Une journée à la RTS : rencontre particulière.20

Résumé :

  • j’ai vu travailler MM Daniel Bertusi, le chef du secteur post-production image, Blaise Piguet, réalisateur et Jacques Ansermet, monteur truquiste. Des personnes très aimables, prêtes à répondre à mes questions et avec des années d’expérience. C’est si important, l’expérience ;
  • j’ai appris à regarder différemment les émissions télévisées ;
  • j’ai trouvé des similitudes, toutes proportions gardées, avec certaines choses que je fais et lorsque j’écris ou compose cet article, j’utilise certains « effets » avec un certain plaisir, une certaine conscience, un savoir plus solide grâce à ce stage. Je ne cesse de le répéter, nous nous nourrissons des autres, d’où l’importance de faire au mieux chaque chose.

Voici le début de mon aventure :

Après avoir vu, pour la deuxième fois, une réclame sur Zattoo disant que si l’on désirait se former dans les métiers de l’audiovisuel, il fallait prendre contact avec la RTS, je me suis dit que c’était pour moi et qu’il fallait agir. J’ai téléphoné, mais les services qui ont répondu n’en avaient connaissance. Il y avait cependant des stages et je suis tombée sur un collaborateur de la RTS des plus aimables, M. Daniel Bertusi. À ce moment-là, je ne connaissais pas encore son titre.

Zully, élève répétante. M.Bertusi m’explique qu’il reçoit parfois des classes avec des élèves qui aimeraient embrasser le métier, mais qui voudraient en connaître un peu plus sur sa pratique. Je lui dis que j’ai filmé et fait le montage audiovisuel de mes spectacles pendant des années sur Revox, que j’aimerais filmer mes danses et ajouter des effets et que l’on pourrait me considérer comme une élève répétante. Quelle chance, M. Bertusi est ouvert d’esprit et rendez-vous est pris ! J’ai aussi saisi l’occasion pour remercier une fois de plus la TSR, devenue RTS, pour l’émission de Franc-parler1 avec feu mon ami André Oppel.

Programme de la journée : le matin, je pourrai voir le montage d’une émission et l’après-midi, je pourrai poser des questions.

Arrivée. Comme pour Rome, bien des chemins nous y conduisent. J’ai pris la Rue des Bains. Je trouve le nom joli et me dis qu’il devait y avoir un établissement pour les bains. Il a disparu mais je vais me baigner dans le traitement de l’information.

La photo est un peu floue, ce doit être les vapeurs qui flottent par là…

Le bâtiment a été construit à la fin des années 1960 ; la tour comprend dix-sept étages et trois sous-sols. L’architecte, Arthur Bugnat, a été assisté par des chefs techniques de la TSR MM Ernest Pittet, Yves Dunand et Charles Python. Je trouve que le fait d’avoir été assisté par du personnel de la TSR est un point très important. Il n’y a que celui qui a l’usage d’une chose qui peut donner un avis pertinent. Cela manque dans bien de nos immeubles locatifs et commerciaux. Ah ! Cela me rappelle que notre hôpital a été rénové et que lorsqu’on veut entrer dans une chambre, il ne faut pas que la porte de la salle de bains soit ouverte parce qu’elle bloque l’entrée ! Il faudra que j’aille vérifier si c’est toujours le cas.

À sa droite (en réalité, le bâtiment est un peu en retrait), un bâtiment de cinq niveaux, à l’origine destiné pour la technique et qui maintenant abrite les émissions des magazines. C’est-à-dire qu’on y fait les montages. Je me posais des questions au sujet de la différence de style entre les deux bâtiments. Il me semble que l’architecte dit dans une émission dédiée à la construction et que les archives de la TSR mettent à disposition que pour isoler les services techniques du bruit, il fallait une bonne épaisseur. Ce doit être cela.

Cela a dû être quelque chose à l’époque, un bâtiment si grand ! L’architecte a dit qu’il choisissait une couleur de façon à ne pas trop détonner dans le paysage. Voici la vue depuis le 16e étage. Pour des raisons de sécurité, on ne peut plus avoir accès à la terrasse du 17e. Je me dis qu’on est à Paris et que le xvie 2 arrondissement me convient très bien ! Voici la vue :

Quand on est à cet étage, les autres maisons et bâtiments semblent être des maquettes. C’est l’une des facettes de la relativité des choses. Ici tout est objet de réflexion.

M. Daniel Bertusi me reçoit et me fait visiter les divers locaux de travail. En premier lieu, on entre dans des studios, lieux où l’on enregistre les émissions.

Voici le grand studio, le studio 4, est celui qui a 900 m2 de surface et une hauteur de quatre étages (considérable !). On voit l’une de ces caméras qui sont comme des bras de grues pour s’approcher de tel ou tel endroit. On y a tourné, par exemple, Les coups de coeur d’Alain Morisod et maintenant c’est le 52 minutes. J’ai aussi vu le studio 1, plus petit, où l’on tourne les émissions Dans la tête de, 36.9‘ et À bon entendeur.

Pour la première fois au monde ! C’est la TSR qui la première à monté un studio où tout est numérisé. Il n’y a plus de décor physique lourd. Je tiens cette information du réalisateur Julien Nicole-Kay. En très peu de temps on peut entièrement changer le décor et tourner une autre émission. Ce sont les panneaux (comme celui de droite) qui par leurs lumières led créent le fond. C’est un autre monde !

Des décors quand même ! J’aime les métiers qu’on avait « de mon temps » ! J’aime faire des choses avec les mains et j’aime les travailleurs manuels. J’aime sentir : on prend une matière, on la modèle, on la transforme et on crée quelque chose. Voici les décors vus :

J’ai été contente de retrouver un peu du monde que je connais. Et les dents dans la photo à droite… cela me rappelle un travail que j’ai fait avec une adolescente. Elle aurait dû porter un appareil dentaire à l’âge de 12 ans et en suivant les conseils et exercices d’une ostéopathe, après une année, ses dents ont été parfaitement alignées.
Cette enseigne, sur le plateau de la RTS, me rappelle celle faite par feu mon ami André Oppel pour l’un de mes spectacles. Je l’expose dans mon studio avec une horloge faite aussi par lui. Quand même, les décors ainsi faits ont un charme certain.

Ah, Charlie Chaplin ! J’ai vu une magnifique photo de Chaplin en train de filmer. Je ne sais qui a pensé à mettre cette photo à cette place, mais je le remercie. C’est très touchant. Chaplin avait beaucoup de talents auxquels on ne pense pas toujours.

