Parlons du rôle du commerce et du rôle des clients
S’il y a quelque chose que j’aime dans ma vie, ce sont les points de repère. Avoir un problème est déjà un problème. C’est évidemment une tautologie, mais certains problèmes embrument le cerveau alors que d’autres l’illuminent. Dans le cas présent, mon cerveau s’est embrumé lorsque le vendeur de mon fournisseur de téléponie m’a annoncé que mon téléphone était mort noyé. Je raconte l’histoire ici.
Ce que je voudrais souligner c’est qu’il y a des acteurs du commerce qui sont plus présents que d’autres. Chez Interdiscount, je trouve toujours des informations intéressantes et des produits qui me rendent service. J’y trouve des vendeurs qui sont aimables, qui m’ont toujours donné les informations pertinentes et c’est ce qui fait que je retourne toujours chez eux.
Mon opérateur de téléphonie. En ce qui concerne mon opérateur de téléphonie, le magasin local a un outil électronique qui compte les entrées et sorties des gens. Un jour que j’avais des ennuis avec mon téléphone et que je retournais pour poser des questions, l’un des vendeurs m’a fait savoir que je faussais les statistiques des ventes ; en effet, une personne entre – doit acheter – et sort. Si elle ne fait qu’entrer et sortir, sans rien acheter, c’est que le vendeur n’a pas su s’y prendre ! Dans une autre ville, l’un des vendeurs du même opérateur m’a déclaré qu’il ne pouvait rien faire sur mon téléphone parce que cela ne faisait plus partie de ses nouvelles attributions ; la centrale voulait éviter que le client ne soit pas content. Tout cela ne donne pas envie d’aller les voir ni d’acheter quoi que ce soit chez eux. Cette fois-ci, lorsque mon téléphone portable a eu de l’eau, le vendeur a diagnostiqué sa mort sans autre.
Nous sommes tous différents. C’est un fait, si nous sommes semblables, nous sommes tous différents ; à cela s’ajoutent les pressions des directions qui semblent être accordées sur la « rentabilité » et l’attitude des consommateurs. Sujet qui sera traité dans le prochain article. Cela fait qu’il est difficile de s’y retrouver. Alors, le vendeur de mon opérateur n’a pas pu faire autrement.
Bref, c’est chez Interdiscount que je trouve solution. D’abord, ses vendeurs m’ont conseillée en me donnant les astuces qu’is connaissaient pour faire sécher le téléphone. C’est ainsi que j’ai pu récupérer des données auxquelles je tenais. Ils ont fait plus que mon opérateur. Cela n’a malheureusement pas suffi pour faire refonctionner mon téléphone. J’en ai racheté un autre et ce sont toujours les vendeurs d’Interdiscount qui m’ont guidée pour mettre l’appareil en route, car les nouveaux modèles ont des fonctions différentes, des manières de faire différentes et on ne s’y retrouve pas. On parle toujours de logique, et certainement que celui qui conçoit le téléphone a sa logique, mais encore faut-il savoir comment elle fonctionne et le gérant et les vendeurs d’Inter Discoutnt, passionnées par leur métier, forcent mon admiration !
Voici le gérant entouré de deux des vendeurs que je connais depuis longtemps et qui m’ont sortie d’embarras.
Autre chose que j’aime dans ma vie ce sont les fameuses coïncidences dont je parle souvent, car le hasard, synonyme dans mon monde, fait que j’ai pris les photos en pensant aux personnes mais pas à l’arrière-fond. Or, c’est l’arrière-fond qui me permet de faire un lien avec la façon dont je vois le magasin, dont je considère le monde et dont je traite mes semblables. On y voit de droite à gauche les rubriques suivantes : home – games- accessories (parce que je suis un peu portée sur la langue – l’un de mes métiers est la révision de textes – je remarque que les termes sont en anglais, mais je ne dis volontairement rien sur le sujet). Alors, ces trois mots me font dire que je me sens à la maison (home) chez Interdiscount – que la vie est un jeu (game) qu’il faut prendre au sérieux – et que le personnel d’un magasin n’est pas un accessoire (même pas en anglais « accessorie ») qu’on ignore. Les vendeurs sont des acteurs bien vivants qui rendent de nombreux services et sans lesquels je serais souvent perdue.
Je remercie les vendeurs et le gérant d’Interdiscount pour toutes les fois où ils ont allégé ma vie en m’apportant des solutions.
M. Luc Brand. Avant Interdiscount il y a eu à Neuchâtel un autre magasin, XXXX (il faut que je retrouve le nom). J’y ai fait la connaissance de M. Luc Brand qui m’a rendu de très grands services. Puis, le magasin a fermé et il s’est retrouvé chez Interdiscount avec la même amabilité, amabilité du calibre du gérant et des vendeurs dont le parle plus haut.
Grâce à eux j’ai eu des articles d’excellente qualité et des solutions qui m’ont bien rendu service. J’ai voulu faire la liste des articles qui vont des tourne-disques à la dernière bouilloire que je viens d’acheter et qui garde mon eau chaude (si je presse le bon bouton) pendant un bon moment en passant par les rallonges qui me permettent d’avoir de l’électricité lorsque je fais mes maquillages fantaisie à l’extérieur, notamment à la Fête des Vendanges, mais cela n’a pas beaucoup de sens. Ce que je sais c’est que tous les jours j’utilise des choses issues de ce magasin et que tous les jours, je me dis que j’ai eu la chance de tomber sur un tel personnel. Je souhaite qu’ils puissent travailler longtemps et dans de très bonnes conditions, car les machines et les commandes sur la Toile ne pourront jamais les remplacer.
Noël 2021. Je ne comprends pas la presse ni certaines personnes. Oui, Noël tombe un samedi et les gens se plaignent de « rater » un jour de congé. Je ne vais pas entrer dans le débat sur la signification de cette date. Et, donc, le 26 est un dimanche. Heureux personnel des magasins qui enfin retrouvent leur 26 férié comme c’était le cas il y a quelques années. La presse a oublié d’en parler.
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Même matière enseignée et pourtant toujours nouvelle.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’enseignement d’une matière, d’un sport, d’un art n’est pas synonyme d’ennui, de répétion mécanique du savoir. Si les fondements restent les mêmes, la variété des participants ajoute à la variété du cours. C’est une nouvelle fois démontré.
J’aime les petits groupes, peut-être parce que j’en ai toujours eu, mais il s’établit un lien plus profond que lorsqu’on est beaucoup. Cette fois-ci, mon groupe est composé de deux personnes qui ne se connaissent pas. Le hasard (ce hasard qui me rend si souvent visite et qui finit par devenir un ami) fait que les deux pratiquent le même sport dans leur temps libre. Je n’ai rien à voir avec ce sport, mais des éléments de ce que je connais entrent en jeu et cela fait que nous pouvons avoir un langage commun.
Variété du ressenti. Au fur et à mesure des séances, je suis admirative de la façon dont les gens ressentent leur corps. Pour un même exercice de percussions sur le corps, le ressenti va de la chaleur, au bien-être, à un quelque chose de pas très définissable, à une vague, à un étirement du corps vers le haut et vers le bas, etc.
Pourquoi une telle admiration, voire un étonnement ? Tout simplement parce que dans le monde de la danse classique, l’un de mes mondes, lorsqu’on a affaire à une position de bras, par exermple, il n’y a qu’une position correcte. Une seule est correcte. Une seule. Alors, que le ressenti des gens varie et qu’ils sont tous véridiques, tous conformes à ce qu’ils vivent. Je trouve cela passionnant et découvre quantités de façons de ressentir le corps.
Du concret. Je trouve qu’il faut aussi pouvoir « voir » l’intérieur du corps. Nous vivons avec lui et parfois c’est à peine si on le regarde. On s’attarde beaucoup sur l’apparence, ce qu’on appelle actuellement « le look », mais pas sur son utilité, sur ce qu’il nous apporte, nous permet de faire, quant à l’intérieur du corps… Alors, une fois de plus, je fais appel à notre maître boucher René Margot pour qu’il me livre un fémur. Sitôt dit, sitôt fait.
Nous sommes en période de pandémie et avant le nouveau confinement, l’une des participantes , Anne-Marie, a pu toucher le fémur d’un boeuf.
Nos os sont vivants. C’est en les voyant et en les touchant que l’on se rend compte que nos os sont vivants et que tout ce qui nous compose est lié. Je ne sais par quoi commencer, car tout est intéressant. Ce qui m’attire visuellement c’est le côté nacré des os ; ils sont brillants, lisses et … nacrés. Je sais, je me répète, mais c’est le mot qui revient tout seul. C’est une beauté qui m’absorbe au point que je perds la notion du temps et de l’espace. La toute première fois que j’ai été frappée par cette beauté, que j’ai pris conscience des os, je me suis dit qu’on était tous vraiment pareils. Les animaux aussi, m’avait fait remarquer l’ado qui participe à bien de mes activités. C’est vrai.
Nous sommes tous pareils et reviens sur l’extrait de la tirade de Shylock dans « Le Marchand de Venise » de Shakespeare (acte III, scène 1), dans la traduction de François-Victor Hugo, fils de Victor Hugo : ( … ) Il m’a couvert d’opprobre, il m’a fait tort d’un demi-million, il a ri de mes pertes, il s’est moqué de mes gains, il a conspué ma nation, il m’a fait manquer des marchés, refroidi mes amis, échauffé mes ennemis ; et quelle est sa raison ? … Je suis un juif ! Un juif n’a-t-il pas des yeux, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions ? N’est-il pas nourri de la même nourriture, blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, échauffé et refroidi par le même été et par le même hiver qu’un chrétien ? Si vous nous piquez, est-ce-que nous ne saignons pas ? Si vous nous chatouillez, est-ce-que nous ne rions pas ? Si vous nous empoisonnez, est-ce-que nous ne mourons pas ? […]. Source : michel.balmont.free.fr/cav_docs/films/lubitsch…/Monologue_Shylock.pdf
Voilà de quoi réfléchir, entre Shakespeare et la vision des os…
Suite au prochain numéro !
