Fête d’automne d’Hauterive 2022

Hauterive marque la reprise de mes activités de maquillage ! Et la reprise s’accompagne d’un renouveau.

Je remercie infiniment la Société d’Émulation d’Hauterive d’avoir pris contact avec moi alors qu’on ne se connaissait pas et de m’avoir engagée. La confiance est un bien précieux ; c’est comme une graine et elle donne de très beaux fruits. Après quatre ans d’absence, Hauterive retrouve sa fête d’automne organisée par les sociétés locales. Mes maquillages ont été offerts à la population altaripienne (voilà un nouveau mot dans mon vocabulaire !) par la société.

Deux ans sans activité, à cause de la pandémie, c’est beaucoup. J’ai eu de l’appréhension, car le monde change et je me suis demandé si mes mains allaient retrouver des gestes. En réalité, je ne sais pas comment se passent mes maquillages : j’ai une personne assise devant moi, le dos droit (cela est important) et le maquillage commence. Je ne réfléchis pas. Cela a été une nouvelle fois le cas. Oh ! Il a fallu négocier une fois ou deux avec des enfants et des parents. Je vous donne un exemple.

Une fillette de moins de 10 ans. Elle me demande de lui peindre je ne sais plus quoi. Je lui dis que je ne fonctionne pas ainsi. Elle insiste. Je lui explique que le métier de maquilleuse peut être fait de différentes façons, Il y a des maquilleuses qui ont des modèles et les copient en fonction de la demande. Comme je me trouve devant la Galerie 2016, je lui dis que les artistes qui exposent dans cet endroit font des oeuvres qui sortent de leur imagination et qu’on ne leur dit pas ce qu’il faut faire. Ils ne travaillent pas sur demande ; moi non plus.

  • C’est une blague ?
  • Non pas du tout. Je travaille ainsi ; les photos que j’expose présentent le genre, le style, qui est le mien. Mais, tu as le droit de faire comme tu veux, si cela ne te plaît pas, tu peux partir. Je ne vais pas me fâcher.
    • Arrive sa mère et elle demande comment cela va. Je lui explique et elle dit à sa fille qu’elle pourrait me laisser m’inspirer par elle et qu’elle pourrait avoir une jolie surprise.
  • Si le maquillage ne te plaît pas, tu peux l’enlever avec de l’eau. Cela ne m’est arrivé qu’une fois avec un enfant qui était très fâché pour je ne sais quelle raison ; cela fait des années et des années que je maquille et ce n’est arrivé qu’une fois.
    • Tout cela doit travailler dans la tête de cet enfant si raisonnant.
  • Alors, oui !
    • C’est un vrai oui. Je le vois dans le corps qui est détendu au moment où la fillette parle. Je lui fais le maquillage et quand elle se regarde dans le miroir, à la fin, elle s’extasie.
    • Alors, voilà ! J’ai eu une bonne négociation, elle a été ma première cliente après ces deux ans et elle a fait une expérience enrichissante de confiance. On retrouve la confiance, ce mot si joli. Tout ce qui nous arrive nous marque. Il me faut ajouter que j’ai demandé à la fillette ce qu’elle aimait faire le plus à l’école.
  • Réponse : Les maths.
    • Ce n’est pas étonnant.
  • Tu sais que le signe « égal » qu’on utilise pour faire les calculs n’a pas toujours existé ?
  • Je connais le + et le – mais je ne fais pas encore les calculs.
  • Mmm ! (je réfléchis). Alors, les chiffres qu’on utilise pour faire les calculs sont des chiffres arabes.
  • Ah, j’ai un copain de classe qui est arabe !
  • Bon, ce n’est pas lui qui les a créés, mais son peuple oui*.
  • C’est intéressant !
  • * En fait, les chiffres sont nés aux Indes, mais ce sont les Arabes qui les ont fait connaître.

Tout cela se passe pendant que je fais le maquillage. Et si je pose ces questions c’est non seulement parce que la fillette réfléchit avec des mots, mais parce que quelque chose en elle est réellement ainsi et que le maquillage que je fais est très ordonné ; en quelque sorte c’est lui qui me raconte des choses sur la personne.

Voici l’emplacement qui m’a été accordé. Cela tombe bien, je suis devant la Galerie 2016. Cela fait presque une année que je suis venue voir l’exposition de Martial Hunkeler. J’ai la surprise de voir que la personne qui s’occupe de la galerie aujourd’hui est une dame avec laquelle j’échange des mots de temps à autre à Neuchâtel. Elle m’offre de l’eau pour mes maquillages. Sylvain Villars, la personne avec laquelle mon engagement a été mis au point, m’apporte une table, sa table, que je couvre avec un plastique, deux chaises, ses chaises, et un chevalet, son chevalet, pour exposer mes tableaux avec des photos. Je me dis que la vie me traite bien. Puis, vers midi c’est Philippe Du Pasquier, le galeriste, qui me change l’eau et m’apporte même une réserve d’eau pour le cas où. Cela ne m’était jamais arrivé ! Vous penserez que ce ne sont que des détails, mais la vie est faite de détails, la matière est faite de très fines particules, d’énergie. Bref, je suis reconnaissante à toutes ces personnes.

Voici quelques photos que j’ai pu prendre. Je n’ai pas eu le temps de maquiller et de photographier tout le monde.

Une ado. J’ai été très touchée, parce que cette ado m’a demandé si « malgré son âge », je pourrais la maquiller. Bien sûr ! Pendant le maquillage elle me dit qu’elle m’a vue danser au mois de mai à la « Fête de la danse » ; elle-même fait de la danse contemporaine. On partage un autre art ! Je pense que cette jeune fille a du tempérament, elle se dit qu’elle ne voit que des enfants maquillés, mais que cela lui plaît et qu’elle pourrait peut-être aussi… C’est magnifique d’apporter une réponse positive à une ado qui se construit.

Des adultes. J’ai pu maquiller quelques adultes. Quelques-uns sont venus spontanément, d’autres se sont vus offrir mes services après leur enfant. Il y en a même un qui a dit « c’est mon premier maquillage ».

Et le renouveau ? Je ne saurais l’expliquer. Ce que je sais c’est que j’ai préparé avec un soin spécial mes affaires. Là aussi, les affaires ne sont pas que des choses inertes, sans elles, sans ceux qui les fabriquent et les vendent, je ne pourrais rien faire. Hauterive fait partie des endroits où j’ai maquillé il y a… fort longtemps. Retourner dans ce village si accueillant me fait ressentir un nouveau départ et une grande joie m’envahit.

Je disais que le monde change. C’est bien la première fois que je vois, sur le terrain public lors d’une fête, un conteneur pour recycler les bouteilles en plastique. Chapeau pour les organisateurs !

Lien vers l’activité : « Maquillage fantaisie ».

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La danse, toujours la danse, et un musicien de rue : Jean-François Beuchat

Les musiciens de rue de Neuchâtel m’ont souvent bien inspirée. C’est le cas avec un musicien que j’ai entendu hier en ville.

