Conversations.14

Le monde est une scène de théâtre, aussi y trouvé-je des répliques, des observations très enrichissantes.

Vous êtes courageux ! On est en hiver et je vais dans le lac faire mes ablutions, pour ainsi dire. J’étais dans l’eau et un monsieur kurde ou turc me dit : « Vous êtes courageux, madame. » J’ai trouvé cela tellement charmant que je n’ai pas voulu lui dire que pour une dame c’était « courageuse ». Je me suis dit que dans sa culture, un homme courageux est vraiment quelqu’un de fort, exactement de courageux. Au moment où je grimpais sur les pierres pour retourner sur mon banc, il m’a demandé si j’avais besoin d’aide. « Quelle idée », ai-je pensé. Quand je suis sortie de l’eau, je l’ai vu courir vers moi avec une couverture. J’ai dû le rassurer.

J’ai raconté l’affaire à l’une de mes voisines et je lui ai dit que j’allais garder ce « je suis courageux » dans les moments difficiles. On ne sait pas toujours ce que l’on fabrique, mais peu de temps après, j’ai eu besoin de me dire que j’étais courageux pour arriver au bout de certaines choses. Moi qui aime le français, qui ne perds pas d’occasion pour améliorer celui des autres, je viens d’apprendre quelque chose de la part d’un étranger. Merci !

Un vélo sur un trottoir. Je ne sais plus comment va cette société. Un vélo est un véhicule et sa place est sur la route. Si on a peur des voitures, on va à pied. Punkt. Voici donc que je descends la rue – sur le trottoir – et qu’un vélo vient dans ma direction.

Première leçon d’anatomie. Pendant quelques jours, j’ai remis ma perruque noir-blanc et j’ai suscité pas mal de réactions dont voici quelques-unes :

  • Un monsieur qui m’a vue en ville a dit : « J’adore ! J’adore ! J’adore ! »
  • Je faisais la queue pour payer un livre chez Payot et une dame d’un âge certain qui se trouvait devant moi me dit : »J’aime comme vous vivez la vie ! »
  • Une jeune maman qui montait la rue du Château un peu après moi me dit : « Qu’est-ce que cela vous va bien, cette coupe! » Je lui répondis que c’était une perruque. Elle m’a dit qu’elle s’était demandé comment un coiffeur pouvait réussir un partage de couleurs aussi réussi mais que cela m’allait très bien. Puis, elle a expliqué à ses enfants, trois et cinq ans, que nous nous croisions assez souvent. Comme on arrivait devant leur maison, la maman a dit au garçon qui avait froid de rentrer et qu’elle allait faire encore quelques pas avec la fillette. Au moment où j’ai dit que je pouvais leur montrer ma salle de spectacle, le garçon a demandé si une prochaine fois, il pourrait venir. « Bien sûr », lui ai-je répondu.

Sait-on pourquoi on fait une chose ? J’avais décidé d’aller me baigner au lac. Seulement, ce matin, en voyant sur mon téléphone – 12 °C… Je me suis dit que c’était froid. Le temps que ma mémoire oublie ce nombre, le soleil est sorti et je suis donc allée au lac. Arrivée sur place, des vagues sont venues se jeter contre la place que j’occupe habituellement, autrement dit, contre Ma place. J’ai décidé, une fois de plus, que je n’allais pas me battre, que je n’étais pas là pour battre des records, me suis rhabillée et pris mon chemin de retour. Je me suis demandé pourquoi, pourquoi, pourquoi toute cette affaire. C’est à ce moment que j’ai vu un cycliste s’arrêter près d’un banc (on est toujours au bord du lac) et y poser un pied (le second étant resté sur l’autre pédale).

Je lui fais signe que cela ne va pas. Mais, comme j’avais un manchon au bout de mon bras, il a traduit mon geste par un salut et il me salue. Je m’approche et je lui dis qu’il n’est pas question de salut mais du pied sur le banc qui sera sale lorsque d’autres personnes s’y assoiront. Son visage montre qu’il est désolé et il dit : « Je n’y ai pas pensé » tout en enlevant le pied. Le monsieur a un âge certain. Il me sourit et lors je lui dis : « Je vous embrasse », à quoi il répond : « Pas de soucis ! » Ah, ce « pas de soucis » me sort par le système ! En plus ce n’est pas un ado qui parle. Alors que je partais, je retourne vers lui et lui dis. Comment pas de soucis, j’ai dit que je vous embrassais pour le geste. Je peux ? Alors, il rigole et je dis : « Je vous embrasse » et suis partie.

Réponse à ma question du savoir pourquoi on fait telle chose ? J’avais décidé d’aller me baigner et le destin facétieux ou le dieu des bancs a décidé que je devais plutôt réveiller la conscience d’un cycliste !

Il a la taille d’un enfant de 12 ans

Les reins et la chaleur. Arrivées au studio, elles l’ont trouvé beau et la dame a dit qu’elle y avait pris des cours de théâtre il y avait des années. Cela m’a fait quelque chose car à l’époque j’occupais aussi le lieu. Puis, j’ai demandé à la fillette si elle voulait bien que je lui montre ce qu’elle pourrait faire à son frère lorsqu’il avait froid. Pour ce faire, j’ai pris mon squelette Essence. Me doutant qu’elle ne connaissait pas encore l’anatomie, je lui ai dit que lorsqu’elle respirait, sa poitrine bougeait parce que les poumons se gonflaient et se dégonflaient. Je les lui ai montrés sur Essence. Puis, je lui ai indiqué où se trouvaient les reins et je lui ai dit qu’ils pouvaient donner chaud. Je lui ai demandé si je pouvais montrer sur sa maman ce qu’elle pourrait faire et elle a été d’accord. Sa maman a senti la chaleur tout de suite. Voilà, une première leçon d’anatomie réussie !

