L’eau dynamisée et les roses

J’achète rarement des roses parce qu’elles ne durent pas longtemps. Deux ou trois jours plus tard, il y a des fleurs avec la tête penchée… L’autre jour, j’étais chez la fleuriste de la gare et nous parlons fleurs. Je lui raconte ma mésaventure et elle me dit que le sachet que l’on trouve dans les fleurs qu’on achète ne contient pas de nourriture mais que son rôle est de lutter contre les bactéries qui s’installent après 24 h dans le vase. Il suffit de les nettoyer tous les jours et de changer l’eau aussi tous les jours.

J’achète une nouvelle fois des roses. Pourquoi ? Pour tester ce que m’a dit la fleuriste ? Non, j’avais une certitude. C’est étonnant comment l’on peut fonctionner des années et des années avec des informations erronées. Mais, je suppose que lorsque l’on m’a dit que le fameux sachet était de la nourriture et qu’il suffisait d’ajouter de l’eau… C’était certainement de bonne foi ou par ignorance. Je ne vais pas faire des reproches ; je ne peux que remercier la dernière fleuriste parce que maintenant, je sais comment faire. Peu après, j’ai vu des roses et je me suis simplement dit que cette fois-ci cela allait marcher. L’expérience a été bien différente des autres fois non seulement parce que j’ai suivi les linstructions de la fleuriste, mais aussi parce que j’ai utilisé de l’eau dynamisée. Que dire… les roses se sont trouvées face à une eau vivante et elles ont bien communiqué !

Roses dans l’eau en début de journée.

En fin de journée !

Je n’avais jamais vu des fleurs boire aussi vite de l’eau.

Huit jours plus tard.

Elles sont magnifiques. J’ai changé l’eau tous les jours, lavé le vase assi et coupé les tiges trois fois en huit jours.

Neuf jours plus tard. Une rose a penché la tête le huitième jour, je l’ai passablement raccourcie et mise dans un verre avec de l’eau dynamisée. Le soir elle était en forme. Ce matin, soit le neuvième jour, une autre a fait pareil. Je l’ai prise en photo, je l’ai aussi raccourcie et mise avec la première devant un miroir. Je lui ai dit qu’elle pouvait voir sa tête et qu’il fallait qu’elle se redresse, son moment pour quitter ce monde n’était pas arrivé. Elle avait sa robe froissée mais encore de belle couleur ! Voici le résultat.

C’est comme pour les réclames à la télévision : à 11 h 52, à gauche, et à 16 h 26 à droite !

Fin de course : les roses ont tenu treize jours bien qu’à la fin j’aie dû les couper et ne garder que les têtes dans un grand plat.

Je remets ça ! J’achète un autre bouquet de roses et refais l’expérience.

L’eau est toujours dynamisée. On voit le verre vide à plus de la moitié après une journée dans la photo de droite.

La vendeuse s’appelle Nicole. Je n’avais pas demandé à Nicole son prénom. Elles sont une quinzaine de personnes à travailler dans le magasin et lors de ma seconde tentative tombe sur elle. Quelle chance ! Il faut dire que j’ai été aidée par une autre des vendeuses parce que c’est elle qui m’a accueillie et qui, après m’avoir écoutée, entre dans l’arrière-magasin et la demande.

Remerciements. Il faut toujours remercier. Chez moi ce n’est pas par politesse, c’est parce que, comme dans le cas présent, Nicole m’a rendu service et qu’il est utile pour elle de le savoir. Je pense que nous dépendons tous les uns des autres et que les services qui nous permettent d’avancer dans la vie sont précieux. De plus, lorsque je remercie et que l’autre personne est contente, il se passe quelque chose de magique à ce moment-là ; c’est comme si on était sur une même longueur d’onde hors du monde compliqué que nous nous fabriquons. Et lorsque Nicole me dit que ce genre d’information lui rend service, je sais que j’ai bien fait de retourner au magasin pour la remercier.

J’apprends d’autres choses encore. Je dis que je coupais les fleurs en biais mais que je notais que les fleurs vendues étaient coupées tout droit. Nicole me dit que si l’on coupe en biais, il y a plus de surface pour l’infiltration de l’eau. Tout à coup, je me dis que c’est logique. Elle me dit aussi que toutes les fleurs qui arrivent en magasin sont coupées, en biais, et que l’on change l’eau tous les jours. Je me dis que les fleurs sont bien traitées. Je ne peux que remercier Nicole une nouvelle fois pour toutes ces informations. Maintenant, chaque fois que je pense à ce magasin, je sens une joie m’envahir parce que je sais que les fleurs y sont bien traitées.

La notion du temps… Je connaissais bien les anciens patrons du magasin, les Verdon. Maintenant, le magasin s’appelle Aubert Fleurs. Je téléphone aujourd’hui pour demander depuis combien de temps ils ont repris la boutique :

  • Dix ans cette année.
  • Comment ? Dix ans déjà ! C’est là qu’on voit que je ne compte pas les années.

Pour les propriétés de l’eau dynamisée, je vous renvoie aux articles sur Jacques Collin.

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Fête des vendanges 2022 – maquillages Zully Salas

C’est la reprise de la Fête après deux ans. La pandémie semble être derrière. Mais cette année il y a des changements et le stand brésilien avec lequel je travaillais depuis quelques années a renoncé. C’est Xamax, le club de football, qui prend sa place et qui m’accueille.

Je fais partie de l’histoire de la fête ; en effet, il me faut presque remonter presque à la nuit des temps... au moment où la Commune libre du Neubourg participait à la fête avec un orchestre de jazz et à laquelle les autorités de Neuchâtel assistaient. Je ne sais à combien d’éditions j’ai participé… Puis, c’est le stand des « Joyeux célibataires » qui m’a invitée à faire partie de leurs animations. Ensuite, la fête n’a plus eu lieu dans les hauts de la ville et le stand a déménagé au centre-ville – entre le magasin PKZ et le Temple du Bas. Si l’endroit où je fais des maquillages est le même, les stands ont changé. C’est ainsi que des années plus tard, à mon grand regret, le stand a fermé faute de combattants et c’est un stand de scouts qui m’a accueillie. Ensuite, j’ai continué les incarnations, et c’est le stand des Brésiliens, version première, qui m’a accueillie et en 2019 c’est la seconde version. Actuellement, j’en suis à ma septième incarnation. J’ai eu de la chance parce que j’ai failli rester sans rien. Cette fois-ci, c’est le stand de « Xamax » qui m’a accueillie.

Les clients 2022. Il y en a eu très peu. Je n’en ai jamais eu aussi peu ! Mais, ils ont été d’une très grande générosité ; à croire qu’ils s’étaient donné le mot, or certains ne se connaissaient pas du tout et ne sont même pas venus en même temps. En tous les cas, j’ai pris ces gestes avec une grande reconnaissance et comme une récompense. Je n’ai pas d’explication quant à l’utilisation de ce mot parce que je n’ai raconté mes mésaventures à personne, c’est quelque chose qui se passe dans une autre dimension. C’est comme le maquillage. Et, c’est l’occasion de reprendre ce que disait une journaiste de la feue « Feuille d’Avis », incarnée elle aussi en « Arcinfo » « .

