Dans le cas présent « anecdotes » et « humour » vont ensemble.
Devant le paradis. On commence la séance et à un moment donné, je dis que lorsque je serai au ciel et regarderai la queue des gens attendant leur tour pour entrer au paradis, on reconnaîtra les participants à mes cours parce qu’ils feront des cercles avec le bassin. Une participante qui a beaucoup d’humour – toujours la même ! – dit, mais la queue sera courte, il n’y aura pas beaucoup de monde ! Et tout le monde de rire pace que j’avais imaginé une très longue queue où l’on aurait vu par-ci, par-là des âmes en train de faire des exercices.
Dans les bus. J’aurais dû l’écrire tout de suite… J’ai perdu l’articulation qui me liait à l’anecdote.
Vous trouvez ici la suite du premier article où sont listées les idées que Jacques transmet et qui ont une résonance en moi. Les sujets de la liste renvoient à l’article qui les concerne.
Le cerveau : dans L’eau – Le miracle oublié, p. 35 Jacques parle du cerveau. Je ne suis pas une scientifique mais ai assisté à divers cours et lu divers ouvrages sur le sujet. Je n’affirme rien et ne fais que présenter des choses qui peuvent nous rendre service, sans rien imposer. Voici donc que Jacques rapporte que le cerveau est un décodeur de fréquences. J’ai connu il y a fort longtemps un monsieur qui m’avait dit que le cerveau fonctionnait comme une radio et selon ses possibilités, il captait telle ou telle fréquence. Il m’a fait comprendre ce que j’avais remarqué sans pouvoir y mettre des mots, à savoir que des personnes du même pays, de la même famille, mangeant la même chose peuvent penser de façon tellement différente… Alors, j’ai eu l’impression de voir les idées voler autour de nous et entrer dans le cerveau qui avait telle ou telle fréquence. Je me suis demandé comment faire pour avoir les « bonnes » idées. Ma démarche s’est arrêtée là. Je suis contente de lire les mots de Jacques. Au fond, c’est comme si notre cerveau était la piste d’atterrissage des idées-avions.
Dans mon studio de danse il y a un personnage, « Essence », qui fait partie du paysage. On va regarder ce qui se passe dans son cerveau.
Le crâne. Je l’utilise pour le cours « Visitons les chambres du cerveau » que je donne en été au sein du Passeport Vacances à des enfants 9 -16 ans.
Dans l’image 1, on voit le cerveau plein d’idées en place. Elles ont « atterri ». Dans la 2, on perçoit une image qui arrive ou qui part, même deux ou trois. Dans la 3, on voit une réserve d’idéesbien classées et dans la 4, on voit deux idées sur le chemin.À vous, lecteur, de dire de quel chemin il s’agit, car parfois il y a des idées qui ne nous visitent jamais. Je vais voir si je réussis à prendre la photo d’une idée « volante ».
Je crois bien que j’ai réussi à « capter » des idées volantes.
On voit des idées pleines, des idées en train de se dérouler et une toute petite idée. Mais, parfois une toute petite idée apporte une grande chose.
Il faut dire que même lorsque je ne suis pas au studio en train de le faire travailler, le cerveau est entouré de livres qu’il ne cesse de consulter.
Je poursuis avec Jacques.
Composition de la matière. On l’a vu dans le premier article, Jacques rappelle les paroles de Jacques Benveniste qui disait que si le corps, en termes de poids, est composé à 70 % d’eau, en termes de molécules d’eau, on arrive à plus de 99 % ! Cela nous fait voir notre corps de manière différente. Cette fois-ci, Jacques parle de la composition de l’atome d’hydrogène, soit l’élément qui figure en premier sur le tableau périodique d’Avogadro.
C’est aussi l’atome le plus abondant dans notre univers et un composant de l’eau, le principal. Toujours dans le même livre cité, on lit que l’électron (charge négative) qui tourne autour de l’orbite de l’atome d’hydrogène (charge positive) a une masse 1830 fois plus petite que celle de ce dernier. Autre chose intéressante : si on représentait ces deux éléments par une image et que l’atome devenait un ballon de 1 m de diamètre, l’électron se trouverait à une distance de 10 km. C’est énorme ! Cela « tend à prouver que la matière est surtout faite de vide ou plutôt qu’elle n’apparaît et ne se densifie qu’en des points rares de l’espace ». Cette dernière formulation me fait mieux comprendre la façon dont la matière apparaît.
Je ne connaissais pas ces chiffres, mais je savais que nous ne sommes que très peu de matière réelle. Si on réduit la matière d’une personne, on n’arrive pas tout à fait à en faire le pommeau d’une épingle. En fait ce sont des forces qui maintiennent la matière en cohésion. Il n’y a pas longtemps, j’ai encore entendu le physicien Garnier Malet le rappeler.
Un peu d’humour. Lorsque j’ai vu cette affiche chez Jacques, je l’ai prise en photo et à chaque fois que je la lis, j’entends la voix de Jacques. Cela lui correspond si bien !
Dans l’article sur les fonds de scène, je décris cette notion japonaise qui désigne l’amélioration constante d’une chose. Ce que j’améliore, rends plus « moi », c’est mon studio de danse.
Le plus important dans l’affaire est le fait que trois solutions soient venues à moi pour remédier à trois situations que je pensais inchangeables dans mon studio. Elles sont arrivées quasi simultanément. Il y a des moments dans la vie où l’on cherche une solution à ceci ou à cela et que le temps prenne son temps, parfois une vie. Il est d’autres fois où l’on se dit que la chose est comme cela, point. On ne cherche plus. Et, tout à coup des solutions arrivent. Si cela m’arrive et si vous lisez cet article, gardez la chose en tête. Mes deux autres solutions ont été le plafond et les clous sur le plancher (avant dernier paragraphe).
Alors, les trous, les espaces, le vide. Le studio est creusé dans le rocher et les planches en bois du sol n’épousent pas les murs inégaux. Il y a toujours eu des « espaces ». C’était une donnée, une chose qui n’était pas en mon pouvoir de changer. Les solutions auxquelles j’avais pensé n’en étaient pas vraiment. Pour mémoire, voici la scène.
