Rue des Chavannes – commerce au centre-ville.9 – attitude exemplaire de l’entreprise Facchinetti S.A. !

Comme on le voit dans le titre, cette rubrique concernait jusqu’ici les commerçants. Cette fois-ci, c’est l’une des rues les plus anciennes de Neuchâtel qui me conduit hors du chemin, pour ainsi dire !

Dans l’article précédent, je raconte l’histoire de la fresque peinte par un groupe de trois artistes plasticiens engagés par la Ville et par moi en tant que volontaire.

Un geste malheureux. Alors qu’on finissait de peindre la fresque, l’entreprise Facchinetti a été mandatée pour faire un travail à la rue du Neubourg, celle qui fait un angle droit en haut de la rue des Chavannes. J’ai parlé avec les travailleurs et leur ai raconté que j’avais eu le plaisir de rencontrer M. Gilbert Facchinetti (voici l’article sur lui). À chaque fois que je parle avec des travailleurs de l’entreprise, je me sens en famille. Nous finissons et quelques jours après, l’entreprise finit aussi son travail mais l’un des ouvriers a un geste malheureux : il verse un seau de ciment liquide sur les marches de la rue et en partie sur la fresque.

Des commerçants me signalent l’affaire et sachant que j’aime bien arranger des situations compliquées s’adressent à moi. Comme j’avais déjà deux autres « affaires » sur les bras, je demande à une autre commerçante de s’en charger. On lui promet une réponse ; le mois d’août passe, celui de septembre est passablement entamé et toujours rien. Deux autres interventions faites par moi à d’autres services restent également sans résultat.

Facchinetti S.A. Finalement, je prends contact avec l’entreprise et tombe sur le conducteur de travaux de l’entreprise. Je lui dis que je suis un peu ennuyée de le déranger. Il répond d’une façon si aimable que je lui raconte l’affaire comme si on était dans une pièce de théâtre bien écrite. Le ton est on ne peut plus aimable. On se donne rendez-vous et il me dit qu’effectivement, il faut faire quelque chose.

Voici les traces… Les commerçants qui m’ont signalé l’affaire sont des personnes qui prennent soin de leur magasin et de leur devanture. Ce n’est pas le cas de tout le monde ni du public actuel qui jette des choses par terre sans se poser de questions. Ne me dites pas que c’est une minorité. Il faudrait demander au service de la Voirie ce qu’il ramasse tous les matins… Dans le cas présent, les commerçants paient aussi une taxe pour pouvoir mettre une enseigne ou une décoration sur la voie publique et de voir cette tache, les rendait de mauvaise humeur.

Heureusement, le collaborateur de chez Facchinetti a été d’une compréhension qui m’a fait presque me sentir dans un autre monde. Il est d’accord avec moi pour dire qu’on ne jette rien par terre.

Quelque temps après, on voit un travailleur de l’entreprise racler avec une brosse spéciale et nettoyer la tache en question. Il passe une journée entière sur « l’ouvrage » !

Je rappelle le conducteur de travaux pour le remercier. C’est par lui que j’apprends que le travailleur a passé une journée à défaire ce qu’il avait fait. Ah, le même ouvrier qui a eu le malheureux geste ? demandé-je. Oui, je n’allais pas envoyer quelqu’un d’autre, répond le responsable.

Je n’en reviens pas. Il me dit aussi que l’histoire a fait le tour de l’entreprise et que des apprentis sont allés « voir » le travailleur sur place.

Exemplaire ! Oui, je trouve ce comportement exemplaire, tant de la part du responsable, que de celle du travailleur. Cela arrive à tout le monde de faire des erreurs, me dit le responsable. Oui, lui rétorqué-je ; et c’est ce qui me rassure parce que je fais aussi des erreurs. Quand je fais des « remarques » à quelqu’un, je me mets à sa place. Mais, réparer… c’est si hors du commun. Je ne peux que vous remercier, vous, votre travailleur et l’entreprise. M. Facchinetti serait content ! Le responsable sait que j’ai connu M. Facchinetti et me rappelle que des photos de lui décorent les murs de l’entreprise. Je le sais et pourtant c’est comme si c’était la première fois que je l’entendais. J’aime ma ville et les gens qui font quelque chose pour elle. Bref, comme disait mon copain de classe, William, Shakespeare de son nom de famille, « Tout est bien qui finit bien ». J’espère que vous avez eu un tel copain aussi, car il me rend de grands services !

J’avais écrit un autre article sur les travailleurs manuels où l’entreprise Facchinetti est aussi citée, je le joins dans ma liste d’en bas :

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@articulations – jouons avec elles. Groupe 3.1

C’est la fin des vacances d’automne et le retour… en classe !

Je demande si quelqu’un a pensé à ses articulations pendant les vacances et réponses :

  • Oui, tous les jours ;
  • Nous sommes allées en Bretagne et on a fait les exercices pendant qu’on faisait la queue !
  • J’aime faire des longues marches et maintenant, lorsque je marche, je pense à mes orteils et ils ne se croisent plus ! (la personne en question a un orteil qui monte sur les autres, mais lorsqu’elle fait des jeux ave ses orteils, ils regagnent leur place. Ce qui est intéressant c’est qu’en leur accordant de l’attention, ils gardent naturellement leur place).
    • Je suis sidérée… Je n’ai pas pensé que cela irait si loin. C’est le miracle de la conscience qu’on met aux choses que l’on fait.

Je reviens sur le sujet : penser aux articulations, les visualiser et, et, et les remercier pour leur travail ! L’une des participantes dit que lorsqu’elle les travaille, c’est comme si elle les huilait, elle a besoin de les huiler. C’est joliment dit, en effet, on les baigne de synovie et cela empêche les os de se frotter.

Aspasie, la seule femme dont l’histoire grecque ancienne a gardé son nom. Que vient-elle faire ici ? Je n’en sais plus trop bien comment j’en suis venue à parler du livre de Franck Senninger que je révise, Je m’appelle Aspasie, mais le fait est que je parlais du rôle que les femmes avaient eu du temps de la Grèce ancienne : elles avaient bien un prénom, mais on les présentait comme « la fille de » ou « la femme de ». Une participante d’origine italienne dit alors que cela n’a pas changé en Suisse car elle avait été drôlement secouée à son arrivée en Suisse en voyant que Mme unetelle s’appelait, Madame Jean Bovet (nom imaginaire). C’est vrai, maintenant que j’y pense. La dame chez laquelle j’étais en pension à mon arrivée en Suisse recevait son courrier avec le prénom et le nom de son mari, Mme Henri de Meuron. J’avais trouvé cela comique parce qu’elle n’avait pas du tout la tête d’un Henri !

