Ileana Iliescu : câteva pagine din istoria vieții ei.2

Ritualul înanitea unui spectacol

Fiecare dansator are ritualul lui : ajunge cu o oră, două înantea spectacolului, se încalzește, se machiază, repetă ce este mai greu sau marchează totul. Luly după ce odată la Lac a repetat diagonală din actul doi, ceea cu soutenu, doublu dégagé, și așa mai departe și nu i a ieșit așa bine pe scena, spune că astă i a ramăs în memorie coroporală și la spectacol, indiferent că publicul n-a văzut nimic, ea a știut că nu i-a ieșit cum ar fi vrut. De atunci a decis că nu mai repeta nimic ! Gen de decizie care cei pe care o știu pe Luly cunosc… De atunci, nimic ! Citesc cuvintele, si aud vocea lui Luly !

Legatură spre :

Ileana Iliescu : câteva pagine din istoria vieții ei.3

Complimente pentru Luly după după spectacolele ei.

Rolul preferat a lui Luly este de a spune lucrurile așa cum le vede ea: clare și curate. Cei care se duceau la ea în cabină după sepctacol să i facă complimente din gen « Vai, ați dansat extraordinar ! » sau « Zău că dansezi mai bine decât cutare sau cutare » se înșelau. Ai ultimi i spunea: să nu mă cumparați cu altcineva, nimeni n-are totul, fiecare are câteceva. Iar, la cei primi, ea spunea : știu eu că acolo sau acolo ceva n-a ieșit cum ar fi trebuit.

Luly spune că seara după spectacolul, acasă închidea ochii și vedea ca un film tot baletul, toți pași făcuți și revedea lucrurile bine făcute și cele unde un ceva lipsiseră.

Eu mențin că Luly a fost o regină pe scenă. Tot se plînge că maeștri cu care a lucrat nu au pus-so să lucreze coup-de-pied-ul. Există însă o explicație legată de teoria lui GDS (Godelieve Denys Struyf – lanțurile mușchiulare și articolare – pe care o practic și predau) și care corespunde cu personalitatea lui Luly. Nu oasele făc formă corpului. Lungimea tendoanelor, ligamentelor, felul cum folosim, prin personalitatea noastră, mușchii făc că avem un corp așa sau așa. Astă merită un capitol separat.

De fapt, cei care n-au coup-de-pied se chinuiesc cu tot felul de poziții, chinuri, dar de geaba. Rezultatul este deformarea labei cu consecințe grave mai târziu. Sunt poziții mai favorabile, un unghiu mai estetic, un endehors foarte pronunțat, șmecherie de meserie care ajută, dar atât. Prima mea surpriză a fost când l-am observat pe un bărbat care încrucișase picioarelor și i-am văzut un coup-de-pied extrem de frumos. M-am gândit că el nu îl folosea… și că ar fi stat mult mai bine la mine… Acum, după ani de zile, și după cursuri de educație permanentă cu Dr Benoît Lesage, am înțeles !

Voiam doar să spun că eu nu m-am uitat la labele lui Luly, pentru că personalitatea ei, ținută ei domneau. O regină scenei ca ea n-am mai întâlnit. Astă se vede și azi, când se plimbă pe stradă, când vorbește cu un director la hotel, un portar. Luly păstrează aliura ei de regina dar în același timp este de o amabilitate și o apropiere care face că omul se simte aproape de ea.

Legătură cu :

François Ditesheim, galeriste à Neuchâtel – quelques pages de son histoire. Rencontre particulière 9

Le moteur des histoires que François me raconte est feu Ernest Grize. ancien régisseur du Centre culturel neuchâtelos. Je raconte à François que j’ai rendu à sa femme la montre qu’il avait reçue en 1951, à Noël, et cela ouvre la porte des souvenirs de François.

Souvenirs de Madrid : François travaillait chez un bijoutier fort connu de la place. Un jour, entre Luis Miguel Dominguin, le fameux torero, avec une montre. Il désire qu’on repolisse la surface du dos sur laquelle figurait l’inscription afin de l’effacer :

Eh, oui ! Il s’agit bien du torero et d’Ava Gardner et de leur mouvementée histoire d’amour.

