Travaux publics par l’entreprise de construction Marti Arc Jura devant chez moi.

Disons tout de suite que devant chez moi c’est directement trois blocs d’appartements et donc bien des personnes qui sont concernées par les travaux.

J’écris cet article pour remercier les travailleurs avec lesquels j’ai échangé quelques mots très aimables et qui m’ont informée du but du travail. Il faut dire que la Commune nous avait envoyé un mot signifiant qu’il y aurait des travaux et présentant des excuses pour le bruit mais que personne dans la maison n’a compris la raison desdits travaux. Ce sont les travailleurs qui nous ont expliqué qu’un arrêt de bus allait être déplacé pour l’installer « droit sous nos fenêtres et balcons », pour parler neuchâtelois.

Lors de nos échanges de mots, j’ai dit aux travailleurs une chose que je répète souvent, à savoir que les politiciens devraient faire de la pratique dans les travaux du bâtiment parce que chaque chose doit être bien faite sous peine de voir déborder l’eau, craquer le sol, avoir des tuyaux qui ne se joignent pas, marcher de travers, avoir l’électricité qui n’arrive pas au dernier étage, etc. Je le dis parce qu’on voit des règlements qui bien souvent laissent à désirer.

Je désire aussi remercier monsieur Cardoso, travaillant sur le chantier, qui a résolu un problème de bruit inutile : une passerelle en métal était bancale et faisait un bruit très fort. J’ai pensé que les voisins avec des fenêtres de ce côté-là… devaient en déguster. Il a compris et m’a dit qu’il mettrait un taquet. Il l’a dit et il l’a fait. Je le remercie au nom des voisins qui bénéficieront de la tranquillité qu’il leur a offerte.

Les gens. La passerelle, on le sait, permet aux personnes de continuer leur chemin sans se salir, s’empêtrer dans des cailloux, avoir des incidents. Elle rend bien des services, mais, elle est provisoire et bouge. Aussi, à un certain moment, elle se décale et se trouve en partie dans le creux qu’elle doit combler. J’ai vu une maman se battre pour pouvoir continuer avec sa poussette. Je me dis qu’il faut remettre la passerelle à niveau et demande à un passant de m’aider. Il pose ses affaires par terre et me donne un coup de main. Quelque temps plus tard, je ressors et vois à nouveau la passerelle déplacée. Je demande à un monsieur qui passe avec sa copine s’il a de la force :

  • Heu… cela dépend…
  • C’est pour remettre à niveau cette passerelle.
  • Vous habitez ici ?
  • Ce n’est pas la question. Il y a des personnes avec des poussettes, d’autres sont âgées et ont de la difficulté à marcher, de plus pas tout le monde regarde par terre quand il marche…

La jeune femme n’a pas l’air très contente. Je me dirige vers la passerelle et commence à la lever sans succès. Alors, le monsieur m’aide et la passerelle retrouve sa bonne place. Je dis :

  • Vous avez rendu service à l’humanité !

Ils éclatent de rire et sont de bonne humeur. Je le sens et c’est normal ; chaque fois que l’on rend service, on est content.

Je reviens à monsieur Cardoso. Il confirme qu’il travaille pour l’entreprise Marti Arc Jura et me dit qu’elle est la deuxième plus grande entreprise de construction en Suisse ; elle compte 6’000 employés. Je n’en reviens pas ! 6’000 ? demandé-je. Oui, on est présents en Allemagne, Autriche, Islande, Norvège, Chili et Chine. C’est magnifique ! Je vais sur la Toile et lis que l’entreprise date de 1893 ! J’ai un faible pour l’histoire, pour ceux qui y participent.

Je profite pour remercier monsieur Wingeier, chef de l’équipe, qui m’a donné le nom d’une petite machine que je trouve jolie. Jolie ? Demandent deux travailleurs surpris. Oui, je la trouve jolie. C’est remarquable d’avoir pensé à faire une telle machine parce qu’autrefois c’étaient les travailleurs qui devaient faire l’aplatissement et tassement des matériaux sous l’asphalte ou couche de revêtement du trottoir. Voici la machine en question.

J’aurais bien voulu connaître celui qui le premier a conçu cette machine. Malgré le bruit très élevé qu’elle fait, je la trouve jolie.

Surprise ! Je sors assez tardivement de chez moi ; les travailleurs sont partis. La passerelle est à la bonne place avec son taquet. Alors, la surprise ? C’est qu’il y avait une seconde passerelle qui, à mon avis, faisait un bruit presque pas remarquable. Mais, je vois qu’elle aussi a été calée ; maintenant, elle est décorée de deux taquets. C’est magnifique ! Mon admiration pour le détail que les travailleurs accordent à leur chantier augmente.

Compliqué. J’ai voulu prendre une photo de l’équipe au complet, mais les travailleurs étaient sur deux chantiers en même temps et très pressés. J’ai fait au mieux.

Quand on a toujours une mot aimable et le sourire, je me dis que c’est le signe de ceux qui aiment leur métier. Cela me rend de bonne humeur !

L’autre personnage de la construction à Neuchâtel qui a soulevé mon admiration a été Gilbert Facchinetti. Ses travailleurs ont aussi été à l’écoute de quelques-unes de mes demandes.

Liens vers :

Commentaire, deux façons de procéder :

  • directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
  • si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement ajouter un commentaire.

Eau dynamisée (en cours)

On le sait, l’eau vivante est celle des courants. Pour rendre ses propriétés à l’eau du robinet on peut la filtrer, la dynamiser ou encore utiliser d’autres moyens. Je propose la dynamisation par un vortex ; on utilise un tube qui ne coûte pas cher.

Pour ce faire, on a besoin de :

  • deux bouteilles en verre ;
  • un tube qui permette à l’eau de couler en forme de vortex, de son vrai nom « connecteur de bouteilles » ;
  • de l’eau.
Le connecteur mesure 5 cm de hauteur et 3 de diamètre.
Le connecteur qui permet de faire le vortex est en plastique avec à l’intérieur une forme en spirale qui permet à l’eau de couler comme dans un circuit spiralé et crée donc le vortex.
Chaque fois que je vois le vortex dans l’eau, j’éprouve une profonde joie. Cela part tout seul. Je me demande si l’eau qui est dans mon corps n’entre pas en résonance avec lui.

Le goût de l’eau. L’eau dynamisée a un autre goût. C’est ce que j’ai constaté. Pour moi, il évoque une forme ronde. Curieux qu’un goût évoque une forme… mais c’est ainsi. Parmi les personnes auxquelles je l’ai fait goûter, il y en a qui disent que c’est plus doux. L’exercice est difficile à faire. Pas tout le monde a entendu parler d’une eau dynamisée et trouvant la chose bizarre sont tellement perturbés qu’ils ne savent plus où se trouve leur goût. Ce n’est pas étonnant. Quand on ne cherche pas quelque chose, on ne le voit pas. Ici voir et sentir sont dans le même monde.

Eau dynamisée. Voici ce qu’en dit Jacques Collin :

  • « Avec de l’eau dynamisée, on a un sang électronégatif, fluide ; nos tuyaux veineux ont des gaines négatives et négatif contre négatif, rien ne se dépose, cela s’oppose. »
  • l’eau enregistre constamment des informations virtuelles, immatérielles, fréquentielles, vibratoires, oscillatoires. On n’est que cela au départ ;
  • c’est de cette manière qu’apparaît la matière.

Eva Lothar – méthode Bates pour les yeux. Rencontre particulière 24 (en cours)

La vie d’Eva est comme sa vue : tout le temps en mouvement !

Je prévois d’aller à Paris et me demande si je peux voir Eva. Je lui téléphone, mais, non, elle est absente. Bon, je ne lui téléphone ni tous les jours ni tous les mois, mais à chaque fois que je l’ai fait, j’ai dû attendre qu’elle retourne à Paris. C’est pourquoi, je dis qu’elle est toujours en mouvement. Ceux qui la connaissent savent qu’elle partage sa vie entre la France et les États- Unis. Ça, c’est le côté géographie, mais attendez la fin de l’article pour voir que ce n’est pas que physiquement qu’elle bouge !

Est-ce que c’est important de bouger ? Vous aurez deux réponses, celle d’Eva et la mienne et au fond, elles se rejoignent.

Je vais chez Eva. Cela faisait quelques années qu’on s’était rencontrées pour la première fois. Elle m’avait donné un premier cours sur la vue et environ deux ans après, le second. Je m’intéressais à la méthode Bates parce que j’avais des participants à mes cours qui avaient des problèmes de vue. J’ai écrit un article sur le sujet ici. Il n’est pas inutile de rappeler que savoir une chose c’est une chose et la faire sienne, l’appliquer c’en est une autre ! Il s’agit de vraiment changer de façon de voir les choses.

Les informations. On le sait, le monde est fait de particules et les particules sont de l’information. Eva m’a transmis des informations que je mets en pratique bien souvent, sauf quand je me fais avoir comme une débutante en fixant des choses ou en laissant ma pensée s’envoler sans y prêter gare. Je veux dire que le regard reste fixe alors que les images valsent dans ma tête. Alors, les informations d’Eva m’accompagnent bien souvent. Je constate que lorsque je cherche une information pour quelqu’un d’autre, elle finit par me rendre service ! Nous sommes un puzzle fait d’informations de toutes sortes : génétiques, sociales, professionnelles, d’affinités et de tout ce qui croise notre vie. Je suis contente quand je peux mettre un nom sur certaines informations, comme celles en provenance d’Eva. Quand je la remercie, je remercie forcément Bates et tous les patients qui lui ont permis de construire sa méthode, tous ceux qui l’ont formé, et cela me fait remonter à la nuit des temps. C’est un vortex temporel. J’adore cela ; j’ai la sensation de vivre l’expression « nous sommes tous reliés ».