Le spectateur ne voit pas les espaces. Mais lorsque je fais des exercices avec des élèvss et que l’on utilise des petites balles, par exemple, les espaces deviennent « vivants ». Ils ont ingéré passablement de choses !
Voici l’un de ces fameux « espaces-trous-vides » :
Affaires perdues. Une chose perdue est une chose qu’on ne retrouve pas. Dans le cas présent, je sais où elles sont mais je n’arrive pas à les récupérer. En acheter d’autres ? Nous vivons dans une société où la mode fait que l’on retrouve difficilement des choses qui nous ont plu un temps. Parenthèse : j’aime la langue française et voilà que le participe passé du verbe plaire est invariable; en effet on plaît à quelqu’un et on ne plaît pas quelqu’un. Fin de la parenthèse. Je n’ai pas retrouvé des balles identiques, j’en ai trouvé des semblables, mais pour le jonglage et elles sont molles. Bref. j’encaissais des « pertes de mon avoir de balles » à longueur de temps.
Solution inattendue. C’est le cas de le dire. J’invite Claude Lienher et sa femme à un spectacle. Claude a été le chef du département menuiserie à Évologia et fait quantité d’objets pour moi. Alors, on discute et je montre les espaces. Sa femme me dit que je pourrais faire des espèces de boudins et Claude dit que je pourrais les remplir de mousse et que le tissu pour les boudins devrait plutôt être synthétique à cause de l’humidité. La chose travaille en moi.
Paris. J’aime aller à Paris, j’aime être à Paris. Cela ne s’explique pas. Je vais au Marché Saint-Pierre et y trouve le tissu nécessaire. En sortant, je prends une petite rue et tombe sur un magasin d’ameublement qui a de la mousse. Je passe commande et le monsieur me donne le prix (avant la coupe). Heu… un peu élevé. J’explique alors mon besoin et il me propose du molleton d’une belle qualité.
Sautons des étapes et voyons le résultat. Disons tout de même que si au départ, je devais faire des sortes de tubes, j’ai finalement des bandes et cela va très bien, cela me fait même une décoration. Cela fait partie des belles surprises de la vie.
Pour le plaisir. J’ai bien sûr essayé la résistance et efficacité de mes bandes. C’est un plaisir que de laisser rouler les balles, de les laisser aller jusqu’au bout de leur trajet sans devoir courir après elles et se dire « pourvu qu’elles n’aillent pas dans un trou ». Alors, je fais plein d’essais dans un état proche de la béatitude.
Le poids des choses. On ne se rend pas toujours compte du poids des choses qu’on porte, pas seulement des choses physiques, bien entendu, mais des problèmes à résoudre, de ceux insolubles, de ceux qu’on a même oubliés. Et quand il y en a un qui s’en va… C’est un champ libre qui s’ouvre devant nous ! On le sait, les tensions vont se fixer dans le corps, et lorsque ce champ de liberté s’ouvre devant vous, votre corps respire, des voies sont dégagées. Ouf !
Les trois solutions apportent un nouvel air dans ma vie. Ce qui est fabuleux c’est que ces trois choses (le plafond, les clous dans le plancher et les espaces près du mur) ont duré presque toute ma vie et que depuis que j’ai appliqué les solutions apportées par des amis, c’est comme si les difficultés passées n’avaient jamais existé. Je repars dans une nouvelle vie. Je le dis plus d’une fois, nous ne sommes rien sans les autres.
Et voilà la scène avec ses bandes. Toute la salle est ainsi décorée maintenant.
Vous trouvez ici la suite du premier article où sont listées les idées que Jacques transmet et qui ont une résonance en moi. Un numéro 19.3 va suivre.
La loi d’attraction, la dualité. Notre monde est celui de la dualité, de la matière et de la non matière. Jacques a une façon d’en parler qui simplifie bien des choses. On parle de la loi d’attraction dans toute sorte de discours en distordant son sens alors que c’est la loi qui fait fonctionner l’univers. À la page 13 du livre L’Eau – Le miracle oublié, Jacques dit que dans l’univers tout fonctionne avec des polarités inverses […] négatives ou positives, femelles ou mâles, hautes ou basses ; tout n’est qu’opposition, contraire et inverse avant d’être rencontre, alliance, mariage, appariement pour le meilleur et pour le pire. Cette recherche incessante n’a finalement qu’un seul but : l’union, l’unité, l’état de bonheur, qu’il soit primitif comme celui du rhinocéros ou grandiose comme celui de Roméo et Juliette. Ces phrases nous renvoient au délicieux dessin de l’article précédent où « toute particule, si infime soit-elle, n’a qu’une idée en tête : trouver son alter ego, s’y accrocher, s’y fondre ».
La dualité et la vie de tous les jours. Les mots de Jacques viennent résumer ce que je dis à mes élèves et que je résume dans mon cours « La valse comme chemin de vie ». à savoir qu’employé et employeur, entreprise et client, homme et femme, ami et amie, etc. doivent suivre le même rythme faute de quoi on ne peut valser harmonieusement sur une même musique. Ici, je remercie Jacques, car désirant mettre ses idées en évidence à ma façon, il me permet de mieux voir en moi et je viens d’ajouter à la fin du descriptif de mon cours que tout cela ne doit faire qu’un.
La dualité et le monde de la danse. La danse est le fil rouge qui conduit ma vie. Là, c’est à une journaliste, Anne Kybourg, à qui je dois d’avoir résumé ainsi mon chemin dans ce monde. Quoi que je fasse ou pense, pour moi il s’agit d’une danse. Peut-être pas au moment où je le fais, car je ne serais pas tout à fait présente, mais lorsque je revois les événements, c’est l’image que j’en ai. Et voilà que je lis chez Jacques, p. 21 du même livre « Tous les systèmes de la nature, les jours et les nuits, les marées, les cours de la Bourse, fluctuent suivant des forces antagonistes qui alternent, se cherchent, s’opposent et finalement s’unissent. Tout vibre au pas de deux de cette formidable danse cosmique qui a présidé, il y a des milliards d’années, à la naissance de la vie ». Or, le pas de deux est des plus intéressants, car on est deux, on danse ensemble, mais chacun a son genre et son rôle. C’est un pur délice que de lire cela.