Un air de musique populaire, une marche très rapide. Voilà ce que j’entends en allant déposer une partie des costumes de mes spectacles que je viens de laver. Chaque année c’est le même exercice : mon studio est humide et je dois, chaque été, tout sortir, laver, mettre au soleil. Je m’approche du musicien et lui demande s’il a un CD :

  • Malheureusement pas ici, à la maison, oui.
  • Avec ce morceau ?
  • Il y a des musiques populaires, du classique, du clavecin…
  • Mais pas ce morceau ?
  • Non.
  • Vous pourriez l’enregistrer ?
  • Non… mais si vous avez un téléphone portable…
  • J’ai un enregistreur. On fait quand ?
  • Demain ?
  • Oui.
  • On se retrouve à cette place à 11 h ?
  • Parfait !

Le lendemain, soit aujourd’hui, j’arrive avec du retard. J’ai eu beaucoup de travail avec le lavage de mes costumes et ai très peu dormi. Mais, arrivée en ville, j’entends la musique de l’accordéon et me laisse guider par elle. On convient de se retrouver à midi. À 12 h 30, il faut qu’il quitte sa place de parc. C’est calculé un peu juste, me dis-je.

Sur le chemin. Je lui demande comment il en est venu à jouer de l’accordéon. C’est sa mère qui l’a initiié.

Enregistrement. Il entre dans mon studio, a un son d’étonnement et de plaisir en découvrant le lieu ; je lui dis de s’installer sur scène, sur une chaise. Il me demande si je veux le même tempo ou plus lent ou plus rapide que celui d’hier. Je n’y ai pas pensé et lui demande de garder le même. On compte, un, deux, trois et j’enregistre.

Parfait. C’est une musique très entraînante et le musicien est vraiment bon. Je me dis que la même musique un tout petit peu plus lente… Je demande au musicien s’il peut la jouer un peu plus lentement. afin de m’éviter de courir tout le temps sur scène. Il s’exécute et j’enregistre une nouvelle fois. Je lui dis que je me suis inspirée pour bien de mes danses de morceaux interprétés par des musiciens de rue. Je lui dis que je suis à la croisée de chemins et que je reprends mes spectacles intimistes. C’est l’activité qui embrasse tous les domaines de mon existence et qui me permet de communiquer avec plusieurs personnes en même temps.

  • Je voudrais faire un article sur vous sur ma plateforme. Il faut qu’on se revoie.
  • Lundi je reviens en ville et vous apporte une biographie. Je prendrai aussi le 45 tours que je vous offre et le CD.
  • Et pour maintenant ? Je vous dois combien ?
  • RIen, pour cinq minutes, rien.

Je me dis que je suis bien tombée, qu’on agit de la même façon.

  • Je voudrais vous faire une photo pour l’article. Au fait, vous vous appelez comment ?
  • Jean-François,
  • Zully, enchantée !

Voilà, c’est souvent ainsi que cela se passe ; l’art avant tout. Je dois dire que je connais un tas de monde dont j’ignore le nom. Pour moi, le plus important ce sont les messages que nous nous transmettons à travers des dimensions non tangibles. Il faudra aussi que demande le titre du morceau.

Il trouve qu’il est habillé en touriste… Ce qui m’intéresse c’est sa tête. C’est quelqu’un de franc, de direct et de jovial. Nous sommes devant la porte de mon studio. Je viens de la huiler ce qui explique pourquoi et l’enseigne et les différentes décorations sont absentes.

Curriculum vitae. J’avais demandé à Jean-François de m’apporter un CV pour mettre des informations sur lui sur ma plateforme. Il me l’a déposé à la porte du studio. En lisant la première phrase, je lis un nom. Suite au paragraphe suivant.

Jean-François Beuchat et Michel Dénériaz. Jean-François a fait sa première émission radio avec M. Dénériaz. C’était en 1968.

Michel Dénériaz ! Cela fait un bail que je n’ai entendu prononcer son nom. J’aimais bien cet animateur d’émissions de la Télévision suisse romande (TSR). Il avait une voix profonde, aimait la langue française et les bonnes manières. Je pense parfois à lui, notamment lorsque les gens portent leur parapluie et qu’il ne pleut pas (clin d’oeil à ceux qui connaissent Alphose Allais). Voici l’illustration :

La pluplart des gens portent le parapluie, quand il ne pleut pas, à la façon du no 1 ; or, lorsqu’ils se retournent,parexempl, et qu’il y a quelqu’un derrière… Michel Dénériaz devait être exaspéré au point de mentionner l’affaire dans une émission. Je ne peux oublier ce moment de logique ! Je me permets de temps à autre de transmettre l’information, tout en indiquant la source, à l’un ou l’autre des porteurs de parapluie qui croisent ma route.

Carrière de Jean-François. Il est un musicien accompli : accordéoniste et pianiste avec des diplômes. Non seulement il joue de ces instruments, mais il les enseigne aussi et, de plus, il est compositeur ! Il joue en solo et avec des orchestres. Il est aussi membre de la Société suisse de pédagogie musicale (SSMP) ainsi que de celle qui s’occupe des droits d’auteur d’oeuvres musicales (Suisa). Il a obtenu plusieurs prix et des médailles d’or. Il joue en Suisse et au Portugal. Comme vous le voyez, il ne lui manque rien !

Un 45 tours. Quand j’avais demandé à Jean-François s’il avait un CD, il m’avait dit qu’il avait aussi un 45 tours qu’il allait me donner. Je l’ai reçu et je viens de l’écouter. Que dire sinon que la musique qu’il joue me met de très bonne humeur, me réjouit, me rend gaie ! Je fais une photo-montage avec ce 45 tours.

Ma préférence va pour le premier morceau « La Marche du vingt-troisième canton », composé par… devinez ? Bien sûr, par Jean-François !

Le vingt-troisième canton… ce doit être un hommage au canton du Jura. J’ai, bien sûr, suivi la naissance de ce canton, mais il est entré en moi de façon particulière via René Froidevaux, propriétaire de la « Fabrique d’horlogerie Froidevaux S.A. – Neuchâtel » où feu mon ami avait travaillé. M. Froidevaux avait beaucoup milité pour ce canton, du point de vue politique et financier. Tomber sur Jean-François qui a composé une musique pour lui me donne l’impression d’avoir une nouvelle pièce d’un puzzle d’une autre dimension. Je dois préciser que j’ai mis le disque sur mon tourne-disques sans regarder les titres. Ce n’est qu’après que j’ai fait le lien… C’est fabuleux de voir combien les événements se croisent dans ma vie.

Réparation et rangement = mettre de l’ordre en soi.6

Ici, plusieurs notions s’entremêlent : le soin pour un objet qui a des années à son compteur, la persévérance, le « kai zen » (en résumé – la notion japonaise qui veut dire « toujours améliorer »), le symbolisme, et le hasard, qui n’existe pas, qui prend, à Paris, des allures d’hôtel de la Poste et d’Ali Nasr.