Le cours sur les articulations et comment porter une branche pour mes canaris depuis le bord du lac. J’allais me baigner au bord du lac et ai vu des jardiniers couper des branches. Ah, voilà qui pourrait faire le bonheur de mes canaris dans leur volière ! me dis-je. Un très beau jardinier, Thomas de son prénom, m’en prépare une. elle mesure bien deux mètres et je suis près de Serrières. Bon, je la prends, la cale sur mon épaule et me mets en route. Puis, la pensée, cette pensée qui atterrit sur notre cerveau (je vais m’inventer un verbe pour cela) quand on ne s’y attend pas, me dit que je peux faire un exemple de ce port pour mon cours ! Alors, voilà :

  • la branche est calée sur un creux de mon épaule droite ;
  • j’en porte le bout en la tenant avec la main droite ;
  • puis, la pensée me dit de la porter avec deux doigts ;
  • ensuite qu’il faut que je change de doigts ;
  • puis, c’est sur le pouce que la branche repose ;
  • puis, je rechange encore ;
  • puis, je la déplace un peu sur l’épaule.
    • Résultat : j’ai parcuuru les 4 ou 5 km sans sentir de fatigue et en sollicitant et renforçant diverses parties de la main et du bras. J’ai encore pu monter les cinq étages de mon immeuble et installer la branche dans la maison des oiseaux qui se sont empressés d’y aller dessur ! Sur la photo, il n’a y « personne », mais dès que l’occasion se présentera, j’en ferai une.
La branche de jinko est arrivée sans perdre une feuille sur le chemin !
En voici quatre qui se servent de leur bec pour soulever tout ce qui cache les grains de maïs qu’ils aiment plus que tout !
En voici trois sur les dix de ma volière.

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Conversations de rue en patchwork

Il se passe des choses très profondes avec des personnes que je ne rencontre que quelques instants.

La vie se charge de bien des choses. C’est ainsi que l’on n’a pas besoin de parler la même langue pour s’entendre. C’est ce qui se passe avec les animaux, les plantes et même les objets et que nous pouvons converser avec eux. Voici six histoires.

  • No 1. J’arrive à un passage piéton au bon moment et le traverse. En arrivant sur l’autre trottoir, je vois une dame quelque peu âgée, marchant avec difficulté avec deux cannes. Je ne sais pourquoi, je m’approche d’elle et lui dis :
    • Si vous aviez couru, vous auriez pu passer !
    • Oh ! J’ai le temps… mais si je n’avais pas eu le temps, j’aurais couru !
      • On a éclaté de rire ensemble, et son rire était tellement plein de vie et de joie que j’ai été charmée. Je lui ai dit que j’allais écrire notre échange sur ma plateforme, car c’était le genre de choses que les gens devaient lire et pas les catastrophes. Elle a été touchée, car elle a eu un joli mouvement de tête et m’a lancé un regard qui m’est allé droit à l’âme.
  • No 2. Un papillon dans le lac. Je suis dans « mon » lac et tout à coup, je vois arriver un papillon qui aquarrit devant moi, je veux dire qu’il est arrivé sur l’eau (amerrir c’est dans la mer, aquarrir… c’est dans l’eau) ; je le vois se débattre un moment, je sais qu’on ne doit prendre un papillon par les ailes et ne sais que faire ; finalement, le papillon laisse ses ailes reposer sur l’eau. Je ne sais toujours pas quoi faire et tout à coup une plume blanche se matérialise dans mon champ visuel. Je la prends, l’approche de Pap (il a maintenant un prénom) qui comprend, s’y agrippe avec ses pattes, y reste le temps que je m’approche du rivage et d’une grande pierre. Je dépose le véhicule avec Pap et prie pour que les choses s’arrangent.
    • Je retourne dans l’eau et peu après vois un autre petit animal, un insecte brun, je ne connais pas la sorte, me dis que… mais, je ne peux pas le laisser se noyer même s’il est potentiellement « nuisible ». Il doit quand même avoir une utilité que je méconnais. Je cherche une autre plume, mais rien. Plus loin, il y a un bout de branche que je vais chercher. La petite bête s’y accroche aussi avec ses pattes. Elle doit se dire qu’elle est hors d’affaire, car elle me fait confiance pendant le trajet. Je la déponse sur une autre pierre, regarde celle où j’avais déposé Pap… qui n’y est plus. C’est bon signe. À la fin de ma baignade, il n’y avait plus personne sur les pierres. Je me dis que ma baignade n’a pas été inutile.
    • Le lendemain, je retourne pour une nouvelle baignade et lorsque je suis pieds nus, un papillon (différent de celui de la ville, je crois bien) se pose sur mon pied. Je le prends comme un salut, un remerciement, un signe. Je suis contente et salue ce nouveau Pap.
  • No 3. Un délice ! Je consulte ma référence en questions linguistiques, Chambaron – son nom de plume – et il me dit qu’il existe le verbe « aqualir », mais que si mon aventure papiliacée le permet, je peux oser le mot de mon choix, choix qui s’est porté sur « aquarrir ». C’est un pur délice ! Et vous avez vu l’adjectif « papiliacé » ? C’est tout aussi délicieux ! Je raconte à Chambaron que je suis en train de faire en même temps ma comptabilité et ma déclaration d’impôts, il me répond qu’il me laisse papilloner sur mon « net à payer ». Je suis comme dans un rêve !
  • No 4. Les distances en cette période de pandémie. On peut avoir l’avis personnel que l’on veut, mais on ne peut l’imposer aux autres et il faut suivre les règles présentées. Cette fois-ci, je me trouve dans un supermarché, à la caisse. Je suis à une distance raisonnable de la personne qui est devant moi et voilà qu’une dame se met assez près de moi par derrière.
    • Je la regarde… Elle ne bouge pas. Alors, je m’éloigne un peu en diagonale afin de garder la distance par rapport à la personne devant et voilà que celle de derrière avance aussi. Je lui dis que si on respecte les distances marquées au sol, elle est trop près, qu’en fait, je devrais être à sa place.
    • Elle sourit et dit que j’ai raison et elle recule. À dire vrai, elle ne va pas très très loin, je la regarde encore une fois et à nouveau elle sourit et dit, mais ici il n’y a a plus de marque et elle sourit ! Je ne résiste pas et ris. Je lui dis qu’elle est intelligente et lui demande si elle avait aussi agi de la sorte lorqu’elle était à l’école. Elle dit que non, qu’elle était plutôt timide.
    • Je la fécilite parce qu’elle a bien avancé dans la vie et lui dis que je vais mettre notre conversation sur ma plateforme . On se quitte en d’excellents termes.
  • No 5. Solution inespérée. Il y a des histoires qui sont des enseignements pour ceux qui les racontent ou les lisent. Celle-ci en fait partie. La dame dont je vais parler, je la rencontre de temps à autre en ville.
    • La dame n’a pu élever ses filles et elle n’a plus vu l’une d’entre elles depuis près de vingt ans. Cela faisait pourtant des années que nous nous croisions et bavardions de choses quotidiennes, mais voilà qu’il y a quelques mois elle me parle de sa vie privée. Je suis touchée par la confiance.
    • Il y a quelques semaines, elle me dit qu’elle a revu sa fille, qu’elles ont pu parler et que la relation a pu être rétablie. J’en suis ravie.
    • On est juste après Noël et elle me raconte qu’elle a pu parler plus profondément avec sa fille et que cette dernière s’est rendu compte qu’on lui avait raconté des histoires.