Box de montage. Mon guide m’amène dans un box de montage où je fais la connaissance du réalisateur Blaise Piguet et du monteur truquiste Jacques Ansermet. Je me sens vraiment dans un « chez nous » avec ces noms si suisses. Je demande à Jacques Ansermet s’il est lié à l’ancien chef d’orchestre Ernest Ansermet. Oui. J’ai l’impression qu’il est présent d’une façon ou d’une autre. Je vous le dis, je suis dans en quelque sorte « chez moi ».

Voici Jacques Ansermet, monteur truquiste. C’est son titre. Je regarde la définition dans un dictionnaire : responsable des trucages cinématographiques. C’est un joli nom. Il travaille avec Blaise Piguet, le réalisateur de l’émission qui est montée. Chacun a l’émission devant l’écran de son poste de travail. Blaise fait des commentaires sur son travail et Jaques entre dans la pensée de Blaise. Je dis cela parce que Blaise disait : « Là il faudrait un gros plan, ceci est ce qui correspond à l’animatrice de l’émission, ce profil est meilleur que celui de telle place », et que Jacques faisait des manoeuvres sur son clavier comme s’il était dans le cerveau de Blaise. Puis, Jacques disait qu’à tel endroit on voyait on ne voyait pas telle chose et Blaise, à son tour, était d’accord. Pas un ton plus haut que l’autre, pas une remarque désagréable. Tout était « soft », pour parler français3 !

J’oubliais de dire que les animateurs de l’émission sont venus voir le montage et que là aussi tout a été « soft ».

Le temps s’écoule et tout à coup c’est passé midi. On discute de choses et d’autres, on en arrive à parler de la position du corps lorsqu’on passe longtemps sans vraiment bouger et là, nous nous avons un autre sujet qui nous intéresse tous parce que depuis quelques années, je donne des cours sur le sujet (@3m. ossature et @articulations – jouons avec elles).

M. Daniel Bertusi me reçoit dans un autre studio de post-production. À ce moment-là, je ne connais toujours pas son titre. J’imagine qu’il est quelqu’un d’important, mais rien dans sa façon d’être ne le fait sentir. Ce n’est qu’au moment de la rédaction de mon article que je me rends compte que je ne le connais pas et il me le donne « chef du secteur post-production image ». Je trouve cela magnifique. La photo de M. Bertusi parle pour lui :

De la délicatesse. Je passe l’après-midi à poser des questions à M. Bertusi et il me montre diverses séquences modifiées par lui pour différentes émissions en recourant notamment à deux logiciels « FinalCutPro » et « Motion », logiciels pour Mac. Quelle chance, mon ordi est un Mac ! Je vais me les procurer. Lorsque M. Bertusi me montre ces séquences, j’ai l’impression de voir des réclames « avant » et « après ». Je vois une séquence où tout va bien et il me montre l’original où l’on voit un caméraman dans un miroir ; une autre où on voit le journaliste sur le plan où la personne qui témoigne parle. Cela me fait me rendre compte du travail qu’on ne voit pas. Ce qui m’a touchée le plus, au point d’avoir une émotion très forte de je ne sais quoi, c’est au moment où Daniel me montre le travail qu’il a fait sur une personne pour la mettre à son avantage alors qu’elle était dans une situation délicate. C’est cela la délicatesse. Je suis vraiment émue.

Comme à l’Opéra . C’est en les voyant travailler et en entendant certaines explications que je me suis dit que ce trio travaille dans la délicatesse ; je me trouve presque comme à une répétition de l’Opéra de Bucarest ou du ballet de Saint-Pétersbourg. Le « déplace l’image d’un poil à droite, passe de la caméra X à la Y, agrandis telle image, prends la prise de vue de la caméra 2, etc. » correspond au « plus à droite ; toi, allonge un peu plus le bras, mets-toi sur la diagonale 2-6, la jambe plus haute, etc.  » d’une répétition de danse. Je ne savais pas combien ces deux métiers avaient des points similaires.

Une autre remarque qui m’a touchée, c’est celle de Blaise lorsqu’il a dit à Jacques « mets tel plan juste après que la présentatrice baisse son regard ». Cela m’a, pour ainsi dire, ouvert les portes de la perspective dans les montages. J’ai quelques scènes de ma vie qui restent comme des photographies, celle-là en est une. Je n’étais pas consciente de telles subtilités.

J’avais raison de penser au bain d’information. Tout comme après un bain, on se sent régénéré, je me sens régénérée par ce bain d’information et de formation. Je n’hésite pas à répéter que nous nous nourrissons les uns des autres.

Fin de ma journée !

Notes :

  • Franc-parler1. Comme je suis en pleine formation, je me dois de compléter mes connaissances et voici ce qu’on dit à son sujet : émission d’information qui prenait la forme de courtes rencontres, entretiens ou portraits de personnalités qui exprimaient leurs convictions. Chacune avait une durée moyenne de 5 minutes. La collection complète compte 98 émissions, diffusées entre le 5 mai 1984 et le 4 juin 1988. Son producteur fut Claude Torracinta, un journaliste que je respectais ;
  • écriture des siècles2. Le logiciel de ma plateforme ne connaît pas les petites capitales et donc je me débrouille avec les moyens du bord !
  • le français3. Nous n’avons pas eu le temps de parler de ce sujet qui me passionne au point que je passe beaucoup de temps à réviser des textes dans divers domaines. C’est devenu l’un de mes métiers. J’ai envoyé, il y a une année, un mot à une émission de la RTS pour signaler une coquille et le journaliste m’avait chaleureusement remerciée.
  • Les émissions de télévision sont un moyen de transmettre la connaissance et forcément, je demande comment cela se fait que le titre de telle émission ne porte pas d’accent, que des expressions issues de l’anglais ou des mots mal utilisés fassent partie du vocabulaire des journalistes et des présentateurs, que lorsqu’on s’entretient avec une personne occupant un certain poste et qu’elle fasse des fautes, on ne reprenne pas la prise. Personne n’est parfait et les erreurs se glissent parce qu’on pense à une chose et à une autre, mais les présentateurs des émissions devraient être attentifs. Il n’y a pas que la télévision, les journaux, les politiciens, les directeurs de succursales sont de la partie. Je me demande où est passée la formation. Que diraient ces mêmes personnes si à la fin du mois leur salaire était amputé de trois cents francs ? Au fond, un 1, un 3, un 9 ce n’est pas si important… Quand on me dit que la langue évolue, je suis d’accord, elle a évolué pendant des centaines d’années, puis on a construit une grammaire, une orthographe, une déclinaison verbale pour qu’on s’entende. Je suis reconnaissante lorsqu’on me dit que telle ou telle chose ne se dit pas ou devrait suivre telle règle, mais cette préoccupation n’est plus d’actualité. Dommage. Il faudra que je fasse un autre passaage à la RTS pour avoir la réponse.