C’est l’occasion de remercier la journaliste de l’époque.

À propos des maquillages. Il a fallu négocier avec quelques clients qui voulaient un coeur, un modèle. Certains sont partis. Cela a été sans regret ni de ma part ni de la leur. Je ne vais pas faire quelque chose que je ne sens pas pour une question d’argent. Il n’y a aucun mérite, je n’y arrive tout simplement pas. Il y a aussi parfois des parents qui viennent avec de tout petits enfants. Je dois leur expliquer que l’enfant n’a pas encore l’autonomie suffisante pour faire le choix et me laisser « entrer en lui ». En réalité, peu de personnes vous touchent au visage et surtout restent aussi près pendant un bon moment. À ceux qui voulaient savoir avant ce que j’allais composer, j’ai proposé de me laisser faire et de l’enlever au cas où ce ne serait pas à leur goût. J’ai eu le plaisir de voir leur joie quand ils se sont regardés dans le miroir !

L’avantage quand j’ai peu de monde, c’est que je peux passer plus de temps avec chacun. Il y a eu même une dame qui m’a dit « Quelle chance ! Cela fait des années que je veux un maquillage chez vous et il y a toujours trop de monde. Est-ce qu’il sera toujours là demain ? » Je lui ai répondu que si elle dormait de l’autre côté, ce serait le cas et que si jamais il était un peu effacé, je pourrais le lui raviver sans frais. Elle n’est pas revenue. Une dame est venue avec sa fille et m’a dit que lorsqu’elle était enfant, elle se faisait maquiller chez moi et qu’elle avait des photos à la maison ! Alors, pour la remercier, je lui en ai aussi fait un.

Le moment du maquillage. Il se passe aussi des choses que je ne peux expliquer. Tout à coup, je pose une question ou fais une remarque qui est tout à fait pertinente pour la personne. L’une de ces personnes doit l’avoir raconté à un monsieur qui est venu et m’a demandé si j’étais voyante.

Liens vers :

Jardin botanique et « @articulations – jouons avec elles »

Le Jardin me fait l’amitié de me recevoir pour y donner un cours samedi 17 septembre 2022 ; cours ouvert à tout le monde. Il se déroule dans L’Orangerie en cas de pluie.

Annonce du cours dans le journal de la Ville « N+ », 14 septembre 2022.

On voit les mains du directeur, M. Blaise Mulhauser, qui utilise les articulations des doigts de différentes façons pour admirer un plant de Tournesol.

J’adresse mes remerciements tant au Jardin botanique qu’aux journalistes de « N+ ».

Huit personnes sont venues. Qui dit huit personnes, dit huit mondes mais avec des points communs. Ces personnes cherchaient des solutions qui ne soient pas invasives et qu’elles puissent utiliser à leur bon vouloir. C’est quelque chose d’important : je rencontre de plus en plus de personnes qui se disent que les réponses chimiques ou chirurgicales ne sont pas toujours appropriées. Je pense que tout est nécessaire et apprécie les progrès dans tous les domaines, mais il faut savoir doser.

Introduction. Voici ce que j’ai dit comme introduction : « Les articulations du corps nous permettent de bouger, les articulations d’un corps social lui permettent de bien fonctionner. Au fond, entre notre environnement et nous, il y a des articulations : dès que l’on nous dit quelque chose de désagréable, dès qu’il nous arrive une tuile, ce sont des articulations qui ne fonctionnent pas. Cela entraîne des tensions et elles ont un effet sur nos propres tissus et donc sur nos articulations. Le contraire est aussi valable : une bonne nouvelle, une réussite fait que nous avons plus d’espace et notre corps est tout content. C’est cette dernière version que nous devrions avoir à l’esprit lorsqu’il nous arrive quelque chose et notre corps s’en portera mieux ». Cela a l’air de rien, mais c’est le meilleur des traitements ! Ce n’est pas le physicien Garnier Malet qui me contredira.

Contenu du cours. Je m’étais préparée à donner un cours sur les articulations et me suis trouvée à donner des conseils en réflexologie, pour la vue et la respiration en plus d’astuces pour travailler les articulations.

Autres éléments traités : la différence entre les mouvements actifs et les mouvements passifs. Certaines personnes n’en étaient pas conscientes. Il y a encore les mouvements répétitifs ; il s’agit de les inventer à chaque fois qu’on le peut. Le côté ludique vient ensuite. Dans tout apprentissage il y a des règles et ensuite on peut faire des vers, des chansons ; il en va de même avec les articulations.

J’adresse mes remerciements les plus vifs à M. Blaise Mulhauser, directeur du Jardin botanique, de m’avoir ouvert les portes du Jardin pour ce cours et pour le précédent (@3m.ossature) dont je reprends ici les mots de la fin « sans son ouverture d’esprit et son accueil chaleureux, je n’aurais pas pu transmettre des choses qui peuvent apporter une connaissance de soi et un savoir utile aux personnes qui m’ont fait confiance pendant le cours ; je considère cela comme un privilège. Je le dis souvent, nous ne sommes rien sans les autres ».

L’autre cours donné au Jardin botanique : @3m.ossature

Autres articles :

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Main brûlée au fer à repasser ou hommage à Elizabeth Arden

Je sais, par expérience, qu’il ne faut jamais faire un travail artistique en étant poussé par la hâte. Le moment idoine s’annonce tout seul. Mais, là, j’avais promis un travail à une personne qui n’arrête pas de penser et qui, je le sentais, se demandait pourquoi je tardais tant. Bref, je me lance.

Je prépare le tissu auquel je donnais forme. Il part dans un sens, dans un autre et finalement, j’arrive à le fixer. Je prends le fer à repasser pour faire des plis sur le tissu. Je l’avais mis dans un endroit inhabituel et là… pour une raison qui m’échappe, je passe la main sur la semelle, or j’avais oublié que j’avais branché le fer… J’ai senti ma main toucher une surface extrêmement, extrêmement chaude. J’ai posé mon fer et suis allée passer ma main sous l’eau froide. Un bon moment. Je vais à l’ordi et regarde ce qu’il faut faire dans un cas comme le mien. Je sais que sur la Toile, on y trouve à boire et à manger. J’ai vu « cinq minutes sous l’eau » sur diverses plateformes. Je retourne à ma cuisine et compte très lentement 5 X 60 secondes. Je me dis que c’est bon et mets une crème grasse. Seulement, ma main devient toute rouge et pique très fortement, c’est comme un bataillon au trot !