Lors de la visite. Nous parlons de choses et d’autres. Je n’ai pas un ordre précis et les choses se lient les unes aux autres. Cette fois-ci, les temps qui courent étant particuliers, nous parlons de la marche du monde, de la façon dont les informations sont transmises et de celle dont les gens les appliquent. Je me rends compte que nous avons une même façon de penser : nous devons prendre de la distance avec les choses et voir ce qui est en notre pouvoir pour faire ou ne pas faire telle chose. Les cellules de mon être se laissent aller comme si elles occupaient chacune un fauteuil bien large. Je suis à l’aise ! Voici quelques sujets :

  • Vous dansez toujours ? Oui, mais mon école de danse prend d’autres chemins. Je n’ai pas d’atomes crochus avec les enfants ni les adolescents de la nouvelle génération qui zappe, qui n’a pas le sens du long terme, qui n’a pas les mêmes normes d’éducation ou de savoir-vivre que moi. Je n’y arrive pas. C’est un autre monde. Je ne peux pas me forcer à faire quelque chose parce que j’ai besoin d’argent. C’est contre ma nature. Aussi, ai-je créé pour le service des Sports de la ville de Neuchâtel, où j’habite, des cours pour des adultes qui désirent apprendre quelque chose d’utile pour leur corps, pour eux. Cela les rend indépendants et ne sont pas obligés de suivre pendant des années des cours ou des manipulations physiques faites par d’autres. De plus, j’ai repris mes spectacles toute seule. Au début de ma carrière artistique dans ce domaine (j’en ai aussi d’autres), j’ai présenté des spectacle de danse seule, puis, j’ai eu mon école et ai composé des danses pour les élèves en tenant compte de leur personnalité. Ce qui est curieux c’est que maintenant que je reprends certaines danses, c’est comme si je les avais déjà faites pour moi. C’est presque le même phénomène ou chemin emprunté par les informations que je cherche pour les autres. Curieux… J’ai ajouté un côté théâtre. Mes spectacles sont de la danse-théâtre, il y a de l’interaction avec le public et mes spectacles sont intimistes.
  • Vous voulez boire ou prendre quelque chose ? Je ne peux boire que de l’eau et ne mange rien aujourd’hui. Je jeûne tous les vendredis depuis le mois de novembre.
  • Ah ? Le jour est tombé par hasard. En fait, j’ai rencontré Jade Allègre.
  • Jade Allègre ? Vous la connaissez ? Un sacré personnage ! Oui, je suis tombée sur elle alors qu’elle parlait dans une vidéo du rôle de l’argile en période de pandémie. J’ai eu une conversation avec elle et m’a dit qu’elle allait venir en Suisse donner un cours. J’y suis allée et puis elle est venue passer deux jours chez moi. La première conversation a eu lieu en novembre et là j’ai appris que l’on pouvait nettoyer les articulations par le jeûne. Celui-ci a deux versions : trois jours d’affilée par mois ou un jour par semaine. J’ai pensé que j’allais, avec un peu d’effort, survivre à un jour, je n’arrivais pas à en imaginer trois… Cela me va très bien, j’ai perdu du poids, je me sens bien et je mange moins. Elle m’a aussi conseillé de manger lentement. Ce conseil, je l’avais déjà reçu il y a passablement de temps, mais entre avoir compris les mots et les laisser envahir le terrain, devenir miens… c’est comme avec les exercices pour la vue… Alors, volontiers un verre d’eau.
  • J’ai toujours une carafe avec de l’eau. Ah, c’est toujours celle qui a des formes qui se transmettent à l’eau… (Je l’avais déjà vue lors de mes autres visite).
  • Oui.

Là, je ne sais plus comment les choses se sont liées mais tout à coup, comme on parle des qualités de l’eau, je mentionne Jacques Collin.

  • Jacques Collin ? J’ai lu son livre sur l’eau L’Eau-delà de l’eau – De l’autre côté du miroir de l’eau. Je l’ai corrigé et apporté à l’éditeur, Guy Trédaniel.
  • Ah ? moi aussi ! Vous souvenez-vous à quelle époque ?
  • Oh ! Il y a des années. Je pense que ce doit être la première édition. Il y en a quatre, j’ai eu affaire à la quatrième. Mais, effectivement, dans la première il y avait beaucoup de coquilles.

Je racourcis. Je raconte à Eva que Jacques m’a donné la permission de citer des extraits de ses livres dans mes articles. C’est fabuleux de savoir que je désire rencontrer Eva, que j’attends que le destin se montre favorable pour cela et que nous nous découvrions la même tendance à corriger les textes que nous lisons, le même intérêt tant pour Jade, pour Jacques et la même vision de divers événements de notre société. J’ai l’impression d’être dans une pièce de théâtre où je lis un script. On le sait, la vie dépasse la fiction.

L’orthographe, le langage, les manières. Tout cela se perd. Eva est d’accord avec moi. Elle dit que ce n’est pas parce que quelqu’un exerce une activité qu’il peut la transcrire correctement. Auparavant, lui dis-je, je lisais un mot que je ne connaissais pas et je pouvais être sûre que la graphie était la bonne.

Je fais une parenthèse que je dois à Chambaron, nom de plume : on devrait parler d’orthographie et pas d’orthographe. Pourquoi ?

  • c’est une des incohérences de l’Académie à ses débuts (xviie siècle) ; elle a dérogé aux règles mêmes qu’elle tentait de mettre en place : ainsi typographie (écriture avec des ‘types’, imprimerie), sténographie (écriture rapide), calligraphie, (écriture enjolivée), etc. ;
  • quand cela a été le tour d‘orthographie (écriture correcte), l’Académie n’a pas voulu froisser les architectes de la Renaissance qui avaient déjà utilisé ce mot pour qualifier la représentation d’un volume sur une surface plane (un bâtiment sur un plan, à la verticale, orthogonalement). Elle a retenu orthographe pour l’écriture des mots, sans plus chercher ;
  • or, les mots en -graphe désignent l’artisan (comme un typographe) ou l’objet (comme un sismographe) qui pratique la -graphie ;
  • ce qui est répréhensible est de ne pas avoir modifié cela par la suite, le terme d’architecture étant dix mille fois moins courant… (et de plus, me dis-je, ce n’était pas le bon mot non plus. Il faudra que je demande à un latiniste comment il aurait fallu le dire).

En y pensant, c’est vrai que les gens disent « il a bonne orthographe », « il a mauvaise orthographe » ce qui voudrait dire : bien correctement écrit, et, mal correctement écrit. Cela n’a pas de sens. Chambaron, sur Twitter, où il est passablement suivi, a réussi à faire comprendre de quoi il en retourne et les twitteurs le suivent. On ne peut que le féliciter !

En conclusion, on devrait dire : « quelqu’un ne respecte pas l’orthographie » (celle qui est normée, plus ou moins bien) ou « fait des erreurs de graphie ». Il faudra du temps pour imposer cela. On pourrait aussi dire que l’orthographie de tel mot est celle-ci ou que la graphie utilisée n’est pas la bonne ou est la bonne. Chambaron précise encore : « Ne pas écrire correctement » est trop flou puisque cela peut concerner l’écriture manuscrite (illisible), la syntaxe (bancale) ou le style (pour un mauvais auteur).

L’Académie française donne raison à Chambaron, puisque sa définition de graphie se lit : « xviiie siècle, comme élément de composition, au sens de ‘description’. Dérivé savant du grec graphein, ‘écrire’. Représentation d’un son, d’un mot, par des caractères d’écriture et conformément à certaines règles. Graphie correcte, fautive. Graphie archaïque. Graphie étymologique. Graphie phonétique. ‘Tens’, ‘tans’, ‘tems’ sont d’anciennes graphies du mot ‘temps’. Moderniser une graphie. »

Eva, tête de classe, et son professeur de français, madame Maugean. J’aime les gens qui se rappellent ceux qui leur ont transmis des savoirs, des valeurs. C’est le cas d’Eva qui raconte que ce professeur de l’école primaire avait joué un rôle important dans sa formation. Elle me dit qu’il y avait des rangées de pupitres et qu’en général, les élèves les plus faibles s’asseyent derrière. Alors, son professeur avait demandé à ses élèves de se mettre par groupes de colonne. Cela avait fait trois groupes de huit élèves ; ils étaient chargés d’étudier la même question et forcément ils étaient en compétition. C’était très intéressant, ajoute-t-elle, parce que cela créait une émulation et les élèves le moins actives en classe s’impliquaient aussi. Tout le monde sortait gagnant. J’ai de l’admiration pour ce professeur si perspicace et dis à Eva que l’esprit de cette dernière doit être content de se voir ainsi rappelé. Eva me dit encore qu’une ancienne élève de sa classe avait pris contact avec elle pour qu’elles aillent rendre visite à leur professeur fort âgé. Elles ont frappé à sa porte et lorsque le professeur a vu Eva, elle s’est instantanément rappelé « la petite élève, tête de classe, que j’avais été ; toujours vêtue de jolies robes créées par ma mère ». J’apprends qu’Eva a été tête de classe à la petite école. Ce n’est pas étonnant, elle l’est toujours.

Eva me montre le dernier livre publié par son association sous sa direction :

Je conseille ce livre à tout le monde ! Tout y est pour conserver et / ou récupérer la vue.
Cette dédicace est une vue panoramique de ma vie par Eva. Je suis touchée, j’ai l’impression de voir ma vie dans son ensemble et c’est aussi, au sens figuré, un exemple de la vue que l’on doit avoir lorsqu’on regarde son chemin.