Le genre de l’eau : je ne me suis jamais posé de questions de ce genre et voilà que Jacques parle du rôle de l’eau qui permet l’union d’éléments, rôle féminin, et la dissolution dans d’autres cas (rôle masculin). Cela me fait voir l’eau de manière différente. Au fond, si on reprend l’idée de Jacques au sujet des équilibres et déséquilibres, l’eau est équilibrée.
Notre voyage sur Terre. Nous avons tous un rôle à jouer et parfois en assumons plusieurs en même temps, telle une matriochka. Il est des fois où la vie nous impose des rôles que nous n’avions pas prévus et qui finissent par nous combler. On ne les lâche plus. D’autres, on les épouse un moment et on en rend le costume à la première occasion. J’y retrouve tout cela dans la façon dont Jacques parle du mouvement de la vie p. 17 « Rien n’est au repos tant que ces simples particules (atomes et électrons) n’ont pas trouvé leur moitié […] Tout ce beau monde, dans un incessant ballet, se cherche, se marie, divorce, se retrouve un instant réuni, s’arrache à nouveau pour former et construire, dans un équilibre instable et perpétuellement remis en cause, la Vie ». Tout cela dans le but de former et retrouver l’unité, le vrai équilibre.
Précisons tout de suite : monsieur Roland Chappatte a travaillé 46 ans dans l’entreprise horlogère Corum. Si le métier façonne parfois le corps, les mains de monsieur Chappatte étaient faites pour le métier.
Le hasard, ce fameux hasard que je trouve si souvent ces derniers temps, tout comme je l’ai eu il y a bien des années, intervient. C’est réconfortant. Voici donc que je vais à la Coop de la Maladière, Neuchâtel, et que je demande à parler à un vendeur. L’on m’envoie un monsieur qui est tellement aimable que je me dis que son métier de base doit être autre. Effectivement, il a travaillé dans l’horlogerie de luxe. Cela tombe bien, je lui dis que j’ai écrit des articles sur l’horloger Froidevaux et sur Abraham-Louis Breguet (les liens figurent au bas de cet article). Il me dit que son père a travaillé chez Corum où il a travaillé sur la montre baguette et qu’il habite actuellement à La Sagne. Il ne m’en faut pas plus pour me dire que mon aventure horlogère continue et m’annonce chez monsieur Chappatte père, Roland Chappatte !
Monsieur Roland Chappatte. Il me dit que la montre baguette ou golden bridge est une montre Corum et que tant qu’il a travaillé, il a été le seul à mettre toutes les pièces ensemble. Didier, le fils, qui nous a rejoints en cours de route dit, oui, c’est Calabrese qui l’a inventée (ceci n’est pas exact mais c’est la version qui court). C’est quand même nous qui avons rendu le modèle fonctionnel ! ajoute le père. Et quand monsieur Chapatte dit « nous », c’est lui ! (J’ai rencontré monsieur Bannwart, ancien propriétaire de Corum qui m’a donné des informations pour rectifier cette affirmation inexacte : c’est Corum qui a commandé le travail à monsieur Calabrese). Je lui demande des précisions et il ajoute que c’est lui qui a fait les tests pour savoir quel « mobile » (une pièce spéciale) était le bon ! Auparavant, il avait aussi été le seul à s’occuper des ultraplates. Il recevait Frs 5.- par montre et en faisait une centaine par mois.
Le patron de chez Corum. Je m’intéresse à la façon dont les patrons traitent les collaborateurs – pour moi ce ne sont pas des travailleurs, mais des collaborateurs, les uns ne peuvent exister sans les autres ou alors on est indépendant -. Bref, monsieur Chapatte me dit que tous les ans, les salariés recevaient Fr. 1’000 de prime et tous les 25 ans ils avaient un voyage d’une semaine tous frais payés ! Il est allé à Rome avec sa femme qui a aussi bénéficié de la prime.
Toute la famille travaillait dans les montres. Le soir, monsieur Chapatte rapportait du travail et Didier me dit que lorsqu’ils collaient les bracelets, cela sentait la colle dans toute la maison !
Certificats d’études : je sais combien ces documents sont rares et j’en parle au musée Château des Monts au Locle qui se dit intéressé. monsieur Chappatte est tout à fait d’accord pour que je les transmette. Pour moi c’est une chance de participer à une telle histoire !
Vous étiez parmi les meilleurs de classe ? Il paraît, répond tranquillement monsieur Chappatte.
Montre d’études. Lorsqu’on faisait l’apprentissage, on montait une montre de A à Z. Monsieur Chapatte a choisi de faire une montre-chronomètre dont voici quatre pages du plan. À l’époque pas d’ordinateur pour faire les dessins… quand on sait cela on apprécie le travail d’une autre façon !
Roger Peeters. Roger, un horloger hors pair, fait partie intégrante de mon aventure horlogère. Sans lui, je n’aurais pas pris contact avec le musée horloger Château des Monts, au Locle, et sans lui j’ignorerais bien des choses sur la marche des montres et certaines inventions. Je lui montre les plans et grâce à lui, je comrprends de quoi il s’agit et peux mettre des commentaires qui pour monsieur Chappatte allaient de soi.
Engrenage de roue de 60 dents sur pignon de 6 dents et un profil de denture spécifique avec un module (pas des dents ou espacement) 0,18.
L’étudiant Chappatte montre que la position à droite, dans l’échappement à ancre anglaise, est la bonne.
Il fallait calculer que la levée tombe juste avant la dent.
Et voici, mesdames et messieurs, comme on dit dans les grandes occasions, le résultat du lauréat :
Monsieur Chapatte se rappelle avoir prêté sa montre pour une exposition à un musée et qu’elle était revenue avec la tige du remontoir cassée ! Il a fallu qu’il la refasse.
Encore les mains de monsieur Chapatte :
Monsieur Chappatte reste toujours horloger. Je le dis parce que nous avons mangé ensemble et qu’à la fin du repas, il a plié le set de table, la serviette et qu’il a tout « rangé ». Un vrai travail d’horloger !