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J’ai inventé ce cours pour réveiller une certaine conscience du corps.
Nous sommes composés d’environ trois centaines d’articulations mais prenons peu de temps dans notre quotidien pour y penser ; on marche, on se plie, on saute et on ne leur prête pas d’attention, elles sont là, point. Pourtant, elles sont essentielles. De toutes façons, nous n’avons, dans notre corps, rien en trop et depuis qu’on parle des fascias, on se rend plus compte que tout est lié. Si on va de façon plus profonde en nous, nous nous rendons également compte que nous sommes tous liés les uns aux autres. Notre famille, notre société, notre monde ne peuvent bien fonctionner que si tous leurs composants vont bien ; nous sommes des microcosmes dans des macrocosmes.
Dans cet atelier, dans ce cours, il s’agit de faire bouger nos articulations, de façon consciente pour autant que ce soit possible. Peu à peu nous pouvons rendre vivants les différents tissus qui nous composent et les directions dans lesquelles nous pouvons aller.
Prenons le pied. Ce sont 26 os qui le composent le pied et 16 articulations qui le maintiennent. À chaque fois que j’évoque ces notions, j’ai une pensée pour une petite élève qui répondait juste à ma question sur le nombre d’os du pied. Elle me disait : Tu sais pourquoi je me rappelle ? C’est parce que mon anniversaire est un 26 ! Et elle était tellement heureuse… Les pieds sont le socle de notre squelette ; ils méritent une certaine attention, ou plutôt, une attention certaine.
Exercices pour les pieds. Nous marchons et devenons nos pieds ; nous les écoutons ; nous devenons conscients que des résonances font écho tant à l’intérieur du corps qu’à l’extérieur. Il en va ainsi de tous les mouvements que nous faisons.
J’ai commandé l’affiche du pied droit. Je l’ai inversée à gauche pour avoir les deux pieds. On voit clairement les os et les articulations.
Variété de mouvements. Dans notre vie quotidienne, nous effectuons des mouvements, régulièrement les mêmes, régulièrement avec les mêmes muscles, les mêmes articulations. Parfois, à la longue, elles font mal et on s’étonne : qu’ai-je fait hier ? Alors, il vaut mieux voir les choses autrement. Il est intéressant d’explorer les mouvements, si je peux me permettre, de varier les positions, les façons de bouger les parties du corps mises à contribution et, finalement, cela débouche sur des mouvements plus conscients ; notre corps devient plus présent.
La respiration. Un des participants me demande à la deuxième séance pourquoi je ne mentionne pas la respiration. J’ai trouvé plutôt charmante la question et je me suis dit que c’était le moment d’en parler. La respiration est vitale, elle est, la plupart du temps, inconsciente. Par diverses techniques, on peut la rendre plus consciente et agir sur l’une ou l’autre partie de nous.
Suite au prochain numéro !
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Comme on le voit, une rencontre particulière ne se fait pas uniquement avec des êtres, un journal peut tout aussi bien nous faire réagir, nous combler.
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2024. L’histoire ne s’arrête jamais. Cela me fait bizarre de me dire qu’il n’y a pas quatre ans que j’ai écrit cet article et que des choses sont déjà vétustes. En effet, Le Figaro a déménagé, mais je n’arrive pas à supprimer les paragraphes qui montrent l’édifice qui m’a permis d’entrer en contact avec le journal. Je me dis que dans l’histoire du passé il est toujours vivant et que mon article en est le reflet. Alors, je laisse les photos et ajoute en fin d’article celles du nouveau local.
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Le Figaro, journal qui s’est immiscé dans ma vie sans que je m’en rende compte. Tout a commencé parce que je suis allée me promener sur le forum du Figaro et que j’y ai rencontré un traducteur du français en persan. Je raconte l‘histoire ici. Je suis entrée en contact avec l’équipe d’animation du forum et avec un journaliste du secteur immobilier, Jean-Bernard Litzler. J’ai eu de la chance de tomber sur des journalistes ouverts d’esprit et qui ont accepté les suggestions que j’avais au sujet de la langue liées à des annonces ou à quelques-uns des délicieux quiz que Le Figaro publie. Il n’en a pas fallu plus pour que je me sente attachée au Figaro.
Puis, le hasard, ce hasard qui me rend si souvent visite et qui en fait n’existe pas, a fait que par le biais d’une agence de spectacles à laquelle j’avais passé commande de billets pour des spectacles à Paris, il y a plus d’une année, j’obtienne un abonnement gratuit au Figaro pendant six mois. Fabuleux ! Mais, avant cela, la fin du confinement était arrivée et la Suisse et la France avaient ouvert leurs frontières le 15 juin. Le 17, je prenais le train pour aller suivre un cours du physicien Garnier Malet, pour voir quelle tête avait le journaliste et, bien sûr, pour aller voir l’édifice du Figaro.
C’est une grande émotion qui m’envahit, une très grande émotion.
Pour entrer au journal, on passe par la rue arrière :
Je tourne à gauche et prends la rue parallèle au boulevard pour entrer dans le bâtiment. On trouve sur le chemin les plaques suivantes :
Je me dis que Le Figaro est au bon endroit, il a déjà de la matière pour des articles ! Je trouve intéressant de lire les noms de fondateurs, d’inventeurs. On utilise un tas de services et de choses sans toujours remercier ceux qui étaient là au début. La Caisse d’épargne a maintenant un nom dans mon monde !
La première chose que j’ai demandée à Jean Bernard, le journaliste qui a eu l’élégance de répondre à l’une de mes suggestions, a été de me procurer un journal du 15 juin, jour de l’ouverture des frontières après le confinement. Je me propose, lors d’une autre visite, de faire le tour des rédacteurs en chef pour leur demander un autographe.
Mais, j’ai tout de suite voulu savoir un peu plus sur l’histoire du journal. Bien sûr, j’avais entendu parler du journal à l’école. Son nom était resté dans ma mémoire, lié à une façon satirique de dire les choses et de temps à autre, j’entendais parler de lui. Jean Bernard m’apprend que Le Figaro est le journal français le plus ancien. Là, mon émotion augmente. Le journal date de 1826. Il fait même partie des plus anciens journaux encore en activité au monde ! Je me documente encore et apprends que c’est Hippolyte de Villemessant qui donne au Figaro un poids littéraire puisque les rédacteurs engagés sont Balzac, Baudelaire, Dumas et les frères Goncourt et qu’en plus, il a l’audace d’introduire des rubriques que d’autres journaux ont reprises et qui subsistent encore.
Puis en 1866, le journal est devenu un quotidien ; il a aussi été l’un des premiers journaux à publier des grands reportages écrits par ses propres journalistes tant en France qu’à l’étranger ; par la suite, c’est sous l’égide de Pierre Brisson que Le Figaro vit une première époque de gloire et Jean Bernard, sentant que je m’intéresse réellement au journal, me signale certains lieux où Le Figaro a siégé : au 12-14, Rond-point des Champs-Élysées (1922 – 1975) et au 37, rue du Louvre (1975 – 2005). C’est Serge Dassault, le nouveau propriétaire du journal qui, en 2004, achète ce dernier bâtiment. Comme, il aurait fallu faire de grands travaux d’aménagement Dassault le vend et le journal devient locataire du bâtiment actuel, sis au 14, bd Haussmann ; ce dernier siège se trouve tout près de celui que le journal a occupé en 1874 lorsqu’il est devenu un grand quotidien et qui se situait au 26, rue Drouot. C’est une sorte de boucle qui me plaît. Je situe les endroits mentionnés dans ma tête et me propose d’y faire un passage « conscient » un de ces jours. La surface actuelle des locaux du journal est impressionnante, il s’agit de 20′ 000 m2 et ce sur plusieurs étages ! Quant à Serge Dassault, ce fameux hasard, qui croise si souvent ma route, m’avait fait le rencontrer à Genève lorsque je travaillais au Bureau international du Travail. Je garde de lui le souvenir d’un homme à l’écoute et qui souriait volontiers ; cela me fait me sentir encore plus proche du journal. J’ai pris une photo de la maquette qui trône à l’intérieur dudit bâtiment, et que Serge Dassault a dû voir.
Je suis arrivée, comme déjà mentionné, au début du déconfinement, mais il y avait encore bien des personnes qui faisaient du télétravail. Cela a permis que Jean Bernard puisse me promener un peu partout sans déranger grand monde. Je regrette de ne pas avoir pris plus de photos, car si le bâtiment est relativement ancien, le mobilier est moderne et est heureusement marié avec l’architecture. Cela faisait longtemps que je n’avais vu une si grande structure sous un même toit.
Je reprends l’historique du journal. J’ai l’impression d’être au cours de littérature ; en effet, les grandes plumes passent par Le Figaro. À la liste précédente s’ajoutent Émile Zola, Anatole France, Marcel Proust, François Mauriac, Jean Duhamel, Jean d’Ormesson.
La langue française. Ce qui m’a attiré dans Le Figaro, cela a été la langue française. Mon amour pour les langues vient depuis toujours. Mon chemin a été semé de gens qui ont aimé les langues, mes parents, certains professeurs, feu mon ami, et récemment c’est avec le Projet Voltaire, dont je dis un mot ici, que j’ai repris son étude avec un très grand plaisir. Alors, j’étais prête pour rencontrer Le Figaro avec ses quiz, les questions que les journalistes et animateurs se posent, le rappel de mots devenus désuets mais qui représentent si bien certaines situations, la lutte contre les anglicismes, l’explication de certaines expressions. En cherchant des informations sur ce journal, afin d’étoffer mon article et d’en savoir, forcément, plus, je découvre quelqu’un comme Claude Duneton, écrivain, traducteur, historien du langage, un tas d’autres choses, et chroniqueur du Figaro. Je passe commande de ses livres !
Reprenons la visite des lieux. Jean Bernard a été l’un des premiers journalistes à se déplacer à vélo pour aller de chez lui au travail. Au début, il y avait un local intérieur pour laisser son vélo. Actuellement, avec l’histoire du virus, de plus en plus de personnes prennent un vélo et l’intendance a dû aménager trois locaux. Je me dis qu’on peut remercier ce service !