On parle de la vue. Eva rencontre des gens qui sont gênés parce que la vue périphérique est floue. Ce n’est pas mon cas. Lorsque je marche en ville, le fait d’avancer et de voir défiler le paysage périphérique me donne une joie profonde. Je ne peux expliquer la chose, c’est comme si j’avançais dans le temps et dans l’espace. Là, c’est une des rares notions de physique de notre ami Einstein que je comprenne réellement. C’est presque enivrant, c’est même enivrant.

Je passe plus de temps qu’auparavant à l’ordinateur et ne pense pas à reposer ma vue… C’est pourtant simple, dit Eva. On regarde au loin, on utilise le pinceau, on respire. Elle a tout à fait raison. Il suffit d’y penser, il suffit… et pourtant… J’en reviens au livre sur la vue. Je l’ouvre au hasard. Vous le savez, il n’y a pas de hasard. Je tombe sur le passage dédié à la lecture. Je pratique le pinceau lors de mes promenades ou dans la danse de l’éléphant, mais dans la lecture… c’est pourtant si reposant. Bon, j’ai du pain, non, de la vue devant moi !

La vision élargie permet d’avoir un angle plus ouvert sur les questions de la vie.

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Turneul în România

Aniii trec unul după altul dar nu seamană între ei : trecerea perioada 2021-2022 a fost plină de spectacole, ceea 2022-2023 mi-a dat de înțeles că putea să -mi ofere ocazie de a merge în turnee.

Primul turneu în 2023 a fost la Alexandre. Je raconte ici.

Al doilea are loc la prietena mea Liliana. Aș putea să spun că ea face parte din peisajul meu de totdeauna. De astă dată, o forță mă împinge să merg la București la sfârșitul lui ianuarie, în plină iarnă, și pică bine pentru că atunci este ziua ei ; deci, o bună ocazie să-i prezint spectacolul meu. Ea cunoaște activitățiile mele și este gata să deschidă scena pentru mine !

Sosirea în București. Este adevărat ca la momentul când am făcut rezervarea biletului, m-am gîndit că voi retrăi o adevărată iarnă și m-am bucurat de experiență, întrucât adeseori avem la Neuchâtel ierni fără zapadă. La momentul zborului, meteorologia anunță o temperatură între 1° și 4° . Aoleu ! mi-am zis ; dar plăcerea de a revedea prietenii mei a fost mai puternică. Și, și, și… puteți ghici ? Vremea s-a schimbat brusc și a nins de a acoperit cu nămeți străzile și trotuarele. Mașinele curăță străda dar aruncă zapadă pe trotuar… M-am trezit parcă cu ani în urmă. Bineînțeles, Liliana a văzut că jacheta mea nu se potrivea cu vremea de afară, s-a dus la dulapul ei și a scos o blană cu care am avut mare succes ! Într-adevăr m-am simțit ca acasă. Uneori îmi lipsește această căldură, această bunăvoință spontană. Pe vremuri, când cineva avea nevoie de cinci lei, găsea la prieteni. În Elveția este cu totul altfel. Așa dar am avut o blană superbă cât am fost la București.

Este adevărat că n-am decât să merg la La Chaux-de-fonds sau la Brévine pentru a avea o iarnă adevărată, dar acolo trotuarele nu sunt pline de zapadă și crivățul, văntul care vine din Rusia și care bate uneori cu 30-35 m/s transformând fulgi de zapadă în mici blocuri care biciuie față (când aceastâ este expusă, ar fi adăugat scriitorul Alphonse Allais) nu suflă. Cu toate acestea, am văzut oameni în vârstă, cu pachete în brațe, alergând prin zăpadă pentru a urca în mașina a carei platformă este la înalțimea genunchilor și pe care se urcau cu ușurință ! Mă gândesc că în Europa, unde totul se simplifică și obstacolele sunt suprimați, oamenii numai sunt capabili de asemenea efort.

Teatrul Liliana

Mademoiselle Ming Ming. Strabunică mea mi-a făcut-o la vârstă de 105 ani ! Arătă cam serios dar altfel n-ar fi Mademoiselle Ming Ming. Când a flăt că mergeam la București mi a spus că mergea și ea dar că îi trebuia o haină și n-am avut încotro decât să-i o făc.

Pregătirea scenei. S-a făcut într-o clipă. Făcusem deja un spectacol pe terasa Lilianei și ea păstrăse fundalul care, de dată aceasta, a acoperit fereastra. Luasem cu mine lumine pentru efecte speciale și prizele necesare.

Compania de aviație. Prevăzusem să iau cu mine lumine de 120 cm înalțime dar compania nu acceaptă decât obiecte de cel mult 118 cm : dacă aș fi avut o chitară de 150 m pe 40 cm de lățime, aș fi putut s-o iau, luminiile nefiind pe listă lor … Din ce in ce mai mult mă gândesc că Dürenmatt-ul nostru național n-ar fi trebuit să moară pentru că sunt și azi atât de multe lucruri ne-la- locul lor încât n-ar fi avut nici o problemă pentru a se inspira. Este nevoie doar de puțin autocontrol pentru a le observa, pur și simplu, fără ne împovăra judecata. A trebuit să mă adaptez, și, ghiciți… am câștigat fiindcă am găsit o soluție mai simplă și mai ușoară pentru turneele mele viitoare. Până la urma urmei, îmi trebuie s-o mulțumesc pe companie ! Este o lecție frumoasă.

Un public deosebit. Prietena mea a invitat pe fiul ei, Ion Bogdan Ștefănescu (Ionuț, pentru prieteni), cel mai mare flautist din țară, pe fiica acestuia din urma, Maria, stilistă de modă, pe Ada Vertan, regizoare de emisiuni de televiziune și de filme, pe Mihai Ispirescu, partenerul ei, dramaturg de succès, fost director al Teatrului Național și al renumitei reviste satirice și umouristice Urzică și pe Marie-Louise Svoboda, medic stomatolog. Cât despre Liliana, a avut o primă viață ca secretară și adjunctă a ambasadei Venezuelei și o a doua viață ca traducătoare din spaniolă în română. A tradus vreo douazeci de cărți. Spuneam că o cunosc dintotdeauna, dar doar acum aflu că la liceu a fost tare la fizică, singura elevă care rezolva toate problemele ; iar eu iubesc foarte mult matematica și fizica. Deși suntem prietene de atâta vreme, o privesc cu o altă admirație. Mai mult, ea ar fi ales latina ca prima limbă la facultate, domeniu în care era regină, dar soarta a dus-o către spaniolă. Ada nu e mai prejos, adolescentă a fost pasionată de astronomie și fotografie. Profesorul ei îi făcuseră o lupă, dar la o călătorie în străinatate i-a trebuit să aleagă între o lupă și o cameră de fotografiat. Pentru lupă avea o soluție cu profesorul ei și fotografia este cea care a condus-o de la un lucru la altul către regie de filme. Revin la Liliana care vorbește și franceză. Am avut plăcerea de a-i oferi Ni vent ni nouvelle de Chambaron, și J’ai un mot à vous dire împreuna cu J’ai encore un mot à vous dire de Jean-Loup Chiflet, două persoane care ocupă un loc special în lumea mea. I-am citit începutul primei cărte a lui Jean-Loup și a fost cucerită. V-am spus, am avut un public cu totul deosebit ! Și de asta îmi este dor.

Spectacolul. Lucrurile se construiesc în timp în lumea mea. De asemenea, spectacolele mele de dans sunt în prezent dans-teatru și titlul este « Spectacol intimist al lui Zully ». Dacă este intimist, înseamnă că nu este formal și că intr-un fel suntem ca în familie, iar când suntem în intimitatea unei familii se întâmplă lucruri care rămân « între noi ». Ce se poate întâmpla ? Schimb de costume, plasarea accesorilor și multe altele, inclusiv unele într-o dimensiune imaginairă.

La spectacol. De fie care datâ când dansez înt-un alt cadru, este o experiență care mă îmbogățește. De data aceasta, publicul este așezat pe două treimi ale încaperii, astfel că a trebuit să mă adaptez la un spațiu diferit de al meu și să mă gândesc în același timp la ceea ce spectatori vedeau. Într-un asemenea gen de spectacol, publicul este aproape de scena, ascult respirațiile, râsetele, plăcerile, tăcerile lui. Perfect, putem auzi tăcerile. Ele spun multe lucruri…

Durată spectacolului și urmarea. Spectacol a durat 45 de minute. Când are loc la studioul meu, rămânem să bem pe loc un pahar. De data aceasta, Liliana a gătit o masă ca pe vremuri. A petrecut ore întregi la bucătărie, și chiar zile. Nu este nimic altceva de spus decât că totul a fost foarte bun. Am băut țuica în timp ce ceilalți beau vin. Îmi place vodca în Rusia și țuica în România. Au un gust particular în locul lor de baștină. Este ceva psihologic, căci acasă la mine, la Neuchâtel, nu pot să le beau. Îmi trebuie atmosfera, și nu oarecare, cea a prietenilor mei de altâ dată. Am terminat cu șampanie, și capul meu mi-a spus că era de ajuns o dată.