Je téléphone aux urgences. Forte d’une expérience précédente, je demande si la personne qui répond est du corps médical. Non, me dit-on. Je dis que j’ai besoin de parler à un infirmier et donne mes raisons. Mais, il faut se décliner et dire si on est allergique à quelque chose, si on prend des médicaments, quelle couleur a la peau, si on a des vertiges, etc. Et, avant cela, on a droit à tout un discours sur un tas de choses qu’il ne vaut pas la peine de mentionner. Puis, enfin, j’ai un infirmier qui me dit :

Je cours remettre ma main sous l’eau ! Je discute avec l’infirmier qui a l’air de bien connaître le domaine. Le temps que j’explique et que l’on fasse des essais, on conclut que je peux rester encore un bon moment sous l’eau. Ensuite, je pourrai mettre une crème grasse pour hydrater la peau. Il me donne des noms de crèmes que je n’ai pas. Je lui parle de la Crème de huit heures d’Elizabeth Arden. Quelle chance, il la connaît et dit que c’est une excellente idée. Une demi-heure plus tard, je conclus que je peux fermer le robinet ; mais ma main… recommence à redevenir rouge. Je rappelle l’infirmier qui me dit de prendre un récipient avec de l’eau, y mettre ma main et d’aller aux urgences.

Pourquoi la peau pique-t-elle ? C’est la chaleur qui est entrée dans la peau ; on parle de chaleur accumulée. Elle continue d’attaquer les couches inférieures de la peau.

Pourquoi sous l’eau ? L’eau refroidit la peau ; en pénétrant, elle refroidit les couches en profondeur, là où cela continue de brûler à cause de la chaleur qui y a pénétré.

Aux urgences. En tout, je suis restée pendant deux heures avec la main dans l’eau. Aux urgences, on m’a mis une crème et des bandages à garder si possible 24 heures. Le médecin m’a conseillé de prendre des tablettes contre la douleur, mais j’ai dit que cela ne faisait que masquer l’affaire et que je tenais à savoir jusqu’où cela allait. Il a insisté et moi aussi. On s’est quittés en de très bons termes. Il m’a recommandé de garder le bandage trois jours.

Les gens impressionnés. Ceux qui m’ont rencontrée en ville ont été impressionnés tant par le bandage que par le fait que l’on ne me voit jamais malade.

La Crème des huit heures d’Elizabeth Arden. Ces bandages au bout des doigts ne tenaient pas très bien et j’ai dû les changer avant même 24 heures. L’avantage a été que j’ai vu que la crème avait disparu et je l’ai remplacée par celle d’Elizabeth Arden, trois fois par jour. Pour tout dire, je suis plutôt économe, mais là, j’ai mis des couches de crème assez généreuses. Cinq jours plus tard, j’ai enlevé le bandage et des cloques s’étaient formées au bout des doigts et sous le majeur. Je les ai percées à deux endroits avec une épingle désinfectée. J’ai commis l’erreur d’en ouvrir une parce qu’un bout de peau ressortait… J’ai dû recouper et recouper mais aujourd’hui, treize jours plus tard, la sensibilté de mes doigts est parfaite et la structure de ma peau aussi. Personne ne dirait que je me suis brûlée. Alors, merci mille et une fois à Elizabeth Arden.

La légende de la crème. Quand je l’ai achetée, la jeune vendeuse m’a raconté qu’Elizabeth l’avait créée pour ses chevaux et qu’un jour, une amie lui avait rendu visite avec sont fils. Ce dernier se blesse au genou et Elizabeth n’a que cette crème sous la main, la lui met. Huit heures plus tard, la peau s’était refermée. Cette crème ne se trouve pas en pharmacie, mais cela ne change rien à son effet !

Ma voisine de 94 ans qui s’appelait aussi Elizabeth avait une crevasse. C’est pour elle que j’ai acheté la crème la première fois. Quand elle a remarqué son effet, elle s’est exclamée « Sacrée Elizabeth ! ». Comprenant qu’elle s’adressait aussi un compliment à elle-même, on a éclaté de rire. Par la suite, j’ai aussi conseillé cette crème lors de différents problèmes de peau, toujours avec de l’effet.

Un mot sur Elizabeth Arden. Je cherche une biographie à son sujet. Pour le moment je sais qu’elle est la première personne à avoir vendu des produits de beauté avec son propre nom associé à des produits de beauté. Elle est aussi la première à en avoir fait une production industrielle . Elle a également ouvert les premiers « Spa » et est la première à avoir formé du personnel pour conseiller la clientèle. Elizabeth Arden était une femme avisée et ne peux que rejoindre feue ma voisine en disant « Sacrée Elizabeth ! ». À l’époque, trois grands noms étaient connus dans tous les pays : Singer, Coca-Cola et Elizabeth Arden !

Le parfum Red Door. Je finis l’article en disant que dans mon armoire à parfums, Red Door, parfum d’Elizabeth a une place de choix !

Une liste de « Mes histoires » :

Autres sujets liés à la santé : argile – chlorure de magnésium – clous de girofle – histoire de dents – le kéfir de fruits – la vue, les yeux.

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Conversations à bâtons rompus ou rencontres en allant vers le lac.

Le titre n’est pas celui qui convient, mais c’est celui que j’ai donné à un jeune homme au bord du lac et je dois m’y tenir. En fait, aujourd’hui, en allant vers le bord du lac, j’ai fait six rencontres. Il fait partie de la dernière, mais on le sait les derniers seront les premiers ; dans le cas présent, cette dernière rencontre fait le lien avec Pierre Dubois (qui refait surface dans ma vie), l’homme à la pipe, d’une façon tout à fait inattendue.

Du Mauler rosé. J’ai un faible pour ce vin et il y a « une action » chez Denner, comme on dit en Suisse. J’aurai deux cartons mercredi et ainsi j’aurai une bonne réserve. En sortant, je vois un homme qui sort les cigarettes du cendrier et les jette par terre. Je lui demande pourquoi il fait cela. L’homme se retourne, je le reconnais et très vite dans ma tête je me dis qu’il ne doit pas aller bien ni physiquement ni financièrement. Il marmonne quelque chose (j’imagine qu’il cherche une cigarette encore consommable) et lui dis que ce n’est pas une raison pour les jeter par terre. Il me demande comment je vais tout en s’en allant. Je retourne chez Denner, demande du papier mégage, ramasse les mégots et les mets à la poubelle. Je reçois des remerciements de la part du personnel.

Je continue mon chemin et vois deux pré-ados avec des pétards (feux d’artifice) et un papier tombe. Les gaillards poursuivent leur chemin.

  • Eh, le jeune, tu ramasses ça !
    • Le gaillard se retourne et ramasse son papier.
  • Excusez-moi, je n’avais pas vu.
  • Vous avez des pétards ?
  • Oui.
  • Comment les avez-vous obtenus ?
  • C’est un copain de classe qui les vend.
  • Il fait des affaires avec vous ?
  • Oui.
  • Et il les vend à combien ?
  • Douze pour cinquante centimes.
  • Et il y gagne ?
  • Oui.
    • L’un des enfants lance un pétard.
  • La maison qui est là, est une garderie et des bébés dorment.
  • Ah…
  • Mais, il faudrait vous renseigner s’il est permis de lancer des pétards à cette époque.

Troisième rencontre. Je vois un adulte, trente ans, examiner quelque chose dans la boîte à troque.

