché, une boîte de flûtes de chaque sorte afin de savoir laquelle fond dans la bouche. La dame en question avait des difficultés à avaler.

Mme X arrive au home vers 14 h 30. Elle demande à voir son amie et on lui dit qu’elle ne peut sortir parce qu’elle n’est pas encore lavée. Mon amie se fâche, dit que ce n’est pas permis, l’endroit coûte Fr. 7’000.- par mois et à l’heure qu’il est la dame n’est pas encore baignée ! Elle se fâche tout rouge et fait en sorte qu’on s’occupe de la dame. Finalement, elles s’installent dans un coin, boivent leur champagne, et tout se passe à merveille.

Une autre fois, la même dame avait envie de boire un thé de je ne sais quelle sorte. Mme X s’exécute et va au home avec une autre amie qui rendait visite à une autre personne installée au même endroit. Comme elle connaissait aussi la dame qui voulait boire du thé, elle se joint pour le goûter et apporte des flûtes. La dame de l’histoire en prend et s’étouffe. Malheureusement, la dame qui a acheté les flûtes n’a plus pensé à prendre la sorte qui fondait dans la bouche. L’infirmière arrive, se fâche et dit que la prochaine fois, elles seront fouillées avant d’entrer. Mon amie se fâche à son tour parce que ce n’est pas sa faute.

– Et ensuite ? demandé-je.

– Elle est décédée quelques jours après.

– De quoi ?

– Étouffée.

– À la suite de quoi ?

– C’est assez étrange. Il semble qu’elle ait…

L’histoire est triste. Les établissements pour personnes dépendantes ne sont pas toujours idoines. La personne qui y arrive, y va souvent en dépit de sa volonté, elle est immergée dans un environnement qui n’est pas le sien, tout ce qui lui appartenait est absent. Sa vie doit s’intégrer à un horaire et à des personnes étrangers. Une de mes amies arrivée à un âge certain avait des problèmes de santé. Elle avait décidé de partir dans un pays africain, pour ses derniers jours, où les gens sont plus aimables et joyeux avec les résidents. Mais, je félicite mon amie d’avoir apporté du plaisir au palais et à l’âme de son amie dans les derniers jours de sa vie. Je trouve cela important et beau.

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La retraite : je rencontre une connaissance sur mon chemin. On marche un moment sans rien dire. Puis, je demande :

  • Comment va la vie ?
  • Elle prend son temps et répond : J’ai une nouvelle vie. Je suis à la retraite, mais n’aime pas ce mot.
  • Vous avez tout à fait raison. Auparavant, les personnes arrivaient à la retraite et ils étaient épuisés pour la plupart ; ils portaient leur âge et de plus, l’espérance de vie était moindre. Aujourd’hui, les gens peuvent couper les ponts avec leur ancienne activité, se lancer dans une autre, changer de vie, continuer autrement leur manière de vivre et tout cela dans une joie et un bon état physique.
  • C’est vrai. Mais les gens, quand ils savent que vous êtes à la retraite…
  • Il n’y a pas besoin de le dire. Il y a des gens qui, lorsqu’ils l’apprennent, vous mettent dans une catégorie pleine de sens très lourds. Cela vous charge et les charge eux-mêmes. Cela ne vaut pas la peine. De toutes façons, les gens n’écoutent pas réellement ce que vous dites, ils ramènent souvent les choses à eux. Alors, dites simplement que vous vous investissez un peu plus dans… que vous avez repris telle activité, etc.
  • Qu’est-ce que cela me fait du bien. C’est comme si vous m’offriez une fleur.
  • Oh, mais la fleur était chez vous. Je vous l’ai simplement montrée.
  • Quel cadeau ! Je me sens toute légère ; j’ai comme des ailes qui poussent !
  • Moi aussi !

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Les histoires de Roger Peeters.1

Ces histoires, Roger me les raconte quand on est dans mon studio de danse la Cave perdue. Ce studio a déjà une histoire et continue à s’enrichir d’histoires. Parfois, quand je regarde ma Cave perdue, j’ai l’impression qu’elle vit.

Roger a tout le temps quelque chose à raconter. Cette fois-ci on parle d’argent, de valeurs humaines, d’or, de diamants, de rubis et d’aluminium.

Je dis à Roger que notre civilisation n’a peut-être pas pris la bonne direction :

– Tout est ramené à une valeur marchande, à l’argent. Or l’espèce sonnante et trébuchante a été inventée par l’être humain. Elle n’est pas disponible dans la nature. La terre produit des fruits, des légumes, pas de monnaie.

– Tout est une question de rareté et d’utilité. L’un des métaux les plus chers est l’or.

– C’est ce que j’ai entendu en économie politique. Mais, l’exemple de l’or est intéressant. Je me dis que sa brillance doit rappeler celle du soleil et là le symbolisme astral joue un rôle déterminant…

– S’il y avait de l’or partout, il n’aurait plus la même valeur.

– Si, par exemple, il y avait eu très peu de charbon, il aurait pu prendre la première place.

–: Oui. Est-ce que je vous ai raconté l’histoire du diamant ?

– Non…

– Le diamant a été considéré comme une pierre rare malgré les grandes réserves minées et mises en stock par l’entreprise monopolistique de Beers d’Afrique du Sud. Puis, on est arrivé à faire le diamant synthétique et là…

– Pas de différence entre le diamant naturel et le fabriqué ?

– Un diamant pur valait très cher, mais souvent il a quelques imperfections, alors que le diamant synthétique n’en a jamais, il est toujours pur. Cela a fait que le prix du diamant a commencé à descendre.

– Mon Dieu ! Alors, ceux qui avaient investi dans les diamants…

– Oui, et les réserves de l’entreprise sont énormes. Leur politique de gestion, rareté artificielle, maintenait les prix hauts. Mais, voilà, tout est relatif. Il s’est passé la même chose avec le rubis.

– Oui, je sais, on utilise le rubis synthétique dans l’horlogerie. Vous m’aviez raconté. Le premier à avoir pensé au rubis a été un astronome bâlois, Nicolas Fatio de Duillier, qui de Paris s’était réfugié en Angleterre. La vertu du rubis a été de prolonger la durée de vie et d’améliorer la précision de la montre. Il a fait breveter son invention de perçage du rubis à Londres en 1704. Tout de même, le prix était élevé et c’est le chimiste français Auguste Verneuil qui en 1902 dévoile comment produire du rubis par fusion. Je crois bien que sa méthode est toujours d’actualité.

– Vous connaissez l’obélisque de Washington ?

– Non…

– C’est un monument en l’honneur de George Washington, le premier président des États-Unis. À l’époque, l’aluminium était un matériau très rare et très cher, plus cher que l’or, et donc le pyramidion a été fait en aluminium pour donner encore une valeur symbolique à l’obélisque. Or, aujourd’hui, l’aluminium est très bon marché…

Et on retrouve le début de notre conversation, à savoir la valeur qu’on prête aux choses… Je me demande ce qu’en pense George W.

Sur fond de champagne et de caviar. La rencontre d’aujourd’hui a été improvisée. C’est Roger qui a régalé et on s’est dit sans se le dire que l’on buvait à un futur prospère. D’une certaine façon, on a lancé une bouteille à la mer du destin.

J’ai envoyé l’article à Chambaron, mon expert en français. Il répond à toutes mes questions, vraiment à toutes. Il a l’avantage aussi d’avoir un esprit très riche et a qualifié le dialogue écrit de socratique. Oui, il y a quelque chose de cela, on a mis en évidence des contradictions sociales et mis à nu la réalité. Il me dit aussi que lorsque l’homme Sapiens s’est sédentarisé grâce à la stabilité climatique, il a commencé à faire des échanges avec ses voisins et des prévisions dépassant l’année ; ensuite ce sont les métaux que l’on a utilisé pour faire les échanges, puis est venu le papier monnaie afin de faciliter les opérations. Mais déjà à l’époque romaine, on avait créé de la monnaie fiat ou fiduciaire, c’est-à-dire, une monnaie dont la valeur était dictée par le gouvernement et à laquelle le peuple accordait la confiance ce qui impliquait qu’il croyait qu’elle représentait une valeur. Cela a duré des millénaires, jusqu’à l’invention du crédit s’appuyant sur une autre croyance, celle dans le progrès et l’augmentation de richesses qu’on anticipe. Tout cela est l’invention de l’homme. C’est quand même curieux que l’on oublie les croyances spirituelles et qu’on accorde sa croyance à des papiers, des écritures… Tout ce que je sais, c’est que si tout le monde voulait retirer son argent de la banque, il n’y aurait pas assez de monnaie ni de biens de garantie.