Critică spectacolului. Primul care a spus ceva a fost Ionuț : « Data viitoare dansezi pe muzica MEA! » Toți l-au auzit și rîs ; complimentu lui mi a ajuns la suflet. O las pe Liliana să vorbească despre critică : « Bravo! ! A fost un spectacol inedit, o plăcută surpriză pentru musafirii mei, care te-au plăcut foarte mult și te-au aplaudat entuziaști, iar pe mine m-au felicitat pentru surpriza pe care le-am oferit-o. » – îți mărturisesc asta acum, citind textul articolului pe care îl publici. Și, à propos : scrii foarte bine – ți-am mai spus asta, dar ți-o repet, ca să îți intre bine în cap !

Mesele Lilianei.

Cum am ajuns, Liliana a pus tot felul de bunătăți pe masă. În ziua spectacolului a pus pe farfurii monede de ciocolată pe care obișnuiesc să le împart prietenilor și cunoșttiințelor mele la începutul anului.
Când le dau, precisez că nu trebuie amestecate. Cum reacționați… ?

După spectacol. Se leagă o prietenie și Ada mă invită să merg să văd o expoziție de manuscrise inedite ale lui Mircea Iliade la muzeul Literaturii Române. Este impresionant a vedea atât de aproape documente care au aparținut altcuiva din alte timpuri. Noțiunea timpului mă fascinează. El a scris multe lucruri în româna și am putut să-le citesc cu ușurință. Ești tare ! a exclamat Ada. Am avut impresia că am trecut un examen.

După cum vedeți, în lumea mea totul face parte din tot. Vreu să spun că spectacolul meu servește drept legătură penru multe lucruri. De obicei, este conversația după spectacolul cea care permite așa ceva ; de data aceasta, am impresia că tot Bucureștul a fost la spectacolul meu. Nu este doar o imagine, pentru că, așa cum am mai spus, publicul meu era un public deosebit.

Bucureștiul și electricitatea. Știu, sunt nesățioasă și admir istoria în general. Nu pot să las asta de o-parte : plimbându-mă prin București am văzut această placă aproape de universitate.

Sfârșitul turneului.  Ionuț are un concert la Sala Radio. Ne invită. Mă pregătesc să merg cu sacoșa mea, cumpărată la Paris, în care pun multe lucruri, printre care și calculatorul meu și care îmi plăce. Îmi aduce aminte de Paris, acest oraș pe care îl iubesc. Liliana se uită la mine și spune : « N-o să-te duci cu plăcinta aia !  » și îmi intinde o geantă de damă adevărată. Am acasă, dar nu m-am găndit că voi merge la un alt spectacol decât al meu… Concertul este formidabil și Ionuț are un mare succes la public. Normal, el cântă așa cum este, o fiinfță cu suflet frumos. Trezește admirație oriunde merge.

Mi-a fost greu să-l prind pe Ionuț în poză pentru că avea microfonul în față.
Avem impresia că Ionuț va vorbi !

Câteva ccuvinte despre Ionuț : am mai spus, este cel mai bun flautist din țară. Liliana, mama lui, a făcut tot ce i-a stat în putere pentru a-i oferi cele mai bune atuuri pentru profesia lui. Și este resplătită prin talentul fiului, un talent recunoscut de cei mai mari, printre care Sir James Galaway, celebrul flautist recunoscut în întreagă lume și cetățean de onoare în Elveția. Nu este nevoie de a spune mai mul. Când cineva a făcut puțin, poate umple cinci pagini de CV, dar cănd omul a ajuns în vârf, este de ajuns să-și apună doar numele. Este și cazul lui Ionuț. Merită spus, totuși, că și-a făcut masterul în Statele Unite, doctoratul la București și că participă la o mulțime de concerte și programe muzicale. Este solistul Filarmonicii din Bucurețti ! Deține catedră de flaut la falcultate. Muza poeziei și-a propus să ajungă la niveulul darurilor lui muzicale inspirându-l în așa fel încât a scris mai multe cărți de poezie printre care ultima face parte din patrimoniul național. Nu vă mai ramâne decât să mergeți pe saitul lui pentru a constata că nu trăiește decât pentru muzică și poezie !

Reiau firul povestirei mele. I spun Lilianei una dintre aventurile mele : am vrut să-i dau un ajutor unui scriitor (printre pasiunile mele este cea a limbii, în particolar a limbii franceze ) pentru a evita câtevea greșeli cu prilejul reeditării unora dintre cărțile lui, dar mi-a spus că editorul n-are timp pentru așa ceva. Îmi este greu să găsesc un răspuns și îi scriu :

« Spuneam că doream să găsesc un scrritor care să dea formă răspunsului meu la anunțul dumneavoastră în legătură cu editarea cărților fără modificări.

« Un spirit care trecea aproape de mine a văzut că putea să mă ajute pentru că și el avea chef să vadă, să vadă, într-adevăr să vadă vibrațiile, informațiile, ideile lui scrise și pe urmă să le audă vibrând !

« Așa că primul lucru pe care mi l-a spus a fost că ar trebui să vă mulțumesc pentru că am învățat multe lucruri citindu-vă și prelucrând textul.

« Mi-a mai spus că dacă mă simt deranjată, descurajată, tristă (aceste emoții nu sunt chiar din domeniul lui și de aceea nu găsesște cuvântul potrivit), într-o altâ lume se va întâmpla și asta ar trebui să-mi aducă ceva liniște în suflet.

« Un alt spirit mi-a spus să continui să citesc una dintre cele 26 de cărți scrise de dumneavoastră pe care le am la mine în afără de celelalte câteva publicate de editoriale dumneavoastră. Mi-a spus că era ceea ce trebuia făcut pentru că trebuie mereu să stau pe picioare. Așa că am început Titlul cărții (pentru a evita de a pune pe cineva într-o situație delicată aici, nu put titul adevărat). Mi-a venit bine. Încă o dată vă găsesd formidabil.

« Același spirit, probabil specializat în emoții, sau altul în speranțe, mi-a spus că vă voi revedea și asta era lucrul cel mai important în dimensiunea aceasta.

« Pe scurt, multe spirite s-au mișcat. »

Comentariul Lilianei : Foarte frumos răspunsul tău. Ești tot timpul bântuită de spirite benefice, care îți ghidează pașii mereu spre alte zone din care te îmbogățești. Ești unică !

Viitorul turneu la București. E deja sigur că printre cei din public se va afla o altă prietenă dintotdeauna, Ileana Iliescu, primă balerină pe vremea mea !

În sfârșit ajungem la sfârșit ! Casa Lilianei este plină de comori : tablouri, sculpturi, obiecte decorative. Iubesc oglinzile, reflectările în oglinzi, icoane. De mult nu mai văzusem asta. Am făcut un montaj.

Totul respiră armonie, frumusețe, lucruri care hrănesc sufletul.

P.S. Cu mare plăcere spun că textul a fost revizuit de Liliana. Noi două avem pasiunea pentru cuvinte, dragul limbilor. Ea este o traducătoare excelentă din spaniolă în română. Nu pentru că e prietena mea, dar asta este ! A recunoscut-o și Uniunea Scriitorilor din România, din partea căreia a primit Premiul „pentru o traducere de vis″ a romanului Colecționarul de sunete al spaniolului Fernando Trías de Bes.

Dacă mai rămâne câte ceva necorect este doar vina mea pentru că ideile vin când vor și trec, cu mult entuziasm, ca vântul pe claviatura !

Mulțumiri speciale pentru Ada care a filmat serată.

Legaturi câtre :

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Ma tournée en Roumanie

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas : le passage 2021-2022 a été plein de spectacles, celui 2022-2023 m’a fait comprendre que je pouvais entamer des tournées.

La première tournée en 2023 s’est effectuée chez Alexandre. Je la raconte ici.

La seconde se passe en Roumanie, chez mon amie Liliana. Elle fait partie du paysage de ma vie depuis toujours, pour ainsi dire. Cette fois-ci, une force me pousse à aller à Bucarest en plein hiver, fin janvier, et cela tombe bien, c’est son anniversaire. C’est donc l’occasion de lui présenter mon spectacle. Elle connaît mon travail et déclare sa scène ouverte pour moi !

Arrivée à Bucarest. Au moment où j’ai fait la réservation du billet, je me suis dit que j’allais revivre un de ces vrais hivers et me réjouissais de l’expérience, tant à Neuchâtel on a souvent des hivers sans neige. Au moment du vol, la météo a annoncé une période entre 1° et 4° . Flûte ! me suis-je exclamée, mais le plaisir de revoir mes amis l’a emporté. Et, et, et, devinez ? La météo a soudainement changé et il a neigé au point d’encombrer les rues et les trottoirs. Les machines de nettoyage déblaient la rue et déversent la neige sur le trottoir… Je me suis retrouvée comme il y a des années en arrière. Bien sûr, Liliana a trouvé que ma veste n’allait pas du tout et est allée dans son armoire me choisir une fourrure avec laquelle j’ai eu beaucoup de succès !. J’étais vraiment à la maison. Cette chaleur, cette bienveillance spontanée me manquent parfois. Autrefois, quand quelqu’un avait besoin de cinq lei (le niveau de vie n’était pas le même, aussi vais-je dire, Fr 10.- de nos jours ), les amis étaient là pour aider. En Suisse, c’est différent. J’ai donc eu une magnifique fourrure tout le long de mon séjour.

Il est vrai que je n’ai qu’à aller à La Chaux-de-fonds ou à la Brévine pour avoir un vrai hiver, mais là les trottoirs ne sont pas pleins de neige et le crivăț, un vent qui vient de Russie et qui souffle parfois à 30-35 m/s et qui transforme les flocons de neige en petits blocs qui vous tapent sur le visage (quand il est à découvert, aurait ajouté l’écrivain Alphonse Allais) ne souffle pas. Malgré cela, j’ai vu des personnes âgées, avec des paquets aux bras, courir en pleine neige pour attraper le bus dont la plateforme se trouve à hauteur des genoux et sur laquelle elles montent avec aisance ! Je me dis qu’en Europe, à force de tout simplifier et de supprimer les obstacles, les gens ne peuvent plus faire d’efforts.