Le chariot montre la voie. Un chariot, on le sait ne parle pas, ne pense pas. Et pourtant… Ce matin, j’avais 30 minutes pour aller en ville, au marché, chercher les petites salades pour mes canaris. Le maraîcher, Peter, m’avait dit que je les trouverais à tel endroit. Ledit endroit était vide et j’étais pressée. Je m’avance un peu dans la place du marché et envoie un message à Peter pour savoir quoi faire. C’est à ce moment-là que j’ai entendu un clac ! et que j’ai vu mon chariot bloqué (les roues rentrées et la base collée au support. Je n’avais jamais vu une chose pareille et je ne l’avais pas brusqué non plus. Juste à côté, il y avait un marchand de fromages. Je lui ai demandé s’il savait comment débloquer mon diable (c’est le nom qu’on lui donne). Il ne savait pas. Sa collaboratrice non plus. Ils se sont donné de la peine sans résultat. Finalement, je demande si on ne peut ouvrir les roues en même temps que l’on descendrait la base. Les deux vendeurs s’efforcent et finalement, le diable reprend forme. C’est alors que je dis que je ne sais que faire parce que cherchais Peter qui avait des salades pour moi. C’est aussi alors que le monsieur se penche et prend le cageot avec les salades et me demande si ce sont celles pour mes canaris. Ciel ! Je leur dis que je ne peux sinon remercier ce chariot qui savait où se trouvaient les salades !

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Cordonnerie du Trésor (en cours)

Cela fait une dizaine d’années qu’Anis Saadi a repris la cordonnerie de feu monsieur Antonio Boletta, lequel m’a rendu de grands services, et il est toujours aussi passionné par son métier. Il est non seulement habité par la passion du métier, il a aussi le sens du commerce et un esprit d’entrepreneur !

D’abord un mot sur monsieur Boletta . Il aimait aussi son métier et il trouvait des astuces pour réparer des chaussures ou autres affaires qui nous étaient chères. Je lui suis toujours reconnaissante. Nous avons parfois des émotions liées aux choses, aux affaires et monsieur Boletta le comprenait. Quand j’ai dit à Anis que j’allais écrire deux mots sur monsieur Boletta, il a dit : « Ah, monsieur Boletta ! » et j’ai compris qu’il avait du respect pour lui.

Anis est du même cru : il aime la qualité, la qualité sous toutes ses formes : dans sa profession, dans ce qu’il achète, dans les relations avec les autres. L’autre jour, je suis arrivée et une cliente lui racontait ses déboires. Voilà, les commerçants d’autrefois avaient des relations plus profondes que celles d’un vendeur à un acheteur. Le magasin était un vrai réseau social : on connaît le métier de l’autre, ses goûts, sa famille, on sait quelles sont ses préoccupations, etc. Dans son local, on rencontre des habitués et on se rend des services. Chez Anis c’est comme cela. Quelle chance !

Voici l’allure que son magasin a eue au long des années.

2017-2022
2021-2023
2025

Cordonnier et serrurier ! J’avais un problème avec la serrure d’une porte. Seule une clef sur quatre tournait dans le cylindre. Ni une ni deux, il m’explique que si on a des clefs faites sur un gabarit * différent du cylindre d’origine (en Suisse on parle de « chablon », mot issu de l’allemand Schablone), on risque un jour des ennuis du genre de celui que j’avais. J’ouvre une parenthèse : j’ai eu le même problème avec ma machine à coudre Singer. Je lui ai mis des cannettes de toutes sortes et cela a fonctionné pendant des années jusqu’à ce qu’un jour elle en ait eu assez ! J’ai dû m’équiper en cannettes Singer et depuis tout roule ! Fin de la parenthèse. Anis m’a aussi dit que lorsque qu’on a, par exemple, fermé une porte et laissé la clef dedans ou qu’on l’a perdue ou que la serrure a été forcée, des services de dépannage enlèvent le tout et remplacent le cylindre directement pour des sommes assez élevées alors que lui, il sait enlever un cylindre sans l’abîmer. Voilà, la aussi on trouve la notion de probité. C’est beau. Je retrouve feus monsieur Vautravers et monsieur Schneitter. Anis est de leur lignée.

Anis a trouvé chaussure à son pied ! J’aime le français et les expressions sont parfois si représentatives… Alors, trouver chaussure à son pied, c’est le summun pour un pied ; quand celui-ci est à l’aise, il peut aller loin à la ronde. C’est le cas d’Anis qui a trouvé chaussure à son pied en Elena, une jeune femme pleine de gentillesse et d’adresse dans tous les domaines. Ils font une belle paire !

Je parlais de l’esprit d’entrepreneur d’Anis. Il ne se contente pas d’aller regarder sur la Toile ce que les autres font ou proposent, il se déplace en famille aux foires de Paris et de Milan !