Un sac acheté dans les années… je ne sais plus, mais, je vois encore l’endroit où il se trouvait (magasin Armourins) et le signe qu’il m’a fait pour que je le prenne. C’était l’époque où l’on faisait des articles de bonne qualité, faits pour durer presque une vie. Le « presque » est arrivé il y a bien des années. Voici sa présentation :

Services rendus. J’ai utilisé le sac comme cartable, puis l’ai laissé reposer et, depuis que j’ai un ordinateur portable, il fait partie de ma vie de tous les jours, pour ainsi dire. Donc, le « presque toute une vie arrive » : tout d’abord, l’intérieur de la partie qui se rabat s’est effrité. J’ai commencé par me dire que c’était une évolution normale, un fait ; puis, un jour, au début des années 2000, qu’il m’est resté un bout d’un tissu noir brillant utilisé pour décorer une table pour un spectacle, je l’ai mis à mon cartable qui a retrouvé une deuxième jeunesse. Comme on le voit, elle est encore d’actualité.

Évolution. J’ai maille à partir avec la notion du temps et les ravages qu’il imposerait. Je me dis, depuis très longtemps, que ce ne doit pas être une fatalité, que le Créateur ne peut pas nous avoir créés pour devenir moches ni pour que les choses se dégradent ; d’ailleurs la matière qui nous compose est celle qui existe depuis le début de notre création, or elle crée de nouvelles formes tout le temps et en bon état, alors… Mais, force a été de constater que des coutures ont « lâché » sur le haut des côtés. J’ai mis une bande collante, mais elle n’a pas tenu. C’est mon cordonnier local qui a mis un peu d’ordre en cousant un bout de cuir brillant. Je lui suis reconnaissante.

Évolution encore. Vous l’avez remarqué, mon sac n’a ni poignée ni bandoulière, alors, pour le porter, je le prends par le milieu de sa partie inférieure et un jour… le cuir a commencé à craquer là aussi. La bande collante n’a rien donné, non plus. Mon cordonnier m’a dit qu’il n’y avait pas de solution. Pourtant, me disais-je… pourtant…

Ali Nasr, le tailleur à Paris. Je vais à Paris, ma ville favorite, et demande à mon aimable hôtelier s’il ne connaît pas un couturier dans le coin *Deux rues plus loin, à droite », me dit-il. J’arrive et j’explique. Ali, le cordonnier en question, sourit (pendant ce temps, son cerveau cherche une solution) et il dit presque tout de suite « Il faudrait mettre une bande de cuir. Je lui dis que j’aime les gens qui trouvent des solutions. Je suis au comble de ma joie, car j’avais bien raison : il y avait une solution. Bon, pas facile, parce qu’il fallait démonter un bout du sac, mais Ali a trouvé moyen de le faire. Je lui dis que je suis de passage et que je vais à une exposition et ne serais pas de retour avant qu’il ne ferme, que je le paie d’avance et qu’il pourrait déposer, exceptionnellement, mon sac à l’hôtel. Ali sourit et je pars. Entre gens de confiance, on ne se pose pas de questions.

Le résultat du travail d’Ali = une merveille !

C’est vraiment magnifique ! Sur la photo, on ne voit pas très bien et c’est peut-être ainsi qu’il faut voir le sac. Personne ne remarque rien si on ne le lui dit pas. C’est ici que s’entremêlent toutes ces notions :

  • le temps : c’est comme s’il n’était pas passé. Mon sac a toujours l’air neuf ;
  • la persévérance : il ne faut jamais abandonner ;
  • kai zen : on peut toujours améliorer ce qui fait partie de notre monde ;
  • l’ingéniosité : elle fait partie de ceux qui aiment à fond leur métier. C’est le cas d’Ali ;
  • le hasard : il y a bien des scientifiques qui disent que le hasard n’existe pas. Dans mon cas, on peut parler de hasard, mais il y a toute une chaîne derrière – l’admiration que j’éprouve pour Abraham-Louis Breguet me fait retourner souvent à Paris, l’hôtel de la Poste qui est devenu mon point de chute, mon chez moi à Paris, le tailleur Ali Nasr.

Une ceinture. J’avais pris dans mes bagages une ceinture pour laquelle, je cherche aussi une solution depuis des années. Je l’ai achetée, avant le sac, à M. Neuenbaum (?). Il était un vendeur de la place et publiait toujours une chronique dans le journal local. J’ai porté cette ceinture longtemps, puis, est restée au repos et, tout comme le sac, a repris du service depuis quelques années. Là aussi, le fameux temps… Je cherchais de l’élastique de la bonne largeur sans le trouver. Voici que cette fois, j’en trouve un peu plus large à la Mercerie de Saint-Pierre. Je porte le tout à Ali et me rends compte que la pièce centrale a des pierres rivées au similicuir et que découdre ne suffira pas. Je vois mon effort par terre. Mais, Ali me dit qu’on peut faire autrement ! Voici le résultat.

Les idées : Ali voit la difficulté et me dit qu’on peut mettre la pièce au milieu. Ouf ! J’éprouve une grande reconnaissance pour le tailleur et ma ceinture doit se sentir soulagée. Pour les bouts, comme l’élastique va dépasser, Ali suggère deux plis, puis je lui demande si on ne peut juste replier l’élastique et Ali dit « Quand les idées naissent… » et me voici avec ma ceinture avec une nouvelle vie ! Juste pour le plaisir, je montre la partie centrale.

Je vais trouver un moyen de revigorer la couleur du similicuir sur les bords.

Tout cela pour dire qu’il y a des solutions dans ma vie. Il n’y a rien de très particulier, la gloire n’est pas venue me rendre visite mais je vois que les solutions arrivent quand elles doivent arriver. C’est la suite de l‘article que je suis en train d’écrire et qui traite du même sujet.

Autre travail remarquable, on est en 2023. J’ai une autre ceinture dont la couche extérieure se décolle. J’en parle à Ali, sans la lui montrer, et lui demande de la coudre. Première question du professionnel : « A-t’elle déjà été cousue ? » Non… dis-je. Je sens que la tête d’Ali travaille et il demande à la voir. Je ne vais pas faire long, voici le travail.

Dieu des ceintures. S’il y avait un dieu des ceintures, il est sûr qu’il décernerait une décoration à Ali pour le travail si minutieux sur l’un de ses sujets ! Quand Ali m’a dit qu’il fallait tout démonter, je lui ai dit que ce n’était pas nécessaire. Mais, voilà, il est comme cela. Les temps actuels sont difficiles pour des métiers comme le sien, même s’il ne me l’a pas dit, mais il garde intacte la passion pour son métier. J’admire ; Ali est aussi un sage. Je ne peux que lui souhaiter un beau chemin.

Adresse d’Ali : 3, sente des Dorées, 75019 Paris. Son numéro de téléphone : +33 7 666 09 229. Son lien vers Facebook : https://www.facebook.com/nasr.ali.9828.

Liens vers d’autres articles où réparations et rangement = mettre de l’ordre en soi. C’est sûr qu’à chaque fois que nous réparons et rangeons quelque chose, il y a une correspondance en nous :

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André Oppel : ses montres au Musée d’horlogerie du Château des Monts

Je savais que j’avais les montres-bracelet d’André dans un tiroir.