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Cave perdue, notion de « kai zen » et arrière-salle.1

Ceci concerne une partie de l’arrière-salle. Ce n’est pas l’endroit que je vois le plus, mais le fait de lui donner une certaine allure c’est comme si je le faisais en moi.

La notion japonaise de kai zen ou amélioration constante. Elle s’installe ou plutôt elle a toujours été là mais elle a un nom, nom japonais maintenant. Je le dois à Roger l’horloger. De plus, elle prend de l’ampleur et touche mon studio de danse, le lieu qui me représente professionnellement le plus. C’est tout une aventure !

Voici la poutre sous laquelle on passe lorsqu’on sort de la salle d’eau et qu’on se dirige vers la salle. J’ai trouvé chez XX des palmes un peu plus petites que celles de la salle d’eau, je les ai repeintes et elles ont choisi leur emplacement. Je dis qu’elles ont choisi parce que je leur ai proposé d’autres endroits, mais c’est là qu’elles se sont senties à leur place. Je les ai tout simplement suivies.

Des vertus des cartons de Mauler rosé ! On ne sait pas toujours quelles surprises se cachent derrière l’apparence. Cela fait des années que j’ai une fois ou l’autre gardé des cartons de Mauler rosé. Cette fois, ils ont dit « Pas de recyclage dans les bennes, on désire changer de destin et entamer une nouvelle vie. Si tu nous écoutes, tu seras contente ». J’ai écouté et effectivement, je suis contente. Je les habillés et décorés. L’un contient les rouleaux de papier que j’utilise pour faire des photos ou protéger le banc qui reçoit les apéritifs que je sers lors de mes spectacles et l’autre recevra les tubes de lumière noire nécessaires à certains de mes spectacles et que je mettrai là lorsque j’utilise la scène autrement.

Caissons du CCN : la scène du Centre culturel neuchâtelois se composait d’une scène dont le plateau central pouvait tourner et on pouvait agrandir la scène en ajoutant des caissons. J’en ai gardé trois que je viens de repeindre et auxquels j’ai donné un nouveau rôle. Je ne peux m’empêcher de penser à Ernest Grize, premier régisseur du CCN et qui les a construits, qui doit se dire que j’en prends bien soin. C’est aussi certainement lui qui m’a dit à quel moment faire « gaffe » pour qu’il n’y ait pas de coulées de peinture à certains endroits.

Dans la photo on voit un caisson devant et deux derrière dont l’ouverture est du côté de la boîte qui reçoit les rouleaux de papier. J’ai vissé des crochets et ajouté des ficelles pour pouvoir suspendre les costumes.

Voici les deux caissons du fond, l’un sur l’autre.

La suite dans un autre article.

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Autres articles liés à au studio Cave perdue :

@3m.ossature : cours au Jardin botanique

C’est la première fois que je donne ce cours hors de mon studio. Je suis en quelque sorte « en tournée ».

En tournée. On le sait, on part en tournée et il faut préparer ses bagages.

Le squelette « Essence », des planches d’anatomie, des balles, l’ordinateur, l’appareil photo, et encore deux ou trois choses.

Sac Grishko.

Évidemment, le sac Grishko (j’ai connu Grishko à ses débuts à Moscou et il a été le fournisseur des chaussons de danse de mon école pendant des années), noir, est sur fond noir. Mais, l’imporant est qu’il est suffisamment grand pour que j’y mette tout mon matériel.

Traversée de la ville. Je n’ai donc eu que deux choses à porter, le sac et Essence, lorsque j’ai traversé la ville pour prendre le bus, les adultes se sont retournés pour me regarder porter mon « auxiliare », il en a même eu un qui a fait semblant d’être effrayé et les enfants ont souri. Je me suis aperçue que je n’étais pas invisible ! Le chauffeur de bus ne m’a pas fait payer deux places. Quelle aubaine !

Douze personnes. Je m’installe sur la terrasse du Jardin botanique est accueille peu à peu les participants. C’est une chance d’avoir du monde un samedi après-midi alors que les activités s’ouvrent partout et qu’on est au début du printemps avec les jardins qui demandent des soins. Je connaissais une seule personne ; je l’avais rencontrée en ville il y a quelques jours et elle m’avait demandé où presser dans la main pour soulager un mal de dos. Je lui montre et lui parle du cours. Elle se présente avec une amie. Je demande aux dix autres personnes comment elles ont su qu’il y avait le cours. C’est l’annonce du journal de la Ville, appelé avant « Vivre la ville », baptisé aujourd’hui « N+ ». et que vous trouvez ici. Je suis contente que le travail de la journaliste soit si bien récompensé, car les participants sont tous remarquables.

Treize à la douzaine. Au moment où j’ai compté les participants, douze, une participante a compté et a dit « treize » ; j’ai répété « douze » et elle « treize ». Une autre participante a dit « Treize à la douzaine ! ». C’est une si jolie expression qu’elle m’a mis le sourire aux lèvres. Comme pas grand monde en connaissait le sens, j’ai expliqué que du temps des arrière-grands-parents lorsqu’on achetait douze pains, on en recevait treize, mais pas seulement le pain. En cherchant sur la Toile, elle daterait du xiiie (*) siècle où le roi Henri III a instauré la loi « The Baker’s Dozen », la douzaine du boulanger. Le pain était un bien de première nécessité et les boulangers, voulant économiser la farine et donc faire des profits, faisaient les pains plus petits (je me demande s’ils n’ont pas laissé des héritiers dans nos commerces…). Les boulangers ont été obligés d’en donner 13 lorsqu’on leur en achetait 12. J’aime le français et voilà que les résonances osseuses font résonner le français ! Alors, 12 ou 13 ? Simplement, la participante a compté treize personnes et moi j’ai dénombré douze participants, pour elle, je faisais partie du groupe et c’est aussi très joli.