Voici les services de la Cordonnerie du Trésor :

Le couple, Anis et Elena, au travail. Anis s’occupe d’une paire de chaussures et Elena répare les anses d’un sac. Elle se sert d’une machine (à compléter).

Anis et les clients ou action sociale. On le constate, la clientèle évite de venir en ville depuis que l’on a supprimé un tas de places de parc à 0,30 centimes la demi-heure. On ne va pas débattre du sujet ici, mais c’est un fait : la clientèle des villages avoisinants, notamment les personnes d’un âge certain ou qui n’ont pas de voiture, sont ennuyées. Ils ont dit leur désarroi à Anis. Celui-ci est à l’écoute et avec Elena, sa femme, sont en train de mettre un système en route. Lorsque Elena aura son permis de conduire, elle ira dans les villages pour chercher et rapporter les chaussures. Une personne qui s’est sentie bien dans ses chaussures, qui désire les garder, va pouvoir les faire réparer grâce au sens entrepreneurial et social d’Anis. C’est magnifique !

Le trésor de la cordonnerie du Trésor : Anaïs, venue au monde en 2021.

Gabarit : c’est mon expert, Chambaron qui m’a expliqué que « chablon » venait de l’allemand. Il me dit encore que les gabarits sont des pièces massivement standardisées en usine et qu’on ne personnalise pour le client qu’au dernier moment. Je cherche alors à savoir ce qu’est une ébauche. Cette dernière est une première version, un début, une esquisse ou un projet initial, souvent imparfait ou sujet à des modifications. Je comprends alors pourquoi certaines entreprises se fournissent des ébauches. Maintenant c’est clair et je me suis enrichie en écrivant cet article.

Pour des articles sur d’autres commerces au centre-ville ou des personnalités de la ville : cliquer ici.

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@articulations – jouons avec elles. Automne 2024

Nous pouvons tous avoir le même capital du point de vue des articulations, nous le manions chacun à notre manière. Le plus important c’est de savoir qu’il peut, tout comme un capital financier, produire un résultat.

Le capital. En affinant la pensée, le capital du squelette est l’égal d’un capital financier mais aussi d’un capital social et encore d’un capital au sens figuré.

Ma plus grande joie c’est de permettre à quelqu’un de découvrir quelque chose qu’il a et qu’il peut utiliser pour son propre bénéfice ou pour celui des autres. Dans ce cours, c’est réussi. En effet, je n’ai fait que dire comment on peut jouer avec ses articulations physiques pour que le jeu s’installe. Il en est allé de même avec les articulations (=situations) sociales. Ainsi que je l’ai dit auparavant, chacun est différent ; cette fois, j’ai eu des participants avec des corps, des métiers, des caractères différents et pourtant une sorte de symbiose s’est créée.

Photo hivernale. L’une des participantes m’a envoyé cette photo un jour de novembre alors qu’on venait d’être enneigé de façon inattendue. Je me suis dit que c’était l’occasion de lier l’articulation de ce qui entre par les yeux avec ce que nous avons en nous. Voici le résultat de l’exercice :

  • un grand espace ;
  • la respiration ;
  • un grand ciel ;
  • je suis née entourée de montagnes alors qu’ici, je les vois de loin ; tout comme à Neuchâtel et cela me donne un sentiment de liberté ;
  • souvenirs d’enfance ;
  • sensation de quelque chose de magnifique ;
  • espace infini.

Remerciements. Je remercie la personne qui m’a envoyé la photo. Elle l’a fait de façon spontanée, sans savoir qu’elle me serait utile pour mes cours. En effet, nous voyons la vie à travers notre prisme et ce dernier me permet de mieux comprendre les personnes. Mais, je vais laisser de côté ce sujet si complexe ; pour le moment, le principal est de savoir qu’il y a une articulation entre ce qui pénètre par nos sens et notre interprétation.

Tout de même, un mot au sujet des interprétations : l’une des participantes a mentionné le grand espace et une autre l’espace infini. Je dis que ces deux personnes s’unissent et la seconde ajoute qu’en fait elle a repris les mots de la première. C’est ici que la chose est intéressante : il n’y a pas de copiage, comme on pourrait le penser ; simplement, la seconde personne a résonné aux mots de la première, les a reconnus et a pu les sortir. En bref, la première a été le révélateur de la seconde et je trouve cela magnifique ! Mon cours est réussi.

Un autre exemple : le fameux jour où il a neigé, l’une des participantes se trouvait dans un bus qui a mis un temps infini pour un trajet passablement court. Elle a raconté que tout le monde était fâché. Arrivés sur place, les enfants sont sortis en criant : La neige ! La neige ! Cette joie a aussi envahi la participante. Voilà, elle aurait pu choisir l’articulation du retard, de l’énervement, ce qui aurait eu des conséquences de tension dans son corps alors que celles de la joie l’ont détendue.

Je me suis crue à Noël : caramels faits maison – miel de la Chaux-de-Fonds – chocolats au gingembre – miel du Valais pris à différentes altitudes – oignons de Berne – un Amaryllis – des messages électroniques de remerciements. De plus, le kéfir, fait par moi (bouteille tout à gauche) a aussi été de la partie parce qu’il était délicieux !