Autre chose dans ce dialogue : les remerciements à ceux qui ont introduit quelque chose d’intéressant pour le bien de tous dans ce monde. C’est un exercice que je pratique souvent. Nous utilisons tant de choses sans remercier ceux qui ont été à leur début. C’est ainsi que j’ai raconté à Roger que dans un cours que je donne, j’ai parlé du début des chaussettes ; les premières chaussettes tricotées on les a trouvées en Égypte, du temps des pharaons, en 1400 av. J.-C. et la première machine à tricoter des chaussettes est due à un révérend écossais, William Lee, puis du kaléidoscope, trouvé par le physicien écossais David Brewster en 1816 qui, grâce à W. Lee et aux Français, portait des chaussettes ! (Je raconte cela ici).

Encore autre chose dans type d’article ; il a aussi la vertu de ramener à la surface de ma conscience un tas de sujets, de personnages, de lectures, de commentaires et c’est comme si je les avais à fleur dans mon esprit. Je trouve jolie l’image d’avoir des fleurs partout.

Les fleurs de l’esprit de Zully. J’ai montré l’article à Roger avant la publication et là… c’est reparti pour un tour de nouvelles choses. C’est ainsi que j’ai pu compléter l’historique de la valeur monétaire et Roger a trouvé moyen d’insérer l’influence du travail à la chaîne qui n’aurait jamais pu prendre place sans la fabrication en ligne d’abord, puis sans le recours aux pièces interchangeables. Il a évoqué les implications des premiers métiers à tisser, l’extraordinaire abondance énergétique due au charbon au xviiie siècle, les industrialisations qui s’ensuivirent et a mentionné la production de chronomètres et montres en masse par l’entreprise Waltham aux États-Unis avec ses effets sur l’industrie horlogère suisse. Comme on le voit, tous ces éléments sont liés et forment un tissu vivant au travers de l’homme ; une fois de plus, on en arrive au début de notre conversation : la valeur qu’on attribue aux choses.

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Les animaux pensent-ils ?

Je rencontre un ami qui me raconte l’histoire d’un grèbe et je lui raconte certaines de celles de ms oiseaux.

Disons d’emblée que les animaux communiquent entre eux. Ils avertissent leurs congénères lorsqu’il y a danger, lorsqu’ils trouvent à manger et encore un tas de choses que j’ignore. Tout dernièrement, j’ai hérité de deux canaris qui avaient habité dans un garage. Les miens habitent dans une volière avec une sortie permanente sur le balcon. Quand les deux canaris sont arrivés et ont commencé à chanter, j’ai entendu des sons que mes canaris n’émettaient pas. Peu de temps après, ils les ont aussi chantés. Quelle était l’information ? Je n’en sais rien, mais les « nouveaux » canaris ont rapidement fait partie de la grande famille et je n’ai jamais vu de querelle.

Je reprends l’histoire du grèbe qu’un ami m’a racontée. Voici ce qu’il m’avait dit : il se trouvait sur son canoë lorsqu’il a vu un grèbe qui régulièrement plongeait et émergeait sans rien dans le bec et qui ensuite le regardait. À un moment donné, l’ami, compatissant, hausse les épaules et soupire. Vous avez deviné la suite : le grèbe a aussi haussé les épaules et soupiré !

Scooby, le chien de mes voisins. Les voisins de mon studio de danse ont hérité d’un chien qui a une histoire particulière et qui émet un son spécifiquement pour moi. Quand il sent que je suis dans les parages, sans me voir puisqu’il est à l’intérieur de la maison, il l’émet. Les propriétaires m’ont dit que ce n’est que pour moi et pour personne d’autre. Ce n’est pas un aboiement, c’est un son de gorge. Je suis flatée. Il a un autre son, une sorte de « bof  » qu’il utilise lorsque je frappe à la porte pour que mes voisins l’ouvrent et je puisse le caresser mais que lesdits voisins sont absents. Il me signifie : « Ce n’est pas la peine ! » et il se tait. C’est magnifique !

Un papillon. Je me trouve dans mon lac et perçois dans l’eau un papillon qui se débat avec les pattes dans l’eau. Je regarde autour de moi, vois une branche, la mets sous les pattes du papillon et il s’y agrippe. Instinct de conservation diront certains. Oui, mais à un moment donné il doit s’être dit : « Ah, une branche pour me sauver ! ». Le lendemain, je retourne à la même place, je m’assieds pour ne garder que ma tenue de bain et voilà un papillon, de la même couleur, qui vient se poser sur ma chaussure. Vous direz ce que vous voudrez, pour moi, il me faisait signe ! Cela ne m’était jamais arrivé.

Une abeille. Là aussi, je la vois en train de se préparer pour rejoindre l’autre monde parce qu’elle repose sur l’eau du lac, sur le dos, les pattes en l’air. Je fais de même et elle s’agrippe. Je la pose sur une pierre ; elle met un temps assez long à s’en remettre et tout à coup prend son envol.

Une algue et une sorte de cafard. Je me trouve une autre fois dans l’eau et vois des algues qui me font signe. Ne me demandez pas comment je le sais, je le vois et le sens. Je les prends dans la main, me demande ce que je peux en faire… rien… mes canaris ne vont pas manger cette sorte et les remets dans l’eau. Tout de suite après, je vois une sorte de cafard qui s’agite dans l’eau. J’hésite parce que ces bestioles ne sont pas recommandables, puis, je me dis que la nature ne fait rien gratuitement et qu’elle doit servir à des choses que j’ignore. Je regarde pour voir s’il n’y a pas une branche… rien… mais les algues sont toujours là. Je les prends et la petite bête s’y agrippe. Je la dépose sur une pierre et elle s’en sort aussi. Je me sens soulagée et ne peux que remercier les algues.

Quant à mes canaris, les histoires sont nombreuses. Ces derniers jours, ils m’ont fait comprendre qu’il ne fallait pas trop remplir les piscines dans lesquelles ils se baignent. Normalement, je m’y prends à deux fois pour les remplir. J’avais fini le premier tour, si je puis dire, et voilà que des oiseaux viennent et montrent signe de vouloir se baigner ; ils trouvent qu’il y a assez d’eau et qu’il ne faut pas remplir à ras bord. C’est bien la première fois. Tout arrive ! Parfois, lorsque j’arrive dans la volière pour apporter quelque chose, j’en vois qui sont en train de boire ou de manger quelque chose, ils me regardent comme s’ils me disaient : « Est-ce que j’ai le temps de boire, de prendre une graine, de prencre une morce (bouchée) ? » Je leur dis, en général, qu’il sont le temps.

Autre exemple avec mes canaris. Lorsque je mets une salade qui a des grains de maïs, ils se précipitent sur ces derniers et j’ai l’impression qu’ils disent : « Ah, ça c’est bon ! ». Un animal ou une personne qui a très faim se précipite sur ce qu’on lui donne, mais ici le cas est différent ; les oiseaux lâchent ce qu’ils ont dans le bec pour aller prendre du maïs. Il arrive la même chose lorsque je mets des fleurs, des graminées ou certaines plantes. Le fait de lâcher une chose pour une autre implique un instant de réflexion même si elle n’a pas de mots. C’est comme l’intuition chez nous.

Encore un exemple , la confection des nids. Je propose la base, un panier vide et ils le remplissent à leur guise. Ils font montre de personnalité, parfaitement. Il y en a qui décorent, d’autres qui font juste le nécessaire, d’autres qui font tout du début à la fin et où ils veulent.

Les nids. Celui à gauche, tout en haut est fait par une oiselle spartiate ; elle a mis juste ce qui est nécessaire ; l’oiselle de droite aime le style baroque, fleuri, abondant, harmonieux, agréable ; le nid d’en bas a été construit sur les hauteurs et l’oiselle a mis du temps jusqu’é ce qu’il soit solide. Il est aussi joli et avec une décoration.

Alors, les animaux pensent-ils ? Les gens confondent souvent le fait de parler avec la pensée. Ce n’est pas parce que les animaux ne parlent pas avec nos vocables qu’ils ne pensent pas. Dans Sciences humaines, je trouve : « La pensée animale est proche de la pensée humaine pour certaines capacités liées à la représentation, à l’abstraction et même au raisonnement. Il n’en est pas de même pour des processus cognitifs plus élaborés comme le langage ». D’autre part, on le voit, au cours de notre histoire, des peuples ont eu des civilisations différentes, des langages différents, des moyens de communication différents. Les expériences avec mes oiseaux et ce que racontent les personnes qui vivent avec des animaux vous diront que les animaux pensent. Nous mêmes, nous sommes incapables de dire comment une pensée nous vient. Je le dis souvent, ce n’est pas parce que nous avons mangé quelque chose de sucré que notre pensée est sucrée… Une chose est certaine, lorsqu’une pensée nous visite, notre cerveau s’agite. Une fois la vie partie… il n’y a plus de pensée, tout comme chez nos amis les animaux.