Le cours au Jardin botanique. Je me trouve donc avec douze personnes avec des parcours de vie différents, car on peut aussi avoir un même parcours mais des vécus différents. Exemple : même famille, même parcours, mais des membres totalement différents parce que chacun vit les choses à sa façon. Le point commun, fort prononcé, de ce groupe est celui de trouver des solutions pour le corps bien que le seul monsieur présent ait souligné qu’il accompagnait sa partenaire de vie. C’est beau de partager sa vie avec quelqu’un qui vous suit. Le participant a précisé qu’une fois c’était lui et l’autre c’était elle. Quand même, on l’a entendu s’exprimer bien des fois pendant la séance, il a été très présent !

Le rôle de la pensée. Il est primordial. Si dans mon cours on crée des résonances dans les os et autres tissus du corps, le verbe et avant lui, la pensée vont avoir un effet sur nous. C’est la façon dont nous vivons tel ou tel événement que notre corps va en garder la trace. Nous sommes tous différents et nous vivons tous de façon distincte les émotions, les nouvelles, les amours, etc. Dans le système énergétique chinois, les os correspondent aux idées. Ce n’est pas étonnant, les os correspondent à la structure, l’architecture du corps et nos idées… je vous laisse finir la phrase.

Être positif. Bien des personnes pensent qu’il faut être positif et ne voir que le positif. S’il est vrai qu’il vaut mieux pour le corps être optimiste que pessimiste, ce n’est pas tout. Une chose c’est une décision mentale et une autre un vécu, un ressenti, un accord « esprit-corps ». À ne pas confondre avec le positivisme du philosophe Auguste Comte qui cherche des réponses scientifiques aux questions naturelles et sociales. En résumé, il vaut mieux avoir des pensées constructives, elles induisent un cheminement en nous.

Pendant le cours. Dès le début de la séance, la plupart des participants ont ressenti un picotement, une légèreté dans la partie percutée. Deux n’ont rien ressenti du tout. Cela ne fait rien, les percussions jouent leur rôle. Au moment où on aurait dû s’asseoir par terre afin de faciliter certains mouvements et surtout relâcher des tensions dans le corps, j’ai dit « flûte ! le sol… je n’ai pas fini ma phrase qu’une participante voit des coussins. Ah ! que je la remercie. J’avais vu « un tas », ou « des tas », mais comme ils étaient sous platique, je ne les avais pas identifiés et j’étais occupée à d’autres choses. Bref, on a pu se mettre par terre, et chacun a trouvé « son truc » pour être confortable. Là, les ressentis ont été plus forts et variés ; les uns avaient une sensation de fraîcheur, d’autres de la chaleur, de la légèreté, un flottement, ou simplement un bien-être.

À un moment donné, on a travaillé à deux et afin de montrer à l’une comment on massait le dos pour entrer en contact avec lui, la personne massée m’a dit de presser moins fort. Elle a dit une phrase pour qualifier son état de santé que je lui ai suggéré de remplacer par « Je suis tout en délicatesse ». C’est tellement plus joili et surtout cela ne renforce pas un état dit de faiblesse.

Au fur et à mesure des percussions faites, les ressentis ont été plus présents, même ceux qui n’ont rien ressenti au début ont eu un état plus léger et agréable dans le corps.

On a aussi rigolé. Comme on a fait un peu de réflexologie (des points en relation avec d’autres parties du corps), le participant raconte une blague : « Un patient dit au docteur, quand je me touche avec ce doigt ici, j’ai mal, ici aussi j’ai mal, là encore j’ai mal. Le patient est très inquiet. Le médecin prend le doigt, l’ausculte et dit ‘ Vous avez le doigt cassé’ « . Ce n’est pas si anodin que cela si on y réfléchit. On a eu d’autres moments où on a bien rigolé par les remarques ou ressentis des un et des autres, mais ce sont des choses du moment.

Fin du cours. C’est le monsieur qui prend la parole et qui me dit qu’il n’a pas ressenti quelque chose de très spécial, mais que je lui avais donné beaucoup d’énergie et de sérénité (il faudra que je lui demande les mots exacts). Bien sûr, j’aurais aimé avoir le pouvoir de lui donner de l’énergie, mais je ne l’ai pas. Mon cours traite de résonances et ce qui a résonné en lui c’était ce que je dégageais à ce moment-là, il a reconnu quelque chose qui était en lui mais qui ne pouvait sortir. De toutes façons c’est quelque chose qui lui appartient, je n’ai été que l’intermédiaire. On a toutes les solutions en nous.

Et encore. Ce qui les a marqués, c’est d’avoir appris des choses sur le corps et la façon d’agir en plus d’avoir une méthode rapide qui fait du bien. Les participants ont aussi aimé mon ton posé et le fait que lorsqu’on ne sait pas quelque chose, on ne fait pas des suppositions. Une participante m’a demandé si à l’une de ses connaissances, qui avait je ne sais plus quoi, elle devrait lui dire de pratiquer la méthode. J’ai simplement conseillé de parler de son expérience, si le moment se présente, et si la personne montre un intérêt et demande à en savoir plus, alors oui, autrement ce n’est pas la peine. Lorqu’on n’est pas prêt à entendre une chose, on n’est pas prêt, on se sent envahi.

Remerciements au Jardin botanique et à son directeur, M. Blaise Mulhauser. Sans son ouverture d’esprit et son accueil chaleureux, je n’aurais pas pu transmettre des choses qui peuvent apporter une connaissance de soi et un savoir utile aux personnes qui m’ont fait confiance pendant le cours ; je considère cela comme un privilège. Je le dis souvent, nous ne sommes rien sans les autres.

(*) Le logiciel de ma plateforme ne connaît pas les petites capitales, lettres avec lesquelles on doit écrire les siècles. Voilà l’explication du xiiie siècle.

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Liens vers d’autres articles :

Danse classique et imagination : travail avec les participants.1

C’est un leitmotif, je propose un cours et ce sont les participants qui lui donnent la couleur !

cette foois-ci, Il s’agit de vivre les mouvements au travers de divers sujets traités : pour cette session, nous avons choisi l’eau ; nous sommes « eau » ou nous « sommes dans l’eau » ou encore l’eau est autour de nous. C’est passionnant.