Mise sur la Toile de l’article. Je me suis dit que ce moment devait se faire devant les yeux de monsieur Chappatte. Il a été très content de se voir ainsi sur le réseau. J’ai aussi pensé que ce moment méritait une coupe de Mauler ! Quand j’ai déballé mes coupes (ah, oui ! j’ai mes règles et donc j’étais équipée), donc, au moment où j’ai déballé mes coupes, monsieur Chappatte a eu un sourire en me disant qu’à la maison il avait aussi eu de telles coupes. Pour moi c’est émouvant. J’avais pu apporter la bouteille toute fraîche parce que monsieur Frésard, l’ancien comptable de l’horloger Froidevauxvenait de me faire cadeau d’un sac isotherme. Les choses se lient les unes les autres et pour moi c’est le meilleur des signes que la vie puisse me faire.
Collection de montres. Monsieur Chappatte m’invite à voir sa collection de montres mécaniques, toutes sont mécaniques. Je me dis que je vais aussi m’en procurer une ; les montres à pile présentent l’inconvénient de devoir changer la pile et on ne sait pas toujours s’y prendre. Je l’ai fait une fois, il faudra que je reprenne l’affaire.
Monsieur Chappatte a trois fois cette quantité de montres à gousset. Cela tombe bien, j’ai un faible pour ce genre de montres et le mot me ravit. En voici une autre qui a attiré mon regard et admiration.
Magnifique fin d’article. Je n’ai plus su quoi inventer pour faire bouger les mains de monsieur Chappatte afin de les photographier. Il y a bien des théories sur le corps humain, cependant, lorsque je lui ai demandé d’ouvrir les mains, il a eu ce geste qui est l’image même de l’ouverture et je ne peux que finir l’article avec cette photo.
Suite 1 avec monsieur Sylvain Froidevaux. Je viens de parler avec monsieur Froidevaux, le directeur du service Après-Vente de chez Corum (aussi originaire du Noirmont mais d’une autre branche que celle de René Froidevaux, le patron horloger de Neuchâtel. Je me sens quand même en famille !) et il me dit qu’effectivement à l’époque, la formation d’horloger impliquait la création d’une montre : en première année on fabriquait les outils, c’était de la mécanique ; en deuxième année, on s’attaquait aux pièces de pivotage, on tournait les axes à la main ; en troisième année on procédait aux réglages de précision, le balancier spiral qui fait la précision de la montre. En quatrième année l’horloger en formation participait aux réparations pour des clients. Il me dit que les dessins de la montre-chronomètre lui rappellent ceux de son père. Il me dit qu’il a en sa possession un dessin d’une rosace qui devait servir d’exercice pour la précision. La photo (ainsi que la révision de ce paragraphe) va suivre.
Chose promise, chose due. Voici la rosace qui servait à démontrer la dextérité de l’étudiant. Moi qui aime les mots, il n’y a qu’à regarder le dessin pour comprendre qu’il est l’image même de la dextérité. Une merveille ! On se croirait en présence de la création du monde.
Rosace faite par le jeune Claude Froidevaux, 17 ans, le 4 juillet 1963 au Technicum neuchâtelois de La Chaux-de-Fonds.
Marc Froidevaux. On recule encore d’une génération et on arrive au grand-père de Sylvain, soit Marc Froidevaux. On l’a compris, on est dans une famille d’horlogers. Je suis ravie d’accueillir les documents qui suivent. Les conditions de travail ont bien changé depuis… 1923 !
Vous avez bien lu : pas de salaire.
C’est vite vu.
Voyons ce qu’il a à l’intérieur :
Voilà qui est clair. Le français du rédacteur de contrat est parfois succinct, mais on comprend que l’on ne doit pas manquer au travail et que même si on est présent et qu’il n’y a pas de travail à faire, c’est du temps à « rattraper » après la fin de l’apprentissage. Tant pis aussi si on a été malade juste pendant les vacances !
L’Organisation internationale du Travail (OIT). J’ai travaillé dans divers départements du Bureau international du Travail (BIT), à Genève. L’OIT est la seule organisation tripartite ; les décisions se prennent entre les gouvernements, les employeurs et les travailleurs. C’est magnifique. Et lorsqu’on lit un tel certificat de formation, on mesure combien on doit aux créateurs de l’OIT et en particulier à Albert Thomas, son directeur pendant 13 ans.
Durée du travail. C’est l’une des premières conventions internationales qu’Albert Thomas fait signer aux pays membres parce qu’il faut avoir des valeurs humanitaires dans un monde économique. Rien que pour cela, Albert Thomas a tout mon respect.
Ce qui est passionnant dans ma vie c’est de voir des pans de ma vie apparemment sans lien se trouver réunis. C’est, une fois de plus, le cas ici, le hasard me fait rencontrer monsieur Chappatte, puis les trois générations Froidevaux et j’arrive au BIT où j’ai travaillé début de ma carrière d’économiste. C’est comme un cercle qui se ferme.
Diplôme de 1924. Voici celui de l’apprenti Marc Froidevax.
J’imagine la joie de l’apprenti Marc Froidevaux quand il a reçu son diplôme de « remonteur.de mécanismes et rouages ». On félicite les personnes qui ont gardé ces documents en aussi bon état !On voit tout en haut le chiffre 65, je me demande si c’est le 65e diplôme attribué.
Il n’y a pas besoin de présenter Jacques Collin, conférencier et auteur de plusieurs livres sur l’eau, sa puissance et notre rôle sur terre.
Nous avions prévu de nous revoir et la pandémie s’est mise de la partie. Il a fallu laisser du temps, beaucoup de temps, au temps ; finalement, je viens de revoir Jacques et maintenant, de l’entendre au téléphone me dire :
C’était une belle rencontre ! (la nôtre)
Oui, je la sens jusqu’au fond de mes cellules, de ma matière et de ma non-matière (façon de parler, ce que je veux dire c’est que c’est au-delà de ce qui est conventionnel, mesurable).
Elle est marquée pour l’éternité.
Oui.
La mémoire de notre vie. On le sait, tout ce que nous faisons nous marque, crée des résonances et c’est avec cela qu’on quitte ce monde. Alors, autant faire et donner des belles choses et si c’est avec le coeur c’est un vrai bonheur.