C’est remarquable de voir les changements de comportement. En juin, lorsque je suis allée à Paris, il y avait peu de monde dans le métro, personne pour vous bousculer ou prendre la place convoitée. Cette fois, j’ai plutôt prêté attention au vide, au peu de gens dans la rue, au peu de voitures ; j’ai même eu le plaisir d’avoir un banc pour moi toute seule sur les Champs-Élysées ! C’est inhabituel de voir Paris ainsi. Au mois d’octobre, j’ai vu beaucoup de gens à vélo (on sait bien qu’on ne dit pas « en vélo », tout simplement parce qu’on n’est pas à l’intérieur du vélo, on est dessus, comme « à cheval ») et des parcs de vélos pousser comme des champignons après la pluie. C’est intéressant de constater ce changement d’habitudes, allant dans un bon sens, en peu de temps.
Voir note plus bas au sujet de la statue.
La statue de Figaro. Lors de la visite, on a traversé une cour intérieure et j’ai vu la statue de Figaro.
En fait, le journal doit son nom à la perspicacité d’Étienne Arago, l’un des deux fondateurs de la première version du Figaro. Il a dû se dire que le personnage de Beaumarchais lui permettrait de donner libre voie à sa propre plume pour dire les choses de façon satirique.
Beaumarchais, je l’ai « fréquenté » à l’école et à l’Opéra de Bucarest par ses œuvres de théâtre et adaptations d’opéra. Je pensais ne plus avoir de surprises avec ce personnage. Mais, l’année passée, je suis tombée à Paris sur le livre « Beaumarchais, un aventurier de la liberté », écrit par Erik Orsenna. Je n’ai pas hésité et l’ai acheté. Je venais de m’intéresser à Abraham-Louis Breguet, le fameux horloger, et voilà que j’apprends que Beaumarchais a aussi vécu dans le monde de l’horlogerie, qu’il a même inventé des mécanismes et avait été nommé horloger du roi. J’apprends aussi qu’il a eu de nombreux métiers, tous les uns dans les autres et que sa vie a été toute une aventure. Son personnage Figaro lui permet de dire des choses sans les dire. Et voilà qu’on retombe dans le sujet qui a subjugué Étienne Arago, homme politique et de lettres, et son copain Maurice Alhoy, chansonnier. Je me dis que les deux ont dû se dire que ce serait le bon titre pour leur quotidien de quatre pages. J’ai l’impression d’être présente au moment du choix du nom… Je sens leur enthousiasme.
Abonnement du Figaro. Je rentre de ma visite à Paris, me dis que je vais écrire un article sur le journal sur ma plateforme et voilà que je reçois, comme dit plus haut, par une voie totalement inattendue, l’abonnement au journal pendant six mois. C’est ce fameux hasard qui a fait les choses. Quand de telles aventures m’arrivent, je sais que j’ai franchi une nouvelle étape dans mon existence.
Actuellement, le monde de la presse doit faire face à de grandes difficultés : les difficultés liées au paysage mouvant des nouvelles font que l’on doive chercher des solutions. Non seulement il y a une concurrence déjà entre journaux, mais encore la télévision, les journaux gratuits, les nouvelles électroniques, les réseaux dits sociaux – comme si un journal, un emploi ne formaient pas un réseau social ! – forment un autre paysage où la presse écrite peine, sans parler de l’histoire du virus qui met plein de gens à terre.
Et que dire du public ? Les gens, pas tous bien sûr, se contentent de nouvelles plutôt médiocres, qui n’apportent pas une réelle nourriture, une réflexion. Je dis souvent que si une personne âgée n’a plus que deux francs pour finir le mois et qu’on les lui vole, on en fait un article et tout le monde crie au scandale ; mais si à cette même personne âgée, il lui manque deux francs pour finir le mois et qu’elle les trouve par terre ou qu’on les lui donne, cela n’intéressera personne. C’est là qu’on doit se poser des questions.
Tendance actuelle sur différents places. Je n’en reviens pas que les médias, les politiques demandent aux gens ce qui leur ferait plaisir de lire ou d’entendre. Je me demande alors pourquoi ils se sont formés. De plus, la langue utilisée dans les médias, je parle de façon générale, a bien baissé. C’est pourquoi il faut souligner les qualités de ceux qui s’y tiennent. Le Figaro fait partie de ces derniers. Je me permets d’insister sur l’un des fondateurs du Projet Voltaire, Pascal Hostachy, qui a créé des modules pour les entreprises aussi. C’est le genre de choses à mettre en relief.
André Oppel. Je ne résiste pas à remettre ici une définition de la culture faite par feu mon ami à la télévision suisse romande. Quand ? Il y a des années, mais c’est toujours d’actualité !
Nous étions sur la même longueur d’onde. Et sa remarque sur la culture reste toujours de mise : tout est culturel.
Note sur la statue de Figaro. Selon Le Figaro du 3 et 4 avril 1874, le journal avait lancé un concours au mois de mai de l’année précédente et c’est le projet des sculpteurs Émile Boisseau et Jean Barnabé Amy, sur 52 (!) qui a été retenu. J’aurais bien voulu être dans la tête des scuplteurs quand la statue a été conçue. Nous voyons ici bas une reproduction du premier lieu où la statue a été exposée. Il faut ajouter que ce premier bâtiment avait été construit dans un style de Renaissance espagnole, imaginé par l’architecte AImé Sauffroy. On peut dire que le cadre était idéal pour la statue !
Image à créditer à Paris Musées. On les remercie pour cette pièce historique. Dessin transmis par J. B. Litzler.
Ce que j’aime dans ma vie, ce sont les croisements imprévisibles des divers chemins que je prends. Une fois de plus, c’est le cas avec Le Figaro. En effet, je viens d’apprendre que le journal local de Neuchâtel, ArcInfo, est aussi lié au Figaro ; il publie dans la section « Monde » des articles dudit journal et là… je ne sais plus quoi dire…
Claude Duneton, le personnage polyvalent dont je parle dans le paragraphe « La langue française », a atterri aujourd’hui dans ma boîte aux lettres sous forme de Les Origimots. Il atterrit le jour où je reçois le feu vert de J. B. Litzler pour que je publie l’article. J’ai l’impression que Claude Duneton est aussi de la partie.
Jean-Loup Chiflet. Autre ancien chroniqueur du Figaro. Je ne devrais plus mentionner le hasard, mais, cela faisait un moment que je cherchais à atteindre cet écrivain amoureux de la langue française. Sa rencontre mérite un article entier. Oui, finalement nous nous sommes rencontrés et là aussi, les suggestions au sujet de l’un ou l’autre de ses écrits ont été acceptées. Un rêve ! Ce rêve continue puisque je vais présenter un spectacle-lecture de deux de ses livres. Jean-Loup m’a donné son accord.
David Brunat. C’est le même genre d’aventure ; le point de départ ayant été un article qu’il a écrit sur le footballeur Justo Fontaine et publié par Le Figaro. En plus, une de ses grand-tantes, modèle chez Matisse, a vécu à Neuchâtel, ma ville ! Un autre rêve.
Jean Maillet. Une fois de plus, Le Figaro m’envoie un signe et je tombe sur le livre 100 anglicismes à ne plus jamais utiliser ! J’étais en train d’écrire un article, pour une fois centré sur ma personne, et voilà qu’en ouvrant au hasard le livre, je tombe sur le mot « selfie ». On dira que je n’arrête pas de tomber si je dis que cela tombait à pic : je venais d’utiliser le mot, or je peux très bien dire « autoportrait ». Ce qui est important dans ce livre, qui abonde dans le sens de mes goûts et de ce que je lis chez Duneton et chez Jean-Loup, c’est la beauté du français, sa richesse, sa particularité. Chaque peuple a son charme et une langue lui correspond. C’est comme les gens. L’enthousiasme créé par la lecture du livre m’a obligée à chercher les coordonnées de l’écrivain, à lui envoyer un mot pour lui demander la permission de le citer et voilà qu’il vient de me l’accorder. Je ne fais que vivre dans un rêve ! De plus, il est musicien et il m’a aussi donné son accord pour utiliser des extraits musicaux dans mes cours et spectacles.
2022 et autre suite inattendue. Je reçois un courriel de la part d’une collectionneuse de petites statues dont une du Figaro, copie conforme de celle du journal. Elle a été endommagée et le fondeur qui la répare aurait besoin de photos de l’original (côté droit et arrière parce que c’est l’instrument de musique qui est abîmé). La dame n’arrive pas à rencontrer un interlocuteur au journal malgré ses nombreuses tentatives. Je lui dis que la prochaine fois que j’irai à Paris, je m’en occuperai et raconte l’affaire à Jean Bernard. On se rencontre et je prends une vingtaine de photos. Ne sachant pas exactement ce qu’il faudrait au fondeur, j’essaie de me mettre à sa place. Voici une mosaïque.
Jean Bernard s’est dit qu’il allait mesurer le socle de la statue. Ce qu’on « lit » dans la photo c’est que Jean Bernard est minutieux, précis et attentif. C’est son portrait. Je ne cesse de dire que tout ce que nous faisons parle de nous. Résultat de la mesure : 65,9 cm X 80 cm pour le socle.
Remerciements. La dame dit qu’elle ne sait comment me remercier. Pour moi, le fait d’avoir aidé me suffit. J’aime rendre service. En créant ma plateforme, j’avais dit que j’aimais rendre service. Cette aventure en est une preuve. La statue a finalement été réparée en 2023.
Les choses s’enchaînent les unes aux autres. La dame me dit qu’à l’époque où sa petite statue a été faite, il était coutume d’en faire cadeau dans les entreprises à des personnes méritantes en fin de carrière. En Suisse, à Neuchâtel, on donnait dans les années (?) des pendulelettes neuchâteloises. Je sais aussi que l’on donnait une montre en or pour les 25 ans d’activité dans une entreprise. Il faut que je parte en quête de données. Une amie journaliste me dit que son père a hérité d’une pendulette de ce genre. On va en faire une photo.