Théâtre Liliana.

Mademoiselle Ming Ming. C’est mon arrière-grand-mère qui me l’a faite à l’âge de 105 ans ! Elle a l’air un peu sérieux, mais sans cela elle ne serait pas Mademoiselle Ming Ming. Quand elle a su que j’allais à Bucarest, elle m’a dit qu’elle serait du voyage mais qu’il lui fallait un manteau et j’ai dû m’exécuter.

Préparation de la scène. Cela s’est fait en un tourne main. J’avais déjà fait un spectacle sur la terrasse de Liliana et elle avait gardé le fond de scène qui cette fois a servi à couvrir la fenêtre. J’avais pris mes lumières d’effets spéciaux et les prises nécessaires.

La compagnie d’aviation. J’avais prévu de prendre d’autres lumières qui mesurent 120 cm de hauteur, mais la compagnie n’admet que des objets d’au plus 118 cm de hauteur. J’ai appris que si j’avais eu une guitare de 150 m par 40 cm de large, j’aurais pu la prendre, mais les lumières ne figurant pas sur la liste… Je me dis de plus en plus souvent que notre Dürenmatt national n’aurait pas dû mourir, parce qu’il y a tellement de choses « drôles » dans les deux sens du terme. Il faut un certain contrôle de soi pour simplement observer sans s’encombrer de jugements. J’ai dû m’adapter et, devinez, je sors gagnante parce que j’ai trouvé une solution plus simple et plus légère pour mes futures tournées. Finalement, je dois remercier la compagnie d’aviation ! C’est une belle leçon.

Un public de choix. Mon amie a invité son fils, Ion Bogdan Ștefănescu (Ionutz, pour ses amis), le meilleur flûtiste du pays, la fille de ce dernier, Maria, styliste de mode, Ada Vertan, productrice d’émissions à la télévision et de films, Mihai Ispirescu, son compagnon, dramaturge à succès, ancien directeur du Théâtre National ainsi que de la très fameuse revue satyrique et d’humour Urzică (L’Ortie) et Marie-Louise Svoboda, un médecin dentiste. Quant à Liliana, elle a eu une première vie en tant que secrétaire et adjointe de l’ambassade du Venezuela à Bucarest et dans une seconde vie est traductrice d’espagnol en roumain. Elle a traduit une vingtaine de livres. Je disais que je la connaissais depuis presque toujours, je viens d’apprendre qu’au lycée était forte en physique, la seule élève qui résolvait tous les problèmes ! J’adore la mathématique et la physique. Bien que nous soyons amies de longue date, je la regarde avec une autre admiration. De plus, elle aurait choisi comme première langue à l’université le latin, car c’était son point fort ; le sort l’a poussée vers l’espagnol. Ada n’est pas en reste, adolescente, elle a été passionnée par l’astronomie et la photographie. Son professeur lui avait fait un télescope, mais c’est lors d’un voyage à l’étranger qu’elle a dû choisir entre un télescope et un appareil photo. Pour le télescope, elle avait, comme déjà dit, une solution et c’est la photographie qui l’a menée de fil en aiguille vers la production de films. J’en reviens à Liliana qui parle aussi le français et à qui j’ai eu le plaisir d’offrir Ni vent ni nouvelle de Chambaron, et J’ai un mot à vous dire ainsi que J’ai encore un mot à vous dire de Jean-Loup Chiflet, deux personnes qui occupent une place de choix dans mon monde. Je lui ai lu un début du premier livre de Jean-Loup et elle a été conquise. Je vous dis, j’ai eu un public de choix ! Cela aussi me manque.

Le spectacle. Les choses se construisent avec le temps dans mon monde. Aussi mes spectacles de danse sont actuellement de la danse-théâtre et le titre est « Spectacle intimiste de Zully ». S’il est intimiste, c’est que ce n’est pas formel et que donc on est pour ainsi dire dans l’intimité d’une famille et en famille il se passe des choses, des histoires qui restent « entre nous ». Que peut-il se passer ? Des changements de costume, des placements d’accessoires et plein d’autres choses dont certaines dans une dimension imaginaire.

Déroulement du spectacle. Chaque fois que je danse dans un autre cadre, c’est une expérience qui m’enrichit. Cette fois, le public était assis en deux tiers de cercle et il a fallu en plus de m’adapter à un espace différent du mien, penser à ce que les spectateurs voyaient. Dans ce genre de spectacle, le public est proche de la scène, j’entends les respirations, les rires, les plaisirs, les silences. Parfaitement, on peut entendre les silences. Ils disent tellement de choses…

Durée du spectacle et suite. Le spectacle a duré 45 minutes. Lorsqu’il se déroule dans mon studio, on se réunit ensuite dans la salle autour d’un verre. Cette fois-ci, c’est Liliana qui a préparé un repas comme on en préparait autrefois. Elle a passé des heures à la cuisine, même des jours. Il n’y a rien d’autre à dire sinon que c’était très bon. J’ai bu de la tsuica alors que les autres ont pris du vin. J’aime la vodka en Russie et la tsuica en Roumanie. Elles ont un goût particulier sur place. C’est psychologique, mais voilà, chez moi, à Neuchâtel, je ne peux les boire. Il me faut l’atmosphère, et pas n’importe laquelle, celle de mes amis d’autrefois. On a fini au champagne et donc ma tête le lendemain m’a quand même fait savoir que c’était bien assez une fois.

Critique du spectacle. Le premier à avoir dit quelque chose a été Ionutz : « La prochaine fois, tu danses sur MA musique ! » Tout le monde l’a entendu et ri ; le compliment m’a portée aux anges. Je laisse Liliana parler : « Bravo! C’est un spectacle qui sort du commun, une surprise agréable pour mes invités qui t’ont beaucoup appréciée et applaudie avec enthousiasme. Ils m’ont félicitée pour la surprise que je leur ai faite. Je peux te le dire maintenant que tu publies l’article. Je voudrais aussi te dire que tu écris très bien, je te l’ai déjà dit, mais je le répète pour que cela entre dans ta tête ! »

Les tables de Liliana.

Dès mon arrivée, Liliana a mis de très bonnes choses sur la table. Le jour de son anniversaire-spectacle, elle a mis sur les assiettes les pièces en chocolat que je distribue à mes amis et connaissances en début d’année.
En les distribuant, je précise bien qu’il ne faut pas les mélanger. À vous de voir ce que cela vous dit…

Après le spectacle. Des amitiés se nouent et Ada m’invite à aller voir une exposition de manuscrits inédits de Mircea Iliade. C’était au musée de la Littérature roumaine. C’est impressionnant de voir de tellement près des documents qui ont appartenu à quelqu’un d’autre dans d’autres temps. La notion du temps me fascine aussi. Il a écrit passablement de choses en roumain et j’ai pu les lire facilement. Ești tare ! (Tu es formidable !) s’est exclamée Ada. Là, j’ai eu l’impression de passer un examen.

Comme vous le voyez, dans mon monde tout fait partie du tout. Je veux dire que mon spectacle sert de lien pour bien des choses. En général, c’est la conversation après le spectacle qui fait cela ; cette fois-ci, j’ai l’impression que c’est tout Bucarest qui a été présent à mon spectacle. Ce n’est pas vraiment une image, car, je vous l’ai dit, mon public était un public de choix.

Bucarest et l’électricité. Je sais, je suis insatiable et admiratrice de l’histoire en général. Je ne peux laisser passer ceci : en me promenant dans Bucarest, je trouve cet écriteau près de l’université.

Fin de la tournée.  Ionutz a un concert à la Salle de la Radio. Il nous invite. Je m’apprête à y aller avec le sac acheté à Paris, celui où je mets plein de choses, mon ordinateur compris, et que je trouve beau. Il me rappelle Paris, cette ville que j’aime. Liliana me regarde et me dit : « Tu ne vas quand même pas y aller avec cette plăcintă (il n’y a pas de mot en français, mais c’est comme si on disait ce sac de patates) !  » et elle me donne un vrai sac de dame. J’en ai à la maison, mais n’ai pas pensé à aller à un spectacle autre que le mien… Le concert est magnifique et Ionutz a eu beaucoup de succès auprès du public. C’est normal, il joue comme il est, un être d’une belle âme ! Il soulève l’admiration partout où il va.

J’ai eu de la peine à prendre Ionuț en photo parce qu’il y avait le micro juste devant lui.
On ne peut dire que Ionutz est en chair et en os, mais c’est presque le cas !

Quelques mots au sujet de Ionutz : je l’ai dit, il est le meilleur flûtiste du pays. Liliana, sa mère y est pour beaucoup car elle a fait tout ce qui était en son pouvoir afin de lui donner les meilleurs atouts pour sa profession. Elle est payée en retour par le talent du fils, un talent réel et reconnu par les plus grands dont Sir James Galaway, le fameux flûtiste reconnu mondialement et citoyen d’honneur suisse. Il n’y a pas besoin d’en dire plus. Quand on a fait peu de choses, le CV peut remplir cinq pages, quand on a atteint le sommet, il suffit de donner son nom. C’est aussi le cas de Ionutz, mais cela vaut la peine de dire qu’il a fait son master aux États-Unis, son doctorat à Bucarest et qu’il participe à plein de concerts et programmes de musique. Il est le soliste de La Philarmonique de Bucarest ! Il tient la chaire de flûte à l’université. La muse de la poésie s’est dit qu’elle allait égaler ses dons de musicien en l’inspirant au point qu’il a écrit plusieurs livres de poésie dont le dernier fait déjà partie du patrimoine national. Il ne vous reste qu’à aller sur sa plateforme pour voir qu’il vit pour la musique et la poésie !