La dame sétait dit que ce ne serait plus possible. En effet, si des mois, des semaines, des jours, des minutes peuvent nous sembler longs, que dire de vingt ans ! D’autant plus, me dit-elle, que sa fille ne savait pas qui était sa mère jusqu’à l’âge de 18 ans !

Enseignement. Voilà, lui dis-je. Vous pourrez dire à ceux qui vous raconteront des histoires sans solution qu’il y en aura bien une et que si vous avez une belle fin, cela sera aussi leur cas ! Je lui ai dit que j’allais raconter son histoire et son visage s’est détendu par un sourire.

Suite inattendue : peu après que la dame a récupéré sa fille, le monsieur qui en avait pris soin est parti au ciel. La dame se dit qu’il avait fini son rôle sur terre et qu’il pouvait partir ! Je trouve cela beau.

No 6. Celle-ci se passe à Paris. Je vois une dame, on voit qu’elle a déjà une histoire. Elle est assise sur le rebord d’un muret devant lequel il y a un parking pour des vélos électriques.

  • Vous attendez votre vélo ?
    • Elle laisse entrer le message dans son cerveau, le décode et répond :
  • On peut dire cela, et elle sourit.
    • Je la trouve sympathique et lui raconte l’histoire no 1 . On rit. Je lui demande si elle est du coin. Pas vraiment, mais elle pourrait me renseigner, si besoin.
  • Je cherche du biais.
  • Ah… Je fais aussi de la couture. Ma mère était couturière, elle a travaillé pour Chanel. Elle faisait le dessins des robes, des créations de la maison. Mais, je n’ai pas voulu faire ce métier. Elle dessinait et la maison de couture signait « Chanel ». J’ai voulu être infirmière, puéricultrice, malgré que j’avais le même don que ma mère.
    • Je trouve cela fascinant et lui raconte mon admiration pour Dior, dont je viens de voir l’exposition dans la Galerie Dior, à l’avenue Montaigne.
  • J’ai trouvé l’exposition remarquable, non pas parce que c’est de l’histoire, mais parce que l’on sent l’amour du métier dans les créations. Ce qu’on ne peut dire des modèles pour la clientèle jeune actuelle. On vend des habits troués… Auparavant c’étaient les pauvres qui les portaient. Il n’y a plus d’élégance.
  • Oui, plus rien n’a de forme. Les femmes ne portent plus de chapeau ! Ma mère, lorsqu’on n’était pas sages, nous étions cinq enfants, disait : « Si c’est comme cela, je mets mon chapeau et je m’en vais ! »
  • C’est tellement joli que je vais écrire cette conversation sur ma plateforme. Vous permettez ?
    • La dame a donné son accord, je me suis assise à côté d’elle et elle et m’a raconté encore plein de choses. J’ai admiré son français ; pas une seule faute ! Un vrai plaisir.

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@articulations – jouons avec elles. Groupe.3

Je suis toujours fascinée par les différents ressentis et par les réflexions qui parfois m’amènent à formules des choses de façon différente !

En danse classique il n’y a qu’une seule façon de faire un pas correctement. En mathématique, une équation au carré donne deux résultats, au cube trois, eh bien ! avec le jeu des articulations, les résultats sont tels qu’on peut avoir autant de résultats que de participants et ils sont tous corrects.

Nous sommes tous différents et nos ressentis sont tous différents. Oui, c’est à peine croyable combien on comprend, en écoutant des personnes parler du résultat d’un même exercice, que nous ressentons les effets de façon différente. C’est quelque chose de fabuleux de se dire que ce que je ressens est différent de ce que ressent la personne à côté de moi mais que c’est tout aussi valable ! C’est une richesse pour moi.

Faire des exercices pendant qu’on attend assis quelque part. Pour cela, nous avons une palette d’exercices. Cette fois-ci, je pensais aux genoux et me disais que certaines personnes hésitent à faire celui que je donne au cours parce qu’il est quelque peu visible. Alors, comment faire ? Je me trouve à Paris, aux Champs-Élysées et me dis que mes genoux auraient bien besoin d’un bain synovial. Tout à coup, une idée me vient et je trouve comment faire sans qu’on le remarque. De toutes façons, les gens sont toujours occupés à quelque chose plutôt qu’à nous regarder ; tout de même, c’est une réussite. Je n’y aurais jamais pensé sans la réserve de certaines participantes. C’est cela qui est fascinant. Le fait de pouvoir entrer en communication avec quelqu’un est l’équivalent d’avoir ouvert une porte. Je ne peux que remercier les participants à mes cours. L’exercice trouvé est un peu compliqué à expliquer : on s’assied, on croise les pieds – genoux à 45° et le pied de derrière donne l’impulsion à la jambe de devant pour qu’elle fasse des rotations passives et le tour est joué !

Les portes des uns et des autres. Entrer en communication avec l’autre est comme ouvrir une porte. J’ai déjà dit que nous étions tous différents et, par conséquent, nous avons tous des portes différentes. En voici quelques unes :

À chacun d’interpréter les portes, mais une constante : elles s’ouvrent toutes, quand elles ne sont pas ouvertes en permanence, comme la no 3 qui en fait pense qu’il n’y a pas besoin d’avoir une porte… C’est vrai qu’il y en a qui restent fermées. Que faire ? Chacun a sa réponse.

Notre rapport au corps. Je disais lors d’une séance que parfois, des gens que je ne vois que de sept en quarante me disent qu’ils pensent souvent à moi. Je reste alors interloquée car je n’ai pas consciemment reçu de signe… Je dis que c’est comme nous avec le corps, on n’y pense pas et qu’il faudrait lui envoyer de temps en temps un mot, une attention, une sorte de SMS car on n’a tendance à y penser à lui que lorsque quelque chose ne va pas. C’est l’un des buts de ce cours : vivre avec le corps tous les jours.

L’humour de l’une de mes participantes. Lorsque je parle du sujet évoqué, la participante en question me dit qu’elle n’est pas sûre que j’aie pensé à elle et à ses collègues à Paris parce que je n’ai rien dit ni écrit ! On a bien rigolé. J’espère que tout le monde sera content et convaincu en lisant cet article !

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@3m.ossature – travail avec d’autres participantes

Principe : se tapoter les os. Voir ici.

Qui dit d’autres participantes, dit autres mondes, autres façons de vivre et, par conséquent, autres façons de ressentir un mouvement. C’est toujours fascinant d’écouter les réponses à une même question : que ressentez-vous ?

  • … rien de particulier ;
  • du bien-être ;
  • de la chaleur ;
  • une partie du corps plus longue (celle qui vient d’être percutée) que l’autre ;
  • une lumière chaude ;
  • j’ai un arbre dans la jambe qui vient d’être travaillée ;
  • des picotements ;
  • des flux d’information traversant le corps ;
  • squelette très présent.

Une fois la séance finie, on reste un moment immobile et on « écoute » le corps. Alors ? demandé-je :

  • je suis dans les stéréotypes, un de mes professeurs m’a dit que le rouge est le sang qui apporte les bonnes choses et le bleu est celui qui emporte ce dont je n’ai pas besoin, alors, je mets plein de choses dans le bleu ;
  • moi, je sens bien que j’ai un corps et des membres, mais au-dessus, cela ne fait qu’un.