Nouveau logis pour Le Figaro. Il se trouve maintenant à la rue de Provence Nos 23-25, pas très loin de son ancien emplacement. Jean-Bernard m’a envoyé deux photos. Je mets celle de l’entrée et me réjouis de pouvoir aller sur place pour voir le reste.
Le lieu et la photo sont magnifiques. On se dirait dans un rêve.
Mars2024. C’est fait, je suis allée voir le nouveau bâtiment. La photo de Jean Bernard correspond à la réalité. De façon générale, j’aime regarder les reflets dans les miroirs, surtout quand ils s’enfilent les uns dans les autres. Il me semble qu’ils mènent dans d’autres mondes, d’autres dimensions et cela me procure un immense plaisir. C’est une illusion, je sais, mais le symbole est puissant. Dans la photo ci-dessus c’est le plafond en acier inoxydable martelé et poli qui donne cet effet de miroir. Je vogue vers d’autres dimensions en le regardant. Cette photo est complète et pourtant certaines parties, prises séparément, m’inspirent. Si je laisse parler mon inspiration, je vais sortir du sujet. Mais, je vais utiliser la photo que j’ai prise dans deux ateliers que je donne Le mouvement du corps et de l’esprit et Le rêve éveillé. J’aime partir de la réalité et laisser l’imaginaire se dévoiler. En attendant, elle paraît ici dans un autre article (à venir)
Je reprends. Le Figaro loge maintenant dans un bâtiment plus petit dont vous avez une vue générale ici bas. L’extérieur est resté intact et à l’intérieur, entrée rue de Provence, vous avez le bel escalier et au-dessus des bureaux ouverts dénommés open spaces. Avec le télétravail, les habitudes de travail ont changé et de ce fait il y a de la place pour 8/10 employés (ailleurs c’est parfois la moitié) et il y a des petites salles de réunion qu’ils peuvent utiliser pour s’isoler, parler au téléphone, avoir des discussions. Certaines salles sont même équipées d’écrans afin de pouvoir avoir des téléconférences avec l’équipe au complet même quand quelqu’un travaille à la maison.
Le nouveau bâtiment – en fait ce sont deux édifices de 1914 et 1930 respectivement mais déjà unifiés par une petite cour intérieure qui a été revalorisée.
Les sigles F avec la plume croisée en bronze datent du début du journal. Ils sont en pleine forme !
La lumière dans le bâtiment. L’avantage de ce bâtiment dont les fenêtres donnent sur deux rues est que la lumière baigne les fameux open spaces. (Dans l’autre aussi = Q )De plus, la cour intérieure laisse aussi passer la lumière.
Je reprends la notion d’open space. Je fais partie de la génération où chacun avait son bureau et j’ai de la difficulté à me projeter dans ces bureaux ouverts. Dernièrement, j’ai fait des recherches dans une bibliothèque et les générations actuelles ont un comportement tout autre qui m’a obligée à faire des remarques, à prêter (bon, donner !) des mouchoirs afin d’éviter de drôles de bruits, etc. Il me semble avoir vu des casques sur des bureaux des journalistes ; je me dis que certains d’entre eux y recourent afin d’éviter le bruit des voisins trop voisins… Quand même… en plein xxie siècle… Ces espaces ouverts, qui sont plutôt un bureau commun, me font penser aux fabriques.
Les nouvelles technologies. Elles sont prises en compte : les ordinateurs sont reliés aux imprimantes de n’importe quel étage ; ils permettent de réserver les salles de réunion et à l’entrée de ces salles on peut lire, dans un petit écran les moments où elles sont libres ou occupées. Ce sont les temps modernes.
Deux regrets :
il n’y a plus de restaurant, de salle où l’on peut manger ou se retrouver pour prendre un verre. Le fait de se croiser crée une autre dynamique, le hasard fait que l’on tombe à table sur quelqu’un qui vous apporte un autre point de vue, ou le renforce. Lorsque je travaillais au Bureau international du Travail, j’ai fait plein de rencontres au restaurant. Pourtant, au cinquième étage, là où la vue est absolument splendide, il y aurait de la place. Voici la vue (photo de Jean Bernard) où j’ai ajouté celle que je lui ai prise.
En y réfléchissant, Jean Bernard est bien à sa place puisqu’il travaille dans l’immobilier et qu’il a donc un regard particulier sur tous les bâtiments, même sur le Sacré Coeur tout au fond !
Pas moyen de faire une photo de Figaro sans reflets.
Où est la statue de Figaro ? Dans l’ancien bâtiment, Figaro était dans la cour où il pouvait être vu de tout le monde et surtout de ceux qui étaient au restaurant, puisqu’ils étaient au même niveau. De plus, la cour était protégée par un toit en verre. Actuellement, la statue se trouve aussi dans la cour, mais on n’y a pas accès et elle se trouve à l’intempérie. Si on veut la voir, il faut aller à droite de l’escalier de l’entrée et entamer la descente à travers une vitre qui a des reflets…
2025, 1909 et 1924. Drôles de dates ! Je commence par 2025 parce que c’est cette année que j’écris un article sur la papaterie Bourquin de Neuchâtel et qu’on y trouve des crayons de la marque Carand’Ache. Or, à l’origine de ce nom on trouve Auguste Bodin, dont le nom pseudonyme était Carand’Ache, nom sous lequel il publiait ses dessins humoristiques dans Le Figaro ! Je suis comblée. C’est en 1924 que l’entreprise adopte le nom de l’humoriste.
La suite est à venir.
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Quand on est de ce monde, on ne peut faire autrement que se référer au temps. Et ce temps m’a dit que la descendante de monsieur Breguet, la dame avec laquelle j’avais eu un contact absolument fabuleux a fini son temps au mois d’avril. Il est des rencontres qui vous marquent comme si elles avaient duré tout une vie. Cela a été le cas cette fois-là. Les regards échangés, les sourires spontanés, le fait que je m’intéresse réellement à Abraham-Louis Breguet et surtout le fait que nous parlions toutes les deux le russe a créé un lien particulier.
Désirant revoir la maison familiale, je me rends sur les lieux et fais la connaissance d’une autre personne de la famille qui me dit que le vœu de la dame qui parlait le russe avait été celui d’écrire l’histoire de la maison. Cela tombe bien, j’aime l’histoire, je trouve que les bâtiments, petits ou grands, sont témoins de bien des histoires, qu’ils rendent service et qu’on se doit de les respecter. Je reprends, dès lors, une photo de la maison.
Dans l’état actuel, les locaux de la manufacture correspondent à l’entrée bleue et à celle vert foncé; la vert olive est celle des papeteries Gaubert, à quelques années près, non pas contemporains de monsieur Breguet, mais contemporains de la manufacture.
Pour faire une photo de la maison actuelle sans voitures, sans passants et sans arbres… c’est demander la lune ! Mais on reconnaît bien le bâtiment.
La maison Breguet originale était en tous points semblable à celle d’à côté – vitrine entourée en vert avec l’écriteau en jaune – où se trouvent depuis 1830 les Papeteries Gaubert. La maison Breguet abrite encore des membres de la famille. C’est très touchant. Quant au nombre d’étages, le 3e, celui où a habité A.-L. Breguet, a été modifié , avancé, et on a ajouté deux étages.
Monsieur Florent Arnulf, Papeteries Gaubert. Je remercie monsieur Florent Arnulf, propriétaire des Papeteries Gaubert. En effet, si j’ai pu mettre côte à côte l’allure de la maison du temps de la manufacture – on y voit l’enseigne – et celle d’aujourd’hui, c’est parce qu’il m’a permis de prendre en photo la gravure originale qu’il possède. C’est dire si, une nouvelle fois, je me sens portée par « la chance ». J’ai l’impression d’avoir présenté la carte de visite de monsieur Breguet.
À l’intérieur de la maison. J’ai eu la chance de pouvoir entrer une nouvelle fois dans la maison et de m’assoir sur le petit banc du deuxième étage. J’ai pu imaginer Abraham-Louis Breguet monter les escaliers pour aller chez lui au 3e étage et les descendre pour se rendre dans sa manufacture. C’est impressionnant. Je sens le bois craquer…
Lorsque j’ai commencé à écrire cet article, je m’étais demandé où était l’entrée de la manufacture car il y a des portes des deux côtés du bâtiment. Mais, le nom de la manufacture figure sur le devant et si on est horloger, l’entrée « Quai de l’Horloge » porte alors bien son nom. De toutes façons, pour accéder à son 3e étage, monsieur Breguet devait monter par les escaliers photographiés et dont l’accès se trouve justement peu après la porte d’entrée.
Le temps, ce temps que A.-L. Breguet a si bien mesuré a passé et le hasard qui est devenu mon ami viennent de m’apporter une réponse. La manufacture se trouvait bien devant (la maison était mitoyenne avec celle de derrière) et au début, son adresse était 51, Quai des Morfondus et qui par un heureux concours de circonstances est devenu 39, Quai de l’Horloge. L’information a pris quelques détours pour me parvenir. J’ai reçu inopinément une offre gratuite pour consulter pendant trois mois la banque de donnée des Bibliothèques nationales de France, via RetroNews ; j’ai consciemment mordu à l’hameçon et me voilà riche de bien d’informations que je ne savais comment obtenir.
Quelques informations supplémentaires : « A.-L. Breguet s’est installé dans la maison en 1775 – maison construite sous le règne d’Henri IV – a logé tout de suite au 4e étage » (je ne sais comment le journaliste a compté les étages, à l’époque il y a bien quatre étages, mais si le premier est le rez-de-chaussée, celui où a habité l’horloger est le 3e) et installé sa manufacture au rez-de-chaussée. À ce moment-là, le bâtiment était la propriété de la duchesse de Polignac. Après la Révolution, en 1796, il a pu l’acquérir pour la somme de 3’000 livres en tant que bien d’émigré (sous les Jacobins). Les générations dont je parle dans le premier article sont passées par là. C’est fabuleux de se dire que tant d’idées dans l’horlogerie, l’électricité, la téléphonie ont pris forme dans ces murs. Je suis fascinée.