Je reprends le fil de mon histoire. Je raconte une de mes aventures à Liliana : je voulais apporter mon concours à un écrivain (parmi mes passions, il y a celle de la langue en général et du français en particulier) afin d’éviter quelques coquilles dans une réédition de quelques-unes de ses oeuvres et il répond que l’éditeur n’a pas le temps. Je peine à trouver une réponse et lui écris :

« Je disais que je cherchais un écrivain pour donner forme à votre annonce au sujet de l’édition de vos livres sans modifications.

« Un esprit qui passait par là s’est dit qu’il allait pouvoir m’aider parce qu’il avait aussi envie de voir, voir, réellement voir ses vibrations, informations, idées, écrites et ensuite les entendre vibrer ! 

« Voici donc que la première chose qu’il m’a dite c’est qu’il faillait vous remercier parce que j’avais appris pas mal de choses en vous lisant et en révisant le texte.

« Il m’a aussi dit que si je me sentais dépitée, découragée, triste (ces émotions ne sont pas réellement de son domaine et c’est pourquoi il n’arrive pas à trouver le mot juste), dans un autre monde la chose se fait et cela devrait m’apporter une certaine sérénité.

« Un autre esprit m’a dit hier soir de continuer à lire l’un des 26 livres écrits par vous et qui se trouvent chez moi sans compter les quelques autres publiés par vos éditions. Il m’a dit que c’était ce qu’il convenait de faire parce qu’il faut toujours rester debout. J’ai donc commencé Titre du livre (afin d’éviter de mettre qui que ce soit en mauvaise posture dans cet article, je ne donne le vrai titre). J’ai bien fait. Une fois de plus, je vous trouve délicieux.

 « Le même esprit, il doit être spécialisé dans les émotions, à moins que ce soit celui spécialisé dans les espoirs, m’a dit que j’allais quand même vous revoir et que c’était cela qui était le plus important dans cette dimension.

 « Bref, tout cela a remué bien des esprits. »

Commentaire de Liliana : Très belle réponse. Tu es toujours entourée d’esprits bénéfiques qui guident tes pas dans des dimensions qui t’enrichissent. Tu es vraiment à part !

Prochaine tournée à Bucarest. Il est prévu que la prochaine fois, je danserai pour un public où il y aura, entre autres, une autre amie de longue date, Ileana Iliescu, la danseuse étoile de mon époque !

Fin, enfin ! La maison de Liliana est pleine de trésors : tableaux, sculptures, objets décoratifs. J’aime les miroirs, les reflets dans les miroirs, les icônes. Cela faisait longtemps que je n’en avais vus. Voici un montage.

Tout cela respire l’harmonie, la beauté, choses qui nourrissent l’âme.

Remerciements à Liliana qui a demandé à Ada de filmer la soirée !

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Suite inattendue du cours danse classique et imagination : une tournée !

On le sait et on l’oublie, la vie est pleine de surprises. Le cours fini, Alexandre, l’un des participants qu’on peut très bien qualifier de grand tant il mesure de cm (196 !), invite le groupe chez lui : promenade à cheval et repas. au menu Je propose mon spectacle. Il vient voir au studio et se dit partie prenante !

Un cercle qui se ferme. Je disais dans un autre article que j’avais l’impression de fermer un cercle. En effet, au début de ma vie d’artiste, j’ai présenté mes spectacles toute seule, puis, longtemps, en compagnie de mes élèves et maintenant, je reprends le même chemin. Il y a du nouveau : les tournées. Bon, c’est la première, mais une autre va suivre à Bucarest.

Des étapes. Il y a bien des étapes à franchir avant d’arriver sur le lieu de la tournée. Je vais simplement mentionner que l’artiste, l’interprète des danses, doit aussi se mettre dans le peau du technicien de scène et penser à prendre les lumières qu’il faut et bien les emballer, du régisseur en préparant la bonne version des numéros sur l’ordinateur, de la couturière en vérifiant que les costumes sont en parfait état, de l’accessoiriste en vérifiant que les accessoires sont aussi en parfait état et que rien ne manque et forcément, recoudre, réparer ou changer ce qu’il faut.

Trajet. Il s’agit d’aller Aux Converts, à Renan, dans le canton de Berne. C’est tout une expédition parce que l’autre participante qui m’amène, Anne, connaît peu cet endroit qui pour elle est presque en Sibérie. Pour moi, en cette fin du mois de janvier, c’est l’occasion de voir de longues étendues de neige et je me dis qu’on est vraiment en hiver. Nous mettons plus de 40 minutes pour y arriver. Pour le retour ce sera 25 parce qu’Alexandre a indiqué à Anne par où il fallait sortir de l’autoroute. J’ai aussi eu l’occasion de rouler dans une voiture moderne, celle où j’avais l’habitude de circuler était celle d’André, feu mon compagnon, une Jaguar. La voiture d’Anne a des programmes et peut même chauffer votre siège et le volant. Je me suis dit que j’avais l’impression d’être au xxie siècle ! Le matériel et nous sommes arrivés en parfait état. On a eu juste le temps de saluer Alexandre, de poser nos affaires et on est allés voir les chevaux. Auparavant, on a fait connaissance avec Bingo, le chien de garde qui est plus que gentil, un amour qui ne demande qu’à être caressé.

Olympiade et Aldebaran. J’ai fait connaissance des deux chevaux. Je me suis dit qu’il fallait que je me présente et ai tendu le dos de la main à Olympiade. Elle m’a humée et a léché la main. J’ai eu l’occasion de voir combien un cheval est grand et quelles merveilles la nature, la création s’est donné la peine de faire. C’est un émerveillement partagé par Anne. J’avais aux poignets une sorte de manchons fabriqués maison. Ils sont amovibles et peuvent aussi bien servir de décoration que pour tenir chaud aux poignets ou aux doigts et qui m’évitent de porter des gants, lesquels peuvent parfois être incommodants lorsqu’on doit manipuler des choses. Tant Olympiade que son compagnon en ont aimé la texture. Aldebaran n’a pas léché la main mais l’a mordillée avec les lèvres, je ne peux écrire qu’il m’a pincée ni qu’il m’a mordue ; moi qui aime les mots, il faudra que je voie s’il y a un verbe pour cela, mais mordiller me va pour le moment. J’ai trouvé ce geste, de la part du cheval, attendrissant. Je me demande s’il me disait quelque chose. En tous les cas, j’ai été saluée de façon différente par les deux chevaux.

À cheval. C’est vite dit « à cheval », mais un cheval, comme déjà dit, est grand, très grand et pour le monter… Je suis grimpée sur les barrières de l’enclot et ensuite ai pu m’installer sur Olympiade qui avait une selle anglaise (sans pommeau) et Anne sur Aldebaran qui avait une selle western (avec pommeau). Heureusement qu’Alexandre tenait les chevaux par une bride parce que quand même… on n’a plus les pieds sur terre et on est sur quelqu’un dont ne on connaît pas la langue ! et il a guidé les chevaux. En cours de route, il nous dit que les chevaux aiment galoper dans la neige et j’ai le sentiment qu’il accélère le pas ou est-ce le cheval d’Anne qui a compris les mots d’Alexandre ? En tous les cas, les chevaux sont allés un peu plus vite, surtout Aldebaran, et j’ai vu Anne monter et descendre sur sa selle western. On a bien ri après, mais sur le moment on n’en menait pas large. J’ai demandé à Alexandre si on pouvait rentrer, mais à l’évidence ce n’était pas ce qu’il considérait une promenade et a dit qu’il fallait aller sur d’autres terres… On n’a pas eu le choix que de suivre et tout à coup, il a monté un talus et là, nous nous sommes dit que les chevaux allaient galoper pour de bon… Bref, une vraie aventure.

Descente du cheval. Pour entrer et sortir de l’enclot, il y a une barrière et quand on passe d’un endroit à l’autre, il faut baisser la tête. Anne est entrée avant moi et Alexandre a aidé Anne dont la selle commençait à glisser afin de lui éviter une chute (on disait Western ?) ; pendant ce temps, Olympiade est restée devant la barrière. Tout à coup elle a avancé et je n’ai eu le temps que de pencher le corps en arrière pour éviter un choc sur le front. Cela s’est fait tout seul. C’est ce qu’on appelle un mouvement instinctif : on ne réfléchit pas, on fait. Il n’y a pas eu de peur non plus, c’est un moment à part. En y réfléchissant, je me dis que ce mouvement cadre avec la danse que nous avons travaillée au cours : la valse. Il faut toujours un partenaire pour valser. En l’occurrence Olympiade. Il faut aussi un tempo, qui dans le cas que je décris est passé de pause musicale à presto ! Nous sommes restées unies dans les deux et donc nous avons valsé !

Ah, oui la descente. Une fois Anne sur terre, Alexandre vient vers moi et me dit de sortir les pieds de l’étrier. On a bien essayé de pousser Olympiade vers les barrières pour que je puisse descendre seule… mais là, elle n’a plus voulu valser. Bon, Alexandre me dit de m’appuyer sur lui et de me laisser glisser. Je m’exécute, mais il a rigolé en me voyant faire. Anne n’a pas raté l’occasion et a pris une photo. Je me demande si elle n’est pas journaliste dans l’âme !

