Ces deux mots japonais veulent dire « amélioration » et « travail » ; c’est une notion qui est devenue un mode de gestion dans l’industrie.
En japonais, on voit deux idéogrammes, mais la notion kaizen se présente comme un tout indiquant un processus continu d’améloration et avec des moyens peu onéreux. C’est Roger Peeters, l’ingénieur ingénieux passionné d’horlogerie, qui m’instruit dans ce domaine. En général, je ne me demande pas consciemment comment améliorer telle ou telle chose, simplement, il m’arrive assez souvent de reprendre les choses et de désirer leur rendre plus justice. Parfois cela se passe tout seul et parfois, je cherche une solution. Je veux dire par là qu’on peut toujours traiter mieux les choses, leur donner l’espace qu’il leur faut et – en tout cas dans mon processus – remercier ceux qui ont été les créateurs et intermédiaires de la chose qui est arrivée jusqu’à moi.
Réflexion faite, ce désir d’amélioration, je me dis qu’il vient de l’un de mes métiers, la danse classique. En ces temps de confinement, la réflexion s’invite volontiers et je me rends compte que c’est Maître Oprea Petrescu qui m’a dit un jour qu’on regardait une leçon à l’Opéra de Bucarest : « Tu vois cette danseuse ? Et celle-là ? C’est parce que leur consitution est différente qu’elles font le même mouvement de façon différente. Le mouvement est correct dans les deux cas, mais avec des moyens différents. D’ailleurs, regarde aussi les interprétations des danseurs, chacun a ses qualités qu’il met en avant ». Ces mots sont venus éclairer ce que je voyais sans savoir. Ils sont entrés en moi pour faire partie de ma vie. D’autres notions se sont greffées, mais le départ est là et Roger m’en donne une autre version. Je me dis que je pratique du kai zen mais pas de façon constante ou consciente. SI je regarde les autres articles que j’ai écrits sur le rangement, c’est bien cette notion qu’on y trouve. Cela me fait plaisir de partager quelque chose du monde d’un ingénieur ingénieux.
Mes rideaux de fond. Cette fois-ci, j’installe un nouveau rideau de scène et Roger s’occupe des travaux mécaniques. J’ai un fond noir depuis toujours ; j’ai installé, il y a près de deux ans, une partie d’un fond blanc qui suffisait pour faire des photos et cette fois-ci j’ajoute le reste pour en faire un fond de scène et un autre rouge pour compléter le jeu. C’est ici qu’entre en scène cette notion de kai zen qui s’associe chez moi à faire au mieux avec les moyens du bord.
Le câble d’acier sur lequel je suspendais les rideaux était un peu râpeux et j’en ai trouvé un autre gainé avec du plastique. Les anneaux d’accrochage des rideaux glissent bien mieux. J’ai maintenant trois câbles et trois rideaux de fond.
Les anneaux de suspension : j’en connais un rayon maintenant ! J’avais cinq rideaux supplémentaires à installer et j’ai cousu 23 anneaux à chacun d’eux : 23 X 5 = 115 anneaux. Une fois installés sur le nouveau câble, je me suis aperçue que les anneaux abîmaient la gaîne en plastique… je change les anneaux des trois rideaux noirs et m’aperçois que selon où on se trouve dans la salle, on aperçoit le câble de suspension. Ce n’est pas très joli.
L’aventure aurait pu s’arrêter là, car le public ne vient pas voir comment les rideaux sont suspendus. Mais, je continue à me dire que… Alors, je reprends mon courage à deux mains, tout le monde sait que pour coudre il faut deux mains (!), et découds tous les anneaux, ce qui donne 9 X 23 = 207 et les recouds de façon à couvrir le câble. Cela fait un nombre impressionnant de coutures et de découtures… Mais, avoir un beau résultat n’a pas de prix, sous-entendu « peu importe le temps que cela prend ». C’est un de ces exercices de la vie que la vie aime nous imposer parfois.
À l’origine, il y a une chaîne , je détache les anneaux, les couds, suspends les rideaux et ferme les anneaux.
Alors, combien d’opérations ? Je n’en sais rien. Il a fallu aussi habiller les extrémités des pinces utilisées pour ouvrir et refermer les anneaux avec des bouts de tissu que j’ai cousus sur elles parce qu’autrement, elles abîmaient les anneaux…
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Avoir une plateforme c’est bien, mais pour faire des mises en page c’est compliqué. On est passablement limité. Mais, bon, on a les trois rideaux sur une même image.
