Hooke & Huygens watch and feet, by Zully

I like to photograph legs and shod feet, they tell so many things… This time I am taking part at the exhibition in Geneva. There are some forty brands : some are independent and new on the market, like our friend Roger Peeters, with his enterprise Hooke & Huygens, and other exist since a long time but their size is medium or small.

EN FRANÇAIS ICI

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Rogers watch is special, it is a ring shaped one, an annular watch (see pictures at right and left on the picture above). It is the first time in the history of horology that such a feat has been achieved ! Those who visited the stand found ingenious its shape, the way the hands move as well as its week-long power reserve. As the middle is empty, like a real ring, it is possible to decorate the watch with personal gems or sculptures that one can easily exchange.

On a next article I’ll let you know what the fact to participate to Roger’s adventure means for me. For the moment, let us say that I was requested to work on Thursday and Friday and that I went already on Tuesday to have a look and take the temperature. I also took time to take pictures of some shoes or feet positions that appealed to me.

Here you have the original picture: you see the dial, the hands and the decoration of its center.

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Here down you have the picture with my photos, version 1 : one can admire the hands and wonder how they can be able to run – there must be some magic or imagination, probably from both, as they are sisters – one can also admire the eight barrels (they are the ones that store the energy) elegantly connected with gear rings and, of course, the balancier at 12 o’clock.

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Version 2 : Do you know what a savonnette means in the world of watchmaking ? It is a watch that has a cover in front and one on the back. The onions or pocket watches that our grandfathers used to wear had them. They were made in order to protect them and in the end it became a discreet way of wearing a jewel since often they were very processed. By adjusting the photo, I give a cover to the watch, that anyway you recognize because of its crown at 2 o’clock. It is the single watch to have it at this place. It has many advantages, but to find out more you should go to Roger’s enterprise in Auvernier (next to Neuchâtel, Switzerland), or, if you are in a hurry, just go on his website !

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Images : a photograph is nothing without subjects ! I was not directly inspired by the shoes, but by what they tell about those who wear them. Everything is part of a whole.

Links to similar articles :

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Hooke & Huygens, montre annulaire et des pieds par Zully

J’aime photographier les jambes et les pieds chaussés, ils disent tellement de choses… Cette fois-ci, je me trouve à l’exposition Time to Watches qui a lieu à Genève. Elle réunit une quarantaine de marques horlogères indépendantes et nouvelles sur le marché, comme c’est le cas de l’entreprise de notre ami Roger Peeters, Hooke & Huygens, ou des entreprises qui existent depuis plus longtemps et qui sont de moyenne ou petite taille.

ENGLISH VERSION HERE

La montre de Roger est spéciale, elle est en forme d’anneau, on parle d’une montre annulaire (images à droite et à gauche de la photo-montage). C’est la première fois dans l’histoire de l’horlogerie qu’on fait une telle prouesse ! Ceux qui sont passés à son stand ont trouvé ingénieuse sa forme, la façon dont les aiguilles tournent ainsi que sa réserve d’énergie d’une semaine. De plus, comme elle est en forme de bague, son centre est vide et on le décore à l’aide de billes en métal, de pierres semi-précieuses, voire précieuses ou même avec de minuscules sculptures.

Dans un prochain article, je raconterai la chance que j’ai de participer à l’aventure de Roger. Pour le moment, disons que ma présence est requise sur les lieux jeudi et vendredi, et que je me pointe déjà mardi pour prendre la température. Cela fait plaisir à Roger et à un ancien collègue ; je prends du temps aussi pour faire des photos, en l’occurrence de certaines chaussures ou positions de pieds qui ont attiré mon attention.

Voici une photo d’origine : on y voit le cadran, les aiguilles, et la décoratioin de son centre.

Ci-dessous, la montre avec mes photos, version 1 : on peut admirer les aiguilles et se demander comment elles font pour fonctionner – il doit y avoir de la magie ou de l’imagination, peut-être des deux, car ce sont deux soeurs – on peut également admirer les rouages dont huit barillets (c’est eux qui emmagasinent l’énergie), des disques et, bien sûr, le balancier qui est à 12 h.

Version 2 : Savez-vous ce qu’est une savonnette dans l’horlogerie ? C’est une montre qui a un couvercle devant et un autre derrière. Les oignons ou montres à gousset que nos grand-pères portaient en étaient pourvues. C’était pour les protéger et finalement une façon discrète de porter un bijou puisqu’ils étaient souvent très travaillés. En augmentant la taille de la photo, je donne un couvercle à la montre qui, de toutes façons, reste reconnaissable du fait de son remontoir à 14 h. C’est aussi la seule montre à l’avoir à cette place. Elle présente bien des avantages, mais, pour en savoir plus, il faudrait vous rendre à l’entreprise, à Auvernier (NE) et si vous êtes pressé, allez sur la plateforme de Roger !

Les images : un photographe n’est rien sans les sujets ! J’ai été inspirée par non pas directement par les objets, les chaussures, mais par ce qu’elles disent au sujet de ceux qui les portent. Tout fait partie d’un tout.

Liens vers des articles similaires :

Article sur le personnage et sa montre.

Plateforme de Hooke&Huygens.

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Jade Allègre et l’argile. Rencontre particulière 23

Cet article pourrait aussi s’appeler : Jade chez Zully, au propre comme au figuré.

Jade chez Zully au propre comme au figuré. Elle est entrée dans mon monde d’abord via des vidéos, ensuite nous nous sommes parlé ; plus tard, elle est venue en Suisse donner un cours auquel j’ai assisté et finalement, elle est venue passer deux jours chez moi avec sa chienne Misty.

Admiration totale. J’ai une admiration profonde pour le travail de Jade dans le domaine de l’utilisation de l’argile. Je trouve absolument magnifique le fait qu’elle se dise que les plus pauvres d’entre nous ont aussi besoin de soins, que ces derniers peuvent être naturels et qu’ils peuvent être même gratuits, car offerts par la nature. Elle ne cesse de répéter : 1/5 de la couche terrestre est faite d’argile. Elle va dans les endroits les plus reculés et pauvres du monde en mission pour montrer aux gens comment se soigner. Elle ne vend rien, elle ne tire pas profit de ce qu’elle transmet. C’est digne d’un roman.

L’argile et sa définition. Bien des gens confondent boue, soit terre et poussière mouillée, donc potentiellement infectieuse, avec l’argile qui, elle, est de la roche pure. Celle-ci ne contient ni bactéries ni rien qui puisse infecter notre organisme, elle est stérile et se compose de minéraux cristallins fort utiles pour notre santé. L’argile est, par conséquent, un minéral et lorsqu’on se traite à l’argile, on fait un traitement minéral ! Ce qui est intéressant, pour ceux qui utilisent l’argile pour se soigner, c’est savoir qu’elle possède deux propriétés : calmante pour les inflammations et réparatrice pour les tissus qui repoussent sans laisser de cicatrice. La première propriété est due à l’alumine sous forme d’oxyde d’aluminium ; la seconde est due à un autre composant, la silice, sous forme de dioxyde de silicium. Là, nous avons de quoi résoudre bien des problèmes chez nous.

Travail de l’argile via ses propriétés absorbante et adsorbante (propriétés étudiées scientifiquement) : on sait que lorsque quelque chose absorbe un liquide, c’est qu’il s’en imprègne, l’intègre, et on parle alors de la propriété absorbante ; l’adsorption c’est la faculté d’attirer et de fixer une substance, une molécule à la surface d’un solide. L’argile a ces deux propriétés, elle absorbe et adsorbe des substances. Une fois l’argile sortie du corps, tout cela (le molécules absorbées et adsorbées) sort sans avoir été détruit. On le sait, la nature n’aime pas qu’on lui joue des tours. Un antibiotique chimique va détruire bien des bactéries, mais pas toutes, et en plus aura des effets secondaires. Les bactéries qui restent vont se faire encore plus présentes, se multiplier. Je ne suis pas spécialiste, les antibiotiques ont un rôle à jouer et ne vais pas créer de polémique, je ne mentionne que les propriétés de l’argile. Ce que je peux dire c’est que j’avais un ami qui pratiquait l’étiomédecine et l’homéopathie. Il avait trouvé des médicaments homéopathiques qui éloignaient les fourmis, les cafards et toute sorte d’animaux indésirables d’un foyer une fois pour toutes ! Il disait que les médicaments qui tuaient ces animaux ne faisaient que les multiplier. J’ai fait l’expérience à diverses reprises avec des résultats toujours probants. C’est le même principe avec l’argile, ne pas détruire pour réparer. Mais, il y a aussi d’autres propriétés que l’on ne peut expliquer.

L’argile est majoritairement de charge négative : c’est le principe des couples, du masculin et du féminin ; cela veut dire qu’elle attire majoritairement tout ce qui est chargé positivement. Mais, pour que l’effet se fasse, il faut que l’argile soit mouillée. Ici on touche un autre sujet intéressant, l’eau. Je vous renvoie à Jacques Collin (liens au bas de cet article). Reprenons le fil de l’argile ; lorsque les personnes prennent des médicaments, Jade recommande de laisser passer trois heures avant de boire l’argile ou de la prendre trois heures après le médicament. Pourquoi ? Parce que l’argile va absorber ce qui n’est pas naturel dans le corps, soit les médicaments !

L’argile et son effet sur le corps. D’après que j’ai compris :

  • lorsqu’on prend de l’argile par voie interne, elle va rester dans le tube digestif et tel un agent d’espionnage va sonder le corps et s’occuper de ce qui n’est pas en ordre, pas de tout, mais d’une grande quantité de nos maux ;
  • lorsqu’on applique des emplâtres et des cataplasmes (voir définitions à la fin de l’article), soit par voie externe, elle va attirer ce qui ne va pas dans le corps. Elle va même s’occuper d’anciennes entorses à un tout autre endroit que celui qui fait mal. L’argile a un service de renseignements à toute épreuve ! Cela explique pourquoi, parfois il faut mettre des emplâtres pendant longtemps.

Durée des prises, des emplâtres et des cataplasmes. Chaque personne est différente et il n’y a pas de recette comme pour un médicament qui supprime la douleur, par exemple, en dix minutes. Nous ne savons pas toujours écouter le corps et lorsqu’il n’en peut plus d’une certaine situation et qu’il se manifeste par une douleur, une inflammation, il faut lui donner le temps de se remettre. Si en plus, l’argile va s’occuper de choses anciennes ou d’autres choses qui sont en train de se former… Et ici on touche un autre sujet : prenons un bus où un courant d’air entre et « enveloppe » un groupe de personnes. Certaines en seront affectées et pas d’autres. Je vous laisse réfléchir ; cela vaut la peine de se poser la question. Mais, une chose est sûre, l’argile se précipite pour aller réparer ce qui ne va pas dans le corps et qui est dans ses cordes. Je laisse les spécialistes rapporter leurs expériences. Jade donne des cours, a bien des vidéos sur la Toile et il y a le livre de Raymond Dextreit, L’Argile qui guérit, édition revue et augmentée par Pascal Labbé, Éd. de Terran, 2019. ISBN : 978 -2-35981-6. Jade ne cesse d’y faire référence et donc de citer ce livre (voir aussi plus loin). C’est beau de citer les autres.

Domaines d’action de l’argile. J’ai mentionné les inflammations et la reconstitution de tissus ; elle agit dans « toute sorte d’infections, plaies, brûlures, problèmes digestifs ; même les otites ». Jade explique qu’en sept minutes une otite est loin ! Comment faire dans ce cas ? Je vous renvoie à l’image où j’ai dessiné une oreille.

Jade dit qu’en cas de bouchon dans les oreilles, l’argile agit aussi. Pour cela, on pose l’argile derrière le lobe de l’oreille, en fait si on divise la ligne verte du dessin, à droite, en quatre, cela fait un quart. Ceci devrait intéresser toutes les personnes qui portent des appareils auditifs, mettent régulièrement des protège-tympans dans les oreilles, parce que, sans le savoir, elles favorisent les bouchons dans les oreilles ! En effet, les cellules gliales ne travaillant plus, la cire reste en place. L’utilisation des cotons-tiges n’est pas à conseiller parce qu’ils ne font qu’enfoncer le bouchon.

Encore l’oreille. On peut utiliser l’argile pour recouvrer l’ouïe et pour des cas d’étourdissements. J’ai eu l’impression, au moment du coucher, que mon cerveau se promenait dans un lac provoquant une sorte d’étourdissement. J’ai alors mis de l’argile derrière le pavillon, la nuit, plusieurs nuits, et la chose a disparu.

Les rois de France. J’aime l’histoire et Jade rapporte que les rois de France mangeaient tous les jours de l’argile afin d’éviter l’empoisonnement par la nourriture.