Elles et lui ne faisaient qu’un.

Revisitant le tiroir pour la xe fois, je me suis dit que le moment était venu de mettre fin à la carrière des montres dans un tiroir et qu’elles en entament une nouvelle au Musée d’horlogerie du Château des Monts, au Locle.

Seriez-vous intéressés par deux Omega et une Mondaine ? Ai-je demandé aux deux personnes que je connais au musée : M. François Aubert, président du Comité du musée, et Mme Marlène Rüfenacht, l’archiviste. La réponse a été positive et on a simplement attendu que les mesures sanitaires permettent une rencontre comme on en avait déjà eu la première fois, lorsque j’ai transmis les documents horlogers au Musée d’horlogerie des Monts et qu’André avait faits. Ce jour est arrivé aujourd’hui, vendredi 8 avril 2022. Avant de les apporter, je les prends en photo.

Les voici :

Une Mondaine. André était un esthète ; il aimait les belles formes, les choses épurées. La montre de Mario Botta l’a tout simplement enchanté ; elle a un mouvement quartz et a été créée peu avant son achat. On lui a attribué le no 4458 dans l’inventaire.

Une Oméga. C’était sa montre d’avant. J’ai téléphoné chez OMEGA et voici l’information que me transmet un responsable à son sujet : « OMEGA « Art Collection », création 1986. La collection Art est produite dans un alliage de céramique, le boîtier étant en céramique noire. Elle fait partie d’une collection en série limitée de 999 montres signées de différents artistes suisses. Celle d’André révèle au dos une œuvre de l’artiste Camille Graeser, No 827/999. La montre a un mouvement quartz et le quantième (date du jour). On lui a attribué le no 4457 dans l’inventaire.

Sa première Oméga. C’est celle qu’il portait lorsque nous nous sommes rencontrés. Voici ce que j’apprends encore : OMEGA « Genève Dynamic », création 1968. En plus de son design, la particularité de cette collection est que le bracelet est très facilement changeable et qu’il y avait de multiples couleurs disponibles ». La montre a un mouvement mécanique automatique, avec quantième (date du jour). On lui a attribué le no 4456 dans l’inventaire.

J’arrive au Locle. M. Aubert a eu l’amabilité de venir me chercher à la gare. Nous arrivons au musée et je sors les montres. M. Aubert et Mme Rüfenacht les regardent, les observent, les prennent en main, les commentent, font des remarques, bref, je suis avec des experts !

Je suis impressionnée : je suis au musée en train de reprendre les montres pour les regarder une dernière fois et voilà que je remarque que l’aiguille des secondes de l’Omega de 1968 se déplace. Je fais le commentaire à M. Aubert qui me dit que c’est normal pour une montre automatique, d’autant plus pour une montre de bonne qualité. Je lui dis que je suis émue, tout comme je l’avais été lorsque j’avais porté la montre de M. Froidevaux et dont je parle dans un autre article. Pour moi c’est comme un message, je ne peux qu’admirer le travail des horlogers, car André a cessé de la porter en 1992 ! et avoir aussi une pensée bien particulière pour mon ami qui me semble présent à travers la montre.

Je me demande alors, si quand je l’ai prise en main à la maison pour la photographier, la montre n’avait pas commencé à marcher. Je reprends les photos et c’est le cas. J’éprouve une très forte émotion !

La première photo à gauche en haut, je l’ai prise pour l’envoyer par courriel à M. Voumard de chez Omega, la seconde à droite en haut, c’est au moment où je la prends pour cet article et les deux autres sont celles prises au musée. Les aiguilles ont bougé et je suis émue, émerveillée de voir cela. L’horlogerie est un monde magique qui résonne en moi.

Je n’ai pas pu résister et ai mis La Mondaine à mon poignet. J’ai pris un « selfie » et le hasard, qui n’existe pas, a fait que la lampe de la salle se réfléchisse sur la table juste au-dessus de la montre. C’est de la précision horlogère ! C’est normal, on est au Musée d’horlogerie du Locle, Château des Monts ! On dirait des étoiles. C’est André qui me fait signe. Réellement, les montres ne pouvaient trouver de meilleur logis et destin. Je suis tranquille.

André était très ordonné. Il avait gardé la boîte d’origine de La Mondaine, le carton dans lequel il a reçu la montre, le ticket de caisse, les bons reçus lors de l’achat chez Loeb et le dépliant de la montre.

« La Mondaine » de Mario Botta entra dans la vie d’André Oppel le 27 janvier 2003.

L’Omega de 1986, André l’avait achetée en 1992 chez Robert, Neuchâtel. J’ai bien connu Fernand et Liliane Robert, les premiers propriétaires de la boutique. C’est son successeur, M. François Engisch qui a vendu la montre a André. C’est tout un pan de ma vie qui passe par là aussi. André avait gardé la boîte d’origine et la garantie.

Cela me fait plaisir de voir les noms Robert et Engisch arriver au musée.

La personnalité et les montres ou les montres et la personnalité. En regardant ces montres sur une seule page, sorte de résumé de la vie de feu mon ami, je me dis qu’il y a bien un lien entre les montres que l’on porte et la personnalité :

  • L’Omega de 1968 correspondait à celle d’un être à une forte personnalité, complexe et bien protégée ;
  • L’Omega de 1986 correspond à celle d’un esprit élégant qui ne garde que l’essentiel ;
  • La Mondaine de 2003 correspond à celle d’un esthète qui a ajouté de la fantaisie, de la malice à sa vie. C’est tout le portrait d’André !
Des garde-temps de la vie d’André en trois temps.

Voilà. J’ai accompli une mission grâce au Musée d’horlogerie du Locle. J’ai un vide qui m’habite, mais suis aussi rassurée parce que les montres sont au meilleur endroit qui soit. Je rappelle et précise que si j’ai pu mettre autant de précisions sur les montres, c’est parce que que le responsable de chez OMEGA a très aimablement répondu à ma demande et que M. Aubert et Mme Rüfenacht ont, de leur côté, fait des recherches. Je les remercie très vivement.

Liens vers :

Anatomie en dansant – enfant de huit ans

En venant au monde, on a tout un monde de choses à découvrir. C’est le cas de le dire.

Une fillette avait de la difficulté à coordonner des mouvements avec le corps et je lui ai fait une danse sur le sujet. Cela a eu de bons résultats. Voici le texte qu’elle chantait tout en faisant les mouvements appropriés :

  • Le coude, le coude – le genou, le genou
  • les poignets, les poignets – les talons, les talons
  • les bras, les bras – les jambes, les jambes
  • le tronc, le tronc – la tête, la tête
  • les épaules, les épautes – le bassin, le bassin
  • la bouche, la bouche – la langue, la langue
  • les dents, les dents – les oreilles, les oreilles
  • le cou, le cou – la nuque, la nuque

Puis, elle ajoutait :

  • tout cela c’est moi, c’est moi
  • tout cela c’est moi, c’est moi
  • tout cela c’est moi, c’est moi
  • tout cela c’est moi et vous aussi !