L’eau. L’eau est un élément fondamental dans notre existence ; si elle représente 60 à 70 % de notre poids, du point de vue des molécules, elles sont à 99,6 % des molécules d’eau ! Il y a des théories qui disent que l’eau est arrivée sur Terre par des météorites, et d’autres qui disent qu’il y en avait déjà. Le fait est que l’eau est curieuse, elle est le seul élément qui en gelant augmente de volume et flotte. Nous le constatons tous les jours et prenons cela pour un état normal, mais c’est l’exception, c’est vraiment curieux.

Voici un personnage devenu « eau ». Il a partout de l’eau, à certains endroits, elle fait des bulles, à d’autres elle est plus condensée, à d’autres encore, elle est claire, et à d’autres places elle est foncée. Selon les jours, le mouvement que l’on fait, elle est comme ceci ou comme cela et c’est ce qui constitue la matière du cours. C’est absolument passionnant !

L’une des participantes s’exprime : « En mouvement, je suis attentive à mon monde intérieur et je cherche à percevoir comment je ressens l’eau en moi. Chaque expérience est différente. En dansant au son d’une musique intégrant le bruit de l’eau, je peux ressentir l’eau soit en moi, soit à l’extérieur de moi, soit je suis immergée dans l’eau ou encore je deviens l’eau moi-même ».

C’est cela même : chacun vit à sa façon un même élément et la façon aussi varie d’une fois à l’autre ou d’une musique à l’autre.

Voici une expérience intéressante vécue lors de la même session sur un même morceau de musique. Il n’y à qu’à lire, il n’y a rien à ajouter :

  • j’entends le bruit des vagues derrière la musique et je perçois un temps maussade avec une mer qui s’agite. Ensuite j’imagine mon corps se remplir d’eau des pieds à la poitrine, comme un verre dans lequel on verse un liquide ;
  • je suis les vagues mais la mer est mécontente, contrariée ; les vagues s’agitent en mouvement de protestation, d’exaspération ;
  • je suis la mer, les vagues s´elèvent de plus en plus haut avec fierté, force et puissance.

Au fur et à mesure des séances :

  • je suis au fond d’un aquarium, immobile ;
  • je suis au fond de la mer et suis une plante qui va dans tous les sens ;
  • l’eau monte jusqu’à la poitrine.

Nous avons introduit des exercices sur les chaînes musculaires et on a deux sensations : celle du corps et celle de l’eau :

  • après la chaîne AL : le côté travaillé est décollé du sol et plus haut que l’autre. Elle sent de l’énergie sur le pouce gauche. Elle sent une vague en elle, la vague va jusqu’en haut, comprend tout le corps. C’est la première fois que cela arrive !
    • une autre fois : appuis très marqués des talons et du bassin. Quant à l’eau : c’est dans un acquarium et l’eau est immobile ;
    • une autre fois, l’eau monte en forme de flammes jusqu’au bassin ;
  • PL, le pied prend racine après un mois de travail. Travail intense des muscles du bassin. Le côté travaillé repose de façon plus lourde sur le sol. Image d’une plage avec des galets blancs, un ponton et de l’eau transparente. Elle voit l’image et est l’image en même temps ;
    • une autre fois, la partie travaillée était plus ancrée au sol. Eau : des vagues qui roulaient bien ;
    • une autre fois encore : il y a eu une pluie nettoyante purificatrice sur le corps ;
  • AM. Ici il s’est passé quelque chose d’intéressant. J’ai voulu demander comment se sentaient les épaules, puis je me suis dit que ce n’était pas la bonne chaîne musculaire et je n’ai rien dit. La première chose que la personne dit c’est : « Mes épaules sont ouvertes ! » C’est ce qu’on qppelle de la synchronicité. Nous en sommes étonnées et mais on est aussitôt émerveillées. Quant à l’eau, elle sent une pluie comme si elles sortait d’un tuyau au-dessus d’elle ;
    • une autre fois : le tronc était ancré. Quant à l’eau : elle est une plante dans l’eau.

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Danse classique et imagination. Annonce du journal Arcinfo, 2022.

Remerciements très spéciaux au journaliste David Maccabez qui a présenté mon activité dans l’édition du 18 février 2022 d‘Arcinfo. Il en fait l’annonce lors de la reprise des activités sportives de Midi Tonus, Service des sports de la Ville de Neuchâtel, après la période de restrictions sanitaires dues à la pandémie.

Remarque sur la typographie : dans le titre, le nom du journal de Neuchâtel devrait être écrit en italique, mais le logiciel de cette plateforme n’en donne pas la possibilité. Il est limité à plusieurs autres égards. C’est dommage, parce que les gens lisent et copient en pensant bien faire… Vous aurez remarqué que dans le premier paragraphe Arcinfo figure en romain, vous l’avez deviné, c’est parce que le reste du texte est en italique. Dans le corps d’un article on peut jouer avec les polices, mais pas dans le titre.

Voici l’article :

Le cours apparaît au milieu du texte et surligné en couleur pêche.
Suivent les renseignements pratiques pour Neuchâtel et la signature du journaliste avisé.

Remerciements au journaliste pour avoir mis en exergue mon cours. Je trouve aussi intéressante la façon dont il rédige le libellé. Dans mon cours, je conserve les mouvements purement classiques, ceux qui suivent l’école russe mais que je fais vivre au travers d’éléments comme l’eau, le vide, la chaleur, le vent, etc. Il s’agit de voir comment le participant vit ces éléments dans son corps. En lisant la description de David M., je me dis qu’il a aussi raison. C’est vrai, si la personne qui vient au cours a réussi quelque chose dans son travail, a résolu une affaire privée, la façon dont il vivra l’élément choisi en aura la couleur. Si la personne a quelque chose qui n’est pas résolue et le préoccupe, il y a de fortes chances que cela ressorte dans son ressenti. Alors, je remercie le journaliste qui a apporté un éclairage inattendu et pertinent.

Sous peu, il y aura un article sur les expériences vécues dans ce cours. Là, nous aurons un trésor parce que si un pas de danse classique n’a qu’une seule forme correcte, les ressentis sont tellement variés que j’en suis parfois émerveillée.

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Autres cours donnés dans le cadre de Midi Tonus :

@3m.ossature au Jardin botanique de Neuchâtel !

Une fois de plus des pans de mon histoire s’unissent pour faire une toile unie. C’est une impression assez fantastique de voir ce mouvement, c’est comme des notes de musique qui tout à coup font un morceau ou comme des pas de danse qui tout à coup font une danse harmonieuse sans que je fasse quoi que ce soit pour cela.