La pomme de terre. Elle est une plante appartenant aux solanées ; elle contient de la solanine (poison) et il vaut mieux la manger avec un élément soufré tels les oignons, l’ail, le choux, de l’argile volcanique (l’argile attire le poison et étant volcanique, elle amène les éléments soufrés). Idéalement, il faudrait cuire les pommes de terre dans l’eau et y ajouter une poignée d’argile. Si on la cuit à la vapeur, on ajoute donc les éléments mentionnés ou encore on ajoute de l’humus (houmous) à base de sésame ou de pois chiches.

Jade chez moi. Ceux qui connaissent Jade savent qu’elle a publié Survivre en ville… quand tout s’arrête ! C’est un livre que tout le monde devrait avoir pour éviter de se trouver à court en cas de manque. Ces derniers temps, à la suite de la pandémie, nous en avons eu un avant-goût… Jade arrive chez moi et doit faire face à l’exercice : comment survivre quand on va chez Zully et que le frigo est plein de salades et autres feuilles et légumes pour ses quinze canaris en volière et peu de choses pour elle du fait que l’invitée arrive un jour à l’avance ? Heureusement qu’il y avait des œufs (aussi pour les canaris). Mais, si vous connaissez Jade, vous savez que rien ne la perturbe et qu’elle trouve des solutions dans le grand sac qui l’accompagne dans ses voyages !

Jade assiste à mon spectacle. Ma vie change, mais la danse m’a accompagnée presque tout au long de ma vie et je ne peux pas envisager de ne plus danser. Depuis quelque temps, je recadre mes spectacles que je présente en solo et qui sont devenus des spectacles de danse-théâtre. Je propose d’en faire un pour Jade toute seule. Mais Jade est tout un monde et donc elle remplit bien ma salle ! Ceux qui la connaissent savent qu’elle est tout le temps en mouvement, sauf quand elle dort. Aussi, n’ai-je pas eu le temps de faire une répétition, je n’ai eu que le temps d’entrer dans mes costumes de scène et de me produire. La chance a été de mon côté, car je venais de rentrer d’une courte tournée en Roumanie et avais mon spectacle à l’esprit et dans le corps. Tout s’est bien passé. Jade a beaucoup aimé ; cela a été un plaisir que d’avoir un public participatif, réactif à tout ce que j’ai présenté. Mon spectacle est aussi interactif, je précise, et dans le cas de Jade, j’ai été servie. Je dansais et je sentais ses réactions. On était dans le même monde !

Qualités de Jade. Je vais les citer pêle-mêle : elle n’affirme rien qu’elle n’ait expérimenté dans le domaine de l’argile ; elle précise que l’on ne connaît pas toute la réalité et que dans son expérience ceci et cela joue ; elle a commencé par s’intéresser à l’argile, puis a fait des études de médecine couronnées par une thèse sur l’argile qui est mise à disposition de tout un chacun sur Internet ; ensuite, elle a fait des études d’ethnographie ; j’ai déjà mentionné qu’elle cite souvent le livre de Raymond Dextreit L’Argile qui guérit alors que d’autres s’approprient le savoir des autres. Je trouve cela beau, même si je me répète ; elle le fait à chaque fois qu’elle parle de l’utilisation de l’argile par voie externe et regrette que l’auteur n’ait pas eu le temps de mettre sur papier ses expériences par voie interne. Jade dit aussi qu’elle n’a pas tout expérimenté et qu’elle compte sur ceux qui suivent ses cours pour le faire. Jade n’a donc pas la prétention d’être la seule détentrice de la vérité, elle s’appuie sur les autres et c’est une attitude que j’admire. Je dis souvent que nous ne sommes rien sans les autres.

Un article très complet écrit par Jade se trouve ici. Un autre sur la trousse de secours à prendre en voyage se trouve ici.

Mes clefs partent avec Jade. Jade va partir de chez moi, elle va reprendre la route. Une participante au cours auquel j’ai assisté, une fille épatante, Myriam, vient la chercher. On se dit au revoir et je veux rentrer chez moi et cherche… mes clefs… introuvables. J’ai beau chercher… refaire les trajets parcourus avec Jade et Misty, rien. Heureusement qu’une voisine a le double de mes clefs et je peux rentrer chez moi. Je téléphone à Myriam. Mes clefs avaient glissé dans un des sacs de Jade et je les aurai lors d’un prochain passage de Myriam.

Les clefs et leur signification. Dans mon monde, le hasard est souvent un compagnon à qui je peux donner un nom ; je veux dire qu’il a y un sens à ce qui m’arrive. En l’occurrence, le départ de mes clefs m’a fait réfléchir et j’ai trouvé des clefs que Jade m’a données :

  • l’arthrose : on m’avait dit que c’était l’os qui se déformait et… point. Lorsque l’arthrose s’accompagne de douleurs, il faut des prothèses. Or, dit Jade, l’arthrose est un dépôt et l’argile le nettoie. Je connaissais des exercices qui lubrifiant les articulations évitent le frottement des os et certains des participants à mes cours (« @3m. ossature » et « @articulations – jouons avec elles ») en ont bénéficié. C’est déjà un pas énorme que de ne plus avoir mal, mais si en plus on peut faire un nettoyage… Jade parle aussi de l’utilisation du chou, mais pour le moment, je reste avec l’argile ;
  • manger lentement : ce conseil a été très bienvenu. Il y a longtemps un Vietnamien m’a dit qu’il fallait avaler la nourriture comme si c’était un liquide et boire le liquide comme on mâche une nourriture. La chose m’avait frappée et j’y ai pensé une fois ou l’autre. Maintenant c’est en ordre. C’est très plaisant de manger en prenant son temps, en faisant travailler les mâchoires, toute la bouche ; c’est en fait une dégustation ;
  • le jeûne : Jade m’a dit que le jeûne était très sain et qu’il conviendrait que je jeûne trois jours par mois. Trois ? je suis-je exclamée. « Ou un jour par semaine, toujours le même jour », a-t-elle ajouté. Là, je me suis dit que ce serait faisable et c’est devenu faisable. Pendant le jeûne, le corps va absorber des déchets qui traînent un peu partout… nettoyant les articulations, par exemple. Ce jour-là, je ne bois que de l’eau, rien d’autre, pas de tisane, pas même de l’argile ; mais, mais, on peut quand même l’utiliser par voie externe. Il y a eu une mode l’été passé avec des jeûnes où il était question de boire des potages et des tisanes, ce sont des mono-diètes, quand il ne s’agit que d’un seul aliment, ou de nettoyages partiels, mais pas d’un jeûne ;
  • l’argile : boire de l’argile tous les soirs (dans mon cas). Comme je partage tout avec les participants à mes cours, je leur ai fait goûter la potion. Peu l’ont réellement aimée. Quant à moi, je ne me pose pas la question, le fait de savoir qu’elle exécute un travail remarquable me suffit. Je n’ai pas besoin d’imaginer que c’est ceci ou cela. Aussi y suis-je abonnée depuis le mois de novembre. Je me porte bien mieux et j’ai remarqué que je peux passer à côté de certains chocolats sans me dire que j’en ai besoin. J’ai retrouvé mon poids et cela sans effort. Je me dis que les choses doivent toujours se passer dans le plaisir et pas dans l’obligation. Ce dernier point est important. La réticence de certaines personnes provient du fait qu’elles ne font pas la différence, comme dit plus haut, entre la terre, la boue, et l’argile. De plus, dans le cas des participants à mon cours, c’est moi qui leur ai apporté l’argile. Ils ne m’ont rien demandé alors que pour moi-même, je suis allée la chercher. C’est vraiment un point important. C’est valable pour tout. Sujet à méditer ;
  • l’emplâtre et le cataplasme d’argile (définitions quelques paragraphes plus bas): pour être efficace, ils doivent avoir 2 cm d’épaisseur et ne pas être enveloppés avec du plastique ; en effet, l’argile doit pouvoir respirer. J’en avais eu recours une fois ou l’autre, mais pas de cette épaisseur et c’est là toute la différence ;
  • main brûlée : quelle idée! Je me suis brûlé la main en faisant un repassage un peu forcé. Je veux dire que je n’avais pas envie de repasser, mais que j’ai dû le faire parce les circonstances l’exigeaient et par un mouvement inconscient, j’ai passé la main sur le fer chaud… Je raconte l’affaire ici, mais ce qui m’a sortie d’affaire a été la fameuse Crème des huit heures d’Elizabeth Arden. Je n’ai gardé aucune trace. Jade dit que pour les brûlures l’argile est très efficace et ne laisse pas de traces non plus ;
  • 2025. Voici un exemple qui donne raison à Jade : une connaissance qui travaille dans un supermarché s’est brûlée avec du gratin sorti du four à 260 °C sur le bras… Elle a mis de l’argile d’abord cinq minutes parce qu’elle a une peau délicate et qu’un rien l’irrite. Comme cela ne lui a pas causé de problème, elle l’a laissée deux heures puis la nuit et quelques nuits. Elle n’a gardé aucune trace et m’a remerciée. Je lui ai dit qu’il fallait remercier l’argile !

Compliment de Jade en quittant mon appartement : « Merci de m’avoir fait connaître un peu de ton monde et tu as des livres très intéressants ! » C’est un vrai compliment. Je fais partie de la génération qui a des livres et si j’en ai aussi sous forme de fichier, je préfère les livres-livres, en papier. C’est un autre mode de vie. C’est tout un sujet.

Série d’images :

L’argile illite est l’une des plus utilisées pour les thérapies internes. Dans le cas présent c’est une argile de marque Argiletz.
J’ai acheté cette argile en Roumanie, lors d’une tournée, et la composition est indiquée. C’est assez rare parce que les sols, tout comme dans un jardin pour les plantes, diffèrent d’un endroit à l’autre. Mais, l’indication est appréciable.

Sa composition comprend, par ordre d’importance décroissant, des oxydes: d’aluminium, de titane, de fer, de magnésium, de calcium, de sodium, de potassium. D’autres argiles ont du cuivre, du silicium, du zinc. Chaque minéral a une action spécifique sur l’organisme. Ainsi, le silicium joue-t-il un rôle important dans les troubles intestinaux, comme les gastrites. Mais, comme déjà mentionné, la liste des problèmes de santé que l’argile guérit est impressionnante.

J’ai désiré vous apporter des informations et cela me vaut le plaisir de faire connaissance avec Pedanius Dioscoride, un médecin grec, né entre les années 20 et 40 apr. J.-C. On le remercie pour son travail de précurseur.
Il n’y a pas besoin d’avoir une plaque de Paris pour que la potion agisse… La grandeur de la cuillère ? La mienne est en bois et se situe entre une cuillère à café et une à soupe. En tout cas, une bonne cuillerée.
Ainsi que mentionné ci-dessus , la composition et les couleurs changent selon les endroits, pas forcément lointains comme dans mon cas.

Boire de l’argile. Ainsi que montré sur l’image, on met une bonne cuillerée d’argile dans un verre ; ensuite, on la laisse décanter, soit laisser les grains s’imprégner de l’eau, puis on la remue afin qu’elle aille partout et finalement on boit le liquide. J’apporte cette précision parce que parfois on va trop vite, on met l’argile, on remue et on boit et alors il reste tout un paquet d’argile au fond du verre. Le fait d’attendre un moment évite du gaspillage.

Emplâtre et cataplasme. Afin de donner des informations correctes, je cherche la différence entre ces deux mots et trouve : un emplâtre est « une préparation thérapeutique adhésive destinée à être appliquée sur la peau ». Lorsque la préparation est étendue sur des bandes de tissu avant d’être posée, on parle plutôt de cataplasme. L’Académie française précise : du latin emplastrum, emprunté du grec emplastron, de emplassein, « enduire, envelopper dans, modeler ».

D’autres champs d’application : on parle aussi d’emplâtre au sujet du mastic avec lequel on couvre les plaies des arbres ; il en va de même de la pièce destinée à être collée à l’intérieur de l’enveloppe percée d’un pneumatique, pour le réparer.

N’oublions pas non plus le symbole de l’argile : symbole de l’élément avec lequel, selon la Bible, le corps du premier homme fut formé par Dieu. Tous les hommes sont pétris de la même argile.

Dans mon monde, lorsque les choses s’entremêlent c’est un excellent signe. J’aime le français et la recherche de la définition citée me donne encore des expressions qui m’enrichissent :

  • emplâtre, nom commun (figuré) (familier) : personne qui n’a aucune vigueur d’esprit, qui est incapable d’agir comme il convient, qui ne fait qu’apporter de l’embarras dans les affaires dont elle se mêle. C’est un pauvre emplâtre ! Quel emplâtre !
  • un emplâtre sur une jambe de bois, un remède inadapté et dérisoire.
  • gifle, soufflet ; coup. Il a reçu un emplâtre au milieu de la figure.