À la fin d’une autre séance :

  • je suis comme un grain de café.
    • Ah ? Comment cela ?
    • Oui, je suis lisse, dans une forme ovale, tout comme un grain de café. Il y a même l’odeur… (et elle sourit avec un plaisir « rond ») ;
  • je suis dans les os et suis un seul os en même temps.
    • Ah ? Cela veut dire..
    • Comment dire, je suis dans les tunnels des os ; c’est un peu l’image qu’on a vue auparavant sur la structure des os, je me balade dans les tunnels et en même temps, je me sens comme un seul os ;
  • je sens une pulsation depuis l’intérieur des os.

Comme c’est étonnant ! Me voilà bien surprise ! En effet, j’avais montré deux images sur la structure des os afin d’aider à mieux comprendre leur construction. Voilà donc que chez une participante c’est entré ou elle l’a reconnue – on ne sais pas toujours comment les choses se passent et chez l’autre il y a aussi une notion d’unité, mais de façon différente. Je suis fascinée par les images et ressentis différents et égaux en même temps.

À la fin d’une autre séance encore, juste après que les participantes se sont allongées pour écouter leur corps, j’ai ajouté un massage de la tête :

  • c’était magnifique. J’ai eu des vagues de chaleur tout du long, avant le massage, pendant et après.
    • Je transcris ces mots bien après le cours. L’enthousiasme de la personne a été tellement grand que je vois encore les vagues qu’elle m’a décrites et son sourire émaner de tout son corps ;
  • C’est une sensation de rodeur, c’est autour de moi… mais dans tout cet espace, c’est comme dans les os, plein de chemins, de fluides, de mouvements, de particules qui vibrent ;
  • Chez moi aussi ; mes particules font des rondes, elles dansent !
    • Oui, dit la participante d’avant, c’est cela ;

Dans ce cours, personne ne « doit » ressentir ceci ou cela. Nous sommes tous différents, nous avons bien tous un corps, un visage avec deux yeux, un nez, une bouche et deux oreilles, mais il n’y en a pas deux identiques ! C’est fabuleux ! Même si la personne ne ressent rien, il y a un travail qui se fait ; c’est logique, nous sommes faits d’informations et si on les « bouscule », elles bougent. Je me rappellerai toujours celui qui, le premier, m’a dit ne rien ressentir. J’avais insisté, mais, rien à faire et finalement il a dit : « Rien, c’est le vide, je ne pense à rien, plus à rien et je me sens bien ». Effectivement, le monsieur avait une vie passablement compliquée et le travail sur le corps l’avait éloigné de ses préoccupations ; le résultat avait été la tranquillité !

Autres sujets qui n’ont rien à voir, mais qui secouent tout notre être : pendant cette dernière séance, deux téléphones se sont fait entendre. Ils ont sonné, vibré, sans autre. Je demande aux participantes si elles reçoivent des appels non désirés. Elles répondent par l’affirmative. J’en reçois parfois, parce que je ne donne pas toujours mon numéro ou demande à ne pas recevoir de réclames. Toujours est-il que je rapporte que l’autre jour, un monsieur m’a appelée et parlé en allemand. J’ai répondu : « Ich verstehe Sie nicht. et j’ai raccroché ». Flûte ! dis-je aux participantes, je n’aurais pas dû parler en allemand. Et l’une des participantes dit que cela lui arrive de parler en russe et là, la l’interlocuteur indésiré « part » tout de suite. Une autre participante dit : « Wenn Sie mit mir auf Deutsch spreschen wollen… » avec un tel accent romand, que je dis que l’interlocuteur sait tout de suite… et commente que l’une de mes collègues de classe ne pouvait dire en allemand « auf », mais « of », et la même participante dit « Parce qu’il y a une différence « ? Tout le monde a éclaté de rire et les os, tendons, articulations, muscles, méridiens, vaisseaux, fascias ont vibré comme s’ils étaient dans un joyeux festival !

La sensibilité du corps s’affine. Lors de la dernière séance, la participante qui parlait de surface lisse, de rondeur dit qu’elle « se sent toute ronde, comme une boule de Noël avec des scintillements ». Nous sommes tous différents, mais cette personne a été très régulière aux cours et l’évolution a été presque palpable. Pour moi c’est un cadeau de Noël !

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Le Jardin botanique de Neuchâtel hérite de livres d’André Oppel.

Lorsque André, mon partenaire de vie, est parti au ciel (pour mémoire, André Oppel a été le seul directeur artistique que le Théâtre du Pommier, Neuchâtel, ait eu), j’ai pris soin des livres qu’il a laissés. Il y avait une petite collection sur les poissons, papillons, mamifères, plantes. J’ai tout de suite pensé au Jardin botanique, mais j’avais besoin de temps pour remettre ma vie sur un autre rail, un rail où j’allais devoir continuer à vivre seule. Cela fait un moment maintenant qu’André a quitté ce monde et je me dis que je ne vais malheureusement rien emporter dans l’au-delà en dehors des expériences qui auront nourri mon existence. Le moment est venu de trouver à ces livres un destin meilleur que celui de reposer sur un rayon de ma bibliothèque.

M. Blaise Mulhauser, le directeur du Jardin botanique. Je téléphone au Jardin botanique, exprime mon désir de donner des livres et on me passe le directeur. Quelle chance ! Il se déclare preneur.

Le plaisir et l’émerveillement. Le plaisir est celui de trouver un bon destin à tout ce que mon ami a laissé entre mes mains. L’émerveillement vient lorsque je feuillette ces livres qui ne feront plus partie de mon paysage et que je prends conscience de la beauté des images, du travail qu’il y a dans ces livres. Nous vivons grâce à la nature, je le sais et je l’admire en général, mais il me semble qu’une autre dimension s’ouvre en regardant ces livres. C’est comme si je participais à la découverte qu’à fait le petit André lorsqu’il les avait entre ses mains. Le temps, on le sait, a plusieurs dimensions.

André Oppel n’a pas encore trois ans et demi. Ses parents ont écrit deux cahiers au sujet de la découverte du monde par André. Il est écrit qu’à cet âge, André connaît déjà le nom des « fleurs, mamifères, poissons, oiseaux petits ou grands, des forêts de chez nous ; ceux des mers ou du pôle Sud, ce sont ses connaissances aussi ». En regardant les images, j’ai l’impression de sentir la joie du petit garçon. Je me dis que ces livres ont bien nourri mon ami parce que si André était graphiste, si le dessin était inné chez lui, les reproductions de ces livres l’ont marqué. Je le dis parce que je lui demandais de temps à autre des dessins d’animaux ou de champignons et qu’il me semble voir les « racines » dans ces livres. Il faut aussi savoir que le petit André avait appris à lire bien avant l’école. Il demandait à l’une de ses tantes (tante Emma, celle qui lui montrait les livres mais dont j’ignore le nom de famille) comment on lisait ceci ou cela et il retenait. Alors, à l’école, c’était lui qui lisait les histoires à ses copains de classe. Je vois aussi que certains livres ont été plus « visités » que d’autres. Il me semble voir la curiosité d’André se satisfaire au fur et à mesure de ses lectures. C’est comme un cadeau pour moi ; un cadeau auquel je ne m’y attendais pas. Si je n’avais pas décidé de donner ces livres, je n’aurais pas ce cadeau. C’est magnifique.