  • Quelque chose d’intéressant ? Demandé-je.
  • Oui, des sachets de café. Ils ont l’air en bon état.
  • Oui (ce sont des petits paquets qui n’ont pas été ouverts). Vous pourriez les prendre.
  • C’est un café que je ne connais pas et je pourrais le goûter. Vous en voulez un ?
  • Non, merci. Je ne bois pas de café.
  • Celui-ci, en revanche, je vais le jeter car il était ouvert.
  • C’est peut-être pour indiquer ce qu’il y a dedans.
    • Le monsieur plie le sachet dans sa main et son visage est en direction d’une poubelle.
  • Mais, la chose se recycle !
    • Le monsieur ne se retourne pas et dit.
  • Oui, bien sûr.
  • Les graines dans le vert et…
  • Oui, oui.
    • Le monsieur ne s’est toujours pas retourné mais du moins il passe le long de la poubelle sans même la regarder.

Quatrième rencontre. Vers le Temple du Bas il y a des arbres entourés de bancs en métal. Un homme discute au téléphone. Il est assis sur le bord du dossier et les pieds sur la partie prévue pour s’asseoir.

  • Si je m’assieds après vous, je vais ramasser toute la saleté de vos chaussures !
    • Le monsieur « descend » d’un étage et s’assied comme il faut.

Cinquième rencontre. Je vois un magnifique gaillard, très grand, avec un beau costume et de belles chaussures assis sur les escaliers d’une maison privée. Ne me dites pas comment je sais qu’il n’habite pas là, je le sens. Il a ouvert une bouteille de coca qui a moussé et s’est un peu renversée sur une marche.

  • Vous avez magnifique allure !
  • Merci.
  • Bon, le coca détonne un peu…
    • Il sourit.
  • Mais la tache, là…
  • Je vais mettre de l’eau.
  • Vrai ?
  • Oui.
  • Je suis au Paradis !

Sixième rencontre. J’arrive enfin au bord du lac et revois un couple vu la veille. La jeune femme est dans l’eau à mi-cuisses et hésite à continuer. Le copain lance des pierres assez loin pour ne pas trop la mouiller, mais quand même assez près pour être un peu giclée. Elle me voit et dit :

  • Il m’embête !
    • Je me dirige vers le jeune homme et lui dis :
  • Tu arrêtes ou je te mets une mauvaise note !
    • Je ne sais pas comment la tirade m’est venue, mais tous les deux ont éclaté de rire.
  • Oui, j’arrête tout de suite.
  • Très bien, sinon, mauvaise note.
  • Vous, dit le jeune homme, vous avez une bonne note pour votre trajet. Vous marchez sur les mêmes pierres qu’hier. Vous faites cela tous les jours ?
    • J’explique que les jours où il fait très chaud il y a beaucoup de monde et beaucoup de bruit je ne viens pas ; je ne comprends pas ceux qui viennent au bord du lac avec leur musique. Mais, je cours et entre dans le lac le reste de l’année.
  • La nature se suffit à elle-même dit la jeune femme.
  • Oui, il n’y a qu’à regarder le lac ; il remplit la vue, ajoute le jeune homme.
    • Je ne sais plus trop comment va la conversation mais je me sens dans un terrain commun et sens que je peux leur dire quelque chose.
  • Il vient de m’arriver quelque chose qui m’a remplie. Cela concerne un homme qui a été très connu.
  • L’homme à la pipe ! dit le jeune homme.
    • C’est cela qui est fantastique. Je n’avais même pas dit dans quel domaine il avait été très connu et voilà qu’il sait qu’il s’agissait de Pierre Dubois !
  • Mais comment avez-vous su que j’allais parler de lui ?
  • Vous avez dit qu’il avait été très connu. C’est le seul que je connaisse à Neuchâtel. Il a aidé beaucoup de jeunes, des jeunes qui faisaient du foot. J’ai joué chez Xamax (j’ai oublié les autres équipes), il m’a aussi aidé. Il arrivait avec sa pipe et son siège et il regardait.
  • Ce qui vient de m’arriver est magnifique et le fait que vous ayez connu Pierre Dubois, ajoute une touche magique à l’article que je vais écrire sur les rencontres d’aujourd’hui ! Je vais voir Pierre demain.
    • C’est là que je dis que j’ai une rubrique sur les conversations et je ne sais pas pourquoi je dis que c’est à bâtons rompus. Voilà le pourquoi du comment !
    • Le jeune homme sort son téléphone portable, je lui donne le nom de ma plateforme et le tour est joué. Je ne sais même pas comment il tombe sur le premier sujet que nous avons discuté, à savoir que si nous sommes composés à 70 – 80 % d’eau, nous sommes composés à 99,6 % de molécules d’esau. L’article sur lequel il voit cela est le premier que je dédie à Jacques Collin.
    • J’étais en train de m’éloigner et je retourne vers le couple.
  • Quel est votre métier ? demandé-je au jeune homme.
  • Cela fait quelques mois que je suis au chômage. Je travaille dans les assurances.
  • Que s’est-il passé ?
  • Des collègues ont été indélicats et, comble, c’est moi qui ai été mis à la porte.
  • Ne vous en faites pas. Il faut toujours rester droit quoi qu’il arrive.
    • La jeune femme abonde dans mon sens et le jeune homme précise qu’elle est professeur de yoga. Comme j’ai fait des années de qi gong, nous sommes sur un autre terrain connu. Pas étonnant que je me sois approchée d’eux !
  • J’ai aussi été mal traitée par un employeur ou deux. Finalement les choses se retournent toujours vers ceux qui agissent mal.
    • Avant de partir je dis à la jeune femme qu’elle est une belle femme et au gaillard qu’il est beau. C’est vrai.

Je rentre chez moi et passe là où le jeune homme, rencontre numéro cinq, s’était assis. Alors ? Vous supposez que la tache de coca n’est plus là ? Vous avez tort ! Je vais dans le bâtiment où le gaillard travaille. Il est parti. Le patron sort et je dis que je voudrais tirer les oreilles de son employé qui en plus était assis sur des escaliers d’un bâtiment privé. Je dis que je me fiche bien que le coca ronge ses intestins, mais pas qu’il ronge le béton des escaliers (ce qui est vrai). Le patron dit qu’il va lui-même tirer les oreilles dudit gaillard. J’ai dit que j’allais passer le lendemain et reprendre une photo. Je précise que si le gaillard m’avait dit que la tache était un rien du tout, que j’exagérais, que la pluie allait l’effacer, je ne serais pas allée chez son patron ; il aurait été conséquent avec lui-même. Or, j’ai entendu un tout autre discours.

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Fête d’automne d’Hauterive 2022

Hauterive marque la reprise de mes activités de maquillage ! Et la reprise s’accompagne d’un renouveau.

Je remercie infiniment la Société d’Émulation d’Hauterive d’avoir pris contact avec moi alors qu’on ne se connaissait pas et de m’avoir engagée. La confiance est un bien précieux ; c’est comme une graine et elle donne de très beaux fruits. Après quatre ans d’absence, Hauterive retrouve sa fête d’automne organisée par les sociétés locales. Mes maquillages ont été offerts à la population altaripienne (voilà un nouveau mot dans mon vocabulaire !) par la société.