Ah, les mots ! Je pense me laisser glisser, or pour Alexandre, il aurait fallu que je lève la jambe gauche, la passe au-dessus du cheval et descende avec les deux jambes parallèles au lieu de faire une sorte de grand écart. La seule chose que j’aie sentie, a été le doux frottement de mon pantalon à la selle.
Un escalier solide et plein d’histoire !

Visite de la propriété. On a fait connaissance avec tout un monde animalier : des chèvres, encore d’autres chèvres naines ainsi que du grenier où Alexandre dépose le foin, et pas qu’un peu ! Pour monter à cet endroit, il précise que les jolis escaliers que j’admire avaient fait partie de l’une des fabriques de chocolat Camille Bloch. Cela les rend chères à mon coeur. Tout a une histoire, la moindre particule que nous voyons a été déjà valsé lors de la création du monde, mais savoir que ces escaliers ont appartenu à Camille Bloch me fait presque me promener dans un autre temps. Je viens de voir que la fabrique a été créée en 1929 et qu’elle en est à sa troisième génération de représentants de la famille. C’est absolument fantastique. J’aime les histoires des entreprises familiales d’autant plus si elles sont suisses. C’est comme si je me découvrais une nouvelle racine.

Le spectacle. Nous nous y mettons les trois pour créer une scène de circonstance et je fais mon spectacle. Le hasard, ce hasard qui me suit comme une ombre, fait que la chambre du fils d’Alexandre communique directement avec la « scène » et je peux effectuer mes changements de costume et de mise en scène très simplement. Le spectacle s’est bien déroulé et pour moi l’expérience : danser dans un lieu que je n’ai jamais vu, sur un sol dont je n’ai pas l’habitude et devant un public que je n’ai pas choisi est une expérience qui me fait grandir. De plus, j’ai dû adapter l’une de mes danses parce que je ne peux pas prendre tout le matériel que j’utilise sur ma propre scène. Cette modification me simplifie la vie et me permet d’ajouter d’autres mouvements intéressants. Bref, les variations et changements dans la vie apportent souvent du bon !

Un spectateur inusité. Bingo, le chien a aussi voulu participer et l’a fait savoir. S’il a dormi un moment – quand même, pourquoi me plaindre ? La musique lui a fait du bien au point de pouvoir se laisser à dormir – il a regardé le reste sans bouger. C’est un vrai passeport pour moi !

Le repas. Il a été somptueux. On a eu des chips de choux kale ! Jamais vu auparavant et Anne non plus. L’autre plat est un curry de pois chiches et courge au lait de coco avec du gingembre et du cumin. Un autre délice. Le premier était croquant et le second fondait sous la langue…. Je vous mets les deux photos envoyées par Alexandre. Il y a eu en outre des betteraves rouges avec une crème de vinaigre balsamique, des raisins et je ne sais quoi encore. Anne a bien fait la différence des ingrédients… Je suis admirative.

Montage. J’ai voulu faire un montage et cela a donné…

Une image digne d’oeufs de Pâques russes ! Je ne peux me vanter de rien, je n’ai fait qu’utiliser ce qu’on m’a donné.

Dessert. Un autre délice composé de compote de pommes, des prunes et de séré, avec à chaque fois des subtilités. Pour en savoir plus, il faut vous faire inviter par Alexandre !

Une autre invitée. Parmi les invités, il y avait aussi la fille d’Alexandre. Je trouve intéressant que les enfants connaissent les divers milieux dans lesquels les parents évoluent. Cela donne une autre vision. C’est une adolescente qui s’intéresse au domaine de la santé, qui fait du sport, qui est ouverte et qui aime préparer les repas qu’elle mange quand elle est en formation. On se demande de qui elle peut bien tenir !

Suite et fin. Pas de problème pour trouver des sujets de conversation ! On a continué jusqu’à près de 23 heures et Alexandre devait encore s’occuper de son écurie… Chacun est rentré chez lui plein de bonnes choses tant dans le corps que dans l’esprit.

Image représentative de ces bonnes choses : une très belle photo qu’Alexandre a pris de ses chevaux. Je précise qu’Aldebaran vient d’Irlande. On comprend mieux son tempérament fugueux.

Il suffit d’entrer dans l’image…

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À vos pieds !

Ce cours a été créé sur demande.

Anne, une participante à un autre cours aimait bien la partie dédiée aux pieds et m’a dit qu’elle pensait qu’un cours sur le sujet serait très bienvenu. Après réflexion, voici ce que je propose.

Les pieds. Ils nous portent toute la journée, toute notre vie ; ils sont des pistes d’atterrissage et de départ pour bien des circuits, dont le sanguin. Il y a bien des choses que les pieds peuvent raconter si on les écoute, si on les observe.

Différentes formes de pieds (remerciements aux propriétaires du magasin Marti Sports pour le prêt ) : plats, normaux, cambrés. Montage de Zully.

Contrairement à ce qu’on croit, ces formes ne sont pas une fatalité, une empreinte inamovible comme celle d’une empreinte digitale. Ces formes sont dues à la façon dont les muscles, les os, tout ce qui les compose se répartit à la suite d’un parcours de vie. Les pieds racontent bien des choses sur notre vie ; ils sont vivants et tout ce qui est vivant peut se modifier.

Que faire avec les pieds ? Je propose de les masser, de les caresser, de les écarteler, de les muscler, de les assouplir, bref d’utiliser bien des verbes de notre dictionnaire, au propre comme au figuré, pour qu’ils fonctionnent bien, pour que le parcours de notre vie soit plus aisé. Il sera question d’anatomie, de méridiens, de chaînes musculaires, de réflexologie, et, last but not the least, du rôle de la pensée.

Le français. On fera aussi des voyages autour d’expressions comme : avoir les pieds sur terre, attendre quelqu’un de pied ferme, etc. Selon les participants, on pourra aussi faire des voyages « avec les pieds » dans d’autres langues.

Les exercices pour les pieds. J’ai introduit des exercices pour les pieds dans tous les cours relatifs à la danse et au corps. J’ai bien observé les participants et lorsque l’on fait des exercices spécifiques pour les pieds, il arrive qu’ils prolongent cette partie ; Anne est le révélateur de ce nouveau cours. Moralité : on a toujours besoin des autres ! Il ne me reste plus qu’à la remercier.

Annonce du cours dans le journal de la Ville :

J’ai agrandi la partie relative à mes cours. Je remercie le journaliste dont le descriptif l’a fait penser à « redécouvrir l’architecture de son corps ». C’est une belle image.

Mise à jour de mes activités. En effet, je viens de les mettre à jour et ai introduit une diapositive au sujet de ce cours créé cette année. J’ai mis que nous allions visiter les pieds. J’aime les langues et le français en particulier. Aussi, suis-je allée chercher la définition de ce verbe et ai trouvé : « Aller voir en détail une ville, un monument, un musée, par dévotion ou par curiosité. S’assurer que les choses sont dans l’ordre où elles doivent être ; inspecter. (Désuet) Aller voir quelqu’un chez lui sans séjourner. » Wikipédia et le dictionnaire de l’Académie française sont d’accord. Ils disent exactement ce que nous faisons au cours !

Liens sur le sujet :

Autres cours au sein de Midi Tonus :

Ma banque + billets de banque et actions (en cours)

Je ne pense pas être une personne attachée à l’argent, quand même lorsque santé et argent vont de pair, c’est une belle affaire !

Je ne sais ce qui m’a poussée à garder un certain nombre de choses, leur forme ? leur couleur ? leur symbole ? Je crois que ce doit être un tout, ces choses-là ont joué un certain rôle dans notre histoire. L’histoire, considérée comme une branche secondaire lors de mes études, me semble être primordiale. Tout émane d’elle. Je suis bien née hier, mais il y avait un avant-hier dont je suis le résultat et redevable.

En faisant de l’ordre dans mes affaires, je retrouve certains billets de banque. Certains, je ne sais depuis quand je les ai, mais à Noël 1982, l’UBS avait fait cadeau à ses clients d’un calendrier avec d’anciens billets de banque. J’avais gardé le tout. Maintenant que j’ai une plateforme, je me dis que c’est l’endroit pour l’exposer à côté d’autres choses du même genre que j’ai collectionnées au long de ma vie.

C’était en 1982 !

L’étonnement, la surprise, une joie profonde : c’est tout cela que j’ai éprouvé en voyant les billets de banque si bien encadrés. Je ne peux expliquer ma réaction. Encore maintenant, j’éprouve une sensation semblable. Il y a quelque chose de lié à la finesse de la présentation, au soin avec lequel celui ou de ceux qui les ont conservés et trouvés et, plus loin encore, autre chose qui doit être lié à ceux qui les ont eus en main, utilisés, vécu avec eux, à l’histoire qui nous a construits et, je répète, à laquelle je suis redevable. C’est tout un symbole.

Shanghaï.

Shanghaï, 1914.

L’Allemagne.

Marks allemands, 1910.
Marks allemands, 1910.
Marks allemands, 1920.
Marks allemands, 1920.

Les photographies. Je fais passablement de photos et si je m’y prends à deux ou trois reprises c’est pour avoir un autre angle ou parce que je m’y suis mal prise, mais c’est rare. Cette fois-ci, j’y dû faire plusieurs fois les photos ainsi que les montages. J’aurais pu laisser l’affaire ainsi, mais il me semble que la chose (en l’occurrence, le billet) me dirait : tu voudrais qu’on te laisse n’importe comment ? Et alors là, je ne peux que recommencer. Le plus compliqué a été celui ci-dessus. L’autre est celui d’en bas et j’avais le choix : belle photo toute plate mais peu lisible ou alors, chiffonnée et claire.