Ensuite, je disais au public un certain nombre de choses sur le corps : 206 os au total – 33 vertèbres dont 24 mobiles – 600 muscles – si on met bout à bout notre circuit sanguin, nous avons 150.000 km – l’intestin grêle déroulé mesure 6 m et le côlon 1,5 m !

Le moment d’émerveillement passé, je demandais à l’élève :

  • Combien d’os dans un pied ? Elle répondait : 26 ! (un jour, lors d’une répétition) elle a dit :
  • Tu sais pourquoi je m’en rappelle ?
  • Non…
  • Parce que mon anniversaire est un 26 ! et elle a éclaté de rire.

Tout cela est inoubliable !

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Cendrillon, le soudoku et la vie : quels points communs ?

ENGLISH VERSION HERE

Je trouve fascinant de voir combien on trouve des points communs dans des domaines si variés comme ceux cités !

Cendrillon. Je donne un cours que j’ai appelé « Atelier de mouvement du corps et de l’esprit ». On traite de la vie, de la façon dont on la voit. Mais au fond il y a le leitmotiv : pour aller au bal du prince, il faut avoir une invitation, pour pouvoir aller au palais, il faut avoir une robe, pour avoir une robe, il faut pouvoir l’avoir achetée ou faite, il faut aussi avoir les accessoires qui vont avec, il faut tout d’abord avoir pris un bain et ainsi de suite. Une fois qu’on a tout cela, on peut rencontrer le prince.

Le soudoku. On a une grille, mais on ne peut même pas penser à se dire « je veux remplir telle ligne ou tel carré d’abord » ! Il faut trouver la logique qui fait que tout à coup on a un début de ligne ou de carré, puis la logique nous conduit à un autre bout et ce n’est que bien après on finit la ligne du début. Ce n’est pas comme on veut. Mais une fois qu’on a suivi la logique, on a un tout.

La vie. Il en va de même avec la vie. Ce n’est pas ce qu’on veut qui arrive forcément ; parfois même, il arrive ce qu’on ne veut pas du tout ! il se peut aussi que ce qu’on veut ne nous convienne pas ou qu’il faille attendre pour l’avoir. Il se peut aussi que l’on change d’avis, que la vie nous présente d’autres occasions, d’autres chemins plus fleuris et ensoleillés que ceux qu’on aurait chosis. Parfois aussi c’est la vie qui nous mène ici ou là. Au bout du compte, elle forme aussi un tout. De plus, si Cendrillon s’inscrit dans une histoire, un soudoku dans une grille, la vie le fait dans notre corps. On ne pense pas toujours à cet aspect. Ce tout s’inscrit en nous et nous l’emportons avec nous lorsqu’on quitte ce monde. Peu importe que l’on croie en un monde spirituel. Il suffit de penser matière, toute matière porte une mémoire.

Le point commun entre ces trois domaines c’est qu’on doit aller jusqu’au bout pour avoir un tout. Ils présentent tous des difficultés pour arriver à l’unité ; mais, le plus compliqué des trois est celui de la vie, car il prend toute une vie pour lui donner sa couleur. On ne peut pas dire « j’arrête un moment » car la dimension temporelle ne s’arrête pas dans notre monde. L’histoire de Cendrillon, on peut la lire un moment et la laisser de côté ; une grille, on peut ne pas la finir, mais la vie… c’est notre enjeu. La joie de Cendrillon lorsqu’elle rencontre son prince, le plaisir de finir une grille, la paix et le bonheur que l’on doit ressentir lorsque l’on sait que l’on a mené la vie qu’il fallait…

Je pourrais finir l’article ici, mais il me semble important de parler de quelques clefs que l’on a à disposition pour résoudre les difficultés, entraves de la vie. Si on lit la vie de certains grands de ce monde, si on écoute les gens autour de nous et si nous prêtons attention à notre mode de fonctionnement, il y a souvent l’intuition. C’est un guide. Bien souvent c’est le doute et la peur qui nous empêchent de la suivre. Plus loin, il y a le rôle de la pensée et j’ai eu la chance de rencontrer le physicien Jean-Pierre Garnier Malet (lien en bas du texte) qui en parle très bien ; tout ce que nous faisons et pensons a des répercussions, tout ce que nous faisons à autrui, tout ce que nous pensons d’autrui, tout ce que nous nous faisons, tout ce que nous pensons de nous a un effet, absolument tout et comme nous avons constamment de nouvelles cellules que nous remplissons de mémoire… Je vous laisse le mot de la fin.

Liens vers :

L’entreprise Bastide et mes rangements à la « Cave perdue », mon studio de danse. Commerce au centre-ville.10

Je me demande si l’un des leitmotivs de ma vie n’est pas « rangements ». J’ai toujours aimé ranger, par tailles, par couleurs, par thème. Et ce, depuis que je suis enfant.

Normalement, j’attends la fin de la saison de printemps pour faire les grands nettoyages et refaire des rangements dans mon studio. Cette année, sorte de suite de la pandémie, ma vie est passablement bousculée et j’ai commencé à faire non seulement des rangements mais aussi à des changements depuis un moment. J’aurais voulu suspendre une barre à un mur et je ne savais comment faire. Bon, je savais ce qu’il fallait faire, mais je ne savais pas le faire. L’année passée, un travailleur qui avait affaire dans le coin m’a promis de le faire… J’attends toujours.

Aujourd’hui, je sors de mon studio et vois deux jeunes travailleurs en train de finir d’installer une fenêtre dans une maison avoisinante ; c’est la maison de feu le bijoutier Robert et de sa femme Liliane que j’ai bien connus. Je vois la minutie avec laquelle ils font leur travail. Je ne peux m’empêcher de les féliciter. Je leur dis combien leur façon de faire devrait aussi être celle des politiciens et autres décideurs. En effet, leur fenêtre doit bien s’encadrer, se marier avec les matériaux de la maison, s’ouvrir et fermer sans problème, laisser entrer la lumière, résister aux orages et encore d’autres choses que j’ignore. On est d’accord.

Facchinetti. Je dis encore que j’ai écrit des articles sur l’entreprise Facchinetti. L’un d’eux me demande si je ne veux pas écrire sur une jeune entreprise comme la sienne et il me montre des photos de travaux faits. Ce sont des travaux haut de gamme. Cela m’intéresse et comme l’entreprise n’a pas encore de plateforme, je me propose pour donner un coup de main pour le français et la plateforme en général. Il me donne sa carte de visite. Pour le moment, ce que je sais c’est que le jeune patron, Sébastien Bastide, vient du sud de la France et que l’entreprise est sise à la rue de la Serre 3 ; j’ai habité au no 1 à mon arrivée à Neuchâtel. Si on enlève les dimensions temporelles, on peut dire qu’on est voisins !

C’est clair, c’est élégant. Il n’y a rien à ajouter.

Tout cela me fait plaisir et je passe mon chemin. Tout à coup, une idée atterrit dans mon cerveau et je reviens sur mes pas :

  • Avez-vous une perceuse à percussion ?
  • Oui, répondent-ils. Vous en auriez besoin ?
  • J’aurais deux trous à faire au mur.