Deux ans sans activité, à cause de la pandémie, c’est beaucoup. J’ai eu de l’appréhension, car le monde change et je me suis demandé si mes mains allaient retrouver des gestes. En réalité, je ne sais pas comment se passent mes maquillages : j’ai une personne assise devant moi, le dos droit (cela est important) et le maquillage commence. Je ne réfléchis pas. Cela a été une nouvelle fois le cas. Oh ! Il a fallu négocier une fois ou deux avec des enfants et des parents. Je vous donne un exemple.

Une fillette de moins de 10 ans. Elle me demande de lui peindre je ne sais plus quoi. Je lui dis que je ne fonctionne pas ainsi. Elle insiste. Je lui explique que le métier de maquilleuse peut être fait de différentes façons, Il y a des maquilleuses qui ont des modèles et les copient en fonction de la demande. Comme je me trouve devant la Galerie 2016, je lui dis que les artistes qui exposent dans cet endroit font des oeuvres qui sortent de leur imagination et qu’on ne leur dit pas ce qu’il faut faire. Ils ne travaillent pas sur demande ; moi non plus.

  • C’est une blague ?
  • Non pas du tout. Je travaille ainsi ; les photos que j’expose présentent le genre, le style, qui est le mien. Mais, tu as le droit de faire comme tu veux, si cela ne te plaît pas, tu peux partir. Je ne vais pas me fâcher.
    • Arrive sa mère et elle demande comment cela va. Je lui explique et elle dit à sa fille qu’elle pourrait me laisser m’inspirer par elle et qu’elle pourrait avoir une jolie surprise.
  • Si le maquillage ne te plaît pas, tu peux l’enlever avec de l’eau. Cela ne m’est arrivé qu’une fois avec un enfant qui était très fâché pour je ne sais quelle raison ; cela fait des années et des années que je maquille et ce n’est arrivé qu’une fois.
    • Tout cela doit travailler dans la tête de cet enfant si raisonnant.
  • Alors, oui !
    • C’est un vrai oui. Je le vois dans le corps qui est détendu au moment où la fillette parle. Je lui fais le maquillage et quand elle se regarde dans le miroir, à la fin, elle s’extasie.
    • Alors, voilà ! J’ai eu une bonne négociation, elle a été ma première cliente après ces deux ans et elle a fait une expérience enrichissante de confiance. On retrouve la confiance, ce mot si joli. Tout ce qui nous arrive nous marque. Il me faut ajouter que j’ai demandé à la fillette ce qu’elle aimait faire le plus à l’école.
  • Réponse : Les maths.
    • Ce n’est pas étonnant.
  • Tu sais que le signe « égal » qu’on utilise pour faire les calculs n’a pas toujours existé ?
  • Je connais le + et le – mais je ne fais pas encore les calculs.
  • Mmm ! (je réfléchis). Alors, les chiffres qu’on utilise pour faire les calculs sont des chiffres arabes.
  • Ah, j’ai un copain de classe qui est arabe !
  • Bon, ce n’est pas lui qui les a créés, mais son peuple oui*.
  • C’est intéressant !
  • * En fait, les chiffres sont nés aux Indes, mais ce sont les Arabes qui les ont fait connaître.

Tout cela se passe pendant que je fais le maquillage. Et si je pose ces questions c’est non seulement parce que la fillette réfléchit avec des mots, mais parce que quelque chose en elle est réellement ainsi et que le maquillage que je fais est très ordonné ; en quelque sorte c’est lui qui me raconte des choses sur la personne.

Voici l’emplacement qui m’a été accordé. Cela tombe bien, je suis devant la Galerie 2016. Cela fait presque une année que je suis venue voir l’exposition de Martial Hunkeler. J’ai la surprise de voir que la personne qui s’occupe de la galerie aujourd’hui est une dame avec laquelle j’échange des mots de temps à autre à Neuchâtel. Elle m’offre de l’eau pour mes maquillages. Sylvain Villars, la personne avec laquelle mon engagement a été mis au point, m’apporte une table, sa table, que je couvre avec un plastique, deux chaises, ses chaises, et un chevalet, son chevalet, pour exposer mes tableaux avec des photos. Je me dis que la vie me traite bien. Puis, vers midi c’est Philippe Du Pasquier, le galeriste, qui me change l’eau et m’apporte même une réserve d’eau pour le cas où. Cela ne m’était jamais arrivé ! Vous penserez que ce ne sont que des détails, mais la vie est faite de détails, la matière est faite de très fines particules, d’énergie. Bref, je suis reconnaissante à toutes ces personnes.

Voici quelques photos que j’ai pu prendre. Je n’ai pas eu le temps de maquiller et de photographier tout le monde.

Une ado. J’ai été très touchée, parce que cette ado m’a demandé si « malgré son âge », je pourrais la maquiller. Bien sûr ! Pendant le maquillage elle me dit qu’elle m’a vue danser au mois de mai à la « Fête de la danse » ; elle-même fait de la danse contemporaine. On partage un autre art ! Je pense que cette jeune fille a du tempérament, elle se dit qu’elle ne voit que des enfants maquillés, mais que cela lui plaît et qu’elle pourrait peut-être aussi… C’est magnifique d’apporter une réponse positive à une ado qui se construit.

Des adultes. J’ai pu maquiller quelques adultes. Quelques-uns sont venus spontanément, d’autres se sont vus offrir mes services après leur enfant. Il y en a même un qui a dit « c’est mon premier maquillage ».

Et le renouveau ? Je ne saurais l’expliquer. Ce que je sais c’est que j’ai préparé avec un soin spécial mes affaires. Là aussi, les affaires ne sont pas que des choses inertes, sans elles, sans ceux qui les fabriquent et les vendent, je ne pourrais rien faire. Hauterive fait partie des endroits où j’ai maquillé il y a… fort longtemps. Retourner dans ce village si accueillant me fait ressentir un nouveau départ et une grande joie m’envahit.

Je disais que le monde change. C’est bien la première fois que je vois, sur le terrain public lors d’une fête, un conteneur pour recycler les bouteilles en plastique. Chapeau pour les organisateurs !

Lien vers l’activité : « Maquillage fantaisie ».

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La danse, toujours la danse, et un musicien de rue : Jean-François Beuchat (en cours de rédaction).

Les musiciens de rue de Neuchâtel m’ont souvent bien inspirée. C’est le cas avec un musicien que j’ai entendu hier en ville.

Un air de musique populaire, une marche très rapide. Voilà ce que j’entends en allant déposer une partie des costumes de mes spectacles que je viens de laver. Chaque année c’est le même exercice : mon studio est humide et je dois, chaque été, tout sortir, laver, mettre au soleil. Je m’approche du musicien et lui demande s’il a un CD :

  • Malheureusement pas ici, à la maison, oui.
  • Avec ce morceau ?
  • Il y a des musiques populaires, du classique, du clavecin…
  • Mais pas ce morceau ?
  • Non.
  • Vous pourriez l’enregistrer ?
  • Non… mais si vous avez un téléphone portable…
  • J’ai un enregistreur. On fait quand ?
  • Demain ?
  • Oui.
  • On se retrouve à cette place à 11 h ?
  • Parfait !