Comme je le disais, seul le résultat compte ! Peu importe que les gens qui viennent au studio ne sachent pas le travail que cela a demandé, les choses respirent le bien-être et cela se ressent. C’est le plus important.
Ce n’est pas fini. Le bas des rideaux devrait être aussi plat que le haut. J’ai un système que j’installais au moment où je n’utilisais que le rideau noir pour les spectacles; il prend un certain temps à mettre en place Maintenant que j’ai trois fonds, que je vais les utilser peut-être lors d’un même spectacle, il faudra que je m’invente une façon de faire rapide. Mon esprit travaille. La difficulté vient du fait que le sol n’est pas plat et que lorsque je ramène les rideaux de côté, ils touchent le sol et que quand il pleut dehors… mon local, dont les murs sont de la roche communiquant avec l’extérieur… reçoit aussi de la pluie et les rideaux se mouillent.
Allure du studio lors des cours : on voit combien le rideau rouge donne du relief, de la vie. Le miroir existe, mais ici c’est un montage, car autrement on verrait « la » photographe dont on voit le reflet sur le sol.
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Comment j’ai découvert le magasin d’articles de pêche le plus ancien de Suisse, de toute la Suisse !Il se trouve à Neuchâtel, Ma ville, et il est sis à la rue des Chavannes 3, rue que j’ai peinte il y a longtemps avec feu le peintre neuchâtelois, Anne Monnier.
Je n’aurais jamais pensé que j’entrerais dans un magasin qui vend des articles pour la pêche ! Tout simplement parce que je suis végétarienne et que je ne mange pas de poisson non plus. Mais, pour mes diverses décorations, j’utilise du fil de pêche, ce fil nylon transparent si mince et si résistant ! Et, surprise, je suis tombée sur le propriétaire, monsieur Denis Demange, un personnage comme on en avait avant ; je me suis crue dans un conte de fées, tellement il est aimable, à l’écoute et serviable. Il est l’équivalent de monsieur Vautravers et d’autres personnages dont je parle dans mes articles sur le commerce au centre-ville.
Dans mon studio de danse, que je réaménage à l’aide de l’ingénieur et homme de grande inventivité, Roger Peeters, j’ai suspendu des planches avec des photos, des costumes et des éléments de spectacle. Afin de donner un aspect quelque peu magique, j’ai utilisé du fil de pêche. C’est monsieur Schneitter qui le premier m’en a suggéré l’utilisation. Puis, de fil en aiguille, je l’ai utilisé pour bien des choses.
Formatage général. Vous l’avez certainement remarqué, les choses deviennent standard, formatées, uniformisées et les gens suivent. Cela me fait penser à l’époque du communisme où en Occident les gens disaient « ce n’est pas possible, il n’y a qu’à dire… » et voilà que nous sommes soumis à des normes de formatage qui font qu’on ne trouve plus telle ou telle forme, tel ou tel produit qui nous était cher, pas seulement cher mais aussi utile, tout cela parce qu’une centrale, un centre de décideurs a décidé que… et personne ne dit rien. Ainsi va-t-il avec mon fil de pêche que j’achetais dans les grands magasins. Cette fois-ci, je cherchais un diamètre de 0,35 ou 0,4 mm pour une charge de 10 kg. Pourquoi ? Parce que l’élasticité de ce fil est moindre que celle du fil à 0,7 ou 1 mm. Il faudra que je demande à Roger la formule pour la calculer. Mais il n’y a pas besoin de formule, c’est visible ! Le tableau suspendu à une certaine hauteur il y a un mois ne cesse de descendre…
Au Pêcheur. Je me dis que le seul qui peut me sortir d’affaire est le magasin de pêche de Neuchâtel. J’ai bien fait d’y aller. J’ai été servie par le propriétaire et il a trouvé chaussure à mon pied pour ne pas dire le fil de pêche rêvé ! Le temps qu’il trouve ce qu’il me fallait, j’ai pu me rendre compte que le magasin était très joliment arrangé, avec des meubles pratiques et anciens. C’est là que j’ai appris qu’ils dataient de l’époque de son père. Je lui ai dit qu’il y a un autre magasin qui a des meubles du même genre à Peseux, la Quincaillerie de la Côte. Le hasard a voulu que j’aille ensuite à cette quincaillerie pour acheter des vis à bois à oeillet et j’ai appris que son propriétaire avait aussi vu une fois le magasin de Neuchâtel et remarqué les meubles. C’est normal, quand on a quelque chose de bien chez soi, on regarde chez les autres aussi.