Je raconte dans l’article Le Jardin botanique de Neuchâtel hérite de livres d’André Oppel comment j’ai fait la connaissance de son directeur, M. Blaise Mulhauser. Je laisse chacun méditer sur la façon dont les choses se sont mises ensemble. Pour moi, c’est inespéré et beau.

Voici que le journal de la VIlle a l’amabilité d’annoncer l’activité :

L’expérience : cela fait quelques années que je donne ce cours au sein de Midi Tonus et je suis toujours émerveillée de la gamme de ressentis et d’images qui surgissent à chaque fois que de nouveaux participants le suivent. Voici comment elle s’est passée au Jardin botanique.

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Liens vers des articles en relation avec @3m.ossature :

Fête de la danse à Neuchâtel 2022

La vie reprend son cours !

Samedi 14 mai, je propose trois cours qui ont lieu au Théâtre du Passage. Voir bref descriptif un peu plus bas et l’horaire de tous les cours en fin de texte.

Dimanche 15, je présente deux danses : Au temple, une danse qui se déroule à l’intérieur d’un temple et Approche !, un tango.

Atelier de mouvement pour le corps et l’esprit, de 11 h à 11 h 45 : ici les participants interprètent ou jouent avec un poème inspiré des haïkus. Voici un extrait de l’article que je lui consacre  » En alliant mouvement, histoires de vie, visualisation, cheminement et transformations, l’interprétation d’un poème nous permet de communiquer avec nous, notre propre histoire, nous y promener en la voyant différemment. Le fond de l’affaire étant la pensée ». Ce cours s’adresse à des adultes.

Danse classique et imagination samedi 14 mai, de 12 h à 12 h 45 : il s’agit de vivre les différents mouvements de la danse classique au travers de divers sujets traités : l’eau, le vide, les cellules, etc. Ce cours s’adresse à des adolescents et adultes.

La valse comme chemin de vie, de 17 h à 17 h 45. On le sait, la valse se danse à deux et nous vivons tout le temps à deux, ne serait-ce que l’environnement et nous, le vendeur et nous, la vie et nous. Il s’agit de danser sur un même rythme ou il y a disharmonie, il s’agit de tendre vers l’union, l’unité, le Un. Ce cours s’adresse à des adultes.

Voici le papillon officiel des cours : pour lire tout le texte, déroulez le menu en glissant le curseur sur l’image. Je figure une fois en jaune, puis en vert et pour finir en blanc. Quand on parle d’alternance… Le sujet est aussi traité pendant les cours ; en fait, tout est prétexte à interprétation, c’est nous qui en sommes les auteurs ; sujet passionnant !

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Jacques Collin : rencontre particulière 19.4

En cours

Ayant besoin d’éclaircissements, j’ai saisi l’occasion qui s’est présentée pour aller revoir Jacques. Nous avons passé près de quatre jours à discuter de son premier livre et de ce qui en découle pour les uns et pour les autres. Cette rencontre est une sorte de récompense pour moi.

Dédicace. Voici ce que Jacques dit de son livre. Il ajoute un mot pour moi. Je suis très touchée, car c’est moi qui le remercie d’avoir écrit des choses si intéressantes sur l’eau et d’avoir mentionné tant de chercheurs restés dans l’ombre. C’est un privilège que de pouvoir rappeler ce qui a été fait. Il n’est pas inutile de souligner que ce livre a été publié en 1993. Jacques fait partie de ceux qui ont promu des idées qui aujourd’hui nous semblent aller de soi. Je me permets de le saluer au nom de tous ceux qui utilisent ces notions mais qui ne savent pas toujours le trajet qu’elles ont parcouru.

Inspiration. Jacques a raison de parler d’inspiration, car c’est tout à fait cela. Je me suis inspirée, sans m’en rendre compte de ses livres. En fait il y a deux sortes d’inspirations en l’occurrence : la première s’est traduite par le désir de donner une meilleure mise en forme aux livres de Jacques où des coquilles se sont glissées et où parfois la pensée est allée un peu vite pour des raisons circonstancielles. J’aime faire ce genre de travail et je considère que c’est une chance que de pouvoir mettre en valeur ce qui mérite de l’être. Jacques est tout content que je le fasse. La seconde est due à la pandémie qui a quelque peu rasé mon école de danse ; je me suis vue obligée d’inventer un nouveau cours. Il s’appelle « Danse classique et imagination ». Dans ce cours, les participants sont invités à faire les mouvements traditionnels tout en imaginant que leur corps est rempli d’eau. C’est après avoir mis tout en place et en reprenant le livre de Jacques que je me suis dit que j’avais traduit ses mots à ma façon. Et cela donne des résultats très intéressants car les gens ont tous une manière différente de vivre les mêmes choses. Le but est de faire comprendre que nous sommes réellement constitués, à 60 – 70 % d’eau et que cette dernière a un rôle essentiel dans notre vie. Ensuite, je vais plus loin, parle de la composition d’une molécule d’eau, d’un atome d’hydrogène et reprends ce que je rapporte dans le troisième article sur Jacques, à savoir que nous sommes essentiellement du vide. Tout cela permet de relativiser ce que nous croyons être.

Une nouvelle fois, la toile de mon monde voit unis des pans apparemment séparés de mon histoire : celui de la danse et celui de la révision de textes. J’ai confirmation de la chose par Chambaron (nom de plume) mon cornac dans le monde de la révision de textes, car je lui raconte la chance que j’ai de retravailler les textes de Jacques qu’il traduit par « Une nouvelle orientation pour votre carrière, la Danse avec les mots ! ». Chambaron est doué pour ce genre de formules.

Les chercheurs cités par Jacques. J’ai dit à Jacques que j’allais écrire le nom de tous ceux cités dans ses livres et il a trouvé que c’était une bonne idée parce que les uns se nourrissent des autres ; les premiers (liste en préparation, le nom du chercheur sera agrémenté de quelques mots expliquant comment Jacques l’a rencontré) :

La liste ci-dessous devient illisible. J’en fais un tableau Excel. Au moment de la rédaction, Jacques n’a pas pensé que j’allais faire un article sur ma plateforme et n’a pas pensé à mettre un prénom ou à préciser d’autres informations. Si vous avez des compléments, je vous prie de me les communiquer afin de compléter les données. Merci d’avance.