Je préfère éviter ce genre d’expressions et propose qu’on en trouve d’un autre type. Exemple :

« Un emplâre réussi » sera l’expression que l’on utilisera lorsqu’on aura réussi, au sens propre, à réparer quelque chose dans le corps, et, au sens figuré, lorsqu’on aura réussi à rétablir une relation perdue, un amour contrarié, retrouver son chemin et dans bien d’autres situations. Un emplâtre réussi est porteur de solutions et sied mieux à cet article ! N’est-il pas ? Comme diraient les Anglais.

Emplâtre. Je choisis de parler d’emplâtre parce que de façon générale, je mets l’argile sur la peau et ensuite, je mets une feuille de papier qui empêche que la bande qui va le soutenir se salisse. J’ai utilisé deux sortes d’argile pour les emplâtres et je trouve plus pratique la marque Argiletz. Je montre pourquoi.

Ce n’est pas seulement une fois que j’ai utilisé cette argile. Toutes les fois, j’ai eu le même résultat. C’est pourtant indiqué qu’elle est « illite ». Ce côté désagréable n’enlève rien à ses propriétés.
L’emplâtre fait avec cet argile reste compact, je peux l’enlever les yeux fermés et rien ne se répand dans mon lit ; je peux me rendormir tranquillement !

Préparation d’un emplâtre.

Au moment où j’ai remercié Jade pour le temps que nous avons passé à revoir le contenu de l’article ensemble, elle m’a dit que c’est elle qui me remerciait pour ce grand travail de recherche. Là, c’est tout son portrait parce que si j’ai pu écrire quelque chose, c’est parce qu’elle m’a donné du matériel. Et, à nouveau, je répète qu’il faut célébrer ceux qui font du bien.

Elle est bonne celle-là ! Je viens de finir l’article et je reçois un message de la part de Jade qui dit :

« MERCI POUR TON IMMENSE PLAISIR À FAIRE DU BIEN AUX AUTRES ! »

C’est un happy end, pour parler français.

2022 – 2023. Depuis onze moins (sauf quand je suis à l’étranger), je mets des emplâtres, bois de l’argile, et jeûne tous les vendredis (même si je suis à l’étranger) et mon corps va bien, bien mieux. Par exemple, l’arthrose qui m’empêchait de faire certains mouvements s’en va pour laisser de la place au jeu des articulations. Je remercie l’argile et, bien sûr, Jade !

2025 – vaisseau sanguin qui a sauté. Un vaisseau sanguin a sauté dans un œil. Pas besoin de décrire l’affaire… J’ai préparé un emplâtre assez épais (sur du papier ménage et sur une longue bande que j’ai nouée autour de la tête) ; j’ai dormi cinq nuits ainsi (je n’ai rien mis la journée) et aujourd’hui, il reste un petit rien. Merci l’argile et merci Jade une fois de plus.

Et que peut-on donc conclure ? Que c’est un emplâtre réussi !

Encore 2025. Une expérience, toujours personnelle, avec les dents. Mon dentiste est quelqu’un de très réservé et je dois attendre qu’il ait un moment libre pour être précise. Mais, je peux dire que j’ai eu une couronne qui est tombée et qu’on m’a prédit de grosses infections si je ne faisais un traitement de racine et faisais poser un implant. J’ai mis de l’argile dans la bouche, couvert la dent, dormi ainsi pendant des mois et lorsque je suis arrivée chez le dentiste, il n’y avait pas d’infection, il a récupéré la couronne et l’a reposée.

Toujours en 2025. Le genou. Je me suis réveillée un matin avec un genou gonflé. Gonflé au point où je ne pouvais marcher et j’avais aussi des douleurs… Mon cerveau a commencé à me présenter des situations « compliquées », mais heureusement que la mémoire est arrivée à mon secours et m’a dit ce que vous savez déjà : argile ! Comme j’aime me débrouiller seule, voici ma méthode, elle peut rendre service à ceux qui vivent seuls :

Comme vous l’avez lu, le genou n’a pu s’empêcher de faire une remarque !

Explications pour la mise en place de cet emplâtre : pour la fameuse question de « combien de jours et de nuits », cela dépend de chacun ; nous sommes tous différents. Je précise que le premier jour, j’ai quand même pris deux pastilles contre les douleurs, puis j’ai arrêté parce que je voulais savoir ce que le genou ressentait. Le troisième jour, j’ai pu remarcher et sans douleurs. Pendant une bonne semaine, j’ai négocié avec le genou et maintenant c’est redevenu comme avant !

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Justo Fontaine – Le footballeur qui touche mon frère David. Rencontre particulière 25

Miroir du football no 34, 1962. En première de couverture : « Juste Fontaine, une carrière fulgurante, une tragédie du sport. »

Je me prépare pour aller à Paris et mon frère me demande de lui trouver la revue citée. Il la lui faut absolument. Je téléphone à mon bouquiniste préféré, François Medioni, qui réalise le miracle. Je peux passer la prendre le premier jour de mon arrivée à Paris.

Je la rapporte et quelques jours après Justo Fontaine se rend au ciel. Mon frère est très ému et il me raconte une partie de la vie de ce footballeur. Je n’ai pas d’amour particulière pour ce sport, mais quand j’apprends le rôle formidable que Justo Fontaine a eu et a encore dans la vie des footballeurs français, mon thermomètre de l’admiration sort et va a son maximum.

Voici le récit de mon frère :

« Découverte de Justo Fontaine. Une semaine après mon arrivée en Suisse, je fus opéré des amygdales, des végétations et des glandes. Quand je me suis réveillé, après mon opération, madame Amelia Boschel, qui nous avait fait le voyage avec nous et qui savait que j’aimais le football, m’apporta un numéro spécial de la revue Miroir du Football qui venait de paraître et que je garde encore. Sur la couverture, une photo de Justo Fontaine, le meilleur buteur de la Coupe du Monde de 1958 et un titre : « Une carrière fulgurante, une tragédie du sport ». À l’intérieur, un second titre : « Pour que la  vie des footballeurs ne s’arrête plus à l’âge de 29 ans ». Ces deux phrases résument ce que fut la trajectoire de Fontaine dans le football.

« J’ai lu cette revue avec passion et découvert une histoire poignante (celle de Justo) en même temps  qu’une écriture pleine de connaissance du football et humaine (celle des journalistes du Miroir du Football et particulièrement celle de François Thébaud, l’éditorialiste).

« Que peut-on dire chronologiquement sur le plan sportif de la carrière de Fontaine ? Il a commencé dans son Marrakech natal et fut découvert par Mario Zatelli qui l’a fait venir à Nice en 1953. C’est Luis Carniglia, un entraîneur, qui fit de Fontaine un remplaçant pendant de longues périodes. Cela obligea notre futur héros suédois à changer de club en 1956, ce qui l’amena au Stade de Reims. À partir de ce moment-là son ascension fut…fulgurante.

« En 1958, avec le club champenois, il obtint le titre de champion de France et de vainqueur de la Coupe de France. Le meilleur viendra plus tard avec l’obtention de la troisième place de la France lors de la Coupe du Monde en Suède et surtout avec la réalisation de la part de Fontaine de treize buts lors de cette compétition. Aujourd’hui il détient encore le record d’avoir marqué le plus de buts dans un même championnat du monde.

Le tout en seulement six rencontres (trois contre le Paraguay, deux contre la Yougoslavie, une contre l’Écosse, deux contre l’Irlande, une contre le Brésil de Pelé et quatre contre l’Allemagne). Phénoménal !  

« En écrivant ces lignes, les larmes me viennent aux yeux, car après l’épopée suédoise, le public put encore apprécier les exploits de l’originaire de Marrakech lors du championnat de France et surtout lors des matches de l’élimination de la Coupe d’Europe des Nations. Cela ne dura que jusqu’au 30 mars de 1960 où un joueur adverse le blessa lui infligeant une double fracture du tibia-péroné, ce fut le début d’une… tragédie du sport.   

« Justo se rétablit quelque huit mois plus tard et fit une dernière apparition contre la Bulgarie lors de la victoire 3-0, un des rares matches où il ne marqua pas de but. Hélas, le 1er  janvier 1961, deux mois après sa dernière sélection, la jambe gauche flancha de nouveau. Il se remit avec beaucoup de volonté, rejoua début janvier 1962 et continua avec bien des difficultés car une de ses chevilles à son tour s’était ankylosée.

« La suite est résumée en page 17 du numéro spécial de la revue :Le hasard du championnat a fait que nous ayons revu Fontaine le 15 janvier à Nancy, le 21 nous le voyons contre le Stade Français… Il reste un bon technicien, clairvoyant. Mais, le Fontaine de Suède n’est plus qu’un souvenir. Et nous avons la douloureuse impression que c’est irrévocable… et puis que Fontaine en a conscience.

« La carrière de Fontaine est terminée… En juin, il avait fait une tournée en Amérique du Sud… Hélas, il ne tenait même pas une demi-temps. Bien des choses avaient changé depuis 1958… Fini donc le football. Finies les envolées vers le but adverse, puis les buts impossibles. Le président du Stade Reims, Germain, eut le mot de la fin : « Fontaine n’appartient plus au Stade de Reims, mais aux assurances. La loi est la loi…  » ‘ 

« Oui, j’ai lu une centaine de fois cette revue et dans les dernières lectures, au moins dans une quinzaine d’entre elles, j’ai espéré trouver une fin différente dans cette page 17, quelque chose comme : ‘ Justo se rétablit á temps et put jouer le match de qualification contre la Bulgarie le 16 décembre 1961. Il trouva en face de lui des adversaires acharnés, mais vous connaissez Fontaine, il sait faire face à ce genre de joueurs, rappelez-vous les Paraguayens lors du match d’ouverture en Suède. Il jaillit comme un félin sur des passes de son complice de Suède, Raymond Kopa, marqua à deux reprises et au bout des 90 minutes la France retrouva de nouveau le chemin de la qualification. 

« Ce nest jamais le cas et je continue de relire cette revue car, comme je l’ai mentionné plus haut, j’ai aussi découvert en François Thébaud le meilleur journaliste… de la planète, quelqu’un que j’aurais voulu connaître personnellement tout comme Fontaine, Kopa et Piantoni, les partenaires de Justo Fontaine de l’attaque de la France en Suède en 1958.

« De toutes les photos de la revue, celle que je préfère est la suivante, prise après la victoire 6-3 contre l’Allemagne en 1958 :

En haut, à droite, on peut lire : «  Ça, c’est le passé… ».  Mais quel passé !

« Protection les joueurs – rôle de Justo Fontaine. Il est à relever que, tout en étant joueur, Justo créa avec N’jo Léa, joueur de Saint-Etienne, et l’avocat Jacques Bertrand, l’UNFP (Union nationale des Footballeurs français). Son objectif fut de créer le « contrat à temps » des footballeurs. À cette époque les joueurs étaient liés… à vie à leurs clubs (assujettissement jusqu’à leurs 35 ans) ,et ne pouvaient changer d’équipe sans l’autorisation de celui-ci ! Ils finirent par obtenir gain de cause. Ce fut l’un des meilleurs buts de Fontaine !

« Je finirai ce document en mentionnant que mes copains d’études et de football, à savoir Philippe Guillaume, Patrice Humpal, Franco Balestracci ou François Muller n’ont jamais su ce qu’a représenté pour moi Justo Fontaine. Il s’agit de l’une des personnes auxquelles j’ai le plus pensé dans ma vie. Justo s’en est allé il y a quelques jours et cela m’a fait de la peine. »

Les rencontres particulières. Si j’ai créé cette rubrique c’est parce que je fais des rencontres particulières. Il n’y a pas besoin que la personne soit de ce monde pour que je la rencontre. La premièe a été Georgette Gautier, une femme avec un talent de poétesse remarquable. Elle vient aussi de partir au ciel hier. Et Justo Fontaine entre dans cette catégorie parce qu’il est un personnage que je qualifie de hors du commun, quelqu’un qui a pensé aux autres et qui leur a fait du bien. Cela devrait être la norme. Comme je le dis au début de l’article, c’est en apprenant son rôle pour que les joueurs soient protégés que mon admiration est venue. Le document de mon frère me touche parce qu’il a le sens de la justice et de l’aide à autrui. Il est profondément touché par l’histoire qu’il raconte. Je n’oublierai jamais qu’il a engagé dans un de ses chantiers un ancien copain de quartier qui était un peu handicapé mentalement. Il lui a permis de se faire une place et de gagner sa vie. Il a toujours été une grande âme. Nous partageons ce sens de la justice qui vient de nos parents. Je suis fière de présenter cet article.