Remerciements au personnel qui a compilé et scanné les documents qui forment la base de données de RetroNews et qui m’a donné la permission de citer la source que vous pouvez consulter ici. Je remercie tout particulièrement l’auteur de l’article, le journaliste Claude Francueil.
Voici des photos de l’intérieur de la boutique dont les murs et les marches datent de l’époque d’Abraham-Louis Breguet.
C’est émouvant, en tout cas pour moi, d’imaginer qu’Abraham-Louis Breguet a pu passer par là. Il me semble qu’il vient juste de passer…
C’est donc au rez-de-chaussée que se trouvait l’atelier d’A.-L. Breguet. Je suis émue de marcher dans ces lieux où toutes les inventions et créations de cet horloger ont vu le jour. J’ai évité à grand regret de surcharger l’article précédent avec des photos des montres, mais du fait qu’on « se trouve » dans les lieux, je ne peux que profiter de la situation pour les mettre ici et m’imaginer qu’elles sont sorties de ces lieux.
Je souligne le sens de l’adaptation de monsieur Breguet au goût du propriétaire avec cette montre pour le marché turc.
La finesse d’esprit d’A.-L. Breguet. On a lu dans l’autre article que l’horloger ne faisait pas deux montres pareilles. Même pas celles de souscription. Le succès frappant à sa porte, les copieurs, les faussaires sont venus se servir de ses inventions en fabriquant des montres à son insigne. Mais, Breguet est un fin esprit : chaque montre Breguet est dotée d’une signature en filigrane et d’un nombre individuel qui n’a aucune logique reproductible. De la sorte, toute contrefaçon était vite mise au jour. De plus, le guillochage artisanal, dont il avait fait une marque de fabrique et les cannelures qui ornaient les montres, soulignant encore le caractère élégant de la montre, rendaient la copie plus que compliquée. C’est un autre aspect de l’esprit d’A.-L. Breguet, auquel je rends hommage.
Anecdotes. Il doit y avoir de très jolies histoires à raconter au sujet des commandes et livraisons des garde-temps. En voici une, toujours glanée dans les archives de la Bibliothèque nationale de France (BnF) : « En 1885, ( le tsar de Russie) Alexandre iii. envoie , de Cronstadt à Dunkerque, un torpilleur uniquement chargé d’y prendre livraison d’une pendule » que Breguet lui avait faite ! Un vrai délice. En voici une autre : un navire qui transportait des chronomètres et horloges Breguet fut attaqué par un pirate. Mais, ce pirate était un homme de goût et il a restitué le tout ! Le nom du pirate n’est pas mentionné et je le regrette. Je le salue depuis ce xxie siècle !
Château des Monts, Le Locle, Suisse. Comme cette histoire a trouvé ses débuts au château des Monts, musée d’horlogerie du Locle, je ne peux m’empêcher de mettre la photo de deux montres, qui se trouvent au musée et qui ont échappé à l’appétit de M. Hayek, ainsi qu’un portrait du héros (à défaut d’un selfie !).
On reconnaît une montre à tact et une montre de souscription.
J’ai mis volontairement les montres un peu plus haut que le personnage pour indiquer qu’elles sont sorties de son imagination.
Monsieur François Aubert, président du comité du Musée, et madame Marlène Rüfenacht, archiviste. Ils sont des personnages-clefs dans cette histoire et je les remercie de m’avoir facilité la prise de photos et d’avoir partagé avec moi leur savoir. J’en sors bien enrichie. Je sais par expérience qu’il ne suffit pas d’occuper un poste, il faut encore avoir l’amour de la chose et c’est leur cas.
Maintenant, on peut sortir de la maison et voir l’allure de la maison par derrière.
Vue de derrière, voici la maison qui va depuis la terrasse de Ma salle à manger à la boutique Paire et fils, peinte en bleu. La carte de visite de mosieur Breguet continue de jouer son rôle et m’a permis d’entrer en relation avec la patronne du restaurant et celui de la boutique de chaussures qui a un si joli nom !
Ma salle à manger. Les choses s’imbriquent les unes dans les autres et Florence Rouffet, la patronne du restaurant, me dit qu’elle a eu un coup de foudre pour ce local il y a dix-huit ans, qu’elle l’a retapé à sa façon pour le mettre en valeur et qu’il avait été fait dans les années 1990 par Jean-Michel Wilmotte. En ces périodes de virus, elle fait au mieux pour le garder ouvert. Cela correspond bien à son caractère joyeux et pratique.
Ce sont quelques uns des paysages quotidiens d’A.-L. Breguet : la Pace Dauphine, la rue Dauphine et la statue d’Henri IV, Henri le Grand, sur le Pont Neuf. À noter que la place, la rue et le pont ont été construits sur ordre de ce grand roi.
Daguerréotype. Le daguerréotype est le premier système – inventé par deux Français, Nicéphore Niépce et Louis Daguerre – qui permet de garder une image de façon permanente. Les dernières informations permettent de croire que le premier daguerréotype d’un être humain fut pris justement au pied de la statue d’Henri IV, sur le Pont Neuf. Il date de 1837, soit après le héros de mon histoire.
Le Pont Neuf. C’est la première fois qu’on construit à Paris un aussi grand pont et il l’est tout en pierre. Auparavant, ils l’étaient en bois et « habités »; c’est-à-dire que la plupart du temps des artisans y installaient leur boutique au rez-de-chaussée et habitaient au-dessus. Le tout étant en bois, les crues, les vents et le feu faisaient ravage ; si c’est Henri III qui le commence, c’est Henri IV qui le finit en 1607. C’est une prouesse architecturale qui utilisera la pierre calcaire. Ce pont, pour la première fois aussi un pont n’est pas couvert, reste le pont le plus ancien de Paris. C’est aussi la première fois qu’on construit des trottoirs ! Voici une photo.
C’est peu à peu que l’idée d’écrire ce second article s’est mise en place dans mon esprit. Au moment du montage des photos, je me suis aperçue que mon appareil s’était mis, pour une raison qui m’échappe, en mode « BD ». Voilà l’explication du style de la photo.
L’Histoire. L’Histoire, avec H, ce sont les grands hommes, les grandes personnalités qui la construisent (je range les femmes là dedans aussi, je trouve ennuyeuse l’écriture inclusive. C’est comme si une fois que la soi-disant parité sera établie que les hommes voudront avoir leur peronnalite, car le mot personnalité sera considéré comme féminin ! On tombe dans le ridicule bien des fois). Mais l’histoire, avec un petit h est faite par des actes irréfléchis, incomplets, chargés parfois de rage, de vengeance. C’est ainsi que la statue d’Henri IV fut jetée à bas lors de la Révolution et remise en place en 1818. L’horloger eut le temps de l’admirer puisqu’il ne quitta notre monde qu’en 1823. Ce qui est intéressant c’est que pour la restaurer des gens de toutes conditions ont cotisé pour remettre le monument sur pied.
Breguet à la Tour Eiffel. Après toutes ces histoires, je vais à la Tour Eiffel, m’assieds sur un banc – quelle chance là aussi, pas beaucoup de monde en période de « virus » – je lève le regard et devant moi je lis :
C’est le premier nom que j’ai lu « Breguet ». Il s’agit du petit-fils, Louis François Clément Breguet, le physicien. On est en famille et les Breguet me font signe ! Je remercie Gustave Eiffel d’avoir mis en évidence le nom de savants et autres personnages qui ont fait un apport à l’Histoire de la France. Je me dis qu’A.-L. Breguet y avait aussi sa part.
La maison Breguet en 1832. Il y a quelque temps, j’ai vu une émission de la chaîne de télévision RMC au sujet de la construction des ponts et ai découvert le magnifique tableau de Canella qui se trouve au musée Carnavalet ; l’une des responsables du service de communication du musée m’a indiqué comment télécharger l’image. Je la remercie.
Giuseppe Canella (1788-1847). « La Cité et le Pont-Neuf vus du quai du Louvre ». Huile sur toile, 1832. Paris, musée Carnavalet.
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La révision a consisté à mettre en relief le rôle de Mileva Marić, la première femme d’Eisntein ; celle qui l’a aidé à passer ses examens lorsqu’ils étudiaient à l’école polytechnique de Zurich, celle qui passait ses nuits avec lui à faire les calculs. Pourquoi est-ce que je reviens sur le sujet ? Tout simplement parce que j’ai trouvé sur la Toile un article écrit par la physicienne Pauline Gagnon et qu’elle regrette que l’on ait oublié le rôle de Mileva. Je lui ai écrit et, miracle ! elle a répondu. Elle m’a donné la permission de mettre le lien pour sa plateforme, là où se trouve l’article. Les mots écrits par Mme Gagnon m’ont rappelé ceux que j’avais entendus de la part d’un autre professeur de physique que j’ai eu au lycée, M. André Bourquin, qui justement disait en classe que celle qui faisait les calculs était sa femme et que toute sa vie Einstein avait eu besoin de mathématiciens pour ses travaux. Je viens encore de l’entendre de la bouche de l’autre physicien qui retient mon attention, Jean-Pierre Garnier Malet. Seulement, cette information est souvent ignorée. Je fais de mon mieux pour rétablir l’équilibre.
Je suis donc très reconnaissante à la physicienne Pauline Gagnon d’avoir mis en relief le rôle de Mileva dans la vie d’Einstein et de m’accorder sa confiance.
Einstein fait partie de la vie de tout le monde, même si bien d’entre nous l’ignorons. Il a fait irruption dans ma vie, sur la pointe des pieds – pour prendre l’image de l’un de mes mondes – lorsque j’étais à l’« École supérieure de jeunes filles » de Neuchâtel et que j’ai fait un exposé sur lui dans le cadre du cours de physique. Mon professeur, M. Malki, avait été très satisfait. Puis, à chaque fois que j’ai eu l’occasion d’acheter un livre sur lui expliquant de façon simple ses théories, je l’ai acheté. J’en ai une collection et le moment d’en faire la synthèse est arrivé. À dire vrai, j’ai commencé, l’année passée, à prendre des cours de physique avec Knut, le photographe attitré de mes activités et dont la première passion avait été cette matière avant de se tourner vers la médecine. J’ai intitulé nos rencontres « cafés atomiques », le café c’est lui qui le boit et comme nos discussions tournent autour des atomes et autres particules physiques…
Il faut ajouter qu’une série d’événements se sont, en plus, succédé récemment et qu’ils m’ont conduite à aller revoir la maison d’Einstein ; cette fois-ci de façon consciente, à tel point que j’ai eu l’impression qu’il était là. C’est certainement le produit d’une superposition de temps ou de dimensions temporelles et mon désir de le remercier pour ce qu’il m’apporte via d’autres personnes.