À propos du billet de Zwei Millionen Mark, vous remarquerez qu’au dos il n’y a pas d’inscription ni de signe… je suppose que « deux milllions » étaient suffisamment clairs pour ne pas avoir à se justifier par un dos !

Ici on est en 1923

La Russie. J’ai un faible pour la Russie. C’est ainsi. C’est comme l’amour, dans le cas présent c’est une histoire d’amour, et l’amour ne s’explique pas.

1898. On est au début de l’époque du règne de Nicolas II. Billet d’un rouble.
L’inscription dit que le montant est équivalent à une pièce d’argent de la même valeur.

L’inscription : oui, je me rappelle qu’au cours d’histoire, le professeur nous avait dit que les gens, au début de l’introduction des billets de banque, s’étaient montrés sceptiques parce que quand même le métal est le métal et le papier… du papier. Je trouve fascinant le monde des symboles et des croyances.

Les billets de 50 kopecks. Je voudrais pouvoir lire dans ces billets toute l’histoire qu’ils portent. 1915, c’est vers la fin de l’époque de Nicolas II, époque qui annonçait la fin d’une période et le début d’une autre. Nous en sommes au même point.

Remerciements. Ils étaient sous-entendus, mais cela vaut la peine de remercier directement ceux qui ont pensé à faire ce calendrier, ceux qui l’ont composé, ceux qui ont assemblé les billets, ceux qui les utilisés sans les abîmer, ceux qui les ont fabriqués, ceux qui les ont conçus, ceux qui ont travaillé pour leur donner une valeur, etc. Les remerciements forment une chaîne qui m’amène souvent à la création de l’univers. C’est un exercice que je pratique et qui me fait prendre conscience que tout fait partie du tout, du un. Il va de soi que les actions qui suivent ont droit au même traitement !

DES ACTIONS

J’avais mis ensemble les billets et des actions de chemins de fer. Les chemins de fer, je crois bien que j’ai acheté ces actions lors d’une vente organisée au Bureau international du Travail pour un bénéfice social dont je ne me rappelle pas le but. Mais, ces actions m’avaient attirée. Les chemins de fer sont le premier grand bouleversement industriel ayant des répercussions très rapidement sur tous les domaines de notre culture. Je pense parfois à ces moments, moments où ceux qui transportaient des marchandises et des passagers sur la route ont dû cesser leur activité car dépassés par le chemin de fer. Je me suis souvent dit que cela devait nous servir de leçon pour prendre soin de ceux qui « restent » sur la route quand on introduit des changements. Il semble que là aussi on en soit au même point.

Voici des actions de la Société générale des chemins de fer économiques, S.A. (France), 1880. La société a été constituée suivant l’acte passé devant Me Duplan, notaire à Paris, les 7 et 9 juillet 1880 et les assemblées générales des 7 et 15 du même mois. D’après ce que j’ai compris, il s’agit des réseaux secondaires en France. Jusque là, c’était l’Etat qui assurait les investissements d’infrastructure, avec ce nouveau moyen de locomotion, la chose change.

Le document n’est pas en très bon état, aussi, ai-je dû faire un montage, mais le tout y est.

Voici les actions de la Société nationale de chemins de fer en Colombie, S.A. dont le siège était situé à Bruxelles, 1923. La société a été constituée par l’acte passé devant Me De Leener, notaire à Saint-Gilles-lez-Bruxelles, le 3 août 1923. Les parts sont de 200.- francs chacune. La Colombie et la Belgique ne sont pas frontalières, mais les capitaux ont leurs caprices !

Mon diplôme d’économiste. Je n’ai pas l’âme marchande, mais l’histoire et le chemin économique vont de pair. La plupart des emplois que j’ai eus ont mis en relation le champ économique et le champ social, j’ai eu de la chance ! Maintenant que je photographie ces billest de banque et ces actions, je me dis que le sujet est passionnant. Ce sera pour une autre vie…

Liens vers des articles liés à ma banque :

Liens vers des articles liés à mes histoires :

André Crelier – Vins Crelier – et commerce au centre-ville.11

Je connais André depuis des lustres, du temps où il avait son magasin à la rue du Seyon. Aujourd’hui, fin 2022, je le vois monter la rue du Château.

André monte la rue du Château. Il pousse son chariot. Je suis derrière lui et lui dis :

  • Sais-tu que tu pousses un chariot vide ?
  • Oui, je vais le remplir.
  • Tu as l’air vraiment en forme !
  • Oui, je fais des kilomètres et porte des tonnes de cartons.
  • Les gens ignorent que dans leur vie courante, ils peuvent trouver plein d’exercices qui leur permettraient de garder la forme.
  • Absolument. J’ai eu une hernie discale et je n’ai eu recours à aucun médicament !

Mon intérêt est tout éveillé. André me raconte que bien des gens, lorsqu’ils ont un petit pépin de santé prennent tout de suite des médicaments, se font opérer, alors que l’on peut faire tellement de choses soi-même !

Je suis ébahie. Je n’aurais jamais pensé qu’André pouvait avoir une telle attitude. Je lui raconte qu’un monsieur, passablement âgé, est tombé chez lui, mais sans rien se casser. Que disent le corps médical et les proches ? Qu’il faudrait vraiment faire attention parce qu’on a vite fait de se casser le col du fémur à son âge. Résultat, le monsieur a peur de marcher sans aide. Je lui dis alors que la peur est l’une des pires maladies, ensemble avec celle du doute, pour nous. Je lui dis alors qu’il peut faire des exercices simples pour redynamiser son corps et regagner confiance. Je les lui montre. J’ai de la chance de suivre des formations chez un médecin qui prône ce genre d’exercices et que je transmets lors de mes cours.

Que dire sur l’attitude du corps médical, de façon générale, et de celle des proches ? Je me dis qu’ils sont pleins de bonnes intentions mais qu’ils pourraient aussi voir les choses autrement. J’ai rencontré des personnes âgées qui avaient des articulations en meilleur état que les miennes, d’autres qui étaient en parfaite santé, et des jeunes qui ne vont pas bien. Bien sûr, il y a les statistiques. Mais, si on s’intéressait non pas aux effets, mais aux causes ? On serait surpris.

Alors, la hernie, c’était où ? Entre la 4e et 5e lombaire, répond André. Il raconte qu’il ne pouvait plus marcher et que les douleurs étaient presque intenables. Il va chez le médecin qui lui donne une boîte de cortisone, André ne la prend pas. Il se dit qu’il doit y avoir un autre moyen. La douleur, il la résiste. On lui parle de physiothérapie.

La douleur. Elle est un signe du corps, je ne comprends pas toujours pourquoi on doit la masquer. Je raconte à André que j’ai dû aller aux urgences pour une main brûlée et que le médecin m’a dit de prendre je ne sais plus quoi contre la douleur. Je lui ai dit que cela ne me rendrait pas service et que je voulais savoir jusqu’où cela allait. André me dit qu’il est très résistant à la douleur. Je suis admirative. Je rencontre peu de gens comme lui.

Un jeune physiothérapeute. André tombe sur un tout jeune physio, 27 ans, mais qui se met à la place des patients et les écoute. C’est formidable. André raconte que lorsque le physio lui faisait des manipulations, il lui disait ce qu’il ressentait dans son corps et le physio adaptait les mouvements.

Le test. Les escaliers qui mènent de la rue du Pommier à celle du Château. André pouvait à peine monter les deux premières marches. Il s’est dit qu’i devrait pouvoir les regrimpet et un jour il l’a fait, même en courant !

  • Combien de temps pour ce faire ?
  • Trois mois.

Remerciements. Après cela, un matin André ne cesse de porter des cartons pleins de bouteilles de vin. Peu avant midi, il appelle le physiothérapeute :

  • Je vous appelle pour vous remercier. Je viens de porter des tonnes de cartons et tout va bien !

Eh bien ! C’est le genre d’histoires que j’aime à raconter sur ma plateforme, celui des gens dont l’exemple nourrit les autres. Je suis absolument ravie.

Je souligne les remerciements d’André envers son physio. La plupart des gens, dès qu’ils ont un problème résolu… oublient de remercier celui par qui la solution est arrivée. Chapeau ! Mais, je peux aussi lever mon verre et entrer dans le domaine de notre ami Crelier.

Liens vers des articles sur le commerce au cente-ville ou des personnalités de la ville :

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A Tale of Wishes in 2023

FRENCH VERSION

New Year is the occasion to make happy wishes.

Wishes and thought. Of course, wishes of New Year are nice ones. One should have only these kind of thoughts. But what interests me this time is the path taken by the wishes I received for this year 2023.

I sent my wishes that, this year, have a different form than the one of previous years.

I receive wishes labelled « Sweet and beautiful year ! » As on this very first day of the year I was running along the lake to take my traditional bath I tell myself that I am going to go with them into the water. At the moment the wishes came into my mind I saw them going into the water as colours. I have no precise words as they were not under a form of a shape, they were just colours. They spread off rather quickly. It was like a painting.

I was under the spell of the vision and it is the water of the lake that reminded or told me – for sure that is another dimension – that she was just frequencies, that the wishes too were frequencies and that they were meant to be together. That made me deeply happy. Even now, when I am writing the story, the sensation-vision remains the same.

Moreover. I also understood that those who will approach the water, as well as those who live under her, are going to benefit from these wishes.

The role of thought. I come back to the subject as everything we think of has consequences. What happened to me is like a fairy tale. So, each person who is going to read this story shall benefit from it and shall also receive my wishes !

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