Des souvenirs. Je me dis que je vais photographier ces livres et choisir une image de chacun. Je commence.

Les livres sont écrits par des sommités, je mettrai la liste en bas. Ils sont entrés dans la famille, pour la plupart en 1920, mais le premier que j’ai photographié est de 1924. Ils ont tous la signature de Willy Ravenel.

Présentation des livres. Parfois les idées qu’on voudrait mettre sur « papier » ne donnent pas le résultat escompté et il faut s’adapter. C’est le cas ici, alors, je procède différemment.

Le premier est une édition améliorée, le second et le troisième sont d’une deuxième édition.

Le dernier volume réserve toutefois des surprises. Il met en dernières pages ses publications, dont la toute dernière à paraître en octobre 1914. On est en septembre ; les curieux devront attendre un mois…

Surprise ! Je viens de voir le premier volume sur la Toile ! J’ai pu passer commande après bien des péripécies sur différents sites. C’est une collaboratrice, Samantha R. de la plate-forme AbeBooks, qui met en ligne des livres anciens, divers objets de collection en tous genres, qui l’a cherché et trouvé pour moi sans que je le lui demande. Je lui suis reconnaissante parce que j’ai cru que je ne l’aurais jamais. Elle m’a donné envie de faire un tour plus approfondi sur la plate-forme en question et je viens de trouver un tas de trésors. Comme souvent, je rends service et finis par recevoir de belles surprises. AbeBooks m’a donné son accord pour mettre le lien de sa plateforme.

Le dernier-né, si je puis dire. Il ne s’est pas passé une semaine depuis que Samantha R. a trouvé le fameux premier volume et le voilà qu’il « débarque » chez moi. Il est en parfaite santé et se réjouit de commencer une nouvelle vie dans le Jardin botanique. Le voici :

Merises et cerises. La merise est une cerise sauvage. La sorte de l’image, prunus avium, a servi à produire des cerisiers doux.

Une image de chaque livre dans l’ordre où ils apparaissent dans l’article.

Il est possible que le dessinateur de la mésange et des oisesaux du premier livre soit son auteur, le baron L. D’Amonville.

Un conte de fées. On se dirait dans un conte de fées avec ces champignons si « craquants ». Je n’avais pas une affection particulière pour les champignons, mais j’ai eu la chance de travailler à Mycorama, le musée des champignons qui a brièvement existé à Évologia, Cernier. J’ai appris tellement de choses sur le sujet que je me dis aussi que la Suisse a raté une industrie intéressante en fermant cette institution. En effet, à partir du champignon, mis à part le fait qu’on peut en manger directement, on peut fabriquer des tissus, des encres, des médicaments, des protéines qui n’ont pas la graisse de celles animales, du poison. Cela aurait été une industrie propre. J’ai aussi appris que le champignon faisait partie du 5e règne, du fait qu’il se situe entre le végétal et l’animal. Mais, j’en reviens aux images, au cortinaire rouge cinabre qui porte un si beau rouge que j’en suis fascinée !

Le hasard a bien fait les choses. À chaque fois, j’ai ouvert les ouvrages au hasard pour choisir les images. Dans le dernier, le muguet me dit que j’en ai dans mon balcon. C’est une sorte qui vient du jardin de la secrétaire de l’Opéra de Bucarest lorsque j’y étais. Il est plus fourni que celui que je vois parfois ici. La carotte sauvage, je la connais parce que je la ramasse dans les champs pour la donner à mes canaris en volière intérieure et extérieure (c’est important de le préciser). Je viens d’apprendre son nom grâce à André et au Jardin botanique. Une fois de plus je m’enrichis en donnant quelque chose. Quant au chardon, je ne sais pas pourquoi il est sorti, il pique, mais je trouve tellement joli son nom « chardon penché » et il a un cou si gracile que je me dis qu’il danse. De plus, il a des couleurs si belles que je craque là aussi !

Au Jardin botanique. J’arrive avec mes livres, rencontre le directeur, M. Blaise Mulhauser, lui donne les livres qu’il trouve intéressants et qu’il va installer dans la bibliothèque de son institution ; en tant que connaisseur il regarde l’éditeur, l’année de parution et se déclare ravi. On discute et il m’apprend qu’il a connu André, qu’il a fait du théâtre à la « Cave perdue », local qui est devenu mon studio de danse ! Je n’en reviens pas de voir se relier divers pans de mon histoire. Tout cela me procure une immense joie.

Plantes médicinales. Au Jardin botanique, il y a actuellement une exposition sur les plantes médicinales et M. Mulhauser va chercher le livre dans lequel figurent des témoignages de personnes qui connaissent une plante, ses propriétés et fournissent la recette de préparation.

Le livre. Quand on l’ouvre, à droite il y a le texte, écrit dans la langue maternelle de la personne – on y trouve du persan, du japonais, du portugais du Brésil – et à gauche un dessin de la plante, dessin fait par M. Mulhauser en personne. Je lui demande s’il a fait des études particulières, mais non, cela s’est fait naturellement au cours de son existence. C’est remarquable !

Le livre encore. M. Olivier Molleyres a fait un magnifique livre. Quand je l’ai vu et que j’ai imaginé que je pouvais y écrire quelque chose, j’ai eu une émotion, une sorte de crainte, tellement le papier est beau. On ne voit plus tellement un aussi beau papier. On sent le savoir-faire et cela me touche. Sur sa plate-forme il est indiqué qu’il est le dernier relieur de la ville – il y a tant de métiers artisanaux qui disparaissent, qu’il faut soutenir ceux que la passion nourrit – et, chose magnifique, son atelier est devenu centenaire en 2017.

Liste des sommités :

  • Oiseaux de France, Suisse et Belgique, volumes I et II, le Baron L. D’Hamonville ;
  • Papillons de France, Suisse et Belgique, Dr Paul Girod, professeur à l’Université de Clermond-Ferrand ;
  • Champigons comestibles et vénéneux, séries I et II ; Paul Dumée, membre des sociétés botanique et mycologique de France ;
  • Poissons de Mer de la France et de la Belgique, C. Raveret-Wattel, directeur de la station aquicole du Nid-du Verdier, près Fécamp ;
  • Mamifètres de France, Suisse et Belgique, René Martin ;
  • Les Arbres, Arbustes et Arbrisseaux forestiers, C. L. Gatin, ingénieur agronome, docteur ès sciences, préparateur à la Sorbonne ;
  • Les Fleurs des Bois, C. L. Gatin, ingénieur agronome, docteur ès sciences, préparateur à la Sorbonne ;
  • Les Fleurs des Pâturages, E.G. Camus, lauréat de l’Institut, Académie des Sciences ;
  • Les Fleurs des Moissons et des Cultures, Émile Gadeceau, correspondant du Muséum national d’Histoire naturelle.