Mon fil de pêche. On continue à discuter, monsieur Demange me montre plusieurs articles et finalement ouvre un tiroir où il a des articles isolés. Tout est magnifiquement classé. Cela tombe bien, j’aime le classement, les choses à leur place. Je lui explique Demange que je suis végétarienne, mais que cela ne m’empêche pas d’apprécier un magasin bien tenu, où les choses sont bien traitées, posées et qu’on y sent le plaisir, le plaisir du patron pour son métier. Et, finalement, il me propose un fil qui fera mon affaire. C’est un cadeau du ciel ! Son diamètre est de 0,3 mm et sa charge de 8 kg, Cela me va parfaitement. Je n’ai pas dû aller à Marin, St-Blaise ou encore ailleurs pour trouver le fil de pêche convoité. C’est un sujet à traiter une fois, le rôle d’une capitale… avant, on y trouvait de tout, maintenant… Mais continuons avec le magasin Au pêcheur.
Le magasin Au Pêcheur date de 1882. Monsieur Demange m’apprend que le magasin date de 1882. Cent ans plus tôt, monsieur Abraham-Louis Breguet (j’ai un faible pour lui), qui a quitté Paris entre 1793 et 1795 pour revenir en Suisse – Genève, Neuchâtel, Le Locle – aurait fort bien pu avoir visité le magasin puisqu’il a passé près d’une année à Neuchâtel. Je suis à la recherche d’autres personnalités qui auraient pu avoir visité ce magasin si plein avec des articles de qualité à des prix raisonnables.
Articles du magasin en 1882. Je ne dois pas me tromper, monsieur Breguet a fort bien pu entrer dans ce magasin. J’ai d’autant plus raison que ce magasin vendait aussi « des gants, des chapeaux, des corsets, des vêtements en général, des couvertures de lit, des tapis en soie d’Italie, de la soie pour tricoter ». Fait intéressant, afin de promouvoir les articles arrivés par voie maritime, notamment les habits, des défilés étaient organisés au « grand hôtel le Beau-Rivage« .
Le nom du magasin. Monsieur Demange me dit qu’auparavant, les magasins portaient le nom du propriétaire. Cela m’explique bien des choses et donc, tout au début le magasin de pêche s’appelait Savoie-Petitpierre et il se situait à la rue du Seyon 1. Cette habitude perdure de nos jours puisqu’on dit : on va chez Schneitter, chez Wildhaber, chez Margot, chez Walder, etc. Le prénom du premier propriétaire du magasin de pêche était Paul, soit Paul Savoie-Petitpierre. Il était déjà commerçant avant d’acquérir le fonds de commerce – les articles de pêche – de la Maison F. Mack, de Vevey. Dans l’annonce faite par voie de presse, il dit qu’il vendra les articles au même prix que la maison mère. C’est touchant.
Source : Denis Demange
J’ai fait un montage du catalogue de monsieur Savoie-Petitpierre. On voit la couverture à gauche, dessous c’est la date du catalogue qui en fait figure au dos de la page où il y a la photo de droite avec la vitrine du magasin à la rue du Seyon1. On remarque que le magasin s’appelait déjà Au Pêcheur, mais que sur la vitrine c’est Savoie-Petitpierre qui s’annonce.
Voici le premier numéro de Le Traîneur, 4e trimestre 1953, et le dernier, mars 2021 ; ce dernier réunit sept associations de trois cantons – NE, VD et FR.
Ci-après, la photo du meuble qui permet de si bien ranger les articles. Au-dessus, d’autres articles tout aussi bien rangés. Leur vue me donne un plaisir particulier, c’est que dans le monde, dans l’univers chaque chose a sa place et l’ordre du magasin participe à cet ordre-là. J’aurais bien voulu savoir quel menuisier l’a conçu. Ce doit être le même du joli meuble en cylindre de la Quincaillerie de la Côte, à Peseux ; je reconnais la faction et le bois. En tous les cas, je le félicite.
On finit avec la tête du propriétaire !