Remerciements de la part des participants : il est rare que des participants pensent à dire comment ils trouvent l’endroit où je donne les cours. Ils le sentent mais ne le disent pas toujours. Cette fois-ci, je ne peux m’empêcher d’en reproduire quelques-uns :
Vous m’ avez offert une écoute attentive qui m’a permis  de prendre conscience de toutes mes articulations et ce au sein d’un petit groupe où il était possible de s’exprimer et d’échanger des points de vue. L’ambiance était détendue, pleine d’humour et de créativité. Et encore : L’expérience a enrichi ma vie. Le côté ludique était délicieux et je retournais au bureau chaque vendredi avec un sourire sur le visage. J’ai aussi aimé cette Cave perdue avec son ambiance unique et magique !

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Conversations en patchwork.7 (en cours)

Il n’y a pas d’endroit qui ne puisse servir de source de curiosité ou de savoir.

  1. Salle de lecture des archives de l’Etat de Neuchâtel : bataille de Morat. Deux messieurs font des recherches généalogiques et je les entends se raconter des découvertes. Je suis en train de faire des recherches sur les horlogers à Neuchâtel dans les années 1970 et leurs mots « C’est comme cela que les Suisses ont gagné la bataille de Morat* me parviennent. Je redresse la tête et demande qu’on me raconte le tout que voici :

– Un copain (le monsieur qui parle a un âge certain et à tout âge on peut avoir des copains !) était fasciné par la bataille de Morat et avait fait des recherches qui ont démontré que Charles le Téméraire avait demandé à un devin de lui dire quelle était le moment favorable pour faire la guerre aux Suisses et remporter la victoire. Le devin lui dit que les Suisses n’avaient jamais engagé une bataille le samedi matin et que donc son système de défense mis en place suffisait. Charles le Téméraire a été rassuré et n’a rien changé à son dispositif. Or, les Suisses de Morat avaient reçu de l’aide dont des renforts des confédérés ; ceux de Zurich avaient été retenus parce qu’il avait plu et ils avaient dû attendre toute la journée de vendredi pour que la poudre sèche mais ils sont arrivés à temps (le monsieur précise qu’ils avaient parcouru… – je ne sais plus, il faut que je vérifie, mais il a ajouté : « C’était le temps où on savait marcher ! ») et… voilà comment les Suisses sont sortis victorieux de la bataille le samedi matin !

2. Historien de la même salle. Je suis toujours en train de faire des recherches sur les horlogers à Neuchâtel et une des voisines de mon immeuble me dit que sa mère avait travaillé chez Favag en tant qu’étainière.

Je retourne à la salle et trouve effectivement un René Devenoges, 31 rue des Moulins et téléphone : 422 57 en 1970. Mais, la maman de ma voisine ne figure pas comme personne active. Elle a disparu derrière le mari. Je raconte l’affaire à l’historien de la salle et il me dit qu’il avait fait des recherches pour une dame d’une famille connue et lors d’une discussion avec son mari, elle disait qu’elle était adulte, avait sa profession mais qu’on l’appelait sous le nom de son mari. Cela m’a rappelé que lorsque je vivais chez les de Meuron, Mme de Meuron s’appelait Mme Henri de Meuron ! J’avais trouvé qu’elle n’avait pas la tête d’un monsieur et que son vrai prénom, Valérie, lui allait bien mieux. L’historien me dit que c’est exactement cela et que le mari de la dame avait dit à sa femme :

Je trouve tout cela savoureux. Et l’historien de me préciser que la dame ne retrouvait son nom qu’au moment du décès : « Décès de madame Fernand de Montmollin, née Marie Chautens », pour donner un nom fictif. Je lui raconte encore que du temps de la Grèce ancienne, la femme était la femme de et la fille, la fille de. Elles n’avaient pas de prénom en dehors de la maison. Il se trouve que la première femme à avoir revendiqué son prénom a été Aspasie, une grecque (suite ici bas).

Je m’appelle Aspasie – titre du livre écrit par Franck Senninger. Aspasie a vécu de -470 à -400 av. J.-C. Elle est l’unique femme dont l’antiquité ait gardé le nom en mémoire ! Elle a pris des cours de philosophie et a donné des cours de rhétorique. Elle a été la première femme à réunir philosophes et politiciens pour des discussions uniquement. À l’époque, il y avait des banquets où seuls les hommes étaient habilités à participer et le rôle des femmes était de les amuser. Elle a été la femme de Périclès et il la consultait avant de prendre des décisions. Il la respectait publiquement. On sait que Périclès a joué un rôle déterminant dans l’installation de la démocratie. Elle a connu Anaxagore, Hippodamos, Phidias, Leucippe, Thucydide, Socratte, dont elle a été une interlocutrice privilégiée et admirée. C’est remarquable. Je sais tout cela parce que j’ai révisé la version électronique du livre Je m’appelle Aspasie que Franck Senninger a écrit.

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M. Charles Frésard est allé rejoindre sa Gretel au ciel !

Même si je suis contente pour lui, j’ai un vide.