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Cave perdue, notion de kai zen et arrière-salle.2

Je ne me dis pas : qu’est-ce que je vais ou peux faire mieux ? Les choses se passent toutes seules. Je vois les choses et elles doivent communiquer avec moi au moment où je peux intervenir. Cette fois-ci , c’est le sol de l’arrière-salle qui m’a fait signe.

Le sol n’avait pas l’air heureux. J’avais demandé à un spécialiste de la pierre ce que je pourrais faire pour lui donner meilleure allure et cela a eu l’air très compliqué. Du temps a passé et en regardant le rideau qui sépare la salle de l’arrière-salle, je me suis dit que si je peignais le sol en noir avec des soleils dorés, on ne verrait plus les défauts du sol. Je me suis adressée aux magasins qui me vendent de la peinture, mais personne n’avait cette couleur. J’ai été un peu ennuyée, mais en y réfléchissant, je me suis dit que l’arrière-salle était assez obscure et qu’avec un fond noir, on ne saurait plus où on en est. Cela aurait peut-être été poétique mais pas pratique.

Le sol de l’arrière-salle. Il est évident que l’on n’a pas la même exigence s’il s’agit du sol de votre salle à manger que s’il s’agit d’une cave ; ce qui est le cas de mon studio. Quand même, je me disais qu’on pouvait lui donner une autre allure parce que tout est utile et que je me devais de remercier ce sol qui me porte. Voici une mosaïque :

Dans la photo 3, j’ai mis de l’eau pour voir s’il y avait vraiment une grande différence. En fait, c’est du ciment, posé un peu en gros, peint par dessus.

Que faire ? Il y a des peintures pour toute sorte de cas mais pas dans toutes les couleurs. J’ai dû me rabattre sur un bleu. Tout d’abord, il a fallu laver le sol, heureusement que j’avais acheté un aspirateur qui pouvait aussi absorber de l’eau. Je ne l’avais jamais fait, mais j’ai trouvé comment faire. Cela a été une victoire pour moi. Sa photo viendra après.

Début des travaux. J’ai commencé par la salle d’eau dont j’avais repeint les murs et que j’avais redécorée.

Photos 1 et 2 = salle d’eau – photo 3 = début de la partie arrière – photo 4 = niche à vin (j’en ai cinq) et les utilise pour ranger les chaussons, les tapis et autres affaires.

Les niches. Au fur et à mesure de l’avancée des travaux, je regardais le niveau de la peinture et me suis dit que les niches, même si le sol est recouvert d’une planche, méritaient aussi un coup de peinture. Le comble est venu après, parce qu’au moment de réinstaller la planche, je me suis dit qu’elle allait rayer la peinture et ai mis une couche de protection avant ladite planche ! Je suppose que la niche doit être contente. Moi, je le serais, et comme les choses = moi, c’est le cas !

Les caissons hérités du premier plancher du feu Centre culturel neuchâtelois devenu le Pommier, je les avais déjà peints. Cette fois, je les ai disposés différemment et le premier s’est vu décoré de jolis papiers de chocolat (le caisson avait une fente pour glisser la main afin de le déplacer), je l’ai comblée avec un papier doré du plus bel effet et finalement en ai mis trois pour le plaisir des yeux. Celui d’à côté faisait un peu confetti avec toutes les choses qui étaient dedans et alors, j’ai confectionné des rideaux que j’ai suspendus grâce aux anneaux hérités du magasin Au Pêcheur.

A droite, le caisson avec la fente – au milieu il est décoré et à gauche version aec les rideaux.

Le plaisir ! Ah, le plaisir de voir quelque chose de beau ! On le sait, la beauté est une notion relative. Mais, disons alors que ce que l’on trouve beau procure un sentiment de joie. C’est ce qui m’arrive chaque fois que j’ai la vision de tout ce qui a été repeint, décoré, changé.

Photos 1 et 2 = ce qui est à droite et à gauche quand on entre dans l’arrière-salle et photos 3 et 4 = ce qui est à droite et à gauche quand on en sort. Si vous croyez que j’ai aussi mis des feuilles dorées par-ci, par-là… vous aurez raison.

Et voici la porte qui donnne accès à tous ces rêves !

Elle aussi se voit avec deux décorations qu’on pourrait facilement prendre pour des feuilles d’or.

À propos de la notion de kai zen : je rappelle qu’elle vient du Japon et qu’elle veut dire « amélioration constante » ; c’est-à-dire que l’on fabrique quelque chose et qu’on sait qu’on pourra toujours l’améliorer. Chez moi, je constate qu’elle fait partie de moi, mais pas de façon consciente ou au premier plan. Je vis la chose et tout à coup, le changement ou l’amélioration s’annonce.

Les autres articles liés à la Cave perdue :

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Hooke & Huygens watch – Roger Peeters – Zully (on its way)

I am Neuchâteloise (a region of Switzerland) and every Neuchâtelois has among his ancestors a watchmaker. Being from Neuchâtel only on the papers but loving the town, fate had to repair the lack and made me meet watchmakers in different dimensions about whom I wrote articles on my web site. After that, fate ,being satisfied, thought that I could go further and asked Roger to initiate me into the secrets of how a watch works and now, and now I am a true Neuchâteloise !

Version en français

Roger, engineer in mechanics, took it into his head to make his own watch and he managed ! He participates to the exhibition Time to Watches to show it and invites me to present it together with him. His watch is not just any watch. Roger is particular, he has a strong sense of aesthetics, the usefulness of things and how they function. We have great conversations on the subject. Moreover, his head never stops thinking. He finds all kinds of solutions ; some of them make my life easier and more beautiful in my ballet studio. In addition, he has a general culture that exceeds average knowledge and he trains himself in different areas on his own. But I get lost, there are so many things to say about him. Coming back to his watch, it has the shape of a ring, it is an annular shape and therefore it was necessary to adapt the movement, the case, the hands and to introduce novelties. He owns five patents for it, but it could be more. It is the first time in the entire history of watchmaking that such a watch is ever made! I repeat, it is the first time that such a watch has ever been made. Yes, some watches have a jewel in their centre, but below it the movement runs while at Roger’s watch there is a real void ! Professionals, collectors, watchmaking as well as jewellery students who saw it, found it extraordinary, a success, ingenious, beautiful.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est 4.-montre-lac.3.jpeg
The magic watch through which you can admire the lake of Neuchâtel (the center is really empty), on the left and, on the right, with its dress hours and decorated with a labradorite which makes us think of a planet in our universe. Both pictures are by Roger.
Thanks to the Culture and Information Center of the Embassy of Japan in Bern.

Kai zen. It is a Japanese notion that marketers reduce to a single word, kaizen, and that means constant improvement. Whenever one invents something, one can get satisfied with it and reproduce it endlessly or, as the Japanese do, permanently find things to improve and therefore really develop the idea, the creation. This is something Roger practices continuously. In order to avoid a misunderstanding, I asked help from the Cultural and Information Centre of the Embassy of Japan in Bern and I received the image you see on the right. I sincerely thank the manager of that service. I often say : « We are nothing without others ».

As far as I am concerned, I did not have the impression of applying this notion. All that I know, is that since my childhood I like to take things back, to make them more beautiful, easier and it is a pleasure when I succeed. I certainly don’t have the same vocabulary as Roger, but definitely the same intention !