Just Fontaine et Justo Fontaine. Il s’agit de la même personne, son prénom de naissance était Just et sa mère, d’origine espagnole, l’appelait Justo. Voilà la raison des deux prénoms sur la Toile.

Autre précision : si David m’a demandé de lui trouver la revue c’est parce qu’à force de lire la sienne, les feuilles sont devenues presque transparentes ! Je trouve que c’est une autre forme d’hommage à Justo Fontaine ainsi qu’aux journalistes et à l’éditorialiste qu’il mentionne.

Le français de la revue : je suis sensible à l’expression, à l’utilisation de la langue et aujourd’hui il y a un tel relâchement, tellement de fautes dans tous les journaux… L’admiration de mon frère pour Justo Fontaine, le parcours glorieux et triste de ce joueur ont fait que j’ai lu l’intérieur de la revue et je dois dire que le français est parfait ! C’est un cadeau.

Le Figaro et David Brunat. Ce journal joue un certain rôle dans ma vie (voir ici) et le départ au ciel de Just Fontaine me fournit l’occasion pour lire ce qu’on a écrit à son sujet. Je tombe sur un article plein d’esprit écrit par l’écrivain David Brunat. Je lui envoie un courriel pour lui demander la permission de lui emprunter la fin de son article ici et il accepte. Je mentionne que j’habite à Neuchâtel et il répond : « Votre message me ravit car il se trouve que l’héroïne de mon dernier livre, une princesse russe qui fut modèle de Matisse dans les années 1930, vécut à Neuchâtel pendant la guerre avec son mari .Je raconte tout cela dans l’ouvrage, intitulé Une princesse modèle, paru aux éditions Héloïse d’Ormesson l’an dernier. Je l’avais d’ailleurs présenté au Salon du Livre de Genève. Il vous intéressera. » Quand je disais que Le Figaro jouait un rôle dans ma vie… Lorsque j’irai de l’autre côté du miroir, je saurai si c’est le hasard, si c’est Serge Dassalult, si c’est Just Fontaine voire même si c’est Beaumarchais (puisque j’ai déjà écrit un article admiratif sur le personnage) qui fleurit ainsi le tapis de ma vie.

Il s’agit de l’article Just Fontaine, une idole française, paru le 2 mars 2023 dans la rubrique Figaro Vox et donc signé David Brunat. L’intégralité de l’article se trouve ici : https://www.lefigaro.fr/vox/societe/just-fontaine-une-idole-francaise-20230302.

En fait c’est une lettre que David Brunat envoie à Just Fontaine et que ce dernier pourra peut-être lire pendant une mi-temps au vert paradis des légendes du ballon rond où il y est pour l’éternité l’un des plus beaux fleurons (quand je vous dis que c’est plein d’esprit ), et il finit par :

Adieu, Justo, héros au pied d’or et au sourire si doux !

J’adore ce buuuuut où je vois Justo Fontaine traverser les différentes dimenstions pour atteindre le but ultime…

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Travaux publics par l’entreprise de construction Marti Arc Jura devant chez moi.

Disons tout de suite que devant chez moi c’est directement trois blocs d’appartements et donc bien des personnes qui sont concernées par les travaux.

J’écris cet article pour remercier les travailleurs avec lesquels j’ai échangé quelques mots très aimables et qui m’ont informée du but du travail. Il faut dire que la Commune nous avait envoyé un mot signifiant qu’il y aurait des travaux et présentant des excuses pour le bruit mais que personne dans la maison n’a compris la raison desdits travaux. Ce sont les travailleurs qui nous ont expliqué qu’un arrêt de bus allait être déplacé pour l’installer « droit sous nos fenêtres et balcons », pour parler neuchâtelois.

Lors de nos échanges de mots, j’ai dit aux travailleurs une chose que je répète souvent, à savoir que les politiciens devraient faire de la pratique dans les travaux du bâtiment parce que chaque chose doit être bien faite sous peine de voir déborder l’eau, craquer le sol, avoir des tuyaux qui ne se joignent pas, marcher de travers, avoir l’électricité qui n’arrive pas au dernier étage, etc. Je le dis parce qu’on voit des règlements qui bien souvent laissent à désirer.

Je désire aussi remercier M. Cardoso, travaillant sur le chantier, qui a résolu un problème de bruit inutile : une passerelle en métal était bancale et faisait un bruit très fort. J’ai pensé que les voisins avec des fenêtres de ce côté-là… devaient en déguster. Il a compris et m’a dit qu’il mettrait un taquet. Il l’a dit et il l’a fait. Je le remercie au nom des voisins qui bénéficieront de la tranquillité qu’il leur a offerte.

Les gens. La passerelle, on le sait, permet aux personnes de continuer leur chemin sans se salir, s’empêtrer dans des cailloux, avoir des incidents. Elle rend bien des services, mais, elle est provisoire et bouge. Aussi, à un certain moment, elle se décale et se trouve en partie dans le creux qu’elle doit combler. J’ai vu une maman se battre pour pouvoir continuer avec sa poussette. Je me dis qu’il faut remettre la passerelle à niveau et demande à un passant de m’aider. Il pose ses affaires par terre et me donne un coup de main. Quelque temps plus tard, je ressors et vois à nouveau la passerelle déplacée. Je demande à un monsieur qui passe avec sa copine s’il a de la force :

  • Heu… cela dépend…
  • C’est pour remettre à niveau cette passerelle.
  • Vous habitez ici ?
  • Ce n’est pas la question. Il y a des personnes avec des poussettes, d’autres sont âgées et ont de la difficulté à marcher, de plus pas tout le monde regarde par terre quand il marche…

La jeune femme n’a pas l’air très contente. Je me dirige vers la passerelle et commence à la lever sans succès. Alors, le monsieur m’aide et la passerelle retrouve sa bonne place. Je dis :

  • Vous avez rendu service à l’humanité !

Ils éclatent de rire et sont de bonne humeur. Je le sens et c’est normal ; chaque fois que l’on rend service, on est content.

Je reviens à M. Cardoso. Il confirme qu’il travaille pour l’entreprise Marti Arc Jura et me dit qu’elle est la deuxième plus grande entreprise de construction en Suisse ; elle compte 6’000 employés. Je n’en reviens pas ! 6’000 ? demandé-je. Oui, on est présents en Allemagne, Autriche, Islande, Norvège, Chili et Chine. C’est magnifique ! Je vais sur la Toile et lis que l’entreprise date de 1893 ! J’ai un faible pour l’histoire, pour ceux qui y participent.

Je profite pour remercier monsieur Wingeier, chef de l’équipe, qui m’a donné le nom d’une petite machine que je trouve jolie. Jolie ? Demandent deux travailleurs surpris. Oui, je la trouve jolie. C’est remarquable d’avoir pensé à faire une telle machine parce qu’autrefois c’étaient les travailleurs qui devaient faire l’aplatissement et tassement des matériaux sous l’asphalte ou couche de revêtement du trottoir. Voici la machine en question.

J’aurais bien voulu connaître celui qui le premier a conçu cette machine. Malgré le bruit très élevé qu’elle fait, je la trouve jolie.

Surprise ! Je sors assez tardivement de chez moi ; les travailleurs sont partis. La passerelle est à la bonne place avec son taquet. Alors, la surprise ? C’est qu’il y avait une seconde passerelle qui, à mon avis, faisait un bruit presque pas remarquable. Mais, je vois qu’elle aussi a été calée ; maintenant, elle est décorée de deux taquets. C’est magnifique ! Mon admiration pour le détail que les travailleurs accordent à leur chantier augmente.

Compliqué. J’ai voulu prendre une photo de l’équipe au complet, mais les travailleurs étaient sur deux chantiers en même temps et très pressés. J’ai fait au mieux.

Quand on a toujours une mot aimable et le sourire, je me dis que c’est le signe de ceux qui aiment leur métier. Cela me rend de bonne humeur !

L’autre personnage de la construction à Neuchâtel qui a soulevé mon admiration a été Gilbert Facchinetti. Ses travailleurs ont aussi été à l’écoute de quelques-unes de mes demandes.

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Eau dynamisée (en cours)

On le sait, l’eau vivante est celle des courants. Pour rendre ses propriétés à l’eau du robient, on peut la filtrer, la dynamiser ou encore utiliser d’autres moyens. Je propose la dynamisation par le vortex.

Pour ce faire, on a besoin de :

  • deux bouteilles en verre ;
  • un tube qui permette à l’eau de couler en forme de vortex, de son vrai nom « connecteur de bouteilles » ;
  • eau.
Le connecteur mesure 5 cm de hauteur et 3 de diamètre.
On enroule la boutelle avec le connecteur sur la bouteille presque pleine d’eau. Il faut toujours laisser un vide.
Le connecteur qui permet de faire le vortex est en plastique avec à l’intérieur une forme en spirale qui permet à l’eau de couler comme dans un circuit spiralé et crée donc le vortex.
Chaque fois que je vois le vortex dans l’eau, j’éprouve une profonde joie. Cela part tout seul. Je me demande si l’eau qui est dans mon corps n’entre pas en résonance avec lui.

Eau dynamisée. Elle est plus riche en

Le goût de l’eau. L’eau dynamisée a un autre goût. C’est ce que j’ai constaté. Pour moi, il évoque une forme ronde. Curieux qu’un goût évoque une forme… mais c’est ainsi. Parmi les personnes auxquelles je l’ai fait goûter, il y en a qui disent que c’est plus doux. L’exercice est difficile à faire. Pas tout le monde a entendu parler d’une eau dynamisée et trouvant la chose bizarre sont tellement perturbés qu’ils ne savent plus où se trouve leur goût. Ce n’est pas étonnant. Quand on ne cherche pas quelque chose, on ne le voit pas. Ici voir et sentir sont dans le même monde.

Eva Lothar – méthode Bates pour les yeux. Rencontre particulière 24. (en cours)

La vie d’Eva est comme sa vue : tout le temps en mouvement !

Je prévois d’aller à Paris et me demande si je peux voir Eva. Je lui téléphone, mais, non, elle est absente. Bon, je ne lui téléphone ni tous les jours ni tous les mois, mais à chaque fois que je l’ai fait, j’ai dû attendre qu’elle retourne à Paris. C’est pourquoi, je dis qu’elle est toujours en mouvement. Ceux qui la connaissent savent qu’elle partage sa vie entre la France et les États- Unis. Ça, c’est le côté géographie, mais attendez la fin de l’article pour voir que ce n’est pas que physiquement qu’elle bouge !

Est-ce que c’est important de bouger ? Vous aurez deux réponses, celle d’Eva et la mienne et au fond, elles se rejoignent.

Je vais chez Eva. Cela faisait quelques années qu’on s’était rencontrées pour la première fois. Elle m’avait donné un premier cours sur la vue et environ deux ans après, le second. Je m’intéressais à la méthode Bates parce que j’avais des participants à mes cours qui avaient des problèmes de vue. J’ai écrit un article sur le sujet ici. Il n’est pas inutile de rappeler que savoir une chose c’est une chose et la faire sienne, l’appliquer c’en est une autre ! Il s’agit de vraiment changer de façon de voir les choses.

Les informations. On le sait, le monde est fait de particules et les particules sont de l’information. Eva m’a transmis des informations que je mets en pratique bien souvent, sauf quand je me fais avoir comme une débutante en fixant des choses ou en laissant ma pensée s’envoler sans y prêter gare. Je veux dire que le regard reste fixe alors que les images valsent dans ma tête. Alors, les informations d’Eva m’accompagnent bien souvent. Je constate que lorsque je cherche une information pour quelqu’un d’autre, elle finit par me rendre service ! Nous sommes un puzzle fait d’informations de toutes sortes : génétiques, sociales, professionnelles, d’affinités et de tout ce qui croise notre vie. Je suis contente quand je peux mettre un nom sur certaines informations, comme celles en provenance d’Eva. Quand je la remercie, je remercie forcément Bates et tous les patients qui lui ont permis de construire sa méthode, tous ceux qui l’ont formé, et cela me fait remonter à la nuit des temps. C’est un vortex temporel. J’adore cela ; j’ai la sensation de vivre l’expression « nous sommes tous reliés ».