Vendredi 27 octobre, je vais chez M. Frésard lui apporter l’herbe pour son chat Max. Je la mets à la bonne place et m’assieds pour discuter un moment avec lui. Il me demande ce que je raconte de beau. Il aime que je lui raconte des choses qui vont bien et me dit souvent qu’il bien aime me voir. Cette dernière remarque ne vaut que parce que monsieur Frésard est un homme de goût et que comme il ne sort plus, je dois lui apporter un peu de couleur. Je lui dis que je révise le texte d’un ami médecin-écrivain qui va publier un livre sur Jeanne d’Arc et que j’y apprends plein de choses ; par exemple, le mot aujourd’hui. Au Moyen Âge, on disait « ce jour d’hui ». L’expert que je consulte, Chambaron, me dit qu’à l’époque on distinguait la journée (en opposition à la nuit mais aussi à hier et à demain) du jour calendaire (24 heures). Ce qui fait que le mot aujourd’hui est déjà un pléonasme et que ceux qui disent « au jour d’aujourd’hui » font une triple répétition ! On rit un moment, puis il me dit :

– Je suis au bout du rouleau. Je vais aller rejoindre Gretel.

– C’est une déclaration d’amour pour votre femme ! me suis-je exclamée. Si vous partez, vous viendrez me le dire. Il a souri et ajouté :

– Merci beaucoup pour tout, pour tout, pour tout.

À ce moment-là, j’étais sur le pas de la porte de la cuisine. Maintenant que je revis le moment, je me rends compte que le temps s’était suspendu pendant qu’il me remerciait. Il ne l’avait jamais fait de cette façon. Depuis que Gretel, sa femme, est partie cu ciel en juin de cette année, monsieur Frésard est devenu plus affectueux, plus démonstratif. J’ai pensé que sa femme lui soufflait des mots depuis l’autre dimension. Pourquoi ? Monsieur Frésard était un homme très poli, droit, aimant les bonnes manières , les belles choses, mais il était chef dans l’âme. Je le lui ai dit une fois qu’il me disait qu’il allait prendre des dispositions pour aller finir sa vie dans un home. Pour moi, c’était impensable :

C’est la dernière photo que je lui ai prise (juin 2023).

– Mais non, monsieur Frésard, vous êtes un chef dans l’âme, (il l’a aussi été avec moi !) vous avez été le chef de tous les domaines de votre vie. Un home n’est pas un endroit pour vous, vous n’y avez aucune décision à prendre. Vous vous devez de finir chez vous. Il m’a écoutée avec attention et m’a dit : « Alors, je mourrai chez moi. »

Je reprends le moment où j’étais sur le pas de la porte. Je disais que le temps s’était suspendu. C’est effectivement ce qui s’est passé. Pendant ce moment-là, il était en train de me dire : « Je vous dis adieu. Je m’en vais ». Je ne l’ai compris qu’au moment où j’ai appris son départ. Ce genre d’expérience, je l’ai vécu de différentes façons, mais ce n’est toujours qu’après « le départ de la personne » que je peux le déchiffrer. Cela m’apaise et met les choses en place même si je ressens un vide. Quand même, ne plus revoir quelqu’un…

Le départ des êtres chers. Il arrive un moment dans la vie où l’on n’a plus envie de continuer et monsieur Frésard était dans ce cas. Je lui avais proposé deux ou trois choses pour qu’il retrouve un peu de forces, mais, j’avais compris qu’il partait.

Madame Brodard. Ce même jour, je lui ai dit que madame Brodard s’était rendue au ciel. Il m’a dit : « La dame du marché, la femme de l’ancien postier ? J’ai eu quelques-uns de ses enfants à la bande des Armourins.  » Monsieur Frésard a toujours gardé sa tête en parfait état. Je viens de faire part à Marc, fils de madame Brodard, du départ de monsieur Frésard et il m’informe que la bande comptait 40 à 50 musiciens. Alors, que monsieur Frésard se rappelle, des années et des années après, du nom d’enfants qui sont passés dans ses listes, c’est à relever. Il faisait sa comptabilité comme un expert. On faisait mentalement le calcul des courses que je lui apportais. C’était remarquable. On avait du plaisir à le faire.

Arrivée de monsieur Frésard au ciel. Je dis « au ciel », mais ce doit être un changement de dimension. Ceux qui en parlent disent qu’il y a une lumière dorée, plein d’amour et que les êtres chers sont là pour vous accueillir. Alors, j’imagine l’arrivée de monsieur Frésard, tout comme si une ouverture temporelle me permettait de suivre la scène :

J’ai mis un fond rose parce qu’en fait M. Frésard était un romantique. Tous les samedis, il achetait des fleurs.

La Danse chinoise. Depuis que les amis Frésard sont venus voir le spectacle, à chaque fois que j’exécute cette danse, j’entends, à un certain moment de la musique, sa voix dire : « C’est beau ! ». Monsieur Frésard est un homme qui a beaucoup voyagé et beaucoup vu. Le fait de l’avoir touché est un privilège.

Monsieur Frésard et mes cours. Je donne un cours sur des percussions osseuses au sein du programme Midi Tonus du Service des sports de la Ville et monsieur Frésard m’avait fourni un témoignage absolument différent de tous ceux avec lesquels j’avais pratiqué la technique : il avait pu faire le vide en lui ! Vous trouverez un lien pour l’article à la fin de cette page.

Dans un jardin-souvenir. Lors de l’une de nos dernières conversations. monsieur Frésard m’avait dit qu’il venait d’aller déposer les cendres de feu sa femme dans le jardin-souvenir d’un ami. Il avait y avait aussi prévu sa place et dans la photo qu’il m’a montrée de l’endroit , on y voit un cerf. Cela a beaucoup touché monsieur Frésard. Il m’a dit : « Gretel est à l’air, loin de tout et le cerf lui rend visite » puis, il a souri. C’était un de ces moments où toute la tendresse de monsieur Frésard affleurait. J’ai un peu arrangé la photo, mais l’endroit où le couple se trouve est sous les pierres.