Le lendemain, soit aujourd’hui, j’arrive avec du retard. J’ai eu beaucoup de travail avec le lavage de mes costumes et ai très peu dormi. Mais, arrivée en ville, j’entends la musique de l’accordéon et me laisse guider par elle. On convient de se retrouver à midi. À 12 h 30, il faut qu’il quitte sa place de parc. C’est calculé un peu juste, me dis-je.

Sur le chemin. Je lui demande comment il en est venu à jouer de l’accordéon. C’est sa mère qui l’a initiié.

Enregistrement. Il entre dans mon studio, a un son d’étonnement et de plaisir en découvrant le lieu ; je lui dis de s’installer sur scène, sur une chaise. Il me demande si je veux le même tempo ou plus lent ou plus rapide que celui d’hier. Je n’y ai pas pensé et lui demande de garder le même. On compte, un, deux, trois et j’enregistre.

Parfait. C’est une musique très entraînante et le musicien est vraiment bon. Je me dis que la même musique un tout petit peu plus lente… Je demande au musicien s’il peut la jouer un peu plus lentement. afin de m’éviter de courir tout le temps sur scène. Il s’exécute et j’enregistre une nouvelle fois. Je lui dis que je me suis inspirée pour bien de mes danses de morceaux interprétés par des musiciens de rue. Je lui dis que je suis à la croisée de chemins et que je reprends mes spectacles intimistes. C’est l’activité qui embrasse tous les domaines de mon existence et qui me permet de communiquer avec plusieurs personnes en même temps.

  • Je voudrais faire un article sur vous sur ma plateforme. Il faut qu’on se revoie.
  • Lundi je reviens en ville et vous apporte une biographie. Je prendrai aussi le 45 tours que je vous offre et le CD.
  • Et pour maintenant ? Je vous dois combien ?
  • RIen, pour cinq minutes, rien.

Je me dis que je suis bien tombée, qu’on agit de la même façon.

  • Je voudrais vous faire une photo pour l’article. Au fait, vous vous appelez comment ?
  • Jean-François,
  • Zully, enchantée !

Voilà, c’est souvent ainsi que cela se passe ; l’art avant tout. Je dois dire que je connais un tas de monde dont j’ignore le nom. Pour moi, le plus important ce sont les messages que nous nous transmettons à travers des dimensions non tangibles. Il faudra aussi que demande le titre du morceau.

Il trouve qu’il est habillé en touriste… Ce qui m’intéresse c’est sa tête. C’est quelqu’un de franc, de direct et de jovial. Nous sommes devant la porte de mon studio. Je viens de la huiler ce qui explique pourquoi et l’enseigne et les différentes décorations sont absentes.

Curriculum vitae. J’avais demandé à Jean-François de m’apporter un CV pour mettre des informations sur lui sur ma plateforme. Il me l’a déposé à la porte du studio. En lisant la première phrase, je lis un nom. Suite au paragraphe suivant.

Jean-François Beuchat et Michel Dénériaz. Jean-François a fait sa première émission radio avec M. Dénériaz. C’était en 1968.

Michel Dénériaz ! Cela fait un bail que je n’ai entendu prononcer son nom. J’aimais bien cet animateur d’émissions de la Télévision suisse romande (TSR). Il avait une voix profonde, aimait la langue française et les bonnes manières. Je pense parfois à lui, notamment lorsque les gens portent leur parapluie et qu’il ne pleut pas (clin d’oeil à ceux qui connaissent Alphose Allais). Voici l’illustration :

La pluplart des gens portent le parapluie, quand il ne pleut pas, à la façon du no 1 ; or, lorsqu’ils se retournent,parexempl, et qu’il y a quelqu’un derrière… Michel Dénériaz devait être exaspéré au point de mentionner l’affaire dans une émission. Je ne peux oublier ce moment de logique ! Je me permets de temps à autre de transmettre l’information, tout en indiquant la source, à l’un ou l’autre des porteurs de parapluie qui croisent ma route.

Carrière de Jean-François. Il est un musicien accompli : accordéoniste et pianiste avec des diplômes. Non seulement il joue de ces instruments, mais il les enseigne aussi et, de plus, il est compositeur ! Il joue en solo et avec des orchestres. Il est aussi membre de la Société suisse de pédagogie musicale (SSMP) ainsi que de celle qui s’occupe des droits d’auteur d’oeuvres musicales (Suisa). Il a obtenu plusieurs prix et des médailles d’or. Il joue en Suisse et au Portugal. Comme vous le voyez, il ne lui manque rien !

Un 45 tours. Quand j’avais demandé à Jean-François s’il avait un CD, il m’avait dit qu’il avait aussi un 45 tours qu’il allait me donner. Je l’ai reçu et je viens de l’écouter. Que dire sinon que la musique qu’il joue me met de très bonne humeur, me réjouit, me rend gaie ! Je fais une photo-montage avec ce 45 tours.

Ma préférence va pour le premier morceau « La Marche du vingt-troisième canton », composé par… devinez ? Bien sûr, par Jean-François !

Le vingt-troisième canton… ce doit être un hommage au canton du Jura. J’ai, bien sûr, suivi la naissance de ce canton, mais il est entré en moi de façon particulière via René Froidevaux, propriétaire de la « Fabrique d’horlogerie Froidevaux S.A. – Neuchâtel » où feu mon ami avait travaillé. M. Froidevaux avait beaucoup milité pour ce canton, du point de vue politique et financier. Tomber sur Jean-François qui a composé une musique pour lui me donne l’impression d’avoir une nouvelle pièce d’un puzzle d’une autre dimension. Je dois préciser que j’ai mis le disque sur mon tourne-disques sans regarder les titres. Ce n’est qu’après que j’ai fait le lien… C’est fabuleux de voir combien les événements se croisent dans ma vie.

Réparation et rangement = mettre de l’ordre en soi.6

Ici, plusieurs notions s’entremêlent : le soin pour un objet qui a des années à son compteur, la persévérance, le « kai zen » (en résumé – la notion japonaise qui veut dire « toujours améliorer »), le symbolisme, et le hasard, qui n’existe pas, qui prend, à Paris, des allures d’hôtel de la Poste et d’Ali Nasr.

Un sac acheté dans les années… je ne sais plus, mais, je vois encore l’endroit où il se trouvait et le signe qu’il m’a fait pour que je le prenne. C’était l’époque où l’on faisait des articles de bonne qualité, faits pour durer presque une vie. Le « presque » est arrivé il y a bien des années. Voici sa présentation :

Services rendus. J’ai utilisé le sac comme cartable, puis l’ai laissé reposer et, depuis que j’ai un ordinateur portable, il fait partie de ma vie de tous les jours, pour ainsi dire. Donc, le « presque toute une vie arrive » : tout d’abord, l’intérieur de la partie qui se rabat s’est effrité. J’ai commencé par me dire que c’était une évolution normale, un fait ; puis, un jour, au début des années 2000, qu’il m’est resté un bout d’un tissu noir brillant utilisé pour décorer une table pour un spectacle, je l’ai mis à mon cartable qui a retrouvé une deuxième jeunesse. Comme on le voit, elle est encore d’actualité.