Alors, la Maison Einstein. J’ai une affection particulière pour cette maison : le fait que pareil savant ait vécu à Berne a toujours soulevé une émotion en moi ; les savants célèbres avaient toujours une connotation d’un lieu lointain ; là, j’ai sa maison, son appartement, plus précisément, tout près de ma ville et il a respiré, pour ainsi dire, le même air que moi.
Lors de mon avant-dernière « visite » chez Einstein, les fenêtres étaient ouvertes. C’est un bon signe !
Pour accéder à ce deuxième étage, on gravit une série de volets de marches. Je suis émue en les gravissant et en pensant qu’Einstein et sa femme les avaient aussi utilisées. Les deux époux les ont gravies, pour la première fois, en 1903.
Ce sont des meubles qu’on trouvait au début des années 1900 ; c’est une reconstitution de l’ambiance mais c’est très touchant. Les tapisseries sont celles de l’époque, restaurées. Le sol est aussi d’origine.
La salle à manger est certainement l’endroit qui a certainement le plus servi aux calculs de Mileva et Albert Einstein parce qu’il y avait de la place pour écrire. Le fils, Hans-Albert, rapporte qu’il se rappelle ses parents travaillant ensemble tard la nuit à la table de la salle à manger !
Toutes les portes sont grises avec des teintes bleutées et des dessins dorés. Ils sont en accord avec ceux du plafond.
Une porte semblable, mais bien plus large conduit du salon à la chambre de l’enfant né à cette période, Hans-Albert et, ensuite, on arrive dans la chambre à coucher du couple Einstein. En fait, on ne s’en rend pas vraiment compte, tellement on est pris par le fait que les Einstein ont habité l’endroit et, de plus, c’est là que se fait l’accueil de la visite, avec les tickets d’entrée et les livres et cartes postales qu’on peut acheter. Mais, si on y prête attention, on est ému de voir qu’on marche sur le plancher d’origine !
Mais, la pièce maîtresse du musée est le bureau d’Einstein ! C’est celui qui se trouvait au Bureau des Brevets. On imagine bien EInstein, entre deux ou trois brevets, s’interroger sur la formule devenue célèbre : E = mc2.
La première de couverture montre Einstein en train de réfléchir. On a tous entendu parler de la formule E = mc2, même si on n’en connaît pas le sens profond ; mais Einstein a travaillé, cherché, s’est interrogé avant de trouver cette équation si claire et si brève. Le dessin est une pure réussite !
J’ai un peu rétréci les images afin d’enlever les chantiers actuels et quelques voitures. C’est aussi, à peu de chose près, la vue que les Einstein avaient depuis les fenêtres de leur salon. Il faut simplement imaginer les personnes habillées à la façon des années 1900 et les voitures tirées par les chevaux.
On devine aussi, à côté du cadran astronomique, le carillon qui sonne les heures pleines, spectacle qui fait la joie de tous les touristes.
Un mot au sujet du parc des ours. Pendant des années, il y a eu la fosse aux ours et régulièrement, il y avait des remarques au sujet de la détention de ces animaux qu’on ne sentait pas heureux. Je me rappelle que lors de ma première visite à cet endroit, j’avais trouvé triste cette vue. Il y a eu une amélioration au milieu des années 1990 et finalement, en 2004, il y a eu l’aménagement du parc actuel et les ours sont quasiment en liberté. C’est un tout autre paysage et la preuve que l’on peut changer des choses sans violence.
Ce fameux hasard qui n’existe pas a fait qu’au moment où je suis allée à La Maison Einstein pour la troisième fois, il n’y avait pas beaucoup de monde et même si on passe par les mesures inévitables dues au virus qui circule, je suis plus qu’émue en photographiant ce bureau unique et en le touchant. Ce sont des choses qu’on ne peut partager avec autrui, mais je suppose que nous avons tous des moments où les choses nous parlent. Je remercie infiniment le personnel qui m’a si bien accueillie et qui m’a permis d’accomplir une sorte de rêve. Je suppose qu’une même passion nous unit. C’est une très belle chose. De plus, j’ai pu exceptionnellement déposer mes affaires dans la chambre des Einstein pour aller faire un bain dans l’Aar ; chose que je n’avais jamais faite, tout près des ours desquels je viens d’écrire. C’est le genre d’aventures qui me rendent meilleure.
Le livre de Fiami « Les vies d’Einstein » a aussi participé de mon enthousiasme du fait qu’il se situe justement dans la période vécue par Einstein dans cette maison. Désirant en savoir plus, j’ai pris contact avec l’auteur qui a aimablement répondu à mes questions :
Non, personne ne m’a proposé d’écrire le livre. Il se trouve que je venais de publier en 2002 la BD « Tous à l’expo »- au moment de notre dernière exposition nationale – et que le responsable de la communication du CERN m’a dit que 2005 serait l’année Einstein en Suisse : on aller fêter les 100 ans de la publication de la théorie de la relativité restreinte. Fiami se dit tout d’abord qu’il n’est pas scientifique, que ce n’est pas son domaine et finalement se dit que s’il arrive à comprendre, il pourra faire que d’autres personnes comme lui s’intéressent à Einstein. On peut très bien suivre le cheminement de la pensée chez Fiami. On pourrait même en faire des images d’une BD !
Je pense qu’on peut instruire avec de l’humour, m’explique Fiami et d’ajouter cela m’a incité à continuer sur la lancée et à écrire et publier « Les vies de Galilée » en 2009, année de l’astronomie, « Les vies de Marie Curie » en 2011, année de la chimie et « Les vies de Newton » en 2018, sorte de Post Scriptum aux trois premiers livres, précise Fiami ;
Ce dernier livre a été lancé à la fondation Bodmer en présence de Michel Mayor un mois avant qu’il ne reçoive son prix Nobel ! Prix reçu avec Didier Queloz pour avoir découvert en 1995 la première planète hors de notre système solaire et autour d’une étoile de type solaire ;
Je dis à Fiami que j’ai été très émue en lisant la reproduction, sous forme de carte postale, de l’annonce d’Einstein dans le journal local : cours privés de physique et de mathématiques pour étudiants et élèves. L’avis finit ainsi « Probestunden – première leçon- séance de mise au point – gratis ». Fiami explique : Einstein se trouvait à cette époque au chômage. Il vivait à la Gerechtigkeitgasse à ce moment-là. Il devait avoir son caractère et personne ne voulait l’avoir auprès de lui. Je sais qu’il est connu qu’Einstein ne voyait pas les choses de la même façon que la majorité et qu’il était « un peu direct… » Personne n’aime se sentir déstabilisé… Probablement, dit Fiami. Il était donc au chômage avec femme et enfant ! Alors, il donne des cours.
Les mots de Fiami m’ont rendue curieuse et c’est ce qui a fait que je suis retournée une troisième fois à Berne en trois semaines (un ami m’a demandé si j’avais un abonnement de train !) et j’ai retrouvé la maison. La voici :
Peu de gens, même à Berne, connaissent cette maison. Einstein habitait ici au premier étage dans une chambre « parcimonieusement » meublée » – lis-je dans l’un des livres que je consulte. L’adresse est mentionnée au dos de la carte postale reproduisant son annonce. L’annonce du journal local date du 5 février 1902. Sur l’une des colonnes de l’arcade en face de l’immeuble, on trouve un écriteau qui dit que c’est là qu’Einstein écrivit son article sur les forces moléculaires !
Je fais une parenthèse au sujet des portes. Il me semble que peu de gens accordent de l’attention aux portes et c’est le cas de mes élèves de danse. J’ai fini par créer un exercice intitulé « La danse de la porte ». Les portes sont magiques, elles sont témoin de plein d’histoires. Regardant celles de la maison d’Einstein, elles me disent bien choses et me transportent temporellement ! Il faut bien les traiter et surtout ne pas les claquer.
Voulez-vous savoir combien Einstein demandait par heure ? Fr. 3.- et ma source est Fiami. Il est difficile de se faire une idée de la somme demandée, mais on verra un peu plus loin le salaire qu’il a pu avoir lors de son engagement par la Confédération.
Une des choses fascinantes dans ma vie ce sont les coïncidences – sœurs de ce fameux hasard qui n’existe pas – en l’occurrence, cela fait quelques années que je rends visite à Max, propriétaire d’une boutique « Antics und Puppenklinik » à la Gerechtigkeitsgasse 36, soit la maison qui juxtapose celle d’Einstein (où est passé le 34 ? Ce n’est pas important). Le fait est que, je suis passée bien des fois devant cette maison… Maintenant, je sais.
Fiami m’a aussi dit que c’est grâce à une intervention appuyée de son ami Marcel Grossmann qu’Einstein a pu entrer au bureau des Brevets. Je cherche l’adresse et me rends sur place. Tout cela me rend Berne encore plus sympathique. Berne est une belle ville avec de très jolies boutiques, dans de petits locaux, des vitrines extrêmement soignées, une rivière magnifique – je suis très sensible aux cours d’eau – et voilà qu’elle prend une autre dimension pour moi.
Albert Einstein est engagé le 22 juin 1902 et le 16 juillet le Conseil fédéral le nomme fonctionnaire fédéral, expert technique stagiaire de 3e classe. En effet, à l’époque c’est le Conseil fédéral qui nomme les fonctionnaires. Son salaire mensuel était au début de CHF. 290.-, puis quand il est devenu expert technique de 2e classe, en avril 1906, il s’est élevé à CHF. 375.- Comme je le dis plus haut, on ne peut pas dire grand-chose sans approfondir la question, mais ce salaire l’a bien soulagé. Lors de son engagement, il avait écrit à Miléva, qui n’est pas encore sa femme et qui jouera un si grand rôle dans sa vie professionnelle, qu’ils seront riches à Berne.