L’eau et le livre de Jacques L’Eau-delà de l’eau– De l’autre côté du miroir de l’eau. Je ne suis pas pour les jeux de mots faciles ; je trouve que la langue est suffisamment riche pour donner toutes les nuances, mais là, je me dis que cela peut aller. Peut-être parce que c’est Jacques qui l’a écrit. Après cette visite, je me décide à relire le livre. Je le fais avec une nouvelle conscience. Je le dis à Jacques qui garde un moment de silence et me dit qu’il a l’impression de l’avoir écrit il y a 50 ans car le sujet l’intéresse depuis très longtemps. Il a publié son premier livre en 1990, L’Eau – Le miracle oublié, puis en 1997 L’Insoutenable Vérité de l’eau et le dernier sur l’eau, mentionné en titre de paragraphe, en 2011 avec des rééditions 2012, 2016 et 2019. Il y a eu tant d’événements dans sa vie et dans la nôtre, que la notion du temps prend parfois des dimensions différentes. Je ne sais plus quand j’ai acheté la première version de son dernier livre de la série, mais lors de ma première visite chez lui, je lui ai dit qu’il y avait des coquilles et alors il m’a fait cadeau de la dernière édition qui avait été passablement corrigée. Lorsque je lui ai dit qui là aussi il y en avait… il a ri et dit qu’il n’y avait que moi qui les voyait ! mais, que oui, je pouvais revoir la chose. Beaucoup de choses se sont passées et pas passées, raisons qui expliquent ce long lapse de temps.
Je saisis l’occasion pour remercier son fils Yann sans lequel je n’aurais jamais pu faire la dernière visite que je viens de lui faire. Il ne me connaissait pas, Jacques n’était pas là et j’ai été reçue de la plus belle des façons à la maison. J’ai un faible pour du Mauler, c’est un vin mousseux rosé qui est mon champagne local en Suisse, et voici que Yann me propose d’arroser le repas avec du champagne, Jacques a aussi un faible pour cette boisson, et il choisit :
Les signes. Chez moi, ils ont de l’importance. Et maintenant que je rédige l’article, je me rends compte que c’est une bouteille Chapoutier et que cela doit avoir un sens. Je suis de ceux qui pensent que nous sommes tous reliés, mais quand en plus les choses s’y mettent, et que le champagne est leur complice, je suis ravie.
Jacques. Je rencontre donc Jacques et lui prends quelques photos. Il ne dit jamais non quand je le photographie. Celles-ci sont les plus réussies.
Jacques a toujours une belle tête. On dirait un capitaine de navire.
Article sur l’eau. Jacques est content que j’écrive l’article même s’il a tout dit sur l’eau. Une fois de plus, il dit que ce genre de choses reste inscrit pour toujours. Je lui dis que j’ai commandé ses deux premiers livres et il me remercie.
Voici le fil de notre conversation : La toute première fois que tu t’es intéressé à l’eau ? demandé-je. Ensuite la conversation suit à bâtons rompus, Jacques passe facilement d’un sujet à l’autre et je ne puis faire autrement que de le suivre. C’est lui qui dirige le navire.
Les débuts de Jacques. « Cela remonte à 50 ans ! Je venais de changer de vie professionnelle et faisais du porte à porte en vendant des appareils pour filtrer l’eau : par un système d’osmose inverse on obtenait de l’eau pure à un très haut pourcentage. Je travaillais alors pour Michel Dogna. On a fait des choses formidables et on s’est aperçu que l’eau n’était pas ce qu’on croyait ! »;
Le rôle de Jacques. Il me dit qu’il est le seul témoin vivant de ce qui s’est passé, du point de vue des prises de conscience de la matière, car bien des gens qu’il a côtoyés ont disparu de ce monde (Jacqueline Bousquet, Régis Dutheil, Marcel Violet, Jacques Benveniste, Jeanne Rousseau, Louis-Claude Vincent) ; Jacques se sent le devoir de transmettre ce qu’il a reçu bien qu’il n’ait pas de formation scientifique ni de titre équivalent à ceux qui ont fait ce genre de travail. Son apport c’est de dire avec des mots simples ce que les spécialistes ont dit autrement. C’est vrai, une fois qu’on a compris quelque chose, c’est simple. Nous avons tous fait cette expérience. C’est valable pour tous les domaines. Jacques dit que les réactions chimiques, physiques et lumineuses suivent un principe simple, ce qui est compliqué ce sont les multiples combinaisons que les particules ont empruntées pour se rencontrer et s’unir grâce à l’eau ;
Son expérience. Jacques a bu cette eau filtrée qui a eu un effet de détoxication assez impressionnant. C’est alors qu’il a voulu en savoir plus sur l’eau et qu’il s’est aperçu que pas grand monde la connaissait. C’était à la fin des années 1980, début 1990 ;
L’eau dans notre corps. Jacques aime bien rapporter les paroles de Jacques Benveniste qui disait que si le corps, en termes de poids, est composé à 70 % d’eau, en termes de molécules d’eau, on arrive à plus de 99 % ! Cela nous fait voir notre corps de manière différente.
L’eau est présente dans toutes nos fonctions physiologiques, elle est une sorte d’autoroute énergétique et électromagnétique car non seulement elle transporte toutes les informations, mais elles transitent par elle . Son premier livre qui en parle est L’Eau – Le miracle oublié et le dernier L’Eau-delà de l’eau est celui qui nous parle des phénomènes de la conscience ;
l’électron est la particule– en fait c’est l’agent qui permet l’échange métabolique de toutes les réactions. Et ici, on trouve une très jolie image dans L’Eau – Le miracle oublié où Jacques présente l’atome comme un personnage neutre, équilibré = marié, ou alors déséquilibré = veuf ou célibataire.
Il y a un certain temps que j’ai écrit cet article et aujourd’hui 12 avril 2022, Jacques me dit que ce sont ses propres dessins qui illustrent les différents états de l’électron. Je trouve tout cela bien ingénieux !
Citons Jacques p. 17au sujet du ion positif : « Un ion positif est un atome de charge électrique positive, qui est veuf ou divorcé, qui a perdu sa charge électrique contraire, son électron négatif et qui de ce fait est déstabilisé. Dans ce cas, il est devenu positif et solitaire et il n’aura de cesse de s’agiter pour retrouver et capter son contraire, un électron négatif afin de retrouver la neutralité et la paix. »
Le paragraphe suivant devrait être le no 6, mais le logiciel de ma plateforme ne permet pas de faire les liens, aussi, je continue avec des puces.