En quelques minutes : le collaborateur de S.Bastide, Marco Turnaturi, vient regarder, pose deux questions, va dans son camion et arrive avec sa perceuse à percussion, passablement silencieuse – par ailleurs, des vis et des tampons.

En passant : vous voyez sa coupe de cheveux ? Les coiffeurs pour hommes doivent avoir bien du plaisir à faire des coupes en tout genre pour les générations actuelles. Auparavant c’était l’apanage des femmes. Maintenant, ce sont les hommes qui ont des coupes plus étudiées. J’admire !

Fin du travail au studio. Le travailleur se lève et dit qu’il va ramasser la poussière causée par la perceuse. Je me dis que je ne me suis pas trompée ; il prend vraiment soin de tout ! Je le rassure et lui dis que je vais m’en occuper. Je suis ravie du travail fait si rapidement et si bien. Nous plaçons la barre qui doit être contente d’avoir trouvé une place plus convenable que le sol ! C’est ce que je me dis, car cette barre a aidé plein d’élèves à faire des exercices et se trouvait depuis passablement de temps par terre… Je me dis que si j’avais été la barre, j’aurais trouvé que j’étais mal récompensée pour mes services. Bon, maintenant, grâce à l’Entreprise Bastide, nous avons une barre contente !

Nous avons une maison contente, avec une nouvelle fenêtre, et un studio avec un nouvel élément en bonne place !

Happy end ! On le sait, j’aime la langue française, mais ici c’est une sorte de conte de fées dans les sens que la solution à un problème – barre au sol – m’est pour ainsi dire tombée du ciel et ce, grâce à une entreprise locale. Chaque fois que je résous une affaire dans mon environnement, c’est comme si je résolvais quelque chose en moi. Je passe par une période, comme je le disais au début de l’article, où je procède à des changements dans mon monde extérieur et en général cela annonce une nouvelle étape dans ma vie. On verra. En tous les cas, je remercie l’Entreprise Bastide qui est dans la lignée des travailleurs de chez Facchinetti qui ont fait des travaux dans mon studio.

Le commerce local. Je me bats pour le commerce au centre-ville, pour un commerce local et pour la préservation des emplois. C’est un sujet qui fait partie de mon ADN. Le premier article écrit sur le sujet est celui dédié au magasin d’arts ménagers de feu M. Vautravers. M. Vautravers n’a jamais fait d’entorse à la qualité de ses articles et l’Entreprise Bastide est sur cette voie !

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René Froidevaux : the man, the manager of the Fabrique d’Horlogerie Froidevaux S.A. Neuchâtel – Switzerland

VERSION EN FRANÇAIS

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Here we have Mr. René Froidevaux’s watch, a Cadola, the trade solt in Switzerland and which graphics was made by André Oppel in the 1950s.

The watch. We all know that an object is a mere object, however, knowing that this watch was at Mr. Froidevaux’s wrist at the moment when he was making decisions, when he was making the history of his factory and of the Jura, his region, the same object gains in value. It is as if it was caring a memory that I can touch or at least read.

A date : 18 December 1900. That is the date when Mr. René Froidevaux came into this world, the day of the man who was going to mark the watchmaking of Neuchâtel and participate to the birth of the canton of Jura.

M. Froidevaux was born in Noirmont (canton of Jura) ; that explains his attachment to the region of Jura and his activism to make the Jura to be the 23d Swiss canton. It is not enough to be born on a land to become his standard bearer, it is necessary to have character, to have a sense of organization, of duty, to be a visionary. We already observed these qualities on the article about his watchmaking factory. When I discovered that he had been one of the motors of the birth of the canton Jura, I was half astonished. The other half, if I may say so, was astonished to know that a man, very much busy with his enterprise, a real Swiss – a Swiss as one imagine them : calm, neutral, not desiring to owe anything to anyone, respectful of the rules – is ready to fight for the birthright of the canton of Jura. Once again I say « hats off » !

Mr. Froidevaux was a passionate activist, passionate to the point to bring every Sunday his family to picnic to the Jura. We don’t know if his kids agreed or not, but it was his way of being. His enthusiasm made him feel that a newspaper was necessary for the Jura issue and that there was a need for funds. The banker he had been came to the surface and he kept accounts in this regard. Those who dealt with him knew about it and participated in it.

The newspaper mentioned is the Jura Libre, still in activity.

The Fête des Vignerons of 1977. On that yearly day all the cantons (Swiss departments) make a parade and a person carries the flag of his canton. That year, Mr. Froidevaux was looking at the feast on the television. The last person to parade was a young boy carrying the Jura flag, the flag of « his » Jura. That made him feel a very deep emotion. Three months later, Mr. Froidevaux left for the heaven from where he has a better view of « his » Jura.

What also appeals me in this story, is the overlap, once again of so many parts of my life. I made my classical ballet training and part of my economics studies in Romania, in Bucharest, and here comes Jacques, one of Mr. Froidevaux’s sons, who lets me know that his father had been sent by the branch of the bank settled in Bienne for which he worked, the Bernese Cantonal Bank, to Bucharest in the years 1925 -1930 for organizational matters in the oil sector. It has a funny effect on me, it is as if time didn’t exist, as if we had met there, or as if leaves of time had overlapped, and simultaneously I feel overwhelmed by a certain joy.

M. Froidevaux in Neuchâtel. He moved from Bienne to Neuchâtel in 1942, then he had his house built in the Vaucher alley in 1946, bought the the adjacent state, which goes next to the railway station, and moved his watch factory there into what had been until then a boarding school for girls.

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Building which housed the « Fabrique d’Horlogerie Froideaux S.A.
View from the balcony of the former accountant, Mr. Charles Frésard.
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The same building , seen from below where there was the assembly line workshop..

Watch assembly line. A word about Mr Froidevaux entrepreneurial spirit : before the other watchmaking enterprises from Neuchâtel ordered together the Rexa assembly line, Mr Froidevaux had a mechanical chain built by the Roxer S.A. workshops located in Saignelégier. The constructor had been Jean von Allmen, boss of the company and moreover another activist of the Jura and the father of the artist Zouc, Zouc that I saw at the theater of Neuchâtel ! I cannot but feel curious how all these pieces of my life puzzle meet to give roots to my Neuchâtel landscape.

Zouc, Isabelle von Allmen, humorist. When I saw Zouc at the theatre of Neuchâtel, I asked her an autograph. Years later, the son of one of my friends, François Memminger, told me that he was an unconditional admirer of Zouc. I keep thinking and tell myself that Zouc would have given him an autograph and I hives him mine because his admiration is sincere. There are artists who are lucky to be loved after they are no more on the first page. Zouc is among them. So, I meet François and let him know that I am writing this article. He says that he can give me back the autograph, but I ask only for a photograph. You see, the way François acts shows the kind of soul he is, full of delicacy. For sure, the autograph is very good hands, I was right when I gave it to him !

Jean von Allmen, a faithful friend of Mr. Froidevaux. When the situation became difficult for the enterprise, when it was liquidated, after this difficult period and after Mr. Froidevaux left for the other world, Jean von Allmen was next to the family. Until he himself left this world, he invited Mrs Froidevaux and his son Jacques to the buffet of the station every week.