La même Ava a acheté dans cette même bijouterie un bijou et a demandé qu’un jeune homme qui était vendeur le lui apporte ; « lui et personne d’autre » a-t-elle précisé. La « livraison » a dure quelque deux à trois heures ! Le vendeur est rentré tout content.

Pour la suite des histoires, il faudra attendre que François ait du temps !

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@3m.ossature : apport d’un participant particulier – Freddy Landry

Freddy Landry se trouvait à l’hôpital dans un état de santé passablement compliqué, mais sa tête fonctionnait merveilleusement bien. Je lui ai proposé de pratiquer les percussions osseuses du fait que dans son état il ne bougeait pas beaucoup et que cela lui permettait de remettre de l’ordre dans le corps. Ce n’est pas une illusion, c’est une expérience. Les muscles, tendons et ligaments sortent des os et lorsqu’on percute ces derniers, tout le corps est dynamisé. Je lui ai expliqué la théorie des chaînes articulaires et musculaires de GDS, Godelieve Denys Struyf, et ce que j’en ai fait.

F.L s’est montré curieux et à désiré en savoir davantage. On a rigolé un peu au début, car je cherchais par un raisonnement le côté gauche de son corps ; j’étais quand même devant une personnalité que je connaissais mais que je n’avais pas approchée physiquement autant. Il faut encore ajouter que lorsque j’ai des élèves de danse, elles se trouvent face à moi et que quand je leur dis de faire tel ou tel mouvement à droite, je montre avec la gauche… Il m’est arrivé, une fois ou l’autre, d’indiquer un chemin à un chauffeur et de lui dire de tourner à droite, alors que c’est la gauche et je répète « à droite »… mais sans effet ; aucune dyslexie, mais une habitude, « une translation », dit F.L. dont les cours de géométrie sont présents à son esprit. Je l’ai dit, son esprit était très présent !

Dans un cours, chacun fait ses propres percussions, étant donné la situation, c’est moi qui les lui ai faites. Voici les résultats au fur et à mesure des percussions sur son corps :

  • quand j’ai fini les percussions sur sa jambe gauche, il a senti plus le bas de la jambe que le haut ;
  • quand j’ai fini de percuter les deux jambes, c’est la droite qui a été la plus sensible ;
  • aux bras, quand j’ai fini la main gauche et qu’il l’a comparée à la droite, pas encore percutée, les vibrations étaient, a-t-il dit, extrêmement fortes. Cela a dû lui donner une drôle de sensation, car il l’a frottée avec la droite. Après les percussions dans les bras, c’est l’avant-gauche qu’il a ressenti comme le plus chaud ;
  • dans la partie avant du corps, la sensation a été encore plus prononcée dans le thorax ;
  • le dos, je ne l’ai pas percuté car il était couché et cela représentait une sorte de rupture, mais les percussions se répandent, et alors, on a pu continuer ;
  • les sensations les plus fortes, il les a ressenties dans le crâne.

Au fond, à chaque fois que j’avançais, c’était comme si le chemin avait été ouvert et que les résonances pouvaient s’exprimer avec plus de force.

Puis, il est resté silencieux un moment, les yeux fermés, faisant un voyage intérieur qui lui a fait ressentir une sorte de vibration en même temps qu’une sensation de flottement. Pour montrer cela, il a fait le signe avec les mains d’une expansion en les promenant autour de son corps. J’ai trouvé cela absolument extraordinaire, car en général cette sensation vient avec le temps et seuls les gens très sportifs, parmi ceux avec lesquels j’ai pratiqué la chose, avaient, jusque là, exprimé un tel ressenti la première fois. Nous sommes tous différentes, on le sait, tout de même c’est remarquable.

Le lendemain, lorsque je suis arrivée, il m’a dit qu’il avait fait tout seul et il a souri tout content !