Merci monsieur Frésard ! Si je lui ai rendu des services, il m’en a aussi rendu parce que j’ai dû apprendre à couper les cheveux d’une dame (sa femme), d’un homme, (lui, et ce n’est pas la même chose), à réparer une télévision dont je ne comprenais pas le système, idem avec le téléphone, le câble électrique des lumières que je lui avais offertes une fois à Noël, etc. ; en bref, une série de choses que je n’avais jamais apprises mais du fait que monsieur Frésard se disait que je pouvais l’aider, je ne pouvais le décevoir et le ciel m’a apporté son aide. Ses amis, venus l’accueillir, le lui diront !

Le vide. Je reprends la coupe de cheveux. Je la faisais avec des ciseaux d’André, de gros ciseaux qui plaisaient aussi à monsieur Frésard. Il disait : « La semaine prochaine, vous venez avec vos ciseaux ! ». Cela voulait dire « Pourriez-vous me couper les cheveux la semaine prochaine avec les ciseaux d’André ? ». Je vous l’ai dit, monsieur Frésard était un chef et les autres des apprentis ! Cela tombait bien, j’ai toujours aimé être apprentie. Il était l’un des derniers liens avec la vie d’André. Mon monde se désagrège.

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L’eau dynamisée et les roses

J’achète rarement des roses parce qu’elles ne durent pas longtemps. Deux ou trois jours plus tard, il y a des fleurs avec la tête penchée… L’autre jour, j’étais chez la fleuriste de la gare et nous parlons fleurs. Je lui raconte ma mésaventure et elle me dit que le sachet que l’on trouve dans les fleurs qu’on achète ne contient pas de nourriture mais que son rôle est de lutter contre les bactéries qui s’installent après 24 h dans le vase. Il suffit de les nettoyer tous les jours et de changer l’eau aussi tous les jours.

J’achète une nouvelle fois des roses. Pourquoi ? Pour tester ce que m’a dit la fleuriste ? Non, j’avais une certitude. C’est étonnant comment l’on peut fonctionner des années et des années avec des informations erronées. Mais, je suppose que lorsque l’on m’a dit que le fameux sachet était de la nourriture et qu’il suffisait d’ajouter de l’eau… C’était certainement de bonne foi ou par ignorance. Je ne vais pas faire des reproches ; je ne peux que remercier la dernière fleuriste parce que maintenant, je sais comment faire. Peu après, j’ai vu des roses et je me suis simplement dit que cette fois-ci cela allait marcher. L’expérience a été bien différente des autres fois non seulement parce que j’ai suivi les linstructions de la fleuriste, mais aussi parce que j’ai utilisé de l’eau dynamisée. Que dire… les roses se sont trouvées face à une eau vivante et elles ont bien communiqué !

Roses dans l’eau en début de journée.

En fin de journée !

Je n’avais jamais vu des fleurs boire aussi vite de l’eau.

Huit jours plus tard.

Elles sont magnifiques. J’ai changé l’eau tous les jours, lavé le vase assi et coupé les tiges trois fois en huit jours.

Neuf jours plus tard. Une rose a penché la tête le huitième jour, je l’ai passablement raccourcie et mise dans un verre avec de l’eau dynamisée. Le soir elle était en forme. Ce matin, soit le neuvième jour, une autre a fait pareil. Je l’ai prise en photo, je l’ai aussi raccourcie et mise avec la première devant un miroir. Je lui ai dit qu’elle pouvait voir sa tête et qu’il fallait qu’elle se redresse, son moment pour quitter ce monde n’était pas arrivé. Elle avait sa robe froissée mais encore de belle couleur ! Voici le résultat.

C’est comme pour les réclames à la télévision : à 11 h 52, à gauche, et à 16 h 26 à droite !

Fin de course : les roses ont tenu treize jours bien qu’à la fin j’aie dû les couper et ne garder que les têtes dans un grand plat.

Je remets ça ! J’achète un autre bouquet de roses et refais l’expérience.

L’eau est toujours dynamisée. On voit le verre vide à plus de la moitié après une journée dans la photo de droite.

La vendeuse s’appelle Nicole. Je n’avais pas demandé à Nicole son prénom. Elles sont une quinzaine de personnes à travailler dans le magasin et lors de ma seconde tentative tombe sur elle. Quelle chance ! Il faut dire que j’ai été aidée par une autre des vendeuses parce que c’est elle qui m’a accueillie et qui, après m’avoir écoutée, entre dans l’arrière-magasin et la demande.

Remerciements. Il faut toujours remercier. Chez moi ce n’est pas par politesse, c’est parce que, comme dans le cas présent, Nicole m’a rendu service et qu’il est utile pour elle de le savoir. Je pense que nous dépendons tous les uns des autres et que les services qui nous permettent d’avancer dans la vie sont précieux. De plus, lorsque je remercie et que l’autre personne est contente, il se passe quelque chose de magique à ce moment-là ; c’est comme si on était sur une même longueur d’onde hors du monde compliqué que nous nous fabriquons. Et lorsque Nicole me dit que ce genre d’information lui rend service, je sais que j’ai bien fait de retourner au magasin pour la remercier.