Évolution. J’ai maille à partir avec la notion du temps et les ravages qu’il imposerait. Je me dis, depuis très longtemps, que ce ne doit pas être une fatalité, que le Créateur ne peut pas nous avoir créés pour devenir moches ni pour que les choses se dégradent ; d’ailleurs la matière qui nous compose est celle qui existe depuis le début de notre création, or elle crée de nouvelles formes tout le temps et en bon état, alors… Mais, force a été de constater que des coutures ont « lâché » sur le haut des côtés. J’ai mis une bande collante, mais elle n’a pas tenu. C’est mon cordonnier local qui a mis un peu d’ordre en cousant un bout de cuir brillant. Je lui suis reconnaissante.

Évolution encore. Vous l’avez remarqué, mon sac n’a ni poignée ni bandoulière, alors, pour le porter, je le prends par le milieu de sa partie inférieure et un jour… le cuir a commencé à craquer là aussi. La bande collante n’a rien donné, non plus. Mon cordonnier m’a dit qu’il n’y avait pas de solution. Pourtant, me disais-je… pourtant…

Ali Nasr, le tailleur à Paris. Je vais à Paris, ma ville favorite, et demande à mon aimable hôtelier s’il ne connaît pas un couturier dans le coin *Deux rues plus loin, à droite », me dit-il. J’arrive et j’explique. Ali, le cordonnier en question, sourit (pendant ce temps, son cerveau cherche une solution) et il dit presque tout de suite « Il faudrait mettre une bande de cuir. Je lui dis que j’aime les gens qui trouvent des solutions. Je suis au comble de ma joie, car j’avais bien raison : il y avait une solution. Bon, pas facile, parce qu’il fallait démonter un bout du sac, mais Ali a trouvé moyen de le faire. Je lui dis que je suis de passage et que je vais à une exposition et ne serais pas de retour avant qu’il ne ferme, que je le paie d’avance et qu’il pourrait déposer, exceptionnellement, mon sac à l’hôtel. Ali sourit et je pars. Entre gens de confiance, on ne se pose pas de questions.

Le résultat du travail d’Ali = une merveille !

C’est vraiment magnifique ! Sur la photo, on ne voit pas très bien et c’est peut-être ainsi qu’il faut voir le sac. Personne ne remarque rien si on ne le lui dit pas. C’est ici que s’entremêlent toutes ces notions :

  • le temps : c’est comme s’il n’était pas passé. Mon sac a toujours l’air neuf ;
  • la persévérance : il ne faut jamais abandonner ;
  • kai zen : on peut toujours améliorer ce qui fait partie de notre monde ;
  • l’ingéniosité : elle fait partie de ceux qui aiment à fond leur métier. C’est le cas d’Ali ;
  • le hasard : il y a bien des scientifiques qui disent que le hasard n’existe pas. Dans mon cas, on peut parler de hasard, mais il y a toute une chaîne derrière – l’admiration que j’éprouve pour Abraham-Louis Breguet me fait retourner souvent à Paris, l’hôtel de la Poste qui est devenu mon point de chute, mon chez moi à Paris, le tailleur Ali Nasr.

Une ceinture. J’avais pris dans mes bagages une ceinture pour laquelle, je cherche aussi une solution depuis des années. Je l’ai achetée, avant le sac, à M. Neuenbaum (?). Il était un vendeur de la place et publiait toujours une chronique dans le journal local. J’ai porté cette ceinture longtemps, puis, est restée au repos et, tout comme le sac, a repris du service depuis quelques années. Là aussi, le fameux temps… Je cherchais de l’élastique de la bonne largeur sans le trouver. Voici que cette fois, j’en trouve un peu plus large à la Mercerie de Saint-Pierre. Je porte le tout à Ali et me rends compte que la pièce centrale a des pierres rivées au similicuir et que découdre ne suffira pas. Je vois mon effort par terre. Mais, Ali me dit qu’on peut faire autrement ! Voici le résultat.

Les idées : Ali voit la difficulté et me dit qu’on peut mettre la pièce milieu. Ouf ! J’éprouve une grande reconnaissance pour le tailleur et ma ceinture doit se sentir soulagée. Pour les bouts, comme l’élastique va dépasser, Ali suggère deux plis, puis je lui demande si on ne peut juste replier l’élastique et Ali dit « Quand les idées naissent… » et me voici avec ma ceinture avec une nouvelle vie ! Juste pour le plaisir, je montre la partie centrale.

Je vais trouver un moyen de revigorer la couleur du similicuir sur les bords.

Tout cela pour dire qu’il y a des solutions dans ma vie. Il n’y a rien de très particulier, la gloire n’est pas venue me rendre visite mais je vois que les solutions arrivent quand elles doivent arriver. C’est la suite de l‘article que je suis en train d’écrire et qui traite du même sujet.

Autre travail remarquable, on est en 2023. J’ai une autre ceinture dont la couche extérieure se décolle. J’en parle à Ali, sans la lui montrer, et lui demande de la coudre. Première question du professionnel : « A-t’elle déjà été cousue ? » Non… dis-je. Je sens que la tête d’Ali travaille et il demande à la voir. Je ne vais pas faire long, voici le travail.

Dieu des ceintures. S’il y avait un dieu des ceintures, il est sûr qu’il décernerait une décoration à Ali pour le travail si minutieux sur l’un de ses sujets ! Quand Ali m’a dit qu’il fallait tout démonter, je lui ai dit que ce n’était pas nécessaire. Mais, voilà, il est comme cela. Les temps actuels sont difficiles pour des métiers comme le sien, même s’il ne me l’a pas dit, mais il garde intacte la passion pour son métier. J’admire ; Ali est aussi un sage. Je ne peux que lui souhaiter un beau chemin.

Adresse d’Ali : 3, sente des Dorées, 75019 Paris. Son numéro de téléphone : +33 7 666 09 229. Son lien vers Facebook : https://www.facebook.com/nasr.ali.9828.

Liens vers d’autres articles où réparations et rangement = mettre de l’ordre en soi. C’est sûr qu’à chaque fois que nous réparons et rangeons quelque chose, il y a une correspondance en nous :

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André Oppel : ses montres au Musée d’horlogerie du Château des Monts

Je savais que j’avais les montres-bracelet d’André dans un tiroir.

Elles et lui ne faisaient qu’un.

Revisitant le tiroir pour la xe fois, je me suis dit que le moment était venu de mettre fin à la carrière des montres dans un tiroir et qu’elles en entament une nouvelle au Musée d’horlogerie du Château des Monts, au Locle.

Seriez-vous intéressés par deux Omega et une Mondaine ? Ai-je demandé aux deux personnes que je connais au musée : M. François Aubert, président du Comité du musée, et Mme Marlène Rüfenacht, l’archiviste. La réponse a été positive et on a simplement attendu que les mesures sanitaires permettent une rencontre comme on en avait déjà eu la première fois, lorsque j’ai transmis les documents horlogers au Musée d’horlogerie des Monts et qu’André avait faits. Ce jour est arrivé aujourd’hui, vendredi 8 avril 2022. Avant de les apporter, je les prends en photo.