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@3m.ossature : apport des participants 4

Parmi les sujets « secondaires », nous avons parlé du vide. Pourquoi le vide ? Nous sommes faits de matière en apparence. Nos atomes et molécules sont liés, retenus par des forces. En réalité, les scientifiques nous disent que plus on entre dans l’infiniment petit de la matière, moins il y a de matière. La semaine passée, j’ai fait la connaissance d’un scientifique auquel je pose la question qui m’intrigue depuis longtemps : peut-on dire que la matière qui est apparue au début de la création de l’univers est la même que celle qui nous compose ? Qu’elle ne fait que se transformer ? Le scientifique me dit oui, mais il faudrait dire « l’information » ; cela correspond mieux à la réalité.

Voilà donc que pendant le cours, je parle du vide et de l’information qui nous compose, donc de la possibilité que nous avons de la transformer. Cela permet de mieux comprendre comment nous sommes faits dans le ventre de maman, comment nous nous transformons, nous laissons nous transformer, résistons à la transformation et finalement qui nous sommes ou croyons être. L’eau est un élément important dans ce processus, elle en est l’intermédiaire.

Je dynamise l’eau que je bois et à chaque fois que je vois le vortex, cela me met de bonne humeur. Avec les explications reçues par différentes sources, je comprends que l’oxygène passe dans l’eau et l’enrichit. L’eau pourra ainsi mieux permettre les échanges dans les cellules. Je suppose que c’est pour cela que la vision de cette eau qui bouge et s’enrichit me rend de bonne humeur.

La technique de ce cours est facile à assimiler et à pratiquer. Une autre affaire est celle de la comprendre, de la faire sienne, de faire vivre le corps qui est un tout. Tout est lié dans le corps ; c’est comme dans la vie. Il n’y a rien de séparé, C’est très intéressant et plaisant de voir combien les corps ressentent de façon différente des percussions qu’ils reçoivent, combien le ressenti se fait chaque fois plus prononcé. C’est d’autant plus intéressant que les effets sont là mais qu’en général on ne les perçoit pas tout de suite et que peu à peu ils se font présents.

Cette fois-ci, nous avons porté une attention particulière au muscle « psoas » qui joue un rôle important dans la tenue du bassin et de la colonne vertébrale. On a vu que certaines références parlent de la vertèbre D12 comme point d’attache de ce muscle, que d’autres le situent sur la lombaire L5 et qu’il finit sur le petit trochanter en ayant fait un coude sur le bassin ; que pas tout le monde a le petit psoas, celui qui part de D12 – L1 ou L2 et se termine sur le ligament inguinal ; nous avons aussi vu que certains disent que le psoas est un muscle rotateur alors qu’il fait partie de la chaîne respiratoire et qu’il relie le tronc aux membres inférieurs !

À gauche le dessin d’une participante. Au milieu, on voit mieux les extrémités du psoas qui sont des ligaments – en blanc issus des corps vertébraux – et à droite le petit psoas que pas tout le monde a et qui finit sur un ligament qui passe devant le bassin mais qu’on ne voit pas sur l’image.

L’enseignement est une discipline fascinante du fait que les participants sont toujours différents et qu’en les écoutant, en leur apportant des réponses, je m’enrichis !

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Paul du Marchie van Voorthuysen : peculiar encounter.6

TEXTE EN FRANÇAIS ICI

Seldom a translation corresponds to the feelings and meanings of the author. So, I write the article again keeping as close as possible to the French article I wrote. There is a Swiss TV programm that makes interviews to very special people and this time it was with Mr du Marchie, the philosophe. I was really impressed by this personnality so far of our times where most people run after money, profit, superficial things that don’t last. I was enthusiastic to know that such a talented human being was living in a place not too far from mine.

Arrival. I told myself that I had to get in touch with him. I also thought that I better go with my teenager ballet student because it could bring her only good things. Mr du Marchie is 95 with articulations, a physical body and spirit in perfect conditions ! When you look at him, benevolence (it is more than kindness) emanates from him although you notice that his glance is acute ; he knows immediately who you are. You also have the impression that he is telling you : be in harmony and everything will go right for you. Age ? I don’t konw what you mean by that. Every year I go either to the desert, to India, Japan or New York ; I practice different activities, I don’t know what boredom means. He is also the one who says : I practice a philosophy which is of my own and that makes me feel free, independent of any believe, I don’t fear anything and don’t possess valuable things, according to what people believe value means.