The adventure with Roger. I entered watchmaking by tangent. See the articles on the Fabrique d’Horlogerie Froidevaux, Neuchâtel, and Abraham-Louis Breguet whose links appear at the bottom of this text. It has been almost five years since I wrote the first one, three for the second and year and a half ago I wrote one on Beaumarchais who started his life as a watchmaker, he even became watchmaker to the king ! So, he was watchmaker among an incredible amount of trades. And there, I find something in common with Roger : the diversity of centres of interest, all well comprehended and deepened. Roger, I met him seven years ago and he first joined my adventures. It is thanks to him that the Watchmaking Museum of Château des Monts, in Le Locle, is enriched wtih documents, relating to the factory of Mr Froidevaux, left my late friend André Oppel. He is the one who told me that the museum might be interested. It is also the one who, when I told him I wanted to see something relating to watchmaking in Paris, told me to visit the Breguet museum. That is how I discovered the latter and thus my admiration for the spirit of this man started. Then I followed some of Roger’s episodes in which I participated from near or far :

  • of the four friends of the beginning of his adventure, there remains one ;
  • in order to have a list of his suppliers, parts and everything related to his watch, he created an Excel spreadsheet, which is absolutely effective. He doesn’t need to seek during painful moments the place where he could have classified this or that. He has everything at hand. I have been thinking for a while that I am going to do something similar. I just did it for the passwords and other information of the various companies and platforms I deal with ; each one has its logic and it is complicated to remember everything. A sequel should see the light of day and make my life easier. With an Excel spreadsheet, one finds everything immediately ;
  • the search for investors. A whole chapter !
  • December 30, 2021 Roger was in my ballet studio and received a call from an old student friend desiring to invest in his enterprise ! This magnificent news in my studio made me feel part of his adventure : I witnesses a crucial moment, I witnesses the confidence this friend has in Roger and I find that magnificent ;
  • Roger needs a platform, a web site, to publicise his watch and, as usual, he studies the possibilities offered on the market. He discovers that many of the offices that offer a site for their clients are, in fact, only using pre-formatted sites, like mine. Very often I feel limited when I want to highlight this or that. But anyway, I am the one who writes all my articles, makes all my pictures and montages. Roger doesn’t like to depend on others, he knows in advance what the site should look like and he starts learning how to make his own platform. There too, he succeeds. If you look at it, all the information appears on a single page that you scroll down. Nothing can escape you. This manner is unusual, which may surprise some, but Roger doesn’t care. I told you, Roger is particular. For him, the most important thing is that everything is at hand ;
  • for his website he needs photos. Some, he orders, but most of them he takes himself ;
  • he needs a film or two ? No problem, he makes them ( management, production and editing) ;
  • he participates to the exhibition Time to Watches in Geneva and designs how to best use the space he has. The exhibition has not yet finished that Roger knows already what he is going to change next year. He also knows what his watch will look like next year, in two years, in three years. I told you, Roger doesn’t stop thinking. If he was Chinese, his name would be :

I recognize the last ideogram, the one of the man ; it is the only one I know. I find fascinating the human being ability of transcribing orally and in writing what they saw, all what happened to them in so many different ways ! When I showed the ideograms to Roger, he also recognized the same as me, and told me that Limburgish, his mother tongue (now you know he is Dutch), is the only European language to modulate vowels like Chinese. With Roger one gets richer all the time.

I take the opportunity to thank Mr Jaycee Fan, marketing director of the watch trade Behrens that also participated in the exhibition. He was kind enough to translate into Chinese the expression that characterises Roger so well. I will say a few words about this company later.

  • I resume :
  • moreover, Roger is a simple man, he likes to joke, and is deeply honest. For instance, his ring-shaped watch can be decorated with different objects : metal balls, semi-precious or precious stones and even tiny sculptures. If a client buys his watch and knows somebody who could make him the sculpture he desires, it is possible. Similarly, if an artist wishes to propose sculptures that could appeal to his clients, the client negotiates directly with the artist without Roger asking for a commission. For me, that is called nobility of soul ;
  • this nobility of soul is the one that I find in Abraham-Louis Breguet when he makes his subscription watches in order to be repairable by any watchmaker and not just his own. That fascinates me !

French. I love languages and French in particular. There is a pun between « watchmaker », the name « Roger » and « Run Roger ! » in Limburgish that cannot be translated. What you can see is that « Roger » and « horloger » (watchmaker) finish with the same rhyme. Roger told me that there was something better in Limburgish : »Hol Roger I » (run Roger !) which has exactly the same number of letters as the French word watchmaker and also the same letters with only one at a different place. That suits him so well. Doing some research, I discover that the first French watchmaker of which we have trace, 1292, is Jehan L’Aulogier whose name in French is also close to watchmaker and, of course, I like this name !

Predestination ? According to what I said before, there must be something like that. The fact is that at the age of 12 he tweaks his alarm clock so that instead of ringing at a specific time, it sends an electric current through a cable so that the curtains in his room open. How did he do it ? I didn’t very well understand, the main thing is that it worked : a pin which held together the first ring of each curtain, in the middle of the window, was withdrawn by an electrical charge emanating from the clock and the curtains opened pulled by a weight on each side. He tells me also that he used to buy old appliances and take them apart to see how they worked. If you were looking for an inquisitive mind, you found it !

The idea of his watch. If the idea of an invention often appears suddenly, one knows that things do not arise from a vacuum and that there is a lot of work sometimes conscious, sometimes unconscious behind… Roger had already worked in the watchmaking industry, but as his head never stops thinking, one day, the idea of making a ring-shaped watch with an empty centre that could accommodate an interchangeable decoration appeared to him, landed in his brain, was born. That is the beginning of the adventure. This is one question that he was often asked during the exhibition. It is indeed a fascinating subject. I often say that it is not because you eat fruit that you will have a fruity thought. There are very interesting theories on the subject, including that of physicist Jean-Pierre Garnier Malet although he declares that he only recalls a vital principle that the ancients knew.

I speak of intuition and Roger speaks of certainty. That is his way of being. He knows since ten yeas that his watch will see the light of day and that day is coming. He knows that his watch will have this or that characteristic and not a different one because it is the way it has to be. He says, Ferrari does not put his name on the tyres ; they have to be changed anyway, so why to lose time ? Think about it.

Roger during the exhibition : I see him talking to all kinds of people, industry professionals, collectors, students. He finds topics of conversation because he travelled around the world for three years by bike, so he knows almost the whole world, he knows several cultures, speaks six living languages in addition to Latin, he loves the arts, cars, mechanics, music, has designed furniture, he sails, he will never run out of ideas. Although he was there for his watch, speaking to a young craftsman who tells him that he has created a special piece, Roger gives him a hint to go further. That is all Roger. I tell myself that the beings who have a noble soul are those who should govern us.

Hooke and Huygens. It is the name of his company. When it becomes time to name his company that is taking shape, he does some research (not surprising knowing now how he functions) and realizes that these names are not associated to companies although they really innovated in watchmaking. The first is English and the second Dutch. They also made a lot of inventions, but both invented the spiral balance wheel, which made it possible to increase the precision of time measurement – until then it was measured in hours only. Since their invention, the first in 1665 and the other in 1670, without one knowing that the other was working on it, time has been measured to the nearest minute. It was also Hooke who in 1675 invented the lever escapement for clocks in order to regulate the energy in clocks and Huygens invents the pendulum clock ! It is quite fascinating to see how their inventions follow each other and are the basics of current watchmaking ! I tell myself that Hooke and Huygens, who must sleep among other stars, must wake up hearing their names mentioned so often !

Behrens Watches. In my world things get linked without me being aware. First I had taken pictures of people present at the exhibition and who appear in this article. Among them were people from the management of Behrens and I gave them my business card so that they could see the result. Hazard, a famous companion of my life, made that there was an error in the card and in order to avoid them difficulties, I send them a message of correction. Wanting to know more about them, I took a look on their platform and learned that the leaders paid homage to the German Peter Behrens, father of modern architecture and of industrial design at the end of the nineteenth and beginning of the twentieth century. The enterprise was created in 2012. I find that great. I like people who love history, it says a lot about them, and I tell myself that Peter Behrens must also wake up in his star hearing his name so often. I am tempted to write a tale where I would bring Hooke, Huygens and Behrens together over a starry cup of tea.

My adventure in Roger’s adventure. One day Roger told me that he would need me during the exhibition. I accepted immediately. He said that I knew about the subject, that I liked people and that I could speak different languages. I am not far from believing that fate played his part… Then, he took time to show me how his watch functions so that I could answer visitors’ questions and because I was interested in it. For me it is an experience, an adventure, a training, a life journey ; it is also a way of participating to the watchmaking history as a whole and of Neuchâtel in particular. I tell myself that I can leave this world in peace. Good, but seeing Roger’s watch next year holds me back !

Inés into Roger’s watch (my montage)

Expressions with clock, hours, etc. This paragraph is also linked to French. It turns out that the students who passed by Roger’s stand told their friends to pass too. This is how a student, called Inés, arrives and tells me that it was her friends that had told her to come. I congratulate her and she says : « Well, there was no need to reverse a clock to make me come ! » It was so evocative and welcomed that I thought the expression existed. The explanation was totally different, but, I told her that I was going to introduce it into my vocabulary and mention it in my article and she posed for me.

2026. I am preparing a performance that revolves around the… word and there I take the opportunity to speak about the vocabulary used in watchmaking. Today I was looking again at some expressions and I had the surprise to learn that « to reverse a clock » exists ! It means a break with time. There is also the expression « to inverse time, to go on the opposite sens. That is what Bolivia made in 2014 with the clock of the Congress hall, the numbering is reversed, the hands turn to the left. This inversion is the sign that the countries of the South do not want to blindly follow what the North decides. The French expression comes from the XIXe century.