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Moi, une fleur, et Zully

Moi, la fleur, je vois Zully descendre la rue où le destin m’a mise à terre. Quelle chance ! Elle me voit. J’ai entendu dire que Zully ramasse les fleurs qu’elle trouve par terre. Je me dis que mon destin ne va pas me faire finir n’importe comment, et j’ai eu raison !

Zully me prend, me dit de gentils mots et me dit qu’elle va prendre soin de moi. Elle m’amène à son studio de danse, où elle allait faire ses exercices et répétitions, me met tout de suite dans un verre avec de l’eau et me fait baigner dans de la belle musique dont celle jouée par Gilles Rémy and his Jazz Band. Elle doit l’écouter souvent, car elle connaît les paroles, surtout celles de « Roses de Picardie ».

L’atmosphère est plaisante dans son studio, c’est calme et on est dans un tout autre monde. Tout à coup, elle fait des danses qu’elle prévoit pour un spectacle et je comprends pourquoi elle connaît si bien les paroles de la chanson dont je parle plus haut. Elle fait partie du spectacle.

Le temps passe et elle décide de rentrer. Elle m’enlève du verre, sent mon désarroi parce que ma tige reste en l’air tout sec, réfléchit et décide de me prendre avec le verre. Ouf ! Je suis soulagée.

Dans son bureau, dans sa bibliothèque. Elle me prend en photo et me pose sur un rayon de sa bibliothèque qu’elle vient de nettoyer, d’arranger une nouvelle fois. J’ai vraiment de la chance !

Ma couleur. Oui, je voulais encore dire que ma couleur se mariait bien avec celle des habits que Zully porte aujourd’hui. Nous étions vraiment faites pour nous rencontrer !

Après une nuit de sommeil bien pleine, je me réveille avec le chant des canaris de Zully. Je reviens sur mon sommeil. J’ai pu discuter avec les livres, meubles, décors et les mille et une choses qu’elle a chez elle. J’ai pu aussi entrer dans son ordinateur et lire tout ce qu’elle a écrit. Je peux affirmer que je pars de l’autre côté du miroir avec une culture bien supérieure à celle que j’avais jusqu’ici.

Résultat. Si vous regardez attentivement ma première photo, j’ai un pétale qui se dresse comme une antenne et si vous regardez la photo prise aujourd’hui, tous mes pétales reposent délicieusement sur l’eau. Effectivement, je n’ai plus de tensions et je suis dans une détente qui présage de ce qui m’attend de l’autre côté et tout cela sur le fond du chant des canaris de Zully, car elle m’a installée à côté de leur volière !

Quelle aventure ! Je me réjouis de voir ce que demain va m’apporter. En attendant, je vais dormir. Dans mon rêve, je vais aller dans l’ordinateur de Zully pour choisir les articles qui vont figurer en bas. Dans la catégorie « Mes histoires » elle en a déjà un paquet, mais, je vais faire un tri et demain elle aura les idées claires pour les mettre. Comme vous voyez, le sommeil n’est pas synonyme de repos.

Monsieur Charles Frésard. Les histoires de Zully se lient les unes les autres… « juste comme ça ». Elle va chez monsieur Frésard, l’ancien comptable de monsieur Froidevaux, pour lui montrer comment il pourrait connecter un ordinateur s’il en achetait un et pour lui montrer mon histoire. Quand elle arrive à la photo du zeppelin, elle demande à monsieur Frésard s’il a vu l’aéronef et effectivement, il l’a vu en 1936. C’est fabuleux d’imaginer que le petit André Oppel, le petit Charles Frésard et le jeune René Froidevaux, qui plus tard allaient travailler ensemble, étaient déjà unis par un même événement ! Tout cela, Zully le sait maintenant, grâce à moi. Je suis ravie de lui avoir rendu service. Je quitte ce monde avec plein d’histoires inhabituelles !

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Thomas Wälti oder Orgeln in Bern

Bern. Es ist eine Stadt, die mich mit Freude erfüllt wenn ich da bin. Ich spaziere gern dort. Ausserdem ist es die Stadt wo A. Einstein lebte und, die ihm die nötige Ruhe gab um in Zusammenarbeit mit seiner Frau Milena seine berühmten Gleichungen zu Papier zu bringen !

Kirche des heiligen Geistes. Letzten Freitag verlasse ich den Bahnhof, betrete die Hauptstrasse und sehe die Türe der Kirche geöffnet. Ich war nie drinnen. Die Neugiriegkein siegt und ich sehe Leute, die gesessen sind und ein Mann der ein Papier verteilt. Ich fühle dass etwas geht um und entscheidet mich zusetzen. Das Gewölbe des Kirchenschiffs zieht mich an. Ich finde es sehr schön und mache ein Foto. Ich denke, dass ich es in meinen Knochenkursen benützen verwerden wird. Es ist eine wunderbare Struktur. Ich erfahre, dass die Kirche aus dem Jahre 1729 stammt. Ich mag den Barok und diese Kirche macht mich satt.

Orgelkonzert. Ich habe Glück, es ist eines der Konzerte, die im Rahmen der Veranstaltungen zum 40-jährigen Jubiläum der Orgel organisiert sind. Das Konzert dauert 30 Minuten und wir hören drei Fantasien des Komponisten Krebs, gespielt von einem Konstanzer Organist, Herrn Johannes Bleicher. Musik durchdrignt mein ganzes Wesen. Wir merken es nicht immer, aber alles, was uns umgibt und unsere Sinne berührt, schwingt in uns mit.

Ausstellung. Nachher, der Mann, der die Papiere verteilt hat, das heisst, der Organist der Kirche, Herrn Marc Fitze, der Öffentlichkeit die Funktionsweise einer Orgel erklären wird und dass er auch der Maler der Gemälde, die in die Seitenschiffen ausgestellt sind, und deren Thema die Orgel ist.

Gemälde. Alles ist klar, man braucht keine Erklärungen. Aber in den Bildern sieht man Poesie ; man fülhlt den Wind, die Luft. Man sieht Formen, Leuchter, Schiffe. Man könnte sogar sie verwenden, um Geschichte zu erzählen.

Meine Foto. Die Gemälde sind unter reflektierenden Glas gerahmt und man kann manchmal die Spiegelung der Fenster auf der anderen Seite sehen. Ich weiss nicht, was der Maler davon hält, aber es macht manchmal einen glücklichen Effekt.

Position der Organe in den Gemälden. Ich fragte den Maler warum die Orgel « gekippt » seien. Er erklärte, dass ihn die Leute manchmal kritisierten, aber eine gerade Orgel zu malen sei « langweilig ». Mehr brauchte er nicht sagen, den das ist « le charme » seiner Bilder. Ich wollte nur eine Bestätigun hören. Ich wurde bedient !

Es ist ein Festival, ein Feuerwerk ! Man gratuliert den Organisatoren der Ausstellung und natürlich dem Maler zu diesen ausgestellten Träumen.