Mr du Marchie lives in the countryside with Nicole, his wife and friend, who also practices different activities, in a magnificent place surrounded by mountains next to the Lake Léman in a place called « Le Liboson », next to Haut-de-Caux. We went on December the 15th 2018. There was snow. Hereby some images :

As I was taking the pictures along the way I was telling myself that I was like in a fairy tale where there are temptations to which I yielded instead of going straight to the place where I knew I would meet a being, one of those who seldom come to the Earth. But, at the same time I knew that the landscaping was alike him.

Visit. We were lucky. We were welcomed with open arms by Mr. du Marchie himself and his companion who lives with him since 35 years. He was our ciceronne in his home which was a former farm and that he transformed in 25 years into a medieval kind of kingdom with all the modern amenities. I cannot mention everything, but there is a granite door of 480 kg that closes perfectly matching with the wall thanks to a hydraulic system made by himself ! and that leads to an Egyptian crypt dug and carved also by him in order to put the exact copy of an Egyptian statue that is bathed by light all the time.

Every single part of his house has been carefully studied and arranged. Mr du Marchie showed us also a miniature medieval castle made for a ten years girl who spent a year at his place. He made it in two months ! You can hardly believe it. In fact, the little girl didn’t want a simple dollhouse, she wanted a castle. And Mr du Marchie made the replica of a real castle. Everything works : the fire where you can boil water, the well where it can be drawn, the guards who can get warm at the top of the tower, a Gutenberg press, furniture and so on. On top of that the castle has been constructed on a mechanism that allows it to turn.

As you see, every element is the replica of a real one. We can even see Mr du Marchie playing the organ, which again corresponds to the reality as Mr du Marchie is an organist. You also have at the left hand a stained glass, which is the replica of the one he made for his house !

Here you have the copy of the original statue of « Nefertiti » that is in the Museum of Berlin.
Here we have a tank (?) with a crossbow that fires exactly at 3 m !

Mr du Marchie possesses in his library books that almost nobody has. For instance, he has the only copy of « The Nibelungen Book » (« Das Nibelungen Buch) written by Thea von Harbou; his wife is the only person who has ever translated it into French on parchment paper, also made by him ! This book is used for his philosophical teaching. Hereby you have a page with Gothic writing and illuminations.

Tea. At the end of the visit we were invited to have a cup of tea with this so peculiar couple. I managed to take a picture of them.

A dance. We really enjoyed our visit and it is certainly a turning point for us. Before leaving we interpreted one of our dances  » Les Souffles (Breaths) » on a music of Vivaldi.

It was well apreciated (Mr du Marchie said that the movements were significant and poetic) and he made me a surprise when he gave me the CD « Reflets d’Infini », improvisations by Philippe le Trévou, on the organ of the Liboson.

I underline that Mr du Marchie limits the number of people he receives and that for us is a strong symbol.

Another peculiar moment. I had brought for them bookmarks made by me. Whenever I give such a present I use to take different models so that the person can make his choice. So, I was choosing different models but couldn’t find a second for one of them. I felt I had to have two. And I was right because when our friends saw the bookmarks, both of them, almost at the same time, chose this model. I felt that we were in another dimension !

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@3m.ossature : apport des participants.3

Cela se passe au « Festival des sports ». C’est un public spécial qui n’a pas entendu parler de mon cours, ni de la technique. À cela s’ajoute le fait que le programme du festival prévoit 30 minutes par cours, c’est une initiation, on donne donc des rudiments de connaissance.

Il faut s’en accomoder. J’aime prendre mon temps, suivre les gens.

Tout de même, les résultats sont étonnants chez ces participants qui sont soit des personnes seules soit des couples. On sait que le principe est de faire résonner les os et à la fin, on fait un voyage intérieur pour savoir ce que le corps raconte. Voici les résultats ;

  • parmi les couples, soit les deux personnes, l’un a déclaré : picotements au bout des pieds et des mains ; un autre : un semblant de relaxation ; un autre qui est arrivé au dernier quart du cours : mâchoires et têtes relaxées ; le dernier a surtout aimé le travail du dos. Tout ce qu’on peut dire c’est que ces couples sont bien assortis. Ce n’est pas la première fois que cela arrive.
  • un monsieur qui pratique des arts martiaux : sentiment que les jambes n’en finissaient pas de s’allonger et un sentiment de flottement du corps ;
  • un autre monsieur a eu les mêmes sensations ;
  • une dame qui avait de grandes douleurs dans le bas du dos a trouvé la technique étonnante, efficace et se dit enthousiasmée ;
  • les autres personnes ont eu un sentiment de bien-être, de picotements dans les membres, de prise de conscience de certaines parties du corps, il y an a même eu un qui aurait voulu s’endormir après !

Comme dit à maintes reprises, il n’y a pas de « bon » ou « mauvais » ressenti. Nous sommes tous différents et, par conséquence, les réactions ne peuvent qu’être différentes.

Voici la pancarte du lieu sur les Jeunes-Rives de Neuchâtel. Je signale que j’ai partagé l’endroit avec l’équipe du « Dojo de Neuchâtel » et que leur gentillesse et amabilité m’ont bien facilité la tâche. Exemples : ils avaient des tatamis sur le sol en bois et ils les ont laissés pour moi. Cela nous a évités de nous brûler les pieds tellement le soleil tapait fort : voyant qu’au premier cours il n’y avait personne, certains d’entre eux se sont portés volontaires et ont fait que des passants ont rejoint le groupe. Je les remercie !

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Body painting ou peinture corporelle

C’est le résultat ! Un « Chronos bleu » hors du commun.

Comme je le disais dans « Spectacle improvisé et autres surprises », le moteur de cette histoire est Roger Peeters, mon cameraman.

C’est parce que je l’ai rencontré, qu’il a amené son ami friand de ce genre de maquillages et désirant depuis longtemps d’en avoir un sur lui que c’est arrivé. Il est aussi sûr que c’est en ayant des échanges, de vrais échanges, avec les autres – forcément – que l’on s’éveille à d’autres choses. J’avais invité une fois Roger à l’un de mes spectacles et après celui-ci, nous sommes restés quatre heures à discuter, quatre heures !

L’une des théories de Roger est qu’il existe deux sortes de gens, ceux qui ont suffisamment confiance en eux pour se confronter à d’autres choses, faire des erreurs et en sortir gagnants et ceux qui ont peur de se remettre en question, d’aborder des choses inconnues et qui par conséquent stagnent ou même régressent. J’ai trouvé cela intéressant, car je n’hésite pas à apprendre de nouvelles choses, dans quelque domaine que ce soit. Je trouve cela passionnant.

Au moment où Roger m’a engagée pour faire le maquillage, un engagement professionnel s’entend, avec rémunération, je me suis dit qu’il fallait que je trouve une idée. J’avais expliqué que lors de mes maquillages, l’intuition me faisait parfois sentir et mettre en évidence la façon d’être de la personne. Marcel, celui qui est devenu « Cronos bleu » m’a demandé de lui dire comment je le voyais. Mais là, ai-je répondu spontanément, il s’agissait de peindre comme s’il avait été un tableau. Je dois dire que c’est tout ce que je savais. De plus, ai-je epxliqué, je ne sais jamais ce que je vais faire avant d’avoir la personne assise devant moi et le pinceau en main. Et même là, je ne sais pas. Une partie de moi le sait puisque je trempe le pinceau dans telle ou telle couleur, que je fais telle ou telle forme, mais je ne peux pas dire que je le sais d’avance.

Ma tête a commencé à travailler pour trouver une idée. Une idée est venue, puis une autre et une autre et finalement l’horloge ou « Cronos » est apparue à mon esprit et là j’ai su que j’avais trouvé mon sujet. Par précaution, j’ai quand même demandé à faire un essai. Il s’est révélé concluant !

Ce qui est intéressant pour moi c’est que pendant que je faisais le maquillage de Marcel, les paroles d’Arie, l’ami de Marcel et de Roger, me sont venues à l’esprit et je me suis dit qu’une photo comme celle qui suit était significative d’une personne qui abandonne son « soi » pour entrer dans un système ; elle change, elle s’oublie. Il n’est pas question de Marcel ici, bien sûr, c’est seulement un symbole.

Mais, commençons par le commencement de la séance de peinture corporelle ou « body building » et on enchaîne jusqu’à la fin.

À ce stade, Arie et Roger font leur apparition dans des costumes qui leur vont, par ma foi, fort bien !
Ici, Roger a donné un coup de main en faisant le collier dont j’avais besoin ! Un vrai travail d’équipe.
Je n’ai pas résisté à prendre cette photo, prise de vue que notre photographe, Knut, aurait peut-être fait. À vrai dire, j’ai une autre photo où l’on voit bien que c’est l’une des horloges qui décorent notre ville de Neuchâtel cette année, mais il y a un malencontreux vélo juste au bord… Je ne l’ai pas vu, concentrée par l’effet de « Chronos bleu  » !
Marcel n’avait pas eu le temps de s’admirer avent de traverser la ville et que tout le monde le regarde, lui parle, le prenne en photo. Alors, j’ai eu l’idée, en passant devant l’hôtel « Beau-Lac » d’y entrer et de chercher un miroir. J’ai bien fait car le miroir est splendide et Marcel s’admire !
Un autre titre pourrait être : « Chronos bleu » et son double !
Voici « Chronos bleu » qui dialogue avec le ciel d’où il vient avant de plonger dans le lac de Neuchâtel et de redevenir lui-même.
On finit avec l’une des photos qui me plaisent le plus. et qu’on a tout au début de ce récit.

En conclusion, je peux remercier Roger pour m’avoir permis de faire quelque chose que je n’avais jamais fait et Marcel pour la confiance qu’il a eue en moi. Je suppose que tous les trois avions l’intuition que cela ne pouvait que marcher, mais cela n’enlève rien au sentiment que c’était une sacrée aventure !

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Spectacle improvisé et autres surprises

Comme je le dis souvent, les choses ont parfois une drôle de façon de s’enchaîner les unes aux autres. Cette fois-ci, c’est le cameraman, Roger Peeters, qui en est le moteur.

Il faut savoir qu’aux mois de juillet et août, je m’occupe de mon studio de danse, soit, je fais des nettoyages de fond à tous les niveaux car il est humide – c’est une cave, à l’origine. Alors, tout sortir, mettre au soleil, laver, réparer, réviser, etc. c’est un gros travail. Voilà que cette année-ci, j’ai un problème avec certains de mes chaussons de danse neufs. Je les prends pour les amener à la maison et les nettoyer lorsque je rencontre Roger et un copain qui visite tous les pays de l’Union européenne. Il fait cela sans un sou en poche dans le cadre d’un projet appelé « Je cherche la vie » qu’il s’est créé. Le fond de l’affaire est que notre vie est de plus en plus basée sur l’argent ; le terme « rentabilité » s’applique à toutes les sauces et c’est là le problème, tout est ramené à ce que l’activité exercée ou le produit vendu rapporte. Arie , c’est son nom, s’est dit qu’il allait approcher les gens, leur dire qu’il vit sans argent et leur demander s’ils peuvent l’aider ou lui offrir un de leurs produits. Cela a l’air curieux, mais ce qui l’intéresse c’est le rapport que les gens entretiennent avec les choses qu’ils vendent, ce qu’ils produisent ou revendent.

C’est sûr qu’une personne qui aime son métier, est bien plus heureuse et productive qu’une personne qui fait la chose parce que c’est ce qui lui permet de payer ses charges ou parce qu’il n’a pas les moyens de faire autrement.

On s’est bien entendus à cet égard. J’ai de la peine avec l’argent, moyen qui permet de régler bien des choses mais qui a été créé par l’homme. Nous venons sur Terre sans argent et nous partons sans argent. Certains disent que ce n’est qu’un moyen d’échange, sorte de troc, mais cela ne m’enlève pas ce drôle de malaise qui m’envahit à chaque fois que je dois me faire payer. Non pas que je minimise mes services, mais c’est la valeur monétaire qui me dérange, car comment faire payer un plaisir ? Or, la plupart du temps, je fais les choses par plaisir.

Comme Arie ne restait que trois jours à Neuchâtel, j’ai invité Roger et Arie à un apéritif pour le lendemain. Roger a été ravi et a dit qu’il arriverait avec un autre de ses amis en vacances chez lui et son amie.

Du fait que je suis en plein rangement dans mon studio… J’ai dû inventer du temps et donner de l’allure aux plats de l’apéritif ! Les voici :

J’ai préparé les deux plats avec soin. Il m’a manqué un peu de couleurs. J’aurais mis du organge et du rouge, mais n’ai pas eu le temps de tout faire. J’ai pensé à leur demander d’imaginer des fleurs de couleurs tout au tour des plats, mais la rencontre a été tellement naturelle, chaleureuse, intéressante que j’ai oublié de le faire !
En guise de boisson, nous avons eu du kéfir et du Mauler rosé, notre champagne local, dont il ne reste que les deux bouchons ci-dessus !

Je disais donc que le thème du projet d’Arie m’intéresse. Je ne fais pas de voyage comme lui, mais lorsque je rencontre quelqu’un, j’aime trouver les portes qui sont ouvertes et parfois en ouvrir d’autres. Ainsi, l’autre jour, j’ai demandé le prix d’un produit à un caissier. Je n’ai pas compris si le 40% était déjà déduit ou pas, il m’a dit que c’était le cas, a pris sa calculette et m’a donnée celui à 100%. Cela s’est fait en deux temps, trois mouvements ! J’ai trouvé cela remarquable et lui ai demandé s’il était bon en calcul et mathématique à l’école. C’était le cas. Je lui ai dit qu’il y avait en France un mathématicien qui fait actuellement de la politique et dont j’étais en quelque sorte amoureuse, Cédric Villani, homme fort intelligent qui parle de « la mathématique », de même qu’on parle de « la physique », « la chimie ». Le caissier a réfléchi une seconde et a dit que le mathématicien en questioin avait raison. La prochaine fois, je vais lui demander quels sont ses intérêts professionnels et peut-être l’encourager, si besoin est, à continuer avec une branche utilisant la mathématique.

J’ai déjà fait ce genre d’exercice avec succès. J’aime aider.

À un moment donné de la conversation est venu le thème des maquillages et j’ai montré le genre que je fais. Cela a intéressé l’autre ami de Roger, Marcel – en fait copain d’études. Il désirait despuis longtemps une peinture corporelle, un body painting. De fil en aiguille, on s’est donné rendez-vous pour une séance. Lire la suite dans la rubrique « Body painting ».

Voilà les quatre amis :Arie, Roger, Marcel , Leidi, à l’entrée de mon studio la « Cave perdue ». De là à penser que ce serait la bande des quatre… Il y a un pas qu’on ne saurait franchir !

Je m’aperçois que j’ai oublié de parler du spectacle. J’ai d’abord voulu présenter uniquement le « Piano fantasque », puis, voyant la qualité du public et son ouverture, j’ai présenté presque toutes les danses du spectacle de cette année ! Arie s’est fait l’interprète en disant qu’ils avaient aimé ce que je faisais et la façon dont je le faisais. Je leur ai donné l’impression d’être dans mon élément. C’est un compliment que j’apprécie (j’ai l’impression d’avoir passé l’examen d’Arie…) !

Et à propos du caissier dont je parlais plus haut, il m’a expliqué, lors d’un autre passage dans son magasin, qu’il partait en Amérique (USA ou Canada, je ne sais plus), étudier le marketing. Après avoir écouté ce que je pensais du marketing actuel, il m’a dit qu’il ferait en sorte d’avoir un marketing honnête. Chapeau !

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Photos de Knut

Knut est le photographe de l’école, c’est officiel. Il fait, par ailleurs, d’autres photos qui me comblent. Ce sont de vrais tableaux ! En voici un échantillon :

On se dirait dans un conte de fées.

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