Le royaume de la nature. Jacques me dit qu’il a tout à coup une idée et il dit : « La nature était là avant nous, nous ne sommes que des invités ; c’est elle qui nous inspire, c’est nous qui devons la chanter. C’est un royaume plein de beauté, d’harmonie, on se doit de le respecter ». J’ai des frissons en entendant parler Jacques;
Les dauphins. Jacques a nagé avec les dauphins et connaît des histoires extraordinaires. Il avait une amie en Bretagne qui nageait avec les dauphins et un jour, elle est allée en Irlande rendre visite à une amie qui nageait aussi avec ces mammifère et… elle a retrouvé non seulement son amie, mais les dauphins qui l’avaient suivie ! Il raconte aussi qu’un pécheur de la mer Rouge avait une dauphine à laquelle il avait donné un prénom « Oline ». Le matin, une fois tout le monde debout, il sifflait, la dauphine venait et se mettrait sur le dos pour qu’on lui caresse le dos !
Nous parlons du bonheur. Jacques est d’accord avec moi pour dire que tout le monde aimerait être heureux, mais, ajoute-t-il, « il faut voir comment ils vivent leur journée : en jugeant et critiquant. C’est contradictoire ». Ici on entre dans le domaine de la parole et de la pensée qui est primordiale.
Au moment où je suis tombée sur Jacques Collin sur Internet, je me suis dit que j’allais acheter l’un de ses livres. Les trois premiers traitant de l’eau, je me suis dit que le dernier devait suffire. Maintenant que j’écris cet article, je me dis que je dois commencer par le commencement. Non seulement c’est logique, mais c’est une excellente démarche parce que j’y trouve des idées absolument délicieuses, pour preuve, celle des atomes. Je crois que si on donnait des cours de chimie ainsi, il y aurait plus de chimistes.
Parenthèse : encore un signe. Voici le pourquoi de cette parenthèse. Je téléphone à Jacques pour bavarder et il me raconte que les premiers documents que son père a trouvés où l’on mentionne les « Colin » (un « L ») datent de 1750 en Franche-Comté, que peu après le nom est devenu le « Collin » actuel et que les « Collins » des États-Unis sont « fils de Collin », on a rassemblé « Collin’s » en « Collins ». J’aime ce genre de choses. Mais, le signe le plus fabuleux est que je raccroche le téléphone et reçois une annonce pour un cours chez… Chapoutier ! La synchronicité… j’aime. J’avais discuté une fois avec la responsable de la culture à Neuchâtel et parlé de ce que nous appelons coïncidences et elle m’avait répondu que cela voulait dire que j’étais sur le bon chemin.
Article en devenir… Il faudra que je m’invente une méthode pour indiquer les modifications que j’ajouterai au fur et à mesure de la lecture ou relecture des livres de Jacques et de ses conversations. J’ai bien senti qu’il faudrait plus d’un article sur ma plateforme pour parler de lui et des idées qui sont devenues les siennes et finalement les nôtres.
J’ai trouvé! Lorsque j’ai dit à Jacques que j’allais écrire l’article, je lui ai demandé si je pouvais citer des passages de ses ouvrages et j’ai reçu son autorisation. C’est un moment fort dans une relation : lorsque l’autre a une confiance totale en vous, vous avez toutes les cellules de votre corps qui s’ouvrent ! Alors, je vais continuer en suivant la structure de cet article et ajouterai les idées de Jacques ci-dessous.
Idées transmises par Jacques. Je ne vais pas faire un résumé de ses livres. Chacun peut les lire et les intégrer dans son monde. Je vais simplement relever quelques-unes de celles qui me charment, qui m’apportent un message différent ou qu’on ne devrait pas laisser de côté. La première idée ci-dessous est traitée dans cet article, la seconde est une évidence. Les idées suivantes suivront le même schéma ; si des explications sont nécessaires, elles vont renvoyer à un article et si ce sont des évidences, il n’y aura rien :
les atomes célibataires, divorcés, bigames (dessin d’en haut) ;
ce qui est compris peut être expliqué de façon simple ;
C’est la surprise de fin d’année 2021 ! Knut m’invite à boire un chocolat chaud chez Schmidt et il m’offre le livre !
J’ai mis du temps à assimiler l’affaire et donc à écrire cet article. Quand Knut m’a tendu le livre, cela m’a fait comme un coup dans le ventre. J’ai saisi ce que veut dire l’expression « être estomaqué ». Cette locution a pris vie en moi à ce moment-là. Je la connaissais intellectuellement, maintenant, je l’au aussi vécue. C’est fort.
Une exposition, un livre. Cela fait un moment que Knut m’a dit qu’il avait l’intention de faire une exposition avec les photos qu’il avait pris de mes danses. La pandémie s’en est mêlée mais aussi le calendrier du Centre culturel, où il pensait faire l’exposition. Il avait choisi ce lieu parce que ma collaboration avec ce lieu avait duré des années et que l’ambiance s’y prête. Il m’avait aussi dit qu’il ferait un livre. Puis, silence radio, comme on dit parce qu’il y a eu intervention virale.
Knut prhotographe, Knut éditeur, Knut indépendant. Voilà le dernier portrait de Knut. Il s’est dit que puisqu’il ne trouvait pas d’autre solution, il allait tout faire lui-même. Et il me donne le livre. Je vois le titre « Traces de danse ». Il m’en avait parlé, tout comme on mentionne quelque chose sans avoir une idée arrêtée, mais chez lui l’idée s’était arrêtée là. Je n’ai pas de mot à dire et en fait, le livre est bien représentatif du contenu. En regardant mes différents articles où Knut intervient, je m’aperçois que Knut avait publié des photos de la danse « Jeu de chaussettes » sous le titre « Traces de danse ». Sa première idée a pris bien des racines !
« Traces de danse » se divise en deux parties : une intitulée « Lumière blanche » et l’autre « Lumière noire », cela fait référence aux lumières sur scène et aux danses que j’interprète. Voici un échantillon des photos reprises dans le livre.