Nous avons évoqué d’autres sujets. Je lui ai dit que je m’étais occupée un temps du développement du commerce au centre-ville. C’était vers la fin des années 1990. L’une des personnes travaillant à la Ville avait dit que les commerçants devraient faire des rabais pour attirer les clients et qu’il faillait faire des animations. J’avais répliqué que je ne voyais pas pourquoi les commerçants devaient toujours faire des rabais, et que les animations musicales créaient des agroupements, amenaient parfois du monde dans les restaurants sauf quand il y avait des stands dans la rue et qu’il fallait plutôt des animations particulières. J’en avais un certain nombre à proposer. On ne va pas en débattre ici, mais en cette période si bizarre de notre histoire avec la pandémie, les personnes qui d’habitude jouissent d’un rabais chez les commerçants locaux et particuliers devraient faire l’inverse.
Que dire de la « Black Friday Week » ! On doit déjà se dire que ceux qui utilisent cette terminologie ne parlent pas anglais parce qu’une semaine ne peut être composée de vendredis uniquement, même avec un rabais ! et précisément ce sont huit jours de rabais. En pleine pandémie et confinement, le bon sens aurait voulu que les magasins qui avaient ouvert à Neuchâtel – ailleurs, je ne connais pas la situation – demandent un 10 % de plus pour compenser le manque à gagner, et sans salaire pour beaucoup, dû à la fermeture sanitaire. Je crois qu’un magasin a demandé aux gens de verser un certain pourcentage pour une affaire de bienfaisance. Chapeau ! Mais, quel a été le comportement du public ? Pour ma part, bien que ma situation ne soit pas des plus brillantes, j’ai fait un geste à ceux qui suivaient des cours avec moi dans un domaine sportif. Je ne suis pas commerçante, mais j’avais une commerçante comme élève et cela a été ma façon de lui dire que j’étais à ses côtés.
Les nuisances nocturnes. En sortant du magasin, j’ai remarqué les restes d’une porte en métal que monsieur Demange devait mettre lorsqu’il fermait son magasin. Il m’a dit qu’il avait installé une grille qui avait eu pour fonction d’éviter un certain nombre de désagréments dus à la vie nocturne, mais il y avait tellement de déchets derrière ladite grille qu’il a finalement décidé de l’enlever. La solution avait été pire que le mal. Je connais bien le sujet et je vais le traiter ailleurs. Je trouve dommage que des gens comme lui subissent les effets du manque d’application de lois qui existent. La loi ? Le bon sens, le respect devraient suffire, mais ce sont des notions inconnues dans certains bataillons !
Mon fil de pêcheet mes racines à Neuchâtel. On finit sur une bonne note, celle liée à mon fil de pêche qui me sort d’affaire, au fait que j’ai fait la connaissance d’un commerçant très aimable de la place, monsieur Denis Demange, lequel m’a fourni l’article désiré et qui m’a aussi permis d’entrer en contact avec monsieur Paul Savoie-Petitpierre, un contact que je ne peux expliquer mais que je sens. Tout cela renforce mes racines à Neuchâtel et cela me fait respirer mieux !
Une bonne note en appelle une autre ! C’est l’effet bien connu de la résonance. C’est pour cela qu’il faut faire attention à la pensée et aux mots qu’on utilise. J’ai donc soumis mon article à Denis Demange – pour vérification, c’est la moindre des choses – et il répond « Je vous remercie infiniment d’avoir eu un intérêt pour mon petit monde, pas celui de Don Camillo, mais celui qui est le mien, La Pêche. Quand je dis ‘ je ‘, dans ma tête c’est plutôt ‘ nous ‘ ,je pense à tous mes prédécesseurs qui ont mis leur passion dans cette petite boutique qui ne demande qu’à survivre. Alors ‘nous’ vous disons un grand MERCI » . Ces mots sont beaux et représentent bien le patron du magasin !
La fête de la Danse 2021 et le magasin. Quel rapport ? Aucun, si ce n’est que je participe à la fête en proposant deux activités dont l’une est « Atelier de mouvement pour le corps et l’esprit ». L’ordre qui règne dans le magasin de monsieur Demange continue de m’habiter et je me dis que je pourrais prendre une nouvelle photo du meuble avec ses tiroirs et d’autres vitrines afin de les utiliser lors du cours. On parle de l’ordre et il me montre des sachets qu’il a préparés avec divers articles pour la vente. Chacun contient 100 éléments comptés par lui. Je lui dis que je compte les marches de l’escalier étroit qui mène depuis la rue du Pommier à mon studio, situé juste avant la rue du Château. Je lui dis qu’il y en a 52 et que parfois il y en a moins. C’est comme cela. Il s’étonne puis commente : « La nuit, il doit y avoir des gens qui ont besoin d’une marche et hop ! ils la prennent ! » C’est tellement joli… On se dirait dans un conte. Je pars d’excellente humeur.
