Spectacles en feu d’artifice pour fin 2021 et début 2022

Année compliquée à bien des égards ; cependant, si je regarde les événements qui m’ont concernée, je ne peux que constater que j’ai fait des rencontres particulières, intéressantes, que des événements apparemment sans lien font bel et bien part de la toile de ma vie et que j’ai fini par une série de spectacles imprévus, mais que j’avais préparés parce que d’une façon ou d’une autre je sentais qu’ils devaient avoir lieu !

C’est cela même. L’espace-temps se courbe et lie les événements de ma vie. (Une amie me dit qu’il faut préciser que j’interprète une danse, ce qui explique que j’ai la main gantée de rouge)

La synchronicité, les choses qui se lient les unes aux autres, c’est tout un festival que je vis ces derniers temps.

Tout d’abord, pour différentes raisons, je n’ai pas pu beaucoup m’entraîner. Toutefois, les cours que je donne dans le cadre de Midi Tonus m’ont tenue en forme. Puis, je me suis dit que le temps était venu de reprendre la danse; la danse est le fil rouge de ma vie (dixit Anne Kybourg dans le journal de la Ville) et elle réunit toutes mes passions : la langue, la musique, l’esthétique, le partage (de bien des façons) avec les autres. J’y retrouve la diversité, l’ordre, la créativité, les réparations, la mise en valeur d’objets parfois anodins, tout ce qui compose ma vie. Je dois aussi dire que lorsque je prends mes autres passions, par exemple la révision de textes, j’y retrouve mon même monde jusqu’à y voir à chaque fois une danse.

En cours de route. Reprendre un entraînement n’est pas toujours facile et il faut se dire que l’on va réussir, que les choses sont là, que de nouvelles cellules poussent tout le temps et que les choses ne peuvent qu’avancer. Cela a été le cas et c’est pour cela que je peux dire aux personnes qui perdent un peu la forme qu’on peut la retrouver. Parfois, de façon différente mais il y a toujours un approfondissement et si on ne fait pas des « exploits », on a plus conscience des mouvements, il y a un plaisir plus profond.

Six spectacles. J’écrivais à un ami que j’allais faire des spectacles sans savoir, sauf pour le premier, qui allait pouvoir venir en période de pandémie. J’ai pris des dispositions en prévision, toujours sans savoir quand j’aurais des spectateurs. Finalement, les choses se sont liées les unes les autres.

  • Premier spectacle, le 18.12.2021 : celui pour mes amis Frésard, c’est le spectacle qui était prévu ; M.Frésard avait été le comptable de la Fabrique d’horlogerie Froidevaux S.A., Neuchâtel. Je l’ai fait parce que ce couple ne sort plus et parce que le 18 décembre était le jour anniversaire du patron, René Froidevaux. C’est devenu une tradition ;
  • Deuxième spectacle, le 21.12.2021 : pour Claude Lienher et sa femme. Claude est la personne qui a fait bien des décorations et meubles pour mon studio et mon chez-moi. Le spectacle aurait dû avoir lieu en novembre, mais il s’est glissé ici ;
  • Troisième spectacle, le 23.12.2021 : pour Katia, une amie russe de courte date qui est venue avec son mari, Christian. Il se trouve que ce jour-là, Roger Peeters, l’ingénieur ingénieux qui lance sa propre marque de montres, s’occupait du son et que Christian a vécu au Japon quelques années. Roger, quant à lui, y a passé une année et, travaillant tous deux dans l’informatique, ils se sont trouvés bien des points communs. C’est simple, ce sont eux qui ont « mené » la conversation. Cela s’est passé autour d’une bouteille de champagne moldave, nouveauté tant pour Roger que pour moi ;
  • Quatrième spectacle, le 30.12.2021 : pour l’anniversaire de Sonia Bétrix, participante à l’un de mes cours de Midi Tonus, et son mari, Rémy. J’aime tous mes participants, mais parfois la personnalité de l’un ou de l’autre créent un lien spécial. C’est le cas avec Sonia et c’est pour cela que je lui ai proposé un spectacle pour son anniversaire. La veille, j’ai entendu deux hommes parler le russe alors que je montais à la gare, je me retourne, parle avec eux. Résultat : celui qui habite à Neuchâtel, Alexeï, est venu avec Iulia, sa compagne, au spectacle. C’est chose publique, je craque pour la langue russe ! Alexander et Iulia sont passionnés par les médias ; ils ont mis au point un logiciel spécial qui pourrait m’aider à mieux me faire connaître et à une autre connaissance récente aussi. Sonia est quelqu’un qui est très, très attentionnée. Elle sait que j’ai un faible pour du Mauler rosé. D’ailleurs son anniversaire a été fêté avec du Mauler rosé. Elle m’a apporté une bouteille pour une autre occasion spéciale. La bouteille était déjà spéciale puisque la cuvée 2021 venait de recevoir un prix à Berlin !
Le Mauler rosé est pour moi le symbole du partage entre amis.
  • Cinquième spectalce, le 31.12.2021 : je passe apporter quelque chose au journal de la Ville, rencontre Françoise Küenzi, lui demande ce qu’elle va faire le 31 et organise un spectacle pour l’occasion ;
  • Sixième spectacle, le 30.1.2022 : ce fameux hasard qui m’accompagne si souvent fait que j’ai pu présenter mon spectacle aux propriétaires de l’entreprise horlogère Tavannes Watch Co.

La toile de ma vie. Ce qui est absolument fascinant pour moi, c’est de voir depuis des mois des événements apparemment sans lien s’unir tout à coup. Ainsi, c’est parce que j’ai rendu un service à M. Frésard que j’ai rencontré Alexeï et Alexeï travaille dans un domaine qui interpelle d’autres personnes de mon entourage ; c’est parce que je fais attention à un petit garçon au bord du lac que je rencontre Katia, que je découvre qu’elle parle le russe et qu’au spectacle j’apprends que sa mère travaille dans l’importation de montres – intéressant pour Roger- et que sa cousine est musicienne à l’ochestre de l’Opéra de Kishinau. Ceci peut paraître anodin, mais je prépare un article important sur ma collection de chaussons de danse et ai besoin d’informations. La cousine de Katia est d’accord pour faire le lien avec les danseurs.

Les événements liés en attirent d’autres !

Quant à Claude Lienher, je n’ai jamais pensé qu’il viendrait à l’un de mes spectacles. Seulement, c’était ma façon de le remercier pour les nombreuses choses qu’il a faites pour mon chez-moi et mon studio. Il m’a bien dit, en prenant place, qu’il s’endormait lors des spectacles. Sachant cela, je me suis demandé ce qui allait se passer. Finalement, il ne s’est pas assoupi ! C’est le plus beau des compliments qu’il pouvait me faire. Son esprit obervateur a pris note que tous les éléments exposés dans mon studio ont une histoire. Alors, il m’a envoyé le chasse-clou qui avait appartenu à son grand-père et que son père avait aussi utilisé ! En plus, il l’a gravé. Alors, à chaque fois que je l’ai en main, j’ai l’impression que je communique avec ces générations en même temps.

Solution à un problème récurrent pendant des années ! Vous vous demandez pourquoi un tel outil. C’est que dans mon studio des clous sortent leur tête du sol et lorsque je suis en chaussettes ou avec mes chaussons de danse, il y a des accrocs. J’ai utilisé le chasse clous, pour la première fois lors du quatrième spectacle. J’ai fait sonner la clochette que j’ai afin d’instaurer le silence et dans une atmosphère pleine de gravité, j’ai enfoncé, pour la première fois de ma vie un clou à l’intérieur de la planche. Ensuite, j’ai passé mon pied en chaussette par dessus, encore et encore. Un vrai plaisir !

Françoise Küenzi et informations sur mon studio. Voilà donc que j’invite Françoise et elle me dit que c’est bien la première fois qu’elle y vient, mais que les petits escaliers qui y conduisent depuis le Théâtre du Pommier, elle les a montés régulièrement penant des années alors qu’elle était enfant. Elle allait voir sa grand-mère, Jeanne Berthoud, qui habitait tout en haut, dans la maison ! Moi qui aime les histoires des bâtiments, me voilà aussi servie. J’ai l’impression de voir sourire la dame à chaque fois que je vais à mon studio et « mes » escaliers prennent une autre teinte, plus proche. C’est comme si j’étais en famille.

L’horlogerie. Là aussi, je suis servie. Françoise est la rédactrice du journal de la Ville et auparavant a travaillé au quotidien de Neuchêtel, La Feuille d’Avis, devenu ArcInfo. J’apprends qu’elle a tenu la rubrique « horlogerie » et mon intérêt est tout de suite éveillé. Je lui raconte le rôle de René Froidevaux dans ce domaine. L’horlogerie est devenue une racine puissante pour moi et je me réjouis d’écouter Françoise !

Tavannes Watch Co. Un soir que je rentrais chez moi, je vois un couple dans une voiture qui cherchait une adresse. Je leur donne un coup de main et le contact est établi. On discute de bien des choses, je raconte que je vais dans le lac à longueur d’année et elle m’envoie un article écrit sur lui. Je vais demander si je peux le publier ici. La dame me raconte que son père était coiffeur et avait tenu le salon Caprice à Neuchâtel. Je n’en reviens pas, car la repreneuse, Monique, l’avait déménagé au Fbg de l’Hôpital, au 2e étage et j’y habitais le dernier, le 4e ! On ne sait comment les sujets se lient les uns les autres dans une conversation, mais j’apprends que sa fille et son beau-fils sont les propriétaires de Tavannes Watch Co à La Chaux-de-Fonds ! C’est à peine croyable. Voilà comment j’ai pu leur présenter un spectacle et voilà comment j’ai été invitée à la manufacture. Un article suivra sur elle qui a été la quatrième manufacture la plus importante au monde (!) à ses débuts !

2022. Solutions inattendues. J’ai trouvé solution à fin 2021 avec le chasse-clou à un problème que je ne pensais jamais résoudre. Je trouve solution en 2021-2022 à un autre problème que j’avais depuis longtemps, bien que pour celui-ci, j’ai découvert en cours de route qu’il pouvait trouver une solution. Il s’agit de ma machine à coudre Singer: ma mère en avait eu une. Je suis heureuse de savoir que la marque continue d’exister. Depuis que j’ai mon école de danse, je fais les costumes et ai besoin d’une machine à coudre. J’en ai eu de différentes marques (même une Singer) et dernièrement, le destin a fait en sorte que je retrouve une Singer. J’avais donc des canettes de toute sorte. J’ai appris que si j’ai utilisé avec succès diveres sortes de canettes dans mes machines, il vaut mieux utiliser celles de la marque. Là, on est sûr qu’il n’y aura pas de problème. J’ai beucoup de fils, environ… 600… vous savez il y a rouge et rouge, jaune et jaune… Alors, je voulais avoir 200 canettes. Pas possible de les trouver tout de suite dans les centres et magasins suisses consutlés. C’est « Les Coupons de Saint Pierre », Paris, qui m’ont sortie d’affaire en quelques jours. Ils ont dû commander, à leur tour, auprès de leur fournisseur et ils m’ont livré les outils tant recherchés. La vendeuse, Chrystelle, qui m’a servie m’a posé les bonnes questions et s’est assurée que le paquet serait livré. Elle m’a dit qu’elle ne faisait que son métier, toutefois, je sais que son service a été fait avec conscience et je lui suis reconnaissante. 

D’autres solutions encore : on est en juillet 2022 et les solutions inattendues n’ont cessé de jongler mon chemin.

Un échantillon de mes fils (fluo) rangés par couleur et chacun avec sa canette.

Spectacles 2022. Ce sont des rencontres particulières qui m’ont amenée à organiser d’autres spectacles.

D’autres solutions encore : on est en juillet 2022 et les solutions inattendues n’ont cessé de jongler mon chemin.

Photo du Mauler primé en 2021 !

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Des pieds en période de Noël

Je croise une ancienne élève à la Migros, elle a une jolie décoration de Noël sur la tête, on se salue avec chaleur et elle comprend que je lui fais un compliment.

Le hasard, ce compagnon qui se présente quand je ne l’attends pas, fait que mon ancienne élève se trouve devant moi à la sortie du magasin. J’ai une vue d’ensemble et remarque ses chaussures, en fait ce sont les chaussettes qui font tout le charme. Elle me dit qu’il fallait mettre un peu de couleur à Noël.

Photos. Je lui demande si elle est d’accord pour que je prenne ses pieds en photo. Elle accepte de bonne grâce. Le problème en ville, comme déjà mentionné dans d’autres articles du même genre, c’est que les trottoirs et rues de la ville sont pleines de taches, de chicklette, de plein de choses. Nous nous sommes rabattues sur l’entrée d’un magasin.

Du goût. Il faut féliciter cette jeune personne pour son goût et pour ne pas céder à ce que tout le monde porte ou fait. Cela s’appelle avoir de la personnalité, avoir confiance en soi et c’est précieux. Je célèbre ce genre de choses !

Liens vers des articles similaires :

Claude Lienher – personnage clef dans mes rangements et réparations

C’est l’un de mes leitmotifs de ma vie : on n’est rien sans les autres. Claude Lienher est un pilier de mes rangements et réparations. Cela m’a fait un coup quand il m’a annoncé sa retraite de l’atelier de menuiserie de Cernier où il était patron et formateur. Je me dis qu’il y a des personnes qui ne devraient jamais quitter leur fonction… Moi, égoïste ? Jamais !

Les domaines dans lesquels Claude Lienher est présent à travers ses travaux :

  • Chez moi:
  • la volière de mes canaris ;
  • les grands supports qui maintiennent la cage qui est au balcon et qui permet aux canaris de prendre le soleil et de picorer la neige ;
  • les éléments qui me permettent de ranger mes bijoux ;
  • les étagères sur lesquelles reposent mes plantes tant au balcon que chez moi ;
  • les étagères qui reçoivent le surplus de livres que j’ai en ce moment ;
  • l’armature que j’ai transformée en armoire et qui est à la cave.
  • Dans mon studio de danse :
  • les petits bancs pour les spectateurs enfants qui assistent à mes spectacles ;
  • les huiles qui protègent les chaises en cuir héritées de Freddy Landry ;
  • le plot sur lequel repose Essence, le squelette qui m’assiste dans mes cours ;
  • les étagères qui me permettent de doubler l’espace dans les grands casiers du studio ;
  • la boîte où j’installe mon ordinateur lorsque je présente des spectacles ; comme cela les spectateurs ne reçoivent pas la lumière sur la figure ;
  • la teinture de protection qui empêche les insectes en été de finir de manger la porte d’entrée ;
  • les panneaux blancs qui me permettent de mettre les affiches des spectacles dans la rue ;
  • les écritoires qui devraient servir d’appui à ceux qui prennent des cours chez moi ;
  • dernier-né : le chasse-clou qui « garde » les clous au chaud dans le plancher.

Je dois oublier des choses, tellement elles sont devenues miennes.

Caractéristique générale partout : le soin et le côté pratique de la chose.

Claude Lienher, le personnage est franc et son parler aussi. Il n’est pas simple à saisir et préfère qu’on lui dise ce qu’on veut et pourquoi on le veut et alors il vous fait un schéma et un meuble ou élément de meuble qui durera. J’aimais lui décrire ce que je voulais et je voyais son visage devenir neutre et je sentais son cerveau travailler, il faisait alors un pas et posait des questions, riait et disait « cela ne va pas tenir comme cela  » ou « j’ai pensé à ceci », « j’ai ce matériau », « je commande ». Cela allait très vite. C’est arrivé qu’il me dise, ou est-ce qu’il me l’a toujours dit ? « Je suis très occupé, mais dites toujours ». Et, finalement, cela jouait. Quelle chance ! me disais-je à chaque fois.

Voici un festival de ses travaux.

J’aime les bijoux et en ai une collection. Ils ne sont pas chers, mais je les trouve beaux et selon les périodes de ma vie j’en porte un genre ou un autre. De plus, j’ai travaillé à des endroits où une certaine élégance comptait et cela me convenait très bien.

Au fil du temps, ma collection a grandi et les boîtes ou coffres à bijoux faisaient que certains bijoux restaient en bas ou au fond, les bijoux s’accrochaient les uns aux autres, bref, ce n’était plus simple. Un jour, l’illumination me visite. Je me dis que je pourrais commander à Claude Lienher des planches en bois de diverses dimensions. Il me demande à quoi elles vont servir ; ma réponse a fait que dans sa tête il s’est dit quel genre de bois il allait choisir et quelques jours après, j’ai pu prendre livraison des objets de mes désirs. J’avais un velours couleur lie de vin assez foncé que j’aimais beaucoup, j’ai habillé les planches ou plutôt je les ai couvertes devant et derrière avec le tissu ; j’ai mis les bijoux sur les planches pour savoir où mettre des clous et le tour a été joué !

Savoir mesurer. L’un des premiers travaux que j’ai commandés à concernait des panneaux pour la volière de mes canaris. Feu mon ami, André Oppel, et moi avions construit la volière. Nous avions construit des panneaux et les avions assemblés. Avec le temps, j’ai éprouvé le besoin de me simplifier la vie au sujet du nettoyage de la volière. C.L. m’a fait confiance pour la mesure des panneaux. J’en prends livraison… Je crois que je dois m’arrêter, car pour moi cela a été une sorte de révélation. Les panneaux, sortes de cadres qui devaient contenir du treillis, n’avaient aucun clou. C’est la première fois que j’ai observé un travail fait de la sorte. J’ai donc appris à observer comment un objet était fait… Je reprends mon récit : j’arrive à la maison et mets les panneaux. Seulement, seulement tous ne s’encadraient pas parfaitement. J’en parle à C.L. qui m’explique que les planchers des habitations ne sont pas toujours droits… Il est bien connu que nos sens nous trompent. Là, j’ai compris et depuis lors, je mesure à droite, à gauche, en haut, en bas et en profondeur ! Que voulez-vous, chaque métier a son savoir et j’envie Claude Lienher pour le sien.

Mon idée était de montrer la délicatesse du travail de C.L. mais les panneau ont déjà un certain vécu et si j’en démonte un pour voir comment il a été fait… je n’arriverai plus à le remonter. Voici donc une esquisse.

Augmentation d’espace.

Un chasse-clou. Ce chasse-clou a résolu un problème qui était récurrent et contre lequel je me battais depuis presque toujours : les clous qui sortent leur tête du sol en bois et qui font des accrocs à mes chaussons de danse et à mes chaussettes. Claude m’a bien dit qu’il me fallait un chasse-clou (me voilà aussi enrichie d’un nouveau mot) et m’ayant entendue raconter des histoires au sujet de bien des objets dans mon studio, s’est dit que le chasse-clou de son père – qui avait aussi été la propriété de son père à lui – serait très bien chez moi. Alors, il l’a gravé et me l’a envoyé. Je vais faire un montage avec les différentes gravures, mais,le voici dans « l’habit » que je viens de lui confectionner et qui est inspiré de celui que j’ai fait à une montre qui est maintenant au musée d’horlogerie, Château des Monts, au Locle !

Ce qui est fascinant pour moi : c’est d’avoir trouvé solution à quelque chose pour laquelle je ne voyais d’autre remède que de taper de temps à autre sur les clous saillants. C’est comme si je découvrais une autre dimension dans mon propre monde, parce que si j’avais vu des clous – dans mon studio de danse – qui ne sortaient pas leur tête, je n’avais pas compris qu’ils avaient été « chassés ». Joli jeu de mots, d’ailleurs. Je me dis, que pour toute sorte d’autres « problèmes », il doit aussi y avoir solution. Voilà le cadeau de Claude. On ne sait jamais les services qu’on rend, raison pour laquelle, je me dis qu’il faut faire attention lorsqu’on fait une remarque – aussi justifiée soit-elle.

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Spectacle décembre 2021 et l’horlogerie

Dans cette drôle de période qui se prolonge, je voyais le 18 décembre avancer à toute vitesse. C’est le jour anniversaire de feu monsieur René Froidevaux, le patron horloger dont je parle dans deux autres articles (voir liens en bas).

C’est vrai, l’horlogerie, racine de mon canton, est devenue aussi une racine pour moi tellement je suis touchée par les actions de monsieur Froidevaux.

Comme son comptable, monsieur Charles Frésard, et sa femme sont encore de ce monde et qu’ils ne vont plus à des spectacles, je me suis dit que j’allais en faire un pour eux. Ils ont eu la gentillesse de venir.

Je ne peux m’empêcher de me dire que monsieur Froidevaux est là aussi. C’est quand même son anniversaire !

Voici le programme :

Le spectacle a été très bien accueilli. C’est une chance que de toucher son public et cela a été le cas. De plus, mes amis connaissaient la chanson « New York New York » et comme ils étaient les seuls spectateurs, j’ai entendu leurs réactions. L’artiste que je suis est comblée.

Alors ce spectacle en cette période… J’avais envie, depuis un moment, de monter de nouvelles danses mais il y a eu des complications, d’abord cette atmosphère qui pèse et puis, ne trouvant plus le tissu que je désirais dans le seul magasin de tissus qui reste à Neuchâtel, j’ai passé commande à l’un de ces grands vendeurs sur la Toile. Déception totale. Je ne sais comment font les gens qui commandent des tissus et des habits de cette façon. Une photo c’est une chose, la dimension ou la taille sont bien mentionnés mais la qualité du tissu, son rendu, son effet… Dans le cas présent le tissu laissait passer la lumière et cela ne convenait pas du tout pour mon costume. Bref, il faudra que j’attende de retourner à Paris.

Reprise de danses. Alors, j’ai repris d’anciennes danses que j’ai modifiées pour l’occasion. Il y a parfois des choses que l’on peut reprendre telles quelles et d’autres qui n’ont plus le même goût. Cette fois c’est une réussite et je n’ai pu qu’avoir des remerciements pour mes amis Frésard qui m’ont permis de faire du neuf avec de l’ancien ; c’est bien la preuve qu’on le peut.

Le thé. Ensuite, nous sommes passés à table, si je puis dire. En fait, mon studio a bien une table, celle qui sert à poser les CD, les affaires pour les cours et cette fois-ci elle est devenue table pour le thé. Cela me touche, car la table a été dessinée par feu mon ami André Oppel, réalisée par Ernest Griez, feu le premier régisseur du Centre culturel neuchâtelois devenu Le Pommier maintenant, et repeinte par moi. Bref, on s’installe, mais quand j’apporte les plats et les tasses, les plats prennent de la place et il faut revoir le placement de chacun ; monsieur Frésard est allé poser sa canne qui le gênait et madame Frésard, se voyant toute seule, a demandé : « Et Charlie ? » C’était tellement joli. Ils vivent ensemble depuis X années et voilà que si l’un ne voit pas l’autre, il s’inquiète. De même, pour accéder à mon studio il faut descendre et monter à diverses reprises quelques marches et là c’est monsieur Frésard qui ouvre la marche et qui annonce ce qui arrive. C’est vraiment très joli, un autre genre de spectacle.

Du gui et du houx. Monsieur Frésard m’avait passsé commande de ces deux articles auprès de madame Brodard. Il se trouve que cette dame est l’approvisionneuse en fleurs pour mes canaris les jours de marché, que je mentionne l’affaire une fois à monsieur Frésard et qu’il me dit qu’il connait les Brodard ! Bon, Neuchâtel n’est pas très grand, il faut quand même voir que dans ma vie bien des choses et des gens bien séparés ont des liens qui composent la toile de ma vie et je trouve cela fantastique. On dit que les gens qui passent de l’autre côté du miroir voient défiler leur vie, chez moi c’est quelque chose de semblable et de différent : je vois cette trame de ma vie si clairement que c’est comme si je la touchais ; elle me fait penser à cette trame qui règne dans l’espace et qui se modifie lorsqu’une planète bouge.

Je disais que grâce à mes amis Frésard j’avais repris des danses. Ces temps-ci, j’ai présenté d’autres spectacles et à chaque fois que je fais la danse chinoise, j’entends la voix de monsieur Frésard dire : « C’est beau ! ». C’est un honneur de pouvoir marquer une âme qui a beaucoup vécu, et qui, en retour, touche la mienne.

Une information de plus sur l’activité de monsieur Frésard. Il a été caissier pendant vingt ans à la Showband Les Armourins. Il a fait des tours dans toute l’Europe ! Et comment faisiez vous avec le travail chez monsieur Froidevaux ? Ah, cela se passait en fin de semaine, répond monsieur Frésard. Je trouve cela magnifique, je le lui dis et mon admiration le rend heureux.

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Iossif Leonidovitch Prout. Réserves. La notion de réserve. Rencontre particulière 16.2

J’ai un rapport particulier avec le russe, c’est une langue qui me fait fondre. Aussi c’est avec un plaisir certain que je me suis efforcée de faire la traduction de mon texte. Je ne cache pas que la traduction en ligne aide énormément. Je remercie ce service.

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La notion de « réserves » est plutôt du domaine financier dans notre société. Mais, dans les pays de l’Est, elle faisait partie de la vie quotidienne. Il n’y avait pas toujours des produits dans les magasins et il fallait profiter quand il y avait des arrivages. Là, on faisait la queue. Elles étaient souvent longues. D’ailleurs, on ne sortait jamais de la maison sans un sac à provision pour le cas où. Maintenant que la pandémie est arrivée, ceux qui ont vécu dans ces pays se retrouvent dans un paysage quelque peu familier. Voilà un avantage d’un inconvénient ! Les épreuves sont bien souvent salutaires. C’est d’ailleurs cette expérience qui m’a fait proposer un cours où je donne des exercices qu’on peut pratiquer pour notre santé et qui évitent les énervements inutiles lorsqu’on doit attendre notre tour dans un magasin.

C’est aussi une notion qui fait partie de la vie quotidienne de l’armée. Il est nécessaire d’être prévoyant et se limiter à ce qui est vital.

Iossif Leonidovitch Prout, 1986. Je l’ai rencontré lorsque je suis allée à Moscou suivre un cours de russe. Un soir, notre groupe d’étudiants est allé écouter une opérette, Catherine, et on m’a présenté l’auteur du scénario : Iossif Leonidovitch Prout. Il était dans sa loge. Nous sommes devenus proches. Ce n’était pas difficile, il avait une ouverture d’esprit peu commune et aimait les artistes.

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Voici la première page du programme avec son autographe en tant qu’auteur du scénario accompagné de celui du régisseur de l’oeuvre.

La notion de réserve. Prout, qui m’a été présenté en tant que général de l’Armée soviétique et en tant qu’auteur de scénarios de divers genres, m’a immédiatement adoptée. Je reviendrai sur ses fonctions. Nous avons parlé de bien des choses, de son entrée en Pologne après la défaite des Allemands aux côtés du maréchal Joukov et de diverses autres personnalités qu’il avait côtoyées. Mais, ce qui m’a marquée, encore aujourd’hui, c’est la notion de « réserve ». J’ai quelques leçons de vie que j’ai apprises de façon consciente et celle-ci en est une. Il m’a dit qu’il avait dans ses tiroirs des scénarios de divers genres selon ce qui se présentait. Il a précisé « il faut toujours avoir des réserves  » ! C’est une notion éminemment stratégique. Je revois le moment et son bureau. J’entends aussi sa voix et la puissance qui se dégageait de sa personne. Cette notion a fait son chemin en moi, car je n’ai pas toujours eu les moyens de m’offrir ceci ou cela, et lorsque l’occasion se présente, je fais des réserves. Bien souvent, je pense à lui. Je ne suis pas aussi stratège que lui, mais peut-être que lorsque je prends des virages dans ma vie c’est aussi une certaine stratégie, pas toujours consciente, qui me guide et qui s’approche de l’intuition. Je suis quelqu’un qui fait les choses par plaisir plutôt que par prudence, calcul, obligation. La vie n’est pas toujours semée de fleurs, mais je trouve toujours du plaisir, des symboles qui me nourrissent.

Au début des années 1990. Je suis retournée à Moscou et j’ai rendu visite à Iossif. Nous sommes allés dans un magasin qui vendait des chaussons de danse. C’était en été et j’avais des sandales, je ne portais pas de chaussettes. Je ne sais plus si j’avais pensé acheter les chaussons avant qu’on sorte de la maison ou pas, mais le fait est qu’au magasin il fallait essayer les chaussons et que je n’avais pas de chaussettes. Mon général a enlevé las siennes et me les a passées. Je revois aussi le moment où il a enlevé sa première chaussette et qu’il me l’a donnée. On n’a pas échangé de mots, cela s’est fait d’une façon très naturelle, comme si on répétait une scène de ses scénarios. J’ai ainsi acheté une bonne quantité de chaussons. J’en ai encore. Voici un échantillon.

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Une danseuse se doit de pouvoir broder ses chaussons pour les réparer. À propos de ces chaussons, ils sont magiques. Je n’ai jamais eu mal aux pieds avec eux et, surtout, j’étais tout de suite sur pointes. Explication pour ceux qui n’ont jamais porté des pointes : il faut souvent « triturer » les chaussons pour qu’on puisse monter dessus. Je vais traiter le sujet un de ces jours. Le fait est qu’avec eux, il ne fallait pasfaire grand-chose. Ils ont été faits pour moi !
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Iossif Leonidovitch Prout en portrait. Le voici !

Il dégageait une force qui était pleine d’amabilité avec quelqu’un qu’il aimait bien, de respect et de distance quand il le fallait avec d’autres personnes et de quelque chose de plus qui inspirait l’exécution de ses ordres sans discussion à d’autres moments. Il se tenait très droit et avait un ventre d’une solidité à faire pâlir les hommes qui font des abdos dans les gymnases.

Son ventre. Iossif Prout m’a montré un exercice qu’il faisait tous les jours : avec deux doigts d’une seule main, il soulevait une chaise. Il m’a fait toucher son ventre et on aurait dit du caillou, plusieurs cailloux alors qu’il avait dépassé les 90 ans ! Il m’a aussi montré comment me défendre si quelqu’un venait à m’attaquer.

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Un petit mot derrière sa photo. Voici ce qu’il m’a écrit derrière la photo du haut qu’il m’a envoyée par la poste.

Il ne faut pas le prendre à la lettre. Lorsqu’on parle en russe, il y a pleins de mots chaleureux, amicaux qu’on n’utilise pas en français de la même manière. Lorsque je rencontre mes amis russes, des mots d’amour fleurissent à tout bout de champ. Prout parlait le français très bien puisqu’il avait fait ses études en tant que jeune garçon en Suisse, mais ce qu’il a voulu dire ici c’est que nous nous entendions très bien, au point de me passer ses chaussettes. Sans plus !

Des anecdotes. Je n’ai malheureusement pas tout retenu et n’avais jamais pensé écrire sur Prout, mais ces temps-ci, je pense souvent à lui, aux leçons que j’ai apprises dans ma vie et c’est ma façon de le remercier :

  • Picasso. Prout rencontre une fois Picasso à Paris. Il lui dit qu’il a vu à Moscou un tableau signé Picasso mais qu’il ne l’avait pas acheté parce que c’était un faux. Tu es un idiot, Prout, lui répondit Picasso. Si tu l’avais acheté, j’aurais écrit dessous « ceci n’est pas un Picasso », j’aurais signé et tu aurais eu un Picasso !
  • ceci n’est pas une anecdote, mais il avait donc côtoyé des personnalités du régime soviétique, tout en haut de la pyramide et disait qu’il regrettait de ne plus avoir le temps de raconter d’autres versants de l’Histoire ;
  • il est venu me rendre visite à Neuchâtel deux jours et je lui ai fait à manger. J’avais vu chez lui qu’il y avait sur son assiette des betteraves rouges et donc je lui en ai préparé. Lorsqu’il les a vues il m’a dit « j’en mange déjà assez chez moi »!
  • Prout avait chez lui des tableaux et des dessins de gens célèbres et il m’a commandé un tableau. À l’époque, je faisais des tableaux du genre de celui qui figure plus bas. Lorsque je le lui ai apporté, il a dit : mais il n’y a pas la couleur du peuple ! Je suis restée une seconde suspendue au temps et finalement, j’ai compris que je n’avais pas mis de « rouge ». Il a quand même trouvé une place pour mon tableau ;
  • il était reconnaissant à Nikita Khrouchtchev, car ce dernier avait ouvert les frontières et Prout avait pu renouer les relations avec la Suisse et sa famille par alliance.
Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est lepechinskaicc88a-photo-site.jpeg



  • Olga Lepechinskaïa. J’étais en visite chez Prout lorsque je lui ai dit que j’aurais voulu m’entretenir avec la célèbre danseuse des années 1950. Ni uni ni deux, il lui téléphone tout de suite. Malheureusement, elle était malade et j’ai chargé mon ami Prout de lui faire signer un autographe. Il avait ses entrées chez elle et m’a apporté l’autographe à la maison ! Le voici :

Lorsque j’ai présenté Iossif à feu mon ami André Oppel, vers le milieu des années 1990, lorsqu’il est revenu en Suisse, je le lui ai introduit en tant que général et il s’est empressé de préciser qu’il n’était pas seulement cela. Il était aussi venu pour que ses oeuvres artistiques soient plus mises en valeur. En cherchant des informations sur la toile, je vois qu’on dit qu’il n’était pas général. Cela n’a pas d’importance. Il a fêté ses 90 ans au Bolchoï, il était un personnage connu et j’ai porté ses chaussettes !

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Zully photographie des jambes.4 – un homme

Quand on va au marché de la ville, on a des surprises. Je regarde par terre, agrandis mon champ de vision et tombe sur deux chaussures absolument remarquables. Je demande au propriétaire si je peux les prendre en photo et, très élégamment, il accepte. C’est un plasir de savoir que des chaussures élégantes sont portées par un homme aux manières élégantes !

  • Quelles belles chaussures vous avez !
  • Merci, je trouve qu’il faut faire un effort. Je vois peu d’hommes élégants ici (le propriétaire des chaussures a un accent étranger). J’ai vu quelques hommes élégants à Paris, mais surtout à Florence.
  • C’est vrai, l’élégance se perd. Avant, lorsque j’allais à Paris, on reconnaissait tout de suite les Parisiennes. Aujourd’hui, les jeunes ont une mode…
    • Nous sommes interrompus par l’un des vendeurs du marché qui n’arrive pas à croire que ma demande au sujet de la photo des chaussures se soit transformée en une séance-photo. De toutes façons, j’étais pressée et devais partir. C’est maintenant que je fais la composition que je me dis que j’aurais encore pu prendre telle ou telle photo…

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Au sujet de mes activités

Mes activités... elles sont nombreuses et cela m’a, de temps en temps, joué des tours. Les gens sont parfois ainsi faits qu’ils ne pensent pas qu’une personne qui est économiste puisse aussi être artiste ou l’inverse. C’est ainsi que l’on m’a conseillé, lorsque je postulais à un endroit ou à un autre, de ne pas mentionner ceci ou cela. Mais, vous le savez, l’histoire change, la roue tourne, la société évolue, involue… Je pense que le principal est de rester soi-même. Cela n’exclut pas le changement, les prises de conscience, mais se présenter dans des chaussures qui sont trop étroites pour vos pieds…

Alors, comment les présenter ? Si on fait une liste, comme dans le menu déroulant de ma page d’accueil, il faut toujours mettre quelque chose en premier et le dernier aura l’air… de dernier ; or, toutes mes activités sont également importantes. Je ne les pratique pas toutes tous les jours ni tout le temps. La vie s’est arrangée pour qu’elles glissent comme des vagues les unes sur les autres. Je leur accorde la même importance, je les fais avec le même plaisir et toujours dans le but de rendre service. Je n’ai pas le sentiment de désirer une vague plus qu’une autre, simplement elles apparaissent ou s’éloignent.

Mes activités glissent comme des vagues les unes sur les autres. À propos d’éloignement, celle des maquillages fantaisie s’éloigne dans cette période de pandémie et post-pandémie. Mais, je dois aussi dire que mes maquillages sont personnalisés, qu’un lien s’établit avec la personne que je maquille et que quelque chose d’elle apparaît dans le maquillage. Ne me demandez pas comment cela se passe. Cela se passe tout seul. J’ai l’impression d’être dans un ailleurs et tout à coup la forme apparaît sous mon pinceau. J’ai bien un style particulier, mais si je peux peindre le même motif trois fois de suite, il sera toujours en relation avec la personne et il n’y en aura pas deux identiques. Alors, ce genre de maquillage ne va pas lorsqu’on en fait juste avant un match de foot ou pour avoir un coeur sur la joue. Je préfère ne pas faire… là, je fais un choix ou plutôt la question ne se pose pas, ce n’est pas mon genre. Point.

Alors donc, comment les présenter, mes activités ? C’est en parlant avec un banquier et en lui envoyant un mot que l’idée d’un tableau m’est venue, ou plutôt qu’elle a atterri, voire émergé dans mon cerveau. Cela fait un moment que je dis qu’il me faudrait inventer un mot pour cela. Comme souvent aussi, l’idée a fait son chemin, pris son temps et aujourd’hui, jour d’automne de la pensée, elle a mûri et est sortie. Mais quelques mots auparavant.

100 % et les pourcentages. Ah les pourcentages ! Je me demande où passent les enseignements reçus à l’école. J’ai bien souvent remarqué que des gens apprennent par coeur, répètent ce qu’ils entendent ou lisent mais sans réflexion réelle. Actuellement, par exemple, on entend dire que quelqu’un s’investit à 200 %, qu’on fait une chose à 200 %. Soyons quand même proches de la réalité, je n’ai pas entendu dire que l’on fasse quelque chose à 300 ou 500 %. Mais, on ne peut jamais se dépasser ! Mon intérêt pour quelque chose ne peut jamais dépasser le 100 %. Pourquoi ? Parce que je suis l’unité de mesure. Prenons, pour l’exemple’une bouteille remplie à 100 %. Je peux la vider à 1 %, à 30 %, à 100 %, mais jamais à 150 %, 200 %. Il en va de même pour nous, nous sommes à 100 % nous-mêmes. Nous pouvons donc nous investir à 10 %, 50 % (d’où les emplois à 50 %) et à 100 %. Quand on a travaillé à 150 % c’est qu’on a dépassé le nombre d’heures réglementaires, pas nous-mêmes.

À ce propos. Il y avait un exercice de français sur la Toile avec le sujet des pourcentages et justement l’exemple : « Je m’investis à 200% ». Celui qui faisait l’exercice devait savoir que l’on ne colle jamais le signe « % » au chiffre. Mais, ai-je fait remarquer, on ne peut s’investir soi-même à plus de 100 % alors qu’un prix, par exemple, peut passer de € 50.- à € 100.-, soit une augmentation de 200 %, soit deux fois € 50.- soit, puisque € 50.- = le prix entier = 100 %, et deux fois 100 % donne 200 %. Là, on peut parler d’une augmentation de 200 % et ceux qui ont vécu l’inflation ou se souviennent de cours d’histoire savent que l’inflation gonfle les prix de façon extraordinaire et, naturellement, le pourcentage dépasse souvent les 100 %. Bref, l’exercice, grâce à mon intervention, a été supprimé !

Mes activités sous forme de graphique. L’on y voit un axe, une prise de conscience, un principe vital : celui du rôle de la pensée. Il guide désormais mes activités. Je n’aime pas faire du tort à quelqu’un mais savoir que la pensée même est une énergie et, par conséquent, qu’elle a une réalité, change bien des choses :

Il y a seize « départements », en fait mes activités sont quinze, mais comme la vie n’a pas fini son cours et que mes activités sont apparues en cours de route, je laisse du terrain pour une suivante. Il y a tellement de choses passionnantes dans notre monde…

Voici mes activités sous forme de bulles. On va imaginer que ce sont des vagues et qu’elles peuvent glisser les unes sur les autres, :

Quinze bulles avec une « identité » et une seizième en devenir.

Toutes les activités ne sont pas tout le temps au premier plan ; mais une chose est sûre : dès que l’occasion se présente pour l’une d’entre elles, je la mets en route comme si je l’avais pratiquée la veille. Celles qui sont le plus présentes ces derniers temps sont « révision de textes » – je passe des heures fantastiques à entrer dans des textes et la pensée de différents auteurs dans des domaines très variés. Quant à « @3m.ossature », « @articulations – jouons avec elles » , « À vos pieds » et « Danse classique et imagingation », soit les dernières-nées, elles se passent, essentiellement, dans le cadre des cours organisés par la Ville à midi. Là, également, j’ai un très grand plaisir à rencontrer des participants de différents horizons et à les unir par une même activité ; chacun apporte son monde et je m’en sers pour enrichir le cours.

Mes activités sur la Toile. Depuis que j’ai ma plateforme, j’ai une activité qui pourrait déjà être la quinzième, celle des « Questions sociales », en fait elle regroupe des questions sociales, des réflexions et la philosophie. C’est sans doute la fibre familiale qui parle, tant mes parents que leurs familles étaient impliqués dans la vie sociale et ont agi pour le bien de passablement de personnes. En plus, j’ai été assistante à l’université de Neuchâtel d’un cours qui s’appelait initialement « Faits socio-économiques » avec le professeur Jean-Pierre Gern et ensuite travaillé au Bureau international du Travail (BIT). Ma plateforme me permet de parler de ce que je fais, mais me présente surtout l’occasion de parler de faits socio-économiques. C’est devenu une activité et c’est une passion. La différence avec les autres, c’est qu’elle n’est pas lucrative ; c’est tout, mais elle est tout aussi importante. Je préfère, en général, parler ou écrire de choses qui sont nourrissantes et qui devraient faire la une plutôt que de choses qui ne vont pas bien. C’est ici que le rôle de la pensée intervient (c.f. Jean-Pierre Garnier Malet). De plus, cette activité est l’une de celles qui font que des pans de mon histoire se rejoignent. C’est cela qui est fabuleux, tout fait partie d’un tout.

Les liens pour mes activités figurent dans le menu déroulant. Il reste celle des « services et réparations en période de pandémie » ou « confinement et nouveaux métiers de Zully ». Je complète la présentation de mes activités avec le rôle de la pensée grâce à :

Jean-Pierre Garnier Malet : rencontre particulière 14.

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Rue des Chavannes – commerce au centre-ville.9 – attitude exemplaire de l’entreprise Facchinetti S.A. !

Comme on le voit dans le titre, cette rubrique concernait jusqu’ici les commerçants. Cette fois-ci, c’est l’une des rues les plus anciennes de Neuchâtel qui me conduit hors du chemin, pour ainsi dire !

Dans l’article précédent, je raconte l’histoire de la fresque peinte par un groupe de trois artistes plasticiens engagés par la Ville et par moi en tant que volontaire.

Un geste malheureux. Alors qu’on finissait de peindre la fresque, l’entreprise Facchinetti a été mandatée pour faire un travail à la rue du Neubourg, celle qui fait un angle droit en haut de la rue des Chavannes. J’ai parlé avec les travailleurs et leur ai raconté que j’avais eu le plaisir de rencontrer M. Gilbert Facchinetti (voici l’article sur lui). À chaque fois que je parle avec des travailleurs de l’entreprise, je me sens en famille. Nous finissons et quelques jours après, l’entreprise finit aussi son travail mais l’un des ouvriers a un geste malheureux : il verse un seau de ciment liquide sur les marches de la rue et en partie sur la fresque.

Des commerçants me signalent l’affaire et sachant que j’aime bien arranger des situations compliquées s’adressent à moi. Comme j’avais déjà deux autres « affaires » sur les bras, je demande à une autre commerçante de s’en charger. On lui promet une réponse ; le mois d’août passe, celui de septembre est passablement entamé et toujours rien. Deux autres interventions faites par moi à d’autres services restent également sans résultat.

Facchinetti S.A. Finalement, je prends contact avec l’entreprise et tombe sur le conducteur de travaux de l’entreprise. Je lui dis que je suis un peu ennuyée de le déranger. Il répond d’une façon si aimable que je lui raconte l’affaire comme si on était dans une pièce de théâtre bien écrite. Le ton est on ne peut plus aimable. On se donne rendez-vous et il me dit qu’effectivement, il faut faire quelque chose.

Voici les traces… Les commerçants qui m’ont signalé l’affaire sont des personnes qui prennent soin de leur magasin et de leur devanture. Ce n’est pas le cas de tout le monde ni du public actuel qui jette des choses par terre sans se poser de questions. Ne me dites pas que c’est une minorité. Il faudrait demander au service de la Voirie ce qu’il ramasse tous les matins… Dans le cas présent, les commerçants paient aussi une taxe pour pouvoir mettre une enseigne ou une décoration sur la voie publique et de voir cette tache, les rendait de mauvaise humeur.

Heureusement, le collaborateur de chez Facchinetti a été d’une compréhension qui m’a fait presque me sentir dans un autre monde. Il est d’accord avec moi pour dire qu’on ne jette rien par terre.

Quelque temps après, on voit un travailleur de l’entreprise racler avec une brosse spéciale et nettoyer la tache en question. Il passe une journée entière sur « l’ouvrage » !

Je rappelle le conducteur de travaux pour le remercier. C’est par lui que j’apprends que le travailleur a passé une journée à défaire ce qu’il avait fait. Ah, le même ouvrier qui a eu le malheureux geste ? demandé-je. Oui, je n’allais pas envoyer quelqu’un d’autre, répond le responsable.

Je n’en reviens pas. Il me dit aussi que l’histoire a fait le tour de l’entreprise et que des apprentis sont allés « voir » le travailleur sur place.

Exemplaire ! Oui, je trouve ce comportement exemplaire, tant de la part du responsable, que de celle du travailleur. Cela arrive à tout le monde de faire des erreurs, me dit le responsable. Oui, lui rétorqué-je ; et c’est ce qui me rassure parce que je fais aussi des erreurs. Quand je fais des « remarques » à quelqu’un, je me mets à sa place. Mais, réparer… c’est si hors du commun. Je ne peux que vous remercier, vous, votre travailleur et l’entreprise. M. Facchinetti serait content ! Le responsable sait que j’ai connu M. Facchinetti et me rappelle que des photos de lui décorent les murs de l’entreprise. Je le sais et pourtant c’est comme si c’était la première fois que je l’entendais. J’aime ma ville et les gens qui font quelque chose pour elle. Bref, comme disait mon copain de classe, William, Shakespeare de son nom de famille, « Tout est bien qui finit bien ». J’espère que vous avez eu un tel copain aussi, car il me rend de grands services !

J’avais écrit un autre article sur les travailleurs manuels où l’entreprise Facchinetti est aussi citée, je le joins dans ma liste d’en bas :

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@articulations – jouons avec elles. Groupe 3.1

C’est la fin des vacances d’automne et le retour… en classe !

Je demande si quelqu’un a pensé à ses articulations pendant les vacances et réponses :

  • Oui, tous les jours ;
  • Nous sommes allées en Bretagne et on a fait les exercices pendant qu’on faisait la queue !
  • J’aime faire des longues marches et maintenant, lorsque je marche, je pense à mes orteils et ils ne se croisent plus ! (la personne en question a un orteil qui monte sur les autres, mais lorsqu’elle fait des jeux ave ses orteils, ils regagnent leur place. Ce qui est intéressant c’est qu’en leur accordant de l’attention, ils gardent naturellement leur place).
    • Je suis sidérée… Je n’ai pas pensé que cela irait si loin. C’est le miracle de la conscience qu’on met aux choses que l’on fait.

Je reviens sur le sujet : penser aux articulations, les visualiser et, et, et les remercier pour leur travail ! L’une des participantes dit que lorsqu’elle les travaille, c’est comme si elle les huilait, elle a besoin de les huiler. C’est joliment dit, en effet, on les baigne de synovie et cela empêche les os de se frotter.

Aspasie, la seule femme dont l’histoire grecque ancienne a gardé son nom. Que vient-elle faire ici ? Je n’en sais plus trop bien comment j’en suis venue à parler du livre de Franck Senninger que je révise, Je m’appelle Aspasie, mais le fait est que je parlais du rôle que les femmes avaient eu du temps de la Grèce ancienne : elles avaient bien un prénom, mais on les présentait comme « la fille de » ou « la femme de ». Une participante d’origine italienne dit alors que cela n’a pas changé en Suisse car elle avait été drôlement secouée à son arrivée en Suisse en voyant que Mme unetelle s’appelait, Madame Jean Bovet (nom imaginaire). C’est vrai, maintenant que j’y pense. La dame chez laquelle j’étais en pension à mon arrivée en Suisse recevait son courrier avec le prénom et le nom de son mari, Mme Henri de Meuron. J’avais trouvé cela comique parce qu’elle n’avait pas du tout la tête d’un Henri !

Le cours sur les articulations et comment porter une branche pour mes canaris depuis le bord du lac. J’allais me baigner au bord du lac et ai vu des jardiniers couper des branches. Ah, voilà qui pourrait faire le bonheur de mes canaris dans leur volière ! me dis-je. Un très beau jardinier, Thomas de son prénom, m’en prépare une. elle mesure bien deux mètres et je suis près de Serrières. Bon, je la prends, la cale sur mon épaule et me mets en route. Puis, la pensée, cette pensée qui atterrit sur notre cerveau (je vais m’inventer un verbe pour cela) quand on ne s’y attend pas, me dit que je peux faire un exemple de ce port pour mon cours ! Alors, voilà :

  • la branche est calée sur un creux de mon épaule droite ;
  • j’en porte le bout en la tenant avec la main droite ;
  • puis, la pensée me dit de la porter avec deux doigts ;
  • ensuite qu’il faut que je change de doigts ;
  • puis, c’est sur le pouce que la branche repose ;
  • puis, je rechange encore ;
  • puis, je la déplace un peu sur l’épaule.
    • Résultat : j’ai parcuuru les 4 ou 5 km sans sentir de fatigue et en sollicitant et renforçant diverses parties de la main et du bras. J’ai encore pu monter les cinq étages de mon immeuble et installer la branche dans la maison des oiseaux qui se sont empressés d’y aller dessur ! Sur la photo, il n’a y « personne », mais dès que l’occasion se présentera, j’en ferai une.
La branche de jinko est arrivée sans perdre une feuille sur le chemin !
En voici quatre qui se servent de leur bec pour soulever tout ce qui cache les grains de maïs qu’ils aiment plus que tout !
En voici trois sur les dix de ma volière.

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Conversations de rue en patchwork

Il se passe des choses très profondes avec des personnes que je ne rencontre que quelques instants.

La vie se charge de bien des choses. C’est ainsi que l’on n’a pas besoin de parler la même langue pour s’entendre. C’est ce qui se passe avec les animaux, les plantes et même les objets et que nous pouvons converser avec eux. Voici six histoires.

  • No 1. J’arrive à un passage piéton au bon moment et le traverse. En arrivant sur l’autre trottoir, je vois une dame quelque peu âgée, marchant avec difficulté avec deux cannes. Je ne sais pourquoi, je m’approche d’elle et lui dis :
    • Si vous aviez couru, vous auriez pu passer !
    • Oh ! J’ai le temps… mais si je n’avais pas eu le temps, j’aurais couru !
      • On a éclaté de rire ensemble, et son rire était tellement plein de vie et de joie que j’ai été charmée. Je lui ai dit que j’allais écrire notre échange sur ma plateforme, car c’était le genre de choses que les gens devaient lire et pas les catastrophes. Elle a été touchée, car elle a eu un joli mouvement de tête et m’a lancé un regard qui m’est allé droit à l’âme.
  • No 2. Un papillon dans le lac. Je suis dans « mon » lac et tout à coup, je vois arriver un papillon qui aquarrit devant moi, je veux dire qu’il est arrivé sur l’eau (amerrir c’est dans la mer, aquarrir… c’est dans l’eau) ; je le vois se débattre un moment, je sais qu’on ne doit prendre un papillon par les ailes et ne sais que faire ; finalement, le papillon laisse ses ailes reposer sur l’eau. Je ne sais toujours pas quoi faire et tout à coup une plume blanche se matérialise dans mon champ visuel. Je la prends, l’approche de Pap (il a maintenant un prénom) qui comprend, s’y agrippe avec ses pattes, y reste le temps que je m’approche du rivage et d’une grande pierre. Je dépose le véhicule avec Pap et prie pour que les choses s’arrangent.
    • Je retourne dans l’eau et peu après vois un autre petit animal, un insecte brun, je ne connais pas la sorte, me dis que… mais, je ne peux pas le laisser se noyer même s’il est potentiellement « nuisible ». Il doit quand même avoir une utilité que je méconnais. Je cherche une autre plume, mais rien. Plus loin, il y a un bout de branche que je vais chercher. La petite bête s’y accroche aussi avec ses pattes. Elle doit se dire qu’elle est hors d’affaire, car elle me fait confiance pendant le trajet. Je la déponse sur une autre pierre, regarde celle où j’avais déposé Pap… qui n’y est plus. C’est bon signe. À la fin de ma baignade, il n’y avait plus personne sur les pierres. Je me dis que ma baignade n’a pas été inutile.
    • Le lendemain, je retourne pour une nouvelle baignade et lorsque je suis pieds nus, un papillon (différent de celui de la ville, je crois bien) se pose sur mon pied. Je le prends comme un salut, un remerciement, un signe. Je suis contente et salue ce nouveau Pap.
  • No 3. Un délice ! Je consulte ma référence en questions linguistiques, Chambaron – son nom de plume – et il me dit qu’il existe le verbe « aqualir », mais que si mon aventure papiliacée le permet, je peux oser le mot de mon choix, choix qui s’est porté sur « aquarrir ». C’est un pur délice ! Et vous avez vu l’adjectif « papiliacé » ? C’est tout aussi délicieux ! Je raconte à Chambaron que je suis en train de faire en même temps ma comptabilité et ma déclaration d’impôts, il me répond qu’il me laisse papilloner sur mon « net à payer ». Je suis comme dans un rêve !
  • No 4. Les distances en cette période de pandémie. On peut avoir l’avis personnel que l’on veut, mais on ne peut l’imposer aux autres et il faut suivre les règles présentées. Cette fois-ci, je me trouve dans un supermarché, à la caisse. Je suis à une distance raisonnable de la personne qui est devant moi et voilà qu’une dame se met assez près de moi par derrière.
    • Je la regarde… Elle ne bouge pas. Alors, je m’éloigne un peu en diagonale afin de garder la distance par rapport à la personne devant et voilà que celle de derrière avance aussi. Je lui dis que si on respecte les distances marquées au sol, elle est trop près, qu’en fait, je devrais être à sa place.
    • Elle sourit et dit que j’ai raison et elle recule. À dire vrai, elle ne va pas très très loin, je la regarde encore une fois et à nouveau elle sourit et dit, mais ici il n’y a a plus de marque et elle sourit ! Je ne résiste pas et ris. Je lui dis qu’elle est intelligente et lui demande si elle avait aussi agi de la sorte lorqu’elle était à l’école. Elle dit que non, qu’elle était plutôt timide.
    • Je la fécilite parce qu’elle a bien avancé dans la vie et lui dis que je vais mettre notre conversation sur ma plateforme . On se quitte en d’excellents termes.
  • No 5. Solution inespérée. Il y a des histoires qui sont des enseignements pour ceux qui les racontent ou les lisent. Celle-ci en fait partie. La dame dont je vais parler, je la rencontre de temps à autre en ville.
    • La dame n’a pu élever ses filles et elle n’a plus vu l’une d’entre elles depuis près de vingt ans. Cela faisait pourtant des années que nous nous croisions et bavardions de choses quotidiennes, mais voilà qu’il y a quelques mois elle me parle de sa vie privée. Je suis touchée par la confiance.
    • Il y a quelques semaines, elle me dit qu’elle a revu sa fille, qu’elles ont pu parler et que la relation a pu être rétablie. J’en suis ravie.
    • On est juste après Noël et elle me raconte qu’elle a pu parler plus profondément avec sa fille et que cette dernière s’est rendu compte qu’on lui avait raconté des histoires.

La dame sétait dit que ce ne serait plus possible. En effet, si des mois, des semaines, des jours, des minutes peuvent nous sembler longs, que dire de vingt ans ! D’autant plus, me dit-elle, que sa fille ne savait pas qui était sa mère jusqu’à l’âge de 18 ans !

Enseignement. Voilà, lui dis-je. Vous pourrez dire à ceux qui vous raconteront des histoires sans solution qu’il y en aura bien une et que si vous avez une belle fin, cela sera aussi leur cas ! Je lui ai dit que j’allais raconter son histoire et son visage s’est détendu par un sourire.

Suite inattendue : peu après que la dame a récupéré sa fille, le monsieur qui en avait pris soin est parti au ciel. La dame se dit qu’il avait fini son rôle sur terre et qu’il pouvait partir ! Je trouve cela beau.

No 6. Celle-ci se passe à Paris. Je vois une dame, on voit qu’elle a déjà une histoire. Elle est assise sur le rebord d’un muret devant lequel il y a un parking pour des vélos électriques.

  • Vous attendez votre vélo ?
    • Elle laisse entrer le message dans son cerveau, le décode et répond :
  • On peut dire cela, et elle sourit.
    • Je la trouve sympathique et lui raconte l’histoire no 1 . On rit. Je lui demande si elle est du coin. Pas vraiment, mais elle pourrait me renseigner, si besoin.
  • Je cherche du biais.
  • Ah… Je fais aussi de la couture. Ma mère était couturière, elle a travaillé pour Chanel. Elle faisait le dessins des robes, des créations de la maison. Mais, je n’ai pas voulu faire ce métier. Elle dessinait et la maison de couture signait « Chanel ». J’ai voulu être infirmière, puéricultrice, malgré que j’avais le même don que ma mère.
    • Je trouve cela fascinant et lui raconte mon admiration pour Dior, dont je viens de voir l’exposition dans la Galerie Dior, à l’avenue Montaigne.
  • J’ai trouvé l’exposition remarquable, non pas parce que c’est de l’histoire, mais parce que l’on sent l’amour du métier dans les créations. Ce qu’on ne peut dire des modèles pour la clientèle jeune actuelle. On vend des habits troués… Auparavant c’étaient les pauvres qui les portaient. Il n’y a plus d’élégance.
  • Oui, plus rien n’a de forme. Les femmes ne portent plus de chapeau ! Ma mère, lorsqu’on n’était pas sages, nous étions cinq enfants, disait : « Si c’est comme cela, je mets mon chapeau et je m’en vais ! »
  • C’est tellement joli que je vais écrire cette conversation sur ma plateforme. Vous permettez ?
    • La dame a donné son accord, je me suis assise à côté d’elle et elle et m’a raconté encore plein de choses. J’ai admiré son français ; pas une seule faute ! Un vrai plaisir.

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