M. Froidevaux and the old age insurance (AVS in Switzerland). I don’t remember how I came to be interested by this insurance. I learnt that it was Otto von Bismarck who introduced the social insurances in Europe (sickness, accident, old age and retirement) in Germany between the years 1883 and 1889. That is a kind of miracle for me. In Switzerland it came into force i on the 1st of January 1948. That year, Mr. Froidevaux told to other bosses who where moaning the financial burden imposed on them that he was in favor of its application even if he would probably not benefit from it. It is the very portrait of Mr. Froidevaux. I don’t know the figures of that time, but for sure Mr. Froidevaux realized that the sum would not be enough for a comfortable retirement for his collaborators and that is why he created his own scheme of pension from which I write on the other article I wrote.

In the 1950’s, the lawyer Jules Biétry moved with his family to the last floor of the enterprise. Jules Biétry… I can hardly believe it. As I was a child, he was the president of the health insurance « Chrétienne sociale » and the office was at Faubourg the l’Hôpital, in the building I was also living ! I can very well see him with his black hat and always distant… To know that he also participated to the Jura movement makes him sympathetic to me, something I would have never believed.

In 1964, Mr. Froidevaux carried out work in his enterprise and transformed the last two floors into apartments.

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Here is the swimming pool built on Mr. Froidevaux’s domain and made available to his employees.

The swimming pool. Looking at this swimming pool I easily imagine the joy of the workers and their families. It is wonderful to do something for the others, to make their life lighter, easier. I think that this is one of the most important thins in this world.

In the1970s. As I say in the other article, it is a period of crisis and many enterprises closed their doors. As for Mr Froidevaux, members of the family participated in the debacle. When a notary from Neuchâtel looked into the documents that these people had asked Mr Froidevaux to sign, under the pretext to give him a hand in order to straighten up the situation, he told Jacques that it was the end.

In 1974, the company’s chief accountant, Mr Charles Frésard, finds a position in another place. Mr Froidevaux hands him a golden cerficate. Have a look at his signature.

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It is the signature of somebody who knows what he wants. The tone of the character is given !

What is also remarkable on the part of Mr Froidevaux is that he lets go the accountant who had been part of his enterprise for 26 years, that he understands that he has to work elsewhere and that he allows him to keep the apartment where he lives and that is in the building that he had built. Mr Frésard tells me that he and his wife had been the first tenants of this elegant and convenient building, whose design had been made by Mr Froidevaux’s eldest son, Philippe.

When I visit somebody, I don’t pay attention to the accommodation but each time I am on Mr and Mrs Frésard’s balcony, I say : « What a beautiful sight from here, one could think that we are in Monte Carlo ! » I have to add that Mr Frésard offers me a glass of Armagnac from a bottle that would not make blush a lord ; he puts on his sunny glass and smokes a cigar. A real movie scene. I have a thought for Mr Froidevaux.

About Armagnac. At Christmas, Mr Froidevaux used to offer to his male employees, at choice, a bottle of Armagnac or Prunelle from Bourgogne and to women who didn’t want alcohol, a box of chocolates. It was a good time ! That reminds me of my former landlord, Pierre Meyer, who offered to his tenants a nice box of chocolates at Christmas too. Life has changed there too !

The annual company outings. In addition to the visit to the Basel fair for the executives, Mr Froidevaux organized an annual outing for all his employees and the costs were born by him ; they went to the Valais and to the lake of Constance, for example.

Integrity of the Froidevaux’s watchmaking factory. When the Swiss watchmaking situation began to become difficult, it was necessary to reduce staff but according to the rules. However, one of the employees was badly advised (he was treacherously incited to attack the enterprise, because, of course, we know that all bosses take advantage of their employees… tells me the person who gave me the information) and filed a complaint for some 2’600.- francs.

The case was settled in court. The chief accountant and his apprenticeship, for their part, showed their statement which amounted to some 2’900.- francs, a sum which, as we see, is higher than that claimed. The judge asked the plaintiff what he was doing there ! The « advisor » did not know what to say and the employee, quite crestfallen, said that he did not know what he was doing there and that he had always trusted the Froidevaux company.

I think that there is nothing else to add.

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A Cadola watch, Mrs Froidevaux’s watch.

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Here you see Denis’s watch, Denis is another son of Mr. Froidevaux. The watch has no trade but a serial number on the back.

When I showed this picture to Jacques, he told me that he had made the design and plans of the watch and that he had left for Latin America before it was put into production i That was in June 1972 ! Denis explains to me that he had ordered « his » watch without the name of the trade, a kind of fantasy that had gone through his mind. Then the workshop Descombes, at the alley Vaucher, added radium- which was subsequently forbidden- to the hands and a line to the hours in order to bee able to see the time at night.

Suddenly I feel the need to take a picture of the back of Mr. Froidevaux’s watch :

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Series number 85273 No 1 – which means that there is a calendar in the watch
18 K, 0,750, 180
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Suddenly I have the idea of making a picture of Mr Froidevaux’s watch on the cover of my Mac Book Pro. I made three pictures. The hour is always the same, we see that time has passed only because of the shadows on the watch face. You will see why I say so.

A thought came into my mind and I made it real into my world. Some times we do something without knowing why :

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Mr. Froidevaux’swatch at my wrist.

I put Mr Froidevaux’s watch at my wrist. I felt a deep emotion and made a kind of selfie, the kind of thing which is not my real cup of tea ; then, we carried out our conversation, Mr Frésard, Mrs Frésard and me. From time to time I looked at the watch and felt moved having it on me and found that it suited me so well… As I was leaving, I notice that the timepiece marks 9 :39. I am surprised to see it working after so many years. Mr Frésard says that it certainly is an automatic one. I make a connection with the modifications that the other watchmaker of my world, Abraham-Louis Breguet, made to the watches. That means that I wore the watch for almost half an hour. That gives me another feeling, as if three times had come together, making just one !

Another link joins us. The physicist Garnier Malet, speaks about three times : the past, the present and the future that in some circumstances are just one. I ignore the sort of feeling that such a moment can produce in us, but I feel a deep feeling in my present thinking or feeling Abraham-Louis Breguet and Mr Froidevaux together with me. And all that spread out from the documents that my former friend, André Oppel, had produced while he was working for Mr Froidevaux, that I had kept and that the Watch Museum Château des Monts du Locle has been delighted to have.

Telephon No 6. If you had lived in the 1930s and you would have liked to call the former accountant’s grand father, you should have had to make No 6. It was the 6th telephon of the region ! I am moved once again. Hereby we see an advertisement that sits at the home of Mr Frésard, the retired grandson.

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The telephone number appears on the top left : telephone No 6.

Surprise ! The word is very significant and explains my condition. Yesterday, some December 18, I invite Mr and Mrs Frésard to one of my performances. I relate the moment here. But the surprise comes from the fact that at the end of the performance I say that Mr Froidevaux would have liked it and today I hear from Danièle, I’ll write about her a bit further, that the performance had taken place on her father’s birthday !