Les voici :

Une Mondaine. André était un esthète ; il aimait les belles formes, les choses épurées. La montre de Mario Botta l’a tout simplement enchanté ; elle a un mouvement quartz et a été créée peu avant son achat. On lui a attribué le no 4458 dans l’inventaire.

Une Oméga. C’était sa montre d’avant. J’ai téléphoné chez OMEGA et voici l’information que me transmet un responsable à son sujet : « OMEGA « Art Collection », création 1986. La collection Art est produite dans un alliage de céramique, le boîtier étant en céramique noire. Elle fait partie d’une collection en série limitée de 999 montres signées de différents artistes suisses. Celle d’André révèle au dos une œuvre de l’artiste Camille Graeser, No 827/999. La montre a un mouvement quartz et le quantième (date du jour). On lui a attribué le no 4457 dans l’inventaire.

Sa première Oméga. C’est celle qu’il portait lorsque nous nous sommes rencontrés. Voici ce que j’apprends encore : OMEGA « Genève Dynamic », création 1968. En plus de son design, la particularité de cette collection est que le bracelet est très facilement changeable et qu’il y avait de multiples couleurs disponibles ». La montre a un mouvement mécanique automatique, avec quantième (date du jour). On lui a attribué le no 4456 dans l’inventaire.

J’arrive au Locle. M. Aubert a eu l’amabilité de venir me chercher à la gare. Nous arrivons au musée et je sors les montres. M. Aubert et Mme Rüfenacht les regardent, les observent, les prennent en main, les commentent, font des remarques, bref, je suis avec des experts !

Je suis impressionnée : je suis au musée en train de reprendre les montres pour les regarder une dernière fois et voilà que je remarque que l’aiguille des secondes de l’Omega de 1968 se déplace. Je fais le commentaire à M. Aubert qui me dit que c’est normal pour une montre automatique, d’autant plus pour une montre de bonne qualité. Je lui dis que je suis émue, tout comme je l’avais été lorsque j’avais porté la montre de M. Froidevaux et dont je parle dans un autre article. Pour moi c’est comme un message, je ne peux qu’admirer le travail des horlogers, car André a cessé de la porter en 1992 ! et avoir aussi une pensée bien particulière pour mon ami qui me semble présent à travers la montre.

Je me demande alors, si quand je l’ai prise en main à la maison pour la photographier, la montre n’avait pas commencé à marcher. Je reprends les photos et c’est le cas. J’éprouve une très forte émotion !

La première photo à gauche en haut, je l’ai prise pour l’envoyer par courriel à M. Voumard de chez Omega, la seconde à droite en haut, c’est au moment où je la prends pour cet article et les deux autres sont celles prises au musée. Les aiguilles ont bougé et je suis émue, émerveillée de voir cela. L’horlogerie est un monde magique qui résonne en moi.

Je n’ai pas pu résister et ai mis La Mondaine à mon poignet. J’ai pris un « selfie » et le hasard, qui n’existe pas, a fait que la lampe de la salle se réfléchisse sur la table juste au-dessus de la montre. C’est de la précision horlogère ! C’est normal, on est au Musée d’horlogerie du Locle, Château des Monts ! On dirait des étoiles. C’est André qui me fait signe. Réellement, les montres ne pouvaient trouver de meilleur logis et destin. Je suis tranquille.

André était très ordonné. Il avait gardé la boîte d’origine de La Mondaine, le carton dans lequel il a reçu la montre, le ticket de caisse, les bons reçus lors de l’achat chez Loeb et le dépliant de la montre.

« La Mondaine » de Mario Botta entra dans la vie d’André Oppel le 27 janvier 2003.

L’Omega de 1986, André l’avait achetée en 1992 chez Robert, Neuchâtel. J’ai bien connu Fernand et Liliane Robert, les premiers propriétaires de la boutique. C’est son successeur, M. François Engisch qui a vendu la montre a André. C’est tout un pan de ma vie qui passe par là aussi. André avait gardé la boîte d’origine et la garantie.

Cela me fait plaisir de voir les noms Robert et Engisch arriver au musée.

La personnalité et les montres ou les montres et la personnalité. En regardant ces montres sur une seule page, sorte de résumé de la vie de feu mon ami, je me dis qu’il y a bien un lien entre les montres que l’on porte et la personnalité :

  • L’Omega de 1968 correspondait à celle d’un être à une forte personnalité, complexe et bien protégée ;
  • L’Omega de 1986 correspond à celle d’un esprit élégant qui ne garde que l’essentiel ;
  • La Mondaine de 2003 correspond à celle d’un esthète qui a ajouté de la fantaisie, de la malice à sa vie. C’est tout le portrait d’André !
Des garde-temps de la vie d’André en trois temps.

Voilà. J’ai accompli une mission grâce au Musée d’horlogerie du Locle. J’ai un vide qui m’habite, mais suis aussi rassurée parce que les montres sont au meilleur endroit qui soit. Je rappelle et précise que si j’ai pu mettre autant de précisions sur les montres, c’est parce que que le responsable de chez OMEGA a très aimablement répondu à ma demande et que M. Aubert et Mme Rüfenacht ont, de leur côté, fait des recherches. Je les remercie très vivement.

Liens vers :

Anatomie en dansant – enfant de huit ans

En venant au monde, on a tout un monde de choses à découvrir. C’est le cas de le dire.

Une fillette avait de la difficulté à coordonner des mouvements avec le corps et je lui ai fait une danse sur le sujet. Cela a eu de bons résultats. Voici le texte qu’elle chantait tout en faisant les mouvements appropriés :

  • Le coude, le coude – le genou, le genou
  • les poignets, les poignets – les talons, les talons
  • les bras, les bras – les jambes, les jambes
  • le tronc, le tronc – la tête, la tête
  • les épaules, les épautes – le bassin, le bassin
  • la bouche, la bouche – la langue, la langue
  • les dents, les dents – les oreilles, les oreilles
  • le cou, le cou – la nuque, la nuque

Puis, elle ajoutait :

  • tout cela c’est moi, c’est moi
  • tout cela c’est moi, c’est moi
  • tout cela c’est moi, c’est moi
  • tout cela c’est moi et vous aussi !

Ensuite, je disais au public un certain nombre de choses sur le corps : 206 os au total – 33 vertèbres dont 24 mobiles – 600 muscles – si on met bout à bout notre circuit sanguin, nous avons 150.000 km – l’intestin grêle déroulé mesure 6 m et le côlon 1,5 m !

Le moment d’émerveillement passé, je demandais à l’élève :

  • Combien d’os dans un pied ? Elle répondait : 26 ! (un jour, lors d’une répétition) elle a dit :
  • Tu sais pourquoi je m’en rappelle ?
  • Non…
  • Parce que mon anniversaire est un 26 ! et elle a éclaté de rire.

Tout cela est inoubliable !

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