Question. Doit-on écrire : j’ai parlé avec M. Levoisin ou j’ai parlé avec monsieur Levoisin ? Mon expert, Chambaron, m’explique que « monsieur » n’est pas un titre. On n’a pas l’idée d’écrire « Chère Voisine », alors, on n’écrit pas non plus « Cher Monsieur », mais « Cher monsieur », car il fait partie du corps du texte. Par voie de conséquence, on écrira « j’ai vu monsieur Duvoisin marcher dans la rue ». Il n’y a que lorsqu’on adresse un courrier postal qu’on écrit M. ou Monsieur sur l’enveloppe. Inutile de préciser qu’à la fin d’une lettre on n’écrit pas « Je vous remercie, Cher Monsieur… », mais « Je vous remercie, cher monsieur… ».
Encore des arguments pleins de bon sens de la part de Chambaron. « La philosophie est celle de toutes les abréviations. On ne les utilise que pour une bonne raison : type de texte (M. ou Mme a un aspect administratif), fréquence (s’il y a des dizaines de personnes en jeu, c’est plus intelligent d’abréger), la place disponible (dans un tableau par exemple). Il en va de même avec les unités, les nombres, etc. »
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Les musiciens de rue de Neuchâtel m’ont inspirée bien des fois. Il y a un groupe polonais, Le Trio Saxophone, qui vient souvent et qui a une interprétation bien particulière, sans paroles, de New York, New York, composé à l’origine par John Kander, 1977. Le musicien qui a fait l’arrangement qui me comble est Krzysztof Borowski. On sait, bien sûr, que ce morceau musical est emblématique du film de Martin Scorsese.
Voici quelques photos :
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J’avais besoin de photos pour illustrer mes activités relatives au programme de Midi-Tonus et Roger a bien voulu les prendre. Afin de donner un autre aspect à ces images, j’ai utilisé l’un des programmes qui permettent de faire des montages avec des figures déjà prêtes. C’est intéressant, mais les modèles, les choses préformatées m’agacent bien souvent. C’est comme le « merci » de politesse, cela manque de vie.
Les nouvelles technologies. Oui, elles facilitent la vie, mais parfois je sens que je perds de mon autonomie. C’est ainsi que je faisais le montage vidéo et sonore de mes spectacles à l’aide des appareils Révox et maintenant… Arrivée la nouvelle technologie, j’ai dû chercher d’autres solutions pour une bonne qualité audio. Heureusement que je suis tombée sur quelqu’un qui est devenu un ami (je vais lui demander la permission de citer son nom).
Pour en revenir aux photos, elles inaugurent mon nouveau fond de scène.
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Il y a quelque temps déjà… avant les photos de Knut, photographe fort doué, mon élève adolescente m’a prise en photo. Les photos ne sont pas très nettes, car elle ne pensait pas à rendre claire l’image avec ma caméra Canon T-70, bien différente d’un portable… Mais, c’est un souvenir.
Je viens de les retrouver et d’en faire le montage.
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Chaque fois que je rencontre Tamara en ville, je suis heureuse.
Aujourd’hui, je me disais que ma vie était quand même quelque peu difficile ; sentiment déjà éprouvé bien des fois et qui, en même temps, me disait aussi que solution il y aurait. Et voilà que je rencontre Tamara, Tamara est une personne fort intéressante. Ainsi que je le dis dans d’autres articles, chaque fois que je renontre des Russes, je sens tout simplement que l’amour descend sur terre !
On dit que nous ne rencontrons que nos miroirs, on dit aussi que nous connaissons toutes les questions qui se dressent devant nous et leurs réponses, mais que nous ne savons pas toujours les voir, les entendre ; raison pour laquelle, la vie nous aide en nous envoyant des miroirs sous forme de choses, de situations et de rencontres. Aujourd’hui, mon miroir s’appelle Tamara. Tamara est une femme forte, elle essaie toujours de trouver une solution. Elle a baucoup de patience. Elle est aussi persévérante. Elle a des qualités qui me plaisent et nous avons les mêmes valeurs. C’est tellement important ! Dans une famille, tous les membres portent le même nom, ont le même sang, mais ils peuvent être très différents les uns des autres et parfois nous pouvons nous sentir proches de certaines personnes sans raison apparente. C’est ce qui arrive avec Tamara.