I have to look for more English idioms and expressions with these words.

  • A whale of a time ;
  • Crack of dawn ;
  • Only time will tell ;
  • Turn back the hands of time ;
  • Time is on my side.

An idiom to come : It is time to have an H&H watch ! and probably, in a couple of years, it shall be enough to say « It is time to have an H&H ! » when you mean that it is necessary to do, have, something unique…

History. I like history. I very often repeat that the most important branch in our studies should be history. Without history we would not be who we are. We must know it in order to avoid mistakes, we must glorify those who have paved the way for us and Roger does so by naming his company after the two watchmakers who marked the beginning of watchmaking :

  • Introduction : in the beginning there is the observation of day and night, the phases of the moon, the observation shadows moved, the division of time into day and night and each one into 12 in order to organize daily life. Those who achieve this feat ate the Babylonians ! It is linked to a duodecimal system for counting : they counted the different phalanges of the hand with their thumb, that was 4 X 3 = 12, twice and so we have 12 during the day and12 at night. That is wonderful ! There are thrilling platforms on the Web to track all of this, which allows me to jump to those who managed to regulate the speed of the gears :
  • 1657 – Hooke invents the anchor escapement for clocks ;
  • 1670 – Hooke and in 1675 Huygens invent the balance spring , independently of each other, increasing watch precision from hours to minutes. Therefore a minute hand was added ;
  • 1750 – Thomas Mudge invents the free and self-starting lever escapement ;
  • 1776 – Perrelet invents the self-winding watch.

These inventions are the basics of today’s mechanical clocks and watches. They are the gears that inspired Roger to create his ring-shaped watch into which he put eight barrels in order to give it a power reserve of a week.

Robert Hooke and Christiaan Huygens in the painting, on the left, look at Zully and Roger who are toasting, at the end of the exhibition, to a beautiful sequel ! Photo taken by a friend of Roger’s.

Time has come ! Time has come to part, it is also time to repeat that Roger’s watch is ingenious, never seen before and it is time for your to head to Roger’s website : https://hookeandhuygens.com/#History.

Links in English to :

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  • if you have a WordPress website, you can easily insert your comment here down.

Hooke & Huygens montre – Roger Peeters – Zully

Je suis Neuchâteloise et tout Neuchâtelois a dans ses ancêtres un horloger. N’étant qu’originaire du lieu, le destin se devait de réparer l’affaire et m’a fait rencontrer dans diverses dimensions des horlogers au sujet desquels j’ai écrit des articles sur ma plateforme. Mais, ce même destin s’est dit que je devais aller encore plus loin et a demandé à Roger de m’initier au secret des rouages d’une montre et là, là, je me sens vraiment neuchâteloise !

English version

Roger, ingénieur en mécanique s’est mis en tête de faire sa propre montre et il l’a réussie ! Il vient la montrer à l’exposition Time to Watches et m’invite à la présenter en sa compagnie. Sa montre n’est pas n’importe quelle montre. Roger est particulier, il a un sens prononcé de l’esthétique, de l’utilité des choses et de leur fonctionnement. Nous avons des conversations passionnantes à ce sujet. De plus, il a une tête qui n’arrête pas de penser. Il trouve plein de solutions ; certaines d’entre elles facilitent ma vie dans mon studio de danse. De plus, il a une culture générale qui dépasse les connaissances moyennes et il se forme dans bien des domaines tout seul. Je me perds, tellement il y a de choses à dire sur sa personne. Je reprends sa montre, sa montre est en forme d’anneau, de bague, on parle d’une forme annulaire et il a fallu adapter le mouvement, l’emboîtage, les aiguilles et introduire des nouveautés, Il a déposé cinq brevets pour cela, mais la liste pourrait être plus longue. C’est la première fois que l’on fait une montre pareille dans toute l’histoire de l’horlogerie ! Je répète, c’est bien la première fois qu’une telle montre est faite. Il ne faut pas se faire avoir par des montres qui ont aussi un bijou en leur centre, car dessous il y a le mouvement alors que chez Roger il y a un vrai vide. Tant les gens de métier que les collectionneurs et étudiants en horlogerie ou bijouterie qui l’ont vue l’ont trouvée extraordinaire, une réussite, ingénieuse, belle. La question qui ne manquait pas de suivre était : Comment a-t-il fait ?

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La montre magique à travers laquelle vous pouvez admirer le lac de Neuchâtel (le centre est donc vide), à gauche, et à droite, avec sa robe des heures et décorée d’une labradorite qui fait penser à une planète de notre univers. Les deux photos sont de Roger.
Remerciements au Centre culturel et d’information de l’ambassade du Japon à Berne.

Kai zen. C’est une notion japonaise que ceux qui font du marketing réduisent à un mot, kaizen, et qui signifie l’amélioration constante. Lorsqu’on invente une chose, on peut se satisfaire d’elle et la reproduire à l’infini ou, comme le font les Japonais, trouver de façon permanente des choses à améliorer et donc réellement développer l’idée, la création. C’est quelque chose que Roger pratique continuellement. Afin de ne pas faire d’erreur, j’ai demandé de l’aide au Centre culturel et d’information de l’ambassade du Japon à Berne et j’ai reçu l’image que vous voyez à droite. Je remercie vivement le responsable du service. Je le dis souvent, nous ne sommes rien sans les autres.

En ce qui me concerne, je n’avais pas conscience d’appliquer cette notion. Ce que je sais c’est que depuis l’enfance, j’aime reprendre les choses, les rendre plus belles, plus faciles et c’est un plaisir quand j’y arrive. Il est sûr que je n’ai pas le même vocabulaire que Roger mais la même intention pour sûr oui !

L’aventure avec Roger. Je suis entrée par la tangente dans l’horlogerie. Voir les articles sur la Fabrique d’Horlogerie Froidevaux, Neuchâtel, et Abraham-Louis Breguet dont les liens figurent en bas de ce texte. Cela fait près de cinq ans que j’ai écrit le premier article, trois ans pour le second et il y a une année et demie, j’ai rédigé un article sur Beaumarchais qui a aussi été horloger, horloger du roi !, parmi une quantité invraisemblable de métiers. Et là, je trouve un point commun avec Roger : la diversité de centres d’intérêts, tous bien appréhendés et approfondis. Roger, je l’ai rencontré il y a environ sept ans et c’est d’abord lui qui est entré dans mes aventures. C’est grâce à lui que le Musée d’horlogerie du Château des Monts, au Locle, s’est enrichi des documents laissés par feu mon ami André Oppel et qui étaient en relation avec la fabrique de monsieur Froidevaux. C’est lui qui m’avait dit que le musée pourrait être intéressé. C’est aussi lui qui, lorsque je lui ai dit que je voulais voir quelque chose en relation avec l’horlogerie à Paris, m’a dit d’aller voir le musée Breguet. C’est comme cela que j’ai découvert ce dernier et que mon admiration pour l’esprit d’A.-L. Breguet a commencé. Puis, j’ai suivi quelques-unes des péripéties de Roger auxquelles j’ai participé de près ou de loin :

  • des quatre copains du début de son aventure, il en reste un ;
  • afin d’avoir une liste de fournisseurs, de pièces et de tout ce qui concerne sa montre, il se crée un tableau en Excel qui est absolument efficace. Il n’a pas besoin de chercher pendant des moments pénibles l’endroit où il a pu classer ceci ou cela. Il a tout sous la main. Cela fait un moment que je me dis que je vais aussi m’en inspirer. Je viens de le faire pour les mots de passe et autres informations des diverses compagnies et plateformes avec lesquelles je traite, chacune a sa logique et c’est compliqué de tout retenir. Une suite devrait voir le jour et me faciliter la vie. Avec un tableau Excel on trouve tout tout de suite ;
  • la recherche d’investisseurs. Tout un chapitre !
  • le 30 décembre 2021 Roger se trouve dans mon studio de danse et il reçoit un coup de fil d’un ancien copain d’études qui désire investir chez lui ! Cette magnifique nouvelle dans mon studio me fait me sentir partie prenante de l’aventure : j’ai assisté à un moment crucial, je suis témoin de la confiance que cet ami a en Roger et je trouve cela magnifique ;
  • Roger a besoin d’une plateforme pour faire connaître sa montre et, comme à son habitude, il étudie les possibilités qui s’offrent à lui. Il découvre que bien des bureaux qui proposent une plateforme à des clients ne font, en réalité, qu’utiliser des modèles à remplir, comme le mien. Bien souvent, je me dis que je suis limitée dans ma façon de mettre en évidence ceci ou cela. Mais, quand même, c’est moi qui écris tous mes articles et qui fais toutes mes photos et montages. Roger n’aime pas dépendre des autres, sait à l’avance l’allure que le site devrait avoir et se met à apprendre comment faire sa propre plateforme. Là aussi, il réussit. Si vous allez la voir, vous aurez toutes les informations sur une seule page que vous faites dérouler. Rien ne peut vous échapper. Sa façon est inhabituelle, ce qui peut étonner certains, mais Roger n’en a cure. Je vous l’ai dit, Roger est particulier. Pour lui, l’important est que tout soit sous la main ;
  • pour sa plateforme il a besoin de photos. Certaines, il les commande, mais la plupart c’est lui qui les fait ;
  • il a besoin d’un film ou deux ? Pas de problème, il les fait (direction, régie et montage) ;
  • il participe à l’exposition Time to Watches à Genève et il conçoit comment utiliser au mieux l’espace qu’il a. L’exposition n’a pas fini que Roger sait déjà ce qu’il va changer pour l’année suivante. Il sait aussi quelle allure aura sa montre dans une année, dans deux et dans trois ans. Je vous l’ai dit, Roger n’arrête pas de penser. S’il était Chinois, il s’appellerait :