Klammer. Herr Wälti hat viel über den Bau einer Orgel und die gewünschten Effekte erzählt. Obwohl die Geschichte auf Schweizerdeutsch war, konnte ich mitverfolgen und mir sagen, dass in den Rohren und und Luftdrücken viel Physik steckt. Aber es waren seine Hände, die meine Aufmerksamkeit erregten. Freundlicherweise posierte er für mich. Was für ein Glück !

Und wir enden mit einem anderen Gemälde mit einer Orgel, die uns einlädt, als ob sie ein Schiff wäre, darauf zu klettern und in eine traumhafte Welt einzutauchen.

Am überraschendsten. Ich lebe eine Zeit meines Lebens, in der viele scheibar unzusammenhängende Dinge zusammen kommen, um ein Ganzes zu ergeben oder mir Antworten geben. Ich verstand nicht, warum mich das Schicksal in diese Ausstellung gedrängt hatte. Ich erinnerte mich, dass ich « Rumänien » hörte aber hatte nicht wirklich verstanden. Ich kehre nach Bern zurück, schaue die Ausstellung noch einmal und verstehe, dass der Orgelbau in Rumänien war und, dass von den zwölf bemalten Orgeln, die Hälfte (Fotos 1, 2, 4 und 6, das letzte ist nicht gezeigt) aus Rumänien sind ! Rumänien erinnert sich an mein Gedächtnis und ich erinnere mich an das erste Mal, als ich in der Kirchen betrat, deren Orgel von Herrn Wälti reproduziert ist. Ich atme als auch diese Austellung ein Teil meines Geschichtes ist ! Rumänien ist meine Ausbildung im klassischen Ballett und viele Dinge, die mich aufgebaut haben.

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Réflexions sur ma vie, sur la danse et indirectement sur ma banque UBS

J’ai, depuis quelque temps, l’impression que ce n’est qu’aujourd’hui que je comprends ceci ou cela. Ce « aujourd’hui », il faut le préciser, se promène avec les dates du calendrier qui avance. C’est ainsi que ce jour a son moment de lumière et que celui d’hier en a eu un autre et que celui d’il y a un mois en a eu un autre et qu’à chaque fois je me dis que c’est celui du jour qui prime ! C’est comme si c’était à chaque fois une nouvelle vie. C’est fascinant.

Je fais de l’ordre dans mes affaires. Mes affaires… j’en ai tellement… j’ai fait différents métiers et tous à fond et je pourrais les reprendre tous sans hésiter et à nouveau changer pour un autre sans m’interroger car, je m’en rends compte aussi, ils se retrouvent tous les uns dans les autres sous différents aspects. Alors, j’ai beaucoup de choses à ranger, régler, réparer, revisiter.

Danse. C’est le titre que j’ai donné à un texte que je viens de retrouver que j’avais mis dans une vitrine de ma banque, bon « ma » n’est qu’une façon de s’exprimer, vous le savez, donc, du temps où « ma » banque exposait des travaux d’artistes. Ce jour-là, je dois m’être dit que j’avais compris ce qu’était le travail du maître de danse, car aujourd’hui, je m’exprimerais à peu de chose près de la même façon.

Pouvoir guider, pouvoir ouvrir des voies. Enseigner c’est cela, rendre service c’est cela. Quand je vois le résultat chez les personnes avec lesquelles j’ai traité, c’est un immense plaisir, car à mon tour, si je sais des choses, si je peux transmettre c’est parce que d’autres ont pris la peine de prendre soin de moi. Je saisis l’occasion pour les remercier tous en même temps.

Alors « ma » banque. Je la remercie de m’avoir offert la possibilité d’exposer, à plusieurs reprises, dans ses locaux.

Liens vers d’autres article liés à « ma » banque :

Le lien ci-dessous fait le pont avec d’autres articles sur la danse :

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Martial Hunkeler alias Sial, peintre et sculpteur, à la Galerie 2016

Je suis toujours émerveillée de voir comment les choses se lient les unes les autres dans ma vie. Toute vie a une trame, mais j’ai l’impression que la mienne prend une réalité à plusieurs dimensions, et que les événements qui viennent la mettre en relief lui donnent un aspect visible, presque tactile.

Ma rencontre avec Martial. C’est le hasard qui a voulu que je fasse sa connaissance. Il faisait partie du groupe d’artistes plasticiens chargé de peindre la rue des Chavannes. J’ai proposé ma collaboration et elle a été acceptée.

Martial expose à la galerie. Hunkeler est son nom de famille et Sial son pseudonyme. Les choses étant claires, on remarque que chez lui aussi le hasard fait bien des choses. Il rencontre un ancien copain d’école dans une gare, puis au tour du canton et ensuite dans des galeries d’art et voilà que le lien écolier devient amical et que la collaboration s’installe tout naturellement. C’est ainsi que Philippe Du Pasquier, le nouveau galeriste de la Galerie 2016 d’Hauterive (NE) a proposé à Martial les dates 21 août – 19 septembre de l’année courante pour qu’il expose ses oeuvres dans la galerie. Martial me dit : « Le genre d’oeuvres que je fais actuellement : tableaux, sculptures, sculptures murales (elles ne peuvent que s’accrocher, tels des tableaux) tout s’est parfaitement encadré. Les volumes de la galerie, son illumination, l’emplacement, tout était parfait. Bien sûr, le savoir-faire de Philippe a été primordial ; c’est un tout ».

La Galerie 2016 et son attitude en pleine pandémie. En cette période où les entreprises, les commerces et autres acteurs économiques courent après la rentabilité et suppriment des emplois, il faut célébrer la politique de la galerie qui ouvre ses portes à un artiste qui se construit une carrière. En effet, ouverture d’esprit, qualité et rentabilité peuvent faire bon ménage.

Style de Martial. Disons d’emblée que les créations de Martial sont abstraites. En ce qui concerne ses scupltures, il parle de squelette, de structure et de chair suggérée, du rôle de l’imagination à jouer avec les formes de ses oeuvres. Je me dis, en l’entendant me raconter comment son exposition a pris forme, que c’est comme s’il décrivait l’une de ses propres sculptures : les formes, les matériaux, les espaces, la consistance, les rencontres se sont unis pour donner naissance à cette exposition.

Flow W. C’est le nom de l’oeuvre et l’une des dernières créées. C’est aussi celle qui a attiré mon attention. Je la trouve légère, agréable à voir, reposante. L’imagination peut très bien jouer avec elle. On peut l’imaginer volant dans l’espace, un espace indéfini, s’agrandissant, revenant à sa forme, se rapetissant mais gardant toujours sa structure. Que dire d’autre sinon que c’est plaisant. De plus, elle m’inspire. Suite au prochain paragraphe !

Atelier du mouvement pour le corps et l’esprit. Je donne cet atelier dans le cadre de formations continues et me dis que ce tableau irait bien dans mon cours, car justement l’imagination et la vie de chacun peut y trouver sa place. il y a bien des façons d’entrer dans l’oeuvre ou d’interpréter ne serait-ce que le passage d’une couleur à l’autre ; l’oeuvre étant ajourée, on peut jouer avec les jours (rappel pour ceux qui comme moi l’avons oublié : le substantif du verbe ajourer – percé d’ouvertures, de jours – est justement « le jour ». C’est tellement joli… je me dis que se réveiller le matin c’est « voir le jour », c’est avoir une nouvelle ouverture… fascinant !) qui peuvent nous conduire à d’autres dimensions.