Liste des auteurs par ordre de parution dans « L’Eau – Le miracle oublié » : Pierre Bressey, médecin, (?)p. 96 ; Mary de Bunsen ( ?) p. 103 ; Otto-Heinrich Warburg (1883 -1970), médecin, physiologiste et biochimiste (p. 112) : L.-C. Vincent, professeur (p. 113), professeur Richard ( ?) page 113 ; Jeanne Rousseau, médecin (p. 116) ; ; Lucien Rougeon, bioélectricien (. 116) Ernst Hartmann (1915 – 1992) médecin qui mit en évidence ce qui est devenu les « nœuds Hartmann » (p. 118) ; Jean Picard de Moulins (p. 119) (?) ;Dr Valnet (p. 119) ; Jacques Benveniste (1935 – 2004), médecin et immunologiste ; p. 138 ;  Ahmès Chaoui thèse de doctorat à Lilles le 22 juin 1988 ; (p. 139) ; Eric Gardes , interne en pharmacie 12 déc, 1988 (p.139) ; Emilio del Giudice (1940 -2014), physicien italien (p.140) ; Giuliano Preparata ( 1942 – 2000), physicien italien(p. 140)  ; Jean-Marie Pelt (1933 -2015) (p. 140), botaniste ; Philippe Lazare 1936 – ), directeur général de l’Inserm, statisticien et  acteur important de la politique de recherche en France (p. 141) ; Ilva Prigogine (p. 143) ; David Bohm (1917 – 1992), physicien qui a apporté d’importantes contributions à la physique quantique (p. 143); Rupert  Sheldrake (p. 143) ; Burkard Heim (1925- 2001), physicien (p. 143)  ; Isabelle  Steigers (p. 143); Etienne Guillé (manque l’accent ! p. 143) (1937 – 2018) ; F. Basile (p.143) ; Fritz. Albert Popp(p. 143)  ; Vecci  (p. 144) ; Jean-Pierre. Garel, maître de recherches CNRS  (p. 144) ; Luc Bige Piccardi (p.144) ; Giorgio Piccardi (p. 149) ; Marc Henry, professeur UPMC, Paris, (p. 154) ; Dr Hahnemann (p. 163) ; Burkhard Heim (p. 163) ; W. Ludwig (p. 164 ; Dr R. Morell (p. 164) ; Erenfried Pfeiffer, agronome  (p. 169) ; Jean-Pierre Garel ( p. 170) ; Marie-Françoise Tesson (p.172) ; Ludwig von Bertalanffy, concepteur de l’ « analyse globale des systèmes » (p. 175) ; Stanislas Bignand, radiesthésiste qui a inventé un condensateur qui détournait les ondes nocives et renforçais les autres (p. 183). Selon certaines sources il avait dynamisé l’eau et serait le précurseur de Marcel Violet ; Pascal Duvet ; Henri Recipon ; C. Luu et D. Vinh (p. 202) ; Corentin Louis Kervran (graphie maltraitée p. 207) (1901 – 1983), biologiste , Krisnan Lal (p.209) ; Claude Bernard, biologiste (p. 210) .

En bref, tous ces scientifiques soutenaient que « la matière et l’esprit sont deux faces d’une même réalité ».

Alors quelques mots sur les uns ou les autres (à compléter lors de la visite de Jacques chez moi cet été) :

  • Jacques Benveniste : rencontré lors d’une conférence qu’il a donnée dans un centre à la rue Vaugirard, Paris. L’homme se sentait prisonnier dans la science matérialiste. Il disait qu’on ne pouvait expliquer l’esprit par la matière. Il avait un regard perçant, des yeux pétillants et il avait une bonne tête. Il a été content de savoir que Jacques le comprenait et écrivait sur le sujet. Il a aimé L’Eau – Le miracle oublié ;
  • Marcel Violet : s’il a pu lancer l’agro-biologie en France c’est parce que de Gaulle s’était arrangé pour mettre des terres à sa disposition et qu’il puisse utiliser de l’eau dynamisée. De Gaulle était, chose peu connue du public, un être initié. C’est sa femme, Yvonne de Gaulle, qui avait présenté Jacques à Marcel Violet. Je suis très contente d’avoir ce genre d’information, car je suis une admiratrice de de Gaulle. Toute l’industrialisation de la France s’est faite sous son « règne » et, en tant que représentant de son pays, il n’était ni de droite ni de gauche, il était le président de tous les Français. Il a vraiment toute mon admiration. J’ai parfois entendu une phrase que l’on prête à de Gaulle lors d’une visite au CNRS en 1965 : « Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche ! ». Or, en cherchant sur la Toile, il semble qu’il n’en soit rien et, le journaliste, Pierre-Carl Langlais de L’OBS précise : « … sitôt la Ve République installée, le Général s’engage dans une politique de recherche extrêmement ambitieuse. Le premier septennat reste considéré comme un âge d’or de la recherche française. De 1958 à 1960, le budget du CNRS augmente de 75% ; de 1958 à 1962, les effectifs de chercheurs passent de 3 000 à 3 800 (chiffres de Denis Guthleben, « Histoire du CNRS de 1939 à nos jours », éd. Armand Colin, octobre 2013) ». Je mets le lien ici. J’ai essayé de joindre le journaliste mais sans succès. L’article correspond bien à l’image que j’ai de de Gaulle.

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@Articulations – jouons avec elles. Groupe.4.1

Je le dis dans le descriptif de chacun de mes cours, ce sont les participants qui enrichissent le cours avec leurs remarques, leurs affinités, leur monde.

Notre ossature. Il est clair que nous sollicitons tout le temps notre corps et que tout s’y inscrit, même lorsqu’on n’en a pas conscience. Une bonne nouvelle nous est donnée ? Voilà que nous nous sentons légers, une « mauvaise » nouvelle arrive ? On se ferme, on se crispe, on dit des mots ou on les pense. Tout cela s’inscrit dans le corps. Alors, l’idée de faire des mouvements à partir de tel os, ou de penser que nous ne sommes que les os, permet de vivre avec le corps d’une façon différente.

Un participant et une participante. Le participant est arrivé au cours en disant qu’il avait été à un concert de rock qui avait duré trois heures, qu’il avait été debout tout le temps et qu’il s’était appuyé sur les os. Cela l’avait aidé. De plus, il avait aussi dansé et donc le mouvament avait été là. Une participante a de la peine à penser à ses os. Je propose de faire l’exercice avec tout le monde : on se pose bien sur les pieds et on imagine que ce sont les os qui sont debout. On ferme les yeux pour cela. Au bout d’un moment, je demande ce que les uns et les autres ressentent. Le participant en question dit qu’il sent comme des choses lourdes aux extrémités. La participante d’avant n’arrive pas à comprendre. Le monsieur lui dit que c’est comme s’il était un sac et que le contenu était en bas, ses mollets, par exemple, pendent aux chaussettes. Tout le monde a ri, mais finalement, la participante a mieux compris. Elle a aussi compris qu’il ne s’agissait pas d’une construction, mais d’aller dans son corps et de le laisser faire.