Danse « La Laguna »
Danse « Jeu de chaussettes »
Danse « Piano fantasque »
Danse « Les Roses de Picardie »
Toujours estomaquée ! Cela fait quand même une drôle d’impression. Knut est un excellent photographe ; la photo fait partie de son ADN et me voilà dans son livre, dans son premier livre !
Si vous désirez laisser un commentaire, deux façons de procéder :
directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement l’insérer au bas de cette page.
La danse classique pure a une exigence du point de vue anatomique que peu de gens ont. J’ai eu la chance d’avoir des professeurs, en Roumanie, qui m’ont rendue attentive à cet égard et c’est ainsi que j’ai construit mon enseignement.
Dans ce cours, je propose aux adolescents et adultes un cours où la danse classique et l’imagination vont aller de pair. Il s’agira de vivre les mouvements en fonction de divers sujets traités : le vent, la terre, l’eau, le vide etc. Comme dans bien d’autres domaines de ma vie, mon inspiration se nourrit de ceux qui sont présents.
Ce cours est né au fil de mes années d’enseignement et maintenant il est mûr. Imaginez-vous en train de faire un plié et de sentir que vos jambes se remplissent d’eau, La suite dépend de chacun, il n’y a pas de règle. C’est ce qui est fascinant, car la danse classique n’est que rigueur. Mettre les deux ensemble est un vrai plaisir.
En fait, les danseurs professionnels ont des rôles qu’ils préfèrent et je crois bien que c’est là que se trouve le début de mon cours. Je voyais, à l’Opéra de Bucarest ou de Leningrad (aujourd’hui Saint-Péetersbourg) des danseurs être maîtres de la scène dans certains rôles. Puis, j’ai eu des élèves qui avaient telle ou telle personnalité ou qualité physique et je l’ai mise en évidence. D’ailleurs, dans le vie de tous les jours c’est aussi applicable. Nous-mêmes, nous savons que tel rôle, tel emploi, tel métier est pour nous ou non. Maintenant que les disciplines s’ouvrent, je me dis qu’un cours comme celui que je propose a sa place.
I make order ; since I know myself I keep making order in different fields. Order is the master of order ! We find our way, we can add, take off, transmute, make changes with full consciousness !
Once again, things get in touch by themselves. You certainly noticed that the maxim goes beyond the other one « Do to others what you would like others would do to you ». The thought is linked. In fact, every action has its roots in the thought. You have here a timely example.
Bobbins for my sewing machine, Singer. I have had different sewing machines and I have used all kind of bobbins for all of them. The last one collapsed, the thread tension from below couldn’t follow anymore. I was explained that using non original bobbins could deteriorate, in the end, a sewing machine. Having now a Singer machine, it is the opportunity to do everything right. I make an order to the only Singer representative in Switzerland, some forty pieces. I wind up the most common threads.
La Boutique Coupons de Saint Pierre, Paris. First of all I look for my first supplier. He doesn’t work here anymore. That is all what I am told. I try in different local stores without success : well, I am looking for 200 bobbins. Finally, a saleswoman from a French store that doesn’t sell anymore Singer items tells me to try the Boutique Coupons de Saint Pierre. I come across Chrystelle, a saleswoman who asks me the right questions and ensures me that I can order the quantity I desire. In a few days, between Christmas and some days after the New Year my problem was solved. When I thanked Chrystelle, she told me she had just done her work. But I can make the difference between an employee who makes just what is needed to be done and the one who likes his job and does it thoroughly. The store is lucky to have her and I am lucky to meet her.
For my 600 threads, the 200 bobbins should be enough. What could I do with those I don’t need anymore ? I have a friend who is passionate by sewing machines. He has at least ten ! Old ones, older ones and very old ones. I tell him about my bobbins, send him some pictures and he looks forward receiving them. With my 200 bobbins I have just enough. I’ll have to buy a few in order to have a reserve.
I prepare the bobbins for my friend. Here is where the famous sentence you see next comes in. I could have put all the bobbins in a package, send it and that would have been all. But they were 200 of them from at least found different shapes. Among the metal ones, some had holes of different diameters and some had no holes on the other side. So, it seemed more reasonable to me take time to sort them and make specific packaging for each sort. Some of these bobbins, I had bought, some others I had inherited in different ways. THe former users had sometimes winded up different colours in one bobbin. I couldn’t imagine my friend sewing and suddenly be stopped because there was no more thread and see in the bobbin another colour. So, I decided to have courage and emptied the most suspicious ones.
Here we see the result : each model is in a different bag and inside each of them there is a smaller bag bobbins of the same sort but with thread. In total there are some hundred.
As for those in plastic. I proceeded diferently and put a nice pink rubban. There too are some hundred. Once I had thought I had bought « Singer » bobbins for my « Singer » machine. It is only recently that I learnt that there are low and high bobbins and even if it is written « Singer » on one side, they are not the right ones foe me. I need the high ones which are marked on both sides. That is the way you learn things ! I also put a bag with some that had a pretty good quantity of thread.
Threads and colours… not always easy. We all know, if we are going to do a seam that requires a lot of thread, we better foresee the necessary quantity because from one colour bath to another, there are differences. But sometimes we can be pleasantly surprised : we pull a bit of thread from the spool, put it on the fabric and there is not much difference. However some of my threats remained single. So I tied them with two laces and will send them to my friend. The laces are nice and my friend will be able to use them on a future cap or on a vest.
Conclusion : I put myself in my friend’s shoes and if I had received such a quantity of bobbins, even as a present, I would like them sorted out and well wrapped. This maxim applies to everything, every situation. It is not always easy to implement it, but it brings a lot of satisfactions. That is why we should keep in mind :
I tell myself also that the matter that surrounds and makes us is the one that was at the beginning of the creation of the World, even though it is better to speak of information, and that it is my duty to greet and treat it with respect. Even more, as each particle has a memory it is better that it goes with good memories besides thanks for its usefulness.
Je fais de l’ordre ; je crois bien que depuis que je me connais, je mets de l’ordre dans bien des choses. L’ordre est le garant de l’ordre ! On s’y retrouve, on peut enlever, ajouter, transmuter, changer en toute connaissance de cause !