Je reconnais le dernier idéogramme, celui de l’homme ; c’est le seul que je connaisse. Je trouve fascinante la faculté que l’être humain a eue de transcrire par oral et par écrit ce qu’il voyait, ce qui lui arrivait de tellement de façons différentes ! Lorsque j’ai montré les idéogrammes à Roger, il a également reconnu le même que moi et me dit que le limbourgeois, sa langue maternelle (maintenant vous savez qu’il est néerlandais) est la seule langue européenne à moduler les voyelles tout comme le chinois. Avec Roger, on s’enrichit tout le temps.

Je saisis l’occasion pour remercier monsieur Jaycee Fan, directeur marketing de la marque horlogère chinoise Behrens qui participait aussi à l’exposition. Il a eu l’amabilité de faire la traduction en chinois de l’expression qui caractérise si bien Roger. Je dirai plus bas quelques mots au sujet de cette entreprise.

  • Je reprends le fil avec Roger :
  • de plus, c’est un homme simple, qui aime plaisanter, qui est profondément honnête et un gentleman. Par exemple, sa montre en forme d’anneau peut se décorer avec divers objets : billes en métal, pierres semi-précieuses, voire précieuses ou même avec de minuscules sculptures. Si un client achète sa montre et a une connaissance qui pourrait lui faire la sculpture qu’il désire, c’est possible. De même, si un artiste désire proposer des sculptures qui pourraient plaire à ses clients, le client négocie directement avec l’artiste sans que Roger demande de commission. Pour moi, cela s’appelle de la noblesse d’âme ;
  • cette noblesse d’âme est celle que je retrouve chez Abraham-Louis Breguet lorsqu’il fait ses montres de souscription de façon à être réparables par n’importe quel horloger et pas seulement chez lui. Cela me fascine !

Le français. C’est une de mes passions. En écrivant une fois « Roger l’horloger », je dis à Roger qu’il y a rime et il répond qu’il y a mieux en néerlandais « hol Roger ! », soit « cours Roger ! ». Cela lui va si bien ! Bref, c’est parce que je faisais des recherches sur l’horlogerie que la chose est venue. Ma recherche m’a aussi amenée à apprendre que le premier horloger français dont on a trace, 1292, est Jehan L’Aulogier. J’aime ce nom !

Hol Roger et Horloger. On remarque qu’il y a le même nombre de lettres et les mêmes ! Prédestination ? Le fait est qu’à l’âge de 12 ans, il tripatouille son réveil pour qu’au lieu qu’il sonne à une heure précise, il envoie du courant à un câble afin que les rideaux de sa chambre s’ouvrent. Comment il a fait la chose ? Je n’ai pas bien compris, le principal est que cela fonctionnait : une goupille qui maintenait ensemble, au milieu de la fenêtre, le premier anneau de chaque rideau, se retirait par une charge électrique émanant du réveil et les rideaux s’ouvraient parce qu’un poids de chaque côté les tirait. Il me raconte aussi qu’il achetait des vieux appareils ménagers et qu’il les démontait pour savoir comment ils fonctionnaient. Si vous cherchiez un esprit curieux, vous l’avez trouvé !

L’idée de sa montre. Si l’idée d’une invention apparaît souvent tout à coup, on sait que les choses ne naissent du vide et qu’il y a tout un travail parfois conscient, parfois inconscient derrière. Roger avait déjà travaillé dans l’horlogerie, mais comme sa tête n’arrête jamais de penser, un jour l’idée de faire une montre en forme d’anneau avec un centre vide qui pourrait accueillir une décoration interchangeable lui est apparue, a atterri dans son cerveau, est née. Voilà le début de l’aventure. C’est une question qui lui a souvent été posée lors de l’exposition. C’est effectivement un sujet passionnant. Je dis souvent que ce n’est pas parce que vous mangez des fruits que vous aurez une pensée fruitée. Il y a des théories fort intéressantes sur le sujet dont celle du physicien Jean-Pierre Garnier Malet bien que lui, il dise qu’il ne fait que rappeler un principe vital que les anciens connaissaient.

Je parle d’intuition et Roger parle de certitude. C’est comme cela chez lui, il sait depuis dix ans que sa montre verra le jour et le jour arrive. Il sait que sa montre doit avoir telle ou telle caractéristique et pas une autre parce que c’est ainsi. Il dit, une Ferrari ne met pas son nom sur les pneus, ils doivent de toute façon être changés, alors ce n’est pas la peine. Je vous laisser réfléchir.

Roger pendant l’exposition : je le vois parler avec toute sorte de gens, des professionnels de la branche, des collectionneurs, des étudiants. Il trouve des sujets de conversation du fait qu’il a fait le tour du monde à vélo pendant trois ans, alors il connaît presque le monde entier, il connaît plusieurs cultures, parle six langues vivantes en plus du latin, il aime les arts, les voitures, la mécanique, la musique, a créé des meubles, il fait de la voile, il ne sera jamais à court d’idées. Alors qu’il est là pour sa montre, en parlant avec un jeune artisan qui lui raconte qu’il a créé une pièce spéciale, Roger lui donne une piste pour aller plus loin. C’est tout Roger. Je me dis que les êtres qui ont une âme noble sont ceux qui devraient nous gouverner.

Hooke and Huygens. C’est le nom de son entreprise. Au moment de donner un nom à son entreprise qui prend forme, il fait des recherches (personne ne s’étonne maintenant que j’ai dit comment il fonctionne) et se rend compte que ces noms ne sont pas associés à des entreprises alors qu’ils ont réellement innové dans l’horlogerie. L’un est Anglais et l’autre Néerlandais. Ils ont fait aussi plein d’inventions, mais tous les deux ont inventé le balancier spiral, ce qui a permis d’augmenter la précision de la mesure du temps qui jusque-là se faisait en heures. Depuis leur invention – l’un en 1665 et l’autre en 1670, sans que l’un sache que l’autre y travaillait, le temps s’est mesuré à la minute près ! C’est aussi Hooke qui en 1675 invente l’échappement à ancre pour les horloges afin de réguler l’énergie dans les horloges et Huygens invente l’horloge à pendule ! C’est tout à fait fascinant de voir comment les inventions des uns et des autres se suivent et sont à la base de l’horlogerie actuelle ! Je me dis que Hooke et Huygens, qui doivent dormir parmi d’autres étoiles, doivent se réveiller en entendant prononcer leurs noms aussi souvent !

Behrens Watches. Chez moi les choses se lient sans que j’en sois consciente. D’abord, j’avais pris des photos de personnes présentes à l’exposition et qui figurent dans cet article. Parmi elles il y avait des personnes de la direction de Behrens et je leur ai donné ma carte de visite pour qu’ils voient le résultat. Le hasard, fameux compagnon de ma vie, a fait qu’il y avait une erreur dans ma carte et afin de leur éviter des difficultés, je leur ai envoyé un message de correction. Désirant en savoir plus sur eux, j’ai fait un tour sur leur plateforme et ai appris que les dirigeants rendaient hommage à l’Allemand Peter Behrens, père du mouvement moderne en architecture et du design industriel de la fin du xixe au début du xxe siècle. L’entreprise a été créée en 2012. Je trouve cela formidable. J’aime les gens qui aiment l’histoire, cela en dit long sur eux, et me dis que Peter Behrens doit aussi se réveiller dans son étoile à entendre son nom prononcé aussi souvent. Je suis tentée d’écrire un conte où je réunirais Hooke, Huygens et Behrens autour d’une tasse de thé étoilée.