Les sensations des uns et des autres. Elles sont différentes, forcément. Les images des uns peuvent cependant aider, comme dans le cas précédent, à mieux saisir ce qui se passe dans le corps. Et quand on ne sent rien, cela n’a pas une réelle importance, quelque chose se passe de toutes façons et le temps dira quand on pourra le percevoir, mais quelque chose se passe, même quand on ne le sent pas.

Mouvement actif et mouvement passif. Là aussi c’est intéressant. Ce n’est pas parce qu’une articulation fait mal qu’on va la laisser inactive. On peut la travailler de façon passive et une fois qu’on en a compris le principe, on peut l’adapter à bien des situations.

Pourquoi travailler une articulation ? Toutes les articulations ont de la synovie, ce liquide qui évite le frottement entre les os. En bougeant l’articulation dans divers sens, on permet au liquide de se répandre partout. Tout comme une machine, nous articulations ont besoin « d’huile ». Ce mouvement permet également de décontracter les tissus, il les détendre.

Illustration pour le travail de l’articulation de l’épaule droite :

On appuie le menton sur la main gauche, le bras est forcément plié ; le bras droit repose sur une table, par exemple. On fait des cercles avec le bras gauche à partir de l’avant-bras, du coude, de l’épaule, on varie ; on varie aussi le mouvement et cela devient un jeu ; l’épaule droite est entraînée dans le mouvement, elle est passive et elle est baignée par la synovie.

Les genoux. L’une des participantes a les genoux qui « font de la musique » losqu’on fait un exercice général pour les articulations. Lorsque nous sommes passés en position assise et que l’on a fait bouger cette articulation de façon passive, elle a dit qu’elle éprouvait une senstion « très agréable ». Les autres participants ont partagé son avis. De plus, les genoux de la participante sont passés en mode « silencieux » pendant le mouvement.

En résumé, cela fait du bien de se faire du bien !

Des nouvelles au sujet des genoux musiciens : après dix semaines, sinon dejà après la 9e, les genoux de la participante ont cessé de se faire entendre ! Il faut dire que la personne en question aime faire ces mouvements. On le sait, la façon dont on fait une chose a une résonance en nous. Je suis contente pour cette personne et remercie l’ostéopathe qui m’a transmis cet exercice. Je fais souvent cette expérience : un mot, un conseil d’une personne se répercute à travers les autres comme les branches d’un arbre ou comme un flux d’énergie. Je trouve cela magnifique !

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Cave perdue, notion de « kai zen » et la salle d’eau

Les rangements, modifications, améliorations de mon studio vont de pair avec ce qui se passe en moi ; même quand je ne sais pas exactement de quoi il en retourne, c’est un fait, je le sens en moi.

Cela fait un moment que je sens des choses changer et il y a moins de quinze jours, je me suis dit qu’il fallait fêter le changement, même si là encore je ne savais pas de quoi il s’agissait exactement.

La salle d’eau de mon studio. J’ai toujours trouvé qu’elle pourrait être « jolie ». Maintenant que je suis la seule à l’utiliser, le moment est venu de m’en occuper. Parfois, je sais qu’il faut faire une chose, mais le bon moment n’est pas là. Pour la salle d’eau c’est arrivé la semaine passée. Je viens de finir huit jours après. Autre fait curieux : si quelqu’un me demandait maintenant combien de temps cela m’a pris, je dirais deux ou trois jours. Voici le résultat.

Notion de kai zen. C’est une notion qui vient du Japon et que l’Occident a adoptée pour signifier « amélioration constante ». Cela veut dire que l’on fait une chose, on la crée, on la met en forme, mais que son état n’est pas définitif. Il peut être amélioré et cela sans cesse. Au fond c’est comme dans une relation, elle doit sans cesse être nourrie, sinon, elle dépérit. C’est aussi comme nous-mêmes : quand nous n’avons plus de désirs, de projets, de rêves, on dépérit. C’est Roger l’horloger qui m’a parlé de ce concept. Roger m’a permis d’améliorer bien des choses dans mon studio et je vous renvoie à sa plateforme pour que vous voyiez la montre qu’il a créée. Jamais dans l’histoire de l’horlogerie on n’en a vu une pareille !

Kai zen et mon studio de danse. Je pense que toute chose doit être bien traitée. Je m’imagine à la place de la chose et fais de mon mieux pour lui donner le meilleur traitement. Il m’est arrivé d’avoit été traitée comme une chose inutile et je ne voudrais pas transmettre un tel état, même pas à des choses qu’on considère inertes, parce que tout porte une mémoire. Notre matière est celle qui était au début de la création de notre univers et elle sera là après notre départ de ce monde. Elle porte des mémoires. Sait-on jamais si on doit revenir ou si quelqu’un d’autre va hériter de ce qui a fait partie de notre environnement ? Je ne voudrais pas hériter d’une vilaine matière et ne voudrais pas que quelqu’un d’autre hérite de vilaines choses créées par moi. Tout mérite un beau traitement.

Résultat. Je ne parlerai ici que du résultat. Les éléments se sont liés les uns aux autres. J’avais acheté certaines choses par-ci, par-là, ici ou là et tout à coup tout a trouvé sa place. Les détails feront l’bjet d’un article dans la rubrique « Réparations = de l’ordre en soi ». J’aviserai.

En tous les cas, ma salle d’eau est devenue :

Dernière touche. Il me fallait un miroir et j’en ai trouvé un parmi mes affaires. J’ai repeint le cadre et l’ai décoré comme les autres endroits de la salle.

J’aime les reflets. Je n’ai pas d’explication, j’aime regarder les choses réfléchies ; cela me procure de la joie, un grand plaisir, me met de bonne humeur. Il me semble que c’est une sorte d’image du temps, d’un vortex temporel dans lequel j’ai l’impression d’entrer. Alors, je fais une série de ces effets :

Et un selfie avec des reflets. Je n’ai pas réussi à faire un selfie sans qu’on voie le téléphone, car les reflets auraient disparu.

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