J’apprends d’autres choses encore. Je dis que je coupais les fleurs en biais mais que je notais que les fleurs vendues étaient coupées tout droit. Nicole me dit que si l’on coupe en biais, il y a plus de surface pour l’infiltration de l’eau. Tout à coup, je me dis que c’est logique. Elle me dit aussi que toutes les fleurs qui arrivent en magasin sont coupées, en biais, et que l’on change l’eau tous les jours. Je me dis que les fleurs sont bien traitées. Je ne peux que remercier Nicoleune nouvelle fois pour toutes ces informations. Maintenant, chaque fois que je pense à ce magasin, je sens une joie m’envahir parce que je sais que les fleurs y sont bien traitées.

La notion du temps… Je connaissais bien les anciens patrons du magasin, les Verdon. Maintenant, le magasin s’appelle Aubert Fleurs. Je téléphone aujourd’hui pour demander depuis combien de temps ils ont repris la boutique :

  • Dix ans cette année.
  • Comment ? Dix ans ? C’est là qu’on voit que je ne compte pas les années.

Pour les propriétés de l’eau dynamisée, je vous renvoie aux articles sur Jacques Collin.

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@articulations – jouons avec elles – anecdotes

Dans le cas présent « anecdotes » et « humour » vont ensemble.

Devant le paradis. On commence la séance et à un moment donné, je dis que lorsque je serai au ciel et regarderai la queue des gens attendant leur tour pour entrer au paradis, on reconnaîtra les participants à mes cours parce qu’ils feront des cercles avec le bassin. Une participante qui a beaucoup d’humour – toujours la même ! – dit, mais la queue sera courte, il n’y aura pas beaucoup de monde ! Et tout le monde de rire pace que j’avais imaginé une très longue queue où l’on aurait vu par-ci, par-là des âmes en train de faire des exercices.

Dans les bus. J’aurais dû l’écrire tout de suite… J’ai perdu l’articulation qui me liait à l’anecdote.

Liens vers :

Paul du Marchie van Voorthuysen : peculiar encounter.6

TEXTE EN FRANÇAIS ICI

Seldom a translation corresponds to the feelings and meanings of the author. So, I write the article again keeping as close as possible to the French article I wrote. There is a Swiss TV programm that makes interviews to very special people and this time it was with Mr du Marchie, the philosophe. I was really impressed by this personnality so far of our times where most people run after money, profit, superficial things that don’t last. I was enthusiastic to know that such a talented human being was living in a place not too far from mine.

Arrival. I told myself that I had to get in touch with him. I also thought that I better go with my teenager ballet student because it could bring her only good things. Mr du Marchie is 95 with articulations, a physical body and spirit in perfect conditions ! When you look at him, benevolence (it is more than kindness) emanates from him although you notice that his glance is acute ; he knows immediately who you are. You also have the impression that he is telling you : be in harmony and everything will go right for you. Age ? I don’t konw what you mean by that. Every year I go either to the desert, to India, Japan or New York ; I practice different activities, I don’t know what boredom means. He is also the one who says : I practice a philosophy which is of my own and that makes me feel free, independent of any believe, I don’t fear anything and don’t possess valuable things, according to what people believe value means.

Mr du Marchie lives in the countryside with Nicole, his wife and friend, who also practices different activities, in a magnificent place surrounded by mountains next to the Lake Léman in a place called « Le Liboson », next to Haut-de-Caux. We went on December the 15th 2018. There was snow. Hereby some images :

As I was taking the pictures along the way I was telling myself that I was like in a fairy tale where there are temptations to which I yielded instead of going straight to the place where I knew I would meet a being, one of those who seldom come to the Earth. But, at the same time I knew that the landscaping was alike him.

Visit. We were lucky. We were welcomed with open arms by Mr. du Marchie himself and his companion who lives with him since 35 years. He was our ciceronne in his home which was a former farm and that he transformed in 25 years into a medieval kind of kingdom with all the modern amenities. I cannot mention everything, but there is a granite door of 480 kg that closes perfectly matching with the wall thanks to a hydraulic system made by himself ! and that leads to an Egyptian crypt dug and carved also by him in order to put the exact copy of an Egyptian statue that is bathed by light all the time.

Every single part of his house has been carefully studied and arranged. Mr du Marchie showed us also a miniature medieval castle made for a ten years girl who spent a year at his place. He made it in two months ! You can hardly believe it. In fact, the little girl didn’t want a simple dollhouse, she wanted a castle. And Mr du Marchie made the replica of a real castle. Everything works : the fire where you can boil water, the well where it can be drawn, the guards who can get warm at the top of the tower, a Gutenberg press, furniture and so on. On top of that the castle has been constructed on a mechanism that allows it to turn.

As you see, every element is the replica of a real one. We can even see Mr du Marchie playing the organ, which again corresponds to the reality as Mr du Marchie is an organist. You also have at the left hand a stained glass, which is the replica of the one he made for his house !

Here you have the copy of the original statue of « Nefertiti » that is in the Museum of Berlin.
Here we have a tank (?) with a crossbow that fires exactly at 3 m !

Mr du Marchie possesses in his library books that almost nobody has. For instance, he has the only copy of « The Nibelungen Book » (« Das Nibelungen Buch) written by Thea von Harbou; his wife is the only person who has ever translated it into French on parchment paper, also made by him ! This book is used for his philosophical teaching. Hereby you have a page with Gothic writing and illuminations.