Mon aventure dans l’aventure de Roger. Un jour Roger me dit qu’il aurait besoin de moi pendant l’exposition. J’ai tout de suite accepté. Il m’a dit que je connaissais un peu le domaine, que j’aimais les gens et que je parlais plusieurs langues. À croire que le destin y avait mis du sien… Ensuite, il m’a consacré du temps pour me montrer comment sa montre fonctionnait pour que je puisse répondre aux visiteurs et aussi parce que cela m’intéresse. Pour moi c’est une expérience, c’est une aventure, c’est une formation, c’est un trajet de vie; c’est aussi participer à l’histoire horlogère dans son entier et neuchâteloise en particulier. Je me dis que je peux quitter ce monde en toute tranquillité. Bon, mais voir la montre de Roger de l’années prochaine me retient encore !

Inésdans la montre de Roger (montage par moi)

Expressions avec horloge, les heures, etc. Je disais plus haut que le français était l’une de mes passions. Il se trouve que les étudiants qui passaient au stand de Roger disaient à leurs copains de passer aussi. C’est ainsi qu’une étudiante, Inés de son prénom, arrive et qu’elle me dit que ce sont ses copains qui lui ont dit de venir. Je la félicite et elle répond : « Oh, il n’a quand même pas fallu renverser une horloge pour me faire venir ! ». C’était tellemenrt évocateur et bien venu que j’ai cru que l’expression existait. L’explication était tout autre, mais, je lui ai dit que j’allais l’introduite dans mon vocabulaire et la mentionner dans l’article et elle a posé pour moi.

2026 Je prépare un spectacle lecture-théâtre qui tourne autour du… mot et je saisis l’occasion pour parler du vocabulaire dans l’horlogerie. Revisitant mon vocabulaire, j’ai la surprise de voir que « renverser l’horloge » existe : ce serait une rupture avec le temps. On dit aussi inverser le temps. C’est ce qu’a fait la Bolivie en 2014 avec son horloge du Congrès dont la numérotation est inversée, les aiguilles tournent vers la gauche. Cette inversion est le signe que les pays du Sud ne veulent pas suivre aveuglément ce que le Nord décide. L’expression serait apparue au XIXe siècle.

Autres expressions : j’apprends qu’autrefois le mot horloge était masculin et qu’il en subsiste des traces comme dans « La rue du Gros-Horloge » à Rouen. C’est magnifique ! Alors, voici un florilège d’expressions avec ce mot et autres mots liés au temps :

  • À la bonne heure !
  • Avoir l’heure juste ;
  • Chercher midi à quatorze heures ;
  • Être en avance/retard sur son temps ;
  • Le chat est dans l’horloge ;
  • L’heure a sonné ;
  • Midi pétante !
  • Passer un mauvais/sale quart d’heure ;
  • Réglé comme une horloge ;
  • Remettre les pendules à l’heure ;
  • Se lever à l’heure des poules ;
  • Se lever de bonne heure ;
  • Une heure d’horloge.

Si certaines expressions sont claires, d’autres méritent une explication, par exemple : « Midi pétante » vient du fait qu’à Paris un canon solaire sonnait à midi et ainsi les gens pouvaient régler leur montre. Je trouve cela magnifique. Pour en savoir plus, allez chez Charlie Paris ; « Le chat est dans l’horloge » veut dire que le chat s’est réfugié dans l’horloge parce qu’il a y a une scène de ménage dans la maison et « Une heure d’horloge » est une heure pleine. Ce n’est pas une redondance comme « une heure de temps » (le temps étant toujours le temps) alors qu’on peut avoir une heure de joie, des heures magnifiques passées au stand de Roger !

Une locution en devenir : « C’est l’heure d’avoir une montre H&H ! » et qui, très certainement, en quelques années, pourra se résumer à « C’est l’heure d’avoir une H&H ! » pour signifier qu’il faut faire, avoir quelque chose d’unique…

L’histoire. J’aime l’histoire. Je répète très souvent que la branche la plus importante dans nos études devrait être l’histoire. Sans histoire nous ne serions pas qui nous sommes. On se doit de la connaître afin d’éviter des erreurs, on se doit de glorifier ceux qui nous ont ouvert des voies et Roger le fait en donnant à son entreprise le nom des deux horlogers qui ont marqué le début de l’horlogerie : (RUBRIQUE À COMPLÉTER)

  • Introduction : au début il y a l’observation du jour et de la nuit , les phases de la lune, l’observation des ombres, la division du temps en jour et nuit et chacun en 12 afin de mieux s’organiser. Ceux qui réussissent cet exploit ce sont les Babyloniens ! C’est lié à un système duodécimal pour compter : ils comptaient avec le pouce les différentes phalanges de la main, cela faisait 4 X 3 = 12, deux fois, et ainsi on a 12 le jour et 12 la nuit. C’est magnifique ! Il y a des plateformes passionnantes sur la Toile pour suivre tout cela ; de sorte que je saute à la façon dont on a réussi à réguler la vitesse des rouages :
  • 1657 – Hooke invente l’échappement à ancre pour les horloges ;
  • 1670 – Hooke et en 1675 Huygens inventent le balancier spiral, indépendamment l’un de l’autre, augmentant la précision de la montre d’heures en minutes. Une aiguille des minutes a donc été ajoutée ;
  • 1750 – Thomas Mudge a inventé l’échappement libre à ancre et autonome.
  • 1776 – Perrelet invente la montre à remontage automatique.

Ces inventions sont à la base des horloges et montres mécaniques d’aujourd’hui. Voilà les rouages qui ont inspiré Roger pour construire sa montre en forme d’anneau et à laquelle il a mit huit barillets pour qu’elle ait une réserve d’énergie d’une semaine.

Robert Hooke et Christiaan Huygens dans le tableau, à gauche, regardent Zully et Roger qui trinquent, à la fin de l’exposition, à une belle suite ! Photo prise par un ami de Roger.

C’est l’heure ! C’est l’heure de se quitter, c’est aussi l’heure de répéter que la montre de Roger est ingénieuse, jamais vue jusqu’ici et l’heure de vous diriger vers la plateforme de Roger : https://hookeandhuygens.com/#History

Liens vers :

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Hooke & Huygens watch and feet, by Zully

I like to photograph legs and shod feet, they tell so many things… This time I am taking part at the exhibition in Geneva. There are some forty brands : some are independent and new on the market, like our friend Roger Peeters, with his enterprise Hooke & Huygens, and other exist since a long time but their size is medium or small.

EN FRANÇAIS ICI

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Rogers watch is special, it is a ring shaped one, an annular watch (see pictures at right and left on the picture above). It is the first time in the history of horology that such a feat has been achieved ! Those who visited the stand found ingenious its shape, the way the hands move as well as its week-long power reserve. As the middle is empty, like a real ring, it is possible to decorate the watch with personal gems or sculptures that one can easily exchange.

On a next article I’ll let you know what the fact to participate to Roger’s adventure means for me. For the moment, let us say that I was requested to work on Thursday and Friday and that I went already on Tuesday to have a look and take the temperature. I also took time to take pictures of some shoes or feet positions that appealed to me.

Here you have the original picture: you see the dial, the hands and the decoration of its center.

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Here down you have the picture with my photos, version 1 : one can admire the hands and wonder how they can be able to run – there must be some magic or imagination, probably from both, as they are sisters – one can also admire the eight barrels (they are the ones that store the energy) elegantly connected with gear rings and, of course, the balancier at 12 o’clock.

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Version 2 : Do you know what a savonnette means in the world of watchmaking ? It is a watch that has a cover in front and one on the back. The onions or pocket watches that our grandfathers used to wear had them. They were made in order to protect them and in the end it became a discreet way of wearing a jewel since often they were very processed. By adjusting the photo, I give a cover to the watch, that anyway you recognize because of its crown at 2 o’clock. It is the single watch to have it at this place. It has many advantages, but to find out more you should go to Roger’s enterprise in Auvernier (next to Neuchâtel, Switzerland), or, if you are in a hurry, just go on his website !

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Images : a photograph is nothing without subjects ! I was not directly inspired by the shoes, but by what they tell about those who wear them. Everything is part of a whole.

Links to similar articles :

Link to Hooke&Huygens

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Ma banque + billets de banque et actions (en cours)

Je ne pense pas être une personne attachée à l’argent, quand même lorsque santé et argent vont de pair, c’est une belle affaire !

Je ne sais ce qui m’a poussée à garder un certain nombre de choses, leur forme ? leur couleur ? leur symbole ? Je crois que ce doit être un tout, ces choses-là ont joué un certain rôle dans notre histoire. L’histoire, considérée comme une branche secondaire lors de mes études, me semble être primordiale. Tout émane d’elle. Je suis bien née hier, mais il y avait un avant-hier dont je suis le résultat et redevable.