De façon générale, il vaut mieux parler de complications, de difficultés, que de problèmes. Pourquoi ? Parce qu’il y a des problèmes sans solution alors qu’une chose lourde peut être soulevée à l’aide d’un levier. C’est bon de le savoir. Comme on le sait, des difficultés, on en a, elles arrivent, parfois, sans invitation. Quand elles sont devant nous ou même dans notre intérieur, il nous faut trouver une solution. Je me rappelle que lorsque mon ami, André Oppel, est parti au ciel, je me suis dit que du temps des pharaons, la femme du pharaon partait avec lui et je me suis dit que je serais aussi bien partie. Pas possible. Maintenant, je me rends compte que depuis lors j’ai appris bien des choses intéressantes, pas seulement intéressantes mais aussi vitales !
Comme déjà dit, il y avait à nouveau des difficultés sur mon chemin. Eh oui ! Une fois de plus, mais, je vois, en même temps, que ma vie change. Comment le sais-je ? Je m’en rends compte parce que lorsque je range des choses chez moi, ou dans mon studio de danse, je leur trouve de nouvelles places et que lorsque j’en répare, je trouve de nouvelles méthodes, de nouvelles solutions, je reçois des aides inattendues, etc. Par exemple : j’ai chez moi des rideaux qui sont suspendus à des anneaux, eux-mêmes suspendus à des petits crochets en plastique. Les premiers crochets que j’ai achetés, il y a des années, étaient solides ; les actuels sont d’une très mauvais qualité – tout comme bien des choses de nos jours – et se cassent rapidement. Cette fois-ci, je les ai remplacés par des rubans et voilà que je n’aurai plus de problème avec des crochets. Ouf ! C’est comme cela que je sais, c’est mon esprit qui me le dit, que de nouvelles solutions sont en chemin et que ma vie va devenir plus simple. Je n’ai pas d’explication pour cela, c’est ainsi. Chez moi tout est lié, l’intérieur comme l’extérieur.
Seulement, dis-je à Tamara, cette fois-ci, je suis quelque peu fatiguée des leçons de la vie. Je trouve que j’ai déjà assez appris et que, tel un bateau, je mérite de voguer au large ! Qu’est-ce que tu racontes ! réplique Tamara – tu as l’air en meilleure forme qu’il y a cinq ans et bien meilleure que lorsque ton ami est parti au ciel. Tamara ne parle jamais en l’air.
Voici le genre de propos qu’elle m’a tenus :
« nous devons remercier, chaque jour, ce que nous recevons. Vraiment tous les jours !
il faut toujours faire face à ce qui se présente :
ceux qui ne nous comprennent pas sont tout simplement autrement, ce n’est pas important ; c’est à nous à faire l’effort de les comprendre » . Cette dernière phrase me rappelle Iossif Leonidovitch , un autre ami russe, qui me disait au sujet du même thème : « Lorsque tu regardes le monde d’en haut, il est tout petit ». Il avait raison.
Au sujet des propos de Tamara, je vous laisse réfléchir. Mes réflexions se réfléchissent dans les articles cités en bas de page.
Voici la rencontre avec Tamara en images. C’est comme dans les réclames : avant et après. Dans le cas présent, avant et après la rencontre avec Tamara.
Avant
Après
Ce qui est certain, c’est qu’une fois que nous avons traversé le tunnel, nous nous apercevons qu’il a valu la peine de tenir debout et on a un sentiment de victoire !Seul bémol, la durée du tunnel… Mais, la sortie… elle est pleine de lumière !
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J’attendais Roger l’ingénieur pour continuer une série de travaux dans mon studio de danse, studio un peu frais, car c’est une cave. Le soleil de ce mois de février m’a conviée dehors pour découdre une jupe héritée de l’Opéra de Bucarest que je voulais transformer pour l’une des danses de mon prochain spectacle. Je vais donc dehors.