La The watchmaking and economic crisis of the 1970s. This crisis is due to several factors : inflation, concentration of capital with big fusions, technological changes, the oil choc and the dollar devaluation. If M. Froidevaux had outstripped his Swiss competitors with his production line – once again I salute his entrepreneurial spirit – remains the fact that the Japanese had produced quartz watches en masse, the selling prices had therefore fallen and the economic situation was not on his favor. Added to that was the inelegant attitude of several partners and relatives. What a shame ! People often criticize the spirit of the Swisss having remained faithful to a kind of family production. Criticism is easy once things have passed… But looking at the economic turn of our world, I believe that social life was doing better than ours. I continue to admire Mr Froidevaux.

I was going to stop my article here, but I met André’s Oppel sister, Marie-Claire, who tells me that their mother was a good friend of Mrs Froidevaux. So, another piece on my life picture takes place.

Further information about Mr Frésard : He was a supporter of the FC Cantonal football club – he had obligations of Fr. 500.- , that he gave at the moment when the club was merged to FC Xamax – he had his stand at the stadium in front of the reporters’ booth.

He was also the cashier at the Showband Les Armourins for twenty years ; he traveled with them in Europe. These turs were during the weekends.

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Liens :

  1. Fabrique d’Horlogerie Froidevaux, Neuchâtel (English) ;
  2. Documents horlogers, André Oppel et le Musée d’horlogerie du Locle (French);
  3. Une montre parmi les affaires d’André (French) ;
  4. Peculiar encounter.12 : Abraham-Louis Breguet (English) ;
  5. Jean-Pierre Garnier Malet, physicien ;
  6. Freddy Landry ;
  7. Histoires d’entreprises (French) ;
  8. Charles Frésard est allé au ciel rejoindre sa Gretel (French).

@Articulations – jouons avec elles. Travail avec le groupe 4

Je continue à m’émerveiller des ressentis des uns et des autres.

Le tout premier exercice. Il est devenu une routine, mais c’est là que la chose devient intéressante, car on peut varier l’exercice, on peut faire bouger le corps de différents endroits et s’il est sûr que tout le corps est entraîné, la façon de le vivre dépend des uns et des autres :

  • Cela me fait comme des chatouilles partout ;
  • Cela me réchauffe ;
  • Je me sens bloquée ;
  • J’ai de la chaleur ;
  • Je me rends compte combien (je ne me rappelle plus du mot, mais il a voulu dire que certaines parties de son corps semblaient être un bloc et donc ne pas suivre le mouvement) ;

On prend la position debout et on cherche ce qu’on peut bouger selon les circonstances. L’une des participantes, qui prend part à une conversation le fait tout en bougeant le bassin. C’est magnifique. De plus, ce mouvement a le don d’apaiser l’interlocuteur. Il est surprenant de voir combien de parties du corps on peut bouger tout en restant dans une même position.

On s’assied et on fait du travail avec diverses articulations :

  • c’est vraiment agréable ;
  • maintenant que j’arrive à faire le mouvement, je ne vais pas passer à une autre variante, j’ai eu assez de peine avec celle-ci !

On a parlé du mouvement, de la façon dont nous pensons qu’il est et de la réalité. En effet, il y a des mouvements que nous croyons faire d’une façon et le corps les fait autrement. On croit que le bras va derrière, or il est sur le côté ; on croit que les genoux sont pliés, or ils sont tendus, on croit lever uniquement les yeux et la tête part avec. Dans le domaine de la danse, un danseur a toujours besoin d’un maître de ballet. Pourquoi ? Justement, parce qu’on croit être bien placé, à un certain point or il vaudrait mieux se mettre un peu plus à droite, ou à gauche, avancer ou reculer, on croit qu’on a bien placé la tête, or, on pourrait la relever un peu, la pencher différemment, etc. C’est l’avantage d’un tel métier : les remarques ne sont pas prises comme des critiques. Alors, que souvent, dans la vie, lorsqu’on fait une remarque à quelqu’un… Je ne vous fais pas un dessin. Alors, quand on a affaire à quelqu’un qui est un peu « raide », il vaut mieux se dire que la personne doit avoir bien des choses à résoudre pour être ainsi et éviter de se mettre au diapason avec elle. Cela nous évitera de nous charger de tensions.

On a aussi parlé des méridiens. Certains commencent ou aboutissent aux doigts et d’autres aux orteils. Nous nous sommes concentrés sur le méridien IG, intestin grêle. Son rôle est des plus intéressants car il accueille la nourriture solide et liquide, fait un tri, renvoie ce qui est utile dans le corps, via la rate, et divise en liquide ou solide ce qui doit être éliminé via le gros intestin et la vessie. Nous, dans la vie, nous trions aussi ce qui nous arrive, ce qui nous nourrit et ce dont on n’a pas besoin. Nous ne sommes pas conscients du phéhomène, mais le corps le sait. Nous vivons avec plein de symboles dans le corps.

Trajet du méridien IG :

C’est la meilleure représentation que j’ai trouvée. Je n’arrive pas à trouver la source pour le moment.

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Danse classique et imagination : travail avec les participants -1.2

Pour comprendre de quoi il s’agit, il faut avoir lu le premier article. C’est comme les romans.

Un des leitmotifs : je propose un cours et ce sont les participants qui lui donnent la couleur ! C’est ce qui explique le travail sur les chaînes musculaires et articulaires de chez GDS.

Le nombre de séances augmente et les réactions et sensations évoluent :

  • voici que cette fois, dès le début de la séance, la personne voit un jet d’eau, faisant « pchit ! », jaillir des genoux. Je ne sais pourquoi, je lui dis que devant elle il y a son futur et qu’elle le dégage ;
  • À la fin de l’exercice, ce sont des flots d’eau qui montent jusqu’en haut du corps. Je lui demande à quoi cela la fait penser, et tout à coup je dis : vous vous affirmez ! La participante sourit et dit, oui ! Ce matin, j’ai eu une réunion et j’ai dû expliquer quels seraient les résultats de tel ou tel choix !
  • On continue avec les chaînes musculaires, AM, il y a de l’eau partout, une eau tranquille et joyeuse ;
  • AL, tout de suite après le travail à droite, c’est le côté gauche qui paraît ancré et le droit flottant en hauteur. Quant à l’eau, son corps n’a plus de muscles, plus d’os, tout est de l’eau. Une fois le côté gauche fait, c’est la même sensation corporelle. Quant à l’eau, la participante me montre une forme sur le devant de la poitrine comprenant les bras. C’est une forme hexagonale. Elle me fait penser à une molécule. C’est en tous les cas une forme définie ;
  • PL. L’exercice devient plus facile à exécuter. À la fin, il y a une mer de vagues qui recouvrent la participante, c’est un flux et reflux. C’est la fameuse vague dont parle GDS et qui est très fortement active ici. Il y a aussi une forte pression, comme un massage sur le ventre. On a ajouté un autre exercice, car c’est bien connu, une fois qu’on est à l’aise dans une chose, on passe à quelque chose de plus compiqué. C’est le chemin même de la vie !

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