@3m.ossature au Jardin botanique de Neuchâtel !

Une fois de plus des pans de mon histoire s’unissent pour faire une toile unie. C’est une impression assez fantastique de voir ce mouvement, c’est comme des notes de musique qui tout à coup font un morceau ou comme des pas de danse qui tout à coup font une danse harmonieuse sans que je fasse quoi que ce soit pour cela.

Je raconte dans l’article Le Jardin botanique de Neuchâtel hérite de livres d’André Oppel comment j’ai fait la connaissance de son directeur, M. Blaise Mulhauser. Je laisse chacun méditer sur la façon dont les choses se sont mises ensemble. Pour moi, c’est inespéré et beau.

Voici que le journal de la VIlle a l’amabilité d’annoncer l’activité :

L’expérience : cela fait quelques années que je donne ce cours au sein de Midi Tonus et je suis toujours émerveillée de la gamme de ressentis et d’images qui surgissent à chaque fois que de nouveaux participants le suivent. Voici comment elle s’est passée au Jardin botanique.

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Liens vers des articles en relation avec @3m.ossature :

Fête de la danse à Neuchâtel 2022

La vie reprend son cours !

Samedi 14 mai, je propose trois cours qui ont lieu au Théâtre du Passage. Voir bref descriptif un peu plus bas et l’horaire de tous les cours en fin de texte.

Dimanche 15, je présente deux danses : Au temple, une danse qui se déroule à l’intérieur d’un temple et Approche !, un tango.

Atelier de mouvement pour le corps et l’esprit, de 11 h à 11 h 45 : ici les participants interprètent ou jouent avec un poème inspiré des haïkus. Voici un extrait de l’article que je lui consacre  » En alliant mouvement, histoires de vie, visualisation, cheminement et transformations, l’interprétation d’un poème nous permet de communiquer avec nous, notre propre histoire, nous y promener en la voyant différemment. Le fond de l’affaire étant la pensée ». Ce cours s’adresse à des adultes.

Danse classique et imagination samedi 14 mai, de 12 h à 12 h 45 : il s’agit de vivre les différents mouvements de la danse classique au travers de divers sujets traités : l’eau, le vide, les cellules, etc. Ce cours s’adresse à des adolescents et adultes.

La valse comme chemin de vie, de 17 h à 17 h 45. On le sait, la valse se danse à deux et nous vivons tout le temps à deux, ne serait-ce que l’environnement et nous, le vendeur et nous, la vie et nous. Il s’agit de danser sur un même rythme ou il y a disharmonie, il s’agit de tendre vers l’union, l’unité, le Un. Ce cours s’adresse à des adultes.

Voici le papillon officiel des cours : pour lire tout le texte, déroulez le menu en glissant le curseur sur l’image. Je figure une fois en jaune, puis en vert et pour finir en blanc. Quand on parle d’alternance… Le sujet est aussi traité pendant les cours ; en fait, tout est prétexte à interprétation, c’est nous qui en sommes les auteurs ; sujet passionnant !

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Jacques Collin : rencontre particulière 19.4

En cours

Ayant besoin d’éclaircissements, j’ai saisi l’occasion qui s’est présentée pour aller revoir Jacques. Nous avons passé près de quatre jours à discuter de son premier livre et de ce qui en découle pour les uns et pour les autres. Cette rencontre est une sorte de récompense pour moi.

Dédicace. Voici ce que Jacques dit de son livre. Il ajoute un mot pour moi. Je suis très touchée, car c’est moi qui le remercie d’avoir écrit des choses si intéressantes sur l’eau et d’avoir mentionné tant de chercheurs restés dans l’ombre. C’est un privilège que de pouvoir rappeler ce qui a été fait. Il n’est pas inutile de souligner que ce livre a été publié en 1993. Jacques fait partie de ceux qui ont promu des idées qui aujourd’hui nous semblent aller de soi. Je me permets de le saluer au nom de tous ceux qui utilisent ces notions mais qui ne savent pas toujours le trajet qu’elles ont parcouru.

Inspiration. Jacques a raison de parler d’inspiration, car c’est tout à fait cela. Je me suis inspirée, sans m’en rendre compte de ses livres. En fait il y a deux sortes d’inspirations en l’occurrence : la première s’est traduite par le désir de donner une meilleure mise en forme aux livres de Jacques où des coquilles se sont glissées et où parfois la pensée est allée un peu vite pour des raisons circonstancielles. J’aime faire ce genre de travail et je considère que c’est une chance que de pouvoir mettre en valeur ce qui mérite de l’être. Jacques est tout content que je le fasse. La seconde est due à la pandémie qui a quelque peu rasé mon école de danse ; je me suis vue obligée d’inventer un nouveau cours. Il s’appelle « Danse classique et imagination ». Dans ce cours, les participants sont invités à faire les mouvements traditionnels tout en imaginant que leur corps est rempli d’eau. C’est après avoir mis tout en place et en reprenant le livre de Jacques que je me suis dit que j’avais traduit ses mots à ma façon. Et cela donne des résultats très intéressants car les gens ont tous une manière différente de vivre les mêmes choses. Le but est de faire comprendre que nous sommes réellement constitués, à 60 – 70 % d’eau et que cette dernière a un rôle essentiel dans notre vie. Ensuite, je vais plus loin, parle de la composition d’une molécule d’eau, d’un atome d’hydrogène et reprends ce que je rapporte dans le troisième article sur Jacques, à savoir que nous sommes essentiellement du vide. Tout cela permet de relativiser ce que nous croyons être.

Une nouvelle fois, la toile de mon monde voit unis des pans apparemment séparés de mon histoire : celui de la danse et celui de la révision de textes. J’ai confirmation de la chose par Chambaron (nom de plume) mon cornac dans le monde de la révision de textes, car je lui raconte la chance que j’ai de retravailler les textes de Jacques qu’il traduit par « Une nouvelle orientation pour votre carrière, la Danse avec les mots ! ». Chambaron est doué pour ce genre de formules.

Les chercheurs cités par Jacques. J’ai dit à Jacques que j’allais écrire le nom de tous ceux cités dans ses livres et il a trouvé que c’était une bonne idée parce que les uns se nourrissent des autres ; les premiers (liste en préparation, le nom du chercheur sera agrémenté de quelques mots expliquant comment Jacques l’a rencontré) :

La liste ci-dessous devient illisible. J’en fais un tableau Excel. Au moment de la rédaction, Jacques n’a pas pensé que j’allais faire un article sur ma plateforme et n’a pas pensé à mettre un prénom ou à préciser d’autres informations. Si vous avez des compléments, je vous prie de me les communiquer afin de compléter les données. Merci d’avance.

Liste des auteurs par ordre de parution dans « L’Eau – Le miracle oublié » : Pierre Bressey, médecin, (?)p. 96 ; Mary de Bunsen ( ?) p. 103 ; Otto-Heinrich Warburg (1883 -1970), médecin, physiologiste et biochimiste (p. 112) : L.-C. Vincent, professeur (p. 113), professeur Richard ( ?) page 113 ; Jeanne Rousseau, médecin (p. 116) ; ; Lucien Rougeon, bioélectricien (. 116) Ernst Hartmann (1915 – 1992) médecin qui mit en évidence ce qui est devenu les « nœuds Hartmann » (p. 118) ; Jean Picard de Moulins (p. 119) (?) ;Dr Valnet (p. 119) ; Jacques Benveniste (1935 – 2004), médecin et immunologiste ; p. 138 ;  Ahmès Chaoui thèse de doctorat à Lilles le 22 juin 1988 ; (p. 139) ; Eric Gardes , interne en pharmacie 12 déc, 1988 (p.139) ; Emilio del Giudice (1940 -2014), physicien italien (p.140) ; Giuliano Preparata ( 1942 – 2000), physicien italien(p. 140)  ; Jean-Marie Pelt (1933 -2015) (p. 140), botaniste ; Philippe Lazare 1936 – ), directeur général de l’Inserm, statisticien et  acteur important de la politique de recherche en France (p. 141) ; Ilva Prigogine (p. 143) ; David Bohm (1917 – 1992), physicien qui a apporté d’importantes contributions à la physique quantique (p. 143); Rupert  Sheldrake (p. 143) ; Burkard Heim (1925- 2001), physicien (p. 143)  ; Isabelle  Steigers (p. 143); Etienne Guillé (manque l’accent ! p. 143) (1937 – 2018) ; F. Basile (p.143) ; Fritz. Albert Popp(p. 143)  ; Vecci  (p. 144) ; Jean-Pierre. Garel, maître de recherches CNRS  (p. 144) ; Luc Bige Piccardi (p.144) ; Giorgio Piccardi (p. 149) ; Marc Henry, professeur UPMC, Paris, (p. 154) ; Dr Hahnemann (p. 163) ; Burkhard Heim (p. 163) ; W. Ludwig (p. 164 ; Dr R. Morell (p. 164) ; Erenfried Pfeiffer, agronome  (p. 169) ; Jean-Pierre Garel ( p. 170) ; Marie-Françoise Tesson (p.172) ; Ludwig von Bertalanffy, concepteur de l’ « analyse globale des systèmes » (p. 175) ; Stanislas Bignand, radiesthésiste qui a inventé un condensateur qui détournait les ondes nocives et renforçais les autres (p. 183). Selon certaines sources il avait dynamisé l’eau et serait le précurseur de Marcel Violet ; Pascal Duvet ; Henri Recipon ; C. Luu et D. Vinh (p. 202) ; Corentin Louis Kervran (graphie maltraitée p. 207) (1901 – 1983), biologiste , Krisnan Lal (p.209) ; Claude Bernard, biologiste (p. 210) .

En bref, tous ces scientifiques soutenaient que « la matière et l’esprit sont deux faces d’une même réalité ».

Alors quelques mots sur les uns ou les autres (à compléter lors de la visite de Jacques chez moi cet été) :

  • Jacques Benveniste : rencontré lors d’une conférence qu’il a donnée dans un centre à la rue Vaugirard, Paris. L’homme se sentait prisonnier dans la science matérialiste. Il disait qu’on ne pouvait expliquer l’esprit par la matière. Il avait un regard perçant, des yeux pétillants et il avait une bonne tête. Il a été content de savoir que Jacques le comprenait et écrivait sur le sujet. Il a aimé L’Eau – Le miracle oublié ;
  • Marcel Violet : s’il a pu lancer l’agro-biologie en France c’est parce que de Gaulle s’était arrangé pour mettre des terres à sa disposition et qu’il puisse utiliser de l’eau dynamisée. De Gaulle était, chose peu connue du public, un être initié. C’est sa femme, Yvonne de Gaulle, qui avait présenté Jacques à Marcel Violet. Je suis très contente d’avoir ce genre d’information, car je suis une admiratrice de de Gaulle. Toute l’industrialisation de la France s’est faite sous son « règne » et, en tant que représentant de son pays, il n’était ni de droite ni de gauche, il était le président de tous les Français. Il a vraiment toute mon admiration. J’ai parfois entendu une phrase que l’on prête à de Gaulle lors d’une visite au CNRS en 1965 : « Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche ! ». Or, en cherchant sur la Toile, il semble qu’il n’en soit rien et, le journaliste, Pierre-Carl Langlais de L’OBS précise : « … sitôt la Ve République installée, le Général s’engage dans une politique de recherche extrêmement ambitieuse. Le premier septennat reste considéré comme un âge d’or de la recherche française. De 1958 à 1960, le budget du CNRS augmente de 75% ; de 1958 à 1962, les effectifs de chercheurs passent de 3 000 à 3 800 (chiffres de Denis Guthleben, « Histoire du CNRS de 1939 à nos jours », éd. Armand Colin, octobre 2013) ». Je mets le lien ici. J’ai essayé de joindre le journaliste mais sans succès. L’article correspond bien à l’image que j’ai de de Gaulle.

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@Articulations – jouons avec elles. Groupe.4.1

Je le dis dans le descriptif de chacun de mes cours, ce sont les participants qui enrichissent le cours avec leurs remarques, leurs affinités, leur monde.

Notre ossature. Il est clair que nous sollicitons tout le temps notre corps et que tout s’y inscrit, même lorsqu’on n’en a pas conscience. Une bonne nouvelle nous est donnée ? Voilà que nous nous sentons légers, une « mauvaise » nouvelle arrive ? On se ferme, on se crispe, on dit des mots ou on les pense. Tout cela s’inscrit dans le corps. Alors, l’idée de faire des mouvements à partir de tel os, ou de penser que nous ne sommes que les os, permet de vivre avec le corps d’une façon différente.

Un participant et une participante. Le participant est arrivé au cours en disant qu’il avait été à un concert de rock qui avait duré trois heures, qu’il avait été debout tout le temps et qu’il s’était appuyé sur les os. Cela l’avait aidé. De plus, il avait aussi dansé et donc le mouvament avait été là. Une participante a de la peine à penser à ses os. Je propose de faire l’exercice avec tout le monde : on se pose bien sur les pieds et on imagine que ce sont les os qui sont debout. On ferme les yeux pour cela. Au bout d’un moment, je demande ce que les uns et les autres ressentent. Le participant en question dit qu’il sent comme des choses lourdes aux extrémités. La participante d’avant n’arrive pas à comprendre. Le monsieur lui dit que c’est comme s’il était un sac et que le contenu était en bas, ses mollets, par exemple, pendent aux chaussettes. Tout le monde a ri, mais finalement, la participante a mieux compris. Elle a aussi compris qu’il ne s’agissait pas d’une construction, mais d’aller dans son corps et de le laisser faire.

Les sensations des uns et des autres. Elles sont différentes, forcément. Les images des uns peuvent cependant aider, comme dans le cas précédent, à mieux saisir ce qui se passe dans le corps. Et quand on ne sent rien, cela n’a pas une réelle importance, quelque chose se passe de toutes façons et le temps dira quand on pourra le percevoir, mais quelque chose se passe, même quand on ne le sent pas.

Mouvement actif et mouvement passif. Là aussi c’est intéressant. Ce n’est pas parce qu’une articulation fait mal qu’on va la laisser inactive. On peut la travailler de façon passive et une fois qu’on en a compris le principe, on peut l’adapter à bien des situations.

Pourquoi travailler une articulation ? Toutes les articulations ont de la synovie, ce liquide qui évite le frottement entre les os. En bougeant l’articulation dans divers sens, on permet au liquide de se répandre partout. Tout comme une machine, nous articulations ont besoin « d’huile ». Ce mouvement permet également de décontracter les tissus, il les détendre.

Illustration pour le travail de l’articulation de l’épaule droite :

On appuie le menton sur la main gauche, le bras est forcément plié ; le bras droit repose sur une table, par exemple. On fait des cercles avec le bras gauche à partir de l’avant-bras, du coude, de l’épaule, on varie ; on varie aussi le mouvement et cela devient un jeu ; l’épaule droite est entraînée dans le mouvement, elle est passive et elle est baignée par la synovie.

Les genoux. L’une des participantes a les genoux qui « font de la musique » losqu’on fait un exercice général pour les articulations. Lorsque nous sommes passés en position assise et que l’on a fait bouger cette articulation de façon passive, elle a dit qu’elle éprouvait une senstion « très agréable ». Les autres participants ont partagé son avis. De plus, les genoux de la participante sont passés en mode « silencieux » pendant le mouvement.

En résumé, cela fait du bien de se faire du bien !

Des nouvelles au sujet des genoux musiciens : après dix semaines, sinon dejà après la 9e, les genoux de la participante ont cessé de se faire entendre ! Il faut dire que la personne en question aime faire ces mouvements. On le sait, la façon dont on fait une chose a une résonance en nous. Je suis contente pour cette personne et remercie l’ostéopathe qui m’a transmis cet exercice. Je fais souvent cette expérience : un mot, un conseil d’une personne se répercute à travers les autres comme les branches d’un arbre ou comme un flux d’énergie. Je trouve cela magnifique !

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Cave perdue, notion de « kai zen » et la salle d’eau

Les rangements, modifications, améliorations de mon studio vont de pair avec ce qui se passe en moi ; même quand je ne sais pas exactement de quoi il en retourne, c’est un fait, je le sens en moi.

Cela fait un moment que je sens des choses changer et il y a moins de quinze jours, je me suis dit qu’il fallait fêter le changement, même si là encore je ne savais pas de quoi il s’agissait exactement.

La salle d’eau de mon studio. J’ai toujours trouvé qu’elle pourrait être « jolie ». Maintenant que je suis la seule à l’utiliser, le moment est venu de m’en occuper. Parfois, je sais qu’il faut faire une chose, mais le bon moment n’est pas là. Pour la salle d’eau c’est arrivé la semaine passée. Je viens de finir huit jours après. Autre fait curieux : si quelqu’un me demandait maintenant combien de temps cela m’a pris, je dirais deux ou trois jours. Voici le résultat.

Notion de kai zen. C’est une notion qui vient du Japon et que l’Occident a adoptée pour signifier « amélioration constante ». Cela veut dire que l’on fait une chose, on la crée, on la met en forme, mais que son état n’est pas définitif. Il peut être amélioré et cela sans cesse. Au fond c’est comme dans une relation, elle doit sans cesse être nourrie, sinon, elle dépérit. C’est aussi comme nous-mêmes : quand nous n’avons plus de désirs, de projets, de rêves, on dépérit. C’est Roger l’horloger qui m’a parlé de ce concept. Roger m’a permis d’améliorer bien des choses dans mon studio et je vous renvoie à sa plateforme pour que vous voyiez la montre qu’il a créée. Jamais dans l’histoire de l’horlogerie on n’en a vu une pareille !

Kai zen et mon studio de danse. Je pense que toute chose doit être bien traitée. Je m’imagine à la place de la chose et fais de mon mieux pour lui donner le meilleur traitement. Il m’est arrivé d’avoit été traitée comme une chose inutile et je ne voudrais pas transmettre un tel état, même pas à des choses qu’on considère inertes, parce que tout porte une mémoire. Notre matière est celle qui était au début de la création de notre univers et elle sera là après notre départ de ce monde. Elle porte des mémoires. Sait-on jamais si on doit revenir ou si quelqu’un d’autre va hériter de ce qui a fait partie de notre environnement ? Je ne voudrais pas hériter d’une vilaine matière et ne voudrais pas que quelqu’un d’autre hérite de vilaines choses créées par moi. Tout mérite un beau traitement.

Résultat. Je ne parlerai ici que du résultat. Les éléments se sont liés les uns aux autres. J’avais acheté certaines choses par-ci, par-là, ici ou là et tout à coup tout a trouvé sa place. Les détails feront l’bjet d’un article dans la rubrique « Réparations = de l’ordre en soi ». J’aviserai.

En tous les cas, ma salle d’eau est devenue :

Dernière touche. Il me fallait un miroir et j’en ai trouvé un parmi mes affaires. J’ai repeint le cadre et l’ai décoré comme les autres endroits de la salle.

J’aime les reflets. Je n’ai pas d’explication, j’aime regarder les choses réfléchies ; cela me procure de la joie, un grand plaisir, me met de bonne humeur. Il me semble que c’est une sorte d’image du temps, d’un vortex temporel dans lequel j’ai l’impression d’entrer. Alors, je fais une série de ces effets :

Et un selfie avec des reflets. Je n’ai pas réussi à faire un selfie sans qu’on voie le téléphone, car les reflets auraient disparu.

Autres articles liés à la Cave perdue :

@articulations – jouons avec elles – anecdotes

Dans le cas présent « anecdotes » et « humour » vont ensemble.

Devant le paradis. On commence la séance et à un moment donné, je dis que lorsque je serai au ciel et regarderai la queue des gens attendant leur tour pour entrer au paradis, on reconnaîtra les participants à mes cours parce qu’ils feront des cercles avec le bassin. Une participante qui a beaucoup d’humour – toujours la même ! – dit, mais la queue sera courte, il n’y aura pas beaucoup de monde ! Et tout le monde de rire pace que j’avais imaginé une très longue queue où l’on aurait vu par-ci, par-là des âmes en train de faire des exercices.

Dans les bus. J’aurais dû l’écrire tout de suite… J’ai perdu l’articulation qui me liait à l’anecdote.

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Jacques Collin : rencontre particulière 19.3

Vous trouvez ici la suite du premier article où sont listées les idées que Jacques transmet et qui ont une résonance en moi. Les sujets de la liste renvoient à l’article qui les concerne.

Le cerveau : dans L’eau – Le miracle oublié, p. 35 Jacques parle du cerveau. Je ne suis pas une scientifique mais ai assisté à divers cours et lu divers ouvrages sur le sujet. Je n’affirme rien et ne fais que présenter des choses qui peuvent nous rendre service, sans rien imposer. Voici donc que Jacques rapporte que le cerveau est un décodeur de fréquences. J’ai connu il y a fort longtemps un monsieur qui m’avait dit que le cerveau fonctionnait comme une radio et selon ses possibilités, il captait telle ou telle fréquence. Il m’a fait comprendre ce que j’avais remarqué sans pouvoir y mettre des mots, à savoir que des personnes du même pays, de la même famille, mangeant la même chose peuvent penser de façon tellement différente… Alors, j’ai eu l’impression de voir les idées voler autour de nous et entrer dans le cerveau qui avait telle ou telle fréquence. Je me suis demandé comment faire pour avoir les « bonnes » idées. Ma démarche s’est arrêtée là. Je suis contente de lire les mots de Jacques. Au fond, c’est comme si notre cerveau était la piste d’atterrissage des idées-avions.

Dans mon studio de danse il y a un personnage, « Essence », qui fait partie du paysage. On va regarder ce qui se passe dans son cerveau.

Le crâne. Je l’utilise pour le cours « Visitons les chambres du cerveau » que je donne en été au sein du Passeport Vacances à des enfants 9 -16 ans.

Dans l’image 1, on voit le cerveau plein d’idées en place. Elles ont « atterri ». Dans la 2, on perçoit une image qui arrive ou qui part, même deux ou trois. Dans la 3, on voit une réserve d’idées bien classées et dans la 4, on voit deux idées sur le chemin. À vous, lecteur, de dire de quel chemin il s’agit, car parfois il y a des idées qui ne nous visitent jamais. Je vais voir si je réussis à prendre la photo d’une idée « volante ».

Je crois bien que j’ai réussi à « capter » des idées volantes.

On voit des idées pleines, des idées en train de se dérouler et une toute petite idée. Mais, parfois une toute petite idée apporte une grande chose.
Il faut dire que même lorsque je ne suis pas au studio en train de le faire travailler, le cerveau est entouré de livres qu’il ne cesse de consulter.

Je poursuis avec Jacques.

Composition de la matière. On l’a vu dans le premier article, Jacques rappelle les paroles de Jacques Benveniste qui disait que si le corps, en termes de poids, est composé à 70 % d’eau, en termes de molécules d’eau, on arrive à plus de 99 % ! Cela nous fait voir notre corps de manière différente. Cette fois-ci, Jacques parle de la composition de l’atome d’hydrogène, soit l’élément qui figure en premier sur le tableau périodique d’Avogadro.

C’est aussi l’atome le plus abondant dans notre univers et un composant de l’eau, le principal. Toujours dans le même livre cité, on lit que l’électron (charge négative) qui tourne autour de l’orbite de l’atome d’hydrogène (charge positive) a une masse 1830 fois plus petite que celle de ce dernier. Autre chose intéressante : si on représentait ces deux éléments par une image et que l’atome devenait un ballon de 1 m de diamètre, l’électron se trouverait à une distance de 10 km. C’est énorme ! Cela « tend à prouver que la matière est surtout faite de vide ou plutôt qu’elle n’apparaît et ne se densifie qu’en des points rares de l’espace ». Cette dernière formulation me fait mieux comprendre la façon dont la matière apparaît.

Je ne connaissais pas ces chiffres, mais je savais que nous ne sommes que très peu de matière réelle. Si on réduit la matière d’une personne, on n’arrive pas tout à fait à en faire le pommeau d’une épingle. En fait ce sont des forces qui maintiennent la matière en cohésion. Il n’y a pas longtemps, j’ai encore entendu le physicien Garnier Malet le rappeler.

Un peu d’humour. Lorsque j’ai vu cette affiche chez Jacques, je l’ai prise en photo et à chaque fois que je la lis, j’entends la voix de Jacques. Cela lui correspond si bien !

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La Cave perdue, des trous et la notion japonaise de « kai zen »

Dans l’article sur les fonds de scène, je décris cette notion japonaise qui désigne l’amélioration constante d’une chose. Ce que j’améliore, rends plus « moi », c’est mon studio de danse.

Le plus important dans l’affaire est le fait que trois solutions soient venues à moi pour remédier à trois situations que je pensais inchangeables dans mon studio. Elles sont arrivées quasi simultanément. Il y a des moments dans la vie où l’on cherche une solution à ceci ou à cela et que le temps prenne son temps, parfois une vie. Il est d’autres fois où l’on se dit que la chose est comme cela, point. On ne cherche plus. Et, tout à coup des solutions arrivent. Si cela m’arrive et si vous lisez cet article, gardez la chose en tête. Mes deux autres solutions ont été le plafond et les clous sur le plancher (avant dernier paragraphe).

Alors, les trous, les espaces, le vide. Le studio est creusé dans le rocher et les planches en bois du sol n’épousent pas les murs inégaux. Il y a toujours eu des « espaces ». C’était une donnée, une chose qui n’était pas en mon pouvoir de changer. Les solutions auxquelles j’avais pensé n’en étaient pas vraiment. Pour mémoire, voici la scène.

Le spectateur ne voit pas les espaces. Mais lorsque je fais des exercices avec des élèvss et que l’on utilise des petites balles, par exemple, les espaces deviennent « vivants ». Ils ont ingéré passablement de choses !

Voici l’un de ces fameux « espaces-trous-vides » :

Affaires perdues. Une chose perdue est une chose qu’on ne retrouve pas. Dans le cas présent, je sais où elles sont mais je n’arrive pas à les récupérer. En acheter d’autres ? Nous vivons dans une société où la mode fait que l’on retrouve difficilement des choses qui nous ont plu un temps. Parenthèse : j’aime la langue française et voilà que le participe passé du verbe plaire est invariable; en effet on plaît à quelqu’un et on ne plaît pas quelqu’un. Fin de la parenthèse. Je n’ai pas retrouvé des balles identiques, j’en ai trouvé des semblables, mais pour le jonglage et elles sont molles. Bref. j’encaissais des « pertes de mon avoir de balles » à longueur de temps.

Solution inattendue. C’est le cas de le dire. J’invite Claude Lienher et sa femme à un spectacle. Claude a été le chef du département menuiserie à Évologia et fait quantité d’objets pour moi. Alors, on discute et je montre les espaces. Sa femme me dit que je pourrais faire des espèces de boudins et Claude dit que je pourrais les remplir de mousse et que le tissu pour les boudins devrait plutôt être synthétique à cause de l’humidité. La chose travaille en moi.

Paris. J’aime aller à Paris, j’aime être à Paris. Cela ne s’explique pas. Je vais au Marché Saint-Pierre et y trouve le tissu nécessaire. En sortant, je prends une petite rue et tombe sur un magasin d’ameublement qui a de la mousse. Je passe commande et le monsieur me donne le prix (avant la coupe). Heu… un peu élevé. J’explique alors mon besoin et il me propose du molleton d’une belle qualité.

Sautons des étapes et voyons le résultat. Disons tout de même que si au départ, je devais faire des sortes de tubes, j’ai finalement des bandes et cela va très bien, cela me fait même une décoration. Cela fait partie des belles surprises de la vie.

Pour le plaisir. J’ai bien sûr essayé la résistance et efficacité de mes bandes. C’est un plaisir que de laisser rouler les balles, de les laisser aller jusqu’au bout de leur trajet sans devoir courir après elles et se dire « pourvu qu’elles n’aillent pas dans un trou ». Alors, je fais plein d’essais dans un état proche de la béatitude.

Le poids des choses. On ne se rend pas toujours compte du poids des choses qu’on porte, pas seulement des choses physiques, bien entendu, mais des problèmes à résoudre, de ceux insolubles, de ceux qu’on a même oubliés. Et quand il y en a un qui s’en va… C’est un champ libre qui s’ouvre devant nous ! On le sait, les tensions vont se fixer dans le corps, et lorsque ce champ de liberté s’ouvre devant vous, votre corps respire, des voies sont dégagées. Ouf !

Les trois solutions apportent un nouvel air dans ma vie. Ce qui est fabuleux c’est que ces trois choses (le plafond, les clous dans le plancher et les espaces près du mur) ont duré presque toute ma vie et que depuis que j’ai appliqué les solutions apportées par des amis, c’est comme si les difficultés passées n’avaient jamais existé. Je repars dans une nouvelle vie. Je le dis plus d’une fois, nous ne sommes rien sans les autres.

Et voilà la scène avec ses bandes. Toute la salle est ainsi décorée maintenant.

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Jacques Collin : rencontre particulière.19.2

Vous trouvez ici la suite du premier article où sont listées les idées que Jacques transmet et qui ont une résonance en moi. Un numéro 19.3 va suivre.

La loi d’attraction, la dualité. Notre monde est celui de la dualité, de la matière et de la non matière. Jacques a une façon d’en parler qui simplifie bien des choses. On parle de la loi d’attraction dans toute sorte de discours en distordant son sens alors que c’est la loi qui fait fonctionner l’univers. À la page 13 du livre L’Eau – Le miracle oublié, Jacques dit que dans l’univers tout fonctionne avec des polarités inverses […] négatives ou positives, femelles ou mâles, hautes ou basses ; tout n’est qu’opposition, contraire et inverse avant d’être rencontre, alliance, mariage, appariement pour le meilleur et pour le pire. Cette recherche incessante n’a finalement qu’un seul but : l’union, l’unité, l’état de bonheur, qu’il soit primitif comme celui du rhinocéros ou grandiose comme celui de Roméo et Juliette. Ces phrases nous renvoient au délicieux dessin de l’article précédent où « toute particule, si infime soit-elle, n’a qu’une idée en tête : trouver son alter ego, s’y accrocher, s’y fondre ».

La dualité et la vie de tous les jours. Les mots de Jacques viennent résumer ce que je dis à mes élèves et que je résume dans mon cours « La valse comme chemin de vie ». à savoir qu’employé et employeur, entreprise et client, homme et femme, ami et amie, etc. doivent suivre le même rythme faute de quoi on ne peut valser harmonieusement sur une même musique. Ici, je remercie Jacques, car désirant mettre ses idées en évidence à ma façon, il me permet de mieux voir en moi et je viens d’ajouter à la fin du descriptif de mon cours que tout cela ne doit faire qu’un.

La dualité et le monde de la danse. La danse est le fil rouge qui conduit ma vie. Là, c’est à une journaliste, Anne Kybourg, à qui je dois d’avoir résumé ainsi mon chemin dans ce monde. Quoi que je fasse ou pense, pour moi il s’agit d’une danse. Peut-être pas au moment où je le fais, car je ne serais pas tout à fait présente, mais lorsque je revois les événements, c’est l’image que j’en ai. Et voilà que je lis chez Jacques, p. 21 du même livre « Tous les systèmes de la nature, les jours et les nuits, les marées, les cours de la Bourse, fluctuent suivant des forces antagonistes qui alternent, se cherchent, s’opposent et finalement s’unissent. Tout vibre au pas de deux de cette formidable danse cosmique qui a présidé, il y a des milliards d’années, à la naissance de la vie ». Or, le pas de deux est des plus intéressants, car on est deux, on danse ensemble, mais chacun a son genre et son rôle. C’est un pur délice que de lire cela.

Le genre de l’eau : je ne me suis jamais posé de questions de ce genre et voilà que Jacques parle du rôle de l’eau qui permet l’union d’éléments, rôle féminin, et la dissolution dans d’autres cas (rôle masculin). Cela me fait voir l’eau de manière différente. Au fond, si on reprend l’idée de Jacques au sujet des équilibres et déséquilibres, l’eau est équilibrée.

Notre voyage sur Terre. Nous avons tous un rôle à jouer et parfois en assumons plusieurs en même temps, telle une matriochka. Il est des fois où la vie nous impose des rôles que nous n’avions pas prévus et qui finissent par nous combler. On ne les lâche plus. D’autres, on les épouse un moment et on en rend le costume à la première occasion. J’y retrouve tout cela dans la façon dont Jacques parle du mouvement de la vie p. 17 « Rien n’est au repos tant que ces simples particules (atomes et électrons) n’ont pas trouvé leur moitié […] Tout ce beau monde, dans un incessant ballet, se cherche, se marie, divorce, se retrouve un instant réuni, s’arrache à nouveau pour former et construire, dans un équilibre instable et perpétuellement remis en cause, la Vie ». Tout cela dans le but de former et retrouver l’unité, le vrai équilibre.

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Corum – Roland Chappatte – horloger

Précisons tout de suite : monsieur Roland Chappatte a travaillé 46 ans dans l’entreprise horlogère Corum. Si le métier façonne parfois le corps, les mains de monsieur Chappatte étaient faites pour le métier.

Le hasard, ce fameux hasard que je trouve si souvent ces derniers temps, tout comme je l’ai eu il y a bien des années, intervient. C’est réconfortant. Voici donc que je vais à la Coop de la Maladière, Neuchâtel, et que je demande à parler à un vendeur. L’on m’envoie un monsieur qui est tellement aimable que je me dis que son métier de base doit être autre. Effectivement, il a travaillé dans l’horlogerie de luxe. Cela tombe bien, je lui dis que j’ai écrit des articles sur l’horloger Froidevaux et sur Abraham-Louis Breguet (les liens figurent au bas de cet article). Il me dit que son père a travaillé chez Corum où il a travaillé sur la montre baguette et qu’il habite actuellement à La Sagne. Il ne m’en faut pas plus pour me dire que mon aventure horlogère continue et m’annonce chez monsieur Chappatte père, Roland Chappatte !

Monsieur Roland Chappatte. Il me dit que la montre baguette ou golden bridge est une montre Corum et que tant qu’il a travaillé, il a été le seul à mettre toutes les pièces ensemble. Didier, le fils, qui nous a rejoints en cours de route dit, oui, c’est Calabrese qui l’a inventée (ceci n’est pas exact mais c’est la version qui court). C’est quand même nous qui avons rendu le modèle fonctionnel ! ajoute le père. Et quand monsieur Chapatte dit « nous », c’est lui ! (J’ai rencontré monsieur Bannwart, ancien propriétaire de Corum qui m’a donné des informations pour rectifier cette affirmation inexacte : c’est Corum qui a commandé le travail à monsieur Calabrese). Je lui demande des précisions et il ajoute que c’est lui qui a fait les tests pour savoir quel « mobile » (une pièce spéciale) était le bon ! Auparavant, il avait aussi été le seul à s’occuper des ultraplates. Il recevait Frs 5.- par montre et en faisait une centaine par mois.

Le patron de chez Corum. Je m’intéresse à la façon dont les patrons traitent les collaborateurs – pour moi ce ne sont pas des travailleurs, mais des collaborateurs, les uns ne peuvent exister sans les autres ou alors on est indépendant -. Bref, monsieur Chapatte me dit que tous les ans, les salariés recevaient Fr. 1’000 de prime et tous les 25 ans ils avaient un voyage d’une semaine tous frais payés ! Il est allé à Rome avec sa femme qui a aussi bénéficié de la prime.

Toute la famille travaillait dans les montres. Le soir, monsieur Chapatte rapportait du travail et Didier me dit que lorsqu’ils collaient les bracelets, cela sentait la colle dans toute la maison !

Certificats d’études : je sais combien ces documents sont rares et j’en parle au musée Château des Monts au Locle qui se dit intéressé. monsieur Chappatte est tout à fait d’accord pour que je les transmette. Pour moi c’est une chance de participer à une telle histoire !

Vous étiez parmi les meilleurs de classe ? Il paraît, répond tranquillement monsieur Chappatte.

Montre d’études. Lorsqu’on faisait l’apprentissage, on montait une montre de A à Z. Monsieur Chapatte a choisi de faire une montre-chronomètre dont voici quatre pages du plan. À l’époque pas d’ordinateur pour faire les dessins… quand on sait cela on apprécie le travail d’une autre façon !

Roger Peeters. Roger, un horloger hors pair, fait partie intégrante de mon aventure horlogère. Sans lui, je n’aurais pas pris contact avec le musée horloger Château des Monts, au Locle, et sans lui j’ignorerais bien des choses sur la marche des montres et certaines inventions. Je lui montre les plans et grâce à lui, je comrprends de quoi il s’agit et peux mettre des commentaires qui pour monsieur Chappatte allaient de soi.

Engrenage de roue de 60 dents sur pignon de 6 dents et un profil de denture spécifique avec un module (pas des dents ou espacement) 0,18.
L’étudiant Chappatte montre que la position à droite, dans l’échappement à ancre anglaise, est la bonne.
Il fallait calculer que la levée tombe juste avant la dent.

Et voici, mesdames et messieurs, comme on dit dans les grandes occasions, le résultat du lauréat :

Monsieur Chapatte se rappelle avoir prêté sa montre pour une exposition à un musée et qu’elle était revenue avec la tige du remontoir cassée ! Il a fallu qu’il la refasse.

Encore les mains de monsieur Chapatte :

Monsieur Chappatte reste toujours horloger. Je le dis parce que nous avons mangé ensemble et qu’à la fin du repas, il a plié le set de table, la serviette et qu’il a tout « rangé ». Un vrai travail d’horloger !

Mise sur la Toile de l’article. Je me suis dit que ce moment devait se faire devant les yeux de monsieur Chappatte. Il a été très content de se voir ainsi sur le réseau. J’ai aussi pensé que ce moment méritait une coupe de Mauler ! Quand j’ai déballé mes coupes (ah, oui ! j’ai mes règles et donc j’étais équipée), donc, au moment où j’ai déballé mes coupes, monsieur Chappatte a eu un sourire en me disant qu’à la maison il avait aussi eu de telles coupes. Pour moi c’est émouvant. J’avais pu apporter la bouteille toute fraîche parce que monsieur Frésard, l’ancien comptable de l’horloger Froidevaux venait de me faire cadeau d’un sac isotherme. Les choses se lient les unes les autres et pour moi c’est le meilleur des signes que la vie puisse me faire.

Collection de montres. Monsieur Chappatte m’invite à voir sa collection de montres mécaniques, toutes sont mécaniques. Je me dis que je vais aussi m’en procurer une ; les montres à pile présentent l’inconvénient de devoir changer la pile et on ne sait pas toujours s’y prendre. Je l’ai fait une fois, il faudra que je reprenne l’affaire.

Monsieur Chappatte a trois fois cette quantité de montres à gousset. Cela tombe bien, j’ai un faible pour ce genre de montres et le mot me ravit. En voici une autre qui a attiré mon regard et admiration.

Magnifique fin d’article. Je n’ai plus su quoi inventer pour faire bouger les mains de monsieur Chappatte afin de les photographier. Il y a bien des théories sur le corps humain, cependant, lorsque je lui ai demandé d’ouvrir les mains, il a eu ce geste qui est l’image même de l’ouverture et je ne peux que finir l’article avec cette photo.

Suite 1 avec monsieur Sylvain Froidevaux. Je viens de parler avec monsieur Froidevaux, le directeur du service Après-Vente de chez Corum (aussi originaire du Noirmont mais d’une autre branche que celle de René Froidevaux, le patron horloger de Neuchâtel. Je me sens quand même en famille !) et il me dit qu’effectivement à l’époque, la formation d’horloger impliquait la création d’une montre : en première année on fabriquait les outils, c’était de la mécanique ; en deuxième année, on s’attaquait aux pièces de pivotage, on tournait les axes à la main ; en troisième année on procédait aux réglages de précision, le balancier spiral qui fait la précision de la montre. En quatrième année l’horloger en formation participait aux réparations pour des clients. Il me dit que les dessins de la montre-chronomètre lui rappellent ceux de son père. Il me dit qu’il a en sa possession un dessin d’une rosace qui devait servir d’exercice pour la précision. La photo (ainsi que la révision de ce paragraphe) va suivre.

Chose promise, chose due. Voici la rosace qui servait à démontrer la dextérité de l’étudiant. Moi qui aime les mots, il n’y a qu’à regarder le dessin pour comprendre qu’il est l’image même de la dextérité. Une merveille ! On se croirait en présence de la création du monde.

Rosace faite par le jeune Claude Froidevaux, 17 ans, le 4 juillet 1963 au Technicum neuchâtelois de La Chaux-de-Fonds.

Marc Froidevaux. On recule encore d’une génération et on arrive au grand-père de Sylvain, soit Marc Froidevaux. On l’a compris, on est dans une famille d’horlogers. Je suis ravie d’accueillir les documents qui suivent. Les conditions de travail ont bien changé depuis… 1923 !

Vous avez bien lu : pas de salaire.
C’est vite vu.

Voyons ce qu’il a à l’intérieur :

Voilà qui est clair. Le français du rédacteur de contrat est parfois succinct, mais on comprend que l’on ne doit pas manquer au travail et que même si on est présent et qu’il n’y a pas de travail à faire, c’est du temps à « rattraper » après la fin de l’apprentissage. Tant pis aussi si on a été malade juste pendant les vacances !

L’Organisation internationale du Travail (OIT). J’ai travaillé dans divers départements du Bureau international du Travail (BIT), à Genève. L’OIT est la seule organisation tripartite ; les décisions se prennent entre les gouvernements, les employeurs et les travailleurs. C’est magnifique. Et lorsqu’on lit un tel certificat de formation, on mesure combien on doit aux créateurs de l’OIT et en particulier à Albert Thomas, son directeur pendant 13 ans.

Durée du travail. C’est l’une des premières conventions internationales qu’Albert Thomas fait signer aux pays membres parce qu’il faut avoir des valeurs humanitaires dans un monde économique. Rien que pour cela, Albert Thomas a tout mon respect.

Ce qui est passionnant dans ma vie c’est de voir des pans de ma vie apparemment sans lien se trouver réunis. C’est, une fois de plus, le cas ici, le hasard me fait rencontrer monsieur Chappatte, puis les trois générations Froidevaux et j’arrive au BIT où j’ai travaillé début de ma carrière d’économiste. C’est comme un cercle qui se ferme.

Diplôme de 1924. Voici celui de l’apprenti Marc Froidevax.

J’imagine la joie de l’apprenti Marc Froidevaux quand il a reçu son diplôme de « remonteur.de mécanismes et rouages ». On félicite les personnes qui ont gardé ces documents en aussi bon état ! On voit tout en haut le chiffre 65, je me demande si c’est le 65e diplôme attribué.

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