Lors de la visite. Nous parlons de choses et d’autres. Je n’ai pas un ordre précis et les choses se lient les unes aux autres. Cette fois-ci, les temps qui courent étant particuliers, nous parlons de la marche du monde, de la façon dont les informations sont transmises et de celle dont les gens les appliquent. Je me rends compte que nous avons une même façon de penser : nous devons prendre de la distance avec les choses et voir ce qui est en notre pouvoir pour faire ou ne pas faire telle chose. Les cellules de mon être se laissent aller comme si elles occupaient chacune un fauteuil bien large. Je suis à l’aise ! Voici quelques sujets :

  • Vous dansez toujours ? Oui, mais mon école de danse prend d’autres chemins. Je n’ai pas d’atomes crochus avec les enfants ni les adolescents de la nouvelle génération qui zappe, qui n’a pas le sens du long terme, qui n’a pas les mêmes normes d’éducation ou de savoir-vivre que moi. Je n’y arrive pas. C’est un autre monde. Je ne peux pas me forcer à faire quelque chose parce que j’ai besoin d’argent. C’est contre ma nature. Aussi, ai-je créé pour le service des Sports de la ville de Neuchâtel, où j’habite, des cours pour des adultes qui désirent apprendre quelque chose d’utile pour leur corps, pour eux. Cela les rend indépendants et ne sont pas obligés de suivre pendant des années des cours ou des manipulations physiques faites par d’autres. De plus, j’ai repris mes spectacles toute seule. Au début de ma carrière artistique dans ce domaine (j’en ai aussi d’autres), j’ai présenté des spectacle de danse seule, puis, j’ai eu mon école et ai composé des danses pour les élèves en tenant compte de leur personnalité. Ce qui est curieux c’est que maintenant que je reprends certaines danses, c’est comme si je les avais déjà faites pour moi. C’est presque le même phénomène ou chemin emprunté par les informations que je cherche pour les autres. Curieux… J’ai ajouté un côté théâtre. Mes spectacles sont de la danse-théâtre, il y a de l’interaction avec le public et mes spectacles sont intimistes.
  • Vous voulez boire ou prendre quelque chose ? Je ne peux boire que de l’eau et ne mange rien aujourd’hui. Je jeûne tous les vendredis depuis le mois de novembre.
  • Ah ? Le jour est tombé par hasard. En fait, j’ai rencontré Jade Allègre.
  • Jade Allègre ? Vous la connaissez ? Un sacré personnage ! Oui, je suis tombée sur elle alors qu’elle parlait dans une vidéo du rôle de l’argile en période de pandémie. J’ai eu une conversation avec elle et m’a dit qu’elle allait venir en Suisse donner un cours. J’y suis allée et puis elle est venue passer deux jours chez moi. La première conversation a eu lieu en novembre et là j’ai appris que l’on pouvait nettoyer les articulations par le jeûne. Celui-ci a deux versions : trois jours d’affilée par mois ou un jour par semaine. J’ai pensé que j’allais, avec un peu d’effort, survivre à un jour, je n’arrivais pas à en imaginer trois… Cela me va très bien, j’ai perdu du poids, je me sens bien et je mange moins. Elle m’a aussi conseillé de manger lentement. Ce conseil, je l’avais déjà reçu il y a passablement de temps, mais entre avoir compris les mots et les laisser envahir le terrain, devenir miens… c’est comme avec les exercices pour la vue… Alors, volontiers un verre d’eau.
  • J’ai toujours une carafe avec de l’eau. Ah, c’est toujours celle qui a des formes qui se transmettent à l’eau… (Je l’avais déjà vue lors de mes autres visite).
  • Oui.

Là, je ne sais plus comment les choses se sont liées mais tout à coup, comme on parle des qualités de l’eau, je mentionne Jacques Collin.

  • Jacques Collin ? J’ai lu son livre sur l’eau L’Eau-delà de l’eau – De l’autre côté du miroir de l’eau. Je l’ai corrigé et apporté à l’éditeur, Guy Trédaniel.
  • Ah ? moi aussi ! Vous souvenez-vous à quelle époque ?
  • Oh ! Il y a des années. Je pense que ce doit être la première édition. Il y en a quatre, j’ai eu affaire à la quatrième. Mais, effectivement, dans la première il y avait beaucoup de coquilles.

Je racourcis. Je raconte à Eva que Jacques m’a donné la permission de citer des extraits de ses livres dans mes articles. C’est fabuleux de savoir que je désire rencontrer Eva, que j’attends que le destin se montre favorable pour cela et que nous nous découvrions la même tendance à corriger les textes que nous lisons, le même intérêt tant pour Jade, pour Jacques et la même vision de divers événements de notre société. J’ai l’impression d’être dans une pièce de théâtre où je lis un script. On le sait, la vie dépasse la fiction.

L’orthographe, le langage, les manières. Tout cela se perd. Eva est d’accord avec moi. Elle dit que ce n’est pas parce que quelqu’un exerce une activité qu’il peut la transcrire correctement. Auparavant, lui dis-je, je lisais un mot que je ne connaissais pas et je pouvais être sûre que la graphie était la bonne.

Je fais une parenthèse que je dois à Chambaron, nom de plume : on devrait parler d’orthographie et pas d’orthographe. Pourquoi ?

  • c’est une des incohérences de l’Académie à ses débuts (xviie siècle) ; elle a dérogé aux règles mêmes qu’elle tentait de mettre en place : ainsi typographie (écriture avec des ‘types’, imprimerie), sténographie (écriture rapide), calligraphie, (écriture enjolivée), etc. ;
  • quand cela a été le tour d‘orthographie (écriture correcte), l’Académie n’a pas voulu froisser les architectes de la Renaissance qui avaient déjà utilisé ce mot pour qualifier la représentation d’un volume sur une surface plane (un bâtiment sur un plan, à la verticale, orthogonalement). Elle a retenu orthographe pour l’écriture des mots, sans plus chercher ;
  • or, les mots en -graphe désignent l’artisan (comme un typographe) ou l’objet (comme un sismographe) qui pratique la -graphie ;
  • ce qui est répréhensible est de ne pas avoir modifié cela par la suite, le terme d’architecture étant dix mille fois moins courant… (et de plus, me dis-je, ce n’était pas le bon mot non plus. Il faudra que je demande à un latiniste comment il aurait fallu le dire).

En y pensant, c’est vrai que les gens disent « il a bonne orthographe », « il a mauvaise orthographe » ce qui voudrait dire : bien correctement écrit, et, mal correctement écrit. Cela n’a pas de sens. Chambaron, sur Twitter, où il est passablement suivi, a réussi à faire comprendre de quoi il en retourne et les twitteurs le suivent. On ne peut que le féliciter !

En conclusion, on devrait dire : « quelqu’un ne respecte pas l’orthographie » (celle qui est normée, plus ou moins bien) ou « fait des erreurs de graphie ». Il faudra du temps pour imposer cela. On pourrait aussi dire que l’orthographie de tel mot est celle-ci ou que la graphie utilisée n’est pas la bonne ou est la bonne. Chambaron précise encore : « Ne pas écrire correctement » est trop flou puisque cela peut concerner l’écriture manuscrite (illisible), la syntaxe (bancale) ou le style (pour un mauvais auteur).

L’Académie française donne raison à Chambaron, puisque sa définition de graphie se lit : « xviiie siècle, comme élément de composition, au sens de ‘description’. Dérivé savant du grec graphein, ‘écrire’. Représentation d’un son, d’un mot, par des caractères d’écriture et conformément à certaines règles. Graphie correcte, fautive. Graphie archaïque. Graphie étymologique. Graphie phonétique. ‘Tens’, ‘tans’, ‘tems’ sont d’anciennes graphies du mot ‘temps’. Moderniser une graphie. »

Eva, tête de classe, et son professeur de français, madame Maugean. J’aime les gens qui se rappellent ceux qui leur ont transmis des savoirs, des valeurs. C’est le cas d’Eva qui raconte que ce professeur de l’école primaire avait joué un rôle important dans sa formation. Elle me dit qu’il y avait des rangées de pupitres et qu’en général, les élèves les plus faibles s’asseyent derrière. Alors, son professeur avait demandé à ses élèves de se mettre par groupes de colonne. Cela avait fait trois groupes de huit élèves ; ils étaient chargés d’étudier la même question et forcément ils étaient en compétition. C’était très intéressant, ajoute-t-elle, parce que cela créait une émulation et les élèves le moins actives en classe s’impliquaient aussi. Tout le monde sortait gagnant. J’ai de l’admiration pour ce professeur si perspicace et dis à Eva que l’esprit de cette dernière doit être content de se voir ainsi rappelé. Eva me dit encore qu’une ancienne élève de sa classe avait pris contact avec elle pour qu’elles aillent rendre visite à leur professeur fort âgé. Elles ont frappé à sa porte et lorsque le professeur a vu Eva, elle s’est instantanément rappelé « la petite élève, tête de classe, que j’avais été ; toujours vêtue de jolies robes créées par ma mère ». J’apprends qu’Eva a été tête de classe à la petite école. Ce n’est pas étonnant, elle l’est toujours.

Eva me montre le dernier livre publié par son association sous sa direction :

Je conseille ce livre à tout le monde ! Tout y est pour conserver et / ou récupérer la vue.
Cette dédicace est une vue panoramique de ma vie par Eva. Je suis touchée, j’ai l’impression de voir ma vie dans son ensemble et c’est aussi, au sens figuré, un exemple de la vue que l’on doit avoir lorsqu’on regarde son chemin.

On parle de la vue. Eva rencontre des gens qui sont gênés parce que la vue périphérique est floue. Ce n’est pas mon cas. Lorsque je marche en ville, le fait d’avancer et de voir défiler le paysage périphérique me donne une joie profonde. Je ne peux expliquer la chose, c’est comme si j’avançais dans le temps et dans l’espace. Là, c’est une des rares notions de physique de notre ami Einstein que je comprenne réellement. C’est presque enivrant, c’est même enivrant.

Je passe plus de temps qu’auparavant à l’ordinateur et ne pense pas à reposer ma vue… C’est pourtant simple, dit Eva. On regarde au loin, on utilise le pinceau, on respire. Elle a tout à fait raison. Il suffit d’y penser, il suffit… et pourtant… J’en reviens au livre sur la vue. Je l’ouvre au hasard. Vous le savez, il n’y a pas de hasard. Je tombe sur le passage dédié à la lecture. Je pratique le pinceau lors de mes promenades ou dans la danse de l’éléphant, mais dans la lecture… c’est pourtant si reposant. Bon, j’ai du pain, non, de la vue devant moi !

La vision élargie permet d’avoir un angle plus ouvert sur les questions de la vie.

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Turneul în România

Aniii trec unul după altul dar nu seamană între ei : trecerea perioada 2021-2022 a fost plină de spectacole, ceea 2022-2023 mi-a dat de înțeles că putea să -mi ofere ocazie de a merge în turnee.

Primul turneu în 2023 a fost la Alexandre. Je raconte ici.

Al doilea are loc la prietena mea Liliana. Aș putea să spun că ea face parte din peisajul meu de totdeauna. De astă dată, o forță mă împinge să merg la București la sfârșitul lui ianuarie, în plină iarnă, și pică bine pentru că atunci este ziua ei ; deci, o bună ocazie să-i prezint spectacolul meu. Ea cunoaște activitățiile mele și este gata să deschidă scena pentru mine !

Sosirea în București. Este adevărat ca la momentul când am făcut rezervarea biletului, m-am gîndit că voi retrăi o adevărată iarnă și m-am bucurat de experiență, întrucât adeseori avem la Neuchâtel ierni fără zapadă. La momentul zborului, meteorologia anunță o temperatură între 1° și 4° . Aoleu ! mi-am zis ; dar plăcerea de a revedea prietenii mei a fost mai puternică. Și, și, și… puteți ghici ? Vremea s-a schimbat brusc și a nins de a acoperit cu nămeți străzile și trotuarele. Mașinele curăță străda dar aruncă zapadă pe trotuar… M-am trezit parcă cu ani în urmă. Bineînțeles, Liliana a văzut că jacheta mea nu se potrivea cu vremea de afară, s-a dus la dulapul ei și a scos o blană cu care am avut mare succes ! Într-adevăr m-am simțit ca acasă. Uneori îmi lipsește această căldură, această bunăvoință spontană. Pe vremuri, când cineva avea nevoie de cinci lei, găsea la prieteni. În Elveția este cu totul altfel. Așa dar am avut o blană superbă cât am fost la București.

Este adevărat că n-am decât să merg la La Chaux-de-fonds sau la Brévine pentru a avea o iarnă adevărată, dar acolo trotuarele nu sunt pline de zapadă și crivățul, văntul care vine din Rusia și care bate uneori cu 30-35 m/s transformând fulgi de zapadă în mici blocuri care biciuie față (când aceastâ este expusă, ar fi adăugat scriitorul Alphonse Allais) nu suflă. Cu toate acestea, am văzut oameni în vârstă, cu pachete în brațe, alergând prin zăpadă pentru a urca în mașina a carei platformă este la înalțimea genunchilor și pe care se urcau cu ușurință ! Mă gândesc că în Europa, unde totul se simplifică și obstacolele sunt suprimați, oamenii numai sunt capabili de asemenea efort.

Teatrul Liliana

Mademoiselle Ming Ming. Strabunică mea mi-a făcut-o la vârstă de 105 ani ! Arătă cam serios dar altfel n-ar fi Mademoiselle Ming Ming. Când a flăt că mergeam la București mi a spus că mergea și ea dar că îi trebuia o haină și n-am avut încotro decât să-i o făc.

Pregătirea scenei. S-a făcut într-o clipă. Făcusem deja un spectacol pe terasa Lilianei și ea păstrăse fundalul care, de dată aceasta, a acoperit fereastra. Luasem cu mine lumine pentru efecte speciale și prizele necesare.

Compania de aviație. Prevăzusem să iau cu mine lumine de 120 cm înalțime dar compania nu acceaptă decât obiecte de cel mult 118 cm : dacă aș fi avut o chitară de 150 m pe 40 cm de lățime, aș fi putut s-o iau, luminiile nefiind pe listă lor … Din ce in ce mai mult mă gândesc că Dürenmatt-ul nostru național n-ar fi trebuit să moară pentru că sunt și azi atât de multe lucruri ne-la- locul lor încât n-ar fi avut nici o problemă pentru a se inspira. Este nevoie doar de puțin autocontrol pentru a le observa, pur și simplu, fără ne împovăra judecata. A trebuit să mă adaptez, și, ghiciți… am câștigat fiindcă am găsit o soluție mai simplă și mai ușoară pentru turneele mele viitoare. Până la urma urmei, îmi trebuie s-o mulțumesc pe companie ! Este o lecție frumoasă.

Un public deosebit. Prietena mea a invitat pe fiul ei, Ion Bogdan Ștefănescu (Ionuț, pentru prieteni), cel mai mare flautist din țară, pe fiica acestuia din urma, Maria, stilistă de modă, pe Ada Vertan, regizoare de emisiuni de televiziune și de filme, pe Mihai Ispirescu, partenerul ei, dramaturg de succès, fost director al Teatrului Național și al renumitei reviste satirice și umouristice Urzică și pe Marie-Louise Svoboda, medic stomatolog. Cât despre Liliana, a avut o primă viață ca secretară și adjunctă a ambasadei Venezuelei și o a doua viață ca traducătoare din spaniolă în română. A tradus vreo douazeci de cărți. Spuneam că o cunosc dintotdeauna, dar doar acum aflu că la liceu a fost tare la fizică, singura elevă care rezolva toate problemele ; iar eu iubesc foarte mult matematica și fizica. Deși suntem prietene de atâta vreme, o privesc cu o altă admirație. Mai mult, ea ar fi ales latina ca prima limbă la facultate, domeniu în care era regină, dar soarta a dus-o către spaniolă. Ada nu e mai prejos, adolescentă a fost pasionată de astronomie și fotografie. Profesorul ei îi făcuseră o lupă, dar la o călătorie în străinatate i-a trebuit să aleagă între o lupă și o cameră de fotografiat. Pentru lupă avea o soluție cu profesorul ei și fotografia este cea care a condus-o de la un lucru la altul către regie de filme. Revin la Liliana care vorbește și franceză. Am avut plăcerea de a-i oferi Ni vent ni nouvelle de Chambaron, și J’ai un mot à vous dire împreuna cu J’ai encore un mot à vous dire de Jean-Loup Chiflet, două persoane care ocupă un loc special în lumea mea. I-am citit începutul primei cărte a lui Jean-Loup și a fost cucerită. V-am spus, am avut un public cu totul deosebit ! Și de asta îmi este dor.

Spectacolul. Lucrurile se construiesc în timp în lumea mea. De asemenea, spectacolele mele de dans sunt în prezent dans-teatru și titlul este « Spectacol intimist al lui Zully ». Dacă este intimist, înseamnă că nu este formal și că intr-un fel suntem ca în familie, iar când suntem în intimitatea unei familii se întâmplă lucruri care rămân « între noi ». Ce se poate întâmpla ? Schimb de costume, plasarea accesorilor și multe altele, inclusiv unele într-o dimensiune imaginairă.

La spectacol. De fie care datâ când dansez înt-un alt cadru, este o experiență care mă îmbogățește. De data aceasta, publicul este așezat pe două treimi ale încaperii, astfel că a trebuit să mă adaptez la un spațiu diferit de al meu și să mă gândesc în același timp la ceea ce spectatori vedeau. Într-un asemenea gen de spectacol, publicul este aproape de scena, ascult respirațiile, râsetele, plăcerile, tăcerile lui. Perfect, putem auzi tăcerile. Ele spun multe lucruri…

Durată spectacolului și urmarea. Spectacol a durat 45 de minute. Când are loc la studioul meu, rămânem să bem pe loc un pahar. De data aceasta, Liliana a gătit o masă ca pe vremuri. A petrecut ore întregi la bucătărie, și chiar zile. Nu este nimic altceva de spus decât că totul a fost foarte bun. Am băut țuica în timp ce ceilalți beau vin. Îmi place vodca în Rusia și țuica în România. Au un gust particular în locul lor de baștină. Este ceva psihologic, căci acasă la mine, la Neuchâtel, nu pot să le beau. Îmi trebuie atmosfera, și nu oarecare, cea a prietenilor mei de altâ dată. Am terminat cu șampanie, și capul meu mi-a spus că era de ajuns o dată.

Critică spectacolului. Primul care a spus ceva a fost Ionuț : « Data viitoare dansezi pe muzica MEA! » Toți l-au auzit și rîs ; complimentu lui mi a ajuns la suflet. O las pe Liliana să vorbească despre critică : « Bravo! ! A fost un spectacol inedit, o plăcută surpriză pentru musafirii mei, care te-au plăcut foarte mult și te-au aplaudat entuziaști, iar pe mine m-au felicitat pentru surpriza pe care le-am oferit-o. » – îți mărturisesc asta acum, citind textul articolului pe care îl publici. Și, à propos : scrii foarte bine – ți-am mai spus asta, dar ți-o repet, ca să îți intre bine în cap !

Mesele Lilianei.

Cum am ajuns, Liliana a pus tot felul de bunătăți pe masă. În ziua spectacolului a pus pe farfurii monede de ciocolată pe care obișnuiesc să le împart prietenilor și cunoșttiințelor mele la începutul anului.
Când le dau, precisez că nu trebuie amestecate. Cum reacționați… ?

După spectacol. Se leagă o prietenie și Ada mă invită să merg să văd o expoziție de manuscrise inedite ale lui Mircea Iliade la muzeul Literaturii Române. Este impresionant a vedea atât de aproape documente care au aparținut altcuiva din alte timpuri. Noțiunea timpului mă fascinează. El a scris multe lucruri în româna și am putut să-le citesc cu ușurință. Ești tare ! a exclamat Ada. Am avut impresia că am trecut un examen.

După cum vedeți, în lumea mea totul face parte din tot. Vreu să spun că spectacolul meu servește drept legătură penru multe lucruri. De obicei, este conversația după spectacolul cea care permite așa ceva ; de data aceasta, am impresia că tot Bucureștul a fost la spectacolul meu. Nu este doar o imagine, pentru că, așa cum am mai spus, publicul meu era un public deosebit.

Bucureștiul și electricitatea. Știu, sunt nesățioasă și admir istoria în general. Nu pot să las asta de o-parte : plimbându-mă prin București am văzut această placă aproape de universitate.

Sfârșitul turneului.  Ionuț are un concert la Sala Radio. Ne invită. Mă pregătesc să merg cu sacoșa mea, cumpărată la Paris, în care pun multe lucruri, printre care și calculatorul meu și care îmi plăce. Îmi aduce aminte de Paris, acest oraș pe care îl iubesc. Liliana se uită la mine și spune : « N-o să-te duci cu plăcinta aia !  » și îmi intinde o geantă de damă adevărată. Am acasă, dar nu m-am găndit că voi merge la un alt spectacol decât al meu… Concertul este formidabil și Ionuț are un mare succes la public. Normal, el cântă așa cum este, o fiinfță cu suflet frumos. Trezește admirație oriunde merge.

Mi-a fost greu să-l prind pe Ionuț în poză pentru că avea microfonul în față.
Avem impresia că Ionuț va vorbi !

Câteva ccuvinte despre Ionuț : am mai spus, este cel mai bun flautist din țară. Liliana, mama lui, a făcut tot ce i-a stat în putere pentru a-i oferi cele mai bune atuuri pentru profesia lui. Și este resplătită prin talentul fiului, un talent recunoscut de cei mai mari, printre care Sir James Galaway, celebrul flautist recunoscut în întreagă lume și cetățean de onoare în Elveția. Nu este nevoie de a spune mai mul. Când cineva a făcut puțin, poate umple cinci pagini de CV, dar cănd omul a ajuns în vârf, este de ajuns să-și apună doar numele. Este și cazul lui Ionuț. Merită spus, totuși, că și-a făcut masterul în Statele Unite, doctoratul la București și că participă la o mulțime de concerte și programe muzicale. Este solistul Filarmonicii din Bucurețti ! Deține catedră de flaut la falcultate. Muza poeziei și-a propus să ajungă la niveulul darurilor lui muzicale inspirându-l în așa fel încât a scris mai multe cărți de poezie printre care ultima face parte din patrimoniul național. Nu vă mai ramâne decât să mergeți pe saitul lui pentru a constata că nu trăiește decât pentru muzică și poezie !

Reiau firul povestirei mele. I spun Lilianei una dintre aventurile mele : am vrut să-i dau un ajutor unui scriitor (printre pasiunile mele este cea a limbii, în particolar a limbii franceze ) pentru a evita câtevea greșeli cu prilejul reeditării unora dintre cărțile lui, dar mi-a spus că editorul n-are timp pentru așa ceva. Îmi este greu să găsesc un răspuns și îi scriu :

« Spuneam că doream să găsesc un scrritor care să dea formă răspunsului meu la anunțul dumneavoastră în legătură cu editarea cărților fără modificări.

« Un spirit care trecea aproape de mine a văzut că putea să mă ajute pentru că și el avea chef să vadă, să vadă, într-adevăr să vadă vibrațiile, informațiile, ideile lui scrise și pe urmă să le audă vibrând !

« Așa că primul lucru pe care mi l-a spus a fost că ar trebui să vă mulțumesc pentru că am învățat multe lucruri citindu-vă și prelucrând textul.

« Mi-a mai spus că dacă mă simt deranjată, descurajată, tristă (aceste emoții nu sunt chiar din domeniul lui și de aceea nu găsesște cuvântul potrivit), într-o altâ lume se va întâmpla și asta ar trebui să-mi aducă ceva liniște în suflet.

« Un alt spirit mi-a spus să continui să citesc una dintre cele 26 de cărți scrise de dumneavoastră pe care le am la mine în afără de celelalte câteva publicate de editoriale dumneavoastră. Mi-a spus că era ceea ce trebuia făcut pentru că trebuie mereu să stau pe picioare. Așa că am început Titlul cărții (pentru a evita de a pune pe cineva într-o situație delicată aici, nu put titul adevărat). Mi-a venit bine. Încă o dată vă găsesd formidabil.

« Același spirit, probabil specializat în emoții, sau altul în speranțe, mi-a spus că vă voi revedea și asta era lucrul cel mai important în dimensiunea aceasta.

« Pe scurt, multe spirite s-au mișcat. »

Comentariul Lilianei : Foarte frumos răspunsul tău. Ești tot timpul bântuită de spirite benefice, care îți ghidează pașii mereu spre alte zone din care te îmbogățești. Ești unică !

Viitorul turneu la București. E deja sigur că printre cei din public se va afla o altă prietenă dintotdeauna, Ileana Iliescu, primă balerină pe vremea mea !

În sfârșit ajungem la sfârșit ! Casa Lilianei este plină de comori : tablouri, sculpturi, obiecte decorative. Iubesc oglinzile, reflectările în oglinzi, icoane. De mult nu mai văzusem asta. Am făcut un montaj.

Totul respiră armonie, frumusețe, lucruri care hrănesc sufletul.

P.S. Cu mare plăcere spun că textul a fost revizuit de Liliana. Noi două avem pasiunea pentru cuvinte, dragul limbilor. Ea este o traducătoare excelentă din spaniolă în română. Nu pentru că e prietena mea, dar asta este ! A recunoscut-o și Uniunea Scriitorilor din România, din partea căreia a primit Premiul „pentru o traducere de vis″ a romanului Colecționarul de sunete al spaniolului Fernando Trías de Bes.

Dacă mai rămâne câte ceva necorect este doar vina mea pentru că ideile vin când vor și trec, cu mult entuziasm, ca vântul pe claviatura !

Mulțumiri speciale pentru Ada care a filmat serată.

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Ma tournée en Roumanie

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas : le passage 2021-2022 a été plein de spectacles, celui 2022-2023 m’a fait comprendre que je pouvais entamer des tournées.

La première tournée en 2023 s’est effectuée chez Alexandre. Je la raconte ici.

La seconde se passe en Roumanie, chez mon amie Liliana. Elle fait partie du paysage de ma vie depuis toujours, pour ainsi dire. Cette fois-ci, une force me pousse à aller à Bucarest en plein hiver, fin janvier, et cela tombe bien, c’est son anniversaire. C’est donc l’occasion de lui présenter mon spectacle. Elle connaît mon travail et déclare sa scène ouverte pour moi !

Arrivée à Bucarest. Au moment où j’ai fait la réservation du billet, je me suis dit que j’allais revivre un de ces vrais hivers et me réjouissais de l’expérience, tant à Neuchâtel on a souvent des hivers sans neige. Au moment du vol, la météo a annoncé une période entre 1° et 4° . Flûte ! me suis-je exclamée, mais le plaisir de revoir mes amis l’a emporté. Et, et, et, devinez ? La météo a soudainement changé et il a neigé au point d’encombrer les rues et les trottoirs. Les machines de nettoyage déblaient la rue et déversent la neige sur le trottoir… Je me suis retrouvée comme il y a des années en arrière. Bien sûr, Liliana a trouvé que ma veste n’allait pas du tout et est allée dans son armoire me choisir une fourrure avec laquelle j’ai eu beaucoup de succès !. J’étais vraiment à la maison. Cette chaleur, cette bienveillance spontanée me manquent parfois. Autrefois, quand quelqu’un avait besoin de cinq lei (le niveau de vie n’était pas le même, aussi vais-je dire, Fr 10.- de nos jours ), les amis étaient là pour aider. En Suisse, c’est différent. J’ai donc eu une magnifique fourrure tout le long de mon séjour.

Il est vrai que je n’ai qu’à aller à La Chaux-de-fonds ou à la Brévine pour avoir un vrai hiver, mais là les trottoirs ne sont pas pleins de neige et le crivăț, un vent qui vient de Russie et qui souffle parfois à 30-35 m/s et qui transforme les flocons de neige en petits blocs qui vous tapent sur le visage (quand il est à découvert, aurait ajouté l’écrivain Alphonse Allais) ne souffle pas. Malgré cela, j’ai vu des personnes âgées, avec des paquets aux bras, courir en pleine neige pour attraper le bus dont la plateforme se trouve à hauteur des genoux et sur laquelle elles montent avec aisance ! Je me dis qu’en Europe, à force de tout simplifier et de supprimer les obstacles, les gens ne peuvent plus faire d’efforts.

Théâtre Liliana.

Mademoiselle Ming Ming. C’est mon arrière-grand-mère qui me l’a faite à l’âge de 105 ans ! Elle a l’air un peu sérieux, mais sans cela elle ne serait pas Mademoiselle Ming Ming. Quand elle a su que j’allais à Bucarest, elle m’a dit qu’elle serait du voyage mais qu’il lui fallait un manteau et j’ai dû m’exécuter.

Préparation de la scène. Cela s’est fait en un tourne main. J’avais déjà fait un spectacle sur la terrasse de Liliana et elle avait gardé le fond de scène qui cette fois a servi à couvrir la fenêtre. J’avais pris mes lumières d’effets spéciaux et les prises nécessaires.

La compagnie d’aviation. J’avais prévu de prendre d’autres lumières qui mesurent 120 cm de hauteur, mais la compagnie n’admet que des objets d’au plus 118 cm de hauteur. J’ai appris que si j’avais eu une guitare de 150 m par 40 cm de large, j’aurais pu la prendre, mais les lumières ne figurant pas sur la liste… Je me dis de plus en plus souvent que notre Dürenmatt national n’aurait pas dû mourir, parce qu’il y a tellement de choses « drôles » dans les deux sens du terme. Il faut un certain contrôle de soi pour simplement observer sans s’encombrer de jugements. J’ai dû m’adapter et, devinez, je sors gagnante parce que j’ai trouvé une solution plus simple et plus légère pour mes futures tournées. Finalement, je dois remercier la compagnie d’aviation ! C’est une belle leçon.

Un public de choix. Mon amie a invité son fils, Ion Bogdan Ștefănescu (Ionutz, pour ses amis), le meilleur flûtiste du pays, la fille de ce dernier, Maria, styliste de mode, Ada Vertan, productrice d’émissions à la télévision et de films, Mihai Ispirescu, son compagnon, dramaturge à succès, ancien directeur du Théâtre National ainsi que de la très fameuse revue satyrique et d’humour Urzică (L’Ortie) et Marie-Louise Svoboda, un médecin dentiste. Quant à Liliana, elle a eu une première vie en tant que secrétaire et adjointe de l’ambassade du Venezuela à Bucarest et dans une seconde vie est traductrice d’espagnol en roumain. Elle a traduit une vingtaine de livres. Je disais que je la connaissais depuis presque toujours, je viens d’apprendre qu’au lycée était forte en physique, la seule élève qui résolvait tous les problèmes ! J’adore la mathématique et la physique. Bien que nous soyons amies de longue date, je la regarde avec une autre admiration. De plus, elle aurait choisi comme première langue à l’université le latin, car c’était son point fort ; le sort l’a poussée vers l’espagnol. Ada n’est pas en reste, adolescente, elle a été passionnée par l’astronomie et la photographie. Son professeur lui avait fait un télescope, mais c’est lors d’un voyage à l’étranger qu’elle a dû choisir entre un télescope et un appareil photo. Pour le télescope, elle avait, comme déjà dit, une solution et c’est la photographie qui l’a menée de fil en aiguille vers la production de films. J’en reviens à Liliana qui parle aussi le français et à qui j’ai eu le plaisir d’offrir Ni vent ni nouvelle de Chambaron, et J’ai un mot à vous dire ainsi que J’ai encore un mot à vous dire de Jean-Loup Chiflet, deux personnes qui occupent une place de choix dans mon monde. Je lui ai lu un début du premier livre de Jean-Loup et elle a été conquise. Je vous dis, j’ai eu un public de choix ! Cela aussi me manque.

Le spectacle. Les choses se construisent avec le temps dans mon monde. Aussi mes spectacles de danse sont actuellement de la danse-théâtre et le titre est « Spectacle intimiste de Zully ». S’il est intimiste, c’est que ce n’est pas formel et que donc on est pour ainsi dire dans l’intimité d’une famille et en famille il se passe des choses, des histoires qui restent « entre nous ». Que peut-il se passer ? Des changements de costume, des placements d’accessoires et plein d’autres choses dont certaines dans une dimension imaginaire.

Déroulement du spectacle. Chaque fois que je danse dans un autre cadre, c’est une expérience qui m’enrichit. Cette fois, le public était assis en deux tiers de cercle et il a fallu en plus de m’adapter à un espace différent du mien, penser à ce que les spectateurs voyaient. Dans ce genre de spectacle, le public est proche de la scène, j’entends les respirations, les rires, les plaisirs, les silences. Parfaitement, on peut entendre les silences. Ils disent tellement de choses…

Durée du spectacle et suite. Le spectacle a duré 45 minutes. Lorsqu’il se déroule dans mon studio, on se réunit ensuite dans la salle autour d’un verre. Cette fois-ci, c’est Liliana qui a préparé un repas comme on en préparait autrefois. Elle a passé des heures à la cuisine, même des jours. Il n’y a rien d’autre à dire sinon que c’était très bon. J’ai bu de la tsuica alors que les autres ont pris du vin. J’aime la vodka en Russie et la tsuica en Roumanie. Elles ont un goût particulier sur place. C’est psychologique, mais voilà, chez moi, à Neuchâtel, je ne peux les boire. Il me faut l’atmosphère, et pas n’importe laquelle, celle de mes amis d’autrefois. On a fini au champagne et donc ma tête le lendemain m’a quand même fait savoir que c’était bien assez une fois.

Critique du spectacle. Le premier à avoir dit quelque chose a été Ionutz : « La prochaine fois, tu danses sur MA musique ! » Tout le monde l’a entendu et ri ; le compliment m’a portée aux anges. Je laisse Liliana parler : « Bravo! C’est un spectacle qui sort du commun, une surprise agréable pour mes invités qui t’ont beaucoup appréciée et applaudie avec enthousiasme. Ils m’ont félicitée pour la surprise que je leur ai faite. Je peux te le dire maintenant que tu publies l’article. Je voudrais aussi te dire que tu écris très bien, je te l’ai déjà dit, mais je le répète pour que cela entre dans ta tête ! »

Les tables de Liliana.

Dès mon arrivée, Liliana a mis de très bonnes choses sur la table. Le jour de son anniversaire-spectacle, elle a mis sur les assiettes les pièces en chocolat que je distribue à mes amis et connaissances en début d’année.
En les distribuant, je précise bien qu’il ne faut pas les mélanger. À vous de voir ce que cela vous dit…

Après le spectacle. Des amitiés se nouent et Ada m’invite à aller voir une exposition de manuscrits inédits de Mircea Iliade. C’était au musée de la Littérature roumaine. C’est impressionnant de voir de tellement près des documents qui ont appartenu à quelqu’un d’autre dans d’autres temps. La notion du temps me fascine aussi. Il a écrit passablement de choses en roumain et j’ai pu les lire facilement. Ești tare ! (Tu es formidable !) s’est exclamée Ada. Là, j’ai eu l’impression de passer un examen.

Comme vous le voyez, dans mon monde tout fait partie du tout. Je veux dire que mon spectacle sert de lien pour bien des choses. En général, c’est la conversation après le spectacle qui fait cela ; cette fois-ci, j’ai l’impression que c’est tout Bucarest qui a été présent à mon spectacle. Ce n’est pas vraiment une image, car, je vous l’ai dit, mon public était un public de choix.

Bucarest et l’électricité. Je sais, je suis insatiable et admiratrice de l’histoire en général. Je ne peux laisser passer ceci : en me promenant dans Bucarest, je trouve cet écriteau près de l’université.

Fin de la tournée.  Ionutz a un concert à la Salle de la Radio. Il nous invite. Je m’apprête à y aller avec le sac acheté à Paris, celui où je mets plein de choses, mon ordinateur compris, et que je trouve beau. Il me rappelle Paris, cette ville que j’aime. Liliana me regarde et me dit : « Tu ne vas quand même pas y aller avec cette plăcintă (il n’y a pas de mot en français, mais c’est comme si on disait ce sac de patates) !  » et elle me donne un vrai sac de dame. J’en ai à la maison, mais n’ai pas pensé à aller à un spectacle autre que le mien… Le concert est magnifique et Ionutz a eu beaucoup de succès auprès du public. C’est normal, il joue comme il est, un être d’une belle âme ! Il soulève l’admiration partout où il va.

J’ai eu de la peine à prendre Ionuț en photo parce qu’il y avait le micro juste devant lui.
On ne peut dire que Ionutz est en chair et en os, mais c’est presque le cas !

Quelques mots au sujet de Ionutz : je l’ai dit, il est le meilleur flûtiste du pays. Liliana, sa mère y est pour beaucoup car elle a fait tout ce qui était en son pouvoir afin de lui donner les meilleurs atouts pour sa profession. Elle est payée en retour par le talent du fils, un talent réel et reconnu par les plus grands dont Sir James Galaway, le fameux flûtiste reconnu mondialement et citoyen d’honneur suisse. Il n’y a pas besoin d’en dire plus. Quand on a fait peu de choses, le CV peut remplir cinq pages, quand on a atteint le sommet, il suffit de donner son nom. C’est aussi le cas de Ionutz, mais cela vaut la peine de dire qu’il a fait son master aux États-Unis, son doctorat à Bucarest et qu’il participe à plein de concerts et programmes de musique. Il est le soliste de La Philarmonique de Bucarest ! Il tient la chaire de flûte à l’université. La muse de la poésie s’est dit qu’elle allait égaler ses dons de musicien en l’inspirant au point qu’il a écrit plusieurs livres de poésie dont le dernier fait déjà partie du patrimoine national. Il ne vous reste qu’à aller sur sa plateforme pour voir qu’il vit pour la musique et la poésie !

Je reprends le fil de mon histoire. Je raconte une de mes aventures à Liliana : je voulais apporter mon concours à un écrivain (parmi mes passions, il y a celle de la langue en général et du français en particulier) afin d’éviter quelques coquilles dans une réédition de quelques-unes de ses oeuvres et il répond que l’éditeur n’a pas le temps. Je peine à trouver une réponse et lui écris :

« Je disais que je cherchais un écrivain pour donner forme à votre annonce au sujet de l’édition de vos livres sans modifications.