Tea. At the end of the visit we were invited to have a cup of tea with this so peculiar couple. I managed to take a picture of them.

A dance. We really enjoyed our visit and it is certainly a turning point for us. Before leaving we interpreted one of our dances  » Les Souffles (Breaths) » on a music of Vivaldi.

It was well apreciated (Mr du Marchie said that the movements were significant and poetic) and he made me a surprise when he gave me the CD « Reflets d’Infini », improvisations by Philippe le Trévou, on the organ of the Liboson.

I underline that Mr du Marchie limits the number of people he receives and that for us is a strong symbol.

Another peculiar moment. I had brought for them bookmarks made by me. Whenever I give such a present I use to take different models so that the person can make his choice. So, I was choosing different models but couldn’t find a second for one of them. I felt I had to have two. And I was right because when our friends saw the bookmarks, both of them, almost at the same time, chose this model. I felt that we were in another dimension !

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Zully photographie son élève ado.1 et un décor du studio « Cave perdue »

J’ai trouvé deux troncs d’arbre de décoration chez Globus. Je les ai trouvés magnifiques et je me suis dit qu’ils iraient très bien dans mon studio. Pour faire quoi ? Je n’en sais rien. Je savais seulement que leur place était dans mon studio.

Mon élève adolescente est arrivée pour son cours, nous avons discuté de diverses choses et elle a eu besoin de faire des étirements musculaires, ceux que le Dr. Benoît Lesage nous a montrés. Elle les aime beaucoup, elle ressent leur effet. Je l’écoute et nous étirons nos muscles.

Tout à coup, je m’aperçois que les troncs en arrière-plan créent un fond magnifique pour des photos. Je prends mon téléphone portable et prends mon élève en photo. Voici un premier résultat. Les photos ne sont pas toutes très nettes, mais c’est un premier essai.

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Réflexologie pour les enfants

ou viens découvrir les lignes de téléphone qui parcourent ton corps et que tu peux appeler depuis tes pieds.

Mon expérience : cela fait des années que j’enseigne la réflexologie aux enfants. J’ai remarqué un changement parmi eux. Au début de l’activité, quand je demandais quel était leur prénom et ce qui les avait poussés à venir passer deux après-midis avec moi alors que c’était les vacances, bien souvent j’entendais : c’est ma maman qui a voulu, ou même, je ne sais pas. Depuis quelques années, j’entends : on m’a déjà fait des massages – ma mère ou une de ses copines en fait – ma maman voudrait que je lui en fasse – j’ai un problème X de santé . C’est un vrai changement !

Résultats :

  • En général, l’activité se déroule dans une salle de classe. D’habitude, je ne mélange pas les âges. On ou je ne parle pas de la même façon à un enfant de 8 ans qu’à un enfant de 12 ou 15 ans, ces derniers étant considérés déjà comme des adolescents. Mais, on ne fait pas toujours comme on voudrait et finalement c’est enrichissant pour tout le monde. Je n’ai jamais eu de problème à cet égard, l’ambiance a toujours été agréable, aucun d’entre eux n’a trouvé à redire parce qu’il devait « travailler » avec quelqu’un qui n’était pas de son âge. C’est un succès !
  • L’autre succès, c’est qu’à la fin de l’activité tous les participants ont appris des choses sur leur corps et ont appris à être indépendants, en tous les cas dans le domaine de la réflexologie. C’est important de savoir qu’on peut faire des choses pour soi, quel que soit notre âge. Il est évident que ces enfants savent se lacer les chaussures, par exemple, mais ils n’ont pas assez conscience du fait qu’ils sont plus indépendants qu’ils ne le croient. Ce cours leur donne confiance en eux, eux pour qui le monde est si grand et dont ils dépendent tellement ; c’est un pas en avant vers l’indépendance.

Remarque : auparavant, l’activité se déroulait sur deux après-midis et on avait le temps de passer chez un pharmacien qui nous disait comment on composait une huile de massage, ou les enfants racontaient comment ils avaient pratiqué la veille. Puis, l’époque du zapping est arrivée… Les enfants ne veulent plus s’inscrire à des activités qui durent deux jours (deux après-midi) ou plutôt, les parents ne les inscrivent plus de cette façon. Il est sûr que lorsqu’on répète quelque chose, on l’apprend mieux. Tout le monde le sait, et pourtant…

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De la relativité des choses : c’est aussi un résultat, un succès pour moi ; les enfants apprennent qu’il y a une relativité.

En effet, il y a bien des façons de reproduire en images et par écrit les points de réflexologie. J’ai ma méthode, celle que j’ai apprise et que je me suis appropriée et celle d’autres personnes et elles donnent, toutes, des résultats. Cela peut laisser perplexe de savoir que l’on presse ici pour soulager une douleur et qu’une autre personne presse ailleurs pour la même chose et que l’effet soit le même ! On peut alors réfléchir et se dire qu’au tout début nous n’étions qu’une seule cellule et qu’elle s’est multipliée. Ce qui ne marche pas, c’est de presser n’importe où tout en sachant que ce n’est pas le bon endroit.

En BD : voici celle que mon ami, André Oppel, parti au ciel, a fait pour les enfants quand il participait à mon activité :

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Remarque d’un ami : « En fait c’est comme si on avait une bande passante dans le corps! » Et voilà que je m’enrichis d’une nouvelle métaphore.

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