En faisant de l’ordre dans mes affaires, je retrouve certains billets de banque. Certains, je ne sais depuis quand je les ai, mais à Noël 1982, l’UBS avait fait cadeau à ses clients d’un calendrier avec d’anciens billets de banque. J’avais gardé le tout. Maintenant que j’ai une plateforme, je me dis que c’est l’endroit pour l’exposer à côté d’autres choses du même genre que j’ai collectionnées au long de ma vie.

C’était en 1982 !

L’étonnement, la surprise, une joie profonde : c’est tout cela que j’ai éprouvé en voyant les billets de banque si bien encadrés. Je ne peux expliquer ma réaction. Encore maintenant, j’éprouve une sensation semblable. Il y a quelque chose de lié à la finesse de la présentation, au soin avec lequel celui ou de ceux qui les ont conservés et trouvés et, plus loin encore, autre chose qui doit être lié à ceux qui les ont eus en main, utilisés, vécu avec eux, à l’histoire qui nous a construits et, je répète, à laquelle je suis redevable. C’est tout un symbole.

Shanghaï.

Shanghaï, 1914.

L’Allemagne.

Marks allemands, 1910.
Marks allemands, 1910.
Marks allemands, 1920.
Marks allemands, 1920.

Les photographies. Je fais passablement de photos et si je m’y prends à deux ou trois reprises c’est pour avoir un autre angle ou parce que je m’y suis mal prise, mais c’est rare. Cette fois-ci, j’y dû faire plusieurs fois les photos ainsi que les montages. J’aurais pu laisser l’affaire ainsi, mais il me semble que la chose (en l’occurrence, le billet) me dirait : tu voudrais qu’on te laisse n’importe comment ? Et alors là, je ne peux que recommencer. Le plus compliqué a été celui ci-dessus. L’autre est celui d’en bas et j’avais le choix : belle photo toute plate mais peu lisible ou alors, chiffonnée et claire.

À propos du billet de Zwei Millionen Mark, vous remarquerez qu’au dos il n’y a pas d’inscription ni de signe… je suppose que « deux milllions » étaient suffisamment clairs pour ne pas avoir à se justifier par un dos !

Ici on est en 1923

La Russie. J’ai un faible pour la Russie. C’est ainsi. C’est comme l’amour, dans le cas présent c’est une histoire d’amour, et l’amour ne s’explique pas.

1898. On est au début de l’époque du règne de Nicolas II. Billet d’un rouble.
L’inscription dit que le montant est équivalent à une pièce d’argent de la même valeur.

L’inscription : oui, je me rappelle qu’au cours d’histoire, le professeur nous avait dit que les gens, au début de l’introduction des billets de banque, s’étaient montrés sceptiques parce que quand même le métal est le métal et le papier… du papier. Je trouve fascinant le monde des symboles et des croyances.

Les billets de 50 kopecks. Je voudrais pouvoir lire dans ces billets toute l’histoire qu’ils portent. 1915, c’est vers la fin de l’époque de Nicolas II, époque qui annonçait la fin d’une période et le début d’une autre. Nous en sommes au même point.

Remerciements. Ils étaient sous-entendus, mais cela vaut la peine de remercier directement ceux qui ont pensé à faire ce calendrier, ceux qui l’ont composé, ceux qui ont assemblé les billets, ceux qui les utilisés sans les abîmer, ceux qui les ont fabriqués, ceux qui les ont conçus, ceux qui ont travaillé pour leur donner une valeur, etc. Les remerciements forment une chaîne qui m’amène souvent à la création de l’univers. C’est un exercice que je pratique et qui me fait prendre conscience que tout fait partie du tout, du un. Il va de soi que les actions qui suivent ont droit au même traitement !

DES ACTIONS

J’avais mis ensemble les billets et des actions de chemins de fer. Les chemins de fer, je crois bien que j’ai acheté ces actions lors d’une vente organisée au Bureau international du Travail pour un bénéfice social dont je ne me rappelle pas le but. Mais, ces actions m’avaient attirée. Les chemins de fer sont le premier grand bouleversement industriel ayant des répercussions très rapidement sur tous les domaines de notre culture. Je pense parfois à ces moments, moments où ceux qui transportaient des marchandises et des passagers sur la route ont dû cesser leur activité car dépassés par le chemin de fer. Je me suis souvent dit que cela devait nous servir de leçon pour prendre soin de ceux qui « restent » sur la route quand on introduit des changements. Il semble que là aussi on en soit au même point.

Voici des actions de la Société générale des chemins de fer économiques, S.A. (France), 1880. La société a été constituée suivant l’acte passé devant Me Duplan, notaire à Paris, les 7 et 9 juillet 1880 et les assemblées générales des 7 et 15 du même mois. D’après ce que j’ai compris, il s’agit des réseaux secondaires en France. Jusque là, c’était l’Etat qui assurait les investissements d’infrastructure, avec ce nouveau moyen de locomotion, la chose change.

Le document n’est pas en très bon état, aussi, ai-je dû faire un montage, mais le tout y est.

Voici les actions de la Société nationale de chemins de fer en Colombie, S.A. dont le siège était situé à Bruxelles, 1923. La société a été constituée par l’acte passé devant Me De Leener, notaire à Saint-Gilles-lez-Bruxelles, le 3 août 1923. Les parts sont de 200.- francs chacune. La Colombie et la Belgique ne sont pas frontalières, mais les capitaux ont leurs caprices !

Mon diplôme d’économiste. Je n’ai pas l’âme marchande, mais l’histoire et le chemin économique vont de pair. La plupart des emplois que j’ai eus ont mis en relation le champ économique et le champ social, j’ai eu de la chance ! Maintenant que je photographie ces billest de banque et ces actions, je me dis que le sujet est passionnant. Ce sera pour une autre vie…

Liens vers des articles liés à ma banque :

Liens vers des articles liés à mes histoires :

Cinderella, sudoku and life : which common points ?

VERSION FRANÇAISE ICI

I am fascinated to see how many common points one finds in so different domains as such mentioned above !

Cinderella. Iteach a course called « Body and Mind Workshop ». It is about life and the way we look at it. But on the background there is the following leitmotiv : in order to be able to go the the prince ball, one needs an invitation ; in order to attend the invitation, one needs a proper dress ; in order to have the appropriate dress you need to have enough money to buy it or to to make it yourself. You also need the accessories that go with it ; before you wear it you must have taken a bath and so on. Once you have all that, you can attend the price ball.

Sudoku. Well, if we have a game grid, we cannot just say : « I want to till this line or that square fors ! » One has to find the logic that induces us to suddenly find the beginning of a line or square, then the same logic drives to to another part of the grid and only when things are ready you can finish the line or square we started with. A sudoku party is not like we want, but once we find the logic we can have a whole.

Life. It is the same with life. It is not what we want that necessarily comes, sometimes even, comes what we wouldn’t like ! It can be that what we want is not good for us or that it is too early for it. Sometimes we also change our minds and life presents us other opportunities, other paths more flowery and sunny than those we would have chosen. Sometimes it is life that drives us from here to there. In the end, life makes also a whole. A More over, if Cinderella is a story in a book, sudoku a game in a grid, all information we get in this life fills our body, our cells. We don’t always thik about this aspect. This whole fills us and we take it with us when we leave this world. Never mind is we don’t believe in a spiritual dimension, it is enough to think « matter », all matter has a memory, a frequency.

The common point between this three domain is that we have to go to the end in order to have a whole. They all present difficulties in order to achieve unity ; but the most difficult by far is life, as it takes a whole life in order to have a whole picture. One cannot say ; »I stop for a while », as our time dimension never stops in our world. Cinderella tale, we can read it for a while and put it aside ; a sudoku grid, we can just give up, but life is our challenge, our stake. The joy when Cinderella meets her prince, the pleasure we have once we have completed a grid, the peace and happiness one must have when we know we have let the life were supposed to…

I could finish the article here, but I think it is important to mention some keys we have at our disposal in order to overcome life difficulties, hindrances. If we read the life of some famous people, if we listen to people around us, and if we pay attention to our way of acting, there is often « intuition ». It is a guide. Very often doubt and fear impeach us to follow it. Further on, there is the role of thought and I had the chance to meet the physicist Jean-Pierre Garnier Malet (link at the bottom of the text) who treats the subjetc very well ; everything we do and think has repercussions, all what we to to others, all what we think of others, all what we do to ourselves, all what we think about ourselves has an effect, absolutely everything and as we constantly are having new cells that we fill in with our memories… I leave the the final word to you.

Links: