Spectacle décembre 2021 et l’horlogerie

Dans cette drôle de période qui se prolonge, je voyais le 18 décembre avancer à toute vitesse. C’est le jour anniversaire de feu monsieur René Froidevaux, le patron horloger dont je parle dans deux autres articles (voir liens en bas).

C’est vrai, l’horlogerie, racine de mon canton, est devenue aussi une racine pour moi tellement je suis touchée par les actions de M. Froidevaux.

Comme son comptable, monsieur Charles Frésard, et sa femme sont encore de ce monde et qu’ils ne vont plus à des spectacles, je me suis dit que j’allais en faire un pour eux. Ils ont eu la gentillesse de venir.

Je ne peux m’empêcher de me dire que monsieur Froidevaux est là aussi. C’est quand même son anniversaire !

Voici le programme :

Le spectacle a été très bien accueilli. C’est une chance que de toucher son public et cela a été le cas. De plus, mes amis connaissaient la chanson « New York New York » et comme ils étaient les seuls spectateurs, j’ai entendu leurs réactions. L’artiste que je suis est comblée.

Alors ce spectacle en cette période… J’avais envie, depuis un moment, de monter de nouvelles danses mais il y a eu des complications, d’abord cette atmosphère qui pèse et puis, ne trouvant plus le tissu que je désirais dans le seul magasin de tissus qui reste à Neuchâtel, j’ai passé commande à l’un de ces grands vendeurs sur la Toile. Déception totale. Je ne sais comment font les gens qui commandent des tissus et des habits de cette façon. Une photo c’est une chose, la dimension ou la taille sont bien mentionnés mais la qualité du tissu, son rendu, son effet… Dans le cas présent le tissu laissait passer la lumière et cela ne convenait pas du tout pour mon costume. Bref, il faudra que j’attende de retourner à Paris.

Reprise de danses. Alors, j’ai repris d’anciennes danses que j’ai modifiées pour l’occasion. Il y a parfois des choses que l’on peut reprendre telles quelles et d’autres qui n’ont plus le même goût. Cela a été le cas et je n’ai pu qu’avoir des remerciements pour mes amis Frésard qui m’ont permis de faire du neuf avec de l’ancien ; c’est bien la preuve qu’on le peut.

Le thé. Ensuite, nous sommes passés à table, si je puis dire. En fait, mon studio a bien une table, celle qui sert à poser les CD, les affaires pour les cours et cette fois-ci elle est devenue table pour le thé. Cela me touche, car la table a été dessinée par feu mon ami André Oppel, réalisée par feu le premier régisseur du Centre culturel neuchâtelois devenu Le Pommier maintenant et repeinte par moi. Bref, on s’installe, mais quand j’apporte les plats et les tasses, il faut revoir la chose et j’ai placé une nouvelle fois madame Frésard pendant que son mari allait poser sa canne qui le gênait. Madame Frésard s’est vue toute seule et a demandé : « Et Charlie ? » C’était tellement joli. Ils vivent ensemble depuis X années et voilà que si l’un ne voit pas l’autre, il s’inquiète. De même, pour accéder à mon studio il faut descendre et monter à diverses reprises quelques marches et là c’est monsieur Frésard qui ouvre la marche et qui annonce ce qui arrive. C’est vraiment très joli, un autre genre de spectacle.

Du gui et du houx. Monsieur Frésard m’avait passsé commande de ces deux articles auprès de Mme Brodard. Il se trouve que madame Brodard est l’approvisionneuse en fleurs pour mes canaris les jours de marché, que je mentionne l’affaire une fois à monsieur Frésard et qu’il me dit qu’il connait les Brodard ! Bon, Neuchâtel n’est pas très grand, il faut quand même voir que dans ma vie bien des choses et des gens bien séparés ont des liens qui composent la toile de ma vie et je trouve cela fantastique. On dit que les gens qui passent de l’autre côté du miroir voient défiler leur vie, chez moi c’est quelque chose de semblable et de différent : je vois cette trame de ma vie si clairement que c’est comme si je la touchais ; elle me fait penser à cette trame qui règne dans l’espace et qui se modifie lorsqu’une planète bouge.

Je disais que grâce à mes amis Frésard j’avais repris des danses. Ces temps-ci, j’ai présenté d’autres spectacles et à chaque fois que je fais la danse chinoise, j’entends la voix de monsieur Frésard dire : « C’est beau ! ». C’est un honneur de pouvoir marquer une âme qui a beaucoup vécu, mais en retour, il a aussi touché la mienne.

Une information de plus sur l’activité de monsieur Frésard. Il a été caissier pendant 20 ans à la Showband Les Armourins. Il a fait des tours dans toute l’Europe ! Et comment faisiez vous avez le travail chez monsieur Froidevaux ? Ah, cela se passait en fin de semaine, répond monsieur Frésard. Je trouve cela magnifique, je le lui dis et mon admiration le rend heureux.

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Iossif Leonidovitch Prout. Réserves. La notion de réserve. Rencontre particulière 16.2

J’ai un rapport particulier avec le russe, c’est une langue qui me fait fondre. Aussi c’est avec un plaisir certain que je me suis efforcée de faire la traduction de mon texte. Je ne cache pas que la traduction en ligne aide énormément. Je remercie ce service.

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La notion de « réserves » est plutôt du domaine financier dans notre société. Mais, dans les pays de l’Est, elle faisait partie de la vie quotidienne. Il n’y avait pas toujours des produits dans les magasins et il fallait profiter quand il y avait des arrivages. Là, on faisait la queue. Elles étaient souvent longues. D’ailleurs, on ne sortait jamais de la maison sans un sac à provision pour le cas où. Maintenant que la pandémie est arrivée, ceux qui ont vécu dans ces pays se retrouvent dans un paysage quelque peu familier. Voilà un avantage d’un inconvénient ! Les épreuves sont bien souvent salutaires. C’est d’ailleurs cette expérience qui m’a fait proposer un cours où je donne des exercices qu’on peut pratiquer pour notre santé et qui évitent les énervements inutiles lorsqu’on doit attendre notre tour dans un magasin.

C’est aussi une notion qui fait partie de la vie quotidienne de l’armée. Il est nécessaire d’être prévoyant et se limiter à ce qui est vital.

Iossif Leonidovitch Prout, 1986. Je l’ai rencontré lorsque je suis allée à Moscou suivre un cours de russe. Un soir, notre groupe d’étudiants est allé écouter une opérette, Catherine, et on m’a présenté l’auteur du scénario : Iossif Leonidovitch Prout. Il était dans sa loge. Nous sommes devenus proches. Ce n’était pas difficile, il avait une ouverture d’esprit peu commune et aimait les artistes.

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Voici la première page du programme avec son autographe en tant qu’auteur du scénario accompagné de celui du régisseur de l’oeuvre.

La notion de réserve. Prout, qui m’a été présenté en tant que général de l’Armée soviétique et en tant qu’auteur de scénarios de divers genres, m’a immédiatement adoptée. Je reviendrai sur ses fonctions. Nous avons parlé de bien des choses, de son entrée en Pologne après la défaite des Allemands aux côtés du maréchal Joukov et de diverses autres personnalités qu’il avait côtoyées. Mais, ce qui m’a marquée, encore aujourd’hui, c’est la notion de « réserve ». J’ai quelques leçons de vie que j’ai apprises de façon consciente et celle-ci en est une. Il m’a dit qu’il avait dans ses tiroirs des scénarios de divers genres selon ce qui se présentait. Il a précisé « il faut toujours avoir des réserves  » ! C’est une notion éminemment stratégique. Je revois le moment et son bureau. J’entends aussi sa voix et la puissance qui se dégageait de sa personne. Cette notion a fait son chemin en moi, car je n’ai pas toujours eu les moyens de m’offrir ceci ou cela, et lorsque l’occasion se présente, je fais des réserves. Bien souvent, je pense à lui. Je ne suis pas aussi stratège que lui, mais peut-être que lorsque je prends des virages dans ma vie c’est aussi une certaine stratégie, pas toujours consciente, qui me guide et qui s’approche de l’intuition. Je suis quelqu’un qui fait les choses par plaisir plutôt que par prudence, calcul, obligation. La vie n’est pas toujours semée de fleurs, mais je trouve toujours du plaisir, des symboles qui me nourrissent.

Au début des années 1990. Je suis retournée à Moscou et j’ai rendu visite à Iossif. Nous sommes allés dans un magasin qui vendait des chaussons de danse. C’était en été et j’avais des sandales, je ne portais pas de chaussettes. Je ne sais plus si j’avais pensé acheter les chaussons avant qu’on sorte de la maison ou pas, mais le fait est qu’au magasin il fallait essayer les chaussons et que je n’avais pas de chaussettes. Mon général a enlevé las siennes et me les a passées. Je revois aussi le moment où il a enlevé sa première chaussette et qu’il me l’a donnée. On n’a pas échangé de mots, cela s’est fait d’une façon très naturelle, comme si on répétait une scène de ses scénarios. J’ai ainsi acheté une bonne quantité de chaussons. J’en ai encore. Voici un échantillon.

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Une danseuse se doit de pouvoir broder ses chaussons pour les réparer. À propos de ces chaussons, ils sont magiques. Je n’ai jamais eu mal aux pieds avec eux et, surtout, j’étais tout de suite sur pointes. Explication pour ceux qui n’ont jamais porté des pointes : il faut souvent « triturer » les chaussons pour qu’on puisse monter dessus. Je vais traiter le sujet un de ces jours. Le fait est qu’avec eux, il ne fallait pasfaire grand-chose. Ils ont été faits pour moi !
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Iossif Leonidovitch Prout en portrait. Le voici !

Il dégageait une force qui était pleine d’amabilité avec quelqu’un qu’il aimait bien, de respect et de distance quand il le fallait avec d’autres personnes et de quelque chose de plus qui inspirait l’exécution de ses ordres sans discussion à d’autres moments. Il se tenait très droit et avait un ventre d’une solidité à faire pâlir les hommes qui font des abdos dans les gymnases.

Son ventre. Iossif Prout m’a montré un exercice qu’il faisait tous les jours : avec deux doigts d’une seule main, il soulevait une chaise. Il m’a fait toucher son ventre et on aurait dit du caillou, plusieurs cailloux alors qu’il avait dépassé les 90 ans ! Il m’a aussi montré comment me défendre si quelqu’un venait à m’attaquer.

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Un petit mot derrière sa photo. Voici ce qu’il m’a écrit derrière la photo du haut qu’il m’a envoyée par la poste.

Il ne faut pas le prendre à la lettre. Lorsqu’on parle en russe, il y a pleins de mots chaleureux, amicaux qu’on n’utilise pas en français de la même manière. Lorsque je rencontre mes amis russes, des mots d’amour fleurissent à tout bout de champ. Prout parlait le français très bien puisqu’il avait fait ses études en tant que jeune garçon en Suisse, mais ce qu’il a voulu dire ici c’est que nous nous entendions très bien, au point de me passer ses chaussettes. Sans plus !

Des anecdotes. Je n’ai malheureusement pas tout retenu et n’avais jamais pensé écrire sur Prout, mais ces temps-ci, je pense souvent à lui, aux leçons que j’ai apprises dans ma vie et c’est ma façon de le remercier :

  • Picasso. Prout rencontre une fois Picasso à Paris. Il lui dit qu’il a vu à Moscou un tableau signé Picasso mais qu’il ne l’avait pas acheté parce que c’était un faux. Tu es un idiot, Prout, lui répondit Picasso. Si tu l’avais acheté, j’aurais écrit dessous « ceci n’est pas un Picasso », j’aurais signé et tu aurais eu un Picasso !
  • ceci n’est pas une anecdote, mais il avait donc côtoyé des personnalités du régime soviétique, tout en haut de la pyramide et disait qu’il regrettait de ne plus avoir le temps de raconter d’autres versants de l’Histoire ;
  • il est venu me rendre visite à Neuchâtel deux jours et je lui ai fait à manger. J’avais vu chez lui qu’il y avait sur son assiette des betteraves rouges et donc je lui en ai préparé. Lorsqu’il les a vues il m’a dit « j’en mange déjà assez chez moi »!
  • Prout avait chez lui des tableaux et des dessins de gens célèbres et il m’a commandé un tableau. À l’époque, je faisais des tableaux du genre de celui qui figure plus bas. Lorsque je le lui ai apporté, il a dit : mais il n’y a pas la couleur du peuple ! Je suis restée une seconde suspendue au temps et finalement, j’ai compris que je n’avais pas mis de « rouge ». Il a quand même trouvé une place pour mon tableau ;
  • il était reconnaissant à Nikita Khrouchtchev, car ce dernier avait ouvert les frontières et Prout avait pu renouer les relations avec la Suisse et sa famille par alliance.
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  • Olga Lepechinskaïa. J’étais en visite chez Prout lorsque je lui ai dit que j’aurais voulu m’entretenir avec la célèbre danseuse des années 1950. Ni uni ni deux, il lui téléphone tout de suite. Malheureusement, elle était malade et j’ai chargé mon ami Prout de lui faire signer un autographe. Il avait ses entrées chez elle et m’a apporté l’autographe à la maison ! Le voici :

Lorsque j’ai présenté Iossif à feu mon ami André Oppel, vers le milieu des années 1990, lorsqu’il est revenu en Suisse, je le lui ai introduit en tant que général et il s’est empressé de préciser qu’il n’était pas seulement cela. Il était aussi venu pour que ses oeuvres artistiques soient plus mises en valeur. En cherchant des informations sur la toile, je vois qu’on dit qu’il n’était pas général. Cela n’a pas d’importance. Il a fêté ses 90 ans au Bolchoï, il était un personnage connu et j’ai porté ses chaussettes !

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Zully photographie des jambes.4 – un homme

Quand on va au marché de la ville, on a des surprises. Je regarde par terre, agrandis mon champ de vision et tombe sur deux chaussures absolument remarquables. Je demande au propriétaire si je peux les prendre en photo et, très élégamment, il accepte. C’est un plasir de savoir que des chaussures élégantes sont portées par un homme aux manières élégantes !

  • Quelles belles chaussures vous avez !
  • Merci, je trouve qu’il faut faire un effort. Je vois peu d’hommes élégants ici (le propriétaire des chaussures a un accent étranger). J’ai vu quelques hommes élégants à Paris, mais surtout à Florence.
  • C’est vrai, l’élégance se perd. Avant, lorsque j’allais à Paris, on reconnaissait tout de suite les Parisiennes. Aujourd’hui, les jeunes ont une mode…
    • Nous sommes interrompus par l’un des vendeurs du marché qui n’arrive pas à croire que ma demande au sujet de la photo des chaussures se soit transformée en une séance-photo. De toutes façons, j’étais pressée et devais partir. C’est maintenant que je fais la composition que je me dis que j’aurais encore pu prendre telle ou telle photo…

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Au sujet de mes activités

Mes activités... elles sont nombreuses et cela m’a, de temps en temps, joué des tours. Les gens sont parfois ainsi faits qu’ils ne pensent pas qu’une personne qui est économiste puisse aussi être artiste ou l’inverse. C’est ainsi que l’on m’a conseillé, lorsque je postulais à un endroit ou à un autre, de ne pas mentionner ceci ou cela. Mais, vous le savez, l’histoire change, la roue tourne, la société évolue, involue… Je pense que le principal est de rester soi-même. Cela n’exclut pas le changement, les prises de conscience, mais se présenter dans des chaussures qui sont trop étroites pour vos pieds…

Alors, comment les présenter ? Si on fait une liste, comme dans le menu déroulant de ma page d’accueil, il faut toujours mettre quelque chose en premier et le dernier aura l’air… de dernier ; or, toutes mes activités sont également importantes. Je ne les pratique pas toutes tous les jours ni tout le temps. La vie s’est arrangée pour qu’elles glissent comme des vagues les unes sur les autres. Je leur accorde la même importance, je les fais avec le même plaisir et toujours dans le but de rendre service. Je n’ai pas le sentiment de désirer une vague plus qu’une autre, simplement elles apparaissent ou s’éloignent.

Mes activités glissent comme des vagues les unes sur les autres. À propos d’éloignement, celle des maquillages fantaisie s’éloigne dans cette période de pandémie et post-pandémie. Mais, je dois aussi dire que mes maquillages sont personnalisés, qu’un lien s’établit avec la personne que je maquille et que quelque chose d’elle apparaît dans le maquillage. Ne me demandez pas comment cela se passe. Cela se passe tout seul. J’ai l’impression d’être dans un ailleurs et tout à coup la forme apparaît sous mon pinceau. J’ai bien un style particulier, mais si je peux peindre le même motif trois fois de suite, il sera toujours en relation avec la personne et il n’y en aura pas deux identiques. Alors, ce genre de maquillage ne va pas lorsqu’on en fait juste avant un match de foot ou pour avoir un coeur sur la joue. Je préfère ne pas faire… là, je fais un choix ou plutôt la question ne se pose pas, ce n’est pas mon genre. Point.

Alors donc, comment les présenter, mes activités ? C’est en parlant avec un banquier et en lui envoyant un mot que l’idée d’un tableau m’est venue, ou plutôt qu’elle a atterri, voire émergé dans mon cerveau. Cela fait un moment que je dis qu’il me faudrait inventer un mot pour cela. Comme souvent aussi, l’idée a fait son chemin, pris son temps et aujourd’hui, jour d’automne de la pensée, elle a mûri et est sortie. Mais quelques mots auparavant.

100 % et les pourcentages. Ah les pourcentages ! Je me demande où passent les enseignements reçus à l’école. J’ai bien souvent remarqué que des gens apprennent par coeur, répètent ce qu’ils entendent ou lisent mais sans réflexion réelle. Actuellement, par exemple, on entend dire que quelqu’un s’investit à 200 %, qu’on fait une chose à 200 %. Soyons quand même proches de la réalité, je n’ai pas entendu dire que l’on fasse quelque chose à 300 ou 500 %. Mais, on ne peut jamais se dépasser ! Mon intérêt pour quelque chose ne peut jamais dépasser le 100 %. Pourquoi ? Parce que je suis l’unité de mesure. Prenons, pour l’exemple’une bouteille remplie à 100 %. Je peux la vider à 1 %, à 30 %, à 100 %, mais jamais à 150 %, 200 %. Il en va de même pour nous, nous sommes à 100 % nous-mêmes. Nous pouvons donc nous investir à 10 %, 50 % (d’où les emplois à 50 %) et à 100 %. Quand on a travaillé à 150 % c’est qu’on a dépassé le nombre d’heures réglementaires, pas nous-mêmes.

À ce propos. Il y avait un exercice de français sur la Toile avec le sujet des pourcentages et justement l’exemple : « Je m’investis à 200% ». Celui qui faisait l’exercice devait savoir que l’on ne colle jamais le signe « % » au chiffre. Mais, ai-je fait remarquer, on ne peut s’investir soi-même à plus de 100 % alors qu’un prix, par exemple, peut passer de € 50.- à € 100.-, soit une augmentation de 200 %, soit deux fois € 50.- soit, puisque € 50.- = le prix entier = 100 %, et deux fois 100 % donne 200 %. Là, on peut parler d’une augmentation de 200 % et ceux qui ont vécu l’inflation ou se souviennent de cours d’histoire savent que l’inflation gonfle les prix de façon extraordinaire et, naturellement, le pourcentage dépasse souvent les 100 %. Bref, l’exercice, grâce à mon intervention, a été supprimé !

Mes activités sous forme de graphique. L’on y voit un axe, une prise de conscience, un principe vital : celui du rôle de la pensée. Il guide désormais mes activités. Je n’aime pas faire du tort à quelqu’un mais savoir que la pensée même est une énergie et, par conséquent, qu’elle a une réalité, change bien des choses :

Il y a seize « départements », en fait mes activités sont quinze, mais comme la vie n’a pas fini son cours et que mes activités sont apparues en cours de route, je laisse du terrain pour une suivante. Il y a tellement de choses passionnantes dans notre monde…

Voici mes activités sous forme de bulles. On va imaginer que ce sont des vagues et qu’elles peuvent glisser les unes sur les autres, :

Quinze bulles avec une « identité » et une seizième en devenir.

Toutes les activités ne sont pas tout le temps au premier plan ; mais une chose est sûre : dès que l’occasion se présente pour l’une d’entre elles, je la mets en route comme si je l’avais pratiquée la veille. Celles qui sont le plus présentes ces derniers temps sont « révision de textes » – je passe des heures fantastiques à entrer dans des textes et la pensée de différents auteurs dans des domaines très variés. Quant à « @3m.ossature », « @articulations – jouons avec elles » , « À vos pieds » et « Danse classique et imagingation », soit les dernières-nées, elles se passent, essentiellement, dans le cadre des cours organisés par la Ville à midi. Là, également, j’ai un très grand plaisir à rencontrer des participants de différents horizons et à les unir par une même activité ; chacun apporte son monde et je m’en sers pour enrichir le cours.

Mes activités sur la Toile. Depuis que j’ai ma plateforme, j’ai une activité qui pourrait déjà être la quinzième, celle des « Questions sociales », en fait elle regroupe des questions sociales, des réflexions et la philosophie. C’est sans doute la fibre familiale qui parle, tant mes parents que leurs familles étaient impliqués dans la vie sociale et ont agi pour le bien de passablement de personnes. En plus, j’ai été assistante à l’université de Neuchâtel d’un cours qui s’appelait initialement « Faits socio-économiques » avec le professeur Jean-Pierre Gern et ensuite travaillé au Bureau international du Travail (BIT). Ma plateforme me permet de parler de ce que je fais, mais me présente surtout l’occasion de parler de faits socio-économiques. C’est devenu une activité et c’est une passion. La différence avec les autres, c’est qu’elle n’est pas lucrative ; c’est tout, mais elle est tout aussi importante. Je préfère, en général, parler ou écrire de choses qui sont nourrissantes et qui devraient faire la une plutôt que de choses qui ne vont pas bien. C’est ici que le rôle de la pensée intervient (c.f. Jean-Pierre Garnier Malet). De plus, cette activité est l’une de celles qui font que des pans de mon histoire se rejoignent. C’est cela qui est fabuleux, tout fait partie d’un tout.

Les liens pour mes activités figurent dans le menu déroulant. Il reste celle des « services et réparations en période de pandémie » ou « confinement et nouveaux métiers de Zully ». Je complète la présentation de mes activités avec le rôle de la pensée grâce à :

Jean-Pierre Garnier Malet : rencontre particulière 14.

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Rue des Chavannes – commerce au centre-ville.9 – attitude exemplaire de l’entreprise Facchinetti S.A. !

Comme on le voit dans le titre, cette rubrique concernait jusqu’ici les commerçants. Cette fois-ci, c’est l’une des rues les plus anciennes de Neuchâtel qui me conduit hors du chemin, pour ainsi dire !

Dans l’article précédent, je raconte l’histoire de la fresque peinte par un groupe de trois artistes plasticiens engagés par la Ville et par moi en tant que volontaire.

Un geste malheureux. Alors qu’on finissait de peindre la fresque, l’entreprise Facchinetti a été mandatée pour faire un travail à la rue du Neubourg, celle qui fait un angle droit en haut de la rue des Chavannes. J’ai parlé avec les travailleurs et leur ai raconté que j’avais eu le plaisir de rencontrer M. Gilbert Facchinetti (voici l’article sur lui). À chaque fois que je parle avec des travailleurs de l’entreprise, je me sens en famille. Nous finissons et quelques jours après, l’entreprise finit aussi son travail mais l’un des ouvriers a un geste malheureux : il verse un seau de ciment liquide sur les marches de la rue et en partie sur la fresque.

Des commerçants me signalent l’affaire et sachant que j’aime bien arranger des situations compliquées s’adressent à moi. Comme j’avais déjà deux autres « affaires » sur les bras, je demande à une autre commerçante de s’en charger. On lui promet une réponse ; le mois d’août passe, celui de septembre est passablement entamé et toujours rien. Deux autres interventions faites par moi à d’autres services restent également sans résultat.

Facchinetti S.A. Finalement, je prends contact avec l’entreprise et tombe sur le conducteur de travaux de l’entreprise. Je lui dis que je suis un peu ennuyée de le déranger. Il répond d’une façon si aimable que je lui raconte l’affaire comme si on était dans une pièce de théâtre bien écrite. Le ton est on ne peut plus aimable. On se donne rendez-vous et il me dit qu’effectivement, il faut faire quelque chose.

Voici les traces… Les commerçants qui m’ont signalé l’affaire sont des personnes qui prennent soin de leur magasin et de leur devanture. Ce n’est pas le cas de tout le monde ni du public actuel qui jette des choses par terre sans se poser de questions. Ne me dites pas que c’est une minorité. Il faudrait demander au service de la Voirie ce qu’il ramasse tous les matins… Dans le cas présent, les commerçants paient aussi une taxe pour pouvoir mettre une enseigne ou une décoration sur la voie publique et de voir cette tache, les rendait de mauvaise humeur.

Heureusement, le collaborateur de chez Facchinetti a été d’une compréhension qui m’a fait presque me sentir dans un autre monde. Il est d’accord avec moi pour dire qu’on ne jette rien par terre.

Quelque temps après, on voit un travailleur de l’entreprise racler avec une brosse spéciale et nettoyer la tache en question. Il passe une journée entière sur « l’ouvrage » !

Je rappelle le conducteur de travaux pour le remercier. C’est par lui que j’apprends que le travailleur a passé une journée à défaire ce qu’il avait fait. Ah, le même ouvrier qui a eu le malheureux geste ? demandé-je. Oui, je n’allais pas envoyer quelqu’un d’autre, répond le responsable.

Je n’en reviens pas. Il me dit aussi que l’histoire a fait le tour de l’entreprise et que des apprentis sont allés « voir » le travailleur sur place.

Exemplaire ! Oui, je trouve ce comportement exemplaire, tant de la part du responsable, que de celle du travailleur. Cela arrive à tout le monde de faire des erreurs, me dit le responsable. Oui, lui rétorqué-je ; et c’est ce qui me rassure parce que je fais aussi des erreurs. Quand je fais des « remarques » à quelqu’un, je me mets à sa place. Mais, réparer… c’est si hors du commun. Je ne peux que vous remercier, vous, votre travailleur et l’entreprise. M. Facchinetti serait content ! Le responsable sait que j’ai connu M. Facchinetti et me rappelle que des photos de lui décorent les murs de l’entreprise. Je le sais et pourtant c’est comme si c’était la première fois que je l’entendais. J’aime ma ville et les gens qui font quelque chose pour elle. Bref, comme disait mon copain de classe, William, Shakespeare de son nom de famille, « Tout est bien qui finit bien ». J’espère que vous avez eu un tel copain aussi, car il me rend de grands services !

J’avais écrit un autre article sur les travailleurs manuels où l’entreprise Facchinetti est aussi citée, je le joins dans ma liste d’en bas :

Liens vers :

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@articulations – jouons avec elles. Groupe 3.1

C’est la fin des vacances d’automne et le retour… en classe !

Je demande si quelqu’un a pensé à ses articulations pendant les vacances et réponses :

  • Oui, tous les jours ;
  • Nous sommes allées en Bretagne et on a fait les exercices pendant qu’on faisait la queue !
  • J’aime faire des longues marches et maintenant, lorsque je marche, je pense à mes orteils et ils ne se croisent plus ! (la personne en question a un orteil qui monte sur les autres, mais lorsqu’elle fait des jeux ave ses orteils, ils regagnent leur place. Ce qui est intéressant c’est qu’en leur accordant de l’attention, ils gardent naturellement leur place).
    • Je suis sidérée… Je n’ai pas pensé que cela irait si loin. C’est le miracle de la conscience qu’on met aux choses que l’on fait.

Je reviens sur le sujet : penser aux articulations, les visualiser et, et, et les remercier pour leur travail ! L’une des participantes dit que lorsqu’elle les travaille, c’est comme si elle les huilait, elle a besoin de les huiler. C’est joliment dit, en effet, on les baigne de synovie et cela empêche les os de se frotter.

Aspasie, la seule femme dont l’histoire grecque ancienne a gardé son nom. Que vient-elle faire ici ? Je n’en sais plus trop bien comment j’en suis venue à parler du livre de Franck Senninger que je révise, Je m’appelle Aspasie, mais le fait est que je parlais du rôle que les femmes avaient eu du temps de la Grèce ancienne : elles avaient bien un prénom, mais on les présentait comme « la fille de » ou « la femme de ». Une participante d’origine italienne dit alors que cela n’a pas changé en Suisse car elle avait été drôlement secouée à son arrivée en Suisse en voyant que Mme unetelle s’appelait, Madame Jean Bovet (nom imaginaire). C’est vrai, maintenant que j’y pense. La dame chez laquelle j’étais en pension à mon arrivée en Suisse recevait son courrier avec le prénom et le nom de son mari, Mme Henri de Meuron. J’avais trouvé cela comique parce qu’elle n’avait pas du tout la tête d’un Henri !

Le cours sur les articulations et comment porter une branche pour mes canaris depuis le bord du lac. J’allais me baigner au bord du lac et ai vu des jardiniers couper des branches. Ah, voilà qui pourrait faire le bonheur de mes canaris dans leur volière ! me dis-je. Un très beau jardinier, Thomas de son prénom, m’en prépare une. elle mesure bien deux mètres et je suis près de Serrières. Bon, je la prends, la cale sur mon épaule et me mets en route. Puis, la pensée, cette pensée qui atterrit sur notre cerveau (je vais m’inventer un verbe pour cela) quand on ne s’y attend pas, me dit que je peux faire un exemple de ce port pour mon cours ! Alors, voilà :

  • la branche est calée sur un creux de mon épaule droite ;
  • j’en porte le bout en la tenant avec la main droite ;
  • puis, la pensée me dit de la porter avec deux doigts ;
  • ensuite qu’il faut que je change de doigts ;
  • puis, c’est sur le pouce que la branche repose ;
  • puis, je rechange encore ;
  • puis, je la déplace un peu sur l’épaule.
    • Résultat : j’ai parcuuru les 4 ou 5 km sans sentir de fatigue et en sollicitant et renforçant diverses parties de la main et du bras. J’ai encore pu monter les cinq étages de mon immeuble et installer la branche dans la maison des oiseaux qui se sont empressés d’y aller dessur ! Sur la photo, il n’a y « personne », mais dès que l’occasion se présentera, j’en ferai une.
La branche de jinko est arrivée sans perdre une feuille sur le chemin !
En voici quatre qui se servent de leur bec pour soulever tout ce qui cache les grains de maïs qu’ils aiment plus que tout !
En voici trois sur les dix de ma volière.

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Conversations de rue en patchwork

Il se passe des choses très profondes avec des personnes que je ne rencontre que quelques instants.

La vie se charge de bien des choses. C’est ainsi que l’on n’a pas besoin de parler la même langue pour s’entendre. C’est ce qui se passe avec les animaux, les plantes et même les objets et que nous pouvons converser avec eux. Voici six histoires.

  • No 1. J’arrive à un passage piéton au bon moment et le traverse. En arrivant sur l’autre trottoir, je vois une dame quelque peu âgée, marchant avec difficulté avec deux cannes. Je ne sais pourquoi, je m’approche d’elle et lui dis :
    • Si vous aviez couru, vous auriez pu passer !
    • Oh ! J’ai le temps… mais si je n’avais pas eu le temps, j’aurais couru !
      • On a éclaté de rire ensemble, et son rire était tellement plein de vie et de joie que j’ai été charmée. Je lui ai dit que j’allais écrire notre échange sur ma plateforme, car c’était le genre de choses que les gens devaient lire et pas les catastrophes. Elle a été touchée, car elle a eu un joli mouvement de tête et m’a lancé un regard qui m’est allé droit à l’âme.
  • No 2. Un papillon dans le lac. Je suis dans « mon » lac et tout à coup, je vois arriver un papillon qui aquarrit devant moi, je veux dire qu’il est arrivé sur l’eau (amerrir c’est dans la mer, aquarrir… c’est dans l’eau) ; je le vois se débattre un moment, je sais qu’on ne doit prendre un papillon par les ailes et ne sais que faire ; finalement, le papillon laisse ses ailes reposer sur l’eau. Je ne sais toujours pas quoi faire et tout à coup une plume blanche se matérialise dans mon champ visuel. Je la prends, l’approche de Pap (il a maintenant un prénom) qui comprend, s’y agrippe avec ses pattes, y reste le temps que je m’approche du rivage et d’une grande pierre. Je dépose le véhicule avec Pap et prie pour que les choses s’arrangent.
    • Je retourne dans l’eau et peu après vois un autre petit animal, un insecte brun, je ne connais pas la sorte, me dis que… mais, je ne peux pas le laisser se noyer même s’il est potentiellement « nuisible ». Il doit quand même avoir une utilité que je méconnais. Je cherche une autre plume, mais rien. Plus loin, il y a un bout de branche que je vais chercher. La petite bête s’y accroche aussi avec ses pattes. Elle doit se dire qu’elle est hors d’affaire, car elle me fait confiance pendant le trajet. Je la déponse sur une autre pierre, regarde celle où j’avais déposé Pap… qui n’y est plus. C’est bon signe. À la fin de ma baignade, il n’y avait plus personne sur les pierres. Je me dis que ma baignade n’a pas été inutile.
    • Le lendemain, je retourne pour une nouvelle baignade et lorsque je suis pieds nus, un papillon (différent de celui de la ville, je crois bien) se pose sur mon pied. Je le prends comme un salut, un remerciement, un signe. Je suis contente et salue ce nouveau Pap.
  • No 3. Un délice ! Je consulte ma référence en questions linguistiques, Chambaron – son nom de plume – et il me dit qu’il existe le verbe « aqualir », mais que si mon aventure papiliacée le permet, je peux oser le mot de mon choix, choix qui s’est porté sur « aquarrir ». C’est un pur délice ! Et vous avez vu l’adjectif « papiliacé » ? C’est tout aussi délicieux ! Je raconte à Chambaron que je suis en train de faire en même temps ma comptabilité et ma déclaration d’impôts, il me répond qu’il me laisse papilloner sur mon « net à payer ». Je suis comme dans un rêve !
  • No 4. Les distances en cette période de pandémie. On peut avoir l’avis personnel que l’on veut, mais on ne peut l’imposer aux autres et il faut suivre les règles présentées. Cette fois-ci, je me trouve dans un supermarché, à la caisse. Je suis à une distance raisonnable de la personne qui est devant moi et voilà qu’une dame se met assez près de moi par derrière.
    • Je la regarde… Elle ne bouge pas. Alors, je m’éloigne un peu en diagonale afin de garder la distance par rapport à la personne devant et voilà que celle de derrière avance aussi. Je lui dis que si on respecte les distances marquées au sol, elle est trop près, qu’en fait, je devrais être à sa place.
    • Elle sourit et dit que j’ai raison et elle recule. À dire vrai, elle ne va pas très très loin, je la regarde encore une fois et à nouveau elle sourit et dit, mais ici il n’y a a plus de marque et elle sourit ! Je ne résiste pas et ris. Je lui dis qu’elle est intelligente et lui demande si elle avait aussi agi de la sorte lorqu’elle était à l’école. Elle dit que non, qu’elle était plutôt timide.
    • Je la fécilite parce qu’elle a bien avancé dans la vie et lui dis que je vais mettre notre conversation sur ma plateforme . On se quitte en d’excellents termes.
  • No 5. Solution inespérée. Il y a des histoires qui sont des enseignements pour ceux qui les racontent ou les lisent. Celle-ci en fait partie. La dame dont je vais parler, je la rencontre de temps à autre en ville.
    • La dame n’a pu élever ses filles et elle n’a plus vu l’une d’entre elles depuis près de vingt ans. Cela faisait pourtant des années que nous nous croisions et bavardions de choses quotidiennes, mais voilà qu’il y a quelques mois elle me parle de sa vie privée. Je suis touchée par la confiance.
    • Il y a quelques semaines, elle me dit qu’elle a revu sa fille, qu’elles ont pu parler et que la relation a pu être rétablie. J’en suis ravie.
    • On est juste après Noël et elle me raconte qu’elle a pu parler plus profondément avec sa fille et que cette dernière s’est rendu compte qu’on lui avait raconté des histoires.

La dame sétait dit que ce ne serait plus possible. En effet, si des mois, des semaines, des jours, des minutes peuvent nous sembler longs, que dire de vingt ans ! D’autant plus, me dit-elle, que sa fille ne savait pas qui était sa mère jusqu’à l’âge de 18 ans !

Enseignement. Voilà, lui dis-je. Vous pourrez dire à ceux qui vous raconteront des histoires sans solution qu’il y en aura bien une et que si vous avez une belle fin, cela sera aussi leur cas ! Je lui ai dit que j’allais raconter son histoire et son visage s’est détendu par un sourire.

Suite inattendue : peu après que la dame a récupéré sa fille, le monsieur qui en avait pris soin est parti au ciel. La dame se dit qu’il avait fini son rôle sur terre et qu’il pouvait partir ! Je trouve cela beau.

No 6. Celle-ci se passe à Paris. Je vois une dame, on voit qu’elle a déjà une histoire. Elle est assise sur le rebord d’un muret devant lequel il y a un parking pour des vélos électriques.

  • Vous attendez votre vélo ?
    • Elle laisse entrer le message dans son cerveau, le décode et répond :
  • On peut dire cela, et elle sourit.
    • Je la trouve sympathique et lui raconte l’histoire no 1 . On rit. Je lui demande si elle est du coin. Pas vraiment, mais elle pourrait me renseigner, si besoin.
  • Je cherche du biais.
  • Ah… Je fais aussi de la couture. Ma mère était couturière, elle a travaillé pour Chanel. Elle faisait le dessins des robes, des créations de la maison. Mais, je n’ai pas voulu faire ce métier. Elle dessinait et la maison de couture signait « Chanel ». J’ai voulu être infirmière, puéricultrice, malgré que j’avais le même don que ma mère.
    • Je trouve cela fascinant et lui raconte mon admiration pour Dior, dont je viens de voir l’exposition dans la Galerie Dior, à l’avenue Montaigne.
  • J’ai trouvé l’exposition remarquable, non pas parce que c’est de l’histoire, mais parce que l’on sent l’amour du métier dans les créations. Ce qu’on ne peut dire des modèles pour la clientèle jeune actuelle. On vend des habits troués… Auparavant c’étaient les pauvres qui les portaient. Il n’y a plus d’élégance.
  • Oui, plus rien n’a de forme. Les femmes ne portent plus de chapeau ! Ma mère, lorsqu’on n’était pas sages, nous étions cinq enfants, disait : « Si c’est comme cela, je mets mon chapeau et je m’en vais ! »
  • C’est tellement joli que je vais écrire cette conversation sur ma plateforme. Vous permettez ?
    • La dame a donné son accord, je me suis assise à côté d’elle et elle et m’a raconté encore plein de choses. J’ai admiré son français ; pas une seule faute ! Un vrai plaisir.

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@articulations – jouons avec elles. Groupe.3

Je suis toujours fascinée par les différents ressentis et par les réflexions qui parfois m’amènent à formules des choses de façon différente !

En danse classique il n’y a qu’une seule façon de faire un pas correctement. En mathématique, une équation au carré donne deux résultats, au cube trois, eh bien ! avec le jeu des articulations, les résultats sont tels qu’on peut avoir autant de résultats que de participants et ils sont tous corrects.

Nous sommes tous différents et nos ressentis sont tous différents. Oui, c’est à peine croyable combien on comprend, en écoutant des personnes parler du résultat d’un même exercice, que nous ressentons les effets de façon différente. C’est quelque chose de fabuleux de se dire que ce que je ressens est différent de ce que ressent la personne à côté de moi mais que c’est tout aussi valable ! C’est une richesse pour moi.

Faire des exercices pendant qu’on attend assis quelque part. Pour cela, nous avons une palette d’exercices. Cette fois-ci, je pensais aux genoux et me disais que certaines personnes hésitent à faire celui que je donne au cours parce qu’il est quelque peu visible. Alors, comment faire ? Je me trouve à Paris, aux Champs-Élysées et me dis que mes genoux auraient bien besoin d’un bain synovial. Tout à coup, une idée me vient et je trouve comment faire sans qu’on le remarque. De toutes façons, les gens sont toujours occupés à quelque chose plutôt qu’à nous regarder ; tout de même, c’est une réussite. Je n’y aurais jamais pensé sans la réserve de certaines participantes. C’est cela qui est fascinant. Le fait de pouvoir entrer en communication avec quelqu’un est l’équivalent d’avoir ouvert une porte. Je ne peux que remercier les participants à mes cours. L’exercice trouvé est un peu compliqué à expliquer : on s’assied, on croise les pieds – genoux à 45° et le pied de derrière donne l’impulsion à la jambe de devant pour qu’elle fasse des rotations passives et le tour est joué !

Les portes des uns et des autres. Entrer en communication avec l’autre est comme ouvrir une porte. J’ai déjà dit que nous étions tous différents et, par conséquent, nous avons tous des portes différentes. En voici quelques unes :

À chacun d’interpréter les portes, mais une constante : elles s’ouvrent toutes, quand elles ne sont pas ouvertes en permanence, comme la no 3 qui en fait pense qu’il n’y a pas besoin d’avoir une porte… C’est vrai qu’il y en a qui restent fermées. Que faire ? Chacun a sa réponse.

Notre rapport au corps. Je disais lors d’une séance que parfois, des gens que je ne vois que de sept en quarante me disent qu’ils pensent souvent à moi. Je reste alors interloquée car je n’ai pas consciemment reçu de signe… Je dis que c’est comme nous avec le corps, on n’y pense pas et qu’il faudrait lui envoyer de temps en temps un mot, une attention, une sorte de SMS car on n’a tendance à y penser à lui que lorsque quelque chose ne va pas. C’est l’un des buts de ce cours : vivre avec le corps tous les jours.

L’humour de l’une de mes participantes. Lorsque je parle du sujet évoqué, la participante en question me dit qu’elle n’est pas sûre que j’aie pensé à elle et à ses collègues à Paris parce que je n’ai rien dit ni écrit ! On a bien rigolé. J’espère que tout le monde sera content et convaincu en lisant cet article !

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@3m.ossature – travail avec d’autres participantes

Principe : se tapoter les os. Voir ici.

Qui dit d’autres participantes, dit autres mondes, autres façons de vivre et, par conséquent, autres façons de ressentir un mouvement. C’est toujours fascinant d’écouter les réponses à une même question : que ressentez-vous ?

  • … rien de particulier ;
  • du bien-être ;
  • de la chaleur ;
  • une partie du corps plus longue (celle qui vient d’être percutée) que l’autre ;
  • une lumière chaude ;
  • j’ai un arbre dans la jambe qui vient d’être travaillée ;
  • des picotements ;
  • des flux d’information traversant le corps ;
  • squelette très présent.

Une fois la séance finie, on reste un moment immobile et on « écoute » le corps. Alors ? demandé-je :

  • je suis dans les stéréotypes, un de mes professeurs m’a dit que le rouge est le sang qui apporte les bonnes choses et le bleu est celui qui emporte ce dont je n’ai pas besoin, alors, je mets plein de choses dans le bleu ;
  • moi, je sens bien que j’ai un corps et des membres, mais au-dessus, cela ne fait qu’un.

À la fin d’une autre séance :

  • je suis comme un grain de café.
    • Ah ? Comment cela ?
    • Oui, je suis lisse, dans une forme ovale, tout comme un grain de café. Il y a même l’odeur… (et elle sourit avec un plaisir « rond ») ;
  • je suis dans les os et suis un seul os en même temps.
    • Ah ? Cela veut dire..
    • Comment dire, je suis dans les tunnels des os ; c’est un peu l’image qu’on a vue auparavant sur la structure des os, je me balade dans les tunnels et en même temps, je me sens comme un seul os ;
  • je sens une pulsation depuis l’intérieur des os.

Comme c’est étonnant ! Me voilà bien surprise ! En effet, j’avais montré deux images sur la structure des os afin d’aider à mieux comprendre leur construction. Voilà donc que chez une participante c’est entré ou elle l’a reconnue – on ne sais pas toujours comment les choses se passent et chez l’autre il y a aussi une notion d’unité, mais de façon différente. Je suis fascinée par les images et ressentis différents et égaux en même temps.

À la fin d’une autre séance encore, juste après que les participantes se sont allongées pour écouter leur corps, j’ai ajouté un massage de la tête :

  • c’était magnifique. J’ai eu des vagues de chaleur tout du long, avant le massage, pendant et après.
    • Je transcris ces mots bien après le cours. L’enthousiasme de la personne a été tellement grand que je vois encore les vagues qu’elle m’a décrites et son sourire émaner de tout son corps ;
  • C’est une sensation de rodeur, c’est autour de moi… mais dans tout cet espace, c’est comme dans les os, plein de chemins, de fluides, de mouvements, de particules qui vibrent ;
  • Chez moi aussi ; mes particules font des rondes, elles dansent !
    • Oui, dit la participante d’avant, c’est cela ;

Dans ce cours, personne ne « doit » ressentir ceci ou cela. Nous sommes tous différents, nous avons bien tous un corps, un visage avec deux yeux, un nez, une bouche et deux oreilles, mais il n’y en a pas deux identiques ! C’est fabuleux ! Même si la personne ne ressent rien, il y a un travail qui se fait ; c’est logique, nous sommes faits d’informations et si on les « bouscule », elles bougent. Je me rappellerai toujours celui qui, le premier, m’a dit ne rien ressentir. J’avais insisté, mais, rien à faire et finalement il a dit : « Rien, c’est le vide, je ne pense à rien, plus à rien et je me sens bien ». Effectivement, le monsieur avait une vie passablement compliquée et le travail sur le corps l’avait éloigné de ses préoccupations ; le résultat avait été la tranquillité !

Autres sujets qui n’ont rien à voir, mais qui secouent tout notre être : pendant cette dernière séance, deux téléphones se sont fait entendre. Ils ont sonné, vibré, sans autre. Je demande aux participantes si elles reçoivent des appels non désirés. Elles répondent par l’affirmative. J’en reçois parfois, parce que je ne donne pas toujours mon numéro ou demande à ne pas recevoir de réclames. Toujours est-il que je rapporte que l’autre jour, un monsieur m’a appelée et parlé en allemand. J’ai répondu : « Ich verstehe Sie nicht. et j’ai raccroché ». Flûte ! dis-je aux participantes, je n’aurais pas dû parler en allemand. Et l’une des participantes dit que cela lui arrive de parler en russe et là, la l’interlocuteur indésiré « part » tout de suite. Une autre participante dit : « Wenn Sie mit mir auf Deutsch spreschen wollen… » avec un tel accent romand, que je dis que l’interlocuteur sait tout de suite… et commente que l’une de mes collègues de classe ne pouvait dire en allemand « auf », mais « of », et la même participante dit « Parce qu’il y a une différence « ? Tout le monde a éclaté de rire et les os, tendons, articulations, muscles, méridiens, vaisseaux, fascias ont vibré comme s’ils étaient dans un joyeux festival !

La sensibilité du corps s’affine. Lors de la dernière séance, la participante qui parlait de surface lisse, de rondeur dit qu’elle « se sent toute ronde, comme une boule de Noël avec des scintillements ». Nous sommes tous différents, mais cette personne a été très régulière aux cours et l’évolution a été presque palpable. Pour moi c’est un cadeau de Noël !

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Le Jardin botanique de Neuchâtel hérite de livres d’André Oppel.

Lorsque André, mon partenaire de vie, est parti au ciel (pour mémoire, André Oppel a été le seul directeur artistique que le Théâtre du Pommier, Neuchâtel, ait eu), j’ai pris soin des livres qu’il a laissés. Il y avait une petite collection sur les poissons, papillons, mamifères, plantes. J’ai tout de suite pensé au Jardin botanique, mais j’avais besoin de temps pour remettre ma vie sur un autre rail, un rail où j’allais devoir continuer à vivre seule. Cela fait un moment maintenant qu’André a quitté ce monde et je me dis que je ne vais malheureusement rien emporter dans l’au-delà en dehors des expériences qui auront nourri mon existence. Le moment est venu de trouver à ces livres un destin meilleur que celui de reposer sur un rayon de ma bibliothèque.

M. Blaise Mulhauser, le directeur du Jardin botanique. Je téléphone au Jardin botanique, exprime mon désir de donner des livres et on me passe le directeur. Quelle chance ! Il se déclare preneur.

Le plaisir et l’émerveillement. Le plaisir est celui de trouver un bon destin à tout ce que mon ami a laissé entre mes mains. L’émerveillement vient lorsque je feuillette ces livres qui ne feront plus partie de mon paysage et que je prends conscience de la beauté des images, du travail qu’il y a dans ces livres. Nous vivons grâce à la nature, je le sais et je l’admire en général, mais il me semble qu’une autre dimension s’ouvre en regardant ces livres. C’est comme si je participais à la découverte qu’à fait le petit André lorsqu’il les avait entre ses mains. Le temps, on le sait, a plusieurs dimensions.

André Oppel n’a pas encore trois ans et demi. Ses parents ont écrit deux cahiers au sujet de la découverte du monde par André. Il est écrit qu’à cet âge, André connaît déjà le nom des « fleurs, mamifères, poissons, oiseaux petits ou grands, des forêts de chez nous ; ceux des mers ou du pôle Sud, ce sont ses connaissances aussi ». En regardant les images, j’ai l’impression de sentir la joie du petit garçon. Je me dis que ces livres ont bien nourri mon ami parce que si André était graphiste, si le dessin était inné chez lui, les reproductions de ces livres l’ont marqué. Je le dis parce que je lui demandais de temps à autre des dessins d’animaux ou de champignons et qu’il me semble voir les « racines » dans ces livres. Il faut aussi savoir que le petit André avait appris à lire bien avant l’école. Il demandait à l’une de ses tantes (tante Emma, celle qui lui montrait les livres mais dont j’ignore le nom de famille) comment on lisait ceci ou cela et il retenait. Alors, à l’école, c’était lui qui lisait les histoires à ses copains de classe. Je vois aussi que certains livres ont été plus « visités » que d’autres. Il me semble voir la curiosité d’André se satisfaire au fur et à mesure de ses lectures. C’est comme un cadeau pour moi ; un cadeau auquel je ne m’y attendais pas. Si je n’avais pas décidé de donner ces livres, je n’aurais pas ce cadeau. C’est magnifique.

Des souvenirs. Je me dis que je vais photographier ces livres et choisir une image de chacun. Je commence.

Les livres sont écrits par des sommités, je mettrai la liste en bas. Ils sont entrés dans la famille, pour la plupart en 1920, mais le premier que j’ai photographié est de 1924. Ils ont tous la signature de Willy Ravenel.

Présentation des livres. Parfois les idées qu’on voudrait mettre sur « papier » ne donnent pas le résultat escompté et il faut s’adapter. C’est le cas ici, alors, je procède différemment.

Le premier est une édition améliorée, le second et le troisième sont d’une deuxième édition.

Le dernier volume réserve toutefois des surprises. Il met en dernières pages ses publications, dont la toute dernière à paraître en octobre 1914. On est en septembre ; les curieux devront attendre un mois…

Surprise ! Je viens de voir le premier volume sur la Toile ! J’ai pu passer commande après bien des péripécies sur différents sites. C’est une collaboratrice, Samantha R. de la plate-forme AbeBooks, qui met en ligne des livres anciens, divers objets de collection en tous genres, qui l’a cherché et trouvé pour moi sans que je le lui demande. Je lui suis reconnaissante parce que j’ai cru que je ne l’aurais jamais. Elle m’a donné envie de faire un tour plus approfondi sur la plate-forme en question et je viens de trouver un tas de trésors. Comme souvent, je rends service et finis par recevoir de belles surprises. AbeBooks m’a donné son accord pour mettre le lien de sa plateforme.

Le dernier-né, si je puis dire. Il ne s’est pas passé une semaine depuis que Samantha R. a trouvé le fameux premier volume et le voilà qu’il « débarque » chez moi. Il est en parfaite santé et se réjouit de commencer une nouvelle vie dans le Jardin botanique. Le voici :

Merises et cerises. La merise est une cerise sauvage. La sorte de l’image, prunus avium, a servi à produire des cerisiers doux.

Une image de chaque livre dans l’ordre où ils apparaissent dans l’article.

Il est possible que le dessinateur de la mésange et des oisesaux du premier livre soit son auteur, le baron L. D’Amonville.

Un conte de fées. On se dirait dans un conte de fées avec ces champignons si « craquants ». Je n’avais pas une affection particulière pour les champignons, mais j’ai eu la chance de travailler à Mycorama, le musée des champignons qui a brièvement existé à Évologia, Cernier. J’ai appris tellement de choses sur le sujet que je me dis aussi que la Suisse a raté une industrie intéressante en fermant cette institution. En effet, à partir du champignon, mis à part le fait qu’on peut en manger directement, on peut fabriquer des tissus, des encres, des médicaments, des protéines qui n’ont pas la graisse de celles animales, du poison. Cela aurait été une industrie propre. J’ai aussi appris que le champignon faisait partie du 5e règne, du fait qu’il se situe entre le végétal et l’animal. Mais, j’en reviens aux images, au cortinaire rouge cinabre qui porte un si beau rouge que j’en suis fascinée !

Le hasard a bien fait les choses. À chaque fois, j’ai ouvert les ouvrages au hasard pour choisir les images. Dans le dernier, le muguet me dit que j’en ai dans mon balcon. C’est une sorte qui vient du jardin de la secrétaire de l’Opéra de Bucarest lorsque j’y étais. Il est plus fourni que celui que je vois parfois ici. La carotte sauvage, je la connais parce que je la ramasse dans les champs pour la donner à mes canaris en volière intérieure et extérieure (c’est important de le préciser). Je viens d’apprendre son nom grâce à André et au Jardin botanique. Une fois de plus je m’enrichis en donnant quelque chose. Quant au chardon, je ne sais pas pourquoi il est sorti, il pique, mais je trouve tellement joli son nom « chardon penché » et il a un cou si gracile que je me dis qu’il danse. De plus, il a des couleurs si belles que je craque là aussi !

Au Jardin botanique. J’arrive avec mes livres, rencontre le directeur, M. Blaise Mulhauser, lui donne les livres qu’il trouve intéressants et qu’il va installer dans la bibliothèque de son institution ; en tant que connaisseur il regarde l’éditeur, l’année de parution et se déclare ravi. On discute et il m’apprend qu’il a connu André, qu’il a fait du théâtre à la « Cave perdue », local qui est devenu mon studio de danse ! Je n’en reviens pas de voir se relier divers pans de mon histoire. Tout cela me procure une immense joie.

Plantes médicinales. Au Jardin botanique, il y a actuellement une exposition sur les plantes médicinales et M. Mulhauser va chercher le livre dans lequel figurent des témoignages de personnes qui connaissent une plante, ses propriétés et fournissent la recette de préparation.

Le livre. Quand on l’ouvre, à droite il y a le texte, écrit dans la langue maternelle de la personne – on y trouve du persan, du japonais, du portugais du Brésil – et à gauche un dessin de la plante, dessin fait par M. Mulhauser en personne. Je lui demande s’il a fait des études particulières, mais non, cela s’est fait naturellement au cours de son existence. C’est remarquable !

Le livre encore. M. Olivier Molleyres a fait un magnifique livre. Quand je l’ai vu et que j’ai imaginé que je pouvais y écrire quelque chose, j’ai eu une émotion, une sorte de crainte, tellement le papier est beau. On ne voit plus tellement un aussi beau papier. On sent le savoir-faire et cela me touche. Sur sa plate-forme il est indiqué qu’il est le dernier relieur de la ville – il y a tant de métiers artisanaux qui disparaissent, qu’il faut soutenir ceux que la passion nourrit – et, chose magnifique, son atelier est devenu centenaire en 2017.

Liste des sommités :

  • Oiseaux de France, Suisse et Belgique, volumes I et II, le Baron L. D’Hamonville ;
  • Papillons de France, Suisse et Belgique, Dr Paul Girod, professeur à l’Université de Clermond-Ferrand ;
  • Champigons comestibles et vénéneux, séries I et II ; Paul Dumée, membre des sociétés botanique et mycologique de France ;
  • Poissons de Mer de la France et de la Belgique, C. Raveret-Wattel, directeur de la station aquicole du Nid-du Verdier, près Fécamp ;
  • Mamifètres de France, Suisse et Belgique, René Martin ;
  • Les Arbres, Arbustes et Arbrisseaux forestiers, C. L. Gatin, ingénieur agronome, docteur ès sciences, préparateur à la Sorbonne ;
  • Les Fleurs des Bois, C. L. Gatin, ingénieur agronome, docteur ès sciences, préparateur à la Sorbonne ;
  • Les Fleurs des Pâturages, E.G. Camus, lauréat de l’Institut, Académie des Sciences ;
  • Les Fleurs des Moissons et des Cultures, Émile Gadeceau, correspondant du Muséum national d’Histoire naturelle.

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