« Un esprit qui passait par là s’est dit qu’il allait pouvoir m’aider parce qu’il avait aussi envie de voir, voir, réellement voir ses vibrations, informations, idées, écrites et ensuite les entendre vibrer ! 

« Voici donc que la première chose qu’il m’a dite c’est qu’il faillait vous remercier parce que j’avais appris pas mal de choses en vous lisant et en révisant le texte.

« Il m’a aussi dit que si je me sentais dépitée, découragée, triste (ces émotions ne sont pas réellement de son domaine et c’est pourquoi il n’arrive pas à trouver le mot juste), dans un autre monde la chose se fait et cela devrait m’apporter une certaine sérénité.

« Un autre esprit m’a dit hier soir de continuer à lire l’un des 26 livres écrits par vous et qui se trouvent chez moi sans compter les quelques autres publiés par vos éditions. Il m’a dit que c’était ce qu’il convenait de faire parce qu’il faut toujours rester debout. J’ai donc commencé Titre du livre (afin d’éviter de mettre qui que ce soit en mauvaise posture dans cet article, je ne donne le vrai titre). J’ai bien fait. Une fois de plus, je vous trouve délicieux.

 « Le même esprit, il doit être spécialisé dans les émotions, à moins que ce soit celui spécialisé dans les espoirs, m’a dit que j’allais quand même vous revoir et que c’était cela qui était le plus important dans cette dimension.

 « Bref, tout cela a remué bien des esprits. »

Commentaire de Liliana : Très belle réponse. Tu es toujours entourée d’esprits bénéfiques qui guident tes pas dans des dimensions qui t’enrichissent. Tu es vraiment à part !

Prochaine tournée à Bucarest. Il est prévu que la prochaine fois, je danserai pour un public où il y aura, entre autres, une autre amie de longue date, Ileana Iliescu, la danseuse étoile de mon époque !

Fin, enfin ! La maison de Liliana est pleine de trésors : tableaux, sculptures, objets décoratifs. J’aime les miroirs, les reflets dans les miroirs, les icônes. Cela faisait longtemps que je n’en avais vus. Voici un montage.

Tout cela respire l’harmonie, la beauté, choses qui nourrissent l’âme.

Remerciements à Liliana qui a demandé à Ada de filmer la soirée !

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Suite inattendue du cours danse classique et imagination : une tournée !

On le sait et on l’oublie, la vie est pleine de surprises. Le cours fini, Alexandre, l’un des participants qu’on peut très bien qualifier de grand tant il mesure de cm (196 !), invite le groupe chez lui : promenade à cheval et repas. au menu Je propose mon spectacle. Il vient voir au studio et se dit partie prenante !

Un cercle qui se ferme. Je disais dans un autre article que j’avais l’impression de fermer un cercle. En effet, au début de ma vie d’artiste, j’ai présenté mes spectacles toute seule, puis, longtemps, en compagnie de mes élèves et maintenant, je reprends le même chemin. Il y a du nouveau : les tournées. Bon, c’est la première, mais une autre va suivre à Bucarest.

Des étapes. Il y a bien des étapes à franchir avant d’arriver sur le lieu de la tournée. Je vais simplement mentionner que l’artiste, l’interprète des danses, doit aussi se mettre dans le peau du technicien de scène et penser à prendre les lumières qu’il faut et bien les emballer, du régisseur en préparant la bonne version des numéros sur l’ordinateur, de la couturière en vérifiant que les costumes sont en parfait état, de l’accessoiriste en vérifiant que les accessoires sont aussi en parfait état et que rien ne manque et forcément, recoudre, réparer ou changer ce qu’il faut.

Trajet. Il s’agit d’aller Aux Converts, à Renan, dans le canton de Berne. C’est tout une expédition parce que l’autre participante qui m’amène, Anne, connaît peu cet endroit qui pour elle est presque en Sibérie. Pour moi, en cette fin du mois de janvier, c’est l’occasion de voir de longues étendues de neige et je me dis qu’on est vraiment en hiver. Nous mettons plus de 40 minutes pour y arriver. Pour le retour ce sera 25 parce qu’Alexandre a indiqué à Anne par où il fallait sortir de l’autoroute. J’ai aussi eu l’occasion de rouler dans une voiture moderne, celle où j’avais l’habitude de circuler était celle d’André, feu mon compagnon, une Jaguar. La voiture d’Anne a des programmes et peut même chauffer votre siège et le volant. Je me suis dit que j’avais l’impression d’être au xxie siècle ! Le matériel et nous sommes arrivés en parfait état. On a eu juste le temps de saluer Alexandre, de poser nos affaires et on est allés voir les chevaux. Auparavant, on a fait connaissance avec Bingo, le chien de garde qui est plus que gentil, un amour qui ne demande qu’à être caressé.

Olympiade et Aldebaran. J’ai fait connaissance des deux chevaux. Je me suis dit qu’il fallait que je me présente et ai tendu le dos de la main à Olympiade. Elle m’a humée et a léché la main. J’ai eu l’occasion de voir combien un cheval est grand et quelles merveilles la nature, la création s’est donné la peine de faire. C’est un émerveillement partagé par Anne. J’avais aux poignets une sorte de manchons fabriqués maison. Ils sont amovibles et peuvent aussi bien servir de décoration que pour tenir chaud aux poignets ou aux doigts et qui m’évitent de porter des gants, lesquels peuvent parfois être incommodants lorsqu’on doit manipuler des choses. Tant Olympiade que son compagnon en ont aimé la texture. Aldebaran n’a pas léché la main mais l’a mordillée avec les lèvres, je ne peux écrire qu’il m’a pincée ni qu’il m’a mordue ; moi qui aime les mots, il faudra que je voie s’il y a un verbe pour cela, mais mordiller me va pour le moment. J’ai trouvé ce geste, de la part du cheval, attendrissant. Je me demande s’il me disait quelque chose. En tous les cas, j’ai été saluée de façon différente par les deux chevaux.

À cheval. C’est vite dit « à cheval », mais un cheval, comme déjà dit, est grand, très grand et pour le monter… Je suis grimpée sur les barrières de l’enclot et ensuite ai pu m’installer sur Olympiade qui avait une selle anglaise (sans pommeau) et Anne sur Aldebaran qui avait une selle western (avec pommeau). Heureusement qu’Alexandre tenait les chevaux par une bride parce que quand même… on n’a plus les pieds sur terre et on est sur quelqu’un dont ne on connaît pas la langue ! et il a guidé les chevaux. En cours de route, il nous dit que les chevaux aiment galoper dans la neige et j’ai le sentiment qu’il accélère le pas ou est-ce le cheval d’Anne qui a compris les mots d’Alexandre ? En tous les cas, les chevaux sont allés un peu plus vite, surtout Aldebaran, et j’ai vu Anne monter et descendre sur sa selle western. On a bien ri après, mais sur le moment on n’en menait pas large. J’ai demandé à Alexandre si on pouvait rentrer, mais à l’évidence ce n’était pas ce qu’il considérait une promenade et a dit qu’il fallait aller sur d’autres terres… On n’a pas eu le choix que de suivre et tout à coup, il a monté un talus et là, nous nous sommes dit que les chevaux allaient galoper pour de bon… Bref, une vraie aventure.

Descente du cheval. Pour entrer et sortir de l’enclot, il y a une barrière et quand on passe d’un endroit à l’autre, il faut baisser la tête. Anne est entrée avant moi et Alexandre a aidé Anne dont la selle commençait à glisser afin de lui éviter une chute (on disait Western ?) ; pendant ce temps, Olympiade est restée devant la barrière. Tout à coup elle a avancé et je n’ai eu le temps que de pencher le corps en arrière pour éviter un choc sur le front. Cela s’est fait tout seul. C’est ce qu’on appelle un mouvement instinctif : on ne réfléchit pas, on fait. Il n’y a pas eu de peur non plus, c’est un moment à part. En y réfléchissant, je me dis que ce mouvement cadre avec la danse que nous avons travaillée au cours : la valse. Il faut toujours un partenaire pour valser. En l’occurrence Olympiade. Il faut aussi un tempo, qui dans le cas que je décris est passé de pause musicale à presto ! Nous sommes restées unies dans les deux et donc nous avons valsé !

Ah, oui la descente. Une fois Anne sur terre, Alexandre vient vers moi et me dit de sortir les pieds de l’étrier. On a bien essayé de pousser Olympiade vers les barrières pour que je puisse descendre seule… mais là, elle n’a plus voulu valser. Bon, Alexandre me dit de m’appuyer sur lui et de me laisser glisser. Je m’exécute, mais il a rigolé en me voyant faire. Anne n’a pas raté l’occasion et a pris une photo. Je me demande si elle n’est pas journaliste dans l’âme !

Ah, les mots ! Je pense me laisser glisser, or pour Alexandre, il aurait fallu que je lève la jambe gauche, la passe au-dessus du cheval et descende avec les deux jambes parallèles au lieu de faire une sorte de grand écart. La seule chose que j’aie sentie, a été le doux frottement de mon pantalon à la selle.
Un escalier solide et plein d’histoire !

Visite de la propriété. On a fait connaissance avec tout un monde animalier : des chèvres, encore d’autres chèvres naines ainsi que du grenier où Alexandre dépose le foin, et pas qu’un peu ! Pour monter à cet endroit, il précise que les jolis escaliers que j’admire avaient fait partie de l’une des fabriques de chocolat Camille Bloch. Cela les rend chères à mon coeur. Tout a une histoire, la moindre particule que nous voyons a été déjà valsé lors de la création du monde, mais savoir que ces escaliers ont appartenu à Camille Bloch me fait presque me promener dans un autre temps. Je viens de voir que la fabrique a été créée en 1929 et qu’elle en est à sa troisième génération de représentants de la famille. C’est absolument fantastique. J’aime les histoires des entreprises familiales d’autant plus si elles sont suisses. C’est comme si je me découvrais une nouvelle racine.

Le spectacle. Nous nous y mettons les trois pour créer une scène de circonstance et je fais mon spectacle. Le hasard, ce hasard qui me suit comme une ombre, fait que la chambre du fils d’Alexandre communique directement avec la « scène » et je peux effectuer mes changements de costume et de mise en scène très simplement. Le spectacle s’est bien déroulé et pour moi l’expérience : danser dans un lieu que je n’ai jamais vu, sur un sol dont je n’ai pas l’habitude et devant un public que je n’ai pas choisi est une expérience qui me fait grandir. De plus, j’ai dû adapter l’une de mes danses parce que je ne peux pas prendre tout le matériel que j’utilise sur ma propre scène. Cette modification me simplifie la vie et me permet d’ajouter d’autres mouvements intéressants. Bref, les variations et changements dans la vie apportent souvent du bon !

Un spectateur inusité. Bingo, le chien a aussi voulu participer et l’a fait savoir. S’il a dormi un moment – quand même, pourquoi me plaindre ? La musique lui a fait du bien au point de pouvoir se laisser à dormir – il a regardé le reste sans bouger. C’est un vrai passeport pour moi !

Le repas. Il a été somptueux. On a eu des chips de choux kale ! Jamais vu auparavant et Anne non plus. L’autre plat est un curry de pois chiches et courge au lait de coco avec du gingembre et du cumin. Un autre délice. Le premier était croquant et le second fondait sous la langue…. Je vous mets les deux photos envoyées par Alexandre. Il y a eu en outre des betteraves rouges avec une crème de vinaigre balsamique, des raisins et je ne sais quoi encore. Anne a bien fait la différence des ingrédients… Je suis admirative.

Montage. J’ai voulu faire un montage et cela a donné…

Une image digne d’oeufs de Pâques russes ! Je ne peux me vanter de rien, je n’ai fait qu’utiliser ce qu’on m’a donné.

Dessert. Un autre délice composé de compote de pommes, des prunes et de séré, avec à chaque fois des subtilités. Pour en savoir plus, il faut vous faire inviter par Alexandre !

Une autre invitée. Parmi les invités, il y avait aussi la fille d’Alexandre. Je trouve intéressant que les enfants connaissent les divers milieux dans lesquels les parents évoluent. Cela donne une autre vision. C’est une adolescente qui s’intéresse au domaine de la santé, qui fait du sport, qui est ouverte et qui aime préparer les repas qu’elle mange quand elle est en formation. On se demande de qui elle peut bien tenir !

Suite et fin. Pas de problème pour trouver des sujets de conversation ! On a continué jusqu’à près de 23 heures et Alexandre devait encore s’occuper de son écurie… Chacun est rentré chez lui plein de bonnes choses tant dans le corps que dans l’esprit.

Image représentative de ces bonnes choses : une très belle photo qu’Alexandre a pris de ses chevaux. Je précise qu’Aldebaran vient d’Irlande. On comprend mieux son tempérament fugueux.

Il suffit d’entrer dans l’image…

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