Un exemple du rôle de Mileva dans la vie d’Einstein. Lorsqu’en 1908 Albert, elle et Conrad Habicht construisent un voltmètre ultrasensible – c’est Mileva qui fait le travail expérimental – Albert en rédige la demande de brevet sous le nom Einstein-Habicht. Ce dernier demande à Mileva si cela ne la dérange pas de ne pas voir son nom et elle répond : « Warum ? Wir beide sind nur ein Stein. » (Pourquoi ? Nous deux ne sommes qu’une seule pierre », signifiant, nous ne faisons qu’un.) Source : Agence Science-Presse, 22.12.2016, article écrit par la physicienne Pauline Gagnon.
En tous les cas, c’est à Berne qu’Einstein dit avoir vécu la période la plus heureuse et la plus productive de sa vie. C’est aussi une période où il ne rend de compte à personne et où il peut suivre son instinct. Liberté de travail et de pensée vont de pair. Nous le savons tous, dès qu’il y a une contrainte, le paysage perd de son harmonie. Voici les mots d’Einstein « La formulation d’actes de brevet fut une bénédiction » et « salutaire pour un homme comme moi ». Remarquons aussi que si Einstein dit avoir eu sa période la plus productive à Berne, c’est aussi celle qu’il a vécue avec Mileva la forte en calculs !
Mais revenons au livre si bien écrit par Fiami. Il m’a donné la permission de reproduire ce qui me semblait intéressant pour mon article et cette liberté inespérée rend la chose difficile tellement il y a des trouvailles. Celle qu’on trouve de prime abord est le nom d’Einstein lui-même :
En suivant la vie d’Einstein dans la BD de Fiami, Einstein passe d’Enalithos à Al’Bhereinstein quand il rencontre le grand mathématicien Al Khawarizmi, Alberto Unsasso lorsque Fiami le fait voyager à Padoue pour rencontrer Galilée ; je ne mentionne pas tout pour vous laisser la surprise, mais Einstein se dit que sans sa femme Miléva, il n’aurait été que « Halbstein ». Je trouve tout cela ingénieux !
Je ne résiste pas à l’envie de passer par d’autres endroits qui ont « vu » Einstein. Je me suis rendue à l’endroit qui lui a procuré du bien-être financier et intellectuel, car c’est aussi là qu’il a analysé plein d’autres projets et qu’il a affûté son esprit.
Cette idée lui est aussi venue sur le bureau photographié plus haut et qui se trouvait à l’office des brevets devenu l’Office fédéral de la Propriété intellectuelle.Le bureau d’Einstein était au 3e étage, mais on n’arrive pas à le situer… l’imagination remplira ce manque d’information…
Une fois que je me lance dans un sujet, je n ‘arrive plus à m’arrêter ! Il faut quand même penser à une fin. Disons tout de suite que j’ai commandé et reçu les trois BD sur Galilée, Marie Curie et Newton publiées par Fiami. Je ne peux que les recommander, tant les enfants que les adultes de tout ordre s’y retrouveront !
Je voudrais aussi remercier et féliciter le groupe de physiciens qui a eu l’idée de louer cet appartement et d’en faire un musée.
Un mot sur les théories d’Einstein développées à Berne (à suivre).
Pour finir, reprenons une de ces délicieuses pages de Fiami. J’ai reproduit celles où il y a de l’humour, mais il y a celles où on se rappelle ou apprend que les nombres viennent de l’Inde, que ce sont les Arabes qui les ont fait connaître, et que Démocrite parlait des atomes avant que ceux-ci n’entrent officiellement dans la science, 23 siècles plus tard ! On était alors en 400 av. J.-C.
Parenthèse au sujet des chiffres. On parle des chiffres arabes et des chiffres romains. En fait les chiffres arabes sont nés en Inde. C’est à l’Inde que l’on doit les chiffres de notre système décimal, le zéro y compris. Alors, où est la logique ? La graphie a bien changé, mais le système a son origine là-bas. On ne va pas discourir sur le moment où les chiffres sont nés, c’est une nécessité dans notre monde. Il y a une autre curiosité à relever : dans le grec ancien, les lettres servaient tant à écrire qu’à compter, chaque lettre représentait un nombre. Nous en conservons l’expression l’alpha et l’oméga, soit le début et la fin.
Le physicien Jean-Pierre Garnier Malet. C’est en faisant ses calculs sur le dédoublement du temps et de l’espace qu’il a découvert qu’en réalité, l’alphabet grec devait avoir 27 lettres, or l’alphabet grec moderne n’en a que 24. Après des recherches, elles ont été trouvées et GM a reçu une ovation à Athènes !
Fin de la parenthèse et suite et fin avec Fiami :
J’ai dû faire des découpages afin de rendre le texte compréhensible. La qualité n’est pas géniale, car je n’aime pas éventrer les livres et j’ai fait au mieux pour cela.
Je ne peux que vous recommander une visite à La Maison Einstein, la lecture des livres de Fiami dont voici le lien et, bien sûr, l’article de la physicienne Pauline Gagnon qui elle-même recommande la lecture du livre « Mileva Marić Eintein ; ma vie avec Albert Einstein », écrit par le professeur Radmila Milentijevic.
J’ai fini par trouver ces deux timbres que je me fais une joie de mettre ci-dessous. C’est grâce aux bons services de M. Prvoslav Jankovic, Serbie, et de « histoirepostale.83, France, via Ebay que j’ai pu les obtenir. Je les remercie. En plus, tous les deux ont mis de très beaux timbres sur leurs enveloppes. Ah ! la beauté, c’est inestimable !
Ce qui est magnifique c’est que j’ai passé commande des deux timbres à des endroits différents en des temps différents et… qu’ils sont arrivés le même jour ! Si ce n’est pas un signe…
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Chaque année, je dois revoir de fond en comble les affaires que j’ai dans mon studio de danse du fait qu’il est humide. C’est un exercice quelques fois démoralisant, mais qui me donne, une fois fait, bien du plaisir.
Cette fois-ci, je range mes cartons contenant des costumes et m’aperçois qu’il y a un tas qui ne repose pas sur une surface de même hauteur. Il n’y a pas d’autre endroit pour les cartons. Il faut trouver une solution.
J’ai fait les photos sur le banc fait par Ernest Grize, le premier régissseur du Centre culturel neuchâtelois, et que j’ai repeint à ma façon.
L’alignement est bon, mais, je pourrais mettre encore un petit carton derrière le papier pour lui donner une apparence lisse. Ce sera une autre fois.
Ce qui me semble intéressant dans cette histoire, c’est que le couvercle d’un carton continue son existence sous un tout autre aspect que celui pour lequel il avait été destiné. Il me semble que c’est ce qui nous arrive quelques fois. On pense qu’on est utile ici et finalement c’est ailleurs que nous le sommes.
Dans cette aventure aussi, le bout de carton aurait pu simplement être plié et remplir le nouveau rôle que je lui ai donné, mais, il m’a paru évident de le remercier pour son service en l’emballant avec soin. Ici aussi, ce n’est pas parce que notre rôle n’est pas majeur que l’on ne doive pas prendre soin de ce qu’on a à faire, ou qu’on ne doive pas traiter avec élégance ceux qui nous rendent service.
Personne ni nulle chose n’est insignifiante, peut être la moralité de cette histoire. Et elle me rappelle celle que est arrivée à l’un de mes amis de Bucarest et à un sac de Zurich. Mon ami Ticu se promenait au centre de Bucarest et voilà qu’il croise une dame portant un sac en plastique avec des illustrations de Zurich. Ni une ni deux, il s’approche de la dame et lui demande s’il pourrait avoir le sac. Elle, on ne sait pas ce qu’elle pense, mais lui donne le sac. Arrivé chez lui, Ticu découpe le sac en fait une bande et décore une de ses lampes. L’effet a été somptueux et tous ceux qui allaient en visite chez Ticu admiraient la lampe. Personne, pas même celui qui avait fait l’image de la ville de Zurich, n’aurait pensé que ce sac pourrait avoir un tel destin. Je trouve cela magnifique !
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Liens vers d’autres articles où réparations et rangement = mettre de l’ordre en soi. C’est sûr qu’à chaque fois que nous réparons et rangeons quelque chose, il y a une correspondance en nous :
Cette drôle d’expression s’applique tout à fait aux deux états par lesquels je suis passée en quelques heures : d’un « mince alors ! Il ne manquait plus que cela », à « quelle chance, maintenant, je sais comment faire ! »
Tout a commencé parce que mon studio de danse a été inondé lors de la dernière grande pluie et que je fais des allers-retours avec des choses pour les laver, sécher au soleil, réparer. À un moment donné, je mets diverses choses dans mon sac, dont une avec de l’eau et vais à mon studio. Je trouve une astuce pour suspendre des cylindres dans une armoire, et trie mon matériel de réparations. Au moment de partir, je regarde dans mon sac, m’aperçois qu’il y a un peu d’eau, sors mon portable ; il a un drôle d’air, il a l’air de sortir du bain et affiche « votre carte Sim est bloquée, veuillez introduire votre code Puck ». Je tapote sur le clavier sans succès. C’est là que je me dis « Il ne manquait plus que cela ! » Sans le vouloir, j’imagine une dépense supplémentaire… un film désagréable.
Je sonne chez ma voisine, lui explique la situation et elle me dit que sa fille a laissé tomber son téléphone dans le lac et qu’elle l’a récupéré avec ses fonctions après l’avoir laissé une nuit dans du riz. C’est vrai, je me rappelle que le riz a des propriétés fantastiques.
Après avoir regardé une vidéo sur la Toile, je réussis à enlever la carte Sim. Je passe ensuite chez mon fournisseur téléphonique et le vendeur me dit que mon téléphone est fichu et que je dois en acheter un autre. Mais, miracle, il le manipule et l’appareil s’allume. Il me dit d’attendre le lendemain pour remettre la carte Sim. Je passe chez les vendeurs d’Inter Discount qui me conseillent la même chose que ma voisine anglaise, à savoir, de le laisser 24 heures dans du riz.