Le soleil ensoleillant un endroit où je ne pouvais m’asseoir, je découds ma jupe debout et voilà qu’arrive par les « Escaliers des prisonniers » renommés « Escaliers de la sorcière » un passant. En plaisantant, je lui dis qu’enfin je vais pouvoir demander de l’aide. Il me demande de quel genre et je lui montre en rigolant ma jupe. Il me dit : « Au revoir ! ». Mot un peu court, mais il n’y avait peut-être rien à ajouter.
Un passant romantique. Je continue à découdre ma jupe et apparaît un autre passant auquel je sers la même scène. Il me regarde et s’exclame « Vous êtes une princesse en détresse ! ». Je lui dis qu’enfin quelqu’un a tout compris. Je lui dis qu’en plus en face a habité un ami parti au ciel et que je me sens telle une Roméa en bas du balcon de son Juliet. Le passant dit qu’il n’a malheureusement pas de carrosse magique pour m’emmener au pays des… Il ne trouve pas le mot et j’ajoute « des « rêves », mais qu’il me souhaite une excellente fin de journée. Je lui souhaite la même chose en me disant que ce pays des rêves est peut-être tout proche. C’est quand même beau de rencontrer des passants romantiques !
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Une fois de plus, on retrouve Roger Peeters, l’ingénieur que je qualifie d’ingénieur ingénieux !
C’est bien vrai, ce n’est pas parce que quelqu’un exerce une fonction, un métier et qu’il est professionnellement qualifié qu’il est ingénieux, inventif, réfléchi. Roger est un ingénieur ingénieux.
C’est bien vrai aussi, nous avons parfois des ressouces au-delà de ce que nous croyons avoir.
Mes histoires s’imbriquent les unes dans les autres. J’ai eu l’idée de mettre des rideaux rouges comme fond de scène pour des danses à venir. Le temps que je retourne en Roumanie, que je trouve le bon tissu, que je confectionne les rideaux et que je trouve quelqu’un pour m’aider à les suspendre… a été long. Roger est intervenu dans la dernière étape. Mais, cela fera le sujet d’une histoire séparée. L’objet du jour, pour ainsi dire, est l’utilisation insoupçonable des épingles de sûreté..
Un rideau latéral des deux côtés. J’ai pensé à combler le vide avec des rideaux supplémentaires attachés avec des ficelles afin de pouvoir les enlever facilement lors du nettoyage général du studio. Roger s’est dit qu’il devait exister un système plus simple.
Il m’a demandé si j’avais des trombones, mais je n’en avais pas sur place.
Mes outils. Dans le studio, j’avais étalé mes outils et différentes autres affaires nécessaires à l’accrochage des rideaux et à la couture d’anneaux de suspension. Roger s’est approché de mes épingles de sûreté, en a pris une ainsi que la grande pince, a traficoté l’épingle, est monté sur l’échelle avec le rideau et en a accroché un bout sans peine à l’aide de l’épingle modifiée. Il m’a montré comment faire.
Les épingles de sûreté. Voici la tranformation :
Moralité : une épingle peut faire plus qu’une épingle tout en restant une épingle ! C’est-à-dire que l’espace entre les deux barres de l’épingle augmente et permet soit de saisir plus de tissu soit d’embrasser le diamètre d’un câble supérieur à ses capacités originelles – c’est le cas cette fois-ci. C’est ce qui est fabuleux. On pense qu’on n’a pas ce qu’il faut et finalement on a ce qu’il faut.
Système D. On parle du système D ou système de débrouillardise. Ce système fonctionne très bien dans des pays en voie de développement ou anciennement dans les pays de l’Est. C’était presque une norme dans ces derniers pays. Aussi, voir un Hollandais (Roger est hollandais) inventer des choses pratiques est étonnant. On peut dire que son métier l’aide, il est ingénieur en mécanique, mais je sais bien que cela n’explique pas tout ; il faut un certain esprit d’ingéniosité.
Il en va de même avec nous. Il semble que nous n’ayons à faire face qu’à des situations qui sont à notre mesure. Néanmoins, il arrive que nous nous trouvions dans des situations qui semblent nous dépasser, mais tout à coup une solution simple et limpide apparaît. Nous ne nous sommes pas transformés, nous ne sommes pas entrés dans l’habit de quelqu’un d’autre, nous avons simplement eu une éclaircie dans notre esprit et nous trouvons, à l’instar de l’épingle, à faire plus qu’on ne l’avait cru.