Une fois de plus, les choses s’enchaînent les unes les autres. Le titre : vous aurez noté qu’il s’agit d’aller plus loin que « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’autrui te fasse », car en fait la pensée est au début de l’action. En effet, toute action est accompagnée d’une pensée. Je donne ici un exemple qui tombe à pic pour la démonstration de cette phrase si souvent dite par Jean-Pierre Garnier Malet. L’exemple est tout à fait symbolique.
Des canettes pour ma machine à coudre, Singer. J’ai eu différentes machines à coudre et j’ai trouvé que je pouvais mettre toute sorte de canettes pour mes coutures. Voilà que la dernière machine rend l’âme, la tension du fil d’en bas ne suivait plus. On m’a expliqué que l’utilisation de canettes qui ne sont pas d’origine finalement détraquent la machine. Étant entrée en possession d’une Singer, je me dis que l’occasion est là. Je commence par commander, auprès du seul représentant de Singer en Suisse, une quarantaine de canettes. J’embobine les fils les plus usuels.
La Boutique Coupons de Saint Pierre, Paris. Je désirais une canette pour chaque couleur et tout d’abord, cherche mon premier fournisseur. Il ne travaille plus là. C’est tout ce qu’on me dit. Je cherche dans divers magasins locaux, mais n’ai pas de succès ; je cherche 200 canettes . Finalement, une vendeuse d’un magasin français qui ne vend plus du Singer me dit de m’adresser à la Boutique Coupons de Saint Pierre. Je tombe sur Chrystelle, une vendeuse qui me pose les bonnes questions au sujet de ma machine et qui m’assure que je peux commander la quantité que je désire. Le tout a pris quelques jours, entre Noël et juste après Nouvel An. Quand j’ai remercié Chrystelle, elle m’a dit qu’elle n’avait fait que son travail. Je sais bien faire la différence entre un employé qui fait juste ce qu’il faut faire et celui qui aime son métier et le fait à fond. C’est le cas de Chrystelle. La boutique a de la chance et j’ai de la chance avec elle.
Pour mes 600 fils, les 200 canettes devraient suffire. Que faire alors avec celles dont je n’ai plus besoin ? J’ai un ami passionné de machines à coudre. Il en a dix ! Des anciennes, des plus anciennes et de très anciennes. Je lui parle de mes canettes, lui envoie des photos et il se dit enchanté de les recevoir. Avec mes 200 canettes, j’ai visé tout juste. Il faudra que j’en achète encore quelques-unes pour avoir des réserves.
L’envoi de canettes. C’est ici qu’intervient la fameuse phrase que vous voyez à côté. J’aurais pu mettre toutes les canettes dans une boîte et le tour était fini. Mais, il y avait près de 200 canettes aussi et d’au moins quatre sortes. Parmi celles en métal, il y en a avec des trous de différents diamètres et certaines ont des trous d’un seul côté. Alors, il m’a semblé plus raisonnable de prendre du temps pour les trier et faire des emballages spécifiques. Parmi ces canettes, certaines, je les avais achetées et d’autres, je les avais « héritées » de diverses façons. Les usagères précédentes ont parfois embobiné diverses couleurs sur une même canette. Je ne voyais pas mon ami commencer une couture avec du fil noir, se retrouver après quelques minutes avec une rupture de couture parce que le fil de la canette était fini et se retrouver avec du vert ou une autre couleur. Aussi, ai-je pris mon courage à deux mains et vidé celles qui étaient très suspectes.
Voici ce que cela donne : chaque sorte est dans un sac séparé. A l’intérieur se trouve un plus petit sac avec des canettes de la même sorte mais avec du fil. En tout il y en a une centaine.
Pour ce qui est de celles en plastique. Je les ai réunies différemment. Je leur ai mis un joli ruban rose. Il y en a également une centaine. J’ai également mis un petit sac avec celles contenant encore une bonne quantité de fil. J’avais cru acheter des canettes « Singer » et les avais embobinées, jusqu’à ce que j’apprenne récemment qu’il y a des canettes basses et des canettes hautes, même si dessus est écrit Singer. Sauf que pour les basses ce n’est écrit que dessus et pour les hautes, en bas et en haut. C’est, comme on dit, le métier qui rentre ! À propos de cette locution, je me dis qu’on devrait plutôt dire « C’est le métier qui entre », car pour « rentrer », il faut déjà que l’on soit entré au moins une fois. Je consulte un spécialiste, Chambaron de son nom de plume, et il me dit que c’est bien « rentrer », car ici le « re » veut dire avec force. Sachant maintenant cela, je me dis que le métier rentre réellement !
Certains fils et les couleurs… toute une histoire. On le sait, si on va faire une couture qui demande beaucoup de fil, il vaut mieux prévoir la quantité nécessaire parce que d’un bain de couleur à l’autre, il y a souvent des différences. Mais, parfois on est surpris en bien parce qu’en tirant un peu de fil de la bobine et en le posant sur le tissu, on ne voit pas grande différence. Toutefois, certains fils sont restés « impairs » et je les ai réunis avec des lacets pour les envoyer à mon ami. J’ai mis deux lacets que je trouve beaux et qu’il pourait utiliser dans une future casquette ou un gilet. Il fait de la couture masculine.
Conclusion : je me suis mise à la place de mon ami et si j’avais reçu une telle quantité de canettes, même en cadeau, j’aurais bien apprécié qu’elles soient triées et bien emballées. Cette maxime s’applique à tout. Elle n’est pas toujours simple à mettre en oeuvre, mais elle apporte plein de satisfactions. C’est pour cela que nous devrions garder à l’esprit :
Je me dis aussi que la matière qui nous entoure et nous compose est celle qui était au début de la création de ce monde, même si on parle alors plutôt d’information, et que je me dois de la saluer et de la traiter avec respct. De plus, toute particule porte une mémoire, alors, là aussi, autant lui laisser de bons souvenirs à côté des remerciements.
SI vous désirez laisser un commentaire :
directement par courriel (voir contact sur ma page d’accueil) ;
si vous avez une plateforme WordPress, vous pouvez facilement l’insérer au bas de cette page.