Une lumière s’allume dans mon esprit et je demande à l’un des vendeurs que je connais bien si je peux faire des petits sacs de riz pour absorber l’humidité de mon studio de danse. Il répond affirmativement. Je demande si je peux les faire en plastique, il dit que le riz ne va pas pouvoir agir (c’est évident, ai-je pensé une fois qu’il m’a donné son explication) et que le mieux serait des sacs en papier.
Je passe au supermarché, achète du riz en bonne quantité. J’ai de la chance, il y a une promotion et je bénéficie d’un rabais. La chance tourne !
Je rentre chez moi et plonge mon téléphone dans du riz.
Entre temps, les idées se sont bousculées dans ma tête et j’ai une image pour les sacs ; je cherche la boîte où j’ai rangé un tas de petits bouts de tissu blancs. Je me dis que je vais faire des petits coussins. J’ai besoin d’au moins 50 petits paquets… Je voudrais quand même les faire jolis. Ce n’est pas parce qu’ils ne vont contenir « que du riz », « que personne ne va les voir », qu’ils doivent être faits n’importe comment. Mais, je ne vais pas non plus passer des heures…
Je trouve une solution. Les ciseaux achetés dans un magasin qui n’existe plus en ville coupent en zigzag, les bordures seront ainsi jolies. J’ai coupé et cousu des petits sacs pendant une heure et passé une heure et demie à les remplir et à les fermer à la main. Ce sont deux heures et demie mais je ne vois pas le temps passer car je me dis « quelle chance, avec cette histoire du portable mouillé, j’ai trouvé une solution à mes problèmes d’humidité à bas prix et en plus jolie ! ».
Le hasard, qui, je le dis une fois de plus, n’existe pas, a fait que mes sacs sont en majorité de la bonne grandeur, à savoir qu’ils peuvent contenir les 40 gr de grains de riz recommandés sur la Toile. Pour les petits, j’en mettrai deux selon les endroits. C’est connu, l’appétit vient en mangeant et d’autres idées surgissent pour que des jolies formes avec des grains de riz décorent ma salle, certaines se fondront avec des objets et d’autres seront en relief.
Pour en revenir à l’histoire du hasard. Je ne peux faire autrement que de parler du physicien Jean-Pierre Garnier Malet qui rappelle que nos idées parviennent à notre cerveau 0,7 à 0,5 secondes avant que nous n’en soyons conscients. C’est Benjamin Libet qui l’a démontré. C’est fantastique quand on y pense. Cela explique bien des choses.
Fin de l’histoire et lien avec une autre histoire. En parlant de fin, cela a été la fin de mon téléphone. Il s’est plus ou moins réveillé, mais a décidé de rester endormi. J’ai dû me résoudre à en acheter un autre et je ne me rappelais pas que c’était si compliqué de retrouver les données, les applications, les mots de passe, les codes de ceci et de cela. C’est ici que commence une nouvelle histoire avec « Le rôle du commerce au centre-ville. 5 et Interdiscount ».
Moralité de tout cela : dommage que mon télélphone soit devenu le beau téléphone dormant sur son lit de riz. Je n’ai plus retrouvé le même modèle dans cette société où il faut toujours du neuf, du plus. J’ai un téléphone qui fait de meilleures photos, qui a plus de mémoire et qui prend aussi plus de temps à envoyer mes photos sur mon portable via le courriel. En effet, j’ai un Mac et les Mac ne font pas bon ménage avec les Samsung. Quant à un supplément de mémoire, je n’en avais pas besoin et pour ce qui est de la qualité des photos précédentes, elle était très bonne. De plus, j’ai deux très bons appareils photo, un Canon T 70 avec film argentique et un Sony cyber-shot qui est excellent ! Mais, je n’ai pas le choix, sans téléphone portable aujourd’hui… c’est comme mon Samsung sur son lit de riz !
Surprise ! Je n’arrêtais pas de me dire qu’il devait être possible de récupérer quelque chose de mon téléphone dormant. Je l’ai amené à un réparateur qui a su entrer dans les rêves de mon appareil et récupérer certaines adresses, certains messages et des photos. Le montant à payer a été élevé, mais je me suis dit que le fait de retrouver certaines informations n’avait pas de prix. On le sait, l’annuaire téléphonique est quasiment inutile tellement le téléphone portable est utilisé et plus répertorié. On est presque comme dans un conte où tout finit bien. Avec le temps, cela ira mieux.
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En principe, ce cours a lieu à l’intérieur, mais lors de la pandémie on a pu voir qu’il pouvait aussi se faire à l’extérieur et même via WhatsApp. Cette période a permis d’avoir recours à notre capacité d’adaptation de trouver des solutions et c’est fort intéressant, car le corps fait cela tout le temps ; seulement, on n’y pense pas. C’est un beau sujet de discussion.
Alors, les articulations ; il y a bien des façons de les travailler, de les mobiliser, de les faire bouger : en position assise, debout, au bureau, en file d’attente. Et comme les choses ne sont jamais séparées, on travaille les chaînes musculaires, l’ossature, les fascias, les méridiens , sans parler de la pensée qui joue un rôle si prépondérant !
Pour cela les objets de notre quotidien ou même le mobilier urbain, un pas de porte, une colonne, peuvent devenir des outils de travail.
Pratiquement : on fait bouger les articulations dans tous les sens ; en prenant conscience de leur structure, de leur anatomie, des possibilités de chacune et de la façon dont nous l’utilisons, nous nous en faisons des alliées . C’est un travail minutieux mais il peut aussi être amusant, et le plaisir, on le sait, est un élixir pour le cerveau !
Nous avons un corps et prenons pour acquis son fonctionnement. Ce n’est que lorsque quelque chose ne va pas qu’on se demande comment cela se fait que…
Les articulations sont comme toute chose, il faut en prendre soin :
une serrure, on la nettoie, on la huile ;
une porte, on ne la tape pas ;
un livre, on ne le laisse pas ouvert ;
un crayon, on le taille ;
etc.
et nos articulations ?
Entre 200 et 360 : c’est leur nombre dans notre corps.
La mobilité du corps va de pair avec celle de l’esprit, on le sait. Cependant, les routines, même dans le mouvement, peuvent mener à une certaine rigidité. La pluralité est toujours saine.
Ce cours, comme tous ceux que je donne, est personnalisé. En effet, chaque participant amène son monde, on le visite ensemble et on essaie de voir où l’on peut agir. On peut faire un parallèle avec le verbe être, il se conjugue simplement, mais il décrit une infinité d’états.
En plus, ce cours permet à tout un chacun de se faire son propre répertoire et donc de posséder un outil à sa mesure.
Une des choses que j’aime dans ma vie ce sont les coïncidences dues à ce hasard qui fait si bien les choses, hasard qui n’en est pas un. Voilà donc que j’achète un livre sur des expressions françaises « Ma grand-mère disait toujours ça… » et en le feuilletant « au hasard » je tombe sur l’explication suivante : Le mot nerf est issu du latin « nervus » qui signifie « ligament » au sens propre, « force et vigueur » au sens figuré. Le ligament est réellement fort, puisqu’il lie les os entre eux. Cela tombe bien, le sujet fait partie du cours et tout est lié, on peut faire des liens avec toute sorte de domaines !
En bas de la liste des liens, je mentionne la plateforme du Dr Benoît Lesage, médecin du sport chez lequel je vais en formation continue dans le domaine des chaînes musculaires et articulaires.
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La notoriété. Notre société met en avant les gens qui battent des records, ceux qui gagnent le plus, mais il y a d’autres faits qui méritente la première place.
Une relation de longue date. Je connais une personne qui travaille dans le domaine de la vente. L’évolution ou plutôt, les changements du commerce au centre-ville ont fait qu’elle est passée par plusieurs domaines d’activité. Ce n’est pas la première fois que je le dis, le commerce familial, le commerce indépendant disparaît à vue d’oeil. Cette personne reste pour moi une figure familière dans ce monde de changement.
Ces dernières années, elle a dû faire face à des problèmes de santé et là aussi, elle s’est battue pour pouvoir garder le cap. Peu avant cela, elle s’était occupée de sa mère, toujours avec courage, lucidité et affection. Pendant toutes ces épreuves, je l’ai vue sereine, pas avec une acceptation de défaitisme, mais avec une attitude qui dit « je dois trouver une solution ».
La politique en matière de gérance. Il se trouve que dans son lieu de travail, les gérants se suivent et qu’ils ne sont pas toujours bien choisis. J’en ai connu un qui aimait son métier, qui aimait sa ville, qui s’était investi pour faire que le commerce et la population s’y retrouvent. La direction n’a rien trouvé de mieux que de le changer de ville. J’avais appris qu’à l’époque, les gérants des filaiales avaient pratiquement tous été mutés d’une ville à l’autre, comme dans un jeu de quilles où les boules giclent à droite et à gauche. Finalement, ce monsieur est revenu, mais il avait perdu une partie de sa santé. Tout dernièrement, le dernier en place avait créé une situation, disons, compliquée.
C’est ici que nous entrons dans le vif du sujet. Le nouveau gérant est une personne qui a fait son apprentissage sur place. C’est déjà un bon point. En effet, je pense que l’on se doit de connaître l’endroit où l’on travaille, les données de l’ordinateur ne suffisent pas. Ce dernier gérant semble aller dans le bon sens. Les détails du comment appartiennent à l’histoire.
Attitude remarquable de la personne dont je vous parle dans cet article : elle a non seulement exposé sa situation, mais aussi toutes les incohérences et difficultés de tous les autres départements. Elle risquait de ne pas se faire « bien voir », mais elle a trouvé que c’était ce qu’il fallait dire. C’est ce que je trouve remarquable, cette personne n’a pas fini de résoudre ses problèmes de santé, mais elle trouve la force de dire tout ce qui ne va pas dans son secteur et dans les autres. Elle a notamment regreté le départ d’anciens collègues mis à tort à la porte. Je lui tire mon chapeau !
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