Article dans le Bulletin des Communes – dont le nom abrégé est Bulcom (journal régional). La journaliste Céline Smith consacre une page entière à l’exposition. Joli exploit pour Martial ! Voici un de ses commentaires : « Ainsi, ses dessins au crayon métallique semblent littéralement être en relief, et, à suivre la ligne, on se perd dans le trait, on est happé, hypnotisé par le motif qui tourne sur lui-même… Spirale du temps, enchaînement des mouvements, allégorie de la vie, ici encore ».

Le nom des oeuvres de Martial dans cette exposition sont en anglais, mais lorsqu’on va dans son atelier, il y en a aussi en français. Quelle importance ? direz-vous. Je tiens à la langue du pays où l’on vit, mais, il est vrai que l’on peut avoir des résonances avec certains sons ou concepts exprimés dans une autre langue et cela ne s’explique pas. Je fonds lorsque j’entends le russe… alors… Martial me dit que les titres de ses oeuvres lui viennent tout seuls.

Une surprise. Une fois de plus, le hasard, cet ami qui existe sans exister, vient à ma rencontre. Je demande à Philippe si les livres que je vois dans son atelier sont tous liés aux expositions de la galerie. Il répond affirmativement et m’en montre quelques uns. L’un d’entre eux n’a pas le nom de l’artiste. Il trouve cela curieux, car effectivement il n’y a pas de nom, nulle part. Je lui dis que je possède un exemplaire avec la référence Je rentre chez moi et trouve :

Jean-Claude Viellefond et Eva Montgomery. Eva est la femme de Jean-Claude. Nous nous sommes connues à l’époque où nous travaillions à Genève, elle à l’AELE et moi au BIT. Ensuite elle a travaillé à Lausanne où j’allais les mercredis à la séance de rédaction de L’Hebdo, revue pour laquelle je tenais la rubrique des conférences. D’ailleurs c’est moi qui y ai mentionné pour la première fois, hors du canton, les conférences de Frédéric Maire sur le cinéma. Eva et Jean-Claude sont venus chez moi. Jean-Claude a regardé les peintures que je faisais à cette période-là et m’a donné un conseil qui est devenu une partie de moi-même. Je l’applique surtout dans les maquillages fantaisie que je fais. Lorsque je revisite les photos que j’ai prises de mes maquillages, je croise celles que j’ai faites à Eva et une nostalgie m’envahit. Dernièrement, je me suis dit que la nostalgie ne servait à rien, que j’allais appeler Eva, et ai prié pour qu’elle ait conservé un numéro fixe de téléphone. C’est le cas, mais je n’ai pas obtenu de réponse. Pour en revenir au fameux hasard, Philippe pourra compléter ses archives !

Autre pan de mon histoire. Je dis à Philippe Du Pasquier que j’ai connu Alain Petitpierre, le cofondateur de la galerie ; il a été mon professeur de français à l’école. Il me semble le revoir, avec sa tête bien posée sur ses épaules, sa moustache et debout, à côté de sa table. J’aimais bien sa voix, son rire. Il est toujours de ce monde et je voudrais bien le revoir pour le remercier. Il était exigeant en matière de langue.

Moins de dix joura près. Finalement, j’ai retrouvé, en partie grâce à Philippe, mon cher professeur ! Il a la même tête,le même sourire, le même regard. Je le dis souvent, le temps n’existe pas toujours comme on le pense. Et surtout, il se dégage de mon professeur une telle bonté qu’on ne peut que lui répondre de la même façon. C’est magnifique !

Une réponse. J’avais reçu une remarque de la part de mon cher professeur, Alain Petitpierre, au sujet du choix d’un auteur dont j’avais étudié un poème. En bref, il n’avait pas approuvé mon choix et je n’ai pas compris pourquoi. Je lui rappelle l’histoire maintenant et il m’explique l’affaire alors qu’il m’invite sur une terrasse à boire un chocolat chaud. Pour le lecteur, cela n’a pas d’importance ni de qui il s’agit ni du pourquoi. Ce qui est fabuleux c’est que mon professeur m’a apporté la réponse à une question qui date de… quelques années et cela n’a pas de prix ! Toute question qui reste sans solution tourne en nous d’une façon ou d’une autre. Eh bien ! Cette insatisfaction a fait place à de la compréhension, à du plaisir et à une immense reconnaissance pour mon professeur.

Je reprends l’exposition. Voici la présentation qu’en fait Philippe sur la plateforme de la galerie.

Très belles photos de Reto Duriet.

C’est une très jolie composition, pleine de légèreté, de couleurs qui donne une idée des oeuvres de Martial. En regardant celles qui sont exposées, je me dis qu’elles peuvent très bien figurer dans toute sorte de lieux, des salons, des salles d’attente, tellement elles sont agréables à l’oeil en plus d’inviter l’imagination du spectateur à jouer avec les formes. Je l’ai dit plus haut, je pourrais même en utiliser pour mes cours.

Échantillon de visiteurs.

Le public. Les photos ne sont pas toutes claires. Je vous prie d’excuser la qualité, je suppose que c’est sur le coup de l’émotion que j’ai bougé mon appareil. Quoi qu’il en soit, on le voit, le public a réellement investi la galerie et ils ont tous l’air content, même « le studieux », celui qui est concentré sur la liste des oeuvres et des prix, lesquels, il n’est pas inutile de préciser, sont bien plus que modérés. Le plus jeune spectateur, tout en haut à gauche, mange littéralement la liste ! J’ai demandé si c’était sa première exposition, or non, elles se comptent par dizaines. Il sera un connoisseur (le dictionnaire de l’Académie française a accepté le mot ainsi orthographié jusque dans ses 4e et 5e éditions, soit au xviiie (*) siècle, siècle du baroque que j’aime tant ; ce n’est pas étonnant que ce soit cette orthographe qui soit venue automatiquement sous mes doigts.) !

Repas. Comme il se doit, un repas suit le vernissage. J’ai été l’une des heureuses invitées. Cela faisait un bail que je n’étais plus allée au restaurant et, de plus, je n’étais jamais allée au Silex qui est au bord du lac, près du Laténium. On a eu droit à un magnifique repas accompagné par une lune que le soleil a richement coloriée. Pas besoin d’en dire plus, on admire.

Du poisson pour ceux qui en mangent, un café gourmand – absolument gourmand ! – et une mousse caramel au beurre salé comme desserts. J’avais tellement faim que je n’ai pas pris le temps de photographier mon joli plat de quinoa aux fruits confits. Cela a été un festin !

Note (*) : on le sait, les siècles s’écrivent avec des petites capitales, mais malheureusement ma plateforme n’en a pas. Cela ne constitue toutefois pas une raison suffisante pour que j’utilise des capitales. Le lecteur composera avec mes prétentions.

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