La relation avec les autres est toujours porteuse de leçons. Cela me rappelle une leçon de vie d’un de mes autres maîtres de ballet, maître Oprea Petrescu, un jour que je lui posais une question il m’a dit : tu peux apprendre quelque chose de tous les professeurs de danse, même du pire, car tu apprendras au moins à ne pas faire comme lui. C’est une leçon de vie que je porte en moi et que j’ai transposée à tous les domaines.
Merci Roger et merci maître Oprea Petrescu !
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S’il y a une constante qu’on trouve partout, c’est que nous sommes tous différents.
J’ai beau être rompue à toute sorte de réactions, il y a en toujours d’autres qui arrivent et il faut veiller à ne pas imposer son point de vue.
Dans le cas présent, tout a fonctionné jusqu’au terme de l’exercice. J’ai ensuite demandé à la personne avec laquelle je travaillais de fermer les yeux et d’écouter son corps, d’entrer en lui et de me dire ensuite ce qu’il avait ressenti et vu. Réponse : c’est agréable, cela me donne chaud, je me sens relaxé.
Je demande encore une fois d’entrer dans le corps et de me dire ce qu’il y voit, entend. Il ne s’agit pas d’imaginer volontairement, mais d’aller à la rencontre de ce qui apparaït. Réponse : rien.
C’est alors que ma surprise a été grande. J’ai déjà entendu toute sorte de descriptions : lumières, formes, images ; une fois il y a eu une personne qui m’a dit que ses os étaient pleins de formules. Pourquoi pas, c’est une façon de voir. De toutes façons, nous ne sommes qu’information, alors les formules entrent dans le compte. Dans le cas présent, un peu maladroitement je redemande encore une fois et là, c’est là qu’est arrivée la surprise : « Rien, c’est le vide, je ne pense à rien, plus à rien et je me sens bien. »
Je finis par comprendre. Il y a des gens qui voient des choses, d’autres qui les sentent, d’autres qui ont besoin du vide parce que dans leur vie de tous les jours des idées compliquées sont là.
Je n’avais pas encore rencontré ce cas et je ne peux que remercier cette personne car sa réaction vient compléter tout un rayon de ma bibliothèque de réactions. J’ai quand même été un moment dans une sorte de vide, vide différent du sien et c’est cela qui est amusant. Finalement, j’ai compris et la personne a compris que je l’avais comprise. Morale d’un ancien collègue d’études : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Vous, cher lecteur, avez certainement eu aussi comme collègue d’études Voltaire !
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Tout comme dans le cours sur les articulations, le cours a commencé dans mon studio, puis, nous avons dû changer pour la version WhatsApp et pour finir par faire les exercices à l’air libre avec port de masque à fin de respecter les consignes sanitaires.
C’est clair qu’un cours en présentiel est différent d’un autre sur WhatsApp et d’un autre encore à l’air libre. Ce qui reste invariable, en principe, est la matière du cours ; mais, comme les situations sont différentes, les éléments sur les quels on peut se baser pour le travail varient. C’est très intéressant car on peut faire des parallèles avec notre vie. Une chose c’est une connaissance mentale, savoir qu’en théorie on devrait agir de telle ou telle façon dans telle ou telle circonstance, une autre c’est d’imaginer qu’on y est et une autre encore c’est d’en être l’acteur. Ainsi, on peut marcher dans une salle dont le plancher est en bois et une autre c’est de marcher en ville sur un sol en pierre ou en asphalte ; une chose c’est marcher sur une surface plane, une autre c’est de marcher sur des surfaces inégales ; une chose c’est de travailler dans une salle, une autre c’est de marcher au bord du lac lorsque le vent souffle. On peut penser au corps de façon différente. Le corps le fait automatiquement, mais quand on y met la conscience, c’est autre chose.
Tout comme pour l’autre article (celui sur les articulations), j’emprunte l’idée du courrier. J’ai la nostalgie des lettres… Précisons tout de suite que je parle des lettres qui apportent de bonnes nouvelles ! Il faut toujours préciser sa pensée. Je n’ai de cesse de le répéter. Le corps le sent tout de suite.
Quelle émotion, une lettre !Je suis comblée !
Un autre courrier, plus personnel, a suivi :
Comme je le dis souvent, je suis ravie à chaque fois qu’un participant s’est assimilé la matière enseignée. C’est important de faire les choses « siennes ». A nouveau, on fait sien quelque chose par une conscience, par une pensée et c’est elle